Comme promis voici donc la suite de mes films d'animation préférés et encore une fois il y aura de tout.

  • Porco Rosso d'Hayao Miyazaki (1992)

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Beaucoup le savent, Hayao Miyazaki est un grand fan d'aviation et cela se verra encore plus dans quelques semaines avec Le vent se lève (rien à voir avec la Palme d'or de Ken Loach). Avec Porco Rosso, il le dévoilait déjà longuement avec cette histoire d'aviateur changé en cochon suite à une étrange malédiction. Somptueux hommage à l'Italie des années 20 pas encore gangrénée par le fascisme de Mussolini, Porco Rosso est surtout le portrait d'un aviateur condamné à un amour impossible et meurtri par la première Guerre mondiale. La séquence des nuages reste à ce jour une des scènes phares de la filmographie de Miyazaki, vision mélancolique et terrible de la Mort, sorte de cimetière ambulant pour les aviateurs. Porco est à l'image du spectateur totalement impuissant devant ses amis, ses ennemis tués durant la guerre et les regardant voguant vers d'autres horizons. Mais Miyazaki n'oublie jamais l'humour comme avec la petite-fille mécano et forte en gueule ou le combat avec son ennemi aviateur, véritable rigolade en puissance. Et puis pour une fois que Jean Reno est bon (même en doublage) on ne va pas s'en plaindre.

  • Le roi et l'oiseau de Paul Grimault (1980) 

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J'ai hésité à le mettre, compte tenu de sa vision récente (comme pour les films de Mamoru Hosoda), mais Le roi et l'oiseau méritait amplement sa place. Déjà parce que malgré un niveau loin d'être décevant (la preuve des animateurs de chez Disney et Dreamworks sont français), je n'avais pas de films français dans cette liste, mais aussi car Le roi et l'oiseau reste une des oeuvres favorites d'Hayao Miyazaki, largement sollicité sur ces deux articles (il l'a même fait ressortir en salles au Japon il y a quelques années sous l'égide du Studio Ghibli). Le film de Paul Grimault reste une oeuvre singulière qui ne plaira pas forcément au premier abord, mais qui a une certaine virtuosité. Son histoire renvoie à une certaine magie du cinéma avec des peintures qui prennent vie et un dictateur complètement imbécile qui fait plus rire que peur. L'héritage du film se montre dans des oeuvres comme Le géant de fer ou Le château dans le ciel, principalement pour son robot intelligent et mélancolique. Je renvoie à la photo ci-dessus où l'on peut le voir dans une position n'étant pas sans rappelerr Le penseur de Rodin. Et si les robots pouvaient avoir une conscience? Telle est la question que l'on peut se poser en voyant le climax du film.

  • Chicken run de Nick Park et Peter Lord (2000)

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Film original parodiant amusément La grande évasion, Chicken run est un film qui permit à Aardman de se diversifier après les aventures de Wallace et Gromit. Leur premier long-métrage aussi. Comédie jubilatoire, Chicken run s'impose comme une déconnade en puissance symbolisée à elle-seule par le personnage de Rocky. Poulet débarquant dans un poulailler, il permet à ses occupantes de trouver un peu d'espoir, les non-pondeuses servant de dîner pour les Tweedy. Doublé par Mel Gibson en VO, c'est notre Gégé national (et non russe) qui s'en charge en VF pour notre plus grand plaisir. Le film grouille de scènes fantastiques comme celle se déroulant à l'intérieur de l'usine. On se délecte aussi des autres personnages comme ce vieux Poulard doublé par le regretté Claude Piéplu assainant sans cesse sa phrase phare "de mon temps dans la Royale Air Force...". Jubilatoire.

  • Un mauvais pantalon de Nick Park (1993)

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Bien avant Chicken Run, les studios Aardman faisaient des siennes avec Wallace et Gromit. Un couple composé d'un inventeur un peu bênet et de son chien très intelligent. Leur meilleure aventure fut Un mauvais pantalon, produit en 1993. Encore une fois, on n'est pas loin d'une histoire adulte mais ludique, mélangeant comédie et thriller. Un rendu subtil qui n'est pas sans rappeler la grandeur de La Panthère rose par moment et notamment sa séquence de braquage complètement absurde. Certains plans sont dignes de thriller à l'ancienne à l'image du pingouin contemplant avec une musique hermanienne le robot en plein orage. Et puis il ya cette poursuite finale totalement furieuse qui réserve son lot de rigolades. De plus, Nick Park comprend enfin toutes les possibilités du duo après le brouillon La grande excursion.  

  • Blanche Neige et les sept nains de David Hand (1937)

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Initialement, le premier long-métrage animé devait être La princesse de Mars adapté du roman éponyme avec pour héros un certain John Carter. Mais la MGM, trop frileuse, laissera tomber faisant de Blanche Neige et les sept nains  le tout premier et l'un des incontournables, permettant à son producteur Walt Disney d'établir l'empire que l'on connaît depuis. Cette version a beau daté de 1937, elle reste à ce jour la meilleure adaptation du conte avec Blanche Neige: le plus horrible des contes. Autant dire que les films de 2012 peuvent aller se rhabiller chaudement pour l'hiver, tant ils copient chez le voisin sans aucune originalité et surtout ne comprennent pas le conte. David Hand parvient à en faire une adaptation à la fois féérique et terrifiante, permettant au film d'être terriblement éprouvant émotionnellement. On pense notamment à la scène de la forêt jouant sur les symboles de manière frappante au point que certains bambins en avaient mouillé leurs sièges! Une anecdote qui correspond légitimement à ce film unique et fondamental pour toute l'industrie du cinéma.

  • Les enfants loups Ame et Yuki de Mamoru Hosoda (2012)

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Classique récent, Les enfants loups confirme tout le bien que l'on pouvait penser d'Hosoda, déjà auréollé des succès de La traversée du temps et de Summer Wars. Avec Les enfants loups, il fait un mix entre Miyazaki et Takahata, signant un film entre naturalisme et animosité. Récit d'une mère ayant sacrifié sa vie pour protéger ses deux enfants, fruits de son amour avec un homme-loup, Les enfants-loups pose deux destinés différentes: la fille vit difficilement sa condition de louve et veut avoir une vie normale et le garçon veut vivre sa vie dans la nature. D'autant que le film se déroule sur plusieurs années, permettant de voir évoluer la vie de ces enfants dans un monde moderne qui ne voudrait pas d'eux. Il n'y a qu'à voir la brutalité avec laquelle la mère devait faire face à la ville, compte tenu de l'insociabilité des enfants. Et Hosoda de s'imposer comme un des nouveaux réalisateurs à suivre.

  • Le tombeau des lucioles d'Isao Takahata (1988)

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Sorti en même temps que Mon voisin Totoro de son acolyte Miyazaki, le film d'Isao Takahata reste un des plus grands films de guerre de tous les temps n'ayons pas peur des mots. Un film d'une cruauté incroyable et laissant le spectateur sur le carreau. En racontant les bombardements ricains au Japon et leurs conséquences vus par des enfants, Takahata vise toute l'horreur de la guerre de manière poignante. Un traitement jusqu'au boutisme qui ne laisse jamais indifférent et le spectateur de pleurer comme une madeleine devant tant de tristesse. Le tombeau des lucioles c'est tout ces enfants aux vies brisées par une guerre qui n'était pas la leur et devant survivre dans un monde cruel et déshumanisé. C'est rare de voir un tel torrent d'émotion dans un film d'animation, d'autant que Takahata n'hésite pas à montrer l'agonie de ses personnages, entre maladie, malnutrition et honte. On ne ressort pas indemne d'un film pareil et s'il y a bien un film que Miyazaki n'a pas pu faire c'est bien celui-là.

  • Basil détective privé de Ron Clements et John Musker (1986)

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Meilleur film des studios Disney durant les années 80, Basil détective privé permet de voir éclore Ron Clements et John Musker, futur pilier des studios. Un film totalement dans la mouvance de la période 80 de Disney, à savoir sombre mais jamais éloigné de la grandeur du studio. Revisite du héros de Conan Doyle, Basil permet de voir une enquête sombre où la Reine des souris est menacé par le machiavélique Ratigan (doublé en VO par le cador Vincent Price et le jouissif Gérard Rinaldi). Par sombre, je veux bien sûr parler de certains moments particuliers et le fait que le film se déroule rarement de jour ou sans pluie. Cela atteint son paroxysme dans le climax se déroulant dans l'horlogerie de Big Ben où Ratigan est d'une incroyable sauvagerie. Mais encore mieux, les réalisateurs vont jusqu'à une séquence un peu cochonne où Basil et le docteur Dawson se retrouvent dans un bar à striptease aux côtés de marins bourrés (Dawson le sera tout autant) et de demoiselles qui ne désire que de vous gâter. A ce prix-là, on ne demande que ça!

  • Pompoko d'Isao Takahata (1994)

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Véritable ôde à la nature, Pompoko apparaît comme un précurseur à Princesse Mononoké, montrant la rébellion des animaux face à l'oppression des hommes. Isao Takahata se veut plus léger que sur Le tombeau des lucioles mais n'en conserve pas moins un cynisme percutant. En prenant l'exemple des tanukis, petits blaireaux pouvant se métamorphoser, Takahata montre le manque total de tolérance de l'Homme face à ce qui l'entoure et n'arrive pas à s'en émerveiller. Ainsi, quand les tanukis formatent un défilé pour montrer la beauté de la forêt, les gérants d'un parc d'attraction n'hésitent pas à s'en faire la promotion. Le plus dramatique est que cela n'a finalement aucun impact sur l'Homme tant il est indifférent à la cause. Tel est le malheureux message de cette production Ghibli souvent oublié mais pierre angulaire du message développé par le studio depuis Nausicaä.

  • Astérix et Cléopatre et Les douze travaux d'Astérix d'Albert Uderzo et René Goscinny (1968, 1976)

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Astérix n'a pas toujours eu de la chance au cinéma que ce soit avec des acteurs ou en animation. Rares sont les dessins-animés ayant réussis ce tour de force et ces deux productions réalisées par ses deux auteurs en sont la preuve. Le premier est l'adaptation du sixième tome, le plus populaire de toute la bande-dessinée. Le film l'est tout autant tout en se prenant des airs disneien avec des chansons jouissives comme Quand l'appétit va tout va. Le second est beaucoup plus original et malgré une animation qui s'en est sérieusement pris dans la gueule, il s'avère être la meilleure adaptation live comme animée d'Astérix. Un plaisir jouissif que de voir Astérix et Obélix se retrouvant face à douze épreuves toutes plus absurdes les unes des autres. La palme étant le passage délirant et foutraque du laisser-passer A 38, véritable dézingage de la bureaucratie. Quand on sait que Goscinny n'a cessé sa BD d'allusions allant des HLM aux différentes visions de l'Europe, on se dit que ce film est parfaitement dans le ton. 

  • South Park le film de Trey Parker et Matt Stone (1999)

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La série South Park était déjà un phénomène en soi, véritable fuck à l'Amérique puritaine, son film n'a fait que renforcer son statut culte légitime. Film d'animation le plus vulgaire de l'histoire au point de se retrouver dans le guiness book, South Park le film reste un moment de rigolade trash comme personne n'a osé le faire avant comme après. Entre Kenny se faisant déglinguer sur une table d'opération par un George Clooney en forme, la famille Baldwin se faisant atomiser, les habitants de la ville devenant "canadophobe" et les chansons de Terrence et Philip à base de "va te faire enculer et nique ton oncle", Trey Parker et Matt Stone se lâche avec une violence incroyable et jouissive. Mais là où ils atteignent des sommets c'est dans la relation sado-maso entre Satan et Saddam Hussein! On n'avait pas osé un gag aussi politiquement incorrect depuis Hot shots 2!

  • Les 101 dalmatiens de Wolfgang Reitherman (1961)

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Voilà encore un classique indémodable des studios Disney. Prenez une méchante d'anthologie (Cruella d'Enfer crapule sans scrupule voulant tuer des petits chiots pour se faire un manteau), deux acolytes bras cassés (Horace et Jasper précurseur du Edgar des Aristochats et pour le coup il y en a deux) et des adorables chiots et vous aurez droit à une comédie qui ne laisse personne indifférent. Malheureusement, les studios Disney iront jusqu'à en donner une version live franchement mauvaise, mais n'est rien comparé à sa lamentable suite où notre Gégé national (encore lui!) se trimballe en slip léopard. C'est Walt qu'on tue dans la tombe!

  • Peter Pan d'Hamilton Luske, Clyde Geronimi et Wilfred Jackson (1953)

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Seule version potable du livre de Barrie au cinéma, la version de Disney s'avère pour le moins magique et transporte le spectateur dans le Pays Imaginaire si cher à notre enfance. Clairement, Peter Pan est un beau voyage vers l'inconnu où le spectateur se retrouve une nouvelle fois comme un gosse devant un écran. Outre l'émerveillement ambiant que dégage ce film (au détriment que la sublime vision de Loisel est tragique et glauque), c'est aussi l'occassion de voir un pirate parmi les plus pitoyables de l'histoire, le fameux Capitaine Crochet pas aidé il est vrai par une équipe de bras cassés, dont le célèbre Mr Mouche. Voir ce pauvre Crochet en plein trouillomètre face à un croco, c'est un moment jubilatoire dont seul Disney pouvait le faire. 

  • Aladdin de Ron Clements et John Musker (1992)

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Encore un classique venant de Ron Clements et John Musker, Aladdin reste selon moi l'un si ce n'est le meilleur Disney des années 90 devant La belle et la bête et n'ayant pas peur des mots du Roi Lion (qui ne figure d'ailleurs pas dans cette cuvée intégrale). Un film qui aurait pu s'égarer dans des clichés (les Mille et une nuits n'ont pas toujours eu droit à un traitement adéquate il faut bien l'avouer), mais qui lui permet de toucher à la magie pure et simple. Sans compter que le film se voit posséder d'un véritable méchant (le merveilleux Jafar toujours là pour vous satisfaire de ses péchés) et d'un sidekick qui eclipse parfois son personnage principal. Clairement le Génie est un véritable bonheur, déluge à gags ambulant doublé par Robin Williams en VO et Richard Darbois en VF. Un véritable bonheur de fantaisie auquel l'anachronisme (il se retrouve avec une casquette Mickey ou une chemise hawaïenne et un short en pleine Arabie!). Et puis pour une fois que la princesse a autant de poigne que le héros, ça ne fait pas de mal.

  • Ratatouille de Brad Bird (2007)

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Comment rendre un animal dégoûtant et nocif (le rat) en quelque chose d'adorable? Faites-lui faire de la cuisine française! Une idée complètement saugrenue venant de Jan Pikawa (réalisateur du court-métrage Le joueur d'échec) mais finalisé par l'excellent Brad Bird et pourtant cela marche! On tombe rapidement sous le charme de cette hymne à la tolérance sublime et d'une beauté incroyable. Comment rendre des plats animés succulents? Comment rendre l'univers de la cuisine distrayant? Comment s'attendrir d'une amitié entre un rat que personne ne veut laisser cuisiner et d'un commis qui ne demande qu'à faire ses preuves? De plus, comment ne pas voir l'hommage à Bernard Loiseau dans le personnage de Gusto? Pixar l'a fait tout simplement.

  • 1001 pattes de John Lasseter (1999)

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Comme Chicken Run, Pixar revisitait un classique des années 60 qui plus est avec Steve McQueen avec leur révision des Sept Mercenaires. Si Toy Story était un défi de taille, 1001 pattes l'est encore plus puisqu'il prend le point de vue d'insectes, donc encore plus petits que les jouets d'Andy. Tout doit être recalibré selon des tailles et environnements différents, d'autant que le film se déroule en plein air. Sous nos yeux ébahis, une canette devient une ville type New York et un carton de pizza un cirque! Sans compter sa galerie de personnages allant du très méchant Le borgne ou Marcel cette coccinelle mâle que les pucerons s'arrachent! Sans compter un final qui n'est pas sans rappeler les lois de la nature.

  • Alice au pays des merveilles d'Hamilton Luske, Wilfred Jackson et Clyde Geronimi (1951)

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Voilà le Disney le plus dingo de l'histoire avec Fantasia. Un projet fou à l'image des livres qu'il adapte passant du psychédélisme à l'opium à une folie furieuse où le cannibalisme découvre le tyranisme. On ne s'étonne pas tellement de l'échec du film, le film ayant un point de vue pour le moins novateur et très éloigné de beaucoup d'oeuvres l'entourant historiquement parlant. Reste que la maturité d'une telle entreprise laisse songeur et montre toute l'ambition de Walt Disney à produire des oeuvres ambitieuses, quitte à y mettre de sa poche. Une chose que l'on oublie souvent vis à vis de cet homme ayant largement fait pour le cinéma d'animation, même s'il n'a jamais réalisé les longs-métrages qui ont fait son succès.

  • Le voyage de Chihiro d'Hayao Miyazaki (2001)

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Variation d'Alice au pays des merveilles, Le voyage de Chihiro mène peut être plus son héroïne dans les tréfonds de la vie, Chihiro devant apprendre à vivre et son expérience acquérie lui permettra de devenir une adulte. Un film sur le parcours personnel ambitieux et qui m'a longtemps laissé sur le côté. Au point que je n'avais pas songé au départ de le mettre dans ces cuvées. Mais son intérêt artistique est supérieur à certains films de Miyazaki même si je les adore. De plus, encore une fois la musique de Joe Hisaishi fait beaucoup dans l'amour que j'ai pour ce film.

  • Monstres et cie de Pete Docter (2002)

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Encore un film que j'ai failli ne pas mettre ici, d'autant que j'ai longtemps été un peu sceptique envers le premier film de Pete Docter. Je trouvais notamment que la seconde partie était moins convaincante. Mais à force de visions, j'ai fini par largement le plébisciter. Visuellement ébouriffant (les monstres sont tous originaux et font rarement dans le copier-coller de ce qui est ou a été fait), drôle et triste à la fois, Monstres et cie s'est rapidement imposé comme un des gros sommets des studios Pixar et à juste titre. En sachant que c'était à l'époque le premier film Pixar qui n'était pas signé de la patte de John Lasseter. Un beau passage de relais en fin de compte, qui a permis également une excellente préquelle qui s'en détache suffisament pour ne pas lui ressembler. A ce niveau-là on dit bravo!

Pas de doute que d'ici là d'autres films seront rajoutés et dans ce cas-là ce sera pour une autre cuvée. Mais en tous cas, voilà un tour d'horizon naviguant entre Amérique et Japon, en passant par la Grande Bretagne et la France et selon différents auteurs. Allez à la semaine prochaine pour une cuvée qui donnera le coup d'envoi de l'année 2014 (enfin j'espère)!