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genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 2003
durée: 1h40

l'histoire: Sur une route déserte du Texas, cinq jeunes personnes roulent vers leur pire cauchemar...

la critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, ce remake du chef d'oeuvre de Tobe Hooper était attendu au tournant. Mais les fans du film original n'étaient pas spécialement rassurés de voir le nom de Michael Bay, qui sévit derrière la production de Massacre à la Tronçonneuse, version 2003. Le film est confié aux soins de Marcus Niespel, un honnête faiseur, mais pas non plus un nom censé accorder une confiance soudaine.
Le risque était surtout de réaliser une séquelle du premier film. Or, ce remake a au moins le mérite de se détacher nettement de son prédécesseur.

Une bonne nouvelle ? Pas si sûr... D'ailleurs, Marcus Niespel le reconnaît lui-même. En raison de la pression exercée par le comité de censure, le cinéaste sera obligé de revoir sa copie. Certaines séquences sont purement retirées.
Voilà un joli paradoxe pour un film soi-disant anticonformiste, puisqu'il suit finalement les règles dictées par l'industrie Hollywood.
C'est finalement son plus gros défaut. Mais j'y reviendrai largement par la suite...

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Au niveau du scénario, Massacre à la Tronçonneuse reprend donc la même histoire et s'inspire donc d'un fait divers. Pour le reste, ce remake tient à marquer sa différence avec le film de Tobe Hooper.
Là où la première version jouait presque uniquement la carte de la suggestion, en insistant sur une ambiance poisseuse, le film de Nispel joue la carte du gore.
Les meurtres ne sont plus suggérés mais montrés, voire détaillés.

Leatherface est également plus impressionnant et forcément plus sadique. Ce remake est-il plus violent et plus sadique pour autant ?
Réponse: non ! Certes, Marcus Niespel délivre largement la marchandise. Au moins, Massacre à la tronçonneuse version 2003, peut se targuer de quelques séquences sanglantes bien senties.

MAT

Malheureusement, le casting, made in Hollywood, est assez peu crédible. Là où la version de Hooper montrait des étudiants lambdas affronter une famille de psychopathes, le film de Niespel propose de véritables gravures de mode, à l'image d'une Jessica Biel, qui porte si bien son nom.
Reconnaissons-le: l'actrice ne s'en sort pas si mal. Mais encore une fois, malgré quelques séquences de carnage plutôt réussies, Massacre à la Tronçonneuse est finalement un blockbuster horrifique de son époque, à savoir le début des années 2000.

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Sur le fond, le film ne dérange jamais et ne parvient pas à retranscrire l'ambiance terrible du premier, Tobe Hooper s'acharnant à reconstituer une campagne isolée, avec quelques pecnos complètement décalés avec la réalité. 
Pour Tobe Hooper, le but était de situer l'action de son film dans un climat tendu et post-Vietnam, la violence trouvant ses origines dans le cannibalisme, source même d'un conflit ayant révélé encore une fois la nature humaine. Ici, rien... Si ce n'est un film d'horreur terriblement formaté.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard: le succès de Massacre à la Tronçonneuse signera le retour du gore au cinéma, avec d'autres productions qui se situent dans la même lignée: L'Armée des Morts, Saw ou encore Hostel.
Après, Massacre à la Tronçonneuse n'est pas un mauvais film, loin de là ! Mais ça reste vraiment un remake tristounet si on le compare à son modèle.


Massacre à La Tronçonneuse