Cine Borat

25 mai 2013

Chef d'oeuvre de l'expressionnisme

Faust une legende allemande

genre: fantastique
Année: 1926
durée: 1h55

l'histoire: Tourmenteur de l'humanité avec la guerre, la peste ou la famine, Méphisto considère que la terre lui appartient. L'Archange Gabriel lui évoque le nom de Faust, un vieux savant, un juste dont la vie entière est la preuve que la terre n'est pas totalement soumise au Mal. Méphisto promet de détourner de Dieu l'âme de Faust. Alors la terre sera tienne, promet l'Archange... Dans son village décimé par la peste, Faust, désespéré, trouve un grimoire lui permettant d'invoquer le Diable, et signe avec lui un pacte de 24 heures pour sauver les malades. Mais les villageois s'en aperçoivent et veulent le lapider. En proie au suicide, Faust accepte une nouvelle proposition de Méphisto: retrouver sa jeunesse en échange de son âme.              

la critique d'Alice In Oliver:

Pas étonnant que Friedrich Wilhem Murnau soit considéré comme le maître du cinéma expressionniste allemand. On lui doit (entre autres) la première adaptation non officielle de Dracula avec Nosferatu le Vampire. En 1926, le cinéaste se lance dans un projet ambitieux avec Faust, une légende allemande. Friedrich Wilhem Murnau a pour ambition de signer un film pictural, très influencé par l'univers de la peinture, notamment par Rembrandt, Georges de la Tour et Vermeer.
Ainsi, certains plans sont de véritables toiles de peintres célèbres.

Le contraste entre le noir et le blanc et les effets de lumière tiennent ici une place prépondérante. En effet, il semble que la lumière soit le moteur et l'organisation même de l'espace, plus que jamais menacé par l'ombre du mal. C'est d'ailleurs la thématique principale de ce chef d'oeuvre de l'expressionnisme, à savoir que l'homme est le produit d'une double facette.
L'humanité est à la fois conditionnée par le bien et le mal. A partir de là, le scénario du film se concentre sur un célèbre mythe, celui de Faust, devenu l'enjeu d'un pari entre l'Archange et Méphisto.

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Attention, SPOILERS ! Les termes du pari sont que Méphisto doit parvenir à corrompre l’âme d’un homme de bien et détruire en lui tout ce qu’il y a de divin et alors la Terre sera sienne. Lorsque que son choix est arrêté, il envoie la peste détruire le village de Faust.
Devant un tel fléau Faust prie pour que la mort et les privations cessent mais rien ne se passe. Désespéré, il en vient à appeler le diable. Celui-ci lui propose le marché suivant: une période d’essai de 24 heures durant laquelle Méphisto sera à son service. Faust accepte et demande de sauver les villageois.

Hélas, ces derniers le bannissent de leur communauté. Faust décide de faire un second marché avec Satan: retrouver sa jeunesse en échange de son âme. Vous l'avez donc compris: Faust, une légende allemande a une vraie dimension spirituelle et philosophique.
Sur le fond, il s'agit d'une métaphore sur l'âme humaine. Le film s'appuie sur cinq personnages essentiels: Méphistophélès, Faust, Marguerite, la tante Marthe et l'Archange. Je vais surtout décrire les deux premiers personnages.

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Méphistophélès n'est autre que le diable en personne. Pourtant, Murnau lui donne trois visages différents: un aspect divin lors de son échange avec l’archange, un aspect plus humain, celui d’un mendiant lors de sa rencontre avec Faust et enfin celui d’un seigneur.
Quant à Faust, il s'agit d'un vieillard qui essaie à tout prix de sauver les habitants de l'épidémie de la peste. Sur ce dernier point, Friedrich Murnau fait évidemment référence à l'un de ses précédents films, Nosferatu le Vampire (que j'ai déjà cité).

Déjà, dans ce film, le mal prenait la forme d'une épidémie meurtrière. Faust fait figure de personnage maudit qui doit affronter à la fois l'hostilité des villageois et des périodes troubles. En vérité, Faust, une légende allemande aborde un sujet qui sera repris maintes fois au cinéma, à savoir le combat entre le bien et le mal. Dans cette lutte, c'est toujours l'amour qui triomphe.
A ce sujet, Murnau confère différentes symboliques. L'amour est évidemment représenté par la lumière, qui semble également détenir le mystère de la vie et de la création. Le mal est symbolisé par la brume et les ténèbres qui annoncent des temps obscurs.

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Plus que jamais, ce film apparaît comme une allégorie sur les souffrances et les dilemmes de l'âme humaine. Curieux que ce chef d'oeuvre ne soit pas cité plus souvent parmi les plus grands classiques du cinéma allemand, et même parmi les plus grands classiques du cinéma en général.
Malgré le poids des années, et même des décennies (le film a tout de même presque 90 ans !), Faust, une légende allemande reste une référence incontournable. Il s'agit d'une oeuvre riche, atypique et réellement splendide d'un point de vue visuel.


Tueurs nés selon Spielberg

Une femme fait sortir illégalement son mari de prison pour aller reprendre leur enfant, donné à une famille par les services sociaux...

Sugarland express : affiche

Alors qu'il préside actuellement le Festival de Cannes (pour un résultat qui, je l'espère, sortira des sentiers battus), revenons sur le premier film pour le cinéma de l'ami Steven Spielberg, Sugarland Express. Dernière pièce de sa filmographie que je n'avais pas vu et grâce au président Spielberg, j'ai pu le voir sur Arte en mode diffusion de films cannois (donc encore une fois merci Arte!). Car oui, ce film de 1974 fut primé à Cannes pour son scénario. Pourtant, Sugarland Express fut loin d'être une partie de plaisir pour le futur réalisateur du au combien compliqué Jaws. D'abord le refus de Jon Voight que Spielby voulait pour le rôle masculin, au contraire de Goldie Hawn qui accepta tout de suite pour le rôle féminin. Ce fut également la première collaboration avec John Williams, pour une partition que l'on ne gardera pas forcément en mémoire il faut bien le croire (ce sera du grand art dès le film suivant). Mais le pire viendra surtout lors de la distribution du film en salle où Universal fera des coupes et ne lui donna pas de réelle chance, puisque l'a distribué plus ou moins à la sauvette. Par ailleurs, Spielby dira "c'est le seul film dont je dois honnêtement avouer que si je devais le refaire, je le tournerais d'une manière totalement différente" *.

Dans un certain sens, on peut y voir une sorte de Tueurs nés avant l'heure, mais sans le duo de psychopathes en puissance. Au contraire, notre duo n'est en rien dangereux ou tout du moins sont surtout des bras cassés. Leur but est simplement de retrouver leur fils, pris par les services sociaux. Mais voilà, croyant se faire repérer par la police, ils prennent le véhicule des vieux les ayant pris en stop et prennent d'assaut la voiture de police avec son sergent à l'intérieur. C'est à partir de maintenant que le film deviendra un road movie de première et surtout une grosse satire des médias. Nos héros deviennent des stars sans le vouloir, leur but étant simplement de retrouver leur enfant. Petit à petit, la télé s'empare de l'événement, au point que des gens sur leur passage leur donnent des cadeaux aussi improbables qu'un cochon! Le phénomène est lancé et dans ce jeu, nos héros vont être pris à partie. Ce sont des innocents, des paumés s'étant fourrés dans une mauvaise voie et ce n'est pas forcément parce qu'ils sont armés qu'ils sont dangereux. Il n'y a qu'à voir le mari, gauche comme pas possible et ne parvenant jamais à voir le bout de son nez. 

Même la femme, malgré une certaine autorité sur son mari (en raison de sa naïveté), n'est pas une mégère non plus. C'est la première à s'effrayer quand un coup de feu retentit. Le policier en revanche est assez trouble. On ne sait jamais sur quel terrain il va jouer, s'il va les aider ou tout simplement les mener en bateau. Si bien que quand il dit vers la fin qu'il y a des snipers dans la maison, les personnages peinent à le croire. Sauf que la réalité mettra fin au phénomène comme on en trouve des tonnes. Le succès et la grande chute. Les Bonnie et Clyde du pauvre en d'autres termes, mais tout aussi éphémère. Pour ce qui est de la réalisation, on voit qu'il y a un effort en plus. Spielberg a les moyens et il les montre à travers certaines séquences spectaculaires où il fait parler le flingue. C'est le cas de l'assaut des anciens flics prenant en chasse nos azimuts (sans se rendre compte qu'ils ont un collègue avec) ou dans le final, poursuite effreiné pour la survie. Ironiquement, Spielby a conservé ce fameux plan final avec le personnage regardant l'horizon, déjà présent dans Duel. Une manière de dire qu'il est définitivement installé sur le grand écran, après des années passées sur les plateaux de télé. Pour le reste, il faut bien dire que Goldie Hawn bouffe littéralement l'écran au point d'éclipser tous les autres acteurs. Comme William Artherton (futur journaliste véreux de Die Hard et sous-fifre emmerdant du maire dans SOS Fantômes) qui est pourtant excellent en mari dépassé par une situation imprévisible.

Un premier film de cinéma réussi au possible, critiquant l'impact des médias dans une poursuite franchement tragique.

* Citation issu du livre Steven Spielberg Une rétrospective de Richard Schickel.

24 mai 2013

Le manifeste de l'expressionnisme allemand

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genre: épouvante, horreur, thriller
Année: 1920
durée: 1h15

l'histoire: Un jeune homme nommé Francis raconte à un vieil inconnu la terrible mésaventure qui lui est arrivée. Dans une fête foraine, un vieil homme intimidant et mystérieux se faisant appeler Dr. Caligari tient un stand dans lequel il exhibe un somnambule capable de prédire l’avenir. Ce denier prédit la mort à son ami Alan, un décès qui survient effectivement la nuit suivante. Depuis l’arrivée de Caligari dans le petit village, des meurtres s’accumulent. Francis mène l’enquête parallèlement à la police, alors que sa nouvelle amie est la proie du somnambule et de son maître, le Docteur Caligari, dont la véritable identité va se révéler surprenante.          

la critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Le Cabinet du Docteur Caligari, sorti en 1920, devait être réalisé par Fritz Lang. Mais au même moment, le cinéaste allemand tourne déjà le film Les Araignées et doit donc décliner l'invitation. C'est finalement Robert Wiene qui est choisi pour réaliser ce long-métrage horrifique, qui oscille également du côté du thriller. Néanmoins, Le Cabinet du Docteur Caligari va énormément influencer le même Fritz Lang pour Le Testament du Docteur Mabuse.
En effet, le film de Robert Wiene est très marqué par le mouvement expressionniste allemand, très en vogue à l'époque.

Ce qui donne un côté totalement surréaliste à ce long-métrage, donnant l'impression au spectateur de nager en plein cauchemar. C'est d'ailleurs l'effet désiré par Robert Wiene. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS !
Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari.

 

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La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s'avère être le directeur, et Francis un des patients ainsi que la jeune fille convoitée. A partir de là, le film se divise en six actes bien distincts.
Le premier acte est donc le prologue du film et nous présente deux personnages qui discutent sur un banc dans un parc. Le plus jeune, Francis, raconte le drame qu'il vient de vivre. S'ensuit alors un flashback.


Une fête foraine s’installe dans la petite ville d’Holstenwall. Le Docteur Caligari de passage dans celle-ci obtient, après quelques difficultés, l’autorisation du Secrétaire de Mairie d'installer un stand afin d'y présenter un somnambule. Ce dernier prédit la mort de plusieurs personnages.
Les prédictions se réalisent et l'étau se resserre autour de Caligari. Voilà pour le résumé très succint des cinq actes suivants. Le scénario est écrit par
Hans Janowicz et Carl Mayer. Au moment de sa sortie, Le Cabinet du Docteur Caligari est salué par la critique, qui le considère comme le manifeste de l’expressionnisme allemand à l’écran.

 

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Il n'est donc pas très étonnant que ce film ait influencé plusieurs générations de cinéastes, dont Fritz Lang lui-même (comme je l'ai déjà souligné). Ce long-métrage se distingue par une mise en scène volontairement théâtrale et labyrinthique. Les décors sont eux aussi exagérés dans leurs formes, ce qui renforce cette impression de se situer en plein cauchemar, tout du moins, dans une sorte de délire visuelle sous forme d'hallucinations psychotiques.
En vérité, le film traduit avant tout le délire d'un fou, qui raconte sa propre histoire.

Encore une fois, le décor tient une place prépondérante. Les routes sont sinueuses, les paysages sont chargés de symboliques et de graphismes particulièrement agressifs. Ce qui donne au spectateur une sensation de douleur, de terreur et de malaise tout au long de cette pellicule étrange, mais néanmoins intéressante. Toutefois, ce style a aussi ses limites.
Force est de constater que ce caractère expressionniste est beaucoup trop appuyé à certains moments. De ce fait, le film n'est pas toujours facile à suivre. Toutefois, au risque de me répéter, Le Cabinet du Docteur Caligari va profondément marquer le cinéma allemand, ne serait-ce que par la force et la terreur qu'il dégage. Indéniablement, ce film fait partie des grands classiques du noble Septième Art.

Seul Dieu peut le pardonner

Le frère de Julian meurt et sa mère compte bien se venger à travers son fils. Sauf que les choses sont loin d'être aussi faciles...

Only God Forgives : Affiche

S'il y a bien un film qui excite particulièrement la Croisette cette année, c'est bel et bien le retour de Nicolas Winding Refn. Dans une compétition pour le moins auteurisante et assez sobre, un bon coup de fouet dégueulasse change un peu la donne. Malgré le succès de Drive, Winding Refn n'a pas tenu à faire une production hollywoodienne et certains financements viennent de notre beau pays (Gaumont et Wild Bunch sont derrière le projet). A certains qui croient que l'ami Ryan Gosling s'est imposé de lui-même dans Only God Forgives (que l'on n'arrête plus, puisque sa compagnie d'assurance n'a pas voulu le lacher à Cannes car il tourne sa première réalisation), puisque Luke Evans devait incarner le héros mais a dû partir pour tourner The Hobbit. Après "l'homme aux cure-dents", "l'homme qui clope non stop" ou "l'homme qui a la classe avec un t-shirt à l'envers", l'ami Ryan peut désormais se faire appeler "le plan B"! On s'amuse, on s'amuse mais parlons plutôt du film. A ceux qui croient à un "Drive bis", rassurez-vous ou arrêtez-vous (c'est selon les sensibilités) car on n'est pas du tout dans le même genre que son précédant film. On peut même dire qu'on revient à une contemplation à la Valhalla Rising.

Only God Forgives : Photo Kristin Scott Thomas

Mieux, Winding Refn cite ouvertement un certain Alejandro Jodorowsky puisqu'il lui dédie son film. Ironique quand on sait que le réalisateur de La montagne sacrée est particulièrement présent sur cette édition de la Croisette. Particulièrement un certain Santa Sangre. En effet, les deux films ont une vraie consonnance avec le rôle de la mère. Kristin Scott Thomas incarne également une mère pour le moins impulsive et ne marchant que sur l'émotion du moment. En l'occurence, son arrivée n'est pas pour aider son fils (comme c'est le cas du pauvre Fenix), mais pour lui faire faire une mission banale mais dangereuse: s'occuper des meurtriers de son frère. Mais comme Fenix, Julian sait que ses actes ne mèneront à rien de bien concluant, d'autant que son frère est loin de n'avoir rien à se repprocher (il a violé et tué une prostituée, après avoir tabassé le patron d'un bar à hôtesses et certaines d'entre elles). La Mère interfère dans toutes les actions du héros, au point de devenir son pire ennemi. Plus que l'adversaire physique que ce flic indestructible et juge impitoyable (une sorte de Judge Dredd qui préfère parler les armes blanches que le flingue), un adversaire morale et qui perturbe chacune de ses actions. 

Only God Forgives : photo Vithaya Pansringarm

Enfin, l'un des plans du final devrait rappeler à certains un découpage particulier. Si l'ami Ryan se révèle peut être trop monolithique (il ne doit avoir qu'une dizaine de phrases et encore je suis gentil) au point de se caricaturer un peu, Scott Thomas bouffe littéralement l'écran. En quelques scènes, elle réussit à interpréter une sorte de Tony Montana en féminin qui dégomme le spectateur à coup de punchlines savoureuses. La scène du dîner est absolument fabuleuse, Scott Thomas dégommant son fils sur la taille de son organe sexuel (où comment Ryan Gosling reste pantois quand on lui dit qu'il a un petit membre!) quand ce n'est pas l'escort-girl qu'il a ramené (heureusement pour elle, la jeune fille a du répondant). Pareil pour Pansringarm qui tétanise à chacune de ses apparitions et dont on sait très bien que cela va mal se finir à chaque fois. Le personnage, malgré son incroyable violence, se révèle finalement posé et l'interprétation vise juste. C'est un type faisant son travail quand ses collègues ne savent quoi faire. Et autant dire que quand il est là, sa sentance est irrévocable! Le genre qui vous coupe une main et va aller chanter dans un karaoké après!

Only God Forgives : Photo Ryan Gosling

Néanmoins, Winding Refn risque de décontenancer sérieusement ses adeptes les moins aguéris (en d'autres termes, ceux qui ne connaisse le réalisateur uniquement par Drive) avec ce cru qui prend le contrepied total de son film (indépendant) hollywoodien. Winding Refn signe un film au rythme lent et contemplatif qui rappelle un certain Terrence Malick (ironie quand on sait que Gosling a tourné dans son dyptique), le réalisateur s'attardant sur des visages ou même des lieux par la photographie jouant sur les couleurs. Mais là où le réalisateur fait fort c'est quand il aligne l'image avec le son. C'est le cas lors de l'affrontement tant attendu entre Gosling et Vithaya Pansringarm, dont on sait plus ou moins le résultat (combien de photos a-t-on vu de Gosling avec une tête pleine d'équimose et autre oeil au beurre noir?). Reste que la baston se révèle redoutable et fracassante, Winding Refn laissant construire la tombe de Julian en le faisant continuer un combat perdu d'avance. Il y a aussi cette proportion à montrer des séquences souvent vides de sens ou tout du moins des plans qui mettent le héros dans un contexte étrange. C'est le cas de ces visions où l'obscurité devient l'occasion pour l'enfer de l'emporter et cela par son point faible. Sans compter la connotation sexuelle où l'ami Gosling ne fait que contempler sans jamais réellement obtenir le désir charnel. Par contre, si vous le pouvez, regardez-le en VO; la VF étant franchement lamentable entre la voix à côté de la plaque de Gosling (ce n'est pas Alexandre Gilet qui le double) et celle de Scott Thomas (l'actrice franco-britannique ne s'est pas doublé pour le coup).

Un cru très étrange et qui ne plaira pas à tout le monde, hommage volontaire et superbe à Jodorowsky. 

23 mai 2013

Une dimension peuplée de sons et d'esprits

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Genre: fantastique
année: 1960-1961
durée: 29 épisodes de 25 minutes

liste des épisodes:

1. King neuf sans retour
2. L'homme dans la bouteille
3. L'homme et son double
4. Allez vous-en, Finchley !
5. L'homme qui hurle
6. L'oeil de l'admirateur
7. Les prédictions
8. Les robots du Docteur Loren
9. Retour vers le passé
10. Futurographe
11. La nuit de Noël
12. Poussière
14. Le retour
15. Rien que la vérité
16. Les envahisseurs
17. Un sou pour vos pensées
18. Sans escale de vie à trépas
19. L'odyssée du vol 33
20. M. Dingle
21. Parasites
22. Le manipulateur
23. Conversation avec l'au-delà
24. Au bord du gouffre
25. Rendez-vous dans un siècle
26. Le silence est d'argent
27. Peine capitale
28. L'esprit et la matière
29. Y-at-il un martien dans la salle ?

La critique d'Alice In Oliver:

Suite du cycle consacré à la série télévisée La Quatrième Dimension, avec la saison 2, toujours produite, écrite et réalisée par les soins de Rod Serling, toujours aussi inspiré pour l'occasion. Au même titre que la saison précédente, les thématiques principales tournent autour des notions d'espace et de temps, l'un et l'autre étant reliés par une dimension située à la frontière entre la science et l'imagination.
Bienvenue dans la quatrième dimension ! Encore une fois, dans cette seconde saison, on trouve plusieurs épisodes cultes.

 

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Personnellement, j'ai une affection particulière pour L'Homme qui Hurle, un épisode terrifiant. Comme l'indique Rod Serling en conclusion: "vous pourrez toujours enfermer le Diable, mais vous ne pourrez pas le garder prisonnier très longtemps".
Satan s'invite dans un monastère isolé et pour le moins lugubre. Un voyageur perdu, David Ellington, se retrouve dans le monastère. Des prêtres gardent prisonnier un homme étrange, accusé d'hérésie. Pourtant, cet homme semble sincère et prétend être à la recherche de sa fiancée.

David est persuadé d'être tombé sur une secte satanique. D'ailleurs, leur chef finit par lui dévoiler l'horrible vérité. L'homme enfermé n'est autre que le Diable. David a bien du mal à croire à cette supercherie. N'ayez crainte, je n'en dirai pas davantage sur les suites de l'histoire.
Toujours est-il que cet épisode est surtout une métaphore sur l'âme humaine, irrésistiblement attirée par le mal et le péché. D'autres épisodes abordent également cette thématique.

 

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C'est par exemple le cas de L'homme dans la bouteille, un épisode dans lequel un couple de brocanteurs tombe sur une étrange bouteille. L'objet en question contient un être pour le moins original, à savoir un génie capable d'exaucer quatre voeux.
Hélas, ce génie n'est autre qu'un être machiavélique. Les voeux formulés par le couple de brocanteurs vont surtout leur apporter la tristesse, le malheur et la désolation. Les robots et les aliens viennent également s'inviter aux hostilités, avec Les Envahisseurs, Y a-t-il un martien dans la salle ? et Les robots du Docteur Loren.

Plus que jamais, Rod Serling semble fasciné par la possibilité d'une vie extraterrestre, les aliens donnant bien du fil à retordre aux communautés humaines. Parmi ces trois épisodes, Y a-t-il un martien dans la salle ? reste de loin le meilleur cru.
Rod Serling dénonce aussi les dangers de la technologie dans Allez vous-en Finchley ! Un homme bougon et antipathique se retrouve harcelé par son aspirateur, sa télévision et les objets électriques qui l'entourent. Néanmoins, son cas fait également penser à une crise sévère de paranoïa et de schizophrénie.

 

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La maladie mentale, la mort et les endroits clos et isolés font partie du programme. Entre autres, on retiendra notamment Le Silence est d'Argent, un épisode dans lequel nous faisons la connaissance de Jaimie Teenyson. Les bavardages de ce dernier excèdent le colonel Taylor.
Teenyson et Taylor acceptent de tenir un pari insensé.
Jamie remportera un demi-million de dollars s'il se tait pendant une année entière. La révélation finale est vraiment horrible, peut-être l'une des plus cruelles de toute la série. Néanmoins, cette saison 2 contient quelques épisodes un peu plus joyeux et festifs.
C'est par exemple le cas de Joyeux Noël qui, certes, n'a rien d'extraordinaire, mais se révèle plutôt réussi et assez attachant. Bref, une saison 2 d'excellente qualité, peu ou prou du même niveau que la précédente.


La Quatrième Dimension Complet L'Esprit et la... par MUREAU3372



Entre les bourdes

Un an dans une classe de quatrième dans un collège de banlieue...

Entre les murs : Affiche François Bégaudeau, Laurent Cantet

Dans les résultats cannois, il y a parfois des incompréhensions totales comme le confirme souvent les films concernés, dont certains n'ont plus le souvenir (qui serait capable de me citer toutes les palmes d'or depuis l'an 2000, sans aller sur Wikipedia?). En 2008, Entre les murs de Laurent Cantet décroche la première (et dernière) Palme d'or française depuis Pialat (malgré que des fonds français furent dans Le pianiste ou les films primés de Michael Haneke, d'autant que pour ce dernier, Amour est entièrement en langue française), à la barbe de bijoux comme Gomorra (seulement grand-prix), Two Lovers (repartit bredouille) ou Valse avec Bachir (idem). Si, lors de sa sortie le film m'avait plu (en sachant que j'avais dû revenir en salles à cause d'une alerte à la bombe aussi foireuse que l'attentat pourri devant le Martinez la semaine dernière), sa seconde vision (qui plus est dans un rendez-vous "pédagogique", puisque mon bahut avait décidé de nous le montrer) m'avait pour le moins alarmé: comment une vision peut changer autant votre point de vue? Clairement, le film de Cantet est peut être une des pires Palmes d'or que j'ai eu à voir et se trouve finalement aussi démago que La journée de la jupe (même si Entre les murs est bien mieux). 

Entre les murs : Photo François Bégaudeau, Laurent Cantet

Le film montre des acteurs pour le moins amateur, en général des élèves et l'ancien professeur reconverti très rapidement dans l'écriture (on peut même dire qu'il est plus écrivain que prof!) François Begaudeau. On peut alors penser que l'action sera naturelle et que les clichés s'évaporeront. Or, ce n'est pas le cas. J'avais pu voir lors de sa diffusion en salles un making off sur les chaînes Ciné Cinéma et finalement, il n'y a rien de naturel dans les attitudes des élèves ou de Begaudeau, puisque tout fut répété à l'avance dans des ateliers! Ce sont donc ni plus, ni moins que de vulgaires rôles où chacun est une caricature de l'éléve ou prof type. Commençons par les profs. Begaudeau est un prof de français exemplaire auquel on pourrait donner le monde, sauf qu'un jour, il ose parler de ses délégués de classe comme ayant une attitude de pétasse! Olala! Tollé général dans l'école! Mais finalement, cela aura plutôt l'effet d'un pet dans l'eau et l'occasion de bien rire aussi. Ensuite, on a le professeur d'histoire qui, au début de l'année, conseille le nouveau venu en lui disant les élèves "gentils" et "pas gentils". 

Entre les murs : Photo Laurent Cantet

On croirait voir des élèves demandant à des autres quels profs ils ont. Des gamins d'une trentaine d'années voire plus quand même. Ce qui rajoute encore une fois dans le superficiel qui tue pétrie initialement de bonnes intentions. Le pire c'est que les bourdes de ce genre s'accumulent tellement qu'on ne peut plus qu'en rire. C'est le cas de ce prof de techno qui, à peine quelques semaines, pète un cable en salle des profs, se croyant un peu trop seul! Mais heureusement, le prof de sport toujours cool (et un peu efféminé, mais là n'est pas le sujet) est là pour le consoler! C'est beau la vie! Mais encore mieux, alors que dans la salle des profs ce n'st pas trop l'éclate, la prof d'histoire te sort comme si de rien n'était: "je suis enceinte!" Ouais! Non mais franchement quel intérêt de montrer une séquence aussi improbable, qui plus est avec une belle incohérence puisqu'elle sort une bouteille de champagne d'un frigo de la salle! A quand une bouteille de whisky ou des bières?! Même constat chez les élèves, où évidemment on a les belles têtes de gondoles. Alors certes, je le vois au quotidien, il y en a toujours un qui se démarquera de l'autre, mais là on a vraiment l'impression que c'est un concours.

Souleymane est la racaille type, gentil mais faut pas l'embêter, sinon il part d'un cours comme si de rien n'était. D'ailleurs, malgré ses conneries, il ne parviendra à se faire virer qu'à la fin de l'année scolaire. Un exploit de nos jours. Son pote Boubacar ferrait passer Eddie Murphy pour un enfant de choeur de la tchatche. L'art de parler pour ne rien dire. On a aussi l'élève arrivant en cours d'année, parce qu'il s'est fait viré. Sauf que ce sera encore une fois le bordel. Vous aurez également droit aux bimbos qui ressemblent pas à quelque chose ou pas, la chouchoute qui ne l'est plus (par ailleurs, l'actrice s'appelle Rachel et se voit nommée Khumba, amalgame foireux?) et puis les incultes. Cantet insiste tellement sur ces passages au point que cela en devient méprisant. Surtout que le coup de l'Argentine, à moins que les élèves de Begaudeau en tenait vraiment une couche... Bref que des caricatures ambulantes au point de se demander si, au lieu de donner un portrait des écoles en difficulté (le réel propos qu'aurait dû avoir le film au lieu de sombrer dans le grand n'importe quoi), ce ne serait pas prendre les spectateurs pour des idiots. Mais là où le film atteint des sommets de connerie, c'est dans ce passage où les parents de deux élèves d'origine asiatique risquent de se faire expulser. Cataclisme!

Il faut sauver les parents d'élèves! Sauf que ce n'est pas l'établissement qui propose de l'aide, mais les profs. Les bons samaritains décident de faire une quête pour éviter le désastre. Hic: ces élèves sont particulièrement bons. Question: s'il s'agissait des parents d'un cancre, Souleymane par exemple, est-ce que les profs seraient aussi charitables? Je n'en suis pas si sûr, mais alors pas du tout. Reste un beau moment de rigolade involontaire. Néanmoins, il serait dur de tout jeter dans ce film. En prenant la direction du documenteur mais sans found footage (comme quoi c'est possible), Cantet signe un film qui confine à un certain réalisme, puisque l'on se croirait dans une vraie salle de classe. Les gars hésitant à lever le doigt mais quand ils le font c'est pour dire des conneries, le mec faisant systématiquement le con, les jeunes à côté de la plaque, les exclus.... On en a toujours eu dans sa classe. Mais comme je le disais plus haut, ces clichés ambiants reviennent beaucoup trop souvent et c'est franchement dommage. Les jeunes acteurs n'y peuvent rien, malgré leur naturel inexistant. Par contre, Begaudeau se complait un peu trop et forme un personnage au combien lisse. Un prof (presque) parfait. On pourra noter également que les scènes "normales" de classe ou les conseils de classe (où l'on voit vraiment que le rôle de délégué de classe est minable, chose que je remarque encore au lycée, c'est dire) sont assez crédibles. Par contre, le conseil de discipline laisse à désirer (on a l'impression d'être dans Tribunal!) et se détourne complètement de la chose (cela devient vite une condamnation pour Begaudeau alors que le sujet n'est pas là). 

Un film censé être pédagogique, mais se vautrant dans la caricature souvent énorme. Un petit navet en somme.

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22 mai 2013

Un croisement entre Robocop et l'épagneul breton

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genre: mais qu'est-ce que c'est que ça ???
année: 1988
durée: 1H10

L'histoire: Un agent américain est mortellement blessé au cours d’une mission périlleuse. Il se voit donc transformé en mi-homme mi-machine. Cet homme doit maintenant sauver des otages prisonniers d’un sorcier chinois, qui transforme les humains en vampires

La critique d'Alice In Oliver:

Parmi les nanars, il existe quelques films à part, des séries Z inqualifiables de médiocrité et qui dépassent la raison humaine. Les nanars de cette trempe sont peu nombreux. Au hasard, nous citerons Turkish Star Wars, Death Warrior ou encore Crocodile Fury parmi les pires fumisteries jamais réalisées. Désormais, Turkish Star Wars, Death Warrior et Crocodile Fury peuvent compter sur un concurrent digne de nom: j'ai nommé Robo Vampire, réalisé par Godfrey Ho en 1988.

Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître ce cinéaste (enfin... cinéaste... le mot est grand !), Godfrey Ho s'est surtout fait connaître en signant plusieurs films de kung-fu et plus précisément des séries Z avec des ninjas. Les fans du réalisateur (soit deux personnes dans le monde) citeront volontier Ninja Terminator et Ninja Condors parmi ses nombreux méfaits.
Néanmoins, Robo Vampire reste probablement son plus mauvais film. C'est dire à quel point il est mauvais !

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Premièrement, je vous renvoie à l'affiche du film avec une sorte de Robocop armé d'une mitrailleuse et tenant sous son bras un vampire asiatique moisi. Que les choses soient claires: Robo Vampire est bien le gros nanar annoncé ! Au niveau des influences, Robo Vampire est un mixe entre Robocop, les arts martiaux, l'action qui tâche et le film de vampires.
Voilà un mélange pour le moins improbable mais qui rappelle assez souvent la médiocrité insolente de Crocodile Fury, à savoir que Robo Vampire mélange un peu tous les genres dans une sorte de gigantesque bordel.

Par là, comprenez qu'on ne s'en remet pas facilement. Même les nanardeurs en herbe devront respirer un bon coup et prendre leur dose habituelle de susbtances illicites pour faire face à ce véritable concentré de grand n'importe nawak ! Comme l'indique le titre, il est donc question ici d'un robot, enfin un truc avarié en alluminium et en papier mâché, et de vampires.
Sur ce dernier point, Godfrey Ho n'est pas toujours très clair. Les vampires moisis de service dévorent les boyaux de leurs victimes. On pense davantage à des zombies assoiffés de chair humaine.

Mais peu importe, le film n'est pas très regardant sur son scénario. Quant au Robocop de service, il est difficilement descriptible. Comment dirais-je ? C'est une sorte de croisement entre le même Robocop et l'épagnol breton. Mais bon, je ne vous fais pas languir plus longtemps.
Voici une petite photo qui vous mettra l'eau à la bouche !

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Alors, c'est de la bonne hein ? Avouez que vous n'êtes pas déçus ! Sinon, que dire ? Si ce n'est que ce film pue évidemment la grosse série Z à plein nez. Aussi, sera-t-il nécessaire de fermer les yeux sur le montage du film, qui passe souvent d'une séquence à une autre sans crier gare.
Il faudra aussi éviter de regarder le jeu des acteurs aux abonnés absents (et le mot est faible, très faible !), sans compter les bruitages cacophoniques de notre boîte de conserve métallisée ou encore les effets spéciaux du film. Mais à ce niveau de bêtise et de débilité, peut-on encore parler de film ? Peut-on encore parler de cinéma ? D'une certaine façon, Robo Vampire fait presque figure de chef d'oeuvre du septième art tant sa nanardise atteint les plus hauts sommets de la ringardise.
Pour les suicidaires, Robo Vampire est disponible en entier sur youtube et en version anglaise, mais je décline toute responsabilité !

Le film à ne pas voir le jour de la St Valentin

Le couple de Dean et Cindy est de plus en plus instable. D'un côté, Dean tient à sa femme et son enfant; de l'autre, Cindy est trop ambitieuse et a fini par laisser tomber sa vie de famille d'une certaine manière. Mais est-ce que le couple survivra?

Blue Valentine : affiche

Comme vous l'avez remarqué dans la critique concernée ou même dans certains commentaires, The Place beyond the pines revient souvent en ce début 2013 pour le moins en demi-teinte (six très bons films et onze bons, moyens ou très mauvais). L'occasion de revenir sur le second film de son réalisateur Derek Cianfrance, Blue Valentine. Preuve que je suis dans l'actualité, le film s'était retrouvé dans la section Un certain regard de Cannes 2010 avant de sortir plus d'un an après en France (un peu comme Enter the void de Gaspard Noé et récemment Mud de Jeff Nichols), probablement à cause d'un manque de distributeur. Au casting, on n'a ni plus, ni moins que ce cher Ryan Gosling (qui va continuer à orner ce blog encore un petit moment à mon humble avis), Michelle Williams, Mike Vogel, John Doman (que vous avez pu voir dans la série de Canal +, Borgia) et Ben Shenkman. Blue Valentine peut se targuer d'être le parfait exemple d'anti-film romantique. A vrai dire, tout ce qui confinne à la comédie romantique ou tout du moins à une romance est en fait une série de flashbacks, contredisant ce qu'il se passe dans le présent. 

Blue Valentine : photo Derek Cianfrance, Michelle Williams, Ryan Gosling

C'est d'ailleurs toute la richesse du film: d'un côté, la naissance d'un couple; de l'autre, la chute de leurs espoirs. Dès les premières minutes, on sent qu'il y a comme un problème. Le chien a disparu, le père est seul avec la petite et quand ils vont réveiller maman, celle-ci ne voit pas ça d'un bon oeil et se met à raller. En peu de temps, Cianfrance installe une ambiance pesante qui ne sera que renforcée par le parallèle entre passé et présent. Cianfrance confronte la vision de l'amour naissant et celle d'un couple qui ne s'entend plus après tout ce qu'ils ont traversé. Que ce soit la jalousie d'un ancien petit-copain de Cindy (manquant de faire tuer son amant), la mise en cloque pour le moins rapide et probablement de cet ex (séquence qui n'a rien d'amour, juste du fornicage viril, alors que la séquence où le couple fait l'amour est beaucoup plus romantique et passionnelle) ou subir la vision des parents (notamment ce père collérique et méprisant sa femme). Des choses difficiles mais qui ont forgé cet amour. Et ce malgré un milieu différent (Dean est un petit déménageur, elle fait des études de médecine). 

Blue Valentine : photo Derek Cianfrance, Michelle Williams, Ryan Gosling

Le présent est d'autant plus déprimant qu'il est le parfait opposé des flashbacks. Il n'y a qu'à voir la scène du motel, où lui veut et elle non que ce soit dans la douche ou dans un lit. On voit dans ce refus de l'amour charnel un couple à la dérive. Ils n'arrivent pas à se quitter et sont tombés dans une totale routine. Le dénouement n'est donc même plus étonnant, montagne russe d'émotion où ce que le spectateur habitué de comédie-romantique a l'habitude de voir se déroule en fait à l'envers. On navigue donc entre beauté et tristesse, d'autant que Cianfrance a le chic pour rendre beau comme totalement dégradé ses interprètes. De sublime, Williams devient particulièrement négligée, sans maquillage et on pense beaucoup à son personnage dans Le secret de Brockback Mountain à ce niveau. Pour sûr que ce changement radical a servi Cianfrance pour son film suivant, où Eva Mendes se prend un méchant cru dans la tronche. Pareil pour Gosling qui, une fois vieilli, se révèle avec une bien belle calvitie en devenir et des lunettes tout droit sorties de Top Gun, au point de lui donner un air de beauf. Les deux acteurs forment un couple plus que crédible et faisant parler aussi bien l'amour que le desespoir à la perfection.

Un film puissant sur l'amour dans ce qu'il a de plus beau et triste, doté de deux acteurs pour le moins fantastiques. 

21 mai 2013

Il s'appelait Victor de l'Aveyron...

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genre: drame
Année: 1970
durée: 1h25

l'histoire: L'histoire d'un enfant, capturé comme un animal par des paysans, et amené au Docteur Itard, à Paris. L'enfant sauvage semble être sourd et muet. Le monde scientifique le considère comme un attardé qui a, pour cette raison, été abandonné. Toutefois, le Docteur Itard pense que ce qui apparaît comme un retard mental est le résultat de l'absence de contact avec les hommes.           

la critique d'Alice In Oliver:

Le cas de Victor de l'Aveyron a traversé l'histoire et les siècles. Il n'est donc pas très étonnant que le cas atypique de ce jeune adolescent (on ne connaît pas exactement son âge mais on estime qu'il doit avoir entre 10 et 12 ans) ait profondément bouleversé le réalisateur, François Truffaut.
Par le passé, le cinéaste s'est déjà intéressé au monde difficile de l'enfance, notamment via Les Quatre Cents Coups. Mais avec L'Enfant Sauvage, réalisé en 1970, François Truffaut aborde un sujet complexe, à savoir l'évolution et l'éducation d'un sauvageon recueilli par notre société moderne.

Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! Un jour, dans la forêt, un enfant est capturé comme un animal par des paysans, et amené au Docteur Itard, à Paris. L'enfant sauvage semble être sourd et muet.
Le monde scientifique le considère, très majoritairement, comme un attardé qui a, pour cette raison, été abandonné. Toutefois, le Docteur Itard pense que ce qui apparaît comme un retard mental est le résultat de l'absence de contact avec les hommes.

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Il va lui apprendre le quotidien d'une vie d'enfant civilisé et le faire émerger de sa primitive animalité en lui enseignant ce qu'est le langage. Difficiles épreuves mais l'enfant sauvage articule quelques sons qui ont pour lui un sens. Victor devient son nom.
Il acquiert peu à peu une humanité touchante. Paradoxalement, le médecin connaît toutes les difficultés à sortir cet enfant de son mutisme profond. Vous l'avez donc compris: le scénario de L'Enfant Sauvage s'inspire évidemment de la véritable histoire de Victor de l'Aveyron.

Au niveau de la distribution, ce drame réunit François Truffaut lui-même (donc à la fois devant et derrière la caméra), Françoise Seigner, Jean Dasté, Claude Miller et Jean-François Stévenin. Quant à Jean-Pierre Cargol, il interprète le petit sauvageon.
Sur ce dernier point, le jeune acteur livre une excellente composition, voire même exceptionnelle. Même remarque pour François Truffaut, qui fait preuve d'une grande humanité dans le rôle du Docteur Itard. Le film suit donc l'éducation de ce petit être atypique, qui interroge évidemment la communauté scientifique.

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A partir de là, François Truffaut aborde plusieurs thématiques passionnantes, entre autres, la différence entre l'inné et l'acquis. En résumé, Victor a vécu la plus grande partie de sa vie parmi la nature sauvage et animale. Peut-il alors s'adapter à la vie humaine ?
A ce sujet, L'Enfant Sauvage constitue le film le plus anthropologique de François Truffaut. Plus que jamais, la nature est vue comme une source primitive et de régression. Tout du moins, c'est la vision de notre société moderne. D'ailleurs, Truffaut pose aussi la question des valeurs qui sont véhiculées par notre société, à savoir si ces mêmes valeurs sont bien celles d'une société dite "moderne".

Sur ce dernier point, force est de constater que le cas de Victor interroge le Docteur Itard. Que peut-il réellement lui enseigner ? A ce sujet, Truffaut véhicule de grands messages humanistes. En ce sens, L'Enfant Sauvage apparaît comme une version romancée de l'histoire de Victor de l'Aveyron. Toujours est-il que le médecin a une approche scientifique.
Ce sont donc le langage, les signes et les symboles mathématiques qui vont être les sources du progrès pour Victor.

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Pourtant, sur le fond, François Truffaut confronte sans cesse deux points de vue: celui de la société, définitivement carthésienne, et qui cherche à tout prix à comprendre le cas de Victor, et celui de la nature, véritable source des pulsions les plus primitives.
Paradoxalement, cette primitivité est aussi synonyme de liberté. A cet égard, plus d'une fois, Victor sera tenté par un retour à l'extérieur et par une sorte de communion avec Dame Nature. Ce qui suscite une autre question: la société moderne libère-t-elle réellement un individu ?

Si dans le film, Victor accomplit des progrès remarquables, il n'en reste pas moins une sorte de curiosité expérimentale, incapable d'exprimer le moindre mot et de choisir le chemin qui lui convient le mieux: celle de notre société ou celle de la nature ? C'est finalement une question qui revient sans cesse et qui est le socle de cette oeuvre passionnante, bouleversante et touchante.
Bref, un tel film suscite de nombreuses interrogations et mérite sans aucun doute un meilleur niveau d'analyse. Personnellement, je le considère comme le chef d'oeuvre absolu de François Truffaut, encore une fois, remarquable d'humanisme. Un superbe film... mais je me répète !

Cuvée évoluée

Après un week end festif et digne de manger du boeuf, il est temps que la Cave de Borat revienne pour vous remettre dans le droit chemin. Et pour cause, aujourd'hui, on va naviguer dans l'obscurité la plus totale pour ce qui est de la musique. Après le numéro précédant où j'évoquais Soundgarden, voici venir Pearl Jam. J'en avais déjà parlé l'an dernier pour la fête de la musique avec le documentaire de Cameron Crowe et pour ne pas faire dans la redite, je vais évoquer un morceau dont je n'avais pas parlé à l'époque et découvert chez mon ami Jamesluctor. Il s'agit de Do the evolution issu de l'album Yield (1998). Le titre en lui-même est d'une folie furieuse incroyable avec ses riffs de guitare pour commencer, la voix d'Eddie Wedder énervée au possible et souvent hallucinante (vers la fin du titre notamment où la rage est encore plus visible avec les images du clip) et des paroles qui ramènent à notre condition humaine et son évolution justement devenant sérieusement néfaste. Le clip réalisé par Kevin Altieri réalisateur sur la série animée Batman et Todd McFarlane créateur de Spawn est finalement peut être pire que la chanson, dans le fait de pousser à l'extrême le pouvoir de l'image. Dans un monde du clip-vidéo qui regorge de culs et de bling bling, un peu de remise en cause ne fera pas de mal.

Ainsi, tout du long du clip nous suivons une jeune femme aux cheveux noirs et en jupe, symbolisant la Mort. Tout y revient: le visage se changeant parfois en tête de mort; la danse macabre; le visage souriant pour ce qui est de montrer la guerre avec le casque sur la tête; ou embrassant un crâne. Pour le reste, nous voyons l'existence de l'être-vivant du Big Bang à une destruction totale par des tentacules ressemblant à celle du Dr Octopus ou aux trilopites de La guerre des mondes. Entre-temps, les grandes étapes de l'Histoire reviennent en mémoire et pas de la meilleure des manières. Le dinosaure bouffant tout ce qui passe devant lui avant de se prendre l'astéroïde; puis le singe dépassé par l'Homme préhistorique avant d'être décimé par Néandertal. Puis les croisés, les banquiers qui se suicident, les chevaux remplacés par des tanks, le régime nazi dans toute sa noirceur (on croirait revoir certaines images de The Wall d'Alan Parker), l'empire romain, les indiens gangrénés par la maladie, l'esclavage, la guerre, puis un futur apocalyptique où l'Homme est possédé par l'ordinateur à moins d'être réduit au rang de poussière. Un clip ultra-pessimiste mais d'une brutalité merveilleuse. Le genre de clip impressionnant et que l'on voudrait voir un peu plus souvent à la télé, qui plus est avant 23h.

Continuons dans le rock'n roll mes amis avec une série. Enfin, si on veut puisque l'on va parler d'une série animée pour le moins naveteuse de 1989, mais largement rediffusée dans les décennies suivantes. Si je vous dis "le dernier dinosaure", cela vous dit quelque chose? Denver bien sûr! Une série pour le moins inintérssante et qui a pourtant souvent alimenter mes matinées l'été. Elle était pourtant présenté par IDDH, maison ayant distribué la première série des Tortues Ninja ou Cobra, deux séries qui ne sont pour ainsi dire pas de la camelotte. Avec Denver le dernier dinosaure en revanche... Denver fut découvert par des jeunes aux personnalités franchement inintéressantes puisqu'ils se ressemblent tous. Je ne sais pas moi, un dinosaure en pleine ville ça ne choque personne? Ben non! Qui plus est en Floride, donc lunettes de soleil, chemise à deux francs... Le pire étant que le dino sait jouer de la guitare alors que ce n'est pas trop le genre de la maison. Le générique en lui-même est une véritable horreur en puissance, tant au niveau du montage que de la musique. Les paroles sont d'une niaiseries qui ferait regretter le Club Dorothée: "Denver le dernier dinosaure c'est mon ami et bien plus encore!", "il met dans notre vie un peu plus de bonheur!". Le montage nous montre des images du Crétacé, mais il n'y a aucun rapport vis à vis du héros éponyme. Qui plus est quand on le voit c'est pour jouer à la guitare en se prenant pour Angus Young. Dans le genre série pourrie, ça se pose là...

Vous allez dire que je m'acharne un peu sur l'ami Johnny. Il faut bien dire que le chanteur donne vraiment le bâton pour se faire battre et les Guignols l'ont bien compris. Il y a quelques années, Hallyday jouait dans une pièce de Tennessee Williams et c'était l'occasion pour les auteurs de se moquer de ses talents d'acteur. Ici on le voit essayer vaguement de savoir son texte. Mais comme il y arrive pas sans prompteur, alors on lui donne une oreillette. Mais comme il ne comprend rien, on lui remet le prompteur, mais comme il ne voit rien sans ses lunettes ah que optic 2000, on lui donne un souffleur. Sauf que c'est une nouvelle fois peine perdue. Le chanteur croit à un mec qui n'a pas payé sa place! Mais le meilleur reste ce merveilleux coup de grâce où il se fait ni plus, ni moins que doublé! Un sketch qui ressemble à celui avec L'oréal que je vous avais montré dans la Cuvée pilote, mais tout aussi savoureux. Allez à la semaine prochaine!

20 mai 2013

La Sixième Merveille du Monde

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genre: péplum, aventure
Année: 1961
durée: 2h15

l'histoire: Darios, jeune général athénien, est invité par son oncle à Rhodes. Il va découvrir un complot contre les Grecs dont le centre est le célébré colosse, statue nouvellement inaugurée.           

la critique d'Alice In Oliver:

Il ne faut pas l'oublier: avant de devenir le maître incontesté du western spaghetti, Sergio Leone a réalisé trois péplums: Les Derniers Jours de Pompéi, Sodome et Gomorrhe et Le Colosse de Rhodes. Pour les deux premiers films cités, Sergio Leone collaborera respectivement avec Mario Bonnard et Robert Aldrich. Il semble donc que Le Colosse de Rhodes, sorti en 1961, soit le tout premier film que Sergio Leone réalise seul. Le Colosse de Rhodes est aussi une co-production franco-italo-espagnole qui bénéficie d'un très gros budget et de nombreux figurants.

Selon l'aveu même du cinéaste, c'est aussi le film qu'il a eu le plus de plaisir à réaliser. Au niveau de la distribution, ce péplum réunit Rory Calhoun, Léa Massari, Georges Marchal, Mabel Karr, Conrado San Martin, Angel Aranda et George Rigaud.
Attention, SPOILERS !
Darios, héros militaire grec, rend visite à son oncle à Rhodes en 280 av. J.C. Rhodes vient d'achever la construction d'une énorme statue d'Apollon (le fameux colosse) pour protéger son port et envisage une alliance avec la Phénicie contre la Grèce.

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Darios s'éprend de la jolie Diala, fille de l'architecte de la statue, mais il est aussi impliqué avec un groupe de rebelles menés par Peliocles. Ces rebelles cherchent à renverser le tyran Xerxès, de même d'ailleurs que son second, Therion. Les rebelles sont capturés et forcés d'amuser la foule dans l'arène, mais un tremblement de terre renverse le colosse et le pouvoir.
Pour l'anecdote, Sergio Leone décrit l'acteur Rory Calhoun comme une sorte de Cary Grant du pauvre. Premièrement, la ressemblance entre les deux acteurs est assez frappante. Tout du moins, je trouve qu'ils ont le même type de physique.

Ensuite, bien qu'il soit un péplum, Le Colosse de Rhodes partage de nombreuses similitudes avec le cinéma d'Alfred Hitchcock. En un sens, le personnage interprété par Rory Calhoun, Dario, n'est pas sans rappeler celui joué par le même Cary Grant dans La Mort aux Trousses.
Dario se retrouve malgré lui dans un conflit et une guerre qu'il ne maîtrise pas. Mais c'est surtout la conclusion finale qui relie les deux films, la bataille sur le colosse rappelant évidemment la fin dans La Mort aux Trousses.

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Quant au scénario du film, il se base sur la sixième merveille du monde, donc le même Colosse de Rhodes, détruit par un tremblement de terre. Plus que jamais, la grande statue de bronze reste l'attraction principale de ce péplum, qui a également une vraie dimension historique.
Le film peut s'appuyer sur de nombreuses séquences très réussies. C'est par exemple le cas de la bataille finale. J'en ai déjà parlé, je n'y reviens pas. Si les acteurs font le job (façon de parler), l'interprétation n'est pas non plus irréprochable.

Par exemple, Rory Calhoun reste un acteur peu charismatique. Heureusement, la réalisation et la mise en scène de Sergio Leone sont suffisamment solides et efficaces pour oublier les quelques approximations de ce long-métrage ambitieux. Paradoxalement, c'est peut-être aussi le moins bon film du réalisateur, en tout cas, celui que j'aime le moins. Toutefois, dans son genre, Le Colosse de Rhodes reste un bon péplum, qui casse volontairement les codes inhérents du genre.
Aujourd'hui, le film est même référencé parmi les classiques du cinéma, tout du moins, parmi les plus grands péplums. Encore une fois, et j'insiste, la réalisation de Sergio Leone est pour beaucoup dans la réussite de ce film.

Bienvenue dans un monde frivole et un peu trop coloré

1899, Paris. Le Moulin Rouge est au sommet grâce à la belle Satine. Jusqu'au jour où elle tombe amoureuse du poète Christian...

Moulin Rouge ! : affiche Baz Luhrmann, Ewan McGregor, Nicole Kidman

Alors que sa version de Gatzby le magnifique vient de sortir, revenons sur le précédent séjour à Cannes de Baz Luhrmann, Moulin Rouge. C'était en 2001, l'australien était bien vu pour son adaptation moderne de Roméo et Juliette et s'offre un beau casting: Nicole Kidman, Ewan McGregor, Jim Broadbent, John Leguizamo, Richard Roxburgh et Kylie Minogue en caméo (une sorte de Fée Clochette à l'absinthe). Bon accueil à Cannes où il fait l'ouverture, succès public, récompensé par la profession (Baftas, Golden Globes, Oscars), réputation de feu (Ciné Live, du temps où le magazine n'était pas associé à Studio, allait même jusqu'à parler de THE référence de son magazine)... Un film qui a rythmé pendant quelqus temps mon adolescence, puis plus rien. Mes goûts musicaux ont changé, j'ai vu mieux en termes de comédie-musicale, pire aussi... J'avais été peu emballé par une précédante vision et je ne l'ai revu que dernièrement, histoire d'être le plus objectif possible. Vous n'avez pas trouvé certains choix artistiques douteux sur l'adaptation de Shakespeare? Avec Moulin Rouge, il fait encore pire (et je n'ose imaginer dans un certain sens le clinquant de Gatzby). 

Moulin Rouge ! : Photo Ewan McGregor, Garry McDonald (II), Jacek Koman, John Leguizamo, Matthew Whittet

Dès les premières secondes, on sent la réalisation clippesque avec un montage épileptique changeant de point de vue comme de décor avec une violence visuelle incroyable. Il n'y a qu'à prendre la première scène de Broadbent. Il débarque normalement avec les filles aux robes tellement colorées qu'elles déglinguent les rétines (en mauvais donc), puis se retrouve en haut du Moulin Rouge pour y revenir en faisant des saltos (cascadeur?), pour ensuite nous montrer les vieux chantant Smell like teen spirits, suivit d'une danse de chapeau tel un défilé et ensuite continuer avec le French Cancan et s'arrêter enfin sur Nicole Kidman en l'air! Ouf! Il était vraiment temps de stopper la machine entre l'hystérie visuelle (et qui pique les yeux) et la musique ambiante mélange assez foireux de Nirvana, Lady Marmelade et un peu d'inédit avec Broadbent. Un véritable bordel (c'est le cas de le dire!) visuel et auditif et qui n'est pas franchement bon. Le pire étant que cette hystérie apparaît encore par la suite lorsque les gars de Toulouse essayent de voir par la fenêtre; ou McGregor voyant Kidman d'en bas par deux fois (le passage de l'éléphant ou celui où Satine est avec le Duc). Le pire étant que cela devient sérieusement grotesque au bout d'un moment, surtout que ces effets s'avèrent pénibles à suivre.

Moulin Rouge ! : Photo Ewan McGregor, Nicole Kidman

De plus, les medley deviennent assez ridicule au bout d'un moment, puisque l'on passe quand même de U2 à Elton John en passant par les Beattles et le pire c'est que les chansons n'ont pas de rapports rythmiques entre elles. Et quand ce sont des chansons simples, c'est du Madonna période 80's! Il ne manquerait plus que Vogue! Reste que dans l'ensemble, les chansons sont bien chantées même si Broadbent en fait beaucoup trop (l'acteur est d'ailleurs en plein exercice de cabotinnage soulant). Je pense notamment à Kidman qui, par ailleurs, est réellement magnifiée par Luhrmann. On ne voit qu'elle dès son apparition et ce n'est pas forcément à cause de ses tenues frivoles (quoique cela fait toujours plaisir à voir!). Pour le reste, le scénar se révèle encore une fois un amour impossible, thématique que semble admirer Luhrmann (c'était le cas de Roméo+Juliette et bien évidemment de Gatzby). Reste que le traitement opéré est franchement beauf. Le Duc est évidemment un salaud excentrique qui chante comme une casserole; le poète un amoureux transi; Satine une bombe sexuelle en passe de mourir, Zidler le joyeux drille... Les personnages sont dans l'ensemble des petites caricatures à eux-tout seul. Par ailleurs, Leguizamo se casse la gueule plus d'une fois, puisqu'il est censé incarner Toulouse Lautrec, personne de petite taille. Or, plus d'une fois, l'acteur montrera qu'il a des fausses jambes puisqu'il mettra ses vraies jambes sur le côté pour la postérité! Un beau faux-raccords de première en somme!

Une comédie-musicale qui part totalement dans le what's the fuck que ce soit dans la mise en scène lourdingue, des chansons qui n'ont franchement rien à faire là (époque ou rythmiquement) ou dans la caricature des personnages. 

19 mai 2013

Sommaire de K à O

K


,

, ,
 



Kiki la petite sorcière


Killer CrocodileKiller Crocodile 2




Kinatay


, , , ,

 





L



Le Labyrinthe de Pan
Lady Blood


,










La Liste de Schindler
Little Big Man



Le Locataire
La loi et l'ordre
Les lois de l'attraction
Lolita


Long Weekend




, ,

M

Ma Super Ex




,

, ,

 



La Maison de Cire

,





La MalédictionLa Malédiction Finale,
La Malédiction des Whateley

,


The man from nowhere


Maniac Cop


Man on the moon




Mars Un Monde Aquatique

Martyrs




Le masque de Zorro

Masques

 (1974), , Massacre A La Tronçonneuse (2003),
, ,


Megan Is Missing
, ,
Megasnake





, ,
Menace 2 Society

, ,




Mes meilleures amies

Metropolis





Midnight Express






Miracle sur la 8ème rue


 (1958)
Misery


, ,






, ,
La Momie Aztèque contre le Robot


rmoire magique, ,

 

Mondo CaneMondo Cane 2

Mon Nom Est Tsotsi




Le Monstre Vient de la Mer


La Montagne Sacrée

Mon voisin Totoro


,
Mortal KombatMortal Kombat Destruction Finale





The Mother
, , La Mouche 2

 



Munich



Murders In The Zoo


Music Box


N




Né Un 4 Juillet

 
Los Angeles 2013


Night of the Demons



Nine Dead
Ninja Assassin




Notorious Big



Nous Sommes La Nuit






, , , ,





O









,
Orange mécanique


L'ordre et la morale


,

Outrage (2010)

 

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Sommaire de A à C

A


A L'Est D'Eden






Abominable

,










L'Aile Ou La Cuisse

Ainsi Va La Vie Hommage A Annie Girardot



, ,


Ali


,
, , ,



,







Amer Béton

 


American History X

American PieAmerican Pie 2American Pie 3
,
American Trip


Amityville La Maison du DiableAmityville 2 Le Possédé,





 

 

Apportez-Moi La Tête D'Alfredo Garcia


 


, , ,







The Artist



Astérix Le Gaulois, , , , , Astérix et Obélix: ,









,


, ,


,

 





,


Les aventures de Tintin-Le secret de la Licorne


, , ,


B


,




,




Bangkok Adrenaline

Bangkok Haunted

Bang Rajan 2





Barry Lyndon

Basic Instinct, Basic Instinct 2


, , , , , , , , , , Batman Under The Red Hood


,




Le Beau-Père












,




Big Boss



Bitch Slap

Black Book




Black Water


Blair Witch 2 Le Livre des Ombres
  

,
Blood Creek


,

 





 (le film, pas moi)


Bouge !

Bound







, ,

Bruce Lee L'Homme et sa Légende
,


Bubbles Galore


C

C'est Arrivé Près de Chez Vous

Ca-Il Est Revenu

Calme Blanc

 





, , Captain America First Avenger



Carnage


, ,

,




Caved In


Le Cercle Des Poètes Disparus
Le cercle-The RingLe cercle-The Ring 2














Le château ambulant



,





Chien de flic
Le Chien des Baskerville
Les Chiens de Paille
, Le Chinois Se Déchaîne
Chloé

,





Christmas Evil
Chromosome 3




Citizen Kane

Le Clandestin

Le Clitoris ce cher inconnu




Le Cobaye, Le Cobaye 2
Cobra le film


, Cold Prey 3

,

,



Coluche L'histoire d'un mec

Combats de Maître



, Conan Le Destructeur, , Conan (2011)






Le Continent des Hommes-Poissons









La couleur pourpre



 









Crazy stupid love

La Création

 
Creepozoids
Creepshow
Le Cri du Hibou
Le crime etait presque parfait

Critters, Critters 2, Critters 3,


The Crow







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Le film le plus censuré à travers le monde

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Genre: horreur, gore, trash (interdit aux - 18 ans)
Année: 1981
durée: 1h40

L'histoire: Une jeune étudiante en cannibalisme part avec son frère et une amie en Amazonie pour enquêter sur une tribu antropophage.  

La critique d'Alice In Oliver:

Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas Ruggero Deodato le précurseur en matière de film de cannibales, mais un certain Umberto Lenzi. Le cinéaste lance définitivement le genre avec Cannibalis, au pays de l'exorcisme, sorti en 1972.
C'est ce même film qui inspirera Ruggero Deodato pour réaliser Cannibal Holocaust, considéré comme la référence du genre. Au début des années 80, le long-métrage de Deodato marque largement les esprits, à tel point que le film donne lieu à de nombreux avatars.

C'est par exemple le cas de Cannibal Ferox, réalisé par le même Umberto Lenzi en 1981. Avec Cannibal Holocaust, Cannibal Ferox est souvent considéré comme l'un des films les plus violents du genre. D'ailleurs, le long-métrage est interdit aux moins de 18 ans dans plusieurs pays, notamment en Allemagne et au Canada. En France, l'interdiction sera revue à la baisse par la suite, le film écopant d'une interdiction aux moins de 16 ans.
Pire encore, Cannibal Ferox détient le triste record du film le plus censuré à travers le monde puisque le long-métrage est carrément interdit de sortie dans 31 pays.

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Cannibal Ferox est même considéré comme l'un des films les plus violents jamais réalisés. Reste à savoir si le film mérite une telle réputation. Contrairement à Cannibal Holocaust, Cannibal Ferox ne véhicule aucun message et s'inscrit dans la grande tradition des productions trashs italiennes du début des années 80. Etonnant que le film ait généré une telle polémique.
Par exemple, La Secte des Cannibales, déjà réalisé par Umberto Lenzi, se révélait beaucoup plus violent et choquant. Non pas que Cannibal Ferox soit un film "d'enfants de choeur", mais soyons honnêtes: on a vu largement pire dans le genre.

Inutile alors de le comparer à Cannibal Holocaust que le film tente laborieusement d'imiter sans jamais lui arriver à la cheville. En vérité, la réputation trash de ce long-métrage repose sur trois séquences: la pendaison d'une femme crochetée au niveau des seins, une scène de castration et un crâne découpé, le réalisateur ne lésinant pas sur les effets sanguinaires.
Pour le reste, le scénario est de facture classique. Attention, SPOILERS ! Gloria, une étudiante américaine, veut prouver que le cannibalisme n'est qu'un mythe, inventé par les conquistadors, destiné à faire passer les Amérindiens pour de dangereux sauvages et justifier ainsi leur extermination massive.

CannibalFeroxScreen2

Afin d'étayer son propos, elle se rend en Amérique du sud, en pleine jungle amazonienne, pour étudier une peuplade réputée, à tort selon elle, se nourrir de chair humaine. Pour l'aider dans son expédition, elle voyage en compagnie de son frère Rudy et de son amie Pat.
Au cours de leur périple, ils rencontrent Mike, un trafiquant de drogue qui s'est réfugié dans cette région sauvage après avoir escroqué un gros bonnet de la pègre new-yorkaise. Il affirme avoir été attaqué par une bande d'indiens cannibales et sadiques.

Au même titre que Cannibal Holocaust, le scénario sombre très vite dans la folie meurtrière. Encore une fois, ce sont les hommes blancs qui se montrent violents et sauvages, entraînant ainsi l'hostilité des anthropophages. Seule petite différence avec le film de Deodato, Cannibal Ferox décrit le cannibalisme comme une tradition liée aux traditions et aux rites tribales.
Hélas, en dehors des trois séquences trashs que j'ai déjà citées, il faut bien avouer qu'il ne se passe pas grand chose dans Cannibal Ferox.

CannibalFeroxScreen4

Il faut bien reconnaître que l'on s'ennuie beaucoup sur la durée, le film ressemblant davantage à un petit navet sans grand intérêt. Certes, techniquement parlant, le long-métrage est plutôt convaincant et bénéficie de trucages et de maquillages assez bluffants malgré le poids des années.
En dehors de cela, pas grand chose à retenir. Dans l'ensemble, la réputation de Cannibal Ferox est plutôt usurpée. C'est donc un film à réserver aux amateurs du genre. Personnellement, et je le répète, je le considère comme un petit navet, le film ne véhiculant aucun message.


Die Rache der Kannibalen - Cannibal Ferox [1981... par chni1988

Troisième tour de piste pour Riddick

Il aura fallu du temps pour que Vin Diesel reprenne son rôle de Riddick, anti-héros absolu du cinéma de science-fiction des années 2000. Et pour cause, Les chroniques de Riddick, second volet de ce personnage atypique, avait fait un gros flop alors qu'il s'agissait d'un film très ambitieux (on pense aussi à Hellboy de Guillermo Del Toro dans le même genre). Néanmoins, le film gagnera en réputation au point que même votre interlocuteur a fini par changer d'avis sur ce film comme sur Pitch Black (que je considérais tout deux comme des navets, la palme au second film). Mais c'est sans compter l'ami Vin Diesel qui peut changer le destin d'un film à lui tout seul (remettre en route la saga Fast and Furious comme foutre en l'air un film comme Babylon AD) et a insisté tellement longtemps pour qu'un troisième Riddick se fasse qu'Universal a fini par ceder. Déjà, ce Riddick 3 rebaptisé Dean Man Stalking est toujours réalisé par David Twohy aux manettes depuis le premier volet et on devrait également revoir Karl Urban. Les chroniques de Riddick était PG-13, Dead Man Stalking sera Rated comme le premier film, ce qui confirme que l'on reviendra plus dans une ambiance violente, ce qui n'est pas un mal, mais pas un bien non plus, le second volet ayant mis en scène une intrigue de véritable space-opera.

Riddick : Affiche

Pour le reste du casting, on pourra voir Jordi Molla (le méchant colombien de Bad Boys 2), Matthew Nable, le catcheur Batista et Katee Sackhoff (Battlestar Galactica). Après un vulgaire de teaser de trente secondes environ, voici enfin une vraie bande-annonce. Notre ami Riddick se retrouve laissé pour mort sur une planète une nouvelle fois à haut risque. Au moins, il ne pourra embêter personne et avec du bol, il pourrait se faire bouffer. C'est là qu'arrive une bande de chasseurs de prime prêts à le tuer, mais encore une fois l'ami Riddick va devoir sauver ses oppresseurs d'une menace bien plus grande. On revient donc aux sources avec une intrigue à la Pitch Black: des mercenaires se battant aux côtés de Riddick pour leur survie. Pour ce qui est de l'ambiance aussi, puisque l'on quitte l'univers space-opéra des Chroniques pour un retour vers l'horreur de Pitch Black. Et il n'y aura pas de quartier (le Rated n'a pas été réitéré pour rien). Néanmoins, il devrait y avoir du changement au niveau du personnage. Le début devrait nous montrer Riddick en pleine découverte d'un nouveau territoire, une sorte de voyage à la Mad Max 2. De plus, le personnage a changé depuis le premier volet, s'imposant désormais comme un héros renégat n'ayant plus rien à perdre.

Riddick : photo Vin Diesel

Il n'est plus vraiment l'anti-héros du premier prêt à tout pour sa survie, ou tout du moins cette bande-annonce nous le montre prêt à faire équipe avec les chasseurs de prime. Tout du moins, après en avoir tuer quelques uns bien sûr, le personnage étant tout sauf manichéen. Au niveau des créatures, on semble néanmoins bien loin du film de 1999. J'avais déjà évoquer dans la critique que les créatures du premier étaient pas terrible dans l'ensemble et peu présentes. Ici, elles semblent plus variées. Il y a des créatures volantes, d'autres de longues queues bien tranchantes (pas d'amalgame) et un alien bien visqueux ressemblant un peu au modèle du film de Jean-Pierre Jeunet (comprenez un peu jaune). Les morceaux de bravoure devraient être au rendez-vous avec cette bataille sur la falaise entre le commando et les créatures, une scène de pod avec Riddick contemplant ses futures proies ou le combat entre Riddick et l'alien en chef. Riddick: Dead Man Stalking sortira le 18 septembre. 

18 mai 2013

A la veille de l'Apocalypse

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Genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
Année: 1995
Durée: 1h45

l'histoire: L'Espagne est sur le point de fêter Noël. Un prêtre théologien découvre avec effarement que l'Antéchrist verra le jour avant l'aube.

La critique d'Alice in Oliver

Le thème de la fin du monde, combiné à celui à l'arrivée de l'Antéchrist, n'a rien de nouveau. Ce sujet a déjà été mainte fois abordé dans des films tels que La Malédiction, Rosemary's Baby et dans une moindre mesure de L'Exorciste (qui n'annonce pas "vraiment" la fin du monde).
Evidemment, tout nouveau film sur le sujet souffre de la comparaison avec le chef d'oeuvre de William Friedkin. Ensuite, de nombreux avatars sont sortis depuis, sombrant souvent dans la parodie involontaire.

Difficile également de faire dans l'original tant le thème de l'Apocalypse a été rebattu au cinéma. Pourtant, dans son genre, Le Jour de la Bête, réalisé par Alex de la Iglesia en 1995, demeure une exception. Difficile de décrire un tel long-métrage qui fonctionne à plusieurs niveaux. Non seulement, Le Jour de la Bête est un film d'horreur, mais aussi un thriller et une comédie pour le moins décapante ! Le pari est risqué. En effet, il n'est jamais évident de traiter le Diable sous l'aspect de la dérision.

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Dans son genre, Le Jour de la Bête est tout simplement une réussite ! Pour Alex de la Iglesia, le mal ne se trouve pas seulement dans l'Apocalypse et l'arrivée de l'Antéchrist, mais dans la société elle-même. Finalement, le raisonnement du réalisateur n'est pas si éloigné de celui de William Friedkin.
A partir de là, le cinéaste dresse un portrait particulièrement gratiné de la société espagnole, qu'il décrit comme intolérante et frustrée (tout du moins, d'un point de vue sexuel !).

Le monde de la télévision en prend également pour son grade, à l'image de cette émission astrologique présentée par Cavan, qui permet à l'intéressé de prédire l'avenir de certains auditeurs en direct. Bienvenue dans un monde de charlatans, fondé sur le péché et donc condamné à l'avance ! C'est l'un des nombreux messages du film.
Les personnages principaux sont eux aussi délirants. C'est ainsi que nous faisons la connaissance d'un prêtre, qui a découvert que le mystère de l'Apocalypse. Son temps est compté (le nôtre aussi) puisque l'arrivée de l'Antéchrist est prévue pour la veille de Noël.

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Le prêtre n'a donc que quelques heures pour agir. Pour y parvenir, il demande l'aide d'un métalleux et de Cavan (le fameux astrologue). Ensemble, ils vont tout mettre en oeuvre pour assassiner le fils du Diable. Pour Alex de la Iglesia, L'Eglise et toutes ses dérives (sectaires, le terrorisme et les médiums) utilisent les jeux du pouvoir, de la domination et des médias pour créer un climat de peur et de paranoïa dans notre société. Finalement, le film d'Alex de la Iglesia n'est qu'une traduction des plus grandes obsessions de notre monde. Et c'est ce qu'a parfaitement compris le cinéaste.

Attention à ne pas considérer Le Jour de la Bête comme un film simplement loufoque. L'air de rien, Le Jour de la Bête est un film d'horreur beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Il s'affirme également comme la dernière grande référence du genre.
En quelques mots: un excellent film mais clairement, son ambiance décalée (parfois à la limite de la parodie) pourra décontenancer certains.


Le Jour de la bête ( bande annonce VOST ) par guiderapide

Tim Burton s'autoremake

Victor adore son chien Sparky, mais ce dernier meurt dans un accident de voiture. Désemparé, le jeune garçon décide de ressuciter son chien par la foudre, ce qui marche. Mais cette découverte attire des convoitises chez ses camarades de classe...

Frankenweenie : affiche

Non, Tim Burton n'est pas en forme actuellement, on peut même dire qu'il est un peu en panne de sujets pertinents. Dark Shadows a beau être plutôt bon, il n'en reste pas moins imparfait (certains éléments manquaient cruellement de profondeur et c'est le cas du personnage de Chloe Moretz). Le voilà en train de remaker son court-métrage culte, Frankenweenie. Beaucoup pointeront donc ici un retour aux valeurs, d'autres une perte de vitesse au point de revenir aux fondamentaux. Bref, ce remake ne s'annonçait pas sous de bons augures. Inutile de se cacher: Frankenweenie version 2012 n'atteint jamais son modèle des 80's, véritable hommage en puissance à l'oeuvre de Mary Shelley où l'ami Victor Frankenstein remettait en vie son chien. D'ailleurs au final, les deux films partent de la même base, ont plusieurs éléments similaires, mais le traitement est totalement différent. Déjà en troquant le live pour la stop-motion, plus coûteuse, plus longue à maîtriser mais souvent du grand art (il n'y a qu'à voir le récent ParaNorman). Burton ne reste pas longtemps dans l'histoire d'amitié entre le jeune garçon et son chien mort-vivant (on peut même dire que c'est un élément qui passe vite à la trappe au milieu du métrage) et se transforme un peu trop vite en film de monstres type Godzilla.

Frankenweenie : Photo Tim Burton

Certes cela permet d'explorer autre chose, mais c'est bien ce que l'on pouvait penser à savoir que ce Frankenweenie version 2012 se révèle assez inutile et sans l'entrain de l'original. Même Les noces funèbres sont plus originales. Comme je le disais, cette nouvelle version ressemble beaucoup à un hommage aux films de monstres type années 50. On voit bien les hommages envers Godzilla et même à Gamera, la fameuse tortue gigantesque qui est représentée ici. En fait, notre héros se voit victime de camarades trop gourmands. Tout fier que Sparky était revenu d'entre les morts, une sorte de freak type Quasimodo finit par demander à Victor de lui faire ranimer un poisson et ce dernier se trouve être un féroce prédateur vu qu'il est invisible. Mais comme il est trop influençable, ses camarades veulent essayer aussi. S'en suivent une limace, une tortue, un mélange de chauve-souris et des singes. Mais tout cela est bien beau mais au final, qu'est-ce que cela amène à l'intrigue originale? Et bien pas grand chose. Niveau technique, il n'y a rien à redire, l'animation est bien faites.

Frankenweenie : photo Tim Burton

Néanmoins, on pourra tiquer sur les visages finalement très peu expressif des personnages (air guilleret pour Victor, air rigolard pour le bossu, air très sérieux pour Franky). Ensuite, Frankenweenie ressemble beaucoup trop aux productions actuelles de Burton: trop grand public et finalement quand il fait dans le plus sale, c'est dans un film qui fait un flop (en l'occurence Sweeney Todd). Bon, certes ce film n'a pas marché des masses mais il reste bien comme un cru trop pour tout le monde, au point que ce qui faisait toute la richesse de son oeuvre (dézinguage de la société ricaine dans tous son puritanisme, son amour des freaks) perd de sa superbe. Reste quelques hommages notables. Franky ressemble à la créature de Frankenstein par Jack Pierce (autrement dit, il a la gueule de Boris Karloff), on a la chienne qui par électricité se retrouve avec la mèche typique de La fiancée de Frankenstein... Ensuite, là où Burton critiquait la société avec des bourgeois affolés par un chien mort-vivant avant de le pourchasser (métaphore reprise par ParaNorman avec des zombies à la place du chien); ici il fait juste dans la caricature. A l'image du maire voulant à tout prix faire sa journée hollandaise, un gimmick qui revient assez souvent d'ailleurs, sans intérêt au final. A noter que le professeur de SVT ressemble en tout point à Vincent Price. Avec l'animation, les génies sont éternels. 

Un cru à l'image du cinéma burtonnien depuis Big Fish en général: pas grand chose sur le fond, mais bon sur la forme.

17 mai 2013

Sommaire de T à chiffres

T




Tamara





, , , ,

TC 2000


Tell Tale

Témoin Muet

Les temps modernes

, :Le jugement dernier, :Le soulèvement des machines,




The Thaw


The Thing (2011)











Le tombeau des lucioles








Torture
The Tortured




Tout ce qui brille


, ,




, ,

, ,
La Traque des Nazis





Le Triangle du Diable


















, 

Twilight chapitre 1 fascination
,

U



, ,
Une Epoque Formidable
Un fauteuil pour deux






Un Justicier Dans La Ville 2


Un Nommé Cable Hogue


Un poisson nommé Wanda



,


The Underdog Knight
, , , , , , , , , , , , , , , , Energie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, , , ,


V










?, ,



, , ,  


, ,




La Vie des Autres


La Vierge de Nuremberg




The Vindicator


Vipère Au Poing
Virgin Suicides
Les Virtuoses










Le voyage de Chihiro



W

, , ,

, : L'argent ne dort jamais




Wayne's World,

 





Wolf Creek

World Trade Center

X

, , , ,

Y

Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde

Les Yeux de Julia

Z

Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle




Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon

Zombie Lover



Chiffres


Les Deux Visages de Christie



 
Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent

La quatrième dimension le film





Les sept samouraisLes sept mercenaires


Le Huitième Jour






,
30 Jours de Nuit 2







187 Code Meurtre

 

1941
,  (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace



2012 Supernova

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Sommaire de P à S

P






Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, , , , ,







Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier


Paris by Night of the Living Dead

,











Le Père Noël Contre Les Martiens









Le Petit Vampire










Piège à Hong Kong
, , ,  


,

Pirates des CaraÏbes: , , ,

,





, , , , ,






Pokémon le film



Polisse

Pompoko


Ponyo sur la falaise
Porco Rosso

Possession


Pour 100 Briques T'As Plus Rien !

, ,
, ,




Présumé Coupable


Primal




Princesse Mononoké












, Punisher War Zone

,
Python

Q






?

R







, , ,






Real Steel


,




Rencontres du Troisième Type







, ,

La Revanche de la Créature

 
Le Retour des Morts-Vivants
, ,

La Revanche de Pinocchio






,




, ,
Le Robot des Glaces,




,  , ,
Le Roi des Cons


,


Rosemary's Baby

La Route






S



Le Saint de Manhattan



,
Salvage






Saw
Saw 2Saw 3Saw 4Saw 5Saw 6 
,

, , ,
Les Schtroumpfs
La Science des Rêves

,



, , ,

 



Sectes Enfants Sous Emprise
, , The Hobbit:




 
Le Serpent





,



Shaolin Contre Mantis









Sherlock Holmes Attaque L'Orient-Express


Shoot'Em Up
Showgirls
, , ,  


, Hannibal,

 


Les Simpson Le Film

The Skeptic






Snuff 102



Soleil Vert
Solitaire


Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
,
La Soupe Aux Choux
Source Code


Le sous sol de la peur

 



Spanish Movie



Speed 2 Cap sur le Danger

, , ,



Spirit Trap

St Jacques La Mecques







, , , , , ,  





 




,





Sunshine

Super 8


Supergrave

, ,

,






Survivant(s)

 





,

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