Dernier volet du dossier sur Hayao Miyazaki, allant de son plus gros succès internationnal à ses courts-métrages.

  • Le voyage de Chihiro (2001) : Un retour fracassant réalisé dans le deuil

chihiro

En 1995, le Studio Ghibli s'ouvraient à un nouveau réalisateur, Yoshifumi Kondô (animateur présent depuis les débuts de Miyazaki sur Panda petit Panda et sur toutes les productions Ghibli depuis 1988). Hayao Miyazaki lui a permis de signer le premier film du studio non réalisé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata, Si tu tends l'oreille (un film de 1995 longtemps invisible des supports français). Il était perçu en ce temps comme le probable successeur de Miyazaki, ce dernier revendiquant cette idée. Ainsi, il devait être celui qui reprendrait le rôle phare de leader face à un Isao Takahata de moins en moins présent (il a réalisé trois longs-métrages en vingt-deux ans). Kondô meurt d'une dissection aortique due en grande partie à un excès de travail le 21 janvier 1998. La mort de Kondô retentira comme un appel de retour pour Miyazaki, tout en certifiant que son rythme de travail sera plus tranquille. Son nouveau projet sera Le voyage de Chihiro, légère adaptation de The mysterious town behind the frog et dont le personnage principal serait basé sur la fille d'un de ses amis. Avec ce film, c'est l'occasion pour Miyazaki de donner sa vision d'Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865).

Le Voyage de Chihiro : Photo

Alice au pays du cauchemar.

Chihiro est son Alice, Yubaba est la Reine Rouge, sa soeur Zeniba la Reine Blanche, Haku peut se voir comme une sorte de lapin blanc (sa couleur une fois en dragon peut être vu comme un clin d'oeil) ou une version positive du Jabberwocky, l'esprit sans visage peut être interpréter comme une sorte de Chapelier fou (ses excès peuvent le confirmer). Chihiro est d'autant plus seule qu'elle ne se dit jamais qu'elle est dans un rêve, mais bel et bien dans la réalité, ses parents étant présents bien malgré eux dans ce cauchemar ouvert. La cruauté est telle que pour éloigner les parents, Miyazaki opte pour la gloutonnerie, les transformant petit à petit en immenses porcs. Une séquence assez effrayante, revenant dans un sens à l'aspect cauchemardesque de la scène de transformation de Pinocchio (Luske, Sharpsteen, 1940). Par ailleurs, il arrive de retrouver quelques petites allusions à Princesse Mononoké (1997) à travers différents détails. La vanité de l'or corrompant le premier venu comme c'était déjà le cas dans le précédent film de Miyazaki n'atteint pas Chihiro, qui apparaît comme un être pur. D'autant plus qu'il s'agit encore d'une enfant en comparaison du reste de ses partenaires. Le voyage de Chihiro est aussi fascinant d'un point de vue visuel, l'architecture des lieux étant plus que ravisssante. Tout est détaillé au milimètre près. 

Le Voyage de Chihiro : Photo

La ville de Yubaba mélange à la fois traditionalisme (que ce soit par l'architecture renvoyant aux shogun ou les costumes des servantes particulièrement datés) et modernes (les boutiques comme les usines), confortant cette aura de rêve intemporel. La conception du travail selon Miyazaki renvoie directement à Kiki la petite sorcière (1989), sauf qu'ici l'héroïne ne le fait pas par plaisir, mais pour pouvoir sauver ses parents. Néanmoins, l'héroïne va devenir plus mature à l'image d'Alice au point de pouvoir s'imposer face au pouvoir en place, autrefois la Reine Rouge, ici Yubaba. A sa sortie en 2001, Le voyage de Chihiro est un succès monumental au Japon avec plus de 229 millions de $ engrangés (il en ramassera plus de 274 milions en tout) et surtout a glâné un lot de récompenses fou. S'il gagne l'Ours d'or à la Berlinale de 2002, c'est surtout aux Oscars que le film est une surprise. Alors que la catégorie est inaugurée que depuis un an, Chihiro décroche l'Oscar du meilleur film d'animation en s'imposant comme le seul film d'animation non-réalisé en anglais à avoir la récompense (Wallace et Gromit: Le mystère du lapin-garou est anglais). Une exception qui confirme toute la réussite de ce nouvel opus miyazakien.

  • Le château ambulant (2004) : Voyage vers la maturité

Le Château ambulant : Affiche Hayao Miyazaki

Au départ voué à Mamoru Hosoda (Les Enfants loups Ame et Yuki, Le garçon et la bête), Le château ambulant atterrit finalement entre les mains d'Hayao Miyazaki suite à des différents artistiques. S'inspirant du roman Le château de Hurle de Diana Wynne Jones, Miyazaki peut donner lieu à un genre qu'il n'a pas toujours cotoyé de manière frappante: la fantasy. Si Princesse Mononoké était porté par un fantastique omniprésent, il y avait un véritable ton historique; idem pour Nausicaä qui baignait dans l'anticipation tout en gardant un ton mélancolique. Avec Le château ambulant, Miyazaki se permet différentes visions de l'imaginaire, à l'image de ce château qui n'en a que le nom, s'avèrant totalement déglingué et inspirant plus la crainte qu'autre chose. D'ailleurs, la façon de se déplacer rappelle l'esprit sans visage du Voyage de Chihiro (2001) une fois qu'il a mangé le crapeau ou alors une araignée avec deux pattes. Le système des portes s'avère également assez amusant, multipliant les destinations différentes et sublimes. Ainsi, nous voyageons entre la Lande (qui n'est pas sans rappeler l'Ecosse), la mer (la Méditerranée indéniablement en référence) ou tout simplement une superbe prairie. On découvre également que Miyazaki est capable de former un groupe de personnages attachants, à l'image du Magicien d'Oz dont semble s'être inspiré l'auteur du roman.

Le Château ambulant : Photo Hayao Miyazaki

C'est toute une galerie de personnage que nous offre Miyazaki: une héroïne vieillissant par une malédiction et se découvre une maturité qui lui faisait défaut; un magicien lié à une flamme et à la guerre; un petit garçon en manque de maternité (il trouvera en Sophie une mère de substitution); une sorcière dont la vanité lui explosera à la figure; un chien espion et un épouvantail qui pourrait changer bien des choses. Tous sont réellement attachants et permet de rendre le film d'autant plus sympathique. On remarque à plus d'un titre des références à Nausicaä (1984) et Porco Rosso (1992). Pour le premier, on pense à cette guerre entre futurisme et classissisme des costumes. La guerre s'avère assez nébuleuse, causée encore une fois à cause d'un personnage particulier à travers un geste malheureux, entraînant destructions et bêtises. Miyazaki se veut assez critique, dénonçant une guerre absurde, qui n'a finalement aucun sens même pour ceux qui vont au front. Le magicien Hauru y perd sa vitalité, alors que sa nature cherche plus à émerveiller, la sorcière fait perdre un fils à une femme de pouvoir... Pour le second, il renvoie directement à la malédiction de l'héroïne la transformant en vieille femme, mais pas que. En se transformant, elle se découvre comme Porco une certaine amertume dans sa condition, acceptant petit à petit son statut.

Le Château ambulant : Photo Hayao Miyazaki

Pareil pour ce qui est de son aspect physique changeant selon qui le regarde. Dans Porco Rosso, on pouvait voir que Flo (lors de la scène de la grotte) et Curtis (juste après leur combat dans la Méditerranée) voyait son aspect humain le temps de quelques secondes. Miyazaki pousse cette ambiguité avec Sophie, la jeune femme pouvant parfois changer de visage selon son tempérament. A un moment, Hauru la verra en train de dormir avec un visage jeune et ses cheveux noirs, il la reconnaît et dans un sens lui fait confiance, mais ne dévoilera pas le pot aux roses. Il comprend son fardeau comme elle comprendra le sien. Puis petit à petit, son aspect change également passant d'une vieille femme au dos cassé (donc un peu cornue) à une femme droite vieillissante et aux cheveux blancs. Un peu comme dans La Belle et la Bête (Gabrielle Suzanne de Villeneuve, 1740), l'amour triomphe toujours. Présenté à Venise en 2003, Le château ambulant est le film de Miyazaki qui est sorti le plus rapidement en France (janvier 2004), soit à peine un mois après le Japon.

Le Château ambulant : Photo Hayao Miyazaki

Un an après, Miyazaki revenait à Venise pour un Lion d'or d'honneur pour sa carrière. Son discours était d'ailleurs assez amusant, preuve du côté humble de Miyazaki envers son oeuvre: «Je n’ai pas été trop enthousiaste au début [à l'idée d'avoir ce prix] parce qu’il avait l’air d’être un prix pour les vieux. Mais on m’a dit qu’on a donné ce prix à des personnes qui sont encore actives, comme Eastwood, donc je l’ai accepté [humblement]. J’ai une envie intarissable [de continuer à faire des films]. Je veux créer des films qui inspirent les enfants.» 1

  • Ponyo sur la falaise (2008) : La seule (petite) déception de Miyazaki

Ponyo sur la falaise : affiche Hayao Miyazaki

A l'image de la filmographie de Miyazaki et d'Isao Takahata, le Studio Ghibli change, laissant place à quelques auteurs dans les années 2000 comme Hiroyuki Morita (Le royaume des chats, 2003) et Goro Miyazaki (Les contes de Terremer, 2006). Ce dernier ne convainc évidemment pas son père, le jugeant beaucoup trop jeune. Un passage de témoin entre le père et le fils qui passe plutôt mal, d'autant que papa est toujours en action. Quand Hayao Miyazaki annonce son retour pour 2008, il dit que son nouvel opus sera fait main, sans CGI et contiendra une certaine une simplicité dans le récit. Ce qui fait de Ponyo sur la falaise le film le plus expérimental du maître. C'est aussi en cela qu'il peut aussi décevoir. Son histoire est peut être trop simple et ses péripéties trop gentillettes. Là où il a toujours su bluffer son monde par des films pouvant autant plaire aux enfants qu'aux adultes, il se rate un peu, faisant Ponyo pour un public majoritairement familial. Ce qui se montre particulièrement par la "chanson phare" du film (certains diront insupportable) chantée par la jeune Nozomi Ohashi (neuf ans à l'époque), alors que même pour des films plus enfantins comme Mon voisin Totoro (1988) et Kiki, la petite sorcière (1989), les chansons avaient beau être entêtantes, elles avaient un certain intérêt auditifs. 

Ponyo sur la falaise : photo Hayao Miyazaki

La mer, qu'on voit danser le long des golfes clairs...

Accessoirement chantées par des adultes! Reste que le film prime par sa singularité visuelle, contrastant complètement avec ses précédents films. Le fait de revenir à un dessin épuré et simple basé sur l'aquarelle lui permet une certaine fluidité et il faut bien dire que certaines scènes sont tout simplement magnifiques. On pense aux plans se déroulant sous l'eau dans la maison, jouant admirablement sur les couleurs et la lumière. Vous en avez la preuve avec le plan ci-dessus qui symbolise bien tout cela: différentes textures, beaucoup de couleurs et le jeu de lumière entre le soleil et l'eau absolument sublime. On pense également à la scène de la poursuite en voiture rappelant de par la rapidité de l'action au Château de Cagliostro (1979) et les assauts de la mer au Château ambulant (2004) et ses hommes cahoutchouteux servant de larbins à la reine. Miyazaki partage également plusieurs points communs avec La petite sirène (Hans Christian Andersen, 1837), notamment avec ce père possessif faisant tout pour éviter à sa petite fille les horreurs de l'Homme, polluant sans cesse les eaux. Toujours sur cet aspect familial, Miyazaki s'attarde particulièrement sur l'instabilité des familles respectives de Sousuke et Ponyo.

Ponyo sur la falaise : photo Hayao Miyazaki

Chacun a un parent absent, le père pour l'un, la mère pour l'autre. Les deux enfants ne trouvent de l'intérêt que pour une bande de retraités de la maison de retraite dont s'occupe la mère de Sousuke. Même si en France, il n'atteint pas le million d'entrées de peu (917 784 pour être précis 2), il confirme tout de même l'immense réputation de Miyazaki par chez nous, seul réalisateur de films d'animation japonais à s'imposer dans nos contrées.

  • Quand Miyazaki anime le Studio Ghibli et les clips musicaux

En 2001, le Studio Ghibli ouvre un musée à son effigie au cours duquel Hayao Miyazaki s'investit particulièrement. Ainsi, au cours des années, il réalise en tout et pour tout neuf courts-métrages totalement invisibles pour ceux qui n'ont pas été au musée. Miyazaki juge que ce sont principalement des attractions liées aux différentes destinations du lieu. Néanmoins, le site Allociné les évoque dans la fiche du réalisateur (3) tout comme le site Buta Connection qui s'attarde plus longuement sur ces oeuvres (que ce soit leur production, leur contenu ou des images 4): 

  • La grande excursion de Koro (2001) racontant les aventures d'un petit chiot s'échappant de chez lui et perdant sa route.
  • La chasse à la baleine (2001) où des élèves s'imaginent être sur un bâteau et partent pour une chasse à la baleine plus vraie que nature. Au vue de l'admiration de Miyazaki pour l'Europe, on ne serait pas étonné de l'influence d'un certain Moby Dick (Hermann Melville, 1851)...
  • Mei et le Chaton-bus (2002) où la jeune héroïne de Mon voisin Totoro (1988) entre dans une version miniature du Chat Bus pour découvrir d'autres esprits de la forêt et évidemment retrouver le merveilleux Totoro.
  • Monomon l'araignée d'eau (2006) où un araignée tombe amoureuse d'un gerris femelle.
  • La chasse au logement (2006) où une citadine rencontre la campagne de manière mouvementée.
  • Le jour où j'ai acheté une étoile (2006) où un garçon découvre que les effets d'une graîne donne lieu à une planète grossissant de plus en plus. De la science-fiction sans pessimisme, c'est suffisament rare chez Miyazaki pour être souligner.
  • Les souris-sumo (2010)
  • Mr Pate et la princesse oeuf (2010)
  • La chasse au trésor (2011)

Outre le fait d'être au scénario de films n'étant pas les siens (on pense à Panda Petit Panda et Pompoko de Takahata, Si tu tends l'oreille de Kondo, Arrietty d'Hiromasa Yonebayashi et même La colline des coquelicots de son fils Goro), Hayao Miyazaki s'est aussi investi dans le clip-vidéo avec On your mark pour le groupe Chage & Aska (1995). L'occasion pour Miyazaki de revenir à l'anticipation mais de manière plus urbaine (donc rien à voir avec Nausicaä). Si le début nous fait contempler la nature florissante ambiante, les images sont contrebalancées par un assaut de police dans une ville bourrée d'immeubles (étonnant de la part de Miyazaki qui n'en a jamais dévoilé, privilégiant souvent les décors campagnards ou traditionnels) aux néons virulants (on pense à Blade Runner de Ridley Scott) et nous appelant par un oeil qui cligne. L'assaut est d'une violence qui préfigure clairement celle de Princesse Mononoké (1997), le long plan à 1'27 nous montrant carrément un champ de cadavres inertes (les yeux sont encore ouverts chez une des victimes).  Un ange est alors retrouvé par deux policiers avant qu'il ne soit mis en quarantaine pour servir d'expériences.

On Your Mark from wensin on Vimeo.

Les policiers décident alors d'aller secourir l'ange dans un camion de quarantaine, qui renvoie à celui que l'on voyait au tout début du clip. On découvre une ville totalement ancrée dans la terre un peu comme la cité-minière du Château dans le ciel (1986). Miyazaki n'en oublie le spectaculaire de la course-poursuite en donnant par ailleurs deux fins possibles, l'une où les deux larrons semblent tomber, une autre où les héros s'en sortent et sauvent l'ange dans un décor plein de centrales nucléaires semblant être abandonnées. En sachant que le duo de flics n'est pas sans rappeler la louffoquerie du duo Lupin-Jigen, l'un étant assez sérieux, l'autre particulièrement comique. Un très beau clip d'anticipation qui change radicalement de ce que l'on a déjà vu du réalisateur et à vrai dire tant mieux!

  • Le vent se lève (2012) : Apothéose d'une oeuvre essentielle au cinéma d'animation

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On s'y attendait dans un sens, mais autant dire que cela fait toujours mal à entendre: avec Le vent se lève (2013), Hayao Miyazaki signe sa retraite de cinéma. Au vue de son âge (75 ans), cela n'apparaît plus comme une blague et le fan ultime de se ruer dans les salles. Le vent se lève impose donc la fin d'une époque pour le Studios Ghibli, perdant son plus grand orfèvre. Avec son dernier film, Miyazaki n'a jamais autant brouillé les pistes, prenant des airs à la Satoshi Kon en mélangeant réalité et fiction et réalité et rêve. Pour le premier aspect, il mixe à la fois la vie de Jirô Horikoshi, véritable créateur des chasseurs Zero utilisé durant la Seconde Guerre Mondiale par l'armée japonaise et celle de l'héroïne du poème Le vent se lève de Tatsuo Hori et basé sur un autre de Paul Valéry, fiancée atteinte de la tuberculose. Pour le second aspect, il s'agit de montrer Jiro dans ses pensées, certains aspects (comme la fin) se confondant avec la réalité. Par ailleurs, Miyazaki permet une ouverture spectaculaire laissant petit à petit dévoiler les failles du héros (sa mauvaise vue l'empêche de pouvoir piloter des avions alors qu'il est passionné par cela), mais aussi des discussions rêvées avec l'idole d'Horikoshi, Giovanni Caproni, lui permettant de faire parler les deux hommes sur la vie et l'aviation.

Le Vent se lève : Photo

Avec un sujet aussi furieusement patriotique qu'un faiseur d'avion pour la guerre meurtrière de 39-45, Miyazaki réussit à trouver des pirouettes lui permettant de sortir de cette immense galère (certains lui ont par ailleurs reprocher de n'avoir pas été assez critique). Notamment par cette phrase pleine de sens: "Mon avion irait beaucoup plus vite si on enlevait ces mitraillettes". L'auteur signe le portrait d'un idéaliste passionné et touché par la maladie via son épouse (fictive), atteinte de la fatidique tuberculose. C'est la deuxième fois que Miyazaki parle de la maladie de sa mère et la première depuis 1988 (avec Mon voisin Totoro). Sauf que ce qui avait une tonalité familiale autrefois, la tragédie est systématique ici et le fait que l'auteur utilise le rêve pour l'heure fatidique renforce l'aspect mélancolique et terriblement beau liant l'homme à sa femme. Un romantisme qui ne fait jamais tâche toujours sublimé par la musique d'un Joe Hisaïshi qui continue d'irradier la filmographie de Miyazaki. C'est aussi la première fois que le cinéaste ancre son histoire dans un contexte bien précis, à savoir le début du XXème siècle. Il reste donc proche de l'époque concernée, laissant peu place à des fantaisies.

Le Vent se lève : Photo

Il s'agit également d'un de ses films les plus adultes, laissant peu de place au côté enfantin et de par la gravité de la maladie de l'héroïne (Miyazaki montre littéralement deux plans où elle crache du sang de manière abondante) et l'aspect guerrier entourant les avions, s'impose comme un opus plus proche de Princesse Mononoké que d'un Château dans le ciel. Avec ce film, Miyazaki signe son testament cinématographique d'une fulgurance rare et d'une beauté à en pleurer. Comme Le voyage de Chihiro et Le château ambulant, Le vent se lève fut candidat pour l'Oscar du meilleur film d'animation. Même s'il n'a rien eu, il n'en reste pas moins le prestige d'une nomination. Bonne retraite Miyazaki san, vous manquerez cruellement à l'animation. 


 

Conclusion

Je terminerais ce dossier par une citation du principal intéressé évoquant Le voyage de Chihiro:

"Les pires films sont ceux qui vous mentent en prétendant vous montrer la vérité."

Affiche Hayao Miyazaki


1 http://fr.wikipedia.org/wiki/Hayao_Miyazaki

2 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127194.html

3 http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-18793/filmographie/

4 Voir http://www.buta-connection.net/films/courts_musee_ghibli.php