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genre: épouvante, horreur
année: 1960
durée: 1h10

l'histoire: Seymour, un employé travaillant chez un fleuriste, est propriétaire d'une mystérieuse plante qu'il a baptisé Audrey Junior. Mais la plante se nourrit de sang humain et grandit de façon inquiètante. Elle devient très vite une attraction touristique.

la critique d'Alice In Oliver:

L'air de rien, La Petite Boutique des Horreurs, réalisée par Roger Corman en 1960, influencera toute une génération de cinéastes, fans de petites bisseries sans prétention. Le film de Roger Corman connaîtra deux séquelles, une en 1973, Please Don't Eat My Mother, avec une forte connotation sexuelle, et La Petite Boutique des Horreurs (donc, un vrai remake) en 1986.

Encore une fois, ce nouveau cru de Roger Corman sent la série B fauchée à plein nez. Le tournage s'effectue sur deux jours et ne coûte que 27 000 dollars au niveau des frais de production. En vérité, La Petite Boutique des Horreurs est née d'un pari entre Roger Corman et son frère, Gene.
Ce dernier le défie de réaliser un film à partir d'un ancier décor recyclé figurant une devanture d'un magasin.

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Pari tenu ! En deux l'espace de deux semaines, Roger Corman écrit un scénario. Suite au succès de La Chute de la Maison Usher, une excellente adaptation d'Edgar Allan Poe, Roger Corman peut tout se permettre !
Attention, SPOILERS ! Seymour, un modeste employé chez un fleuriste, est propriétaire d'une plante particulièrement étrange.
Les affaires de la boutique sont au plus mal.

Toutefois, la nouvelle plante carnivore attire les petits curieux et relance l'intérêt du magasin. Cependant, le végétal a un appétit démesuré.
Pire encore, la plante semble exercer un pouvoir hypnotique sur Seymour. Très vite, ce dernier assassine des innocents pour contenter "l'estomac" de la créature. Evidemment, le charme nanardeux de ce film d'épouvante repose essentiellement sur le végétal cannibale de service.

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Difficile de ne pas sourire devant ce truc en plastique qui gigote, s'agite et injure comme un marin: "Feeeeeeed Me", ordonne le monstre végétal à son hôte.
Pour le reste, pas grand chose à retenir. En un sens, La Petite Boutique des Horreurs ressemble davantage à une comédie involontaire.
La faute revient à des acteurs unanimement médiocres et à des personnages trop caricaturaux pour susciter l'adhésion.
Toutefois, en terme de nanar, La Petite Boutique des Horreurs reste un mauvais film sympathique.