Un vaisseau extraterrestre attéri dans une forêt de Dallas aux Etats Unis. Egaré, l'un des hommes venus d'ailleurs voit ses amis partir sans lui. Il sera recueilli par Eliott, jeune garçon qui essayera de le cacher...

Affiche de 'E.T. l'Extra-terrestre'

Steven Spielberg est un grand réalisateur, capable de faire du cinéma engagé (La liste de Schindler, Munich ou Il faut sauver le soldat Ryan) comme du pur divertissement (les premiers Jurassic Park ou les Indiana Jones). En 1982, il signe probablement son film le plus populaire, celui dont tout le monde se souvient (un peu trop d'ailleurs). Je parles bien sûr d'ET l'extraterrestre. Un tel succès (plus de 9 millions de spectateurs en France) qui a même failli avoir une suite (voir article sur la fausse bande annonce ET X) et a eu droit à un monumental remake turque (Badi, chroniqué par notre cher Olivier qui a affreusement souffert en le voyant) qui connaîtra bel et bien une suite (paraitrait qu'elle est encore meilleur que l'original dans le sens nanardeux). Par ailleurs, j'ai pu voir ET dans ses deux versions: l'original en VHS enregistrée (elle marche encore d'ailleurs) et la spéciale 20 ans de 2002 (vu au cinéma celle là. Oui je sais, j'ai eu de la chance).

E.T. l'Extra-terrestre

Si les SFX ont été retouché en grande partie (notamment au niveau des mouvements d'ET), que quelques scènes ont eu le droit à une seconde chance (comme celle de la salle de bain ou le passage supprimé d'Harrison Ford, il me semble), cette version est surtout connu parce que Spielby a retiré les flingues des flics et les a remplacé par des talkie walkies! Aussi aberrant qu'incompréhenssible. Si bien que le réalisateur a d'ores et déjà annoncé que cette version serait absente du futur BR qui sortira probablement l'année prochaine pour les 30 ans de sa sortie. On y retrouve Dee Wallace, Henry Thomas (que l'on verra dans Légendes d'automne ou Gangs of New York, puis paf plus rien!), Peter Coyote, Robert MacNaughton et Drew Barrymore (qui sombrera dans la drogue avant de revenir sur le devant de la scène dans Scream et plus globalement dans Charlie's angels). Pendant un bon quart d'heure, Spielby ne montre jamais ET en dehors de quelques doigts ou ombre. Chose qui permet de garder un certain mystère quant à l'aspect de la créature. 

Henry Thomas dans E.T. l'Extra-terrestre

Une bonne idée qui fait d'autant plus étonné le spectateur, découvrant une petite chose avec un grand coup, une tête longue et surtout un doigt mythique. Pas immonde mais pas une beauté non plus! Malgré cet aspect physique peu reluisant, ET paraît fort sympathique. Déjà il arrive dans une famille en crise: le père est parti voir ailleurs et la mère ne supporte pas cette absence. Les enfants essayent tant bien que mal de la réconforter mais ce n'est pas facile. ET apparaît comme une sorte de bienfaiteur. Certes, en dehors de la mère qui n'est au courant de rien, on voit que la famille va mieux. Déjà rien qu'au niveau des enfants, incroyablement soudés pour la première fois. Certaines séquences s'avèrent être très drôle également. La preuve avec la scène où par la simple télékinésie, ET rend Elliott complètement ivre alors qu'il est en plein cours! Dans une autre scène, Elliott enlèvera toutes les grenouilles, créant un véritable bordel et n'hésitant pas à conclure le temps d'un instant.

Drew Barrymore dans E.T. l'Extra-terrestre

Des séquences détonnantes rejointes par celle où ET se déguise ou se retrouve aux côtés d'Elmo. Mais le but d'ET est évidemment de "téléphoné maison". Pour cela, il doit construire un émetteur-récepteur pour contacter les siens. Sauf que des scientifiques et le mauvais sort viennent par arriver. Le film tombe alors dans le mélo sans jamais se casser la gueule. Des moments sensibles sublimés par la musique incontournable de John Williams (oscarisé pour le coup). On tient certainement l'un des thèmes les plus connus du compositeur avec ceux de Star Wars, Indiana Jones et Les dents de la merET se trouve donc être une oeuvre phare des années 80 et encore maintenant, sachant allier émotions et rires. Mais après, dire que c'est le meilleur de Spielby, il ne faut pas déconner non plus. Ce serait oublier des films comme La liste de Schindler ou Il faut sauver le soldat Ryan. En sachant qu'il ne fait pas non plus partie de mes Spielby préférés. Mais j'ai toujours plaisir à le revoir.

Un très bon film de SF avec un extraterrestre attachant, mais légèrement surestimé.

La critique d'Alice In Oliver:

Grand classique du cinéma fantastique, j'ai nommé E.T. L'Extra-Terrestre, réalisé par Steven Spielberg en 1982.
Inutile de préciser que le film rencontrera un immense succès à sa sortie. Mieux encore, E.T. L'Extra-Terrestre restera en tête du boxe office pendant 11 années d'affilée avant d'être détrôné par Jurassic Park, également réalisé par Steven Spielberg.

A noter qu'une version plus longue (5 minutes de plus) sortira en 2001 et n'apporte pas grand chose au film original, si ce n'est une nette amélioration dans les mimiques de l'extraterrestre de service.
A la base, Steven Spielberg avait pour idée de signer un long métrage avec des aliens qui attaquent une famille dans leur maison.
Steven Spielberg reprendra ce scénario pour Poltergeist, les extraterrestres étant remplacés par des fantômes vengeurs.

E.T. L'Extra-Terrestre est aussi le film qui lancera la carrière de Drew Barrymore, alors âgée de 6 ans. Hélas, le succès du film plongera également l'actrice dans la drogue quelques années plus tard.
Pour ce qui est du héros principal, donc, E.T., Steven Spielberg utilisera une marionnette animatronique. Toutefois, pour certaines séquences, le réalisateur devra faire appel à plusieurs personnes de petite taille.
C'est par exemple le cas quand l'alien percute un réfrigérateur.

Pour le reste, les fans de Steven Spielberg considèrent E.T. L'Extra-Terrestre comme l'un de ses meilleurs films.
Indéniablement, les petits hommes verts semblent passionner l'ami Spielby, qui avait déjà abordé le sujet avec Rencontres du Troisième Type.
En vérité, E.T. L'Extra-Terrestre se situe dans la tonalité des années 80. A cette époque, Steven Spielberg a un regard positif sur le monde et la société qui l'entourent.

Dans E.T. L'Extra-Terrestre, les visiteurs sont des êtres pacifiques. Toutefois, cette vision du ciel changera bien des années plus tard.
Spielberg sera évidemment marqué par les attentats du 11 septembre et signera le remake de La Guerre des Mondes, un film pessimiste et personnel.
Avec E.T., Steven Spielberg propose une rencontre fascinante entre un alien et un enfant américain, Elliot (Henry Thomas).

L'histoire est connue de tous. Le jeune gosse recueille E.T. chez lui. Très vite, Elliot et l'alien sympathisent. Mieux encore, son grand frère et sa petite soeur l'aident à cacher l'extraterrestre aux yeux de leur mère.
Malheureusement, E.T. présente des signes inquiètants. Apparemment, notre petit visiteur est malade. Les scientifiques sont à ses trousses.

A partir de ces différents éléments, Steven Spielberg prend son temps pour développer la relation qui se tisse entre Elliot et E.T.
En un sens, cet alien apparaît presque comme une figure paternelle. Mieux encore, Steven Spielberg évoque une relation fusionnelle.
Elliot partage à distance les mêmes sensations que son hôte.

On peut alors évoquer une rencontre spirituelle, les aventures d'Elliot prenant des allures d'un conte de fée se déroulant dans le ciel et sous le clair de Lune (je renvoie évidemment à la séquence de la bicyclette).
Il serait dommage de résumer E.T. L'Extra-terrestre à un petit film naïf. L'air de rien, Steven Spielberg signe un film fantastique plus complexe qu'il n'y paraît.

Et pour cela, le cinéaste insiste également sur les codes et les tics langagiers de l'alien. Ce dernier parvient à maîtriser en partie notre langue.
Tout du moins, il arrive à se faire comprendre. Steven Spielberg confère à son extraterreste une vraie dimension mystique, le coeur d'E.T. étant également rattaché à Dame Nature (les fleurs qui se fadent lorsque l'alien commence à mourir).
Avec E.T. L'Extra-Terrestre, Steven Spielberg joue sur les symboles universels. C'est probablement ce dernier point qui explique le grand succès du film.
C'est toujours un classique aujourd'hui et un film indémodable. Personnellement, ce n'est pas mon cru préféré de Spielby, mais ça reste tout de même une référence incontournable.