A la poursuite de Rostavili
genre: policier
année: 1988
durée: 1h45
l'histoire: Ivan Danko, un policier russe, est envoyé à Chicago pour ramener Rastavili, un trafiquant de drogue responsable de la mort de son coéquipier. Le criminel est arrêté par la police américaine et doit être extradé. Mais lors de son transfert, il s'échappe. Danko doit alors s'associer avec la police locale pour le retrouver.
la critique d'Alice In Oliver:
Ce n'est pas la première fois que Walter Hill nous fait le coup du duo de flics mal assortis, puisque le cinéaste avait déjà réalisé 48 heures.
Le réalisateur nous propose à nouveau un duo de flics de choc avec Double Détente, produit en 1988. Certes, le film est de facture assez classique mais la formule fonctionne plutôt bien.
Encore une fois, ce film policier peut compter sur ses deux acteurs principaux: Arnold Schwarzenegger et James Belushi.
Voilà un duo surprenant et deux interprètes pour le moins opposés, autant dans le style que dans leur personnalité.
D'ailleurs, le film s'en amuse via un scénario simple, limite caricatural mais qui sait aussi rire de lui-même.
Attention, SPOILERS ! Ivan Danko (Arnold Schwarzenegger), un policier russe, voit son collègue se faire abattre sous ses yeux par un dangereux criminel, un certain Rostavili. Le tueur et trafiquant de drogue est arrêté aux Etats-Unis et doit être extradé dans son pays. Ivan Danko est appelé sur les lieux.
Malheureusement, lors de son transfert, Rostavili parvient à s'échapper. Ivan Danko est alors associé à un policier américain, Art Ridzik (James Belushi), pour le retrouver.
A partir de ce script simpliste (encore une fois), Walter Hill varie les plaisirs et propose un film musclé, nerveux, parfois violent mais non dénué d'humour. Toutefois, si la formule fonctionne aussi bien, c'est grâce à son duo inattendu.
En effet, un flic de Russie doit faire équipe avec un policier américain. Le communisme s'allie au capitalisme pour servir la bonne cause.
Certes, le propos peut prêter à sourire, mais le film se situe en 1988, à la fin de la Guerre Froide, les relations entre les deux pays étant un peu moins tendues à l'époque. Reste un film policier plutôt solide, étrangement peu cité dans la filmographie de Schwarzy.
La critique de Borat
J'ai beau aimer Sylvester Stallone, il faut bien dire que l'acteur s'est parfois foutu dans des situations cauchemardesques au point de perdre toute crédibilité chez les cinéastes. Ce qui ne fut pas de son ami Arnold Schwarzenegger qui avait déjà tourné avec John Milius (Conan le barbare), James Cameron (Terminator), John McTiernan (Predator) ou Richard Fleischer (même si c'était pour Conan le destructeur et Kalidor...). En 1988, Walter Hill, célèbre réalisateur des 48 heures, le dirige dans Double détente. Il est accompagné par des acteurs de qualité comme James Belushi, Peter Boyle, Ed O'Ross, Laurence Fishburne, Richard Bright et Gina Gershon. Comme pour le dyptique avec Eddie Murphy et Nick Nolte, Hill nous sort un duo improbable surtout pour l'époque.
Nous sommes à la fin des années 80, le Mur de Berlin ne s'est pas encore brisé et la guerre froide ne finira pas avant la chute de l'URSS en 1991. Il est donc cocace de voir un soviétique et un américain sur une même affaire et encore moins un russe aux States! C'est pourtant le dilemme de Double détente (le titre évoque non seulement les flingues mais également les temps de pause de la Guerre Froide). En effet, l'ami Schwarzy incarne un flic soviétique s'attaquant à un trafiquant de drogue dans son pays. Ce qui donnera une séquence dans des thermes absolument délirantes. En effet, c'est bien connu: en URSS, les thermes sont dignes d'un chalet en Haute Savoie et les hommes et les femmes sont mélangés. Comme ils sont tellement pauvres, ils n'ont que la partie corones de couverte!
Mais le collègue de Schwarzy meurt et le dealer part aux USA. Arrive alors Belushi, flic ricain dans toute sa splendeur et se rapprochant plus ou moins du Michael Douglas de Black Rain donc a eu recours à quelques magouilles. Lui aussi aura son partenaire de tuer ce qui permet au duo improbable de prendre tout son sens. Rien que l'arrivée de Schwarzy est à se pisser dessus et à voir absolument en VF pour l'aimer encore plus. Ainsi, à peine débarque t-il dans un motel que le dialogue donne "Danko. -La baleyette". Juste après, il allume la télé et tombe sur un bon porno des familles. Il ne tardera pas à sortir un superbe "Capitaliste!". Et quand Boyle lui demande ce qu'il a comme un remède anti-stress chez lui, il dit directement "Vodka!".
Que dire également du passage où lui et Belushi parlent de baseball, la scène avec la place de stationnement et la course poursuite finale. Inutile de dire qu'Hill nous sort quelques clichés et cela donne un charme nanardesque fendard comme pas possible. Cela fait plus rire que pleurer et le réalisateur ne cherche qu'à nous divertir. C'est clair, on ne s'ennuie pas devant ce film policier dans la lignée des buddy movies. Certes c'est très con et les scènes évoquées précédemment le prouve plus ou moins sans compter le méchant très méchant et la légère romance entre Gershon et Schwarzy. Mais encore une fois, le film rempli sa part du marché. De plus, les deux personnages principaux. Belushi semble bien s'amuser en flic aux méthodes douteuses et Schwarzy arbore un accent russe tonitruant. Par ailleurs, ce serait la première fois que Daniel Beretta l'a doublé en VF.
Un film policier un peu cliché mais efficace et drôlatique.


