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genre: fantastique
année: 1994
durée: 5h30

l'histoire: Suite à un virus accidentellement échappé d'un laboratoire, la population mondiale est décimée. Seuls quelques survivants échappent à la catastrophe. Deux personnages apparaissent: une vieille femme et un homme au visage effrayant. Il s'agit de l'incarnation du Bien et du Mal.

la critique d'Alice In Oliver:

Voilà une autre adaptation d'un roman célèbre de Stephen King. Cette fois-ci, il s'agit d'un téléfilm, en l'occurrence, Le Fléau, réalisé par Mick Garris en 1994.
Avant tout chose, il est nécessaire de préciser que ce téléfilm se divise en quatre parties et qu'il s'étale sur une durée totale de cinq heures et 30 minutes de bobine.
Aussi, sera-t-il nécessaire de prendre son mal en patience.

Ensuite, un tel pari est pour le moins audacieux. Visiblement, Mick Garris a bien l'intention de suivre et de respecter les grandes lignes du roman.
Hélas, le cinéaste fait figure de petit tâcheron. Pour mémoire, ce dernier reste le responsable de quelques ignominies.
Au hasard, nous citerons Critters 2, Riding the Bullet, Sac d'Os ou encore Psychose 4.

Evidemment, une telle filmographie a le mérite de susciter quelques craintes. Mais Mick Garris reste un fan absolu de Stephen King.
Pourtant, difficile de se passionner pour Le Fléau. Evidemment, le téléfilme est victime de sa très grande durée.
Ensuite, Mick Garris ne parvient jamais à rendre ses personnages attachants.

Dommage, car la première partie est plutôt convaincante.
C'est surtout par la suite que les choses se gâtent sérieusement.
La première partie nous présente une étrange épidémie qui affecte la population américaine. Très vite, ce virus mystérieux menace la planète entière.
Cette contamination est une forme de nouvelle Peste.

Le scénario se concentre sur trois héros différents qui semblent mystérieusement immunisés contre l'épidémie.
Si les acteurs principaux sont plutôt bons et crédibles (à savoir l'excellent Gary Sinise et Rob Lowe), on en dira pas autant des rôles secondaires.
Par exemple, le combat entre le bien (syymbolisé par une vieille femme noire) et le Mal (représenté par un homme défiguré) ne parvient jamais ou presque à passionner.
Bref, sans être d'une nullité absolue, Le Fléau reste une adaptation très décevante et assurée par les soins d'un petit tâcheron sans envergure.
Que dire de plus ?