Marty est un lycéen dont le père est un raté et maltraité par son patron; la mère une alcoolique; le frère livreur de pizzas et la soeur timide; et vivant en 1985. Un soir, son ami le professeur Emmett Brown l'appelle pour une expérience. Grâce à une Dolorean, il peut voyager dans le temps. Malheureusement, des lybiens pas très content que le Doc leur ait piquer des produits très juteux, débarquent et le tue. Marty a juste le temps d'aller dans la voiture, d'arriver aux 90 miles à l'heure et arriver en 1955. Il va alors découvrir ses parents et crée leur amour...

Retour vers le futur (Robert Zemeckis)

Début des années 80. Robert Zemeckis ressort du succès inattendu d'A la recherche du diamand vert avec Michael Douglas et Kathleen Turner et reçoit un coup de téléphone de Bob Gale. Ce dernier lui lance une idée "Et si on pouvait aller à l'époque où nos parents se sont rencontrés?". Un scénario, un budget d'à peine dix-neuf millions plus tard et un producteur très célèbre et plus que bankable, en l'occurence ce bon vieux Steven Spielberg, plus tard et cela donne Retour vers le futur. Pour les acteurs, on retrouve Michael J. Fox qui a dû alterner les tournages de la série Sacrée famille et celui du film (à l'origine c'était Eric Stoltz mais l'acteur était tellement mauvais que Zemeckis l'a viré et repris Fox, qui était son premier choix); Christopher Lloyd encore loin du statut culte que l'on lui a donné et entièrement mérité, Tom Wilson, Crispin Glover et Lea Thompson.

Alors qu'Universal s'en foutait comme de l'an 4o, le film sera un immense succès public autour du monde, ce qui ne fut pas vraiment le cas de la presse qui le réhabilitera très vite. Tout d'abord, notre héros, Marty McFly, est une personne comme vous et moi soit ordinaire.Ce qui fait que l'on s'attache tout de suite à lui. Pareil pour le Doc même si lui est scientifique et plus vieux. Qui n'a clairement jamais voulu voir ses parents lors de leur rencontre? Tout le monde voudrait bien voir au delà de ce qu'on raconte, histoire d'en rire principalement. Voilà l'idée géniale du film. Marty subit une famille de parias: son père est un raté et sa mère une alcoolique notoire. Surtout, le patron de Mr McFly n'a jamais accepté que sa femme ne l'ait jamais voulu et martyrise le Don Juan improbable. Comme bousiller sa bagnole alors que le fils doit aller à une soirée avec sa copine.

Marty s'évade un peu avec son ami Emmett Brown, un scientifique un peu toqué lui dévoilant une Dolorean un peu spéciale et pour cause elle voyage dans le temps. Une chose assez abérrante pour le lycéen qui va changer d'avis en l'utilisant accidentellement. Il se retrouve en 1955, peu avant que ses parents ne se rencontrent et se soient "aimer". Sauf que le jeune garçon va changer l'espace temps, produisant un paradoxe. La raison initiale de la rencontre entre les deux jeunes gens n'est plus et Marty se doit de réparer son erreur sinon il disparaîtra à jamais. Pour cela, il doit se faire aider du Doc de l'année là, n'ayant pas encore inventer sa Dolorean. Par ailleurs, au départ l'inventeur le prendra pour un fou ("Qui est le président en 1985? -Ronald Reagan. -Ronald Reagan? Et tant qu'on y est Jerry Lewis!"), mais Marty réussira à le convaincre. Le but étant également de repartir avec la Dolorean si le plan marche.

Quitte à utiliser la foudre. L'autre gros problème est surtout de rendre amoureux deux jeunes lycéens totalement différents. La mère de Marty a le bégain pour son fils et le père est tellement timide qu'il se fait emmerder tous le temps par ses camarades dont l'inévitable Biff Tannen, véritable trou du cul en puissnce. Le scénario est vraiment très bien fait et rien n'est laissé au hasard, les situations entre le fils et les parents jeunes sont souvent très drôles. On citera le rêve éveillé de George McFly ou Lorraine McFly faisant une séance de massage très particulier à son fils (je vous laisse imaginer)! Fox trouve certainement le rôle de sa vie, bien qu'on le verra dans d'autres bons films. Je citerais volontiers Fantôme contre fantôme et Mars Attacks. Quand à Lloyd, il est irrésistible en inventeur égocentrique mais terriblement attachant.

Wilson est génial en méchant arrogant et con comme ses pieds. Un personnage bête et méchant dont chaque bobo donne son éclat de rire. Après tout, qui n'a pas rêver de se fendre la poire sur la tête du mec musclé et stupide? D'abord un frigo, les scénaristes préféreront une voiture pour éviter que les enfants aillent dans un réfrigérateur histoire de remonter le temps. En même temps, ils auraient été en pleine période glaciaire. Ok je sors... Pour ce qui est de la Dolorean, elle garde une classe indéniable malgré les années. Un peu comme une Gran Torino. A noter que Zemeckis et Gale n'envisageaient absolument pas de faire des suite, malgré la fin terriblement ouverte. Ces derniers, au vue du carton ahurissant, donneront lieu à un dyptique avec le succès que l'on connaît. On notera également la superbe musique d'Alan Silvestri et à la limite, la chanson Power of love sympathique malgré le poids des années.

Plus qu'un film ancré dans les eighties, Retour vers le futur est un vrai film générationnel.

La critique d'Alice In Oliver:

Le voyage dans le temps reste l'une des principales sources d'inspiration du cinéma fantastique et de science fiction.
Robert Zemeckis l'a bien compris et réalise Retour vers le Futur en 1985. Le long-métrage remportera un vif succès, à tel point que l'on peut parler de film culte, engendrant deux suites en 1989 et en 1993.

Le scénario s'inspire de l'un des paradoxes temporels les plus connus: le paradoxe du grand-père, légèrement modifié pour l'occasion, mais le principe reste le même. En gros, cela pourrait se résumer en une question: que passerait-il si je remontais dans le passé pour empêcher mes parents de se marier ?
Ce qui engendre finalement une autre question: quelle influence cela aurait-il sur mon présent ? Retour vers le Futur s'inspire donc de la théorie du chaos, avec l'hypothèse qu'une telle action modifierait en grande partie le présent du héros, donc, Marty McFly.

Toutefois, le film n'émet jamais l'idée de la probable existence d'univers parallèles. Mais ce n'est pas vraiment le débat de ce billet.
Pour mieux comprendre de quoi il en retourne, il est nécessaire de rappeler l'histoire. Attention, SPOILERS ! En 1985, le professeur Emmett Brown (Christopher Lloyd) vient d'inventer une machine à remonter le temps.

Il propose à son meilleur ami, Marty McFly (Michael J. Fox), de tester l'appareil, une DeLorean. Mais des terroristes viennent contrarier l'expérience.
Emmett Brown meurt sous les yeux de Marty, qui s'enfuit à bord de la voiture et atterrit en 1955. Il retrouve alors Emmett Brown, ainsi que ses parents encore étudiants. Les choses ne vont pas vraiment se dérouler comme prévues.

Premièrement, Marty doit trouver le moyen de retourner dans son présent, donc, en 1985. Malheureusement, en 1955, la technologie n'est pas suffisante pour propulser Marty chez lui. Pour cela, le jeune héros devra compter sur un orage et le génie du scientifique. En attendant, Marty doit se fondre dans cette nouvelle époque et se faire particulièrement discret.
Par le pur des hasards, il fait la connaissance de ses futurs parents.

Son futur paternel apparaît alors comme un lycéen maladroit avec les filles, à côté de la plaque et fan de comics. Quant à sa future mère, cette dernière est à la recherche du mâle idéal. Pire encore, celle-ci tombe amoureuse de Marty.
C'est sans compter sur le grand méchant de service, Biff, un gros lard hargneux et candide.

Retour vers le Futur est le film qui va propulser Michael J. Fox au rang de star. Une gloire largement méritée. L'acteur est excellent dans ce personnage dépassé par les catastrophes qu'il engendre dans le passé.
Durant tout le film, il n'aura de cesse de réparer ses erreurs. Personne ne peut vraiment maîtriser l'espace et le temps, semble nous dire Robert Zemeckis, ces deux notions ayant une influence prépondérante sur le destin et notre propre existence.

Le film peut également s'appuyer sur de très bons seconds rôles. Comment ne pas évoquer le jeu de Crispin Glover, génial dans la peau de George McFly ? Ou encore Christopher Lloyd, qui semble beaucoup s'amuser dans la peau d'un scientifique déjanté, sorte de nouvel Einstein des temps modernes.
En même temps, Retour Vers Le Futur appartient à ces productions des années 80 qui mélangent habilement humour, fantastique et fable philosophique.

Pour tout un tas de réalisateurs, auxquels appartient l'ami Zemeckis, c'est une décennie de rêve, qui permettra l'avénement de grands cinéastes (Joe Dante, John Carpenter, Chris Colombus et bien d'autres) et de très bons films, devenus depuis des classiques. Ensuite, Retour vers le Futur peut également s'appuyer sur une bande originale immédiatement identifiable, de nombreux rebondissements et un scénario malin. Enfin, n'oublions pas de citer quelques répliques qui sont restées dans les esprits et qui continueront à être utilisées dans les deux épisodes suivants: "nom de Zeus" ou encore "allô McFly, y a quelqu'un au bout du fil ?"
Voilà pour les hostilités de ce premier opus, annonciateur d'une grande trilogie.