Cine Borat

19 mai 2012

Tout est dans le titre: l'inspecteur Harry est de retour !

retour inspecteur H

genre: policier (interdit aux - 12 ans)
année: 1983
durée: 1h55

l'histoire: Violée dans sa jeunesse par des brutes de San Paulo, Jennifer Spencer décide de retrouver chacun de ses agresseurs et de les tuer. Excèdée par ses méthodes, l'administration policière envoie l'inspecteur Callahan loin de San Francisco. Ce dernier fait alors la connaissance de Jennifer.

la critique d'Alice In Oliver:

Après trois premiers épisodes de grande qualité, l'inspecteur Harry Callahan est de retour. C'est le cas de le dire puisque ce quatrième chapitre s'intitule Le Retour de l'Inspecteur Harry, sorti en 1983. Cette fois-ci, Clint Eastwood a bien l'intention de prendre les choses en main puisqu'il est à la fois devant et derrière la caméra.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce nouvel opus est assez hésitant.

D'un côté, Clint Eastwood reprend certains éléments des trois précédents chapitres. De l'autre, il tente de renouveler un peu son personnage via une nouvelle enquête. Attention, SPOILERS ! L'inspecteur Harry Callahan est devenu indésirable aux yeux de ses supérieurs. A chaque fois qu'il apparaît sur une scène de crime, c'est le cimetière assuré pour les gangsters, le policier ne laissant derrière lui que des cadavres.

La presse commence à poser des questions. Ce qui amène le chef de Callahan à le muter provisoirement dans une petite ville sans histoire, San Paulo.
Pourtant, cette cité bien tranquille est perturbée par plusieurs meurtres mystérieux. Une jeune femme, Jennifer Spencer (Sondra Locke), applique une vengeance expéditive. Il y a plusieurs années, elle et sa soeur ont été violées par plusieurs indivdus, dont une femme.

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Les deux femmes ont survécu. Mais la soeur de Jennifer a sombré dans la folie et dans un profond mutisme. Qu'à cela ne tienne, Jennifer a bien l'intention de retrouver leurs bourreaux et de leur faire payer la facture.
A partir de là, Le retour de l'Inspecteur Harry prend les allures d'un rape and revenge, un genre qui a connu sa période de gloire du milieu des années 70 jusqu'au milieu des années 80.

Indéniablement, Sondra Locke est la nouvelle star du film et vient presque voler la vedette à Clint Eastwood. Quant à l'inspecteur Harry, il est toujours aussi solitaire, bougon et vulgaire face à ceux qui ont le malheur de lui marcher sur les pieds.
Hélas, ce quatrième long-métrage est victime de quelques idées lourdingues. Par exemple, pourquoi affubler l'inspecteur Harry d'un cabot qui ne sert strictement à rien ? C'est sans doute une façon d'apporter un peu d'humour à une saga jusqu'ici pessimiste, nihiliste et sans espoir.

retour-de-l-inspecteur-harry-1983-6590-1103205545

Mais encore une fois, Clint Eastwood a tendance à s'égarer et hésite entre violence, clins d'oeil aux précédents films et une histoire de vengeance assez classique. En vérité, Le Retour de l'Inspecteur Harry n'apporte strictement rien à la saga et s'affirme déjà comme l'épisode de trop.
Une tendance qui sera confirmée par l'épisode suivant, L'Inspecteur Harry Est la Dernière Cible, qui sombrera définitivement dans la médiocrité.
Néanmoins, pour un film policier, Le Retour de l'Inspecteur Harry reste un volet tout à fait convenable, mais largement inférieur à ses modèles.
Moyen quoi mais pas nul non plus.

 
"Sudden Impact" - CAR CHASE (Chevy Caprice 71 / Dodge Coronet 73) 1983

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Il viole et assassine des jeunes bergères

juge et assassin

genre: drame
année: 1976
durée: 1h50

L'histoire: Joseph Bouvier, un ancien sergent d'infanterie réformé en raison de ses crises de violence, abat sa fiancée qui veut le quitter et tente de se suicider. Elle survit et lui aussi. Esprit simple et exalté, il devient vagabond lorsqu'il est libéré de l'asile. Il parcourt les villages en égorgeant et en violant des bergères. Un juge de province le suit à la trace et finit par obtenir son arrestation.

La critique d'Alice In Oliver:

Pour l'anecdote, Le Juge et l'Assassin, réalisé par Bertrand Tavernier en 1976, est inspiré de faits réels et notamment du cas de Joseph Vacher, qui a assassiné plus d'une vingtaine de personnes à la fin du XIXème siècle.
Au niveau du casting, Le Juge et l'Assassin réunit Michel Galabru, Philippe Noiret, Jean-Claude Brialy, Isabelle Huppert, Renée Faure, Cécile Vassort et Yves Robert.

juge-et-l-assassin-michel-galabru

Pour sa performance, Michel Galabru sera justement récompensé par le César du meilleur acteur en 1976. L'acteur livre ici sa ou l'une de ses meilleures performances au cinéma. Michel Galabru interprète un certain Joseph Bouvier, un ancien soldat réformé et qui a sombré dans la folie.
Comme je l'ai déjà souligné, son cas s'inspire d'un meurtrier qui a réellement existé.

En l'occurrence, Joseph Bouvier parcourt les montages, viole et assassine des bergères. Un Juge (Philippe Noiret) veut à tout prix sa tête et parvient à le faire arrêter. Certes, Joseph Bouvier est un tueur en série.
Mais c'est aussi un personnage extravagant, seul, déchu, persuadé d'être élu par Dieu lui-même. Le portrait brossé par Tavernier est pour le moins ambigu puisque le cinéaste parvient à rendre cet homme attachant.

juge et A

Ici, c'est donc le Juge qui apparaît comme un personnage détestable, carrièriste et à la recherche de la gloire et de la célébrité dans les journeaux et auprès de l'opinion publique. Pour avoir sa tête, le Juge doit convaincre que Bouvier n'est pas fou et qu'il est donc responsable de ses actes.
A partir de là, c'est une lutte acharnée qui s'engage entre les deux hommes. Pour parvenir à ses fins, le Juge est prêt à utiliser tous les moyens nécessaires.

Quant à Bouvier, il pense qu'il va retourner à l'asile. Via cette opposition de style et de personnalité, Tavernier varie les plaisirs.
Au fur et à mesure du film, Bouvier apparaît de plus en plus comme un être doué de sensibilité et finalement, d'humanité.
A l'inverse, le Juge symbolise une bourgeoisie intolérante, en guerre contre Zola et les défenseurs de la cause de Dreyfus, bourrée de préjugés moraux et prête à tout pour gravir les échelles de l'ascenseur social.

juge-et-l-assassin-michel-galabru

A partir de ces différents éléments, Bertrand Tavernier brosse le portrait d'une IIIème République vouée à sa propre perte.
Mais le film brosse d'autres thématiques intéressantes, notamment l'ambiguïté de la nature humaine. Le mal n'est pas forcément symbolisé par celui que l'on croit et qui est accusé d'être nuisible à la société.
Bref, un excellent film, porté par d'excellents acteurs, notamment le duo Michel Galabru/Philippe Noiret, qui fonctionne à merveille.


le juge et l'assassin bande annonce

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Il a voulu les virer, elles vont le tuer

Les employés d'une entreprise de textile se sont virées suite à une délocalisation. Elles décident alors de s'occuper de leur patron en employant un tueur à gages...

Affiche de 'Louise-Michel'

Gustave Kervern et Benoît Delépine. Voilà deux noms que vous ne connaissez peut être pas, mais les fans des Guignols et de Groland doivent les connaîtrent un peu plus. Delépine est surtout connu pour incarner dans la dernière émission le célèbre Michael Kael, vous savez celui qui encule des moutons dixit Alain De Greef (voir la vidéo sur l'article concernant Putain 20 ans) ou se fait chier dessus par des vaches. Depuis 2004, ils se sont dit qu'envahir le Cinéma français ce ne serait pas un mal pour leur carrière. D'abord avec les discrets Aaltra et Avida, puis ils commencent à s'imposer avec Louise Michel et surtout avec Mammuth. Maintenant les cocos se retrouvent à Cannes pour Le grand soir et c'est l'occasion de parler du film qu'ils ont réalisé en 2008. Attention, il ne s'agit pas d'un biopic sur la révolutionaire de la Commune de Paris viré à coup de pied au cul en Nouvelle Calédonie, mais d'une critique des entreprises ouvrières. On y retrouve dans les rôles principaux Yolande Moreau et Bouli Lanners et des apparitions de Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Matthieu Kassovitz et Philippe Katerine.

Bouli Lanners & Yolande Moreau dans Louise-Michel

Le film a eu par ailleurs un passage remarqué à Sundance puisqu'il a reçu un prix spécial originalité. Nous nageons dans le farfelu, ce qui est typique de nos deux amis. Sur ce point, ils touchent aux délocalisations et ironiquement le film est sorti juste après le krach boursier de 2008. Une ironie improbable qui prouve bien que le Cinéma peut aussi ironiser sur l'actualité. Pour Kervern et Delépine, il s'agit de taper sur les entreprises coupant les vivres de leurs employés pour gagner plus d'argents à l'étranger et font augmenter le chômage rien que d'un claquement de doigt. Le pire étant que tout s'accumule tel un dramatique effet boule de neige. Le cas de Louise nous est montré. Un apartement minable, aucun amour, ennui profond... manquerait plus qu'elle se fasse viré de son immeuble. ça tombe bien, les propriétaires font détruire l'immeuble avec toutes ses affaires. Une séquence aussi cynique que tordante. On voit Moreau aller vers son immeuble, ce dernier explose et elle s'en va comme si de rien n'était! Dans le genre ironique, c'est vraiment une excellente scène. Pour se venger de leur employeur, Louise propose à ses collègues d'engager un tueur à gages.

Louise-Michel : photo Benoît Delépine, Gustave Kervern, Yolande Moreau

Manque de bol, elle choisit un bras cassé de première! Trop payé mais très incompétent. Dans ce rôle, Lanner se trouve aussi paumé que sa compatriote belge, noyant son ennui dans l'alcool (quand l'autre c'est l'eau, ce qui donnera une superbe séquence de bar). C'est donc Louise qui va devoir faire le travail de Michel (vous avez donc compris le titre, n'est-ce pas? Toujours pas? Bon ben je ne peux pas vous aider alors), bien que ce dernier préfèrerait parler de collaboration. A noter que Moreau fera également la rencontre d'un férailleur improbable joué par Poelvoorde (le coup des miniatures du World Trade Center oh purée!) et d'un agriculteur écolo joué par Kassovitz. Deux personnages atypiques par excellence. Kervern et Delépine sont donc fidèle à eux-même et pour notre plus grand plaisir, même si certains passages laissent à désirer dont celui avec Katerine (déjà que je n'aime pas le bonhomme alors en prestation bonjour...). Mais dans l'ensemble, ce cru va jusqu'au bout de sa satire et tant mieux.

Une comédie particulièrement ancrée dans la réalité et au ton particulièrement cocasse.

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18 mai 2012

Michael Ransom est de retour

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Genre: action, guerre, aventure (interdit aux - 12 ans)
année: 1989
durée: 1h50

l'histoire: Michael Ransom est contacté par les services secrets pour retrouver Vic Jenkins, son ancien supérieur au Vietnam, qui a disparu. Ransom se met en chasse aux Philippines pour retrouver son ami, qui lui avait naguère sauvé la vie.

La critique d'Alice In Oliver:

Et oui, contre toute attente, le premier Strike Commando, déjà réalisé par Bruno Mattei, a trouvé son public dans les vidéos clubs.
Une suite, donc, Strike Commando 2, voit le jour en 1989. Sauf que cette fois, Bruno Mattei sévit sous son pseudo de prédilection, Vincent Dawn.
A noter que ce second méfait est également connu sous le nom de Mission Suicide.

Pour ce nouveau chapitre, Bruno Mattei se sépare son acteur fétiche, un certain Reb Brown, remplacé par Brent Huff.
Les amateurs du premier Strike Commando risquent d'être déçus par cette nouvelle cuvée, qui n'a pas grand chose à voir avec son prédécesseur.
Malheureusement, Strike Commando 2 n'atteint jamais le niveau de nanardise de son modèle.

Strike-Commando-2-5

C'est presque un bon film. Non, je déconne... Ca reste tout de même une série B fauchée à la sauce Bruno Mattei, donc, incroyablement médiocre.
Au niveau de la tonalité, Strike Commando 2 oscille entre guerre, film d'action, aventure et survival dans la jungle.
Dans cette suite, on retrouve donc le héros du premier, Michael Ramsom, toujours marqué par la guerre du Vietnam.

Ce dernier est chargé de retrouver son ancien supérieur, Vic Jenkins, qui a mystérieusement disparu.
Notre héros débarque alors aux Philippines et est accompagné par une blondasse, Mary Stavin, qui ne sert évidemment à rien.
Voilà pour les hostilités de ce scénario de facture très classique.

Strike-Commando-2-1

A noter aussi la participation étonnante de Richard Harris. Pas de doute, c'est bien lui et non pas un clone ou un faux sosie.
A se demander ce que l'acteur vient foutre dans un film de Bruno Mattei. Problème de facture ou d'impôts à payer ?
On ne le saura jamais... Certes, comme je l'ai déjà souligné, Strike Commando 2 est loin d'atteindre la nanardise de son prédécesseur.

Pourtant, au niveau des influences, Bruno Mattei nous refourgue quelques séquences du premier Indiana Jones, donc, Les Aventuriers de l'Arche Perdue.
Séquences auxquelles il rajoute quelques ninjas foireux, histoire de varier un peu les hostilités. Encore une fois, Bruno Mattei se fait plaisir et mélange un peu tous les genres. On reconnaît alors quelques clins d'oeil à Apocalypse Now, Full Metal Jacket, A la poursuite du diamant vert et même L'Arme Fatale, via une courte séquence de torture copiée à 100% sur le film de Richard Donner.

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Si dans le rôle principal, Brent Huff est plutôt décevant, les autres acteurs assurent largement le spectacle.
A l'image de Mary Stavin, qui jure comme un marin et nous refourgue une pâle copie de Karen Allen dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue.
Même remarque pour Mel Davison, en bad guy de service, qui tente maladroitement de jouer le nazillard de service.
Bref, sans atteindre des sommets de médiocrité, Strike Commando 2 reste une valeur sûre dans le monde du nanar.

 
Strike Commando 2 (Trailer)

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Un film choc et coup de poing

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Genre: drame
Année: 1970
durée: 2h20

l'histoire: A Prague, en 1951, un homme est persécuté par le système malgré son passé irréprochable. Sa femme le désavoue en public et il finit par avouer tout et n'importe quoi avant d'être réhabilité en 1956.

la critique d'Alice In Oliver:

Attention, film choc ! J'ai nommé L'Aveu, réalisé par Costa-Gavras en 1970. Il s'agit également de l'adaptation d'un roman éponyme d'Arthur London.
Au niveau des acteurs, L'Aveu réunit Yves Montand, Simone Signoret, Michel Vitold, Gabriele Ferzetti et Jean Bouise.
Plus que jamais, Costa-Gavras reste un réalisateur polémique. Avec Z, L'Aveu est probablement son meilleur film.

En l'occurrence, on peut même parler de film choc et coup de poing, qui délivre un véritable uppercut en pleine tronche.
C'est le genre de film qui poursuit longtemps le spectateur après son visionnage. Pourtant, L'Aveu reste un long-métrage méconnu.
D'ailleurs, impossible de le trouver à l'heure actuelle en dvd zone 2.

Pour bien comprendre de quoi il en retourne, il est important de rappeler le scénario du film et son contexte particulier.
L'action du film se déroule en 1951, donc, en pleine Guerre Froide. A l'époque, le parti communiste (PC) chasse de son territoire tous ceux qu'ils considèrent comme des traîtes et des ennemis de la nation.
Mais le PC va également s'attaquer à son système en le nettoyant de l'intérieur.

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Ainsi, de nombreux responsables politiques seront arrêtés sans motif et sans aucune raison. Ce qui donnera lieu au Procès de Prague en 1952.
A partir de là, L'Aveu retrace la terrible histoire d'Arthur London (Yves Montand), également auteur du livre.
Première qualité, et pas des moindres, le film est particulièrement fidèle au roman d'origine.

Ensuite, Yves Montand livre une très grande performance dans la peau d'un homme persécuté par un système implaccable, inhumain et totalitaire.
Indéniablement, Arthur ignore les raisons pour lesquelles il est arrêté. Pire encore, sa femme (Simone Signoret) le désavoue en public et dans les journeaux. Tout semble accuser Arthur. Mais de quoi est-il accusé ?
Telle est la question... Visiblement, Arthur est soupçonné de haute trahison. Toutefois, les véritables motifs restent flous.

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Peu importe, ses accusateurs lui apportent des preuves sur la table au sujet de conversations ou participation à des actes qu'Arthur ne connaît même pas. Mais peu importe, l'homme est enfermé et torturé.
Dans sa cellule sale, étroite et plongée sans cesse dans le noir, Arthur est régulièrement réveillé par ses géôliers.
On le force à marcher pendant des heures, le but étant de le faire craquer psychologiquement et de lui faire avouer tout et n'importe quoi.

Arhtur finit par se mettre à table. Finalement, son cas n'est pas sans rappeler celui de Winston Smith dans le roman 1984, écrit par George Orwell.
Victime de la dictature stalinienne et d'un système bureaucratique parfaitement huilé, Arthur est prêt à tout avouer et même à signer des aveux.
Finalement, peu importe qu'il ne les ait pas commis. Avec un tel film, Costa-Gavras oscille entre le drame, le thriller politique, le huis-clos et la tragédie d'un homme, totalement dépassé par des accusations fantaisistes.

Aveu

Avec L'Aveu, Costa-Gavras dénonce également une dictature stalinienne qui atteint la frontière ultime de la paranoïa, le système allant jusqu'à soupçonner et accuser les membres de son propre parti.
Pour y parvenir, la dictature possède des moyens efficaces: procès bidons, propagande, tortures (la fausse pendaison d'Arthur London est tout simplement insoutenable), ou encore des lavages de cerveaux.
Bref, un film choc et polémique mais un authentique monument du cinéma. L'un de mes films préférés, tout simplement.

 
L´AV 2

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Obscured by clouds

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genre: aventure, inclassable
année: 1972
durée: 1h40

l'histoire:  Pour satisfaire son amour des objets exotiques, la femme du consul de France à Melbourne se joint à une expédition dans la brousse.

la critique d'Alice In Oliver:

Certes, La Vallée, réalisé par Barbet Schroeder en 1972, est un film hélas méconnu. Mais cette petite rareté, toutefois disponible en dvd zone 2, reste une oeuvre à la fois atypique, lyrique, poétique et mélancolique.
Au niveau des acteurs, La Vallée réunit Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Michael Gothard. Dès les premières secondes du film, Barbet Schroeder a le mérite de présenter les hostilités via une superbe photograhie et surtout, une musique lancinante, composée par les soins de Pink Floyd.

Pour l'anecdote, le groupe se fâchera avec la société de production du film et décidera de changer le titre de leur album, intitulé Obscured By Clouds, bande originale de La Vallée. En l'occurence, cette BO planante confère au film une ambiance particulière, plongeant le spectateur dans un milieu sauvage et méconnu de l'homme.
A partir de là, Barbet Schroeder propose un voyage initiatique et se concentre sur le périple d'une jeune femme, Viviane (Bulle Ogier), accompagnée par plusieurs aventuriers en manque de sensations fortes.

vallee

Ce n'est pas la première fois que Barbet Schroeder fait appel à Pink Floyd pour signer la bande originale puisque le groupe avait déjà signé la musique du superbe More, également réalisé en 1972. 
Pour le reste, le scénario est de facture classique. Viviane passe son temps à rechercher des objets rares et plus précisément, des plumes d'oiseau.
Elle fait alors la connaissance d'Olivier et de Gaëtan, deux aventuriers à la recherche d'une vallée mystérieuse, cachée par les nuages et non répertoriée sur les cartes.

Nos trois héros s'engagent dans un voyage périlleux. Mais sur leur route, Viviane, Olivier et Gaëtan vont rencontrer différentes peuplades.
Ce qui les amène à s'interroger sur le sens de leur quête. Barbet Schroeder confère alors à son film une ambiance mystique, la vallée étrange apparaissant alors comme un endroit inacessible, obsessionnel et fantasmatique.

vallée

Encore une fois, le film peut s'appuyer sur une superbe photographie et offre un dépaysement total. Pourtant, La Vallée n'est pas dénuée de petits défauts. Premièrement, les personnages en présence ne sont guère attachants.
Ensuite, le film pâtit également de son côté baba cool voire hippie sur le retour. Sans compter une fin pour le moins frustante, que je ne révélerai pas ici.
Néanmoins, La Vallée reste un film d'aventure intéressant, invitant le spectateur dans une extraordinaire odyssée. La vallée apparaît ici comme le berceau de Dieu et de l'humanité toute entière. Toutefois, ne vous attendez pas à voir de grandes séquences d'action, le film étant plutôt lent et très éloigné de la tonalité des films de genre habituels.

 
La Vallée Trailer (Barbet Schroeder et Pink Floyd 1972)

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Un assassinat retentissant dans l'Ouest

1881. Jesse James est une véritable star à travers l'Ouest américain au point de créer l'admiration d'un certain Robert Ford. Mais jusqu'à quand?

Affiche de 'L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford'

En temps de Cannes, il faut parler de Cannes. Oui mais Borat n'a pas envie. Pourquoi? Parce qu'il y en a un peu marre de dire la même chose chaque année et vous en avez la preuve, je n'en ai pas encore parlé jusqu'à maintenant. Même pas de ses sélections. Enfin si, mais involontairement car certains films n'étaient pas encore sélectionnés. De toutes manières, il n'y a que sept films qui m'intéressent réellement: Moonrise Kingdom de Wes Anderson (voir preview), De rouilles et d'os de Jacques Audiard, Cosmopolis de Crocro (voir preview également), Le grand soir de Gustave Kervern et Benoît Delépine, Lawless de John Hillcoat, Antiviral de Brandon Cronenberg (oui, oui le fils de Crocro) et enfin Killing Them Softly d'Andrew Dominik. Vous vous demandez alors pourquoi j'en parle. Tout simplement, parce que nous allons parler du dernier film du réalisateur australien cité en dernier. Dominik avait signé en 2007 L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (oui je sais, dans le gens titre à rallonge) avec déjà Brad Pitt et Sam Shepard.

Sam Shepard dans L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Casey Affleck, Sam Rockwell, Ted Levine, Mary Louise Parker, Michael Parks, Jeremy Renner et Zooey Deschanel sont également de la partie. Malgré son casting de rêve, des présentations remarquées à Venise et Deauville, ce western sera un four. Pour quelles raisons? Probablement son longueur (2h39 de bobines quand même) et sa lenteur. Pas de doute, Dominik opte pour un vision contemplative de l'Ouest à l'image d'un Terence Malick. Un effet de mise en scène qui ne plaira clairement pas à tout le monde, le genre étant en général synonyme d'action à coup de gun fights. Mais Dominik décide de faire un western à la Il était une fois dans l'Ouest. A savoir prendre son temps pour mettre son intrigue en place, quitte à parfois perdre le spectateur. Néanmoins, le film n'est pas non plus une oeuvre difficile d'accès. Loin de là et elle est même encore assez récente si on regarde certains faits de ces dernières décennies. La relation entre Jesse James et Robert Ford rappelle celle de Mark Chapman envers John Lennon.

Brad Pitt dans L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

On retrouve ici la même admiration d'un fan envers son idole. Jesse James était ce qu'on pouvait appeler une rockstar en son temps, aussi fou que calme. Vers la fin, Brad Pitt se révèle particulièrement brillant en trompant le spectateur. Il sait aussi bien passer de la folie pure (le fait de prendre son pistolet donne quelques moments de frissons quant à sa psychologie) à un ton calme. Quant à Robert Ford, il s'agissait d'un fan ravi au départ de se retrouver dans les rangs du braqueur mais James commettra le fait de l'humilier devant sa famille. A partir de là, Ford va commencer à vouer une sorte d'envie de meurtre quant à son idole. De plus, James est recherché partout et Ford pourrait toucher gros. Comme l'annonce le titre du film, Jesse James se fera abattre lâchement par Robert Ford dans une scène iconique et filmée de manière poétique. James pose un clou, Ford sort son arme et donne un uppercut dans la tête de l'autre. Ajouté à cela une superbe tension digne de celle instaurée parfois par l'ami Leone.

Casey Affleck dans L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Dominik a la bonne idée d'aborder également ce qui a suivi l'assassinat de James. A partir de ce moment, Ford se présente comme une sorte de roi alors qu'il est la risée de la profession. Il va même jusqu'à se produire sur scène pour montrer comment il a tué son idole. Tellement honteux que son frère, épris de remord et également présent lors du meurtre, se suicidera; ne supportant plus cette réputation désastreuse. Quant à Robert, il se fera abattre par un fanatique de James. L'air de rien, on voit ici une critique du fanatisme allant jusqu'à pousser au meurtre. Quant à la partie western, elle est tout simplement superbe. Clairement, Dominik en impose à la mise en scène même si on lui repprochera d'être un peu trop long et lent justement. De plus, le film peut compter sur ses acteurs. Comme je le disais plus haut, Pitt se révèle particulièrement magnétique et fougueux tout comme Casey Affleck qui sortait enfin de l'ombre encombrante de son frère Ben (en terme de célébrité hein, parce que le talent...). Rockwell se révèle également poignant en ombre de son frère prodige mais pas trop.

Un western comtemplatif plus moderne qu'il n'en a l'air mais peut être un peu long.

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Donna se meurt (oui, je sais...)

Petite pensée pour la grande Donna Summer qui vient de nous quitter à 63 ans. Encore une victime du crabe. Histoire de lui rendre hommage (je sais qu'en ce moment, quand on parle de musique, ce n'est pas de manière gai mais bon on fait avec ce qu'on a), voici la chanson Hot stuff, plus gros succès de sa carrière et issu de l'album Bad Girls. Un titre largement connu et qui lui a valu un Grammy Award. Qui plus est, il est désormais indisociable du film The Full Monty où le titre servait de fil conducteur et notamment pour la scène de la file d'attente. Paix à son âme...

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17 mai 2012

Sommaire de T à chiffres

T



Tamara





, , ,

TC 2000


Tell Tale

Témoin Muet

Les temps modernes

, :Le jugement dernier, :Le soulèvement des machines,




The Thaw


The Thing (2011)











Le tombeau des lucioles








Torture
The Tortured


Tout ce qui brille


, ,




, ,
La Traque des Nazis





Le Triangle du Diable













 

Twilight chapitre 1 fascination

U


, ,
Une Epoque Formidable
Un fauteuil pour deux





Un Justicier Dans La Ville 2


Un Nommé Cable Hogue


Un poisson nommé Wanda



,

The Underdog Knight
, , , , , , , , , , , , , , , , Energie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, , ,


V









?, ,

, ,

, ,




La Vie des Autres


La Vierge de Nuremberg




The Vindicator
Vipère Au Poing
Virgin Suicides
Les Virtuoses









Le voyage de Chihiro

W

, , ,

, : L'argent ne dort jamais



Wayne's World,







Wolf Creek

World Trade Center

X

, , , ,

Y

Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde

Les Yeux de Julia

Z

Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle




Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon

Zombie Lover



Chiffres


Les Deux Visages de Christie



Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent
La quatrième dimension le film




Les sept samouraisLes sept mercenaires


Le Huitième Jour





,
30 Jours de Nuit 2







187 Code Meurtre



1941
,  (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace



2012 Supernova

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Sommaire de P à S

P






Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, , , , ,




Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier


Paris by Night of the Living Dead

,








Le Père Noël Contre Les Martiens






Le Petit Vampire











Piège à Hong Kong
, , ,


,

Pirates des CaraÏbes: , ,



, , , , ,






Pokémon le film

Polisse

Pompoko


Ponyo sur la falaise
Porco Rosso

Possession
Pour 100 Briques T'As Plus Rien !

, ,
, ,




Présumé Coupable


Primal




Princesse Mononoké












, Punisher War Zone


Python

Q





?

R






, , ,





Real Steel

,




Rencontres du Troisième Type





, ,

La Revanche de la Créature
Le Retour des Morts-Vivants
, ,

La Revanche de Pinocchio










, ,
Le Robot des Glaces,



,  , ,
Le Roi des Cons


,


Rosemary's Baby

La Route





S



Le Saint de Manhattan



,
Salvage





Saw
Saw 2Saw 3Saw 4Saw 5Saw 6 
,

, , ,
Les Schtroumpfs
La Science des Rêves

,



, , ,


Sectes Enfants Sous Emprise






Le Serpent




,



Shaolin Contre Mantis









Sherlock Holmes Attaque L'Orient-Express


Shoot'Em Up
Showgirls
, , ,  


, Hannibal,

Les Simpson Le Film

The Skeptic






Snuff 102

Soleil Vert
Solitaire


Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
,
La Soupe Aux Choux
Source Code


Le sous sol de la peur



Spanish Movie



Speed 2 Cap sur le Danger

, ,



Spirit Trap

St Jacques La Mecques






, , , , , ,





 




,





Sunshine

Super 8


Supergrave

, ,

,




Survivant(s)





,

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Sommaire de K à O

K


,

, ,
 


Kiki la petite sorcière


Killer CrocodileKiller Crocodile 2


Kinatay

, , , ,




L



Le Labyrinthe de Pan
Lady Blood











La Liste de Schindler
Little Big Man



Le Locataire
La loi et l'ordre
Les lois de l'attraction
Lolita


Long Weekend



, ,

M

Ma Super Ex





, ,




La Maison de Cire

,




La MalédictionLa Malédiction Finale,
La Malédiction des Whateley

,


The man from nowhere

Man on the moon

Maniac Cop






Mars Un Monde Aquatique

Martyrs




Le masque de Zorro

Masques

 (1974), , Massacre A La Tronçonneuse (2003),
, ,


Megan Is Missing
, ,
Megasnake





, ,
Menace 2 Society

,



Mes meilleures amies

Metropolis





Midnight Express






Miracle sur la 8ème rue


 (1958)
Misery


, ,




, ,
La Momie Aztèque contre le Robot




Mondo CaneMondo Cane 2
Mon Nom Est Tsotsi



Le Monstre Vient de la Mer


La Montagne Sacrée

Mon voisin Totoro



Mortal KombatMortal Kombat Destruction Finale





The Mother
, , La Mouche 2



Munich


Murders In The Zoo


Music Box


N




Né Un 4 Juillet


Los Angeles 2013


Night of the Demons

Nine Dead
Ninja Assassin




Notorious Big

Nous Sommes La Nuit





, , , ,



O









,
Orange mécanique


L'ordre et la morale


,

Outrage (2010)

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Sommaire de D à F

D





Dans La Peau De John Malkovich





Darkman 2Darkman 3
Darling

D.A.R.Y.L.





Le Dentiste

Dead Girl








La déchirure


Defendor

Délivrance


Le Dentiste
Le Dentiste 2
, ,


 (2009)


,

, , Destination Finale 5
Détective Dee
Détour Mortel 3



Le Diable S'Habille En Prada



















Don't Look Up

Double Détente

,
Dragon L'Histoire de Bruce Lee




Drive


Duel


E


Ebola Syndrome

Eden Lake








,


,

L'enfer du dimanche
 



Esprits Rebelles










L'Etrangleur de Boston




, ,
Exam

, ,



F


, ,

La Faille


La Famille Addams
Les Valeurs de la Famille Addams

,



, , Fantômas contre Scotland Yard
Le Fantôme du Bengale



Fatale





Les Femmes de ses Rêves



Fido




Le Fils de Rambow

, Le flic de Beverly Hills 3
Le flic de San Francisco






La folle journée de Ferris Bueller





Les Français L'Amour et le Sexe Les Préliminaires et les Positio

Frankenhooker

L'Empreinte de Frankenstein




(2010)



Fritz The Cat
From Hell

Fucking Kassovitz







,

,

La Fureur du Dragon 

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Sommaire de A à C

A


A L'Est D'Eden






Abominable

,










L'Aile Ou La Cuisse

Ainsi Va La Vie Hommage A Annie Girardot


, ,


Ali


,
, , ,


,






Amer Béton


American History X

American PieAmerican Pie 2American Pie 3
,
American Trip
Amityville La Maison du DiableAmityville 2 Le Possédé,








Apportez-Moi La Tête D'Alfredo Garcia





, , ,






The Artist


Astérix Le Gaulois, , , , , Astérix et Obélix: ,









,

, ,







,


Les aventures de Tintin-Le secret de la Licorne


, , ,

B





,




Bangkok Adrenaline

Bangkok Haunted

Bang Rajan 2



Barry Lyndon

Basic Instinct, Basic Instinct 2

, , , , , , , , , Batman Under The Red Hood





Le Beau-Père










,




Big Boss

Bitch Slap

Black Book



Black Water


Blair Witch 2 Le Livre des Ombres


,
Blood Creek

,









Bouge !
Bound







, ,

Bruce Lee L'Homme et sa Légende
,

Bubbles Galore

C

C'est Arrivé Près de Chez Vous

Ca-Il Est Revenu

Calme Blanc




, Captain America First Avenger



Carnage




,




Caved In


Le Cercle Des Poètes Disparus
Le cercle-The RingLe cercle-The Ring 2












Le château ambulant



,





Chien de flic
Le Chien des Baskerville
Les Chiens de Paille
, Le Chinois Se Déchaîne
Chloé

,



Christmas Evil
Chromosome 3



Citizen Kane

Le Clandestin

Le Clitoris ce cher inconnu




Le Cobaye, Le Cobaye 2
Cobra le film


, Cold Prey 3


,

Coluche L'histoire d'un mec

Combats de Maître



, Conan Le Destructeur, , Conan (2011)




Le Continent des Hommes-Poissons







La couleur pourpre



 








Crazy stupid love

La Création
Creepozoids
Creepshow
Le Cri du Hibou
Le crime etait presque parfait

Critters, Critters 2, Critters 3,

The Crow




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Jusqu'au plus profond du trou de balle

Devil-Inside-Affiche-teaser

Genre: horreur, épouvante (interdit aux - 12 ans)
durée: 1h25
année: 2012

L'histoire: Un soir de 1989, la police reçoit un appel de Maria Rossi qui reconnaît avoir assassiné trois personnes. 20 ans plus tard, sa fille, Isabella cherche à comprendre ce qui s'est réellement passé. Elle se rend en Italie, dans hôpital où Maria est enfermée, afin de connaître la vérité.

La critique d'Alice In Oliver:

Grâce ou plutôt à cause du succès de la saga Paranormal Activity au cinéma et en vidéo, le genre documenteur est de retour au cinéma !
Un genre dont se délecte le genre horrifique via plusieurs productions douteuses. Preuve en est avec The Devil Inside, réalisé par William Brent Bell en 2012.
Visiblement, le cinéaste cherche le buzz et nous le certifie: ce que nous allons voir est une véritable vidéo, censée nous effrayer, puisqu'il est question ici d'exorcisme.

Ce n'est une nouvelle pour personne: L'Exorciste, de William Friedkin, reste la référence absolue. A tel point que ce film d'horreur inspire encore et toujours le cinéma d'épouvante. Malheureusement, la plupart des longs-métrages de genre sont souvent décevants et font office de pétard mouillé.
The Devil Inside n'échappe pas à la règle. Toutefois, on se souviendra longtemps de ce film, non pas pour ses qualités, mais pour sa nanardise involontaire.

Devil%20Inside

A tel point qu'une préparation psychologique sera probablement nécessaire. Par là, comprenez qu'on ne s'en remet pas facilement.
Au-délà du fait que The Devil Inside reprend la formule du documenteur, désormais usée jusqu'au plus profond du trou de balle, le film nous invite à partager plusieurs exorcismes. Tout du moins, il suit les aventures d'Isabella, une jeune femme, qui cherche à comprendre pourquoi sa mère, Maria, a assassiné trois personnes.

Folie ou possession du Malin ? Telle est la question. Isabella ne va pas tarder à avoir la réponse. Et ce, pour notre plus grand bonheur !
Néanmoins, pour le nanardeur averti, il faudra faire preuve de patience. La première heure du film présente les différents protagonistes de l'histoire.
Maria, le caméraman et deux prêtres exorcistes sont donc invités à s'expliquer via des anecdotes interminables et franchement ennuyeuses.

Devil-Inside-exorcise-Tom-Cruise_image_article_paysage_new

La première heure du film est vraiment pénible. Heureusement, les 25 dernières minutes tiennent toutes leurs promesses.
Tout du moins, sur le baromètre de la médiocrité. William Brent Bell multiplie les séquences d'exorcisme à l'excès via plusieurs détails qui prêtent au mieux à sourire: la croix sous la lèvre de la possédée, le démon qui ne cesse de se transférer, la séquence dans la bagnole totalement incompréhensible, les cris hystériques à n'en plus finir, les scènes dans le noir qui sont illisibles, ou encore un prêtre qui vole à travers la pièce (en même temps, il se prend un coup de pied dans le ventre ! Dommage que ce ne soit pas dans le derche !).
Bref, les exemples sont nombreux.
Force est de constater que The Devil Inside ne parvient jamais à faire peur, encore moins à créer une ambiance malsaine et/ou d'épouvante.
Ce sont donc les fous-rires qui viennent remplacer l'effroi dans ce long-métrage mal torché et mal réalisé, qui réunit à lui tout seul tous les défauts du monde.

 
Devil Inside : extrait « Connect the cuts » VF

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Charles Band chez les robots

robot-jox

genre: science fiction 
année: 1990
durée: 1h20

l'histoire: Lors d'un combat contre son pire ennemi, Alexander, le robot d'Achilles sombre dans les gradins, provoquant la mort ds spectateurs. Alexander ne veut plus combattre et est remplacé par une guerrière issue d'une nouvelle génération génétiquement modifiée.

la critique d'Alice In Oliver:

Et oui, bien avant Transformers et ses suites, le cinéma de science fiction avait déjà proposé plusieurs confrontations entre des robots débiles.
Preuve en est avec Robot Jox, réalisé par Stuart Gordon et produit par Charles Band en 1990. Le nom de Charles Band ne vous évoque peut-être pas grand chose. Pourtant, ce dernier reste l'un des noms les plus connus du cinéma bis, et plus largement, de l'univers du nanar.

robot J

Evidemment, le charme (enfin... le charme...) de Robot Jox (déjà, quel titre ridicule !) repose sur ses robots de service.
Pourvu d'un budget de 10 millions de dollars, Robot Jox a bien du mal à tenir les promesses annoncées.
Ensuite, ne vous attendez pas à des combats monstrueux et techniquement bien foutus (oh non !).

Stuart Gordon doit composer avec les moyens du bord. Il faudra se contenter de deux petites bastons foireuses, une au début du film et une autre en guise de conclusion foireuse. Voilà pour les hostilités !
Entre le début et la fin du film, c'est le vide, voire le néant total ! Nous faisons donc la connaissance d'Achilles, traumatisé par son combat contre Alexander.

robot3

Le robot d'Achilles a chuté dans les gradins du stade et a provoqué la mort de milliers de spectateurs. Tout du moins, c'est ce que nous dit le film.
Car à l'écran, on ne voit qu'une petite dizaine de figurants. Achilles ne veut plus piloter de robot. Il est donc remplacé par une belle donzelle.
Cette dernière a bien l'intention d'affronter Alexander en combat singulier.

Hélas, la jeune femme ne semble pas de taille pour cette nouvelle bataille. Le scénario est plutôt faiblard. Sans compter les décors minimalistes.
La plupart des séquences semblent avoir été tournées dans une sorte de gymnase, d'autant plus que le film se concentre sur l'entraînement des guerriers prêts à en découdre dans les machines de service.
Il faudra donc se contenter d'interprètes affublés de marcels et de tenues moule-bites rouges et blanches.

robojox32

Pour tout nanardeur qui se respecte, Robot Jox est un véritable bonheur ! Les combats entre les robots restent un grand moment de solitude.
Visiblement, le film semble très influencé par Goldorak: poing qui vole, tronçonneuse située au niveau de la ceinture des machines (argh !) et des bastons lentes et souvent illisibles, font partie du menu fretin.
Bref, Robot Jox remplit largement son quota de nanardise et engendrera plusieurs productions du même genre, évidemment fauchées.
Je pense notamment à Robo Warriors, également produit par Charles Band.

Posté par Alice In Oliver à 13:59 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
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Entre La Guerre des Monde et Le Jour où la Terre s'arrêta

Kronos

genre: science fiction
année: 1957
durée: 1h20

l'histoire: Un astéroïde s'écrase dans l'océan, près du Mexique. Trois scientifiques, menés par Les Gaskell, examinent le météore et découvrent une gigantesque machine.

la critique d'Alice In Oliver:

Dans les années 50 et 60, de nombreux films de science fiction parleront de la menace nucléaire. En même temps, la Guerre Froide alimente ce sentiment de paranoïa. Les témoignages concernant les soucoupes volantes, voire l'enlèvement de certaines personnes par des extraterrestres poisseux, sont nombreux à l'époque.
L'existence de la Zone 51 ne fait que renforcer ce climat de suspicion. Beaucoup de productions de SF auront pour cible Mars en proposant tout une série d'aliens hostiles.

Kronos, Le Conquérant de l'Univers, réalisé par Kurt Neumann en 1957, n'échappe pas à la règle. Au niveau de ses influences, Kronos semble très influencé par Le Jour Où la Terre S'Arrêta et La Guerre des Mondes.
Bref, vous l'avez donc compris: au niveau de la tonalité, Kronos se veut extrêment sérieux. D'ailleurs, Kurt Neumann confère à son film une atmosphère brumeuse, lourde et renforcée par des personnages crédibles, complètement dépassés par la nouvelle menace en présence.

kronos

Cette menace se caractérise par l'arrivée d'une sorte de blocos. Dans un premier temps, l'engin paraît immobile.
Mais très vite, la machine de guerre ne tarde pas à montrer ses intentions. Le robot de service commence à entamer une marche frénétique et à tout détruire sur son passage. L'armée américaine intervient mais se révèle impuissante.

L'armada déployée est totalement inutile. Certes, le scénario de Kronos est de facture classique et s'inscrit dans la tonalité des films de SF des années 50.
En résumé, Kronos peut aussi se voir comme une oeuvre de propagande, très ancrée dans la Guerre Froide et la menace communiste.
Ensuite, le robot extraterrestre est assez ridicule et ressemble à une sorte de gros cube sur quatre pattes.

kronos-robot

Bref, difficile de ne pas sourire devant les effets spéciaux du film. Au même titre que ses modèles, Kronos est un film aujourd'hui dépassé et qui a souffert du poids des années. Toutefois, pas question de le considérer comme un nanar.
Premièrement, Kronos peut s'appuyer sur une interprétation correcte. Les acteurs ne sont pas forcément excellents mais sont tout à fait crédibles.
Enfin, Kurt Neumann reste un bon faiseur et un réalisateur concerné par son sujet, conférant à son film un climat de malaise et d'apocalypse.
Bref, Kronos devrait logiquement ravir les amateurs du genre et s'impose comme une petite rareté à découvrir.

Posté par Alice In Oliver à 11:59 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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Rêve d'Icare

Borat a 18 ans!

Brazil (Terry Gilliam)

genre: anticipation, science fiction
année: 1985
durée: 2h20

l'histoire: Dans un futur indéterminé, un déréglement informatique entraîne le fonctionnaire Sam Lowry dans une aventures délirante. A la poursuite de la femme de ses rêves, pourchassé par les autorités, aidé par un criminel, Lowry va vivre une expérience cauchemardesque.

la critique d'Alice In Oliver:

Attention, voilà un film d'anticipation éminemment complexe, j'ai nommé Brazil, réalisé par Terry Gilliam en 1985.
Difficile d'évoquer un tel film que l'on pourrait toutefois résumer comme une peinture à la fois pessimiste et fantaisiste d'une société futuriste et bureaucratique. En vérité, Brazil pourrait se voir comme une adaptation assez libre de 1984, un roman d'anticipation écrit par George Orwell.

Brazil

Attention, SPOILERS ! Dans un futur indéterminé, le fonctionnaire Sam Lowry tente de réparer une erreur commise par une machine de l'administration.
En effet, un certain Buttle a été arrêté à la place de Tuttle, un plombier aux idées révolutionnaires et donc, dangereuses pour la société.
Sam Lowry est chargé de dédommager la veuve de Buttle. A partir de là, Lowry va plonger dans un univers cauchemardesque, dicté par la loi bureaucratique, les militaires et un monde répressif.

Brazil

Sur son chemin, Lowry va rencontrer la femme de ses rêves mais également le fameux Tuttle (Robert De Niro), ce dernier symbolisant l'espoir d'une rébellion contre cet Etat dictatorial. A partir de ces différents éléments, Terry Gilliam décrit une société absurde, dans laquelle son héros principal ne maîtrise jamais le monde qui l'entoure. De ce fait, Brazil oscille sans cesse entre anticipation, film pessimiste et un imaginaire qui n'a plus sa place dans cet univers hostile.

Robert De Niro dans Brazil

Via une mise en scène souvent fantaisiste, Brazil est sans cesse en décalage avec la réalité. Par ce processus, Terry Gilliam nous plonge dans les rêves de Sam Lowry, ce dernier se transformant en oiseau déchiré par la machine capitaliste, ici symbolisé par une sorte de monstre samouraï.
Certes, j'ai évoqué le roman 1984, mais Terry Gilliam puisse également son inspiration chez Fritz Lang, le conditionnement humain tel une machine fait référence au superbe Metropolis.

Brazil

Brazil est sans aucun doute le chef d'oeuvre de Terry Gilliam. Le réalisateur parvient à marier son univers fantaisiste à ses influences profondes.
En résulte un film d'anticipation atypique, à la fois sombre, kafkaïen et mélancolique. Ensuite, Brazil peut s'appuyer sur un casting de qualité: Jonathan Pryce, Robert De Niro, Bob Hoskins, Katherine Helmond et Ian Holm.
Un vrai film culte !

La critique de Borat

Comme vous avez pu le lire ci-dessus, l'auteur de ces lignes a atteint la majorité, ce qui veut dire droit de picoller et de voir des films en dessous de la ceinture. Mais c'est aussi le moment de la maturité ou pas du tout. Qui plus est en ce jour saint qu'est l'ascenssion. En tous cas, pour fêter cela, votre interlocuteur à décider de vous parler de Brazil de Terry Gilliam. A jour exceptionnel, film exceptionnel. La genèse de Brazil s'avère vraiment incroyable et digne d'Hollywood. Pour son troisième film hors Monty Python (donc on compterait Sacré Graal, en sachant qu'il n'est pas crédité sur Le sens de la vie alors que le prologue est entièrement de lui), Gilliam décide de s'attaquer à l'anticipation. Il en a l'idée lors du tournage de Jabberwocky alors qu'il en plein Pays de Galle. Le réalisateur dira que l'endroit lugubre contrastait avec un vieil homme écoutant une chanson latine. L'idée de Brazil était là. Même si la fantaisie est là, l'image de notre futur fait assez mal au ventre.

brazil46

Un sujet donc pas très bien vu par les studios mais néanmoins, le réalisateur trouve un arrangement avec la Fox et Universal pour qu'ils produisent chacun et le distribuent suite à son acharnement. La Fox s'occupera de l'internationnal, Universal des States. Le casting se révèle assez impressionnant: Jonathan Pryce (encore jeune premier), Robert De Niro (il voulait initialement jouer le méchant tortionnaire, mais Giliam le convaincra que le révolutionnaire lui donnerait un rôle inatendu dans sa carrière), Michael Palin (Python et héritant du rôle du tortionnaire!), Kim Greist (que l'on retrouvera aux côtés de Robert Hayes dans la peloche Disney L'incroyable Voyage), Katherine Helmond (qui avait déjà tourné avec le réalisateur sur Bandits, bandits), Ian Richardson, Bob Hoskins (dont le nom est mis en avant tout comme De Niro alors qu'ils apparaissent peu dans le film!), Peter Vaughan (le vieux cinglé des Chiens de paille), Jim Broadbent, Ian Holm et Derrick O'Connor (méchant de L'arme fatale 2). A noter que Tom Cruise, Rupert Everett, Madonna, Jamie Lee Curtis ou Rebecca DeMornay ont également auditionner pour les rôles principaux.

Brazil_torture

Le titre sera inspiré d'une chanson entendu à la radio par le réalisateur après avoir longtemps hésité sur 1984 1/2 en hommage non seulement au roman de George Orwell qu'il adapte à sa manière sans même avoir lu le livre (il dira qu'il savait les grandes lignes, un peu comme votre interlocuteur), mais aussi au film de Federico Fellini 8 1/2. En sachant que The Ministery of Torture et How I learned to live with the system- so far étaient également envisagés. Si le tournage se passe bien, la distribution, elle, sera une vraie catastrophe. Si la Fox diffusera ce que l'on peut appeler le director's cut à l'international, Universal rechignera à le distribuer aux States, ne comprenant absolument pas le film. De plus, les dirigeants veulent arrêter le film sur un happy end, ce qui est totalement hors sujet d'autant que l'on perd un peu plus de quarante minutes. Gilliam devient fou de colère et décide de contacter les médias en vue de protester. Accompagné de Bob De Niro, le Python ira jusqu'à témoigner sur la chaîne CBS.

Néanmoins, le film sortira tout de même dans une troisième version de 132 minutes. Soit dix minutes en moins que l'Européenne. Le film sera un succès néanmoins et se fera petit à petit comme un classique du Cinéma contemporain. Il est d'ailleurs le meilleur film de son auteur avec L'armée des douze singes qui (comme par hasard) appartient également au genre de l'anticipation mais en beaucoup plus sérieux. Car oui Brazil, en dehors de certaines scènes et notamment les dernières, se révèle être complètement timbré de la cafetière et digne de la folie de son auteur (enfin quand il en avait encore). Pour cela, présentons un peu le décor. Nous sommes à Brazil (non c'est vrai!), un monde gouverné par la bureaucratie et auquel la moindre connerie peut vous faire tuer ou autres. Par exemple, faire des travaux de chauffage clandestins comme un certain Mr Tuttle (De Niro). Manque de bol, une mouche s'en mêlera et changera le nom de Tuttle en Buttle, une personne n'ayant rien à voir avec lui et qui se fera arrêter à sa place de façon spectaculaire. Voisine de Buttle, Jill Layton décide de se battre pour les droits de sa veuve.

Ce qui la conduira involontairement devant Sam Lowly, un employé de bureau qui doit justement s'occuper du cas de Mme Buttle. Et là (non ce n'est pas le drame) c'est le coup de foudre (c'est mieux)! Sam est un gars banal, ne voulant pas monter en grade et avec une mère totalement envahissante. Cette dernière donne lieu à une image de cinéma gravée dans les mémoires (voir la seconde photo hors affiche). En effet, celle que l'on pourrait prendre pour une grand-mère va se faire un lifeting du tonnerre à faire pâlir Madonna (oh!). Par cet aspect, Gilliam cherche à nous montrer le ridicule de certaines personnes allant jusqu'à déclarer leur flamme à un bistouri pour redevenir jeune. Et autant qu'elle le sera la vieille! Quitte à devenir une nouvelle fois une prédatrice sexuelle et laissant de côté un fils dont jusqu'à maintenant, elle n'en avait déjà rien à faire. Gilliam nous montre également un monde où le confort n'existe pas, comblé de tuyaux (les publicités sont pleines à craquer dans son domaine).

La rencontre de Sam avec Tuttle va le changer au point de devenir lui-même un révolutionnaire, resistant à la bureaucratie et sa dictature ambiante. Là où un Winston Smith se faisait totalement endoctriné par Big Brother dans 1984, lui préfère s'enfermer dans le rêve plutôt que de subir les sévices de son ancien meilleur ami. D'ailleurs, Palin se trouve énorme dans ce rôle. On le verra même en tablier ensanglanté pour discuter avec Pryce alors qu'un mec se fait torturer à côté! La fin se révèle assez ambigue et certains pourraient passer à côté. Les rêves de notre héros permettent à Gilliam d'explorer le subconscient et de créer un univers fantastique où Pryce se retrouve en chevalier ailé essayant de retrouver sa belle et ce, malgré les menaces (dont une main de pierre!). Un rendu somptueux qui aurait pu être décuplé par la HD, mais le récent BR sorti chez Fox et ne lui fait pas honneur.

Certains passages se révèlent couvert de poussière et ce même avec écran HD et câble HDMI. De plus, le making of se révèle intéressant mais l'image est tellement petite que cela revient à du foutage de gueule! Le livret est en revanche fort passionnant bien que court. Une édition correcte mais sans plus. Gilliam aligne les scènes cultes à l'image de Tuttle recouvert de papier symbolisant la défaite du révolutionnaire sur la bureaucratie; le dîner au restaurant (malgré un acte terroriste devant le restaurant, les gens continuent de manger!); ou encore Hoskins et O'Connor récurent les canalisations et explosent de merde suite à une manipulation de Tuttle. Fous rires garantis. Bref, Gilliam n'a rien perdu de son aspect pythonesque et à vrai tire tant mieux. Les acteurs sont tous irréprochables et même les acteurs dans un petit rôle comme De Niro et Hoskins. La musique de Michael Kamen et notamment The office dont la sonorité rappelle le bruit des machines à écrire mélangé à de la trompette.

Un savant mélange d'anticipation et d'humour: une parfaite alternative à 1984.

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16 mai 2012

Jusqu'au bout, ils seront restés des nazis

carnets_secrets_Nuremberg

 

genre: documentaire
année: 2007
durée: une heure

l'histoire: A ce jour, aucun film nous a fait pénétrer à l'intérieur des cellules des accusés de Nuremberg. A l'occasion du 60ème anniversaire du verdict, Les Carnets Secrets de Nuremberg lèvent le voile sur la face cachée du procès des grands cirminels nazis.

la critique d'Alice In Oliver:

Le 1er octobre 1946, à Nuremberg, le Premier Tribunal International de l'histoire condamne les principaux responsables du Parti Nazi: Hans Frank, Hermann Goëring, et Julius Streicher.
Goëring échappe à la sentence en se suicidant dans sa cellule (avec du cyanure). Pendant un an, ces responsables nazis ont été suivis par des psychologues et des psychiatres.
Leon Goldensohn fait partie de ces psychologues chargés d'entendre ces hommes, accusés des pires barbaries commises dans l'histoire de l'humanité.

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Leon Goldensohn

Après le Procès de Nuremberg, Goldensohn garde ses entretiens dans des carnets qui sont restés secrets jusqu'en 2004. En 1961, Goldensohn meurt et les carnets seront dispersés. Pourtant, ces carnets jettent une lumière crue sur les raisons qui ont poussé ces hommes à devenir des monstres.
A la base, Goldensohn est chargé d'enquêter sur les origines des crimes nazis et sur leurs raisons profondes.

Hans Frank est l'un des premiers responsables nazis à être interrogé par Goldensohn. C'était un nazi forcené qui avait pour obsession d'affamer le ghetto de Varsovie.
Dans ses carnets, Goldensohn le voit comme un schizophrène, une personnalité à deux facettes: le chez nazi et le dissimulateur.
Pendant le Procès, Hans Frank avouait sa responsabilité dans les crimes commis mais en rejettant la faute sur Hitler.
Il n'admet pas sa responsabilité individuelle. C'est d'ailleurs une position qui sera adoptée par presque tous les accusés.

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Hans Frank

Mieux encore, Hans Franck prétend ne pas connaître ce qui se passe dans les camps de concentration, notamment à Auschwitz.
Pour lui, sa seule faute est d'avoir été influencé par le charisme hypnotique d'Adolf Hitler. Pourtant, on a retrouvé un carnet appartenant à Frank, dans lequel ce dernier évoquait l'extermination des polonais, des ukrainiens mais surtout, des juifs.

Goldensohn effectue également un test de Q.I. A l'exception de Julius Streicher, tous ont une intelligence au-dessus de la moyenne.
Pour l'anecdote, Hermann Goëring demandera à passer le test deux fois, ne supportant pas d'être à la troisième place dans l'échelle de l'intelligence.
Goëring affiche une certaine arrogance pendant le Procès de Nuremberg. En 1946, il a 53 ans. C'est la deuxième personnalité de L'Etat.
C'est lui qui a créé la Gestapo et les camps de concentration. Il est le "digne" sucesseur de Hitler.

Goldensohn le décrit comme une personnalité cynique et n'éprouvant aucun sentiment de culpabilité. Hermann Goëring exerce une pression psychologique sur les autres accusés. D'ailleurs, il sera mis à distance des autres prisonniers.
Goëring se considère comme un personnage historique mais nie sa responsabilité dans le programme d'exttermination des juifs.
C'est aussi le premier accusé à passer à la barre.

Hermann_Goering

Hermann Goëring

En février 1946, le Tribunal diffuse des séquences tournées par les nazis dans les camps de la mort. Les accusés ne peuvent ignorer la réalité de ces camps.
Mais pour Goëring, cela ne constitue pas une preuve et accuse les russes d'avoir réalisé un film de propagande.
Oui, il a créé les camps de concentration, mais ces endroits ont été conçus pour enfermer uniquement les ennemis de l'Allemagne nazie.

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Rudolf Hess

Rudolf Hess reste un cas intéressant. Ce dernier parle pendant tout le procès et évoque le processus d'extermination. Rudolf Hess veut tout dire, tout raconter et se justifier en même temps. Toutefois, c'est en tant que témoin qu'il comparaît à Nuremberg et non pas en tant qu'accusé.
Il sera jugé quelques temps plus tard par un tribunal militaire et sera exécuté. Goldensohn évoque une personnalité psychopathe, à l'égo surdimensionné.
Rudolf Hess décrit ses meurtres avec une précision bureaucratique sans émettre la moindre responsabilité morale.

Quant à Julius Streicher, il continue de revendiquer haut et fort son antisémitisme. Il apparaît comme un fanatique aux yeux des accusés et constitue un véritable problème. Il est trop borné et radical.
Pour les autres, le discours de Streicher n'est pas une bonne tactique. En effet, les autres accusés nient leurs responsabilité pendant que Streicher vante l'Allemagne nazie et le programme d'extermination.

julius_streicher1

Julius Streicher

Julius Streicher a 61 ans au moment du Procès de Nuremberg. Il déclare meux connaître les juifs qu'eux-mêmes.
Les experts psychiatriques sont d'accords pour dire qu'il souffre d'un déséquilibre mental. Mais pourtant, Streicher n'est pas fou.
Il s'agit davantage d'une personnalité paranoïaque, les juifs devenant une véritable obsession. C'est aussi lui qui a le plus faible Q.I. parmi les accusés.

Selon Goldensohn, ces entretiens avec tous ces accusés constituent un trésor psychologique. Tous ces hommes se font passer pour des fonctionnaires zélés.
Mais dans leurs déclarations, il n'y a aucune parole sincère ni aucune place pour le sentiment humain. Ils ont rayé de leur esprit toute responasbilité et ne font pas de distinction entre le bien et le mal.
Finalement, ils sont restés des nazis jusqu'au bout, entraînant toute une nation sur le chemin de la barbarie.
Voilà ce qu'il faudra retenir de ces entretiens, forcément nécessaires pour l'Histoire et le Devoir de Mémoire.

Posté par Alice In Oliver à 17:00 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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Le volet de trop

inspecteur H cible

genre: policier
année: 1988
durée: 1h30

l'histoire:L'inspecteur Harry Callahan doit enquêter sur la mort du célèbre chanteur de rock Johnny Squares. Il découvre que le réalisateur Peter Swan participe à un jeu dans lequel il doit deviner quelle célébrité mourra la prochaine fois.

la critique d'Alice In Oliver:

Avec ce nouveau cru de la saga, donc, L'Inspecteur Harry Est La Dernière Cible, réalisé en 1988, Buddy Van Horn signe le cinquième et dernier épisode de la franchise. C'est aussi le volet de trop. En même temps, c'était déjà le cas avec le précédent chapitre, Le Retour de l'Inspecteur Harry, qui montrait de sérieux signes d'essoufflement.
Au niveau du casting, L'Inspecteur Harry est la dernière cible réunit Clint Eastwood, Liam Neeson, Patricia Clarkson et Jim Carrey, ce dernier faisant une courte apparition.

Clairement, la franchise a perdu de sa superbe. Inutile de comparer cet ultime opus au premier film réalisé par Don Siegel.
On est à des années lumières du premier chapitre, donc, L'Inspecteur Harry. Clint Eastwood en est bien conscient et tente de porter ce cinquième film sur ses épaules. Plus que jamais, ce nouvel Inspecteur Harry s'apparente davantage à un téléfilm, voire même à un épisode d'une mauvaise série télévisée.

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Certes, le célèbre inspecteur saque encore quelques vannes et vacheries dont il a le secret. Hélas, la grossièreté, la franchise, l'insolence et la sympathie du personnage principal ne suffisent plus pour tenir cet épisode, réalisé par un petit tâcheron. Rappelons que Buddy Van Horn est tout de même responsable de Ca va cogner, un nanar de castagne, déjà avec Clint Eastwood.
Si l'acteur est égal à lui-même, il ne semble guère passionné par ses nouvelles aventures.

Le scénario est de facture classique. Un nouveau serial killer sévit dans la ville et assassine une star du rock, un certain Johnny Squares.
Harry Callahan mène l'enquête et fait la connaissance de Peter Swan (Liam Neeson), un réalisateur invité à participer à un jeu morbide: deviner quelle sera la prochaine célébrité à mourir. Et Harry Callahan fait partie de la liste.

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A cause de ses nombreuses frasques et vannes légendaires, l'inspecteur est devenu une célébrité dans les médias.
Ce qui n'est pas sans provoquer la colère de ses supérieurs. En dehors de ces différents éléments, pas grand chose à signaler au tableau de bord, si ce n'est une course poursuite lamentable entre une voiture téléguidée explosive et Harry Callahan.
Bref, un cinquième épisode paresseux, sans intérêt et finalement, sans âme. Bien triste façon pour l'inspecteur de tirer sa révérence.

 
L'inspecteur Harry est la dernière cible bande-annonce

Posté par Alice In Oliver à 14:00 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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Le "E.T." du pauvre

mac et moi

Genre: fantastique
durée: 1h35
année: 1988

L'histoire: Une sonde spatiale en reconnaissance sur Mars aspire un bébé extraterrestre et sa famille. De retour du Terre, les aliens parviennent à s'échapper. Mais le bébé extraterrestre est séparé des siens et se retrouve chez une famille dont le petit garçon, Eric, est paralysé.

La critique d'Alice In Oliver:

Evidemment, tout le monde connaît E.T. L'Extra-Terrestre, réalisé par Steven Spielberg en 1982. Le succès du film inspire évidemment le cinéma, et plus précisément, le nanar en particulier. Preuve en est avec Mac et Moi, de Stewart Raffill, et sorti en 1988. A noter que cette curiosité serait en vérité une parodie du film de Spielby.
Pour l'anecdote, Stewart Raffill recevra le Razzie Awards du pire réalisateur en 1988.

Voilà qui a le mérite de présenter les hostilités pour ce nanar certes volontaire, mais d'une rare bêtise, et qui souffre de nombreux défauts.
Il n'est donc pas très étonnant que Mac et Moi soit condamné à rester dans l'anonymat. Pour les suicidaires, le film est disponible en intégralité sur youtube, en version originale non sous-titrée. Ce n'est pas la première fois que E.T. L'Extra-Terrestre inspire le septième art.

mac et moi

Pour mémoire, je renvoie à Turkish E.T., plus connu (enfin... connu...) sous le nom de Badi, un pastiche dont seul le cinéma turc a le secret.
Certes, au niveau de la nanardise, Mac et Moi n'égale jamais la bêtise de Turkish E.T. Mais rassurez-vous, dans son genre, il reste un concurrent digne de nom ! En vérité, Mac et Moi n'est pas vraiment une parodie du film de Steven Spielberg mais plutôt une pâle copie, qui tente maladroitement (et le mot est faible) de marcher sur les traces de son modèle.

Inutile de le préciser mais le résultat est plutôt catastrophique. Oui, Mac et Moi est bel et bien le désastre annoncé.
Vous avez vu E.T. ? Ca tombe bien ! Mac et Moi pompe odieusement certaines séquences. Visiblement, Stewart Raffill est en mode photocopiage.
Hélas, ce dernier n'est pas Steven Spielberg (oh non !) et reprend à sa façon (pour le moins très personnelle) les éléments du film original.

mac et moi

On retrouve donc l'extraterrestre, donc, Mac, perdu sur notre vaste planète. Ce dernier est à la recherche de sa famille.
Finalement, il tombe sur Eric, un gamin paralysé, qui se prend d'affection pour l'alien. Oui, mais voilà, les hautes autorités et la NASA recherchent activement l'extra-terrestre en mousse. A partir de là, Stewart Raffill ne recule devant aucune excentricité.

Plus que jamais, Mac et Moi ressemble à une pub pour McDonald. Affublé d'un costume de nounours en peluche, la créature entame une danse frénétique dans un McDonald sous le regard ahuri de gosses et de bibendums, probablement trop nourris aux hamburgers. Un grand, mais alors, un très grand moment de solitude !
Sans compter ses parents qui font les courses au supermarché. Pour Stewart Raffill, c'est l'occasion ou jamais de vendre son film via plusieurs marques dont les noms ne sont même pas modifiés.

mac et moi

Ne parlons même pas de la performance des acteurs, incroyablement mauvais. Enfin, il y a les extraterrestres de service, desservis par des costumes hideux, des tronches ignobles et des mimiques qui font peine à voir.
Quant à Mac, le pauvre E.T. en caoutchouc, il fait ce qu'il peut. Il mache des chewing-gum, siffle, se mouche et se torche le derche (non, ça, il ne le fait pas mais bon...). Malheureusement, Stewart Raffill ne parvient jamais à le rendre attachant, sauf sur le baromètre de la nanardise.
Bref, avec Mac et Moi, le cinéaste signe le E.T. du pauvre, une sorte de curiosité qui oscille entre la comédie familiale, le fantastique, la médiocrité et le néant total.
Donc, attention, on ne s'en remet pas facilement !

Posté par Alice In Oliver à 11:59 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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