Prêts pour une nouvelle cuvée de la Cave de Borat? Alors vous n'allez pas être déçu. Retour aux 90's après une escapade chez les moldaves (comme je le pensais, certains en ont refait des cauchemars, n'est-ce pas Olivier?) et plus particulièrement en France. La semaine dernière, alors que cherchais quoi aborder pour cette semaine au niveau musique, le Joueur du grenier m'a soufflé l'idée. Nous sommes en 1997 (décidemment, on y revient souvent!) et Faudel bat son plein dans les hit-parades. Les demoiselles le trouvent mignons, il n'est pas encore suppot de Sarkozy, ne fait pas de chanson patriotique, néanmoins, certains de ses textes s'avèrent assez douteux. Preuve en est avec Tellement je t'aime. Le bonhomme n'a alors que dix-neuf ans, mais sa chanson est carrément une belle pignolade. En d'autres termes, notre bon Faudel essaye de se taper une meuf façon harcèlement sexuel, sur un malentendu ça peut marcher. L'épuisement aussi, car à force que le mec te tourne autour, tu n'en peux plus. Le pire étant que le paroxisme arrive jusqu'au clip. On voit donc l'ami Faudel courir après une fille qui plus est en mini-jupe. Il n'y a qu'un pas pour que le petit s'excite! Alors on le voit courir dans un port; elle prend le bus, il court après; elle prend un taxi, il en prend un autre; elle va dans un camion, il prend un scooter; il est en rade, il court; elle prend l'avion, il court encore!

Une véritable rigolade qui se reflète encore plus dans la chanson en elle-même. On a droit comme d'habitude avec ce genre de chansons orientales à un tonne de "iiiiiiiii", "aaaaa" et "eeeeee" stridants, histoire de bien te faire comprendre que c'est du raï. Ensuite, il faut bien dire que les paroles sont franchement douteuses. Petits exemples en tous genres: "Avec la peur au fond des yeux, je la vois s'éloigner de moi" (c'est sûr qu'avec un obsédé aux fesses, elle doit avoir un peu peur mon coco), "Je t'en pris, aime moi!" (en d'autres termes, viens avec moi, même avec la corde au cou!), "Tellement je t'aime, je rêve de toi" (manquerait plus que "les draps s'en souviennent" et là on avait la suite perverse de J'ai encore rêvé d'elle). Et après on voudrait nous faire croire que c'est une chanson romantique, humour!

Attention maintenant, série culte! Durant des années, Batman est resté une icône kitsch à cause de la série avec Adam West. Il faudra attendre la sortie du film de Tim Burton pour que le cinéma et la télévision reprennent les négociations. Batman revient à la télé, mais ce sera en dessin-animé. Avec le scénariste Bruce Timm, Batman Animated gagne les faveurs des spectateurs très rapidement. Les critiques retrouvent non seulement l'influence des films de Burton (pas réputé pour faire dans la légéreté graphique, surtout Batman Returns), mais aussi une certaine filiation avec les comics. L'ambiance est sombre et les méchants aussi frappadingues qu'on les connaît. Ainsi, on voit défiler plusieurs ennemis emblématiques tels que le Pingouin, le Joker (qui est incarné par Mark Hamill en VO) et sa fidèle Harvey Quinn, Poison Ivy, Double Face, le Chapelier fou (doublé par Roddy McDowall) ou Gueule d'Argile (interprété par Ron Perlman). Le fidèle Robin est évidemment de la partie sans être envahissant, ainsi que Catwoman (souvent une alliée de poids) et Batwoman. La série dura de 1992 à 1995 et sera suivi de 1997 à 1999 par une suite nommée The New Batman Adventures. Cela permettra également la sortie de films comme le célèbre Batman contre le fantôme masqué.

Le générique reprenait merveilleusement bien le thème de Danny Elfman, donnant donc une certaine filliation avec les oeuvres de Burton. On voit alors les lumières de Gotham symbolisait par le logo de la Warner. On voit alors des braqueurs et la batmobile vrombissante (même modèle que pour les Burton, quoique légèrement simplifiée). Arrive alors le Batman qui leur met une bonne dérouillée. Pour la fin du générique, ils ont pensé à cette couverture de The Dark Knight Returns, où Batman contemplait Gotham tout en ayant un éclair qui passe. Magique encore de nos jours.

Souvenez-vous: dans la cuvée du 26 février, je vous évoquais une pub Nomad montrant un homme se mariant avec un travelo! En voici une nouvelle. Toujours sur le thème d'Unchained Melody, une jeune femme se marie avec un belle indien clinquant. Grande cérémonie, éléphants pour porter la demoiselle jusqu'au palais, contraste total avec le petit vieux avec un écran de télé où il ne reste que le rebord, cheval (à moins que ce ne soit un boeuf) et diamants offerts, nuit vraisemblablement torride vu les cheveux ébourrifés de la demoiselle... Tout devrait aller pour le mieux, sauf que encore une fois, les publicitaires ont misé sur le twist cocasse auquel on ne s'attend pas forcément. Clairement, la phrase "Réfléchissez avant de vous engager" n'a jamais autant porter ses fruits! Allez à la semaine prochaine et pour vous donner envie, il y aura du Johnny made in 2002. Du genre hymne à la Coupe du monde foireux quoi!


Pub nomad harem par cimbomparis