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genre: drame
année: 2009
durée: 1h35

l'histoire: Jeanne, une séduisante veuve, annonce son remariage à Charles et le met à la porte de chez elle, avec son chien. Enceinte de père inconnu, Leïla, l'employée de la maison, ne peut lui offrir que son affection et son sourire. En retour, Charles lui donnera beaucoup plus.

la critique d'Alice In Oliver:

A la base, Un Homme et son Chien, réalisé par Francis Huster en 2009, est le remake d'un film italien, Umberto D., de Vittorio de Sica.
Ce drame signe également le grand retour de Jean-Paul Belmondo au cinéma après sept longues années d'absence et après un accicent vasculaire cérébral.
Le casting réuni est franchement impressionnant même si la plupart des acteurs que je vais citer ne font, pour la plupart, qu'une brève apparition: Hafsia Herzi, Max Von Sydow, Jean Dujardin, José Garcia, Michèle Bernier, Daniel Prévost, Cristiana Reali, Tchéky Karyo, Pierre Mondy, Jean-Luc Lemoine, Barbara Schulz, Bruno Lochet, Jean-Marc Thibault, Robert Hossein et Micheline Presle.

Nul doute que les intentions de Francis Huster sont louables. Pourtant, le résultat est bel et bien là: Un Homme et son Chien est un drame catastrophique et franchement très médiocre.
Au final, un tel projet n'aurait jamais dû voir le jour. Au moins,, le titre du film a le mérite de résumer le scénario du film. Jean-Paul Belmondo campe un vieil homme malade, usé et délaissé.
Il se retrouve alors à la rue mais trouve un certain réconfort auprès de Leïla, une employée de maison.

 

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Certes, présenté comme cela, Un Homme et son Chien a l'air passionnant. Il n'en est rien. La vieille génération rencontre la nouvelle.
Pour certains jeunes ou nouveaux acteurs en pleine gloire, c'est le moment ou jamais de rencontrer et de jouer auprès de leur idole de toujours.
En ce sens, Un Homme et son Chien est presque un film "Lelouchien". C'est presque un mauvais jeu de mot en fin de compte puisque le cabot de Belmondo symbolise tout ce qui reste au personnage principal.

Vous l'avez donc compris: la véritable star du film, c'est Jean-Paul Belmondo. Certes, la star du cinéma français n'est plus l'acteur qu'il était par le passé.
D'un jeune voyou au justicier solitaire en passant par le jeune aventurier, Bébél aura fait rêver le septième art à la française, pour le plus grand plaisir de Claude Sautet, Jean-Luc Godard et j'en passe.
Malheureusement, sur la forme comme sur le fond, Un Homme et son Chien est un drame raté, guimauve, mieilleux et qui ne parvient jamais à émouvoir.

 

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Francis Huster tente de combler le vide artistique de son film via de multiples apparitions de guest stars, tel un défilé de mode. A travers cette dernière phrase, tout est dit.
Ou presque. Jean-Paul Belmondo est la victime d'un gag sinistre et hélas totalement involontaire. Pour Francis Huster, son film serait la dernière opportunité pour Belmondo de retrouver un grand rôle au cinéma. Malheureusement, et c'est bien triste à dire, mais ce dernier n'est plus qu'un grabataire.
C'est presque la larme à l'oeil que l'on découvre ce film paresseux, lent et réalisé par un véritable manchot de la caméra.

Par exemple, la mise en scène est tout sauf irréprochable. Dans ce désastre, Jean-Paul Belmondo surnage même malade et affaibli.
Un tel acteur aurait mérité bien mieux que cette fumisterie, encore une fois guimauve et indigne d'un tel interprète. Certes, parmi les grands films de Bébel, on pourra retenir Peur sur la Ville, Pierrot le Fou (pour ceux qui aiment le cinéma de Godard), Flic ou Voyou, Classe Tous Risques et bien d'autres. Nul doute que l'on oubliera très vite Un Homme et son Chien...