John Kruger est un "effaceur": si vous êtes un témoin gênant, il vous retirera de la société pour que vous soyez incognito. Là, il doit protéger Lee Cullen, travaillant sur des armes douteuses...

Affiche de 'L'Effaceur' Une affiche qui envoie du lourd.

En 1996, l'ami Schwarzy est dans une position pas terrible: ses films ne marchent plus ou sont de véritables bouses. Je penses notamment à La course au jouet ou encore Junior. Mais l'un des plus gros nanars de ce bon Arnold reste L'effaceur de Chuck Russell. Comment ne pas avoir de crises de fous rires devant ce film improbable? Avant de le voir à la télévision, je m'attendais à un vrai navet même pas drôle. En le voyant, le rire est venu automatiquement. Ou Russell a fait un nanar volontaire, ou il est vraiment nul pour croire que son métrage sera crédible une seconde. Outre Arnold, on retrouve quand même James Caan (impôts à payé?), Vanessa Williams, James Coburn (rolls à acheté?) et James Cromwell (loyer impayé?).

Arnold Schwarzenegger, Vanessa L. Williams dans L'Effaceur "Arnold tu vas faire quoi? -Leur défoncer la gueule serait un bon début."

Vous remarquerez que nous avons le trio des James. ^^ Surtout, le titre est assez mensonger, vu qu'on s'en souvient encore! Oui je sais, je vire dans le hors sujet, mais avec un film comme L'effaceur, c'est peine perdu pour ne pas dévier.  Plus sérieusement (enfin, je vais essayer), le film se voit comme un gros nanar, sous peine de le prendre définitivement pour une merde impériale. Ce qu'il est plus ou moins à cause de son côté tordant. Dès le début, avec un Schwary tabassant soi-disant des salopards (soi-disant parce que vu les mouvements, je ne vois pas Schwarzy les faire), on nage déjà pas mal dans le nanardesque. Les personnages ont des airs caricaturaux (notamment les trois James) et cabotinent comme pas deux (en fait trois... oui je sais).

Arnold Schwarzenegger dans L'Effaceur Les mecs vous dégagez ou je vous atomise ok?

Si Schwarzy n'est pas à sa première fois dans ce domaine (voir plus haut), le cas de Caan est assez alarmant. On a un peu mal de voir cet acteur dans un tel état de lourdeur. Quant à Williams, elle fait la potiche. L'intrigue, à vrai dire, on s'en tamponne pas mal, si ce n'est qu'elle a été vu des tonnes de fois. Là où on rigole, c'est évidemment pour ses dialogues, mais également certaines séquences particulièrement croustillantes. Comment oublier cette scène avec les crocodiles en CGI (oui je sais, c'est aberrant et en plus mal fait. Renny Harlin fera à peine mieux avec ses requins) bouffant les méchants (et ils aiment ça les bougres!) et se prenant des torgnoles par Schwarzy? Clairement impossible.

Un nanar magnifique, avec des acteurs pourtant prestigieux cabotinant comme pas possible.

La critique d'Alice In Oliver:

On oublie souvent de le signaler, mais la filmographie d'Arnold Schwarzenegger est loin d'être irréprochable. L'air de rien, le body builder venu d'Autriche a tourné beaucoup de nanars: Conan Le Destructeur, Kalidor, Hercule à New York, La Course au Jouet, Junior, pour ne citer que ceux-là.
A cette longue liste, vient s'ajouter L'Effaceur, réalisé par Chuck Russell en 1996.

Avec ce nouveau nanar des familles, Arnold Schwarzenegger trouve un personnage à sa mesure, puisqu'il incarne John Kruger, un agent chargé de protéger des témoins un peu trop gênants. Sa nouvelle mission ?
Faire "disparaître" Lee Cullen, une jeune femme qui en sait un peu trop sur un trafic d'armes ultra sophistiquées.

La mission de John va rapidement prendre une tournure inattendue. Son boss et le FBI semblent impliqués dans ce trafic.
Plus que jamais, la vie de Lee Cullen est menacée. Certes, le scénario est de facture classique. Pour Chuck Russell, c'est l'occasion ou jamais de brouiller les pistes et de mélanger l'action pure et dure au film d'espionnage.

En un sens, L'Effaceur est probablement le film de Schwarzy qui ressemble le plus à True Lies. Hélas, Chuck Russell n'est pas James Cameron.
L'Effaceur contient quelques séquences absolument grotesques. Par exemple, la scène avec les crocodiles est un sommet du genre nanardeux.
Quant à l'ami Schwarzy, il cabotine joyeusement dans ce gros film d'action.

Même chose pour les rôles secondaires. Mention spéciale à Vanessa Williams, totalement transparente et qui ne sert à rien.
Reste la présence de James Caan et de James Coburn, les deux acteurs apportant un petit plus à ce film d'action qui n'a pas grand chose pour lui.
En même temps, Chuck Russell n'a jamais été un grand réalisateur.