50 avant JC. Jules César soumet un dilemme aux gaulois: s'ils gagnent les douze travaux qu'il leur donne, ils deviendront des Dieux; ou s'ils perdent, ils seront des esclaves. Astérix et Obélix vont relever le défi...

En 1976, feu René Goscinny et Albert Uderzo adaptent une dernière fois (en ce qui les concernes) leur bande dessinée Astérix avec Les 12 travaux d'Astérix. Ils créent pour le coup le studio Idéfix, dont le logo parodie celui de la MGM. Etonnament, ce film n'adapte aucun album, mais se révèle totalement original. Ce qui n'arrivera plus par la suite, chacun prenant ou pas (c'est le cas d'Astérix chez les bretons n'englobant plusieurs épisodes) des libertés avec les aventures désignées pour être adapté. Pour le doublage, on retrouve Roger Carel, Jacques Morel, Pierre Tornade (qui reprendra le rôle d'Obélix dès l'épisode suivant), Jean Martinelli, Henri Virlojeux, Micheline Dax, Gérard Hernandez et Pierre Tcharnia en narrateur (qui a également participé au scénario avec les auteurs comme souvent).

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Le film obtiendra un certain succès et est vraiment LA meilleure adaptation de la BD, tout simplement grâce à son originalité et sa drôlerie. Le scénario met en scène nos amis gaulois devant accomplir douze travaux. Le premier est d'affronter un coureur un peu trop sûr de lui et finissant par se planter en plein dans un arbre, tel une fusée! Le second est de lancer un javelot le plus loin possible. Un travaux pas forcément mémorable mais montrant une nouvelle fois toute la force de l'ami Obélix. Le troisième est de vaincre un petit allemand karatéka particulièrement ventard. Faut voir Obélix se prendre une mémorable dérouillé et Astérix prendre le karatéka à son propre jeu.

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Le quatrième sert à voir si nos deux gaulois réussiront à ne pas succomber à la tentation des belles prêtresses. Ils étaient bien partit pour ne pas repartir de l'île, mais lorsqu'Obélix apprend qu'il n'aura pas droit à ses sangliers, le charme est définitivement rompu. Arrive alors l'hypnose qu'Astérix réussira à déjouer (pas terrible celui là non plus). Ensuite, Obélix se fera un festin redoutable à base de chameau, éléphant, veau, vache, oeufs, poissons, boeuf et caviar! Rien que ça! Tel un défilé de mode, la nourriture arrive au fur et à mesure, avec présentation s'il vous plaît. Glouton (non pas les oreilles!), fin gourmet qu'il est, Obélix mangera la totalité des plats, rendant dépressif le pauvre cuisinier.

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Le travaux "pénétrer dans l'antre de la bête" n'est pas très intéressant, ce qui n'est pas le cas du suivant, totalement génial. Astérix et Obélix doivent trouver le laisser passer A-38 dans la Maison qui rend fou. Après avoir monté et descendu moults marches, nos amis vont finir par avoir les bonhommes à leur propre jeu. Un délire particulièrement jouissif, qui dure certes longtemps mais drôlatique du début à la fin. C'est tellement invraissemblable qu'on se prend au jeu. Suivra ensuite l'anecdotique passage invisible avec des crocodiles, l'un peu plus amusante rencontre avec le vénérable du sommet (où les auteurs parodisent les publicités pour la lessive!) et la bof nuit dans la plaine des Trépassés.

Mais le meilleur reste pour la fin. Pour la dernière épreuve, Astérix et Obélix vont être accompagné de tous les habitants du village, que ce soit hommes, femmes ou enfants. Ils vont devoir participer aux jeux du cirque et César va admirer le spectacle particulièrement jouissif des gaulois. Une vraie baston, riche en gags de tous genres. Autant dire que les gladiateurs se prennent une sacrée raclée. Un des gaulois s'amusera même à mettre des lions dans les airs. Outre certains travaux vraiment inintéressants, on retrouve une animation pas terrible et assez grasse. C'est d'autant plus visible sur ma VHS enregistrée (et oui, elle tient encore après de nombreux visionnages). Mais ne boudons pas notre plaisir face à ce mémorable dessin animé.

Le meilleur épisode en animation des aventures du petit gaulois et particulièrement original.

La critique d'Alice In Oliver:

A ce jour, Les 12 Travaux d'Astérix, réalisés par Albert Uderzo et René Goscinny en 1976, reste la meilleure aventure du petit gaulois.
C'est aussi le premier dessin animé qui n'est pas adapté d'une bande dessinée de la série. Dans ce nouvel épisode, Astérix et Obélix vont avoir fort à faire.
Attention, SPOILERS !

En 50 avant Jesus-Christ, toute la Gaule est occupée par l'envahisseur romain. Toute ? Non, un village gaulois résiste encore et toujours à Jules César. A Rome, certains conseillers de l'Empereur attribuent aux gaulois des pouvoirs divins. Agacé par ces rumeurs, Jules César lance à un défi à Astérix et les siens.
Astérix et Obélix devront se soumettre à 12 épreuves, inspirées des 12 Travaux d'Hercule.

S'ils réussissent, César devra se soumettre et reconnaître la supériorité des gaulois. Un conseiller romain est donc chargé de surveiller les différentes épreuves: 1. battre Mérinos à la course. 2. Lancer le javelot plus loin que Kermès le Perse. 3. Vaincre Cylindric le Germain lors d'un combat.
4. Affronter les prêtresses de l'Île du Plaisir. 5. Soutenir le regard terrible d'Iris, le magicien d'Egypte. 6. Manger le repas préparé par Mannekenpix.
7. Pénétrer dans l'antre de la Bête. 8. Obtenir le laissez-passer A-38 dans la Maison qui rend fou. 9. Traverser un ravin sur un fil invisible au-dessus des crocodiles du Nil. 10. Escalader une haute montagne et répondre à l'énigme du Vénérable du sommet. 11. Passer une nuit sur la Plaine des Trépassés. 12. Participer aux jeux du Cirque Maxime.

Voilà pour les différentes hostilités ! A travers ce périple, le dessin animé propose de nombreux gags. Certes, les épreuves sont assez inégales dans l'ensemble, certaines étant franchement très simples (notamment l'énigme du Vénérable du sommet), et d'autres extrêmement compliquées.
C'est par exemple le cas de La Maison qui rend fou. C'est indéniablement l'épreuve la plus difficile. Obélix cédera même à la folie le temps d'une séquence de quelques secondes.

Pour Albert Uderzo et René Goscinny, c'est aussi l'occasion d'égratigner le monde administratif et bureaucratique dans toute sa splendeur.
Evidemment, ces différentes épreuves sont inspirées des Travaux d'Hercule, mais elles ont été réactualisées par César et les romains.
De ce fait, certaines épreuves se démarquent par leur originalité. Comment ne pas évoquer l'ultime challenge se déroulant au Cirque Maxime ?

Alors qu'Astérix et les siens sont appelés à subir les crocs des lions affamés, les gaulois proposeront un spectacle digne du cirque.
Finalement, César devra s'incliner et reconnaître la supériorité des gaulois. En résumé, les 12 Travaux d'Astérix se situent dans la tonalité des différentes bandes dessinées: certes, les gaulois sont des fous, mais ce sont aussi des êtres divins, capables de défier la puissance de Rome et celle des Dieux eux-mêmes. Le dessin animé se permet toutes les excentricités et joue également sur de nombreux anachronismes.
Bref, le meilleur cru de la série, tout simplement.