4-fantastiques_84739_1294651196

genre: fantastique
année: 2005
durée: 1h50

l'histoire: Reed Richards et son équipe s'apprêtent à explorer le cosmos pour percer le mystère de nos origines. Mais au cours de leur mission, nos héros traversent un nuage radioactif. Les codes génétiques des quatre astronautes en seront altérés à jamais.

La critique d'Alice In Oliver:

Pas évident de transposer au cinéma Les 4 Fantastiques. C'est pourtant cette mission délicate qui est confiée à Tim Story.
Visiblement, le cinéaste a été grandement influencé par le premier X-Men pour réaliser cette adaptation.
D'une certaine façon, Tim Story nous présente les 4 Fantastiques comme des mutants, à savoir des êtres humains qui ont développé des capacités exceptionnelles après une mission dans l'espace.

Certes, cet incident spatial a altéré leur code génétique, mais il a aussi modifié leur organisme. Voilà comment nous sont présentés nos protagonistes.
Ainsi, la première partie du film se concentre sur des personnages qui découvrent leurs pouvoirs. Un peu dépassés par la situation, ils cherchent un moyen de redevenir des êtres humains à part entière.

Les 4 Fantastiques

 

Mais l'arrivée d'un bad guy, à savoir le Docteur Fatalis, va changer la donne. Très vite, nos quatre super héros sont appelés les 4 Fantastiques par la presse. On retrouve alors cette notion que de tels pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. En ce sens, le film de Tim Story ressemble un peu au premier Spiderman.

Malheureusement, Tim Story n'est pas Sam Raimi ni Bryan Singer, et signe un blockbuster formaté et sans surprise, dans la veine de la plupart des productions qui verront le jour dans les années 2000 (Daredevil, Catwoman, Elektra et j'en passe !). Indéniablement, le réalisateur semble avoir conscience de signer un nanar volontaire, Les 4 Fantastiques ressemblant davantage à une comédie fantastique plutôt qu'à un film ambitieux et personnel.
En résumé, inutile de comparer les 4 Fantastiques à The Dark Knight.

Les 4 Fantastiques

 

Clairement, Tim Story ne boxe pas dans la même catégorie et joue la carte de l'humour à outrance, nos quatre super héros passant limite pour des clowns. Entre la torche humaine qui joue les zippos de service, Jessica Alba qui interprète la femme invisible en y apportant une totale transparence (bien vu pour le casting !) et la Chose condamnée à jouer les monstres grognons en latex, pas grand chose à retenir de ce petit nanar, toutefois sympathique mais décevant également.
Que dire de plus ?

La critique de Borat

Alors qu'il est en train de cartonner aux Etats-Unis avec une comédie typique de son niveau où des hommes et des femmes noirs se crèpent le chignon; revenons sur l'un des nombreux affronts de Tim Story faits au cinéma. Après avoir osé faire aussi mauvais que nous à notre propre jeu (le regrettable remake du regrettable Taxi), les gars de la Fox (vraissemblablement satisfait de sa précédante commande) lui demande de faire une nouvelle adaptation des Fantastic Four, cette fois-ci bel et bien officielle. Pour le casting, Story fait dans le simple et bankable: un mec aperçu par ci, par là (Ioan Gruffudd vu dans Titanic, Les 102 dalmatiens, Le roi Arthur...), une bombe sexuelle de première au détriment d'une grande actrice (la magnifique Jessica Alba), deux stars du petit écran (Michael The Shield Chicklis, Julian Nip/Tuck McMahon) et un jeunot que l'on verra plus en forme (Chris Evans qui n'avait pas encore connu Danny Boyle). On retrouve également Kerry Washington et Laurie Holden. Le film marchera très bien même si Batman Begins et aussi un certain Sin City (avec déjà la belle Jessica) avaient déjà fait du chemin un mois avant.

4-fantastiques

On a beau critiquer le film de 1994, la version 2005 se révèle finalement beaucoup plus mauvaise en raison de son côté hyper-prétentieux. Pour Story le nullard, il s'agit de faire joujou avec des effets spéciaux. Ce qui ne s'avère finalement pas du plus bel effet. Certes Mr Fantastic est mieux fait mais Gruffudd est vraiment peu charismatique (quoique dans le suivant, on verra bien pire) et on ne voit à peine pas que ce n'est pas naturel. La Chose est peut être plus crédible visuellement, ça n'empêche que Chicklis a l'air sérieusement con avec ses prothèses. Et je ne parle même pas de la pagaille cosmique de départ boursouflée par des SFX assez moches. Au niveau des péripéties, l'ensemble s'avère bien pauvre. Il ne se passe rien, Story ne filmant quasiment jamais ses héros en action, ni en pleine réflexion et osera même nous fournir une séquence de gags où la Chose se prendra une bouffée de chantilly et Mr Fantastic ira même chercher du papier dans la salle de bain avec sa main élastique! Vous avez dit débile? Comme je vous comprend.

Story nous sortira même la Torche à la montagne avec une belle donzelle qu'il compte bien réchauffer. Je ne fais même pas de sous-entendus pour le coup, le tout étant à l'écran. Les héros sont ici présentés de manière totalement inintéressantes et pourtant il y avait de quoi faire, notamment avec la Chose. On a ici un être bloqué par une apparence néfaste et sauvé par l'amour que lui porte Alicia, une jeune femme aveugle. Là rien, même pas une once de psychologie. Et si la Chose rencontre Alicia, c'est dans un bar de pacotille! Vive le romantisme. On parviendrait même à un moment à dire que la vision de 1994 n'était pas si néfaste. Fatalis, quant à lui, est d'un intérêt vraiment limité et pourtant c'est l'un des plus grands méchants de l'écurie Marvel. Un véritable gâchis. Quant aux acteurs, ils sont tous plus mauvais les uns des autres. Evans, Chicklis et McMahon cabotinnent à mort, Gruffudd aussi crédible qu'un cachet d'aspirine, Alba est parfaite dans son costume moulant (et ne parlons même pas de son petit striptease sur le pont) mais c'est tout. On peut juste dire que Fantastic Four est meilleur que sa suite. C'est tout? Oui c'est tout.

Un premier volet déjà à côté de la plaque et particulièrement pauvre en péripéties.