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4 novembre 2014

Kevin débarque par erreur à New York

maman-j-ai-encore-rate-l-avion

genre: comédie
année: 1992
durée: 1h55

l'histoire: C'est à Malibu que la famille McCallister décide de passer les fêtes de Noël. Mais une fois à l'aéroport, Kevin s'éclipse et embarque par mégarde pour New York.

La critique d'Alice In Oliver:

En raison du succès du premier film, Chris Colombus réalise une suite dans la foulée, donc, un an après. Bienvenue dans Maman, j'ai encore raté l'avion !
Pour l'anecdote, Macaulay Culkin, âgé alors de 12 ans, recevra un cachet de 8 millions de dollars pour ce film.
Ce qui constitue un record absolu pour un enfant de cet âge. Oui, Macaulay Culkin est bel et bien le gosse le plus cher d'Hollywood à l'époque.

Pour le reste, pas de surprise au niveau du scénario. On prend les mêmes et on recommence. On retrouve donc notre joyeuse troupe, à savoir Macaulay Culkin (que j'ai déjà cité), Joe Pesci, Daniel Stern, John Heard et Catherine O'Hara. A noter l'arrivée de Tim Curry en maître d'hotel, qui ne sert à peu près à rien.
Cette fois-ci, plus question de nous faire le coup du gosse oublié à la maison la veille de Noël.

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Chris Colombus a bien conscience que cela ne marchera pas deux fois. Qu'à cela ne tienne, la famille McCallister perd Kevin dans un aéroport.
Malheureusement, ils s'en aperçoivent une fois dans l'avion. De son côté, Kevin a embarqué dans le mauvais appareil.
Voilà le jeune mioche en route pour New York.

C'est d'ailleurs la grande nouveauté de ce second opus. Parallèlement, les deux cambrioleurs du précédent film se sont échappés de prison.
Sur leur chemin, ils vont à nouveau rencontrer Kevin. Plutôt que d'exploiter le décor en place, à savoir la grande ville de New York, les hostilités se déroulent à nouveau dans une maison. Les pièges sont évidemment plus nombreux et toujours plus improbables.

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Ici, Daniel Stern et Joe Pesci ne sont là que pour se prendre des pots de peinture dans la tronche. Bon, en même temps, c'était déjà le cas dans le précédent film.
Hélas, la formule qui fonctionnait si bien, ne prend plus vraiment dans cette suite, plutôt paresseuse dans l'ensemble.
En vérité, Maman j'ai encore raté l'avion pourrait se voir comme une séquelle, voire un remake du premier opus, la surprise et l'hilarité en moins.

En même temps, cette suite montre bien les limites d'une telle entreprise. Clairement, Maman j'ai encore raté l'avion n'est rien d'autre qu'un petit nanar de Noël, qui plus est, à la moralité pompeuse et relativement ennuyeuse.
Que dire de plus ?

La critique de Borat

Maman, j'ai raté l'avion est l'un des plus gros cartons au box-office de l'année 1990; il était donc logique de voir émerger une séquelle. D'autant que Macauley Culkin cassait encore la baraque à cette époque. Chris Colombus et John Hughes reviennent alors à la charge avec Maman, j'ai encore raté l'avion ou Home Alone 2: Lost in New York. Une nouvelle fois le succès est là, d'autant que tout le casting revient y compris le duo de cambrioleurs campés par Joe Pesci et Daniel Stern. Mais est-elle à la hauteur du premier opus? Malheureusement non. Le principal étant qu'évidemment Colombus et Hughes ne se sont pas foulés pour cette suite ou plutôt séquelle. On a même très souvent l'impression de voir un autoremake. Kevin s'engueule encore avec ses vieux suite à une saloperie de son frère Buzz (séquence rigolote néanmoins suivi d'un procès d'intention que l'on croirait sorti d'un vieux téléfilm policier des 50-60's)... Sa mère (Catherine O'Hara) le réprimande... Mais cette fois-ci Kevin part bien en avion... mais pas dans le bon.  Puis il se retrouve tout seul à New York quand ses parents sont en Floride... Puis il ressort le film de mafieux qu'il adore pour faire chanter les employés de l'hôtel... Puis il retrouve les casseurs flotteurs... Puis ils aident des âmes charitables... Puis fini (désolé de vous spoiler). 

C'est exactement et à peu de choses prêts le même scénario que le premier film. On change juste le coup de l'avion car franchement si on avait eu le second coup de la panne de réveil et du mauvais comptage, cela aurait été catastrophique. Alors Colombus et Hughes essayent de trouver des situations à New York pour contrebalancer avec le manque total d'idées de cette sequelle. Alors ok une séquelle semblait évidente au vue du succès du film, mais quand on voit ce qu'ils ont fait, on se dit quand même qu'il vaut mieux parfois laisser des projets au placard. On pourra dire la même chose pour Beethoven 2 que Hughes signera par la même occasion quelques années plus tard. Le film essaye donc de compenser par des péripéties dans le Plaza (belle publicité pour cet hôtel ouvertement cité) et se retrouve donc avec des acteurs comme Tim Curry et Roy Schneider, soit l'un des plus grands transformistes du cinéma (travesti dans The Rocky Horror Picture Show, Darkness dans Legend, clown diabolique dans ça...) et un des pires comiques américains (vous l'avez au moins vu en sidekick pénible dans Judge Dredd ou Piège à Hong Kong). 

Les auteurs se permettent alors d'utiliser les maîtres d'hôtel sceptiques à l'idée de voir un enfant seul dans un hôtel mais avec les sous-sous dans la poche. Après tout pourquoi embêter un gosse s'il peut payer? C'est un peu balot quand même! Alors ils passent en pleine journée et tombe sur un mannequin sous la douche avec la voix enregistrée de l'oncle sous la douche. Puis ils débarquent carrément en groupe avant de se prendre la rafale sonore du tueur de Snake (moment au combien amusant même si clairement déjà vu, il n'y a qu'à voir la gueule de Curry essayant de parler à une voix enregistrée). Et enfin essaye de le neutraliser avant de se prendre le rateau. Le film aligne aussi les bons sentiments avec ce gentil vendeur de jouets et la femme aux pigeons, freak qui adore l'opéra. Sans compter ce happy-end sous le sapin géant de Central Park! Alors que nous réserve nos casseurs flotteurs? Hé bien pas grand chose. Alors certes on se fend la poire du malheur de Pesci et Stern et les quelques gags sont plutôt délirants. Que ce soit le crâne de Pesci en feu ou Stern glissant et démolissant plusieurs étagères de peintures dans la gueule. Mais cela sent clairement le réchauffé.

Une sequelle au combien déjà vu et n'ayant pas grand chose à offrir.


Extrait du film "Maman, j'ai encore raté l'avion"--"Home Alone 2: Lost in New York"---WTC

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Commentaires
A
mouaif, bof, une suite qui surfe sur le succès du premier. A éviter...
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T
Un peu moins bon que le premier (une sorte de remake) mais pas dégueulasse à voir. Un film qui m'a tout de même marquée puisqu'il m'a inspiré le surnom d'une prof.
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A
oui, je me souviens que tu m'avais parlé d'un Home Alone 5
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B
Oui en effet il s'agit d'un téléfilm nommé Maman je suis seul contre tous. En sachant que je t'avais déjà dit qu'un Home alone 5 pour la télé allait se produire.
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A
à noter aussi qu'il existe un home alone 4 mais je ne l'ai pas vu
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