Bob, petit cyclope vert, a toujours rêvé d'entrer dans la Monstres Université. Jacques Sullivan est une créature velue, héritier d'une grande lignée de terreur. Alors que ces deux-là n'avaient rien à faire ensemble, ils vont devoir s'allier dans les jeux de la terreur...

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Donner une suite à Monstres et cie a été plus d'une fois sujet à de fortes rumeurs, au même titre que pour Les Indestructibles. Dans un premier temps, les studios Disney, embrouillés avec les studios Pixar durant les négociations d'acquisition définitive de la création de John Lasseter, essayeront de développer cette fameuse suite, en en faisant une suite directe. Un pur fantasme pour les fans mais qui au final, n'aurait pas eu grand chose d'original et surtout aurait pu encore plus décevoir les fans. Si cela n'avait pas marché, cela aurait peut être été une pure catastrophe et sur ce point, Pixar a probablement bien fait. La suite devient alors une préquelle et se passera durant les années fac de Sully et Bob. Le réalisateur Dan Scanlon a débuté aux studios comme coordinateur de séquence sur Cars, avant d'enchaîner sur les storyboards de Toy Story 3, ainsi qu'un des courts-métrages autour de Cars (Martin et la lumière fantôme, pas une référence notable). Le voilà donc promu dans le cercle fermé des réalisateurs de long-métrage made in Pixar (tous ont réalisé au moins deux films ou alors en ont coréalisé avant d'y aller en solo comme Lee Unkrich).

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Monstres Academy (titre débile compte tenu du fait que cette appelation n'est jamais employé, au contraire de Monstres université ironiquement le titre du film en VO!) se révèle avoir une véritable personnalité et n'a que peu de rapports avec l'original. Evidemment, le final fait le lien entre les deux films; évidemment, certains personnages reviennent en version jeune (Léon mais aussi 01, les fans comprendront); évidemment, ce préquelle est censé nous montrer la rencontre fracassante entre Bob et Sully. Néanmoins, le film a sa propre identité et peut très bien se voir sans avoir vu le film de Pete Docter (ce qui devrait quand même être arrivé depuis longtemps). Le film s'éloigne du film de monstres à tendance thriller (on pense notamment à la dernière partie de Monstres et cie où tout s'accélérer parfois un peu trop) pour embrasser le film de fac. Tout y est pour que l'on reconnaisse une faculté bien ricaine: directeur sévère et voulant à tout prix avoir  (l'un peu rare Hardscrabble mais qui permet de beaux moments graphiques, au vue de son physique mi-dragon, mi-mille-pattes), bizutage (scène au combien cruelle qui fait écho à Carrie), fraternités, vol de la mascotte (on pense évidemment aux Simpson, puisque dans un épisode où Homer retournait à la fac, la première chose qui lui venait en tête était cela!) et évidemment les petits concours entre fratries. 

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C'est sur ce point que nos héros vont s'immerger et s'affronter. En effet, Sully et Bob n'ont strictement rien à voir ensemble. Le premier est un gros bourrin qui croit qu'il va pouvoir s'imposer par son seul nom légendaire. Le second connaît toutes les méthodes mais ne fait pas peur. Pourtant, par un concours de circonstance, ils vont devoir s'allier avec une fratrie pour le moins insignifiante pour en faire des boss de la terreur! Ce qui donnera un lot d'épreuves franchement délirantes et bien représentatives. La première est une course à obstacle où le moindre toucher d'une boule entraîne une augmentation de la zone touchée! Ce qui donne lieu à un parcours du combattant pour le moins délirant, mêlé à du dopage! La deuxième est une épreuve d'infiltration qui tourne au vinaigre et ce pour notre plus grand plaisir. Et puis ce final qui revient au thème initial de la saga: les fameuses séquences de peur. Surtout Scanlon n'oublie jamais l'humour et il faut bien dire que l'on rit de bon coeur plus d'une fois aux conneries de nos protagonistes. Reste le désagréable changement de voix pour Sully passant de Jacques Frantz à la voix française de Seth Rogen, Xavier Fagnon, alors que c'est toujours John Goodman en VO. Un effet djeuns qui ne marche pas trop.

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Une préquelle qui a sa propre personnalité et s'impose comme un très amusant film de campus. Après la déconfiture Brave, on n'en attendait pas tant.

 

la critique d'Alice In Oliver:

On ne présente plus les studios d'animation Pixar, dont la maison mère se nomme Walt Disney Company. Aujourd'hui, Pixar peut se targuer de compter plusieurs classiques du film d'animation à son actif, entre autres, la trilogie Toy Story, Le Monde de Nemo, Cars, Ratatouille ou encore Wall-E, soit autant de grands succès au box-office. Toutefois, les fans de la première heure notent une petite baisse de régime depuis deux ou trois ans, soit depuis la sortie de Cars 2.
Non pas que ce dernier film soit mauvais ou honteux, loin de là, mais il n'est pas au niveau des précédents long-métrages cités.

En même temps, on ne peut pas réaliser des chefs d'oeuvre tous les jours. Reste à savoir si Monstres Academy, réalisé par Dan Scanlon en 2013, va permettre à Pixar de retrouver son niveau d'antan. Monstres Academy est aussi la suite sous forme de préquelle de Monstres et Cie.
Au niveau des voix américaines, ce film d'animation réunit Billy Cristal, John Goodman, Steve Buscemi, Alfred Molina, Jennifer Tilly et Ben Kingsley. Au niveau des voix françaises, on retrouve Eric Métayer, Djamel Debouzze et Catherine Deneuve.
Comme je l'ai déjà souligné, depuis plus de dix ans maintenant, Pixar accumule les succès et les grandes réussites dans l'univers de l'animation.

Il était donc logique que les studios connaissent un jour ou l'autre une petite baisse de régime. Finalement, c'est Cars 2, une suite pourtant de qualité, qui a tiré la sonnette d'alarme. En résumé, Monstres Academy ne signe pas le grand retour de Pixar au cinéma.
Visiblement, les studios cherchent un second souffle. Toutefois, rien d'inquiétant pour autant. S'il n'est pas au niveau des Toy Story et autres Wall-E, Monstres Academy reste un film d'animation plus que recommandable et qui devrait à la fois satisfaire les adultes et les tous petits.

Le scénario nous entraîne dans le pays des créatures monstrueuses et des indésirables. On se croirait presque dans Freaks, la Monstrueuse Parade, l'humour évidemment en plus... Attention, SPOILERS ! Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. 
Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier.

Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis. C'est donc avec un certain plaisir que l'on suit les aventures de Bob Razowski, une sorte de boule de gomme verte fluo, qui aimerait se faire passer pour un monstre horrible et devenir le nouveau cauchemar des jeunes bambins.
Clairement, Monstres Academy peut s'appuyer sur un héros plus que sympathique, à défaut d'être réellement effrayant, et des personnages secondaires tout aussi attachants.

Pourtant, malgré l'abondance de gags et de situations rocambolesques, Monstres Academy ne parvient jamais à surprendre et à se hisser à la hauteur des chefs d'oeuvre de Pixar. La faute revient à un scénario assez convenu dans l'ensemble. En gros, peu ou prou de surprises au tableau de bord.
Par exemple, la fin reste archi-prévisible avec un mega happy-end. En résumé, Monstres Academy n'est pas un grand cru de Pixar. Visiblement, le "soldat" Pixar est toujours à la recherche d'un nouveau concept capable de les propulser (encore une fois) au sommet de la gloire et de l'animation.
Comme qui dirait: l'inspiration reviendra. En l'état, Monstres Academy reste un film d'animation correct et même sympathique, en tout cas, bien meilleur que la plupart des suites "made in Walt Disney" (par exemple, Le Livre de la Jungle 2), qui sortent directement en dvd.