simpson

Genre: dessin animé
année: 2007
durée: 1h30

l'histoire: Lorsqu'Homer pollue le lac de Springfield, une agence de protection de l'environnement décide de mettre la ville en quarantaine. Les habitants, fous de rage, veulent lyncher le coupable. Les Simpson n'ont d'autre choix que de fuir et s'exiler en Alaska.

La critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, l'adaptation de la famille la plus connue des Etats-Unis était attendue au tournant ! D'ailleurs, cela faisait plusieurs années que Matt Groening avait annoncé son intention de porter sa série (plus de 20 saisons !) sur grand écran. Mais le pari n'était pas gagné par avance, d'autant plus que Les Simpson ont perdu un peu de leur superbe depuis quelques saisons.
Ensuite, Matt Groening doit faire face à un problème de taille: comment signer une adaptation de qualité sur un format d'une heure et demie ?

Ce qui fonctionne sur 20 minutes peut s'avérer fatal voire relativement ennuyeux sur un long-métrage. Mais dès son introduction en fanfare, Matt Groening se veut rassurant. C'est très simple: Les Simpson le film fourmille de gags !
Clairement, les fans en auront pour leur argent. Ensuite, le long-métrage peut s'appuyer sur un scénario crédible, qui tient sur la longueur.

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Il s'agit un dessin animé aux revendications écologiques. Encore une fois, Homer Simpson est le grand responsable de tous les ennuis de la ville de Springfield. Le père gros lard et buveur de bières a pollué gravement le lac de Sprinfield. Très vite, le gouvernement et les médias s'emparent de l'affaire, et la ville se retrouve isolée du reste du monde, via un dôme empêchant les habitants de sortir.
Homer et sa famille doivent prendre la fuite et s'exilent au Canada.

Mais évidemment, Homer et les siens vont revenir à la charge et tenter de rattraper leurs erreurs. A travers ce scénario, Matt Groening en profite également pour faire de nombreux clins d'oeil, via l'utilisation de guest stars, qui viennent se prendre au jeu. Dans Les Simpson le film, Matt Groening et David Silverman égratignent également le téléchargement, les politiciens, l'esprit conservateur ou encore les adolescents geeks et boutonneux. Bref, tout le monde en prend pour son grade.

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Visiblement, les créateurs de la série n'ont rien perdu de leur humour subversif et un brin revanchard contre un système formaté et terriblement conformiste. Pourtant, cette adaptation ressemble étrangement au produit qu'il dénonce.
Certes, Les Simpson le film contient de nombreuses séquences hilarantes mais se montre également peu surprenant dans sa tonalité.
En vérité, Matt Groening et consors ont bien du mal à se détacher du format imposé par la série et signent un long-métrage conforme aux attentes.
Ce qui n'est déjà pas si mal. Mais finalement, ce dessin animé ne surprend véritablement jamais, contrairement au long-métrage de Matt Stone et Trey Parker, South Park, qui avait réussi à prendre ses distances avec le matériel de base.

La critique de Borat

Cela faisait depuis 1997 qu'il était annoncé mais c'est dix ans plus tard que l'adaptation cinématographique des Simpson s'est faites. Un événement pour une série qui en était à sa dix-huitième saison à cette époque. David Silverman, un des réalisateurs et scénaristes de la série et co-réalisateur de Monstres et cie, s'occupe de la réalisation et pas moins de onze scénaristes de la série sont également dessus. Le but étant de faire un épisode des Simpson grandeur nature en évitant de dénaturer l'esprit de la saga américaine. Si on retrouve les mêmes que ce soit en VO (Dan Castellatena, Julie Kavner, Nancy Cartwright, Yeardley Smith, Harry Shearer, Hank Azaria et Pamela Hayden) ou en VF (Philippe Peythieu, Véronique Augereau, Aurélia Bruno, JoËlle Guigui, feu Michel Modo et Patrick Guillemin), on retrouve comme dans la série des guest stars.

Ainsi on retrouve le groupe Green Day, Tom Hanks (doublé par Jean Philippe Puymartin son doubleur depuis les années 80) et le pauvre Schwarzy (doublé en français par son doubleur attitré Daniel Beretta) se faisant caricaturer en président des Etats Unis aussi con que l'ami Bush. Premier bon point: là où les dernières saisons semblent s'essoufler de plus en plus, ce film semble en forme pour donner la marchandise. Rien que le début avec un cartoon d'Itchy et Scratchy annonce la couleur. Le ton satirique est toujours présent et les auteurs compte bien égratigner un peu le milieu de l'écologie. Ainsi un ministre veut faire "domer" Springfield puis veut la faire exploser! Pourquoi? Parce que ce connaux d'Homer a mis les excréments de son Spider Cochon (ou Harry Crotter tout dépend des moments) dans un lac déjà bien pollué. L'art de la simpsonnerie dans toute sa splendeur. Inutile de dire que la famille Simpson va en payer le prix, au point de devoir s'exiler en Alaska. Mais le bonheur ne dura pas longtemps, les héros ayant une certaine culpabilité.

Ils se retrouvent alors dans le dôme! On peut trouver le scénario très basique et on pouvait s'attendre à mieux, surtout que les scénaristes utilisent assez souvent des ellipses temporelles involontaires. De plus, on a un peu trop l'impression d'une succession de gags elle visiblement volontaire. Néanmoins, on se fend la gueule et c'est déjà l'impression. L'intervention des guests s'avère pertinente et souvent très drôle (Green Day mourant façon Titanic avec violons suivi d'American Idiot à l'orgue; Hanks faisant de la publicité pour le futur canyon de Springfield avec les gentils enfants; et Schwarzy passant vraiment pour un abruti fini avec Beretta insistant sur l'accent autrichien!); et les conneries d'Homer sont toujours aussi irrésistibles. Faut le voir avec son cochon ("Spider Cochon, Spider Cochon, il peut marcher au plafond! Est-ce qu'il peut faire une toile? Bien sûr que non, c'est un cochon! Prend garde Spider Cochon est là!") ou se réjouir de recevoir de l'argent à la frontière de l'Alaska. 

Pas de doute, l'imbécile heureux est de retour pour le meilleur et pour le pire. Que dire également du passage où il joue à cap ou pas cap avec Bart; celui où il s'apprête à faire son rôle de mari (énorme brûlot contre le guilleret Disney); ou Homer faisant de la moto. Et dire qu'il y a quelques années, certains parlaient avec Bart était la star de la série. Comme ils se trompaient. Lisa n'est pas en reste, se découvrant un petit ami et ayant un sentiment pour l'écologie. Quant à Bart, il voit Ned Flanders en modèle de père! La situation familiale explose à la barbe d'un Homer toujours aussi je-m'en-foutiste. On aura le droit à d'autres gags amusants avec le gars hésitant à rester ou sortir du dôme ("je reste, je sors, j'ai jamais vu Venise, crack!") ou le ministre totalement mégalo, sorte de fruit de la CIA. Sans oublier le bordel crée par Abraham Simpson dans l'église. En bref, si cette adaptation n'est qu'un épisode de la série, il reste très appréciable.

Un film attendu pas totalement complet, mais plus que divertissant.


LES SIMPSON LE FILM - Bande Annonce