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Genre: fantastique
Année: 2002
durée: 2h40

l'histoire: Alors que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et leur fils Dudley reçoivent des invités à dîner, Harry Potter est contraint de passer la soirée dans sa chambre. Dobby, un elfe, apparaît et lui annonce que de terribles dangers menacent l'école de Poudlard. Harry refuse de le croire. Mais sitôt la rentrée des classes effectuée, ce dernier entend une voix malveillante. La légendaire chambre des Secrets est à nouveau ouverte, permettant ainsi à l'héritier de Serpentard de semer la terreur le chaos à Poudlard.

La critique d'Alice In Oliver:

Enorme succès oblige, les aventures de Harry Potter se poursuivent. Un second volet, donc Harry Potter et la Chambre des Secrets, est tourné un an après, toujours réalisé par Chris Colombus en 2002.
Ce sera aussi le dernier épisode tourné par le cinéaste. Pour le reste, on retrouve évidemment les mêmes acteurs: Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris, Warwick Davis, Alan Rickman, John Cleese, Miriam Margolyes, Robbie Coltrane, David Bradley, Maggie Smith et Tom Felton font désormais partie des visages qui nous sont familiers.

Harry Potter et la chambre des secrets

Vient s'ajouter un nom de prestige, Kenneth Brannagh, dans la peau d'un sorcier professeur très en vue à l'école de Poudlard.
Encore une fois, Chris Colombus respecte l'essence et l'univers du roman. Certes, les fans acharnés du livre trouveront ici et là quelques petites différences.
Toutefois, cette suite se révèle supérieure à son prédécesseur.

Harry Potter et la chambre des secrets

Apparemment, Chris Colombus a retenu la leçon du premier et en profite pour gommer quelques petites maladresses.
En même temps, l'exercice est un peu moins difficile. Désormais, le décor et les personnages sont plantés.
Le cinéaste se concentre alors sur une intrigue toujours passionnante.

Daniel Radcliffe - Harry Potter et la chambre des secrets

Dès les premières minutes du film, Chris Colombus a le mérite de présenter les hostilités. Alors qu'il est encore puni par sa tante et son oncle, Harry Potter reçoit la visite surprise d'un elfe de maison, Dobby.
Celui-ci lui annonce qu'il ne doit pas se rendre à Poudlard cette année. Hélas, la créature ne sera guère plus loquace.
Le jeune magicien effectue la rentrée des classes. Des faits étranges se produisent et plusieurs élèves de l'école sont retrouvés pétrifiés.

Daniel Radcliffe - Harry Potter et la chambre des secrets

Toujours accompagné par Ron et Hermione, Harry Potter mène sa petite enquête. Tous ces faits semblent avoir un rapport étroit avec la Chambre des Secrets...
Je n'en dirai pas davantage sur les suites de l'histoire. Encore une fois, Chris Colombus réalise une suite sérieuse, supérieure en tout point au premier.
Mieux encore, le cinéaste étoffe certains personnages. Plus que jamais, Malefoy (Tom Felton) apparaît comme l'un des grands méchants de la saga.

 

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De son côté, Daniel Radcliffe et ses deux acolytes (Emma Watson et Rupert Grint) ont affiné leur jeu. Enfin, l'intrigue devient de plus en plus complexe et nous entraîne dans les terribles secrets de Poudlard.
C'est également un épisode plus sombre et plus mature. Toutefois, la franchise prendra une direction encore plus intéressante dans le troisième volet.
Ensuite, certains nouveaux acteurs, notamment Kenneth Brannagh, apportent un charme supplémentaire à cette aventure décidemment passionnante.

La critique de Borat

A peine un an après, Chris Colombus revient aux adaptations de JK Rowling avec le second volet, La chambre des secrets. Outre le casting principal que je ne vais pas énumérer une nouvelle fois (déjà, trop long et après on dirait que je vais du remplissage, ce que je ne veux pas), on retrouve Kenneth Branagh, Jason Isaacs, Mark Williams et Christian Coulson. Ce qui est ironique avec ce volet, c'est que malgré un côté enfantin toujours présent, l'univers commence à devenir beaucoup plus noir. A partir de cette année, les choses vont devenir de plus en plus rudes et les gens de mourir autour d'Harry. L'étau se resserre même s'il faudra attendre le quatrième volet pour que cela commence à bouger sérieusement. Harry entame donc sa seconde année en compagnie de Ron et Hermione, mais les choses commencent mal. Ron devra aller directement chez les oncle et tante d'Harry pour le récupérer, un certain Dobby l'a prévenu de ne pas venir au bahut, il manque de se prendre un train avant d'être coincer sur un arbre cogneur. La première demi-heure se veut palpitante et on ne s'ennuie pas. De plus, Colombus donne lieu à des séquences spectaculaires et le passage en voiture volante est le top.

C'est bien fait, spectaculaire et on croirait que c'est vrai. D'autant que l'humour est toujours présent et les réactions chouineuses de Rupert Grint s'avèrent assez amusantes. De plus, Brannagh nous sort du quotidien avec une bêtise tonitruante. Reste que son personnage est aussi absurde que gênant. On n'est même pas pris de sympathie pour le personnage tant il est inintéressant. Une sorte de célébrité dans l'univers de la magie, plus un moldus avec des cours de magicien qu'autre chose. De plus, l'acteur, comme dans son Frankenstein, en fait des tonnes au point de devenir une véritable caricature. Néanmoins, l'ambiance est vite contrebalancée par une noirceur palpable. Des élèves se font pétrifiés on ne sait pas pourquoi, mais un indice est délivré lorsque la chatte du gardien est retrouvée: la chambre des secrets serait ouverte. Quelle est-elle et pourquoi maintenant? Telles seront les étapes d'Harry et ses amis qui risquent de reconnaître une figure du passé, dont ils ont déjà vu le visage. Si au départ, le phénomène morbide touchait surtout des élèves par ci, par là, cela va commencer par être le cas d'Hermione ou de Ginnie Weasley, soeur de Ron entrant dans sa première année à Poudlard. Les heures sont comptées.

Outre cela, Colombus nous entraîne dans certains souvenirs du passé. Hagrid aurait libéré son ami l'araignée Aragog, accusée d'avoir été la bête de la fameuse chambre. Ce qui donnera une séquence tortureuse où Harry et Ron vont se retrouver en facheuse posture. Une séquence pas loin de l'épouvante et donnant lieu encore une fois à quelques sensations fortes. Colombus dynamite donc le programme initial, simple production grand public au départ et qui va devoir devenir plus mature par la suite (ou pas du tout) à l'image de ses jeunes acteurs. En rappelant que le réalisateur, avant de s'attaquer à des bouses comme Percy Jackson (essayant justement de rentabiliser sur les HP), était aussi scénariste de Gremlins et Le secret de la pyramide, deux productions Amblin non réputées pour faire dans la dentelle. Par ailleurs, ce sera le dernier bon film du réalisateur. Les jeunes acteurs sont un peu plus à l'aise, notamment Daniel Radcliffe qui apparaît moins gamin que ses camarades. Dans le reste, on retiendra bien évidemment la dernière apparition de Richard Harris en Dumbledore, belle sortie pour un acteur remarquable.

Une suite plus sombre et donc bougrement plus intéressante.