Il n'est pas content et il a la dalle !
genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2004
durée: 1h30
l'histoire: Un crocodile énorme est découvert fossilisé et des scientifiques décident d'expérimenter une hormone spécifique sur son corps. Mais le monstre se réveille et parvient à s'échapper.
la critique d'Alice In Oliver:
Ce n'est une nouvelle pour personne. Depuis le milieu des années 2000, requins, crocodiles et autres monstres aquatiques reviennent en force au cinéma et/ou sur le marché de la vidéo.
Pour s'en convaincre, il suffit de prendre le succès de Piranha, le remake d'Alexandre Aja. Sans compter les productions Asylum qui multiplient les titres folkloriques et tous plus débiles les uns que les autres: Supercroc, Mega Shark Vs Crocosaurus ou encore Mega Python Vs Gatoroid, pour ne citer que ceux-là.
Roger Corman a bien compris qu'il y avait matière à exploiter avec ce nouveau filon. Lui aussi décide de profiter de cette tendance.
Le pape du cinéma bis se retrouve donc à la production de Dinocroc, réalisé par Kevin O'Neill en 2004. Comme d'habitude, le scénario est de facture classique.
Attention, SPOILERS ! Le corps fossilisé d'un crocodile préhistorique a été retrouvé par ds scientifiques.
Ces derniers prélèvent une hormone très rare mais réveillent accidentellement le reptile. Et le monstre n'est pas content ! Il a la dalle et a bien l'intention de s'en prendre aux touristes du coin.
D'ailleurs, la créature ne tarde pas à pointer le bout de son museau et à dévorer le jeune frère du héros de l'histoire. Accompagné par sa bien-aimé, ce dernier va cherche à se venger et décide de traquer l'animal. Une lutte féroce s'engage !
Vous l'avez donc compris: le scénario n'est pas vraiment le gros point fort de Dinocroc.
Pourtant, il faut croire que cette série B sans le sou et sans prétention a connu un certain succès sur le marché de la vidéo puisqu'une suite, Dinocroc Vs Supergator, sera réalisée quelques années plus tard. Ensuite, si vous avez bien lu le résumé de l'histoire, vous aurez compris que le script du film vient renifler du côté de Jurassic Park, le pognon et le talent en moins.
Hélas, Kevin O'Neill n'est pas Steven Spielberg (oh non !). Le crocodile préhistorique reste évidemment l'attraction principale de ce nanar horrifique.
Au niveau du casting, on retrouve quelques visages connus du cinéma bis, entre autres, Costas Mandylor, Charles Napier et Jane Longenecker.
Malheureusement, les personnages humains ne présent que peu ou prou d'intérêt. Quant au reptile de service, celui-ci est animé par des effets spéciaux en CGI très moches.
Même chose pour l'intrigue archi-prévisible. En résumé, Dinocroc souffre également d'un sérieux air de déjà-vu. Seule petite originalité: la violence de cette série B, le monstre moisi n'hésitant à massacrer un jeune gosse dans les règles.
Mais bon, en dehors de cela, pas grand chose à signaler.
