La Cave de Borat continue encore et toujours de sévir dans ces colonnes et ce pour votre plus grand plaisir ou desespoir c'est selon. Jusqu'à maintenant et on me l'a souvent dit, j'ai fait dans le tube de l'été, la dance et parfois le volontairement populaire (Johnny ou les Lofteurs en l'occurence). Mais ce serait oublié que le Borat est un amateur de rock'n roll et qui dit rock, dit aussi merde inécoutable ou totale faute de goût. Sorti de nulle part, le groupe Evanescence ramène sa fraise au printemps de l'an 2003. A cette époque, votre ami Borat s'extasiait à l'idée de voir Daredevil et avait même forcé le passage en me faisant passer pour un gamin de plus de douze ans (interdit à l'époque aux moins de 12 ans, ce qui engendre l'incompréhension quand j'en parle avec des potes ou sur des sites, aussi réaliste puis-je l'être). Parmi les nombreuses chansons de la bande-originale (du Moby comme The calling, bonjour la diversité!), il y avait Bring me to life. Ironiquement et bien que la chanson soit plus qu'intégrée dans le film (elle était même utilisé largement dans les bandes-annonces), quasiment plus personne ne se souvient qu'elle était dans la BO et encore mieux, on n'arrive pas à oublier ce foirage monstrueux.

A l'image du reste de la carrière du groupe, le titre tient beaucoup sur la chanteuse Amy Lee, pseudo gothique avec ses robes très sombres ou trop blanches et qui a la réputation de beaucoup gueuler plus que de convaincre. En fait, Evanescence c'est surtout de la soupe pour gothique. ça commence par du piano, puis après ça sort les guitares énervées, le tout avec un look bourré de maquillage noire qui ferait pleurer de rire le premier fan de The Crow. A l'image du clip qui revient à une course contre la montre entre des immeubles de synthèse (humour), puisqu'une jeune femme cherche à se suicider (encore un beau cliché du gothique, après on dira que c'est moi!) et Paul McCoy (qui prend le micro d'une main et met l'autre main derrière son dos pour faire genre, d'autant que le même plan semble repris dans l'hystérie totale) essayant de la sauver. J'adore particulièrement ce passage du clip où le chanteur se retrouve face à Amy Lee devant une fenêtre, qui plus est à une telle hauteur et semble regarder comme si il voyait le Père Noël! Hé mec, je crois qu'elle va se suicider, t'as aucun réflexe? T'attends qu'elle saute?! Pendant ce temps, les autres jouent ce qui amène un contraste entre le ridicule et la rigolade absolument. Allez on passe à la suite, sinon je vais encore trop taper sur des pseudo-rockeurs...

Je vous avais évoqué dans la cuvée du 19 mars les hystériques qui gouvernaient Melrose Place. Mais si la série d'Aaron Spelling polluait les ondes du lundi au vendredi (et même le samedi je ne sais plus trop), le dimanche, TF1 prévoyait aussi de faire dans le sexy après avoir exciter les mâles devant Pamela la veille. Entre Walker texas ranger et Rick Hunter, il y avait Les dessous de Palm Beach. Bien qu'il y ait eu huit saisons, la série a valsé entre trois duos d'enquêteurs. Le premier était formé de cet acteur tout droit sorti du Clandestin (mais si, ce beau nanar avec un chat mutant entre deux bouteilles!) Rob Estes et Mitzi Kapture; puis Nick Kokotakis et Tyler Layton; et enfin Janet Gunn et Chris Potter. La série est à l'image de son générique: décontracté du gland! Ce sont des enquêtes souvent liées au sexe et à l'argent. Il ne faut donc pas s'étonner de certaines images de ce générique atypique. On commence avec le cliché estival avec jet-ski, yacht, tiercé, palmiers, villa, musique de guitarre sympa...

Puis un homme qui fuit et une femme qui tire (au pistolet bien sûr) pour que le rythme devienne entraînant. S'ensuivent des plans avec un torse brûlant, la bonne femme avec le pistolet tuée, une autre avec une malette avant un tête à tête dans la piscine, une autre femme remettant ses collants avant de montrer son flingue, un petit cachet et hop le titre de la série avec comme fond d'écran, une femme en lingerie qui passe! Pas encore rassasier? Les mecs employés sur le générique vont vous en donner encore! Beaucoup de plans de femmes dénudées se place entre la présentation du duo de flics, un homme meurt près de la voiture et la femme avec la malette fini dans les bras d'un homme. Voilà comment on nous présentait les choses le dimanche sur TF1. On commençait l'après-midi policière par un bon vieux Chuck Norris, puis par du sexe (c'est les parents qui devaient être contents de zapper entre deux passages de Jacques Martin!) et après, le policier bourrin. Merveilleux!

Et pour finir cette cuvée, on va terminer le cycle autour des pubs pour Bouygues télécom. Après le mariage pour le moins couillue et l'autre beaucoup plus polygame, voici celui de Guy Roux avec un jeune joueur. L'ancien entraîneur d'Auxerre engage un certain Cyril Bourali, qui quelques années après figurait au casting du merveilleux Samouraïs. Reste que là il avait encore de la veine. Voilà donc notre jeune homme s'entraînait dur avec l'ami Guy qui fait même office de "c'est l'heure d'aller dormir" via une télé. Et puis, il va gagner le championnat et là il devient une star. Il s'empresse alors de dégotter la perle rare, la beauté en jupe, celle que l'on remarque dans une soirée (Borat ce grand romantique). Dans la limousine, ce bon vieux Cyril lui fait le grand jeu comme Kevin Costner avec Sean Young il y a fort longtemps. Mais évidemment, ce n'est pas de l'avis de Guy Roux qui l'accueille direct au lit pour un petit fouting! Un spot sympathique et plutôt drôle qui clôt donc cette cuvée. Allez, à la semaine prochaine!