Les jeunes garçons des années 80 avaient droit à quelques idoles de l'action qu'aujourd'hui le jeune des années 2000 n'a pas ou à peine. Maintenant, le petit gars doit se taper des nageurs à la Jason Statham (admirez l'ironie totale du Borat dans cet article consacré à un film le concernant), des lovers à la Channing Tatum, des Vin en manque de Diesel (bon là je sors) ou encore des The Rock anecdotiques. Bon sang, dans les eighties, c'était quand même des mecs vous sortant des "I be back", "c'est pas ma guerre", "si tu me bave encore sur les rouleaux, je te mets la bitte dans un tupperware", "Yippi kaï pauvre con" ou des gnons aux accents belges. Une époque qu'avait un temps ressucité Sylvester Stallone avec le nostalgique Rocky Balboa, l'ultra bourrin John Rambo (dont Stallone veut quand même faire une suite, ce qui n'engage rien de bon à mon humble avis) et inévitablement le très léger Expendables. Indéniablement, ce qui manquait au dernier cru était une certaine fendardité (Borat toujours ardu quand c'est pour mettre des mots dans le nouveau Larousse) et surtout une vraie dose de fun. C'était mieux que l'autre connerie d'Agence tous risques (l'adaptation de Carnahan, pas la série culte avec Mr T) mais pas assez.

Affiche de 'Expendables 2 : Unité Spéciale' Schwarzy est de retour yeah!

Ce qui manquait aussi c'était des acteurs capables de porter le film. Certes il y avait Stallone, Statham faisait le minimum syndical, Jet Li faisait des remarques sur les asiatiques et Eric Roberts cabotinnait à mort en méchant très méchant; mais finalement le casting n'était pas tellement à la hauteur. Il fallait donc sortir l'artillerie pour donner aux enfants (devenus très grands) des années 80 le spectacle bourrin qu'ils espéraient (ou pas) depuis des années. Stallone et le réalisateur Simon West (réalisateur d'un des films d'actions les plus tordants des années 90 Les ailes de l'enfer, mais aussi de désastres complets comme Tomb Raider et le remake de Terreur sur la ligne avec la très sexy mais très fade Camilla Belle) ont peut être répondu à cela avec cette suite d'Expendables sobrement baptisé... Expendables 2 (avouez, vous ne vous y attendiez pas du tout). Le pire c'est que celui qui écrit ces lignes n'est même pas né dans les années 80 mais au fil de son âge, a commencé à trouver que la décennie précédante était finalement pas si mal! Je dois avouer que la décennie 80 est peut être ma préféré avec des maîtres comme Spielby, Cameron, Scott, Verhoeven, Zemeckis et évidemment les actionners.

Affiche de 'Expendables 2 : Unité Spéciale' "Les gars, on ne tire pas sur Walker parce que sinon, ton machin te servant de pissotière va finir dans un tupperware!"

Notre duo a donc décidé de mettre dans leur film, en plus des rescapés du premier (Statham, Li, Randy Couture, Dolph Lundgren et Terry Crews), Chuck Norris, JCVD, Scott Atkins (c'est Olivier qui va être content!), Liam Hemsworth, Yu Nan et surtout un gros rallongement de présence pour Schwarzy et Bruce Willis. Pour le premier, il s'agit de commencer sa longue série de films montrant son retour comme The Last Stand de Kim Jee Woon et un probable Terminator 5. Pour le second, l'occasion de se sortir des galères dans lesquels il se fourre à l'image de GI Joe 2 ou Die Hard 5. Voici donc la première vraie bande-annonce (on avait eu droit ces derniers mois à un teaser très oubliable) d'Expendables 2. Autant dire que le bourrin est beaucoup plus présent et que le casting est assez bien utilisé. Peut être bien que ce film convaincra plus les fans d'action bourrine. L'action s'avère assez lisible même si le passage de Statham dans une église s'avère assez moche. Et puis, West semble bien s'amuser à la mise en scène avec Stallone faisant joujou avec un pistolet façon Clint Eastwood, un armada d'armes utilisés mais certains risquent de devenir iconiques.

Affiche de 'Expendables 2 : Unité Spéciale' Comme dirait les Inconnus, voici une fille qui a des couilles.

Les scènes montrées avec Schwarzy s'avèrent redoutables. On a droit à l'inévitable "I'm back" clamé le cigare dans la main et à une séquence en smart où le pauvre Willis ne peut que donner ses yeux pour pleurer devant un Schwarzy dégommant du méchant comme à la grande époque de Commando (oui, le film où il défonce du guerrieros mexicains à foison et même quand ce sont des mannequins plantés au sol!). Ironiquement le plan où la moto défonce un hélico rappelle Die Hard 4. Mais sans les SFX visibles à 20km. On espère que Jet Li et Yu Nan ne soient pas non plus mis que pour avoir un aspect cosmopolite, en sachant que le premier n'a pas fait un bon film depuis un petit moment. Quant à Chuck, il est comme à son habitude: impitoyable. Il n'y a pas à dire, il mettra moins de coups de pieds que de dragés dans la gueule! Autre grand moment attendu: la baston entre Sly et JCVD. Ce dernier arbore d'ailleurs un accent anglais impayable rajoutant à sa seule réplique un aspect nanardesque à toute épreuve. Mais niveau physique, ça a l'air d'aller. En espérant voir un divertissement bien burné le 22 août prochain.