Des détraqueurs attaquent Harry dans le monde des moldus et ce dernier riposte pour protéger son cousin Dudley. Jugé de plus en plus fou par les institutions de la magie à l'image de Dumbledore, une nouvelle professeur arrive et compte bien surveiller ce petit monde...

Affiche française - Harry Potter et l'Ordre du Phénix

En 2007, l'ami Harry Potter nous revient mais encore une fois avec un nouveau réalisateur. David Yates est connu en Angleterre en grande partie pour la série State of play, adaptée au cinéma par Kevin Macdonald; mais reste inconnu dans le monde entier. Ce qui n'était pas le cas de Chris Colombus, Alfonso Cuaron et Mike Newell. De plus, il arrive sur le plus mauvais des volets de la saga (selon la plupart des fans). Néanmoins, il parvient à rameuter Helena Bonham Carter, Imelda Staunton et Evanna Lynch, ce qui n'est pas rien. L'ordre du Phénix n'a d'ailleurs pas été aidé non plus par sa promotion. Ainsi, la première grosse photo fut celle du baiser qu'échange Daniel Radcliffe et Katie Leung. Dans le genre ridicule et inutile, ça se posait vraiment là (surtout que la scène ne sert à rien dans le film justement). Si le film marchera du tonnerre (un an et demi sans Harry, les fans salivaient naturellement), les critiques seront plus que mitigées. Il faut dire qu'il s'agit bel et bien du plus mauvais épisode de la saga. Après quatre volets plus ou moins réussis, voici venu le temps des trois décadences. Un constat dramatique qui confirme encore une fois qu'adapter tous les tomes ne sert à rien, si on n'arrive pas à trouver une réelle cohérence pour donner une véritable longévité. Ceux qui s'étranglent devant Twilight vous le diront certainement.

Affiche française - Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Pourtant le début est intéressant et a le mérite de mettre dans l'ambianc. Rappelons qu'Harry sait que Voldemort est de retour. Curieusement, des détraqueurs apparaissent dans le monde des moldus. Un constat qui fait tellement peur au ministère de la magie qu'il pense Harry fou tout comme Dumbledore. Comble, la remplaçante de Maugrey, Dolores Ombrage, se révèle être une véritable mégère frustrée typiquement anglaise (on la croirait sorti du Buckimgham Palace!). Elle est envoyée par le ministère pour espionner les deux cocos. Ce qui entraînera un grand nombre de privation pour les élèves et bien évidemment Harry. Mais malgré un pitch prometteur, le film s'essoufle et on finit par se dire une chose problématique pour un film de 2h18: il ne raconte rien! Ce n'est qu'une série de péripéties qui parvient à peine à mener la barque du film. Parmi elles, la création de l'Armée de Dumbledore avec Harry et ses amis de Gryffondor. Ce qui donnera l'occasion à Harry de faire son premier smack. Problème: elle préfèrait Pattinson. La vie est parfois cruelle. Yates adapte sans réel intérêt et on se demande pourquoi s'être attardé aussi longtemps sur une année aussi insignifiante. Comme je le disais, selon beaucoup, il s'agit du tome le moins intéressant de la saga et cela se confirme d'autant plus à l'écran.

Helena Bonham Carter - Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Alors que Le prince de sang-mêlé aurait mérité plus d'attardements, L'ordre du phénix aurait mérité d'être zappé ou tout du moins résumé. Imelda Staunton aura beau faire la baudruche pendant tout le film, ça ne la rend pas plus convaincante. On se souviendra surtout de son acoutrement rose bonbon d'un kitsch extrême. Le reste des acteurs n'est pas forcément mieux, même si le trio de choc a trouvé sa place. La femme de Tim Burton ne fait pas mieux que Ralph Fiennes, cabotinnant à fond dans le foldingue de foire. Evidemment comment parler de L'ordre du phénix sans évoquer son final? (attention spoilers) Dans un énième combat avec Voldemort, Harry et ses amis vont une nouvelle fois risquer leurs vies, avec une nouvelle fois la mort au bout du chemin. Pour Gary Oldman aka Sirius Black (toujours aussi bon), c'est la fin de l'aventure. C'est par ce point que l'on reconnaîtra cet épisode parmi les autres, ce qui s'avère bien cynique. (fin des spoilers) S'il ne se débrouille pas trop mal dans les séquences à effets-spéciaux, Yates a une réalisation particulièrement plate et le film se révèle donc classique. On se croirait parfois dans une série. Rien d'impressionnant ou d'épique.

Helena Bonham Carter - Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Un épisode sans intérêt, juste fait pour quelques minutes.