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genre: film d'animation
Année: 2011
durée: 1h45

l'histoire: Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son ami, Marton la dépanneuse, repartent pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial. Mais rien ne se déroule comme prévu. Martin se retrouve entraîné dans une affaire d'espionnage international.

la critique d'Alice In Oliver:

Avec Dreamworks, Pixar fait désormais partie des grands noms de l'animation, les studios Walt Disney n'ayant plus qu'un rôle de faire valoir, même si leur nom apparaît encore sur l'affiche et le générique de Cars 2.
Mais cette dernière remarque n'est pas un fait nouveau. Au même titre que Dreamworks, chaque nouveau film de Pixar réunit son lot de stars du grand écran.

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Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les noms des doubleurs. Du côté des acteurs américains, on retrouve Owen  Wilson, Michael Caine, John Turturro, Bruce Campbell, John Isaacs, Vanessa Redgrave ou encore Tony Shalhoub.
Du côté des voix françaises: Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Mélanie Doutey, Lambert Wilson, Cécile de France et Sophia Loren.

Visiblement, les films d'animation semblent être la nouvelle attraction des stars du moment. Dire que Cars 2, réalisé par John Lasseter, est attendu au tournant, tient du doux éphémisme.
En un sens, ce nouveau cru de Pixar est censé répondre à un autre concurrent, un certain Kung-Fu Panda 2, riche en bastons mais pauvre dans son scénario. Sans compter des personnages secondaires totalement inintéressants. Mais peu importe, la recette conçue par Dreamworks fonctionne.

Cars 2

Depuis de nombreuses années, les films réalisés par Pixar semblent toujours avoir un train d'avance sur leur concurrent.
Suite au succès du premier Cars, Pixar a bien l'intention de changer la direction de ce second épisode, très James "Bondien" dans sa tonalité.
A partir de là, Cars 2 oscille sans cesse entre courses poursuites effrénées, action, humour so british (à la James Bond quoi...) et des personnages hauts en couleurs.

Mais ce second volet est assez surprenant dans les choix qu'il opère. Cette fois-ci, l'intérêt se focalise davantage sur un personnage secondaire, Martin la dépanneuse, un véhicule sympathique mais terriblement candide et maladroit, sorte de nouveau grand blond des temps modernes.
De ce fait, Flash McQueen devient un personnage sans grande importance, ses nouveaux succès ou échecs sur les circuits n'étant plus vraiment à l'ordre du jour.

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Flash McQueen se fait donc voler la vedette par son meilleur ami. C'est donc le charme de Martin la dépanneuse qui opère dans cette suite nerveuse, rythmée et soutenue par un scénario qui ne manque pas de rebondissements.
Mieux encore, le film nous entraînera dans le milieu de la mafia motorisée et à travers plusieurs pays: du Japon à l'Angleterre en passant par l'Italie.
Pixar délivre donc un nouvel épisode de qualité mais qui montre aussi ses limites. Finalement, son héros principal (donc, Flash McQueen) est un personnage peu passionnant, à la psychologie un peu primaire, se résumant uniquement à: "je suis le plus fort". Reste une suite de qualité, qui mélange habilement humour et espionnage.

La critique de Borat

S'il y a bien un film qui s'est fait dézinguer cet été, c'est bien Cars 2. Dès sa sortie aux States, les critiques n'ont cessé de le détruire, allant jusqu'à parler de véritable navet. Ce qui est le plus revenu, c'est que certains ont voulu le dézinguer pour le plaisir. En effet, certains abrutis (désolé mais bon leur mentalité est on ne peut plus douteuse) rêvaient de pouvoir enfin taper sur un film des studios Pixar, soucieux que les successeurs de Walt Disney (il n'y a qu'eux pour atteindre ce statut) finiront par se casser la gueule un jour ou l'autre. Une vision très singulière de la critique qui peut parfois se montrer sans vergogne. On remarquera qu'un certain Kung fu panda 2 sorti à la même période a eu des avis largement plus clément alors que c'est une grosse merde. Pourtant nous ne sommes pas devant un navet mais alors très loin.

Certes Cars 2 n'est pas sans défauts, mais cela un excellent cru tout de même. John Lasseter prend cette fois le point de vue de Martin, la dépanneuse de Radiator Spring. Ce n'est donc plus le rutillant Flash McQueen qui fait office ici de second rôle. En même temps, tout était dit sur la voiture de course dans le précédant volet et ce n'est pas plus mal. Suite à un mal-entendu, Martin se fait prendre pour un espion et se voit engager par le MI6 pour trouver qui truque la compétition autour du monde, auquel McQueen participe. Ce qui donne un aspect espionnage agréablement bien trouvé et permettant de ne pas faire de la redite. Une option qui n'a vraissemblablement pas plu aux critiques pré-cités. Lasseter donne pourtant lieu à de bonnes scènes d'action comme l'ouverture typiquement bondienne et savoureuse.

Martin se révèle être attachant et touchant mais pâtit du doublage sauvage de Gilles Lellouche devant remplacé rapidement le regretté Michel Fortin, décédé en mars dernier. L'acteur n'y peut rien mais disons que sa voix ne va pas trop avec le personnage. En sachant que Doc Hudson, la voiture-mentor de McQueen, est dit comme décédé également, les doubleurs en VO comme VF, à savoir Paul Newman et Bernard Pierre Donnadieu, étant mort depuis la sortie du premier volet. Lambert Wilson se révèle intéressant en agent du MI6, même si beaucoup préféront Michael Caine en VO. Le film est peut être pas un incontournable du studio mais personnellement je le trouve supérieur au premier, au niveau du rythme et des péripéties. Niveau animation en revanche, rien à redire c'est du haut niveau.

Un Pixar injustement boudé et un excellent divertissement.


CARS 2 : BANDE-ANNONCE VF (2011)