Après la mort de sa femme,Frank Bannister arnaque des habitants hantés par ses amis fantômes.Mais lorsque des habitants sont réélement en danger à cause de fantômes,ils ne veulent pas forcément le croire...

Peter Jackson avait auparavant signé des films très dérangeant et fauché.Bad Taste décrivé une invasion sanglante d'aliens dans une petite bourgade.Les Feebles était une parodie très cynique du Muppet Show. Braindead est un film de zombies se passant une nouvelle fois dans une petite bourgade.Créatures célestes est la rencontre macabre de 2 jeunes filles.Et enfin,Forgotten Silver est uu faux documentaire sur un faux cinéaste.

En 1997,il s'attaque à son premier blockbuster financé par Universal et produit par Robert Zemeckis, Fantômes contre fantômes.Le film ne sera pas un succès et c'est bien dommage.Il faut dire que le titre ne fait pas envie,et pas très vendeur.On penserait presque à un vulgaire nanar.On y retrouve Michael J. Fox, acteur malheureusement tombé dans l'oublie,Jeffrey Combs,le héros des Re animator,et Lee Erney notamment.

Jackson utilise des effets spéciaux sensationnels,via sa compagnie Weta,encore toute jeune.D'ailleurs,le réalisateur le dit sur le DVD,il n'y avait que un ordinateur à l'époque.Maintenant 30!Une différence considérable.Fox est très bon en anti héros tourmenté.Combs en bouffon de service et complétement tarré l'est tout autant.Erney revient en fantôme toujours avec sa verve,son costume et même des mitraillettes pour notre plus grand plaisir.

Le film est une comédie en première partie.Fox n'arrête pas de faire des conneries,les fantômes font n'importe quoi et la scène du diner est vraiment mémorable.Dans cette scène,Fox et la veuve se retrouve au restaurant.Son mari décédé est bien sûr là mais va vite déchanter.Cette dernière veut le pognon!Une séquence hilarante.La seconde partie est d'autant plus terrifiante et palpitante.Dans ces séquences, Jackson n'hésite pas à faire dans le sanglant.

Peter Jackson signe un film aussi terrifiant qu'hilarant.

La critique d'Alice In Oliver:

Peter Jackson n'a pas toujours eu de chance avec ses films au box office. Preuve en est avec Fantômes contre Fantômes, réalisé en 1996, et sorti en France début 1997. En même temps, le film sortira le jour d'ouverture des Jeux Olympiques d'Atlanta. Toutefois, Fantômes contre Fantômes a une bonne réputation auprès des cinéphiles, et plus particulièrement, auprès des fans de films d'horreur.

Peter Jackson fait donc appel aux services de Robert Zemeckis. Impressionné par la qualité du scénario, ce dernier accepte.
L'air de rien, Fantômes contre Fantômes est un film beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Attention, SPOILERS !
Franck Bannister (Michael J. Fox) est un escroc qui utilise ses dons de voyance pour détrousser les habitants d'une petite communauté.

Mais très vite, des morts suspectes s'enchaînent et déciment les habitants de la ville. Un fantôme, qui a pris l'apparence d'une faucheuse, s'en prend à des innocents. Frank va devoir affronter ce spectre, mais également un passé douloureux.
A partir de ce scénario, Peter Jackson mélange plusieurs genres: le fantastique, le style horrifique, le thriller et même l'enquête policière.

L'humour est également omniprésent de ce long métrage, avec parfois quelques séquences assez mélancoliques.
Par exemple, Franck est un homme brisé et torturé par la mort accidentelle de sa femme dont il se sent responsable.
Peter Jackson en profite également pour effectuer plusieurs clins d'oeil. On a donc plaisir à retrouver R. Lee Emery dans la peau d'un sergent instructeur, un rôle qu'il ne connaît bien, puisque l'acteur avait déjà joué ce personnage dans Full Metal Jacket.

Michael J. Fox trouve également un héros à sa mesure. Mais ce serait vite oublié certains seconds rôles, notamment Jeffrey Combs, en enquêteur nazi et paranoïaque, obsédé par l'arrestation de Franck Bannister.
En l'état, difficile réellement d'expliquer l'insuccès de Fantômes contre Fantômes au cinéma. C'est vraiment un très bon film qui mélange les genres et les références avec une redoutable efficacité.