carnosaur 3

Genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
Année: 1996
Durée: 1H25

L'histoire: Un convoi de l'armée est attaqué par des terroristes, mais le camion transporte des monstres génétiquement modifiés. Un groupe des forces spéciales est chargé de récupérer cette cargaison mystérieuse. Les militaires se retrouvent face à des créatures sanguinaires.

La critique d'Alice In Oliver:

Pour ceux qui suivent régulièrement ce blog, ils connaissent forcément le nom de Roger Corman, un réalisateur prolifique, qui a également produit de nombreux films. Visiblement, le vieux cinéaste semble avoir une passion pour les reptiles et les monstres poisseux. Il suffit de regarder sa filmographie pour s'en convaincre: L'attaque des Sangsues Géantes, L'attaque des Crabes Géants, Sharktopus, Supergator et évidemment, la trilogie Carnosaur, pour ne citer que ceux-là.

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Inutile de préciser que les dinosaures de Steven Spielberg ont évidemment inspiré toute une gamme d'ersatz avec des créatures moisies et affamées de chair humaine. Carnosaur est de ceux-là.
Evidemment, cette série B (voire série Z) s'adresse à un public peu exigeant, et le premier film a rencontré un petit succès par le biais des vidéos clubs.

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Dans ce contexte, Roger Corman produira deux suites supplémentaires, Carnosaur 2 étant le plus médiocre de la trilogie.
En vérité, Carnosaur 3 est sans conteste le meilleur film de la saga. En tout cas, c'est le chapitre qui contient le plus d'action.
Mais que les nanardeurs se rassurent: cet ultime volet se situe dans la lignée de ses prédécesseurs.

Forcé de composer avec les moyens du bord, soit trois francs six sous, Roger Corman n'a pas le même budget ni les mêmes prétentions qu'un Steven Spielberg.
Pour les dinosaures, le producteur est donc obligé de faire appel à des acteurs, condamnés à suer des hectolitres sous les costumes des bêtes féroces. Quant au scénario, il fait partie des abonnés absents.



Attention, SPOILERS ! Des terroristes attaquent un convoi censé contenir de l'uranium. Une fois le véhicule entre leurs mains, les criminels ont une désagréable surprise. Le camion ne contient pas de l'uranium mais des dinosaures génétiquement modifiés. Et nos chères créatures en peluche ont la dalle !
Face à cette nouvelle menace, le gouvernement envoie les Forces Spéciales pour appréhender les monstres moisis.

Mais la tâche ne sera pas si facile. Evidemment, le charme de Carnosaur 3 repose avant tout sur ses créatures de fête foraine.
Toutefois, il ne faudrait pas oublier les protagonistes en présence, caricatures même des militaires idiots et machos.
D'ailleurs, Roger Corman nous proposera même une petite séquence de bras de fer entre une femme G.I. et un soldat trop sûr de lui.
Sinon, c'est tout ? Oui, c'est tout...

La critique de Borat

Vous pensiez en avoir fini avec les Carnosaur? Que nenni! Contre toute-attente la saga du poulet avarié continue de plus belle avec un troisième volet fait à la sauvette en moins d'un an. Et oui c'est ça aussi la méthode Corman. Peu de moyens et une rapidité de tournage indéniable. Voici donc le Carnosaur nouveau à l'image du beaugolais fraîchement réalisé par Jonathan Winfrey. Evidemment, Roger et son équipe nous ont encore concocter un bon petit cocktail dont ils ont le secret. Carnosaur 2 avait été décevant de par son manque de nanardise incroyable, préférant pasticher Aliens de James Cameron et se noyant dans le sérieux improbable. Carnosaur 3 revient à une nanardise digne du premier volet sans toutefois atteindre son niveau de rigolade. Néanmoins, il serait bien bête de ne pas s'éclater devant. Dès les premières minutes, on nous annonce la couleur à base de militaires débarquant sous une bonne vieille musique patriotique. Ils vont même jusqu'à nous montrer un militaire pissant sur la route. C'est du propre les gars! Juste après ils se font attaquer par des mercenaires assez jovial.

Ce qui vaudra le premier éclat de rire de votre interlocuteur avec ce dialogue tonitruant "Nooooon! -Si!" avec le méchant au sourire carnassier. Manque de bol, le convoi qu'il croyait bourré d'uranium est en fait pleine de nos poulets avariés adorés. Le plus drôle étant qu'à l'image d'un Predator ou de Riddick, nos carnosaur ont dorénavant une vision spéciale. Ce qui donnera des visions rapides histoire de ne rien montrer des dinos et encore moins les meurtres. Car une fois visible, bonjour la pignolade pour le spectateur. Après les jouets Toys'r us et les ombres de pacotille, voilà nos chers Carnosaurs incarnés par des mecs! Autrement dit, nous avons des bonhommes sous le costume déjà peu flatteur de nos dinos. Ce qui donne des démarches pour le moins détonantes à base de roulements de postérieur et surtout de mains partant dans tous les sens. Donc nos dinos brassent de l'air! Impossible à chaque apparition de ne pas rire surtout que les faux raccords abondent. A l'image de la gueule d'un des dinos qui augmente à chaque fois qu'il bouffe quelqu'un! Et ça arrive assez souvent d'ailleurs. Pour ce qui est des militaires, bonjour les caricatures de première.

Ainsi comme dans Aliens (décidemment on y revient à chaque fois dans cette saga!), on a droit à l'engagée latino et qui a dans le pantalon, n'hésitant pas à faire dans le bras de fer avec un soldat ahuri. Une sorte de coco sortant tout droit de Virus Cannibal de Bruno Mattei. Le même genre que dans la séquence Singin in the rain. Certains comprendront. Outre cela, le chef joue les gueulards en début de film mais en vrai romantique avec la doctoresse. D'ailleurs cette dernière nous offre un magnifique cours sur le carnosaur, ce qui nous vaudra un nouveau fou-rire du tonnerre puisqu'on aura droit à une magnifique photo de notre cher dino avec la gueule ouverte! Une tête d'ahuri de première. Et puis comment oublier les têtes de gondoles avant qu'ils ne meurent? Malgré cela, le film gagne quand même en longueur à base de longs discours tous plus risibles les uns des autres. Ainsi au bout de trois quarts d'heure, on a droit à un long blabla avant que notre dino ne passe à l'attaque. D'ailleurs, je vous rassure Dino bouffi (comprenez le gros dino) est de retour comme d'habitude à la fin. A l'image de la Reine d'Aliens! Décidemment on y revient toujours!

Retour aux sources involontairement hilarant pour ce nouveau Carnosaur.