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genre: horreur (interdit aux - 12 ans) 
année: 1978
durée: 1h40

l'histoire: Dans un petit port de Floride, des barracudas agressifs se mettent brusquement à attaquer des plongeurs. Cette catastrophe laisse les habitants et les touristes dans une incompréhension totale jusqu'au jour où un biologiste, Mike Carfield fait une troublante découverte. L'usine chimique Jack Chemical Co. qui se trouve à proximité des eaux serait-elle à l'origine de cette menace ? 

La critique d'Alice In Oliver:

Inutile de le préciser mais en 1974, le succès des Dents de la Mer est un véritable choc et annonce un nouveau genre au cinéma: le prédateur marin affamé de chair humaine. Dans la foulée, bon nombre de producteurs misent sur les requins. Nous aurons même le droit à La Mort au Large, une variation des Dents de la Mer mais à la sauce italienne.
Après, ce seront les crocodiles qui vont s'inviter dans les salles obscures, notamment avec Killer Crocodile et Killer Crocodile 2. Enfin, c'est Joe Dante qui essaie de varier les hostilités avec Piranhas. James Cameron réalisera même une suite de sinistre mémoire avec Piranha 2: les tueurs volants.

Voici donc Barracuda, réalisé par un certain Harry Kerwin en 1978. A noter que le titre original, The Lucifer Project, n'a strictement rien à voir avec le titre français. Encore une fois, le but est de vendre le film en dehors de ses frontières et de surfer (encore et toujours) sur la vague (si j'ose dire...) des Dents de la Mer de Steven Spielberg. Sauf que cette fois-ci, il n'est pas question d'un requin mangeur d'hommes mais de barracudas (comme l'indique le titre français du film).
Le barracuda est une espèce de poisson carnivore de grande taille (jusqu'à deux mètres). Oui, je sais, vous vous foutez royalement de cette petite précision, mais c'est juste pour la petite culture personnelle !

 

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Pour le reste, Barracuda est une série Z, donc une production complètement fauchée. Ce qui se ressent immédiatement dès l'introduction du film. En effet, dès les premières minutes, nous assistons à une agression animale. Premier constat: Harry Kerwin est un véritable manchot derrière la caméra et ne sait pas filmer les séquences sous-marines.
Pire encore, faute de moyens, les techniciens ont recours à de bonnes vieilles prothèses en plastique qui font office de bras ou de mains coupées et broyées par nos chers poissons carnivores. Après cette petite introduction, les choses sont claires: nous sommes bien devant un très gros nanar.

Pourtant, après cinq premières minutes plutôt convaincantes en termes de médiocrité filmique, Barracuda perd son rythme de croisière pour sombrer peu à peu dans le navet. Visiblement, le long-métrage a de grandes revendications écologiques. Attention, SPOILERS !
Dans un petit port de Floride, des barracudas agressifs se mettent brusquement à attaquer des plongeurs. Cette catastrophe laisse les habitants et les touristes dans une incompréhension totale jusqu'au jour où un biologiste, Mike Carfield fait une troublante découverte. L'usine chimique Jack Chemical Co. qui se trouve à proximité des eaux serait-elle à l'origine de cette menace ?

 

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En dehors de l'introduction, ne vous attendez pas à assister à un véritable carnage dans les règles. Non, Barracuda préfère miser sur l'enquête menée par Mike Carfield, un biologiste (mais je renvoie au synopsis...). Autant dire que le film est lent, très lent, mais alors vraiment très très lent et même incroyablement lent ! On a enfin trouvé un somnifère encore plus efficace que le stilnox !
Et ce somnifère se nomme Barracuda ! Ne vous prenez plus la tête avec votre médecin concernant vos problèmes de sommeil. Il vous suffit de regarder ce film qui, au bout de quinze petites minutes de bobine, vous aura déjà fait plonger dans un ennui et un sommeil profond.
Pour l'anecdote totalement inutile, le film est également disponible sur YouTube mais sous le titre des Machoires Infernales. Il s'agit d'une erreur. Il existe bien un autre film du même nom mais cette fois-ci avec un vrai requin (ou presque).