forever_young

genre: drame
année: 1993
durée: 1h40

l'histoire: En 1939, la vie de Daniel McCormick, pilote de bombardier, vire au cauchemar. Sa fiancée, Helen tombe dans le coma. Désespéré, il se porte volontaire pour une expérience de cryogénie. Daniel ne le sait pas encore mais l'expérience va le plonger dans un sommeil qui va durer 50 ans.

la critique d'Alice In Oliver:

Mel Gibson reste un acteur prolifique qui a varié les rôles au cinéma. Découvert dans Mad Max, un film d'action particulièrement violent qui marquera largement les esprits, l'acteur se fera également connaître grâce à la saga L'Arme Fatale.
Mais au début des années 90, Mel Gibson commence à en avoir assez de jouer les durs à cuire et décide de varier un peu sa palette d'acteur.

C'est ce que lui permet Forever Young, réalisé par Steve Miner en 1993. Il est d'ailleurs surprenant de retrouver un tel réalisateur derrière ce drame mâtiné de fantastique.
Avant Forever Young, Steve Miner s'est fait connaître dans l'univers de la série B via plusieurs films horrifiques, en réalisant notamment plusieurs épisodes de la saga Vendredi 13.
En dehors de Mel Gibson, Forever Young réunit également Jamie Lee Curtis et Elijah Wood.

A la base, le scénario, écrit par J.J. Abrams, n'est pas forcément inintéressant. Attention, SPOILERS ! 1939. En attendant que sa fiancée Helen sorte du coma, Daniel McCormick (Mel Gibson) accepte l'expérience de cryogénisation d'un ami.
À la suite d'un accident, il hiberne un demi-siècle. Réveillé et recueilli en 1992 par le jeune Nat (Elijah Wood) et sa mère Claire (Jamie Lee Curtis), il se lance sur la piste d'Helen.

Vous l'avez donc compris: Forever Young reste avant une histoire d'amour. Le film doit beaucoup à l'interprétation sans faille de Mel Gibson, très convaincant dans la peau d'un homme du passé transposé malgré lui dans une époque qu'il ne connaît pas.
D'ailleurs, heureusement que l'acteur est présent pour sauver ce drame du naufrage intégral. Clairement, Steve Miner ne semble pas vraiment à son aise avec cette romance pseudo dramatique.

Le film manque singulièrement de rythme. L'ennui est donc au rendez-vous de cette bluette sentimentale, longuette et inoffensive.
C'est dommage car certaines thématiques abordées ne sont pas inintéressantes mais très mal exploitées. Il est donc question ici de la science moderne et de son manque d'humanisme.
Hélas, ces questions sont vite laissées de côté pour se concentrer sur des personnages secondaires sans grande envergure.
Par exemple, on se contrefout du portrait de Jamie Lee Curtis qui campe une mère célibataire. Bref, un petit navet mais pas une grosse chiure non plus.
Encore une fois, c'est Mel Gibson qui sauve le film du zéro pointé
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