2122. Le Nostromos dérive dans l'Espace et les habitants du vaisseau se réveillent après un sommeil programmé. Ils attérissent sur une planète inconnue. L'un d'eux, Kane, va explorer le coin et tombe sur un oeuf qui lui explose à la figure. Ramené sur le vaisseau malgré la prévention de quarantaine, il se retrouve dans le coma avant d'en sortir pour enfin sortir une chose de son thorax...

UFD

Jusqu'en 1963, le film se passant dans l'Espace était surtout synonyme de nanars ou alors de petits classiques en devenir tel Planète interdite. Mais cela c'était avant que Stanley Kubrick ne débarque avec son Odyssée de l'Espace. Dès lors, les réalisateurs commenceront à s'intéresser un peu plus à l'univers et notamment George Lucas (Star Wars) et Ridley Scott. En 1979, le britannique ressortait des Duellistes, premier film primé à Cannes et se retrouve sur un projet de film dans l'Espace avec un invité mystère. Au casting, on retrouve des acteurs pas forcément très connus à l'époque: Sigourney Weaver (rôle de figuration dans Annie Hall), Tom Skerritt (connu en grande partie pour MASH), Veronica Cartwright (vue dans L'invasion des profanateurs), Harry Dean Stanton, John Hurt (révélé par Midnight Express) et Ian Holm. Autant dire que personne ne s'attendait à ce qu'Alien devienne un véritable phénomène.

Alien est aussi connu pour avoir eu des conflits entre scénaristes. En effet, Walter Hill remaniera en grande partie le scénario de Dan O'Bannon et sa créature, certes imagé par HR Ginger mais bel et bien de lui, appartiendra finalement à la Fox et à Hill. Donc officiellement, O'Bannon n'a rien fait! Il devra se plaindre dans un syndicat de scénaristes pour qu'on reconnaisse son travail à lui et son collaborateur Ronald Shusett. Un part d'ombre quasiment jamais évoquée mais terriblement vraie. De plus, il semblerait que des tensions entre la Fox et Scott auraient été visible, notamment à cause de visites répétées des exécutifs et d'un tournage très serré. Au point que le réalisateur aurait tapé dans un plafond! En 2003, Scott fera un soi-disant Director's cut qui en fait n'en est pas un. C'était surtout l'occasion de ressortir ce classique du cinéma, tout comme les éditions spéciales de 1997 de la trilogie Star Wars et le faire découvrir à la jeune génération juste avant de sortir le coffret DVD. ^^ 

Yaphet Kotto, Tom Skerritt et John Hurt. UFD

C'est d'ailleurs cette version que je chroniquerais ici. Ainsi certains plans sont coupés, d'autres rajoutés histoire de donner une version plus dynamique. Les effets spéciaux ont évidemment été retouché et le plus amusant est que la 2003 est plus courte que l'originale. L'histoire en revanche reste la même. Elle se déroule en 2122 (ce qui renforce la connerie des AVP vu que les Aliens ne sont pas nés depuis la nuit des temps) dans un vaisseau nommé le Nostromos. Les personnages sont assez froids dans l'ensemble bien qu'on ait de l'empathie pour eux. Surtout la célèbre Ripley et le pauvre Kane. Ils arrivent sur une planète inconnue où Kane se fait aspirer le visage par une créature. Il finit par sortir du coma avant de se faire exploser le thorax de l'intérieur dans une scène superbement stressante et horrifiante. Il semblerait qu'en dehors des techniciens et de Hurt, personne n'était au courant de cette transformation, ce qui se voit sur le visages des acteurs. 

On comprendra seulement plus tard que la créature initiale a pondu un oeuf dans le bonhomme. Dès lors, Scott transforme son film de science fiction en véritable huis clos, voire survival. Le but étant de trouver l'Alien avant qu'il ne vous mange. Autant dire que ce ne sera pas de tout repos. Scott signe donc un film angoissant et prenant comme pas possible. Certes le rythme est un peu lent au début, mais dès que la chasse commence, Scott arrive à donner un vrai suspense à son métrage. Franchement on n'en perd pas une miette. Cela renforcé par les relations entre les membres de l'expédition qui se désagrègent. Preuve en est avec le retournement de situation violent d'Ian Holm. Le maquillage de l'Alien reste encore saisissant dans son approche dégueulasse et résolument affreuse. Weaver est parfaite dans ce qui restera le rôle de sa vie et étoffera encore un peu plus sa performance dans les volets suivants.

Un sacré film mélangeant habilement SF et horreur. 

La critique d'Alice In Oliver:

Voici la référence du genre, mélangeant habilement horreur et science fiction, j'ai nommé Alien: le huitième passager, réalisé par Ridley Scott en 1979.
Certes, le film a plus de 30 ans au compteur. Pourtant, force est de constater qu'il supporte assez bien le poids des années.
Enorme succès à sa sortie, Alien engendrera une saga et trois nouveaux épisodes, sans compter les dérivés (Alien Vs Predator et Alien Vs Predator Requiem) et les nombreux ersatz se déroulant dans les confins de l'espace.

Au niveau du casting, on retrouve Sigourney Weaver, Tom Skeritt, Ian Holm, Harry Dean Stanton, John Hurt, Veronica Cartwright et Yaphet Kotto.
Le film nous transporte alors à bord d'un vaisseau spatial, le Nostromo, contenant seulement sept passagers.
Mais bientôt, un invité inattendu et particulièrement hostile va laisser place à la terreur. Car c'est bien de cela dont il s'agit.

L'histoire est assez basique. Le vaisseau répère un signal d'origine inconnue. Le Nostromo embarque alors sur une étrange planète.
Nos héros découvrent une navette décimée par une force étrangère. Un des leurs est attaqué par une créature bizarre, qui s'agrippe à son visage.
Blessé, l'astronaute est examiné par ses congénères. Très vite, ce dernier développe des symptômes inquiétants.

Un monstre sort de son ventre et se cache quelque part dans le vaisseau. La partie de chasse peut alors commencer.
La créature va tueur les membres de l'équipage un par un. Et Ridley Scott nous prévient: "dans l'espace, personne ne vous entendra crier".
A partir de là, bienvenue dans un huis clos effrayant et terriblement angoissant.

Ridley Scott ne ménage pas le spectateur et signe quelques séquences d'anthologie. Par exemple, comment ne pas citer le tout premier meurtre, lorsqu'un pilote est massacré par l'alien sous le regard d'un félin ?
Ensuite, Ridley Scott a le mérite de dévoiler progressivement l'extraterrestre de service. La plupart du temps, la créature est filmée en gros plan, en sachant que la caméra se concentre presque exclusivement sur les crocs du monstre.

Evidemment, l'alien est l'attraction principale du film. Ridley Scott nous donne peu d'informations à son sujet.
Les astronautes parlent même d'un xénomorphe, à savoir une créature inconnue, hostile, sans peur, sans conscience mais meurtrière et inplacable.
Certes, l'alien suscite l'effroi et la terreur. Mais c'est aussi un extraterrestre qui exerce une certaine fascination. Sa présence dans le Nostromo n'a rien du hasard.

Pour la science, cette créature pourrait constituer un nouvel objet d'étude en vue d'une nouvelle guerre. Mais il ne faudrait pas non plus oublier les autres personnages en présence. L'autre star du film, c'est évidemment Ellen Ripley.
Cette dernière va faire la gloire de Sigourney Weaver, totalement impliquée dans son rôle et prête à tout pour massacrer la bestiole en présence.
Malheureusement, la tâche ne sera pas si aisée.

Vous l'avez donc compris: Alien, le huitième passager peut se targuer d'appartenir aux grands classiques de l'angoisse.
Un sommet du genre, tout simplement !

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