Après quatre cuvées déjà bien remplies, le cycle Disney s'achève dans la Cave de Borat. Productions, classiques, séries télévisées, courts-métrages, votre cher Borat semble avoir fait à peu près le tour de ce qu'il voulait évoquer avec vous. Mais il reste quelques trucs par ci, par là à évoquer pour terminer ce voyage. Alors soyez prêts pour la dernière ligne droite de ce séjour au pays de Mickey Mouse. (attention spoilers)

  • Des classiques en musique

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Tout commença par une double page.

La première fois que votre cher Borat a entendu parler de La boîte à musique (1946), ce fut par un livre CD sobrement titré Les plus belles chansons des grands films de Walt Disney. Un bel objet offert au noël 1997 où il y avait une filmographie plutôt complète des films du nabab avec photos à l'appui, dont une de ce film (voir ci-dessus). A une époque de découverte cinéphilique (merci à la vhs), je ne savais pas qu'il me faudrait presque vingt ans pour le voir. Contrairement à Mélodie du sud (Foster, Jackson, 1946) qui a eu droit à une sortie en VHS, La boîte à musique n'en a jamais eu en France depuis les 80's, du moins sans être coupé (comme souvent, certaines anthologies ont fini charcuté dans des VHS individuelles ou compilations). Il n'est jamais sorti en DVD par chez nous et une annonce d'un BR n'est pas prête d'arriver. Une rumeur a circulé durant l'année 2015 quant à une ressortie, mais on n'en a jamais vu le bout de la jaquette. C'est là où l'on se dit qu'internet fait parfois de belles choses, puisque le seul moyen pour les français de le voir est... le téléchargement. En effet, le film est sorti en DVD aux USA et au Canada en 2000 dixit Wikipedia et une autre est sorti au Danemark en 2007, permettant des transferts de qualité correcte. Contrairement à Mélodie du sud (connu principalement pour ses scènes animées et sa tendance à l'Oncle Tom), le film n'a rien de polémique: il s'agit d'une anthologie musicale, renouant avec le principe de Fantasia (1940).

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Jaquette de la plupart des éditions connues.

On ne connaît pas les raisons pour lesquelles Disney ne souhaite pas le diffuser plus globalement, faisant du film une rareté certaine notamment en Europe. D'autant plus quand on sait que le film a eu un prix symbolique (meilleur film d'animation) durant l'édition 1946 du Festival de Cannes. En attendant les curieux devront se contenter de cette solution de secours ou d'éditions importées. Au contraire d'autres anthologies réalisées durant les 40's, tous les courts-métrages sont musicaux ou au moins chantés. C'est aussi un temps où le studio fait des économies. Pinocchio (1940), Fantasia et Bambi (David Hand, 1942) ont coûté cher et n'ont pas été des succès commerciaux, notamment à cause de la perte du florissant marché européen en pleine guerre. Roy Disney insiste auprès de son frère pour qu'il produise des films moins chers et cela passera par des anthologies de courts-métrages entre Saludos Amigos (Norman Ferguson, 1942) au Crapaud et le maître d'école (1949). La boîte à musique a d'ailleurs une place importante puisqu'il s'agit du premier film Disney inédit à sortir dans les cinémas européens. Il faudra attendre Cendrillon (1950) pour que le studio se relance dans les long-métrages originaux et retrouve un gros succès d'estime. Après avoir abordé un peu d'histoire, passons maintenant au film lui-même. 

pierre et le loup

Tous les courts-métrages n'ont pas la même saveur, ni la même direction mais ont tous un charme certain dans leur domaine. Pierre et le loup est par exemple très classique dans son exécution, reposant en grande partie sur une histoire et une musique très connus. Le public a désormais l'habitude de voir des contes revisités par Walt Disney et ce segment ne déroge pas à la règle. Voulant coller au plus près à l'histoire, Clyde Geromini reprend tout l'aspect musical instauré par Sergueï Prokofiev (les personnages sont symbolisés dès l'introduction par des instruments comme pour le conte musical). Il n'y a pas non plus d'édulcoration, le réalisateur sauvant juste le canard d'une mort certaine. Quant au fameux loup, il est une menace permanente, montré comme un animal affamé attendant son festin avec impatience. Dans un registre plus tragique, La baleine qui voulait chanter au Met (Geromini, Luske) termine La boîte à musique sur une note triste à la limite du dérangeant. Votre cher Borat l'a déjà évoqué au cours de Bloody Disney , les films Disney ont toujours abordé des histoires troubles, souvent contrebalancées par de l'humour mais pas toujours. Comme pour remettre les pendules à l'heure quatre ans après Bambi, le court-métrage aborde frontalement le destin fulgurant d'une baleine chanteuse d'opéra.

LA BALEINE

Comme deux autres courts-métrages du film, cet opus est assez proche du cartoon avec cette baleine accumulant les rôles majeurs à l'opéra (Roméo et Juliette par exemple) devant des spectateurs subjugués. Le court est assez drôle de par la variété des passages comiques et l'aspect cocasse de la situation (la chanteuse mise en hauteur pour être face à la baleine par exemple). Certainement le court le plus long du film (quinze minutes), La baleine qui voulait chanter au Met avance pas à pas, s'attardant longuement sur les prouesses techniques de son héros avant de passer à la chute brutale. On ne s'y attend pas vraiment et c'est peut être ce qui marque le plus dans cette fin. Pas parce que la bête meurt (tout en continuant de chanter au paradis) mais que son destin se conclue à une vitesse folle. Disney rappelle encore une fois qu'outre le côté enfantin de ses films, il sait taper là où ça fait mal au bon moment. Pour rester dans l'aspect cartoonesque, continuons avec The Martins and the Coys (Milt Kahl), Casey at the bat (Jack Kinney) et Johnnie Fedora and Alice Bluebonnet (Kinney). Les deux premiers sont fortement inspirés de l'univers de Tex Avery, voire plus généralement des Looney Tunes avec des personnages complètement dingues et un sens du gag s'en rapprochant beaucoup.

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 Comme un petit air de ressemblance. 

D'un côté, deux familles qui s'entretuent avant de se rassembler à travers les deux survivants et terminant leurs vies en se chamaillant comme leurs parents avant eux! Un côté délirant allant jusqu'aux multiples coups de feu, finissant par être une routine. De l'autre, un match de baseball délirant où la star finit par rater son coup. Ce court aura d'ailleurs une suite plutôt amusante et probablement plus gaguesque encore, Casey bats again (Kinney, 1954) disponible sur le DVD de Mélodie cocktail (1948). Dans ce court, ce personnage finissait par prendre sa revanche en faisant de ses filles des championnes de baseball! Le troisième peut se voir comme un ancêtre du Parapluie bleu (Saschka Unseld, 2013), à la différence que les amoureux sont des chapeaux. Dans les deux cas, une charmante histoire d'amour entre deux objets inanimés. Les autres crus tiennent davantage de l'expérimental en comparaison de ceux cités précédemment. All the cats join in (Kinney) prolonge le dernier effort de Saludos amigos en montrant la main animée d'un dessinateur s'exécutant en temps réel alors que le court-métrage commence. Des lignes apparaissent, des personnages aussi, le crayon interragie avec les personnages pour le plus grand plaisir du spectateur. On peut voir un semblant de nudité, ce qui est tout de même rare chez le studio pour être souligner.

Un court qui semble avoir inspiré les géniteurs de Fantasia 2000 (1999) avec la séquence Rhapsody in blue, puisque la musique est également composée de jazz. Même rythme endiablé, même type de musique, mais cette fois-ci l'aventure n'a pas besoin de coups de crayon pour exister. Les autres sont moins intéressants, mais pas moins charmant à regarder à l'image de ces instruments jouant ensemble (cf la première photo) comme cet oiseau allant vers la lune. La boîte à musique est donc une anthologie de qualité, voire la meilleure depuis Fantasia, la plus imaginative aussi. Non abordé encore dans ces colonnes, ce cycle Disney est l'occasion d'évoquer le dernier classique du studio. Déjà revenu au bercail pour La princesse et la grenouille (2009), les réalisateurs Ron Clements et John Musker s'attaquent définitivement aux CGI avec Moana (2016) après avoir tourné autour depuis le début de leurs carrières. Enfin pas tout à fait, puisque les tatouages de Maui sont réalisés en animation traditionelle, rappelant les interventions des chanteuses dans Hercule (Clements, Musker, 1997). Zootopie (Howard, Moore, 2016) est revenu en début d'année avec un scénario fort et un ton adulte franchement bienvenu, Moana revient davantage au public enfants-adolescents de Frozen (Lee, Buck, 2013), ce qui n'est pas forcément un problème. Le duo a déjà fait dans le récit dit "de princesses", notamment en mettant en scène deux princesses emblématiques nommées Ariel et Jasmine.

MOANA

Toutefois, c'est peut être la première fois que le duo va aussi loin dans le musical, Moana restant dans la mouvance de Frozen. Dès les premières secondes, la chanson Tulou Tagaloa entre en jeu pour mettre dans l'ambiance polynésienne générée par le film. Il est d'ailleurs assez agréable que les parties chantées en tokelau sont conservées à la fois en VO et en VF, évitant les traductions foireuses et renforçant l'attention du studio de s'imprégner d'une culture sans l'américaniser. Si les chansons se tiennent bien en VF (même si on regrette parfois le "parler-chanter" sur Where you are / Notre terre par exemple), on préféra largement la VO souvent plus naturelle. Dans l'ensemble, les chansons fonctionnent toutes bien, certaines plus que d'autres, mais on tient un musical Disney de grande qualité sans que l'aspect musical ne soit réellement envahissant et tourne au clip (une chose que l'on pouvait parfois ressentir dans Frozen, notamment sur Let it go). Disney aborde à nouveau les numéros musicaux comme pour une comédie-musicale type Broadway, jouant de la scénographie et les chansons rythment constamment l'action à l'image du morceau I am Moana, répétée par trois fois à des moments clés. Toutefois, le meilleur morceau composé par Lin Manuel Miranda et Opetaia Foa'i est certainement Shiny.

Non seulement seule la chanson est un véritable moment envoûtant (même en VF pour le coup), mais en image c'est un pur moment d'humour noir. On découvre un méchant particulièrement salaud avec nos héros qui n'est pas sans rappeler le mythique Oogie Boogie. Les réalisateurs vont même assez loin, puisque le spectateur assiste petit à petit à un ballet de lumières similaire à L'étrange noël de Mr Jack (Henry Sellick, 1993) qui est absolument ravissant. Rien que pour cette scène et la plupart des scènes aquatiques bluffantes, la réalisation de Moana est un véritable plaisir pour les yeux. Si La princesse et la grenouille était un beau film, on ne pouvait pas dire qu'il était impressionnant dans sa réalisation. Moana confirme les efforts engendrés par Tangled (Howard, Greno, 2010) sur le travail de lumière et le studio peut également s'aider des progrès de Pixar depuis Le monde de Némo (Andrew Stanton, 2003) pour signer des scènes aquatiques monumentales. Par ailleurs, plus que Mad Max et ses suites (George Miller, 1979-2015), le film fait plutôt penser à son ersatz Waterworld (Kevin Reynolds, 1995) puisque Moana se déroule globalement en mer, qui plus est avec un vaisseau marin quasi-similaire et son héroïne nouant une drôle de relation avec l'eau. Sans compter l'affrontement avec les kakamoras, engendrant un bon petit moment d'action.

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On peut également parler du climax n'étant pas sans rappeler les jeux de rôle avec des attaques des deux camps une après l'autre, changeant des combats frontaux habituels. Pour le reste, plus qu'un film de princesse comme il a souvent été catalogué, Moana est avant tout un récit mythologique où les croyances polynésiennes sont particulièrement fortes. L'Eau est un personnage à part entière et les divinités deviennent négatives quand elles perdent leur bien le plus précieux. Quant à Moana / Vaiana (l'héroïne change de noms selon certains pays, à cause de copyright ou mauvaise connotation), il s'agit d'une princesse qui ne cherche pas le prince charmant mais à ce que son quotidien redevienne stable. Un personnage féminin fort qui n'attend pas l'aide des autres pour réussir sa mission. Le fait que les réalisateurs ont évité toute forme de romantisme est également assez rare, car même dans Mulan (Bancroft, Cook, 1998) l'héroïne avait des sentiments pour son instructeur. Une émancipation des héroïnes Disney présente depuis Frozen qui fait toujours plaisir à voir et participe à les faire sortir des clichés. Clements et Musker ont signé un retour bien plus fracassant que leur précédent film. Les studios Disney continuent d'évoluer dans le meilleur dans ce troisième âge d'or.

  • Productions en vrac !

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Intéressons nous maintenant à quelques productions. Au cours des 50's, les studios Disney commencent à produire des films live-action non-considérés comme des classiques (Mélodie du sud, Danny le petit mouton noirMary Poppins, L'apprentie sorcière et Peter et Elliott le dragon sont les seuls live-action considérés comme tels). Le patron se fait alors plaisir en allant chercher parmi deux grands récits de la littérature européenne. En premier lieu, L'île au trésor (Robert Louis Stevenson, 1883), un véhicule pour la star du studio Bobby Driscoll sous la direction de Byron Haskin en 1950. Le second film, plus ambitieux et cher, est encore aujourd'hui considéré comme un des indispensables du studio. On le sait, Walt Disney était un grand amateur de science et c'est aussi cela qui l'a amené à expérimenter dans l'animation (la caméra multiplane par exemple). Il n'y a donc rien d'étonnant à le voir adapter un roman de Jules Verne, qui plus est un de ses plus connus 20 000 lieues sous les mers (1870). A cette époque, Richard Fleischer n'a pas encore la réputation qu'il aura par la suite. Le fils de Max Fleischer (créateur de Betty Boop et réalisateur de la première série animée Superman) a souvent été considéré comme un simple tâcheron, notamment à cause de son côté touche à tout (comédie, western, science-fiction, aventure, horreur...) et sa tendance à travailler avec les studios.

20.000 lieues sous les mers : photo James Mason, Kirk Douglas, Paul Lukas, Peter Lorre, Richard Fleischer

Il est d'autant plus beau que certains de ses films sont aujourd'hui considérés comme des classiques, à l'image de cette adaptation de Jules Verne, Soleil vert (1973) et Le voyage fantastique (1966) pour rester dans la science-fiction. Ce sera également pour lui l'occasion de faire tourner pour la première fois Kirk Douglas, figure de proue de ses Vikings (1958), tout en dirigeant un casting de qualité comprenant également James Mason et Peter Lorre. Encore aujourd'hui, 20 000 lieues sous les mers est un film qui fonctionne très bien. Sur le plan du visuel, le film n'a pas tant vieilli que ses années ne le suppose. Il n'y a qu'à voir le Capitaine Nemo (Mason) et son équipage en lutte contre un calmar. Une séquence difficile à réaliser (il était question dans un premier temps de tourner la scène de jour, mais ça ne fonctionnait pas), mais qui se révèle particulièrement épique et spectaculaire. D'autant que le calmar récalcitrant durant le tournage (cela rappelle un certain Bruce dans un célèbre film de Steven Spielberg) se révèle finalement crédible à l'écran et plutôt bien fait dans son design. On peut en dire autant de celui du Nautilus suffisamment animal pour faire croire aux gens qu'il s'agit d'un monstre. En ce qui concerne le récit, on peut observer qu'il regorge de personnages contradictoires. Nemo pourrait se montrer comme un héros car s'il s'en prend aux bateaux, c'est parce que les équipages exploitent les habitants d'une île. En soi, on peut même aller parler de vengeance vu qu'il faisait parti de ces gens exploités.

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Toutefois, il est aussi pirate donc un pillard à l'image des hommes qu'il combat et qu'il tue. Ned (Douglas) se retrouve en plein confort, mais il cherche avant tout de s'évader de ce vaisseau qui l'opresse. Quant au professeur (Paul Lukas), il trouve la présence de Nemo intrusive tout en gardant une fascination pour le scientifique qu'il est. Des personnages qui alimentent largement les péripéties et rendent le film intéressant. Par ailleurs, on peut penser que l'escapade entre Douglas et les indigènes a inspiré Gore Verbinski pour une scène similaire dans le second opus des Pirates des Caraïbes (2006). Les studios Disney ont essayé d'y revenir il y a quelques années pour une sorte de préquelle. Gros budget (on parlait de 200 millions de dollars à l'époque), beaucoup de tournage sur fonds verts donc d'effets-spéciaux, David Fincher aux commandes ce qui signifie implication massive du réalisateur y compris dans le marketing, 3D, tournage prévu en Australie pour bénéficier des impôts locaux... Le premier hic est venu du casting, allant de Brad Pitt à Channing Tatum sans qu'aucun ne soit réellement choisi. Or, le studio voulait au moins un acteur bankable pour lancer le projet. Le second hic est arrivé quand Disney a accumulé trois flops successifs: Mars needs moms (Simon Wells, 2011), John Carter (Stanton, 2012) et The Lone Ranger (Verbinski, 2013). Ce dernier sera le coup de grâce pour le studio, peu désireux de se lancer à nouveau dans un pari risqué. 

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Il n'en reste pas moins que Bryan Singer et Christophe Gans en ont profité pour (re) lancer leurs adaptations respectives, l'un chez la Fox, l'autre chez les chinois. Quant au projet de Disney, il est probablement en train de prendre la poussière. On n'avait pas encore eu l'occasion d'en parler, cette fin de ce cycle permettra donc d'évoquer un peu Hollywood Pictures. Au même titre que Touchstone qui produit des films dits "plus matures" ou encore un peu familiaux, Hollywood Pictures est une filiale de Disney produisant des films plus adultes encore. Touchstone a fait ses preuves, Hollywood peut ouvrir ses portes en 1989. Un studio qui n'a pas perduré à cause d'échecs commerciaux et s'est finalement éteint en 2006. Au hasard, on pourra citer les films La main sur le berceau (Curtis Hanson, 1992), Nixon (Oliver Stone, 1995), Un cri dans l'océan (Stephen Sommers, 1998) ou Sixième sens (M Night Shyamalan, 1999) parmi les films phares du studio. On relève également beaucoup de catastrophes aussi bien artistiques que commerciales, à l'image de Judge Dredd (Danny Cannon, 1995) ou Les visiteurs en Amérique (Jean-Marie Poiré, 2001). Tout cela pour en venir au tout premier film produit par Hollywood Pictures, Arachnophobie (1990). Une coproduction avec Amblin qui permet au producteur Frank Marshall de passer à la réalisation sous l'oeil avisé de son ami Steven Spielberg à la production. 

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Beaucoup s'en souviennent encore puisqu'il s'agit d'un des rares films d'horreur avec des araignées tueuses qui ne soient pas géantes. Ce sont même d'authentiques araignées présentes dans la plupart des plans, donnant au film une certaine authenticité. Même si le film n'hésite pas à faire de l'humour comme assez souvent chez Amblin (malgré toutes les saloperies commises par les Gremlins, l'humour de Joe Dante est toujours présent), Marshall signe un vrai film d'horreur pouvant faire peur aussi bien aux spectateurs lambdas qu'aux arachnophobes en ne jouant jamais sur la surenchère. C'est aussi pour cela que son personnage principal joué par Jeff Daniels est lui-même phobique des araignées. Marshall permet aux spectateurs de s'identifier à un héros capable de surmonter sa phobie dans des situations dangereuses pour lui. Un élément qui permet au spectateur de s'identifier bien plus au héros, car il n'est pas un bourrin ou un homme d'action. C'est simplement un docteur qui essaye de sauver sa peau et celle des habitants (et ce malgré que ces derniers ne sont pas très reconnaissants). De même, le personnage de John Goodman fait son boulot en liquidant des insectes. Il ne devient pas un héros en le faisant, il fait juste son travail et c'est aussi pour cela que le spectateur se familiarise assez rapidement avec ce personnage parfois proche du cartoon. 

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Elles sont partout!

C'est la différence avec le scientifique (Julian Sands) qui apparaît comme une sorte de méchant déguisé. C'est lui qui amène l'araignée dans ce coin paumé et c'est lui aussi qui préfère avoir des exemplaires vivants pour ses recherches. Il court à sa propre perte comme le docteur en ne croyant pas Daniels. Marshall assume parfaitement son film comme de l'horreur, même s'il joue parfois sur l'humour, donnant lieu à un film assez atypique et particulièrement efficace. On n'en demande pas plus et Arachnophobie remplie largement son contrat en s'imposant même comme une référence du film avec des araignées tueuses. Pour terminer cette cuvée, j'en profite pour vous montrer quelques dessins réalisés depuis quelques temps sur Disney et ses collaborateurs. Allez à la prochaine!

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Tarzan.

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Jessica Rabbit, femme de Roger.

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Clochette et le vaisseau du Capitaine Crochet.

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La bande à Winnie l'ourson.

Mulan

Mulan.

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Aladdin et le Génie.

Jasmine

Jasmine.

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Sam Flynn et Quorra, personnages issus de Tron Legacy (Joseph Kosinski, 2010).

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Variation autour de Toy Story 4.

 

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Zorro, grand héros de la littérature popularisé par Disney dans les 50's.

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Les Muppets, dont les droits appartiennent à Disney depuis les 90's.

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Jiminy Cricket et Pinocchio.

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Pocahontas.

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Tic et Tac rangers du risque.

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Lilo et Stitch en pleine imitation d'Elvis Presley.

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Le Prince Philippe face à Maléfique.

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Honey Lemon et Baymax avec armure.

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Fred et Hiro.

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Go Go Tomago et Wasabi.

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Baymax sans armure.

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Quasimodo et Esmeralda.

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La petite sirène.