Ne kidnappez jamais la fille de Liam Neeson, sinon vous finirez avec la bite dans un tupperware
Bryan, un ancien agent de la CIA reconverti en garde du corps, assiste au téléphone à l'enlèvement de sa fille à Paris. Il compte bien la récupérer quitte à tuer quelques albanais...
Il court, il court le Liam. Il ne sait pas où il va, il est passé par ici il repassera par là...
Ah Luc Besson... Rien qu'à l'évocation de ce nom dans ses colonnes, vous devez vous dire "Oh purée! Le Borat il remet ça avec Besson!" ou encore "ça sent le dézinguage en flèche". Certains croiront peut être "Oh le gentil Borat chroniquant une production du gentil Luc Besson, ça a l'air intéressant" ou bien "mon idole enfin sur ce blog" (Besson, pas moi, à moins que... -NDB). Par contre, si je vous dis que Taken va être aborder à partir de maintenant, vous devez vous dire tout de suite "merde, c'est foutu! Borat va tout faire péter!". Et bien oui, mes amis, le film de Pierre Morel (qui nous a donné le merveilleux Banlieue 13 avec ses gentils très gentils et ses méchants très méchants) va en avoir pour son argent. En sachant que c'est le film français (avec une majorité d'acteurs anglophones quand même...) qui a le mieux marcher à l'internationnal depuis Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Autant dire que ça fait quand même mal au cul.
"Papaaaa! Les méchants veulent me kidnapper pour me vendre! -Oh les veinards! -Quoi? -Pardon chérie. Oh les salauds!"
C'est le cas aussi quand on voit Liam Neeson cachetonner de plus en plus dans ce genre de merdes commerciales et cela depuis au moins La menace fantôme. Ou comment passer de Schindler à général de La bataille navale. A noter que l'on retrouve également Maggie Grace (que l'on voit au début et à la fin), Famke Janssen (idem), Olivier Rabourdin (que l'on voit au milieu), Katie Cassidy (au début) et Leland Orser (au début), mais celui que l'on voit tout le temps, c'est Neeson. Ce dernier est un ancien agent de la CIA (un costaud donc) nommé Bryan (non, pas de blagues sur des gens présents dans des cuisines) et père d'une fille ayant la vingtaine mais dont on ferait passer qu'elle a dix-huit ans. Evidemment, elle voit en Paris la destination merveilleuse avec hôtel quatre étoiles et les paillettes. Evidemment, malgré que son père ne roule pas sur l'or, c'est le pauvre vieux qui doit payer le séjour de sa fille, surtout que sa mère, qui a sa garde, vit clairement dans le besoin. Une envie de tuer votre ex? On comprendrait presque Neeson. Pourtant, il accepte et donne le fric.

Et voilà, c'est le drame (Borat en mode présentateur sportif)! La jeune et sa copine se font kidnappées par des proxénètes albanais (!) informés par un frenchy dès l'aéroport (!). Evidemment, fifille a appelé son papa (plutôt que la police... C'est vrai que c'est moins utile) et assiste au meurtre de sa copine (détail tellement important que le réalisateur s'en fout au point que les parents ne sauront jamais que leur fille est morte à Paris. A l'heure qu'il est, je crois qu'ils attendent encore un coup de fil) avant de se faire kidnapper. Maggie Grace devait être plus belle... Dès lors, Neeson sort l'attirail et s'apprête à défoncer du proxénète et du albanais! Faut pas le faire chier, le Liam. Déjà que le début valait son lot de clichés sur les relations mono-parentales et tout simplement scénaristiques (on ne dira jamais assez que Besson est un des pires scénaristes français et ce n'est pas ça qui manque), la suite est encore pire.
"Alors c'est qui le meilleur?! -Ché toua. -Comment? Et merde, il est mort."
On n'arrête plus le Liam qui torture de l'albanais, avant de descendre en flèche un coin de prostitution caché derrière un chantier (non, vous ne rêvez pas, nous parlons d'une production Besson) et de semer le boxon dans un immeuble servant d'enchères pour traîte des femmes. Il n'y a pas à dire, un tel sommet de conneries durant 1h25 générique compris vaut clairement le coup d'oeil. Personnellement, même en écrivant la critique de ce film, je me pose encore des questions sur ce que fûme l'ami Besson quand il écrit un scénario ou ce qu'il boit, parce que là on atteint des sommets de grand n'importe quoi. En sachant que le final est fabuleux également avec Neeson dérouillant du méchant albanais sur un yacht sur la Seine, après avoir fait des tonnes d'excès de vitesse en Audi sans se faire flasher, ni poursuivre par la police! Evidemment vous vous doutez bien que Neeson va retrouver sa fifille et qu'en plus, elle n'a même pas besoin de cure de désintoxication pour survivre à la drogue injectée dans ses narines depuis plus de 48h.
"Pute pas chère aujourd'hui, pute pas chère! Achetez achetez!"
A ce niveau de crétinisme, je crois que même le plus débile des films de Michael Bay pourrait presque devenir fun (j'ai bien dit presque). Indéniablement, ce film est dans la grande tradition de Besson comme l'a déjà démontré Mozimor, à savoir des "putes", un gentil qui tue des méchants (remplacez juste les yamakasis par des albanais) et conduisant une Audi. Encore une fois, je n'invente rien. Comme le prouve les deux précédants paragraphes, il n'y a aucun scénario et le film n'est qu'une accumulation de bastons, où un mec proche de la soixantaine fout des tatannes à des jeunots sans aucune égratinure. Et dire qu'une suite est prévue. Quoi? Vous voulez le scénario? Vous êtes sûr? Bon ok! Neeson se fera kidnapper par un albanais pas content que le Liam ait tué son fils. Vu les techniques que le Liam emploie, on se demande comment l'albanais va faire pour le kidnapper tant il se fait une armée de bonhommes dans le premier sans broncher. Vous croyez qu'il a payé Superman? Et vous savez qui c'est qui va sauver Liam? Sa fifille. Si elle est aussi persuasive que dans le premier, elle va finir très vite avec le nez tout blanc et dans un réseau albanais.
Une bouse made in Besson profondément débile et qui accumule les poncifs.