Barney Ross et son équipe reprennent du service pour venger un des leurs...

Affiche de 'Expendables 2 : Unité Spéciale'

Expendables avait étonné par ses chiffres carrément étonnant pour son lot de vieux briscards. Preuve que c'est avec les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Mais le résultat manquait d'un quelque chose et n'était pas aidé par des effets spéciaux douteux. Ce second volet était donc attendu au tourmant, peut être trop d'ailleurs. Mais ce sont aussi les risques du métier. Expendables 2 n'est donc pas le grand revival des eighties, période si chère à votre blogueur préféré alors qu'il est né la décennie suivante. Pourtant, Sylvester Stallone a réussi encore une fois à prendre de sacrés cocos en plus de l'équipe initiale (Jason Statham, Dolph Lundgren, Terry Crews, Jet Li et Randy Couture sont de retour): Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis prennent du galon; Jean Claude Van Damme, Chuck Norris, Yu Nan, Scott Adkins et Liam Hemsworth. Au niveau du casting, les acteurs semblent s'amuser comme des petits fous. Stallone s'amuse de sa vieillesse, Schwarzy et Brucie font les cons tout en dégommant des méchants, Lundgren nous sort sa science (au sens propre), Norris s'offre une apparition en or (en tous cas bien mieux que ces emmerdants dimanche spécial Walker) et JCVD s'offre un véritable rôle d'acting.

Jean-Claude Van Damme dans Expendables 2 : Unité Spéciale "JCVD s'offre un véritable rôle d'acting" C'est gentil Borat! Thanks! Jean-Claude"

Lui qui souvent a plus brillé par ses cascades que pour son (maigre) jeu d'acteur trouve ici une bonne partition. Surtout qu'il ne se bastonne quasiment jamais. Le combat entre lui et Stallone me laisse d'ailleurs encore sur le cul. Clairement c'est une grande déception car il ne se passe rien! Stallone se montre en long, en large et en travers en train de savater Van Damme et ce dernier fait juste deux vulgaires pirouettes. Je soupçonne même Simon West d'avoir utilisé deux fois le même plan parce que ce sont les mêmes coups et ils sont tout les deux filmés en plan large! Sans compter la chaîne à peine pas en CGI... L'autre gros défaut du film c'est encore une fois son lot de CGI risibles qui ponctue le film. Certains ont critiqué John Rambo à cause de son bourrinage dégueulasse mais au moins c'était bien fait. Or là, il suffit qu'un mec tire au sniper pour vous couper la tête! Un effet qui revient quand même très/trop souvent (sans révéler de réel spoiler, la décapitation par hélice d'Adkins). Sans oublier les giclements toujours aussi numérisés. Quand tu pense qu'avec 100 millions de budget, ils ne sont pas capable de se payer de vulgaires équipements gicleur de faux sang... A croire que tout est parti dans le cachet des acteurs...

Chuck Norris dans Expendables 2 : Unité Spéciale "On ne fait jamais chier Chuck Norris, même à la troisième personne!"

Va savoir c'est peut être ça! Continuons à aborder les défauts du film décidemment loin de ne pas en avoir. Randy Couture joue pendant tout le film mais paraît complètement absent, un comble! Au contraire, Jet Li, troisième nom sur l'affiche et au générique, apparaît en tout et pour tout... deux minutes! Alors certes, il pète le feu le successeur de Bruce Lee (remember Fist of legend) foutant une branlée à quelques tortionnaires. Sauf qu'une fois l'ouverture finie, il est aux abonnés absents. Un véritable foutage de poire par excellence comme on en a souvent en ce moment dans le Cinéma américain. N'oublions pas non plus Scott Adkins, vulgairement relégué à sous-fifre de Van Damme et que l'on voit plus cabotinné en serrant les dents qu'autre chose. Dommage car le coco est capable de beaucoup de choses physiquement. En espérant le revoir de meilleure manière dans la série Métal Hurlant Chronicles. Je ne serais pas très regardant sur le scénario, sachant très bien qu'on attend pas ce genre de films pour cela. Néanmoins, les leçons de philosophie beauf de Sly sont assez chiantes. N'oublions pas quelques coups de mou au milieu, dans la partie se déroulant dans le village soviétique à l'américaine.

Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone et Bruce Willis dans Expendables 2 : Unité Spéciale "I'm back! -ça fait dix fois que tu le dis Arnold! -Je sais, mais j'aime la sonorité de cette phrase! ça ferrait passer "Yippie Kaï mother fucker" pour du Baudelaire! -Pardon? Tu disais? -Oh Brucie, ne soit pas vexer, on est en famille!"

Mais néanmoins, West parvient à nous faire passer un bon moment. Comme je le disais, les acteurs s'amusent, ce qui donne un premier bon point. Le spectateur a plaisir à retrouver ces vieux briscards pas si nazes que ça. Ainsi, Stallone et Statham se crêpent le chignon pour des conneries (notamment les histoires de cul du second) et Willis retrouve enfin une petite déconnade avant de se fourvoyer probablement dans le prochain Die Hard. Quant à Schwarzy, sa carrière cinématographique est définitivement relancé. Pour une fois, Norris ne s'avère pas pénible bien au contraire. Quant à Yu Nan, elle donne un minimum de charme dans un univers de grosse brute. Après on a droit à de beaux morceaux de bravoure comme l'ouverture particulièrement bourrine où tout le monde déconne et puis le final dans l'aéroport. Là c'est l'heure de sortir le plus gros flingue et de dézinguer le premier salopard venu. Autant dire que Chuck Norris ne fera pas de prisonniers! Il fonce dans le tas!

Une suite avec beaucoup trop de défauts pour pouvoir réellement s'éclater.