La vie, c'est comme une boîte de chocolats: on ne sait jamais sur quoi on va tomber
1981. Un homme s'asseoit sur un banc, attendant l'heure, devant une arrêt de bus, avec une boîte de chocolats. Il s'appelle Forrest Gump et va raconter sa vie à qui bon lui semble...

En 1994, Robert Zemeckis signe à ce jour et tout simplement son dernier chef d'oeuvre (disons que c'est foutu pour ce jadis grand cinéaste), Forrest Gump. Un film qui lui vaudra l'Oscar du meilleur réalisateur, celui du meilleur film; meilleur acteur pour Tom Hanks; meilleur scénario pour Eric Roth; meilleurs effets spéciaux; et meilleur montage pour Arthur Schmidt. Il recevra également les Golden Globe du meilleur film dramatique, meilleur réalisateur et meilleur acteur; et le Bafta des meilleurs effets spéciaux. On y retrouve également Robin Wright, Gary Sinise, Mykelti Williamson, Sally Fields et même Haley Joel Osment dans son premier rôle.

Le film commence sur une plume volant au vent. On finit par voir Forrest, un homme en costume blanc et chemise bleue, attendre un bus avec une boîte de chocolats. Il décide de raconter son histoire aux gens assis sur le même banc que lui. Il commence alors par sa jeunesse, ou il est handicapé par ses jambes et dont la mère fait tout (je dis bien TOUT) pour que son fils ait les soins et la scolorité, dont il a besoin. Il rencontrera Jenny, une jeune fille et amie de Forrest, battue par son père. Grâce à elle, il se libèrera de ses attelles en courant. D'ou la mythique réplique "Court Forrest, court!". Durant son enfance, il rencontrera Elvis, dont le jeu de jambe sera inspiré par Forrest.

Une fois adulte, Forrest est une sorte de gros bénêt, ne se rendant absolument pas compte des choses ou personnes qu'il voit. Ainsi, notre larron se retrouvera dans la Guerre du Vietnam, ou son meilleur ami Bubba se fera tué et son lieutenant, qu'il sauvera, finira avec les jambes en moins. Sans compter que Forrest deviendra un champion de ping pong; dévoilera le Watergate (hilarante séquence, ou notre héros voit de drôle de lumières dans le bâtiment en face); serra les mains de JFK et Nixon; inspira John Lennon pour Imagine; a couru la plupart des Etats Unis sans s'arrêter; et sera même actionnaire d'Apple! Le plus drôle dans tous cela, c'est que Forrest est totalement indifférent et ne comprend pas du tout les différentes situations.

Ce qui donne un film très souvent drôle. Durant plus de 2h10, on voit une grande partie de l'histoire de l'Amérique, à travers les yeux d'un ahuri véritablement attachant. Ses aventures sont tellement énormes que l'on se met à l'adorer. Mais Forrest a surtout beaucoup de coeur. Il n'oubliera jamais Jenny et la retrouvera plus d'une fois. Ils sont tout simplement fait l'un pour l'autre, mais la maladie viendra tout chambouler. Sans compter son amitié avec son lieutenant sans jambe, laisser dans une certaine indifférence après le Vietnam. Zemeckis signe ainsi un film touchant, bien qu'un brin trop long, avec des acteurs remarquables, le trio Hanks-Wright-Sinise en tête.

Un film peut être trop long, mais bien joué, drôle et quelques fois triste.
La critique d'Alice In Oliver:
Pas évident de chroniquer ce film d'aventure, j'ai nommé Forrest Gump, réalisé par Robert Zemeckis en 1994, qui ressemble davantage à un conte et/ou à une fable philosophique. En vérité, Forrest Gump s'apparente surtout à un voyage initiatique, fortement inspiré par les aventures de Candide, le chef d'oeuvre littéraire de Voltaire.
D'une certaine façon, le héros principal, donc, Forrest Gump (Tom Hanks) est une sorte de Candide des temps modernes.
Tout du moins, c'est un homme qui va largement participer à l'histoire de son pays. Sur son chemin, il va rencontrer de nombreuses personnalités importantes: Elvis Presley, John F. Kennedy, Jerry Rubin, John Lennon ou encore Richard Nixon, pour ne citer que ceux-là. Certes, Forrest Gump est un personnage naïf, qui traverse les événements sans réellement les comprendre. Mais c'est aussi un homme qui va se retrouver impliqué dans la Guerre du Vietnam, l'Affaire du Watergate et va inspirer certaines grandes figures populaires. Par exemple, Elvis Presley reprendra le jeu de jambes de Forrest dans ses concerts.
A partir de ces différents éléments, Robert Zemeckis balade le spectateur dans l'Amérique des années 60, 70 et 80.
Telle la plume qui s'envole au début du film, Forrest Gump va devenir le témoin d'une société en pleine mutation culturelle, politique et économique.
Hélas, notre héros est un imbécile heureux, un homme capable de courir à travers le pays sans savoir pourquoi.
Mais avant toute chose, Forrest Gump reste une histoire d'amour entre son héros principal et Jenny (Robin Wright), le grand amour de sa vie.
Pour le reste, le film est parfois un peu décevant. Certes, on s'attache beaucoup à ce brave type, à ses rencontres et à ses péripéties.
Toutefois, Robert Zemeckis évite toute critique envers son pays et se contente de filmer les événements du point de vue de son personnage.
Ce qui est un peu dommage en fin de compte, le film se contentant de rester à la surface. Cepedant, Forrest Gump peut s'appuyer sur d'excellents acteurs: Tom Hanks, Robin Wright, Gary Sinise et Sally Field.
Ensuite, le film remportera six oscars: meilleur réalisateur, meilleur film, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur montage et meilleurs effets visuels.
Au final, Robert Zemeckis parvient à nous transporter dans un voyage unique, totalement original, teinté par les rires, les larmes et les émotions.