Vous ne le confondrez plus avec le café
Petite pause involontaire dans ce cycle spéciale Luc Besson pour rendre hommage à un acteur qui nous a quitté lundi. Michael Clarke Duncan vient de quitter le monde des vivants à 54 ans, âge au combien jeune pour quelqu'un qui vient de partir. Un petit hommage ne sera pas de refus. Du haut de son mètre 96 (même Will Ferrell ne les fait pas), sa carrure lui vaudra d'être garde du corps et notamment pour un certain Will Smith. Il commencera le cinéma vers le milieu des années 90, surtout en tant que figurant comme dans Bullworth de Warren Beatty ou Une nuit au Roxbury (avec justement Ferrell). Mais c'est surtout en 1998 qu'il trouve un premier rôle marquant. Ainsi, il partage l'affiche d'Armageddon de Michael Bay aux côtés de Bruce Willis, Ben Affleck ou encore Steve Buscemi. On le remarque notamment dans la séquence de l'exercice médical où il montre sa couane imposante! Un atout sympathique qui fera apprécier ce gros nanar patriotique. Mais ce sera véritablement l'année suivante que sa carrière va exploser. Ainsi, Frank Darabont décide de le prendre pour incarner le rôle de John Coffey, prisonnier de La ligne verte.

Face à Ben Affleck dans Armageddon.
Un rôle conséquent et probablement son meilleur. Dans ce film déjà magnifique en lui-même, Duncan donne lieu à une prestation remarquable où il emballe tout le monde. Surtout avec la fin, son personnage a une dimension purement mélancholique au point de se prendre d'une vraie affection. La star du film ce n'est pas Tom Hanks pourtant très bon, c'est lui. Ce qui lui vaudra une nomination aux Oscars (remporté par Michael Caine) et aux Golden Globes (reçu par Tom Cruise). Par la suite, l'acteur fera un bon paquet de mauvais films. Au hasard, on citera Daredevil où il incarnait le Caïd de manière cabotinne; La Planète des singes de Tim Burton où il incarnait un général évidemment très massif et pas super diplomate; Street Fighter: Legend of Chun Li où il se bastonnait aux côtés de Kristin Kreuk; une apparition éclair pour son pote Michael dans The Island... Bref, les années 2000 n'auront pas porté chance à Michael Clarke Duncan et cela malgré une certaine gueule de l'emploi. Mais il lui est arrivé de trouver d'excellents rôles par ci, par là même si cela ne concerne que des second-rôles. Ainsi nous l'avons vu en directeur technique gueulard face à un Will Ferrell complètement dingo dans Ricky Bobby.

Dans La ligne verte, son film le plus marquant.
Conscients de sa carrure impressionnante, Robert Rodriguez et Frank Miller l'engage pour incarner Manute dans l'adaptation de Sin City. Un véritable enfoiré à la solde de la pègre qui fera bien du mal à la jolie Rosario Dawson notamment dans une scène de masage glaciale. On avait pu l'entendre récemment en version originale dans Green Lantern où il jouait le rôle de Kilowog, le gros Green Lantern. Récemment, on l'avait surtout vu dans le spin-off de la série Bones, The Finder (vue sur M6). Malheureusement pour lui, elle n'aura duré qu'une saison de treize épisodes. Même s'il n'a pas réussi à se montrer dans plus de rôles marquants, Michael Clarke Duncan restera une gueule de cinéma par excellence. Un Ours comme le surnommé Bruce Willis dans Armageddon. Un Ours qui nous manquera probablement à l'image de son personnage dans La ligne verte.