Après avoir évoqué la semaine dernière les premières réalisations de Clive Barker comme la franchise Hellraiser en partie, continuons ce voyage dans le monde cinématographique de Clive Barker. Tout d'abord avec Candyman, puis avec certaines adaptations plus hasardeuses. (Attention spoilers)

  • Candyman 1 et 2 (Rose, Condon, 1992-95) : Quand la mort a le goût du miel

Candyman

Tirée du cinquième volume des Livres de sang (1985), The Forbidden présente une étudiante faisant une thèse sur les graffitis à Liverpool. Une légende circule autour d'un certain Candyman dans les quartiers de la ville. Révélé par Paperhouse (1988) et revenant du four commercial Chicago Joe et la showgirl (1990), Bernard Rose se lance dans l'idée de réaliser un film d'horreur. Il jette son dévolu sur la nouvelle de Barker et ne tarde pas à contacter l'auteur. "J'ai appelé Clive Barker à propos des droits de The Forbidden, ils étaient toujours disponibles. Il m'a accordé une option gratuite car, fauché, je n'étais pas en mesure de les acheter. (...) Clive a ensuite accepté de négocier les droits sous réserve qu'on lui donne un poste de producteur" (*). Ce qui sera le cas et l'auteur fera pleinement confiance à Rose au point de ne pas s'imposer au scénario. 

BOB 

Couverture du volume 5 des Livres de sang dont est issu The Forbidden.

Après cela, Rose se lance dans l'écriture de Candyman quand bien même il n'a jamais écrit de scénario. Une chose que ne savait pas au départ le producteur Steve Golin qui accepte de produire le métrage.

  • "Une semaine plus tard [après avoir accepté le deal], Steve s'en est rendu compte, et mon agent lui a rétorqué : 'Bernard n'a jamais prétendu être scénariste. Vous lui avez juste demandé d'écrire Candyman et il a dit oui'. Nous lui avons toutefois fait savoir que nous comprenions qu'il se sente trompé, et nous lui avons offert un accord à l'amiable, s'il nous signait une décharge comme quoi il se retirait du projet. Or, j'avais entretemps fini le script, et Steve a donc crié immédiatement : 'Non !!! Le scénario m'appartient, envoyez-le moi !'. Et c'est assez drôle, car il a versé l'argent tout de suite, et quelques heures après avoir lu la chose, il m'a téléphoné à Londres et a claqué des doigts en lançant : 'Saute dans l'avion, faisons le film" (**).

Candyman 2

Propaganda Films produit le film, Tristar le distribue aux USA. L'action passe de Liverpool à Chicago, ce qui convient parfaitement à Barker qui avait dû faire doubler ses acteurs durant la post-production de Hellraiser (1987), parce que New World Pictures avait décidé à la dernière minute de déplacer l'action aux USA. Particulièrement à Cabrini Green, une zone remplie de gangs et de trafic de drogue.

  • "Tous les ans, il s'y produit un nombre incroyablement élevé de meurtres. (...) Nous n'avons rien inventé le concernant. Ainsi, lorsque Helen Lyle [le personnage joué par Virginia Madsen] se lance dans des recherches à son sujet, les coupures de presse qu'elle consulte, qui portent sur des assassinats, sont authentiques. (...) Nous avons dû prendre certaines précautions avant de débarquer à Cabrini Green, en nous assurant l'assistance de l'antenne locale du commissariat de police et la coopération des représentants de la communauté. Pour amadouer les chefs des deux principaux gangs, nous avons engagé certains de leurs membres comme figurants." (*).

Candyman 3

Il est dit que la production donnait également des pots-de-vin à certains chefs de gangs, histoire d'être encore plus tranquille. Le réalisateur a surtout filmé des extérieurs de Cabrini Green, privilégiant le tournage en studio pour les intérieurs afin d'éviter des problèmes. Le quartier sera d'ailleurs démoli après la sortie du film, car il devenait très gênant pour la mairie (ce qui n'est pas sans rappeler le nettoyage de New York de ses coins les plus crades). Rose rajoute également le fait d'appeler cinq fois Candyman devant une surface réfléchissante et fait de Candyman un afro-américain.

  • "Un choix qui permettait de revenir sur l'un des aspects les plus sombres de l'histoire des Etats-Unis. Les gens du marketing m'ont averti que je serais probablement taxé de racisme. Ils n'avaient pas tord car, avant même que le film ne se tourne, des représentants de la National Association for the Advancement of Colored People se sont manifestés, furieux. J'ai dû patiemment leur expliquer comment fonctionnaient les films d'horreur, que le Candyman, à l'instar de Jason de Vendredi 13 et de Freddy Krueger, emporterait l'adhésion du public, que la victime du racisme, c'était lui. Visiblement, mes arguments ont fait sens puisque je n'ai plus entendu parler d'eux par la suite." (*).

Candyman 4

Initialement prévue pour incarner son acolyte Bernadette, Virginia Madsen (vue à l'époque dans l'effroyable Highlander 2 et le sympathique Hot spot) prend finalement la suite d'Alexandra Pigg alors enceinte dans le rôle d'Helen Lyle. En sachant qu'il fut un temps question de prendre Sandra Bullock. Comme Tony Todd passe devant Eddie Murphy trop cher pour un film au budget de 6 millions de dollars. Alors que personne ne l'attendait, Candyman s'impose sur le sol américain avec 25 millions de dollars de recettes et Tony Todd devient une des grandes figures de l'horreur, alors que la plupart de celles des 70's-80's commencent à sentir la naphtaline. Rose a eu la bonne idée de ne rien montrer de Candyman avant un certain temps, y compris en ne dévoilant pas sa genèse glaçante (réservée à sa séquelle). Ce qui est dit est finalement plus horrible qu'un flashback.

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Candyman est donc un homme noir ayant eu une relation amoureuse avec une femme blanche et l'a mise enceinte. Le peuple décide de lui couper la main droite, lui mettant un crochet à la place et l'imbibe de miel avant d'envoyer des abeilles sur lui. Il se présente alors avec son crochet, mais aussi des abeilles dans le corps. Une figure surnaturelle qui rappelle un peu Freddy, puisqu'une fois appelé il reviendra continuellement dans la vie de l'héroïne, s'attaquant à diverses personnes gravitant autour d'elle comme son amie (Kasi Lemmons) ou le docteur qui la soupçonne de meurtres (Stanley DeSantis). Bernard Rose prenant le point de vue d'Helen, il peut alors jouer sur la perception de l'héroïne devenant progressivement folle à mesure qu'elle perd tous ses repères. Elle est accusée plusieurs fois de meurtres, parfois en assistant à l'horreur en direct.

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Ce qui l'amène à l'asile psychiatrique comme Kirsty (Ashley Laurence) dans les deux premiers Hellraiser (Barker, Randel, 1987-88) face à des gens qui ne veulent pas la croire et font d'elle une tueuse en puissance. Une spirale infernale qui continue de diverses manières. Bien qu'on le soupçonne plusieurs fois par un aspect à côté de la plaque, son mari (Xander Berkeley) ne mettra pas longtemps à confirmer qu'il trompe sa femme. Un lâche qui l'abandonne à son sort et elle se vengera à travers un final aussi logique que fataliste. Candyman est mort, mais Helen devient elle aussi une martyr, continuant d'alimenter une boucle inarrêtable que l'on appelle cinq fois devant un miroir. Candyman s'impose comme un excellent film d'horreur original à une époque où l'horreur commence un peu trop à se franchiser, jusqu'à accumuler les séquelles sans intérêt et de plus en plus nombreuses. Un bol d'air frais qui sera vite rejoint par une séquelle. Bernard Rose s'y attelle, mais rien ne s'est passé comme prévu. 

  • "J'avais pourtant écrit un scénario pour une seconde partie (...) Le Candyman y rencontrait Jack l'Éventreur à Londres, et l'histoire était en partie basée sur Midnight Meat Train, une autre nouvelle de Clive [Barker] (...) Les producteurs étaient horrifiés quand ils l'ont lu, car leur idée était : 'Comme le premier a été un hit, nous devons refaire exactement la même chose.' (...) Pour être franc, je pense que mon script n'était pas bon non plus. A mon avis, ce qu'ils auraient dû faire, c'est continuer à suivre le personnage de Virginia Madsen, puisqu'elle était devenue à son tour un fantôme à la fin du premier film." (**).

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Futur réalisateur des deux derniers Twilight (2011-2012) comme du remake live-action de La Belle et la bête (2017), Bill Condon est engagé pour remplacer Rose à la réalisation. Le réalisateur lance alors le Candyman dans sa terre natale, la Nouvelle Orléans.  Contrairement au premier film et n'ayant plus d'effet de surprise, Condon dévoile la genèse du croquemitaine à travers une séquence qui paraît d'autant plus logique que le film s'intéresse à la descendance de sa bien-aimée. En effet, la dernière femme du clan Annie (Kelly Rowan) est la personne qui appelle le Candyman et sa famille n'est pas en reste, puisque son père a été victime du tueur comme son mari (Timothy Carhart) ; et son frère (William O'Leary) est le seul à croire encore à son existence à ses risques et périls (on le soupçonne du meurtre de son père comme de celui d'autres personnes). 

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Même l'héroïne est suspectée plus d'une fois par la police d'être à l'origine de meurtres, avant qu'une policière (Fay Hauser) finisse par voir le pot-aux-roses. Il est d'ailleurs intéressant d'entendre les réflexions du policier joué par David Gianopoulos. Il semble vouer une haine envers la famille de l'héroïne, des nantis qui peuvent être libérés "malgré leurs crimes". Comme pour dire que cette famille n'est désormais plus que l'ombre d'elle-même, comme si les faits survenus dans le passé s'étaient retournés contre la famille. L'atmosphère de la Nouvelle Orléans donne un certain charme au film, d'autant que l'euphorie du Mardi Gras renvoie l'héroïne à une fièvre de plus en plus perturbante. Si Farewell to the fresh n'est pas aussi bien que le film de Rose, il se révèle être une séquelle très efficace et essayant de faire autre chose que son aîné tout en gardant une structure similaire. Manque de bol, Candyman 2 est un flop commercial retentissant avec seulement 13 millions de dollars de recettes aux USA. 

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Un troisième film finit quand même par se produire en 1999 sous la direction de Turi Meyer. Il avait le Jour des morts pour toile de fond, avec la fille d'Annie (Donna D'Errico sauveteuse dans la série Alerte à Malibu) obsédée par Candyman qui veut en faire sa dernière victime. Ce troisième volet a tellement intéressé les distributeurs qu'il finira en direct to video. Tony Todd a bien essayé de relancer encore une fois la machine, mais heureusement rien ne s'est fait. Comme une réadaptation qui n'arrivera jamais. Parfois il vaut mieux laisser les abeilles tranquilles...

  • Le bric-à-brac de Clive Barker

Transmutations

Comme son camarade Stephen King, Clive Barker n'a pas toujours eu droit à des adaptations dignes de ce nom, même s'il y en a eu beaucoup moins. Transmutations ou Underworld (George Pavlou, 1985) n'était pas une adaptation, mais un scénario original de Barker. Demholm Elliott (Marcus Brody dans la trilogie Indiana Jones) jouait un scientifique à l'origine de gens déformés suite à une drogue. Afin de trouver un antidote, ces créatures doivent trouver une femme elle aussi cobaye mais immunisée contre la drogue. Une expérience qui visiblement n'a pas convaincu Barker, toutefois le revoilà avec le même réalisateur toujours en tant que scénariste sur l'adaptation de la nouvelle Rawhead Rex issue du troisième tome des Livres de sang (1984). Elle mettait en scène une créature à neuf pieds avec une grosse tête enfermée sous terre. Elle finit par se réveiller et à tuer diverses personnes. Le seul moyen de le battre est un talisman représentant une femme enceinte, chose que Rawhead Rex craint.

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Le père d'une victime finit par le vaincre de cette manière. Le costume de la créature a été réalisé en quatre semaines en une seule pièce. Peter Mayhew (Chewbacca dans la plupart des films Star Wars) fut approché pour l'incarner mais était trop cher. Le rôle sera finalement donné à Heinrich von Schellendorf. Les conditions de tournage furent difficiles puisqu'ils ont tourné en plein hiver glacial. Si bien qu'il a fallu plusieurs fois dégager la neige des décors. On sent rapidement que Rawhead Rex (1986) est un film avec peu de moyens. Le monstre n'a plus neuf pieds et est juste un colosse avec une tête horrible. Il se contente de tuer diverses personnes dans le village, parfois même en hors-champ histoire de ne pas plus choquer. Même le meurtre pourtant central dans l'histoire du gamin du personnage principal (feu David Dukes, père d'Andie et Jack dans la série Dawson) n'est pas montré, au point de se demander pendant un temps ce qu'il s'est passé.

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Surtout, le film est d'un ennui total et s'impose par un rythme tellement mou que sa vision s'avère bien laborieuse. On comprend un peu mieux pourquoi Barker a voulu faire Hellraiser tout seul. Pendant longtemps en dehors des franchises Hellraiser et Candyman, les adaptations de l'univers de Barker furent rares. Il y a bien eu Quicksilver Highway (Mick Garris, 1997), film à sketchs adaptant la nouvelle The body politic et une nouvelle de Stephen King ; comme The Plague (Hal Masonberg, 2006) avec James Van Der Beek. Il faut toutefois attendre Midnight Meat Train (Ryûhei Kitamura, 2008) pour revoir Clive Barker au cinéma, ici en tant que producteur. Issue du premier volume des Livres de sang (1984), la nouvelle originale mettait en scène un homme qui s'endort dans le métro de New York. En se réveillant, il découvre que le wagon est devenu une boucherie et tue le boucher en cas de légitime défense. 

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C'est là qu'il rencontre le conducteur du train une fois arrivé à la dernière station. Des créatures viennent manger les cadavres préparés par le boucher. Pour acheter son silence, le conducteur lui coupe la langue et en fait le nouveau boucher. Initialement prévu pour être réalisé par Patrick Tatopoulos (production designer connu pour ses travaux sur Independence Day ou plus récemment Batman V Superman), le français jette l'éponge en 2006 laissant sa place au japonais Ryûhei Kitamura, connu pour les films Azumi (2003) et Godzilla Final Wars (2004). Le film a longtemps vu sa sortie reportée, attisant la colère de Barker qui voyait là une manigance de Joe Drake (alors président de Lionsgate, le distributeur du film) pour mettre en valeur The strangers (Bryan Bertino, 2008) qu'il produisait directement. En attendant, le film a assez fait parlé de lui pour qu'on retienne son existence. Inutile de dire que Midnight Meat Train symbolise à lui seul la nouvelle qui a été gonflé pour en faire un long-métrage d'1h36. 

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Le héros lambda devient ici un photographe sous les traits de Bradley Cooper. Un homme qui galère avant de tomber sur une agression et sur le boucher (Vinnie Jones). Il apprend le lendemain que la femme agressée est morte. A partir de là, Midnight Meat Train tourne au film à enquête avec le photographe qui essaye de démasquer à tout prix le boucher. Kitamura multiplie les intrigues secondaires (le photographe qui traque le boucher partout au point de ne plus en dormir ; sa relation avec sa compagne qui se désagrège), si bien que la réelle adaptation n'apparaît que dans les dernières minutes. Le réalisateur réussit à rendre Vinnie Jones très charismatique, jouant d'une violence imprévisible de par son costume d'employé modèle et un outil de travail finalement très discret. Les effets gore sont assez grandiloquents en général, avec des yeux qui sortent de leurs orbites (à l'image de Ted Raimi), les membres qui craquent ou coupés. 

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Heureusement d'ailleurs, car à force de s'éparpiller, le film peine à convaincre d'autant que le photographe apparaît comme particulièrement antipathique et le jeu de Cooper n'aide pas du tout. Là où le récit initial était direct, ici on est tellement passé par diverses péripéties que le twist a du mal à passer, évoqué à la vitesse de l'éclair avant un résultat que l'on devine assez facilement. Dommage car il y avait le potentiel pour un meilleur film. Au mieux il peut être considéré comme sympathique. Au pire déjà oublié. Sorti en direct to video par chez nous, Livre de sang (John Harrison, 2009) se rapproche davantage du niveau de Rawhead Rex. Le film se base sur deux nouvelles qui débutent et clôturent les Livres de sang. Dans la première, une chercheuse psychique et un médium de pacotille enquêtent sur des faits paranormaux survenus dans une maison. Dans un premier temps, l'homme simule avant que des faits anormaux finissent par réellement se passer, puisque son corps commence à dévoiler des écritures sanglantes. 

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Dans la seconde On Jerusalem Street, le médium est retrouvé par un chasseur de prime. Ce dernier lui découpe la peau qui finit par l'inonder de sang. Harrison a la bonne idée d'englober la première nouvelle au centre du récit, en faisant un immense flashback, là où l'adaptation de la seconde sert d'introduction et conclusion au film. Pour le reste, Livre de sang est malheureusement très ennuyeux, très prévisible et ses acteurs peinent à convaincre. A l'image de Jonas Armstrong pas charismatique pour deux sous, pas aidé non plus par la très fade Sophie Ward (le love interrest de Sherlock Holmes dans Le secret de la pyramide). Sorti la même année également en DTV par chez nous, Terreur ou Dread (Anthony DiBlasi) se révèle bien plus convaincant. DiBlasi adapte une nouvelle du second volume des Livres de sang avec pour intrigue un jeune homme confronté à un de ses camarades ayant kidnappé une végétarienne et la libérera uniquement si elle mange un steak.

Dread

 

Le but de cet étudiant nommé Quaid est que la personne passe outre sa phobie. Le héros nommé Steve finissait lui aussi confronté à sa peur d'être sourd par son camarade avec des dommages collatéraux. DiBlasi laisse place à beaucoup de background, mais contrairement à Midnight Meat Train, ces rajouts s'avèrent bénéfiques amenant à une conclusion furieuse via un pur cheminement logique. Il fait de Quaid (Shaun Evans, interprète de Morse jeune dans la série Les enquêtes de Morse) un véritable psychopathe en puissance traumatisé par un drame familial. La fille végétarienne (Hanne Steen) devient ainsi la petite-amie de Steve (Jackson Rathbone vu dans les Twilight), ce qui rend sa raison de s'en prendre à Quaid d'autant plus logique. Toutefois, l'aspect sourd arrivera à un autre personnage (Jonathan Readwin), ce qui rend le final de Dread encore plus cruel et malsain que celui de la nouvelle plus simple. 

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Quaid ne se sauve pas de la peur, mais pense qu'en confrontant les autres à la leur, il va les changer. Sauf qu'ils deviennent tous progressivement fous, jusqu'à cet étudiant devenant un tueur voulant se venger de celui qui l'a torturé. A cela se rajoute aussi une autre intrigue, plus raccord avec le monde d'aujourd'hui (en l'occurrence le cyber-harcèlement). Si l'aspect sentimental est peut-être de trop, la théorie que la peur rend fou une fois qu'on y est confronté très fortement est à nouveau pertinent. Ici le culte de l'apparrence, puisque le personnage joué par Laura Donnelly en vient à s'écorcher la peau pour enlever ses tâches de vin présentes sur son corps. DiBlasi réussit à mettre mal à l'aise et a suffisament bien croqué ses personnages au préalable pour que cela fonctionne pleinement, bien aidé par des acteurs convaincants. Enfin, la fin réservera un beau retournement de situation amenant à une conclusion amère et saignante. A la prochaine ! 


* Propos issus de Mad Movies numéro 303 (janvier 2017). 

** Propos issus de Mad Movies numéro 285 (mai 2015).