Comme promis la semaine dernière, cette nouvelle incursion dans la Cave de Borat sera un hommage aux génériques de séries tv des années 90. Dans la Cave, on n'a évoqué que de mauvais génériques que ce soit du Club Dorothée ou d'un soap opéra dont le souvenir n'est plus aussi lointain. Pour le coup, nous allons parler d'une bonne série, à savoir Les Simpson, la série culte de Matt Groening. Vous avez déjà pu le voir dans ces colonnes tout l'amour que j'ai pour cette série et ce, malgré qu'elle commence sérieusement à perdre haleine depuis un grand nombre de saisons. Il ne s'agira donc pas de faire les présentations avec la série (pour cela, je vous renvoie au sommaire des séries avec les chroniques des quatre premières saisons et de quelques épisodes), mais d'aborder principalement son générique. Le format n'a pas changé au fil des ans: on suit la ville de Springfield, Bart est en punition avant de partir de l'école, Homer fait tomber un baton d'uranium dans son dos, la caissière fait passer Maggie, Lisa fait du saxophone en solo, tout le monde revient à la maison. En sachant que depuis 2009, le générique fut changé avec en plus les deux loubards (dont Jimbo) qui coupent la tête de Jebediah Springfield et qui tombe sur Ralph Wiggum; Bart attérit avec son skate sur le ventre de Barney bourré; Bébé Gérald apparaît à la caisse; l'atome finit dans le gausier d'Otto Bus; Taïti Bob essaye de tuer Bart avec un sabre; Abraham se retrouve en train de pioncer dans la bagnole de Marge et Maggie et Homer se prend la bagnole de Marge dans le bide!

Sauf que deux passages changent à chaque générique (ce qui relève du véritable travail de titans, puisqu'on relate tout de même 530 épisodes, donc 530 génériques différents): celui où Bart écrit, l'autre étant le final sur le canapé. Selon les épisodes les inscriptions sont variantes et s'avèrent toujours aussi amusantes. Genre "je ne mettrais plus de punaise sur la chaise du directeur". Pour le final, il s'agit plus d'un gag. Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir que des personnages sont éjectés, que le canapé finit par tomber sous les fondations, les personnages dansent (encore récemment on a pu voir le Harlem Shake), parfois le canapé a disparu, les Simpson sont face à leurs doubles ou apparaissent en morts-vivants! Une originalité à toute épreuve et qui ne cesse de divertir.

Autre série de Matt Groening, Futurama a lui aussi un caractère particulier dans le paf ricain et a eu un destin pour le moins ahurissant dans l'histoire de la télévision ricaine. Au bout de cinq saisons, la série est annulée par la Fox en 2003. Devant la masse de téléspectateurs rencuniés, la Fox décide de produire en collaboration avec Matt Groening quatre films de 88 minutes. Devant l'enguement des rediffusions, Comedy Central décide de remettre en selle la série et jusqu'à maintenant pour deux saisons (les saisons 5 et 6 viennent justement de sortir en DVD). Un développement pour le moins détonnant et une des rares séries qui a réussi à renaître de ses sens. La série n'a pas grand rapport avec Les Simpson, mais il y a un même portrait de la pop culture. De plus, l'histoire ne se base pas sur une famille américaine, mais sur un vrai récit de science-fiction, tout en gardant un humour jubilatoire. L'histoire est simple et se base sur Fry, un livreur de pizza qui se fait cryogéniser par inadvertance et se réveille en l'an 3000! Là-bas, il y fait la connaissance de la jolie cyclope Leela et surtout de l'impayable Bender, robot décontracté du glan.

Du peu que j'ai vu de cette série, c'est surtout ce personnage insolant qui prédomine. D'autant qu'en VF, il a la voix de Christopher Walken, Bernard Tiphaine. Pour le générique, la musique est assez connu puisqu'elle a notamment été repris pour des publicités Mobicarte. Personnellement j'ai toujours trouvé qu'il y avait une ressemblance volontaire avec Smells like teen spirits de Nirvana dans la tonalité. Mais bon, ce n'est que mon point de vue.

Et pour finir cette cuvée particulièrement animée, parlons un peu de American Dad. Crée par Seth MacFarlane bien avant Ted, cette série a le mérite de taper au bon endroit. Voyons voir la famille. Le père est un patriote ricain dans toute sa splendeur et qui travaille pour la CIA comme agent. Ce qui lui arrive d'aller en Afghanistan ou de croiser des aliens. C'est le cas de l'ET transformiste Roger qui réussi toujours à se faire passer pour quelqu'un d'autre grâce à un déguisement improbable. Ou encore de ramener un poisson dont le cerveau n'est autre que celui d'un ancien nazi! Vous vous dites alors que le patriote a des enfants magnifiques et fervents défenseur du drapeau. Au combien non! La fille est une hippie complète et le fils un impuissant se faisant souvent tabasser. On est loin de la grande et belle famille ricaine. En sachant que MacFarlane ne s'est jamais caché qu'il s'était inspiré de l'univers de Matt Groening, tout en y allant dans des délires sévèrement trash. Par exemple, Roger est assexué, ce qui lui permet de se passer aussi bien pour un homme que pour une femme! Pour ce qui est du générique, on est toujours dans l'aspect patriotique du padre, dont le titre de la chanson n'est autre que Good Morning USA! Je vous laisse savourer ce doux moment de régression et vous dit à la semaine prochaine!