Le diurnanbule dans le camp adverse
Après avoir retrouver son mentor Weasler, Blade se voit contraint de collaborer avec des vampires pour affronter une race supérieure...

En 2002, le diurnanbule revenait en force dans une année 2002 largement maîtrisée par George Lucas (L'attaque des clones) et Sam Raimi (Spider-man, autre adaptation made in Marvel) en termes de gros blockbusters. Comme réalisateur, les producteurs ont eu la bonne idée de faire appel à Guillermo Del Toro, à l'époque connu pour des petits films comme L'échine du diable. Le réalisateur se retrouve pour la seconde fois à la tête d'un blockbuster mais cette fois-ci, il est réellement aux commandes et ses actions ne sont pas dictées par deux tocards nommés Bob et Harvey Weinstein. Pas question de perdre le contrôle comme sur Mimic. Wesley Snipes est évidemment de retour tout comme Kris Kristoferson; ainsi que Norman Reedus, Ron Perlman (première collaboration), Matt Schulze, Leonor Varela, Luke Goss (idem), Donnie Yen et Thomas Kretschmann.

Si le premier avait déjà un style visuel percutant, Blade 2 renforce clairement le tout. Par moments et de part certaines folies en terme de plans, on se croirait dans un vrai BD filmée, ce qui n'est évidemment pas un reproche ici. Del Toro semble véritablement s'éclater avec sa caméra, donnant lieu à des affrontements rythmées et particulièrement spectaculaires (le passage sous les égoûts notamment ou la baston dans la salle des vampires). Si le mexicain utilise un grand nombre d'effets spéciaux (voyants en grande partie), c'est pour renforcé ce style. Clairement, il ne les utilise pas comme un Michael Bay, à savoir à la "one-again". Les effets sont donc voulus. Snipes campe toujours aussi habillement l'ami Blade plus tourmenté que jamais. Et pour cause, il doit aider des vampires pour tuer une race supérieur.

Sauf qu'évidemment, chacun des clans se méfie de l'autre et les représailles seront fatales ou pas. Dans ce volet, Del Toro montre clairement une race (en l'occurence les vampires) vouée à sa perte à cause de sa propre décadance. Ils ont voulu devenir plus fort et finalement se sont cassés les oeufs (pas besoin de Jack Slater sur ce coup-là). Clairement, ce volet est le meilleur de la trilogie, transformant une simple commande (une suite donc) en un véritable feu d'artifice où on s'en prend plein les mirettes sans jamais être déçu par le scénario. A croire que David S Goyer n'aurait jamais dû passer derrière la caméra (cela se vérifiera dès le volet suivant). Perlman semble bien s'amuser en bourrin vampirique quand Varela fait très potiche. Une sorte de Kate Beckinsale avant l'heure.

Une suite supérieure de par son style et son histoire.