Cine Borat

22 mai 2015

La jungle folle

Quatre hommes doivent convoyer des camions remplis d'explosifs en pleine jungle...

Voilà le cas typique de film dont les coulisses pourraient faire un film entier. A l'image d'Apocalypse now de Francis Ford Coppola à la même époque, Le convoi de la peur ou Sorcerer de William Friedkin fait partie de ces films au tournage chaotique et qui sont finalement des chefs d'oeuvres indéniables, même s'il faut bien avouer que la reconnaissance du Friedkin fut très tardive. Friedkin n'est plus n'importe qui en 1977: il est le réalisateur de deux immenses succès que sont French Connection et L'exorciste. Mais il est aussi connu comme quelqu'un de très difficile sur les tournages. Steve McQueen est pressenti par le réalisateur, mais ce dernier n'acceptera pas les différentes revendications de l'acteur: engager Ali MacGraw et tourner aux USA plutôt qu'en Amérique latine. Une décision que regretta plus ou moins le réalisateur. Viennent aussi Marcello Mastroianni, Lino Ventura et Amidou. Ventura laissera vite tomber, Mastroianni préféra rester avec sa fille suite à son divorce avec Catherine Deneuve mais Amidou reste. Roy Scheider et Bruno Cremer complètent le tableau. Puis vint le tournage. D'abord le braquage de l'église trop sombre et un chef opérateur viré. Tournant en décors naturels, Friedkin se heurte à la météo et aux maladies tropicales inévitables. D'où des retards et un tournage qui dure au moins une bonne année. La scène du pont aujourd'hui mythique est aussi une catastrophe de tournage.

Le Convoi de la peur : Photo

Aménagé sur une rivière de République Dominicaine, cette dernière est asséchée alors que le pont était totalement construit. L'équipe part alors pour le Mexique où les retards s'accumulent pour réaménagé le pont déjà contruit. Problème d'asséchement à nouveau et 3 millions de dollars dépensés. Des autochtones partent en apprenant qu'il s'agit d'un film du réalisateur de L'exorciste et pas rassuré par le titre du film Sorcerer; des cascadeurs sont retrouvés avec de la drogue et contraints de quitter le pays (*). Alors que les choses s'améliorent durant la phase de montage, le couperet tombe: la critique le dézingue et le public privilégia un film bien plus modeste, un certain Star Wars de George Lucas. Le réalisateur sera plus ou moins grillé à Hollywood, ne retrouvant jamais un budget digne de son statut et ce malgré des réussites notables (on pense à Cruising et To live and die in LA dans les 80's ou à Bug et Killer Joe dans les 2000's). Quant au film, il est d'une telle rareté (introuvable par chez nous malgré une annonce de BR de La Rabbia)  qu'une diffusion il y a quelques temps apparu comme un événement cinéphile à part entière. Le convoi de la peur est un miracle dans le monde du remake.

Le Convoi de la peur : Photo

Il a beau reprendre des scènes complètes de l'original (le pont, le barage à la dynamite, la mort au loin) comme certains personnages (le français, le personnage trouble), Friedkin réalise un remake qui peut largement s'imposer face à son original ou tout du moins en être un équivalent. Une rareté qui relève aussi d'une volonté du réalisateur de réinventer l'oeuvre qu'il adapte tout comme son adaptation par Clouzot, qui reste une des plus grandes Palmes d'or, une des plus célèbres aussi. A l'image de Marty sur The departed où il reprenait certes toutes les étapes d'Infernal affairs, mais en changeant totalement de milieu (triades contre mafia de South-Boston). Pareil pour The thing de Big John et La mouche de Crocro qui ont su imposer des films autrefois montrés comme des séries B en faisant des remakes absolument terrifiants et métaphores de leur temps (les années SIDA en l'occurrence). Friedkin s'approprie l'oeuvre de fond en comble, en change le début, modifie le décor et impose sa patte si précise et minutieuse. Le début présente tous les personnages (sauf le trouble qui viendra par la suite): Amidou et la résistance; Scheider et le braquage raté (séquence semblant sortir d'un film de gangsters pur et dur et shooté avec une précision incroyable) et Cremer subissant la faillite de son entreprise. Chacun apparaît comme un repris de justice en pleine jungle, Francisco Rabal apparaissant comme un assassin n'ayant pas peur de sortir le flingue.

Ce sont tous des anti-héros, ancien prisonnier, brigand ou lâche se retrouvant au même endroit comme pour un point de non-retour. Le moment de la dernière chance et quelle dernière chance: convoyer des explosifs! La mort derrière soi en quelques sortes. Comme Clouzot avant lui, Friedkin réussi à donner un réel suspense à ses séquences, accumulant les épreuves à ses personnages (comme à lui-même en quelques sortes si l'on se fit au tournage). La flotte impayable, le barage improvisé sauté à la dynamite qui pose à débattre (si possible avec une arme de poing) et surtout la scène du pont qui plus est filmée deux fois car deux camions. La tension est palpable, les plans impressionnants, le danger immense, le spectateur ressent tout et a soudain autant les frissons que les protagonistes. Deux scènes absolument impressionnantes dans leur tension et leur mise en scène. Friedkin se permet également un côté mystique bien agrémenté par la musique hypnotique du groupe Tangerine Dream (dont un des membres nous a quitté il y a quelques temps) sur la fin avec un Roy Scheider allant dans la pure folie (les images s'entrecroisent pour notre plus grand plaisir). Friedkin peut compter sur un casting imparable, semblant aussi épuisé que leurs personnages à l'écran.

William Friedkin signe un film puissant et éprouvant, réinvention géniale du Salaire de la peur

* Sources issues de: http://www.programme-tv.net/news/cinem a/61718-convoi-de-la-peur-chef-oeuvre-maudit-friedkin-arte/


21 mai 2015

Supernaze et le mot est faible

Rarement des articles sur des séries à venir sont écrits dans ces colonnes, déjà parce que bon votre interlocuteur préfère s'attarder dessus quand je les vois plutôt qu'en parler pour les voir un an après. Mais curieusement là, l'envie prend votre cher Borat. Pas qu'il soit farouchement obsédé par les images qu'il a vu ou plutôt si. En ce beau mercredi 13 mai, par une nuit plutôt calme (bon on a quand même croisé des mecs sérieusement torchés dans les rues de Metz en sortant de la soirée Mad Max), un ami et moi tombons sur la bande-annonce de Supergirl, la nouvelle série de CBS avec évidemment la cousine de Superman comme héroïne. Quand une bande-annonce de série télé fait plus de six minutes c'est en général qu'il y a un hic, surtout quand il s'agit des vraies premières images du projet. Et surtout c'est souvent une source de trop de spoilers sur une série qui fera quand même dans les vingt épisodes si tout est commandé (en général quand les premières audiences sont désastreuses, la chaîne préfère laisser tomber très rapidement). Dire que votre cher Borat ne s'attendait pas à ça relève de l'euphémisme, mais pour cela il faut revenir au tout début. L'idée d'adapter Supergirl n'est pas nouveau et il faut revenir aux années 80. A une époque où les producteurs des Superman ne savaient déjà plus trop quoi faire de la franchise (le troisième avait déjà montré le bout de son nez) et décidaient de lancer un film Supergirl

Supergirl dans sa version la plus récente en comics.

Après tout pourquoi pas? Le personnage est connu de tous même si évidemment moins populaire que son cousin. Le problème étant comme l'atteste les deux premiers opus (et encore plus ses deux rejetons suivants où le pognon semblait manquer plus que de raison) est que les effets-spéciaux sont encore très limités. Certains y verront une forme de charme, votre cher Borat y trouvera plutôt un kitsch très problématique. Le film se dote quand même de deux gros acteurs en tant que seconds-rôles: la méchante est incarnée par Faye Dunaway et le mentor de Kara par Peter O'Toole. On parle alors d'une apparition de Christopher Reeves, ce qui est somme toute logique, mais il refuse. Petit pépin, un. Richard Lester, réalisateur partiel du second opus et totalement du troisième, refuse. Pépin deux. Robert Wise aussi. Pépin trois. Puis vint ce bon vieux Jeannot Szwarc, réalisateur français responsable de Jaws 2 mais surtout d'Hercule et Sherlock! Encore bien implanté dans le milieu hollywoodien, le réalisateur s'impose sur une nouvelle grosse production. Pépin quatre. Il en résulte un film hué par la critique et le public (et pourtant ce n'est pas non plus un personnage vraiment iconique, même s'il est célèbre), le naufrage de la carrière de la jeune Helen Slater, Jeannot est revenu un peu en France (pour le pire) avant de tourner quelques épisodes de séries et un flop monumental aussi violent que celui de Superman 4 avec la Cannon aux commandes.

Le personnage reviendra dans la série Smallville (où Szwarc a officié, ce qui est génial au regard de la situation), mais n'avait
vraisemblablement pas convaincu grand chose, pas même les scénaristes. Au lieu de refaire la connerie du film, la Warner est reparti sur une série (ce qui n'est en soi pas non plus une bonne nouvelle). Alors que The CW s'amuse bien avec Arrow, Flash et bientôt Legends of tomorrow (avec Brandon Routh en Atom et Wentworth Miller en Captain Cold), Fox et NBC ont eu quelques difficultés: Gotham ne semble pas convaincre grand monde (Bruce Wayne qui dragouille Selina Kyle alors que les deux sont des marmots, changements systématique de genres, le Pingouin qui ressemble à rien et vraisemblablement un gamin jouant le Joker juste pris pour son sourire jusqu'aux oreilles) et Constantine malgré des critiques plutôt favorables se voit annulée malgré peu d'épisodes commandés pour la saison 1 (on parle peut être d'un rachat par une autre chaîne). Entre désormais dans l'équation CBS avec Supergirl. Si jusqu'à maintenant on n'attendait absolument rien de cette nouvelle série (costume habituel avec jupe et cape, Melissa Benoist vue en copine de batteur dans Whiplash et surtout en boulimique dépressive dans Glee; pas de quoi s'emballer), la bande-annonce de six minutes (en sachant qu'une version de trois a été diffusé depuis, mais le mal est fait) est une véritable horreur, voire un monumental foutage de gueule. Que vous ne soyez déjà pas convaincu du projet est une chose, voir que les premières images sont aussi honteuses avec autant de pognon derrière en est une autre.

Photo Melissa Benoist

En six minutes, CBS a réussi à enlever tout espoir dans le show, voire mieux à annoncer une sévère couleur marron. Les scénaristes semblent s'être totalement égarés et même si le personnage n'est pas non plus génial, il ne méritait pas un traitement aussi immonde. Le début est pourtant correct et raccord aux comics: Kara est adolescente quand elle quitte Krypton et arrive sur Terre. Problème: c'est tout le reste qui ne va pas. Superman ne connaît pas Kara avant de la croiser involontairement. Or, ici c'est lui qui l'amène chez des parents adoptifs qui semblent évidemment sortir du Kansas (comme son cousin) et qui ne sont autre que Helen Slater et Dean Cain (faut payer ses impôts, bon avec Dean ce n'est plus nouveau depuis... ben le début de sa carrière!). Bon là encore ils veulent faire un rapprochement avec Superman, pourquoi pas et encore ce n'est pas très gênant (en tous cas ce n'est pas le pire). Et là les mecs, ils n'en ont plus rien à foutre. Ne semblant pas avoir d'intrigues sous le coude, les scénaristes ont décidé de faire un remake du Diable s'habille en prada (non vous ne rêvez pas). Pire, il est ahurissant de voir les ressemblances entre le sketch du Saturday Night Live sur Black Widow et cette bande-annonce. Dans ce sketch, on voyait une bande-annonce du spin off sur Black Widow avec Scarlett Johansson (invitée de la semaine), tourné comme une romcom où elle était employée dans
un magazine de mode (avec Kate McKinnon en patronne) et finissait par tomber amoureuse de Ultron avant de lui péter la rondelle.

Une véritable parodie en puissance qui dézinguait Marvel et sa misogynie à peine voilée (rappelons que Black Widow est totalement invisible des produits dérivés et notamment les jouets, alors que c'est une héroïne installée depuis cinq ans; et après c'est  Joss Whedon le misogyne...). Il est donc assez comique qu'un sketch diffusé le 2 mai finisse par devenir réalité environ deux semaines plus tard. Le problème étant que le premier est satirique et on ne peut pas en dire autant de l'autre. Donc voilà Kara faire la secrétaire mignonne dans un magazine de médias ou mode dirigé d'une main de maître par Calista Flockhart. Puis sa soeur adoptive manque de mourir dans un accident avant que Kara ne débarque (en reprenant plus ou moins une scène de Spider-man 2 mais passons) et sauve tout le monde. Donc elle montre définitivement ses pouvoirs à sa soeur, puis à un mec qui bosse avec elle pour qu'il lui fasse un costume! Il y a même Jimmy Olsen qui débarque de temps en temps et notamment pour lui filer une cape d'un mec connaissant Superman. Donc Clark Kent quoi. On voit même pas de réels enjeux, car il n'y en a pas. On voit des mecs avec des armes, des extraterrestres, une agence gouvernementale s'occupant des activités surhumaines, des accidents qui arrivent et on nous refait encore le cliché du "oh elle a des lunettes donc on ne la reconnaît pas!". Il n'y a absolument rien d'intéressants dans ce qui est montré. Six minutes pour montrer du néant.

Sans compter le choix des musiques de cette bande-annonce renvoyant sans cesse à une vulgaire romcom des familles et surtout cette accroche absolument lamentable: "It's not a bird, it's not a plane, it's not a man, it's Supergirl". Ne parlons même pas des effets-spéciaux semblant dater de Lois et Clark. Supergirl fait donc très peur non seulement par son visuel mais surtout par son pitch totalement improbable se contentant de vulgaires péripéties à la con (pas d'autres mots). Imaginez un peu ça sur vingt-deux épisodes et vous comprendrez la torture à venir. Cette chose sera diffusée à partir de novembre prochain.

17 mai 2015

Cuvée 21

Chaque année, vous le savez Borat approche de sa date butoire, celle qui vous fait avoir un numéro de plus, qui vous vieilli avec un bon coup de latte dans la tronche, qui montre que le temps passe, qui vous fait passer un cap. Il y a deux ans, votre cher Borat avait passé le questionnaire de goût et l'an dernier il revenait sur vingt films ayant marqué son année de naissance. Il était question de revenir cette année sur vingt et un films année par année, mais finalement c'était peu convaincant. Alors pourquoi ne pas vous dévoiler vingt et un films m'ayant marqué ou que je considère comme cultes? Autant aller à l'essentiel mes petits loulous! En ce jour fatidique où je découvre ce qu'est d'avoir vingt et un balais, la Cave de Borat s'ouvre sur le cinéma de Borat (quelle transition regardez moi ça), pas de classement comme d'habitude (vous savez bien que je déteste cela), juste vingt et un films cités un après l'autre.

  • 1 Across the universe de Julie Taymor

Across the Universe : affiche

Je l'ai souvent cité au cours des années. Découvert par une bande-annonce sur le DVD de Spider-man 3 (oui j'ai osé, mais à l'époque j'appréciais un minimum ce film), le film de Julie Taymor (qui m'était alors inconnue à cette époque, réalisatrice de Frida et metteur en scène notamment sur la comédie-musicale Le roi lion) a fini par devenir une de mes galettes préférés de mon lecteur DVD. Et m'a définitivement fait aimer les Beatles par des interprétations absolument splendides. Dans le cinéma récent (et même la télévision, remember G... L... enfin vous voyez où je veux en venir), les reprises ont tendance à m'exaspérer en raison notamment de qualités vocales douteuses, sans compter des arrangements dégueulasses parasitant les chansons mêmes. Avec Across the universe, il n'y a pas de problème car non seulement cela chante bien, mais en plus Taymor s'approprie les chansons. I want to hold your hand était par exemple ultra-rapide, sa reprise est lente et acoustique. Ce n'est parfois pas un mal, mais c'est surtout le traitement visuel qui tape à l'oeil. Alors que l'on parle d'une comédie-musicale qui n'a rien du blockbuster, Taymor se donne les moyens de ses ambitions: décor circulaire pour une scène d'hôpital, effets-spéciaux par ci, par là, scène d'amour aquatique, séquence psychédélique...

Across the Universe : photo Julie Taymor

En plus, Miss Taymor s'est permis de faire découvrir Jim Sturgess et a montré le joli timbre de voix de la ravissante Evan Rachel Wood. Sans compter que le film aborde des thèmes arrivant à la fin de l'existence du groupe: les lois civiques, les manifestations violentes, le flower power, le LSD, le Vietnam... Tout cela est évoqué avec habileté ce qui est suffisament rare de nos jours quand on évoque des faits bien existants.

Across the Universe : photo Julie Taymor

Séquence culte (spoilers): Dernière chanson avant le générique, All you need is love est un vrai torent d'émotions puisque conclue le film sur l'amour. Car tout ce qu'on a besoin c'est d'amour dadaladada!

  • 2 Fight Club de David Fincher

Fight club

Découvert quasiment en même temps que Seven (deux des rares films que m'a prêté mon cousin avant que je ne les achète quelques années plus tard), je me souvenais davantage du second film de David Fincher que du quatrième. C'est donc dans l'optique de le revoir que j'avais acheté Fight club en DVD. A la seconde vision sortez les électrochocs! Fight Club a beau être le cas typique du film à twist, il n'empêche aucune autre vision et surtout ne devient que plus savoureux en le revoyant. Il m'a fallu plusieurs visionnages pour voir les flashs de Tyler Durden disséminé dans le film avant son apparition dans l'avion. Tout comme différents thèmes. Fight Club s'est rapidement imposé au fil des années comme le film générationnel qui marque la fin des 90's, au même titre qu'un American Beauty. Le bilan n'est pas positif ni dans l'un, ni dans l'autre, les deux montrant une génération qui passe difficilement le cap des années 2000, entre désillusions et dicktat de l'apparence. Mais Fight Club va encore plus loin pour devenir un vrai film culturel. Calvin Klein dévoilé le temps de plusieurs plans montrant des pubs? Dézingué par Brad Pitt le temps d'un discours sur les apparences. BMW vous donne des bagnoles? On balance de la fiente de pigeons sur les voitures! IKEA? Dégommé le temps d'une séquence où Edward Norton se promène entre les articles.

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A l'heure où la scientologie était plus présente qu'à l'acoutumé, balançons un bon gros discours sur une secte bien dangereuse prenant de l'importance au fil du film. Et puis c'est aussi l'histoire d'un mec découvrant autant son potentiel que sa dangerosité dans une existence aussi ridicule. La séquence IKEA en est bien la preuve, Jack se noyant dans des articles inutiles pouvant lui permettre d'avoir un meilleur appartement. Mais évidemment le casting y est pour beaucoup: Brad Pitt qui dégomme son image de beau-gosse pour montrer le tout pour le tout, Edward Norton tient le plus grand rôle de sa carrière, Helena Bohnam Carter jubilatoire, Jared Leto qui se fait dégommer la tronche (parce qu'il fallait quelque chose de beau) et même Meat Loaf (il m'a fallu quinze ans pour voir qu'il jouait Bob!) avec des airbags dues à une ablation des testicules! Définitivement culte!

La vie aussi fun qu'un catalogue IKEA!

Séquence culte: Il y en a beaucoup dans Fight Club mais celle du cinéma vaut tout l'or du monde. "Ils l'ont tous vu... -Une-belle-grosse- queue!" Tout est dit!

  • 3 Ace Ventura de Tom Shadyac

Beaucoup le savent, je suis un fan irréductible de Jim Carrey et pourtant j'ai découvert ce film sur le tard et par hasard. Probablement que j'avais dit qu'il était dedans, mon père m'avait enregistré Ace Ventura et c'est par pur hasard en mettant la vhs enregistrée dans le magnétoscope que j'ai découvert ce film. Et là paf, Jim dégomme un paquet on ne sait trop pourquoi avant de chouraver le chien d'un vilain monsieur (qui l'a eu dans l'os). S'en suit alors le plus grand film policier comique avec un enquêteur hors pair, une associée qu'il se tape sur Le lion est mort ce soir (qui plus est dans une arche de Noé) et le plus grand twist de tous les temps (non franchement même le dernier Dumb and Dumber ne peut atteindre ce niveau malgré sa tonne de twist). Puis la pub pour la NFL est merveilleuse avec Dan Marino en point d'orgue. Mais Ace Ventura c'est évidemment Jim Carrey au plus haut sommet de la connerie et de l'agilité frappadingue. The Mask et Dumb and dumber l'ont prouvé la même année, mais là c'est vraiment du haut de gamme dans le domaine. Tout le monde n'acceptera pas cela, mais personnellement je continue de me fendre la gueule à chaque fois et notamment pour ce qui est de balancer les répliques.

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Jim un commentaire sur le twist du film? Il semblerait qu'il ne soit toujours pas remis...

"Et dans ton caleçon il y a un gros néléphant? -Je ne sais pas je n'ai jamais regardé!", "Je vous le dis capitaine j'ai le doigt coincé dans la porte!", "Je suis venu voir Ray Finkles. Et là je vais avoir besoin de changer de caleçon!", "Je crois que c'est le paté", "Revenons au magnétoscope Thierry" (le genre de réplique qui ne peut exister qu'en VF!), "Hé ton permis tu l'as eu en épluchant une banane!", "Je vous déconseille d'entrer dans les chiottes whaow!", "Dan crève. Oh quelle poésie! -Il était poète à ces heures!"... Je pourrais continuer toute la journée comme cela.

Je crois que ce martien veut communiquer...

Séquence culte: J'aurais pu citer le final totalement frappadingue et riche en hémoroïdes ou même ce merveilleux moment où Jim fait parler son trou du cul ("t'aurais pas une pastille de menthe, j'ai l'haleine chargée depuis quelques temps), mais évidemment comment ne pas évoquer ce merveilleux passage où il donne la solution à la question "est-ce que Roger Podakter s'est suicidé?" A vous de juger!

  • 4 Toy Story de John Lasseter

Toy Story 4

Si je n'ai pas choisi ses suites (la première ma seconde incursion dans les salles obscures, le second une de mes plus grandes émotions de cinéma), c'est pour la simple et bonne raison que Toy Story est probablement le premier film qu'il me semble avoir vu. Je me souviens parfaitement l'avoir acheté en VHS en 1996 (j'avais donc dans les 2-3 ans) et d'avoir eu les deux figurines à l'intérieur. Si la tête de Woody n'a pas tenu très longtemps (pas faute d'avoir essayé de la recoller à chaque fois), Buzz va bien je vous rassure. Toy Story c'est une étape dans l'animation: celle du film entièrement en images de synthèse. Une pratique capable du pire (le fait que beaucoup de films ne se font désormais que par ce moyen au détriment d'une qualité réelle, comme ce fut le cas au début de Disney dans ce domaine) comme du meilleur (Pixar en est la preuve mais aussi quelques films Dreamworks ou même les derniers Disney) et qui a fait naître Pixar sur le marché après un nombre de court-métrages incroyables (au hasard Red's dream ou Tin toy). Toy Story c'est l'histoire d'une amitié avec tout ce qui passe avant: concurrence, désillusions, haine, jalousie et fraternité. Woody a beau être une sorte d'ordure durant tout le film, il n'en reste pas moins terriblement humain et représente à lui seul les jouets old school d'une lointaine époque.

J'aurais bien envie de dire une vanne salace, mais ce serait tout feu, tout flamme...

Le second film enfoncera le clou en évoquant littéralement que la conquête spatiale a foudroyé la carrière télévisuelle de la bande à Woody. Pareil pour Buzz qui évolue passant de parfait naïf à un personnage se découvrant avant de déprimer sur son sort. Les scénaristes ont insufflé une véritable psychologie à ces personnages qui permet au spectateur de se familiariser d'autant plus avec eux. Toy Story a beau être court, il n'en reste pas moins le premier chef d'oeuvre du studio.

Toy Story : Photo

"Mayday, mayday! Je suis tombé sur la planète Borat! -La cave de Borat! -Oui merci... QUOI?!"

Séquence culte: Ce moment fatidique où Woody et Buzz atteignent le point de non-retour à une station essence et en viennent aux mains. Il y a une certaine brutalité dans la scène, montrant deux jouets se bagarrant pour avoir une place dans le coeur d'un enfant. Ce moment l'air de rien assez violente prend son sens quand les deux finissent par causer entre eux et notamment la réponse d'un cowboy excedé: "Tu n'es qu'un jouet!"

  • 5 The Dark Knight de Christopher Nolan

The Dark Knight, Le Chevalier Noir : Affiche Christian Bale

TDK m'a fait le même effet qu'à l'époque où j'ai vu Spider-man de Sam Raimi au cinéma. Une excitation qui te donne envie d'aller au cinéma voir un super-héros. Et pourtant ce n'était pas gagné. A l'époque de sa sortie, je n'avais pas trop aimé Batman Begins, étant trop habitué aux films de Tim Burton, à la série et aussi aux deux daubes de 95 et 97. Il faut dire aussi que je n'avais pas lu le comic-book avec Batman à cette époque. Depuis j'avais au moins lu The Dark Knight returns et revu Batman Begins au point que ce dernier fut un des films qui est revenu très souvent dans le lecteur dvd entre juin et août 2008. Au point d'attendre avec encore plus d'impatience ce second opus événement. Si le premier était une pure origin story revenant avec fracas sur Year One de Frank Miller, ce second opus s'attaque à The long halloween de Jeff Loeb mais dans un contexte relativement différent. Collant au plus prêt d'une réalité bien moins éloigné que l'on puisse le penser, Nolan le pose dans un contexte post-11/09 de tous les instants où le chaos est roi et la violence omniprésente. Et comme figure de proue le fameux Joker merveilleusement joué avec nuance par le regretté Heath Ledger.

The Dark Knight, Le Chevalier Noir : Photo Christopher Nolan, Heath Ledger

Il alimente les tueries et aligne les explosions fulgurantes, la plus percutante restant celle de l'hôpital, véritable moment d'angoisse tout comme le suspense entre les deux bateaux. Au milieu de ce chaos, le Batman n'a jamais été autant en difficulté: face à un ennemi qui n'a aucun honneur et qui n'a pas besoin de supériorité physique pour s'imposer, sa force n'en est que plus superflue. Christian Bale est définitivement le Batman face à un casting impitoyable où même Eric Roberts est bon! 

The Dark Knight, Le Chevalier Noir : Photo Christian Bale, Heath Ledger

Séquence culte: Il y en a énormément (le film grouille de scènes potentiellement cultes, en tous cas c'est celui qui en regorge le plus de la trilogie) mais une des plus marquantes est la poursuite survenant dans le tunnel. Quasiment pas de musique, se contentant du bruit des tirs et des camions, la séquence est remplie de suspense, sorte de rollercoaster où l'on se demande quand cela s'arrête. D'autant que durant la plupart de la séquence, la police est seul à pouvoir agir, Batman n'arrivant que plus tard avec une arrivée fracassante. De la pure minutie.

  • 6 The land before time de Don Bluth

Le Petit dinosaure et la vallée des merveilles : Affiche

Don Bluth appartient à mon enfance et mon adolescence. J'ai longtemps pensé que ses films finiraient par devenir moins passionnants au fil des années. Je me suis monumentalement trompé. Don Bluth est un réalisateur méconnu, en tous cas pas assez du grand public et pourtant certaines oeuvres sont connues comme The land before time. Presque une décennie avant Le roi lion, le réalisateur ose faire mourir un personnage fort et qui plus est maternel au bout d'une demi-heure dans une séquence au combien émotionnelle. Derrière ses atours de film d'animation avec des dinosaures comme personnages, The land before time reste un grand drame sur le deuil, l'acceptation et l'amitié. C'est le cas typique du film en apparence enfantin et finalement terriblement bouleversant. Je n'ai pas peur de dire que je suis ému à chaque vision de par ses images bouleversantes bien aidées par la musique monumentale de James Horner. C'est avec ce genre de bande-originale que j'ai commencé à adorer Horner. C'est finalement l'histoire d'adolescents voire enfants qui essayent de retrouver leurs parents en cherchant une vallée, sorte de paradis perdu et terriblement éloigné.

Le Petit dinosaure et la vallée des merveilles : Photo

Mais la vie peut être cruelle comme le confirme le cas de Petit Pied. Garçon ayant perdu sa mère, il se retrouve seul avant de devenir un leader improbable. Avec lui, les enfants perdus vont grandir et limite devenir des adultes. Balayez d'un revers toute la série de films qu'Universal a sorti depuis les 90's, s'il faut voir un seul Petit Dinosaure c'est bien le chef d'oeuvre de Don Bluth.

Quand le film d'animation atteint les sommets du drame.

Séquence culte: Certainement un des passages les plus poignants du film. La mort de la mère de Petit-Pied arrive au bout d'une bonne demi-heure. Si cette scène est déjà fort émouvante, celle où le petit parle de sa mère l'est d'autant plus. Le petit voit que sa mère ne reviendra pas, l'occasion de faire éclater sa colère. C'est dans ces moments que Don Bluth touche au but: il parle du deuil vu par un enfant dans toute sa violence avec la haine, la peur d'être seul et la tristesse. La musique de James Horner, plus williamsienne que d'habitude, n'en devient que plus monumentale. Plus qu'un moment de tristesse, elle catalyse parfaitement l'état d'esprit de son personnage à l'écran. Magnifique à en pleurer.

  • 7 Princesse Mononoké d'Hayao Miyazaki

Princesse Mononoké ((

Le septième film de Miyazaki san a fait couler beaucoup d'encre à l'époque. Voulant se payer une retraite dorée, le réalisateur donne tout ce qu'il a dans son film le plus sanglant jusqu'à présent, battant par ailleurs Nausicaä son film de guerre et anticipation. Princesse Mononoké a différentes faces. La première étant un film de guerre féodal. Contre toute attente, le réalisateur s'encre dans une époque violente où le Japon était plus ou moins en crise si l'on se fit au point de vue de Dame Eboshi comme des femmes qui la servent. La guerre est à la fois celle d'Eboshi face aux loups mais aussi celle de la forêt avec l'Homme. Face à une intolérance de plus en plus croissante, la nature se révolte et le climax dans un blasphème ultime en est la preuve irréfutable. La seconde est un drame fantastique. Ashitaka est la victime collatérale d'une guerre auxquelle il va devoir participer. "Qui veut la paix prépare la guerre" disaient les Romains. Un héros malheureux essayant de survivre à une malédiction qui ne lui était pas destiné. Un héros tragique probablement le seul de la filmographie de Miyazaki san. Porco Rosso se plaisait avec ses avions malgré son tragique passage dans les nuages. Nausicaä survivait au sein de l'apocalypse quand Jiro retrouvait la paix intérieure. Il n'en est rien avec Ashitaka.

Princesse Mononoké : photo Hayao Miyazaki

Quant à la troisième il s'agit d'une histoire d'amour tragique. San et Ashitaka s'aiment mais leurs destins ne concordent pas. Unis dans l'amour mais incapables de vivre ensemble, ils en font un couple digne d'une tragédie grecque. L'amour ne triomphe pas toujours mais il ronge. Miyazaki signe son plus grand chef d'oeuvre en ce qui me concerne avec Princesse Mononoké. Et par dessus tout, donne lieu au meilleur score de Joe Hisaïshi. 

Princesse Mononoké : photo Hayao Miyazaki

Séquence culte (spoiler): Avec cette courte scène, Miyazaki san montre toute sa poésie. Alors que ses héros sont pris entre la vie et la mort, l'illumination arrive via une tête. C'est aussi là que le talent d'un compositeur comme Joe Hisaïshi se prononce. Sa musique emporte tout sur son passage montrant deux amoureux qui s'ignorent unis face à une possible mort certaine. Magnifique.

  • 8 Last Action Hero de John McTiernan

Last Action Hero : Affiche

John McTiernan c'est le patron on n'y touche pas! Enfin si sur un film comme Rollerball et encore ce n'est pas totalement sa faute (sauf pour l'infrarouge parce que c'était dégueulasse!). Mais un Last Action Hero on n'y touche pas et pour rien au monde. La même année, Sylvester et Arnold sont en mode méta: oubliez le film con avec bourrin con, avec Demolition man et Last Action Hero montrent qu'ils en ont à revendre et qu'ils peuvent se foutre de leur tronche avec subtilité. Arnold se fait alors un plaisir devant la caméra de McT à débiter les répliques cultissimes concoctées par un Shane Black pas surpayé pour rien. Jamais aussi iconique (à part Terminator et Conan le barbare), Schwarzy donne lieu à un festival dont on n'est pas prêt d'oublier: "T'as des doigts? Croise en un max t'as intérêt!", "Moi aussi j'ai une baguette magique qu'il faut que je secoue!", "Arnold Alberschwarzer! -Schwarzenegger! -A tes souhaits!", "T'aime les omelettes? Tiens j'te casse les oeufs!", "Pour qui sonne la glace, celui-là je l'ai refroidi!", "Navré de te décevoir mais tu n'échappera pas à tous les délices qui donnent à la vie toute sa saveur: l'acné, l'éjaculation précoce, le rasage et ton premier divorce!", "Y a de quoi se la prendre et se la mordre!", "Il fait beau on s'était dit qu'on allait coffrer quelques trafiquants de drogue!", "Il était d'une flatulence émouvante"... Je pourrais continuer toute la journée avec des répliques aussi savoureuses.

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Le meilleur est au milieu!

Le film interroge définitivement sur notre rapport spectateur-personnage, notamment chez le jeune public. Le héros d'action est un exemple typique car il est le héros pour lequel s'idéalise le jeune garçon et qu'il rêve d'être. Qui n'a jamais rêvé d'être un super-héros? Jack Slater en est un dans un certain sens car il est directement imprégné dans la pellicule, ce qu'il n'est pas lors de son passage dans le monde réel. L'occasion aussi pour Schwarzy de casser un peu plus son image, quitte à parler de Planet Hollywood et d'être un mauvais roi de la promo! Puis la bande-originale aligne quand même AC/DC (pour leur clip le plus culte, car Schwarzy qui danse dans la tenue d'Angus Young, ça vaut tout les pesants de cacahuètes du monde!), Alice in chains ou encore Aerosmith. Et puis il y a Charles Dance en grand méchant à l'oeil de verre!

Last Action Hero : Photo Arnold Schwarzenegger

Séquence culte: Parler de Last Action Hero sans évoquer la séquence d'Hamlet ne serait pas parler de Last Action Hero. Plus que fidèle à l'oeuvre de Shakespeare, McT dynamite (c'est le cas de le dire) cette histoire de prince souhaitant se venger de la mort de son père. Les balles fusent, les corps tombent et on retiendra au moins deux répliques: "Claudius c'est toi qui as tué mon père. Monumentale erreur!" et "Etre ou ne pas être? Ne pas être!"

  • 9 Donnie Darko de Richard Kelly

Donnie Darko : Affiche Drew Barrymore, Jake Gyllenhaal, Jena Malone, Richard Kelly

Voilà l'exemple typique du premier film de qualité. Vu il y a longtemps de cela sur Ciné Frisson, j'avais fini par le voir il y a cinq ans sur Arte avant de me le procurer et le voir plus d'une fois après. Film à twist encore une fois mais qui se savoure à chaque vision. Il est incroyable de voir des premiers films aussi riches et surtout aussi bien filmé de nos jours. Il n'y a qu'à voir l'exigence donné aux effets-spéciaux pourtant nombreux pour une petite production (on peut vraiment parlé de film indépendant us dans le cas présent). Ovationné à sa sortie, Kelly aurait pu très bien devenir un grand. Malheureusement pour lui (et pour nous), il n'y a pas eu de réel lendemain, The box étant pas mal mais Southland Tales un film qui ne sait absolument pas où il va. Mais Kelly signe ici un film qui mélange les genres parfaitement avec de la science-fiction (voyage dans le temps), horreur (le crash de voiture, le cachot) et teen movie (n'oublions pas que Donnie est un adolescent, qu'il est amoureux et qu'il organise une boom chez lui). Donnie Darko c'est tout ça et bien plus. Le réalisateur n'a pas décidé de prendre les années 80 comme décor pour rien puisque c'est un enfant des 80's plus que des 70's où il est né. La preuve la plus flagrante est Evil Dead projeté pour la nuit des masques ou le choix des musiques toutes des années 80 (y compris Mad World qui est une reprise).

Donnie Darko : Photo Jake Gyllenhaal, Jena Malone, Richard Kelly

Kelly a également la chance de tomber sur un casting en béton: Jake Gyllenhaal qu'il découvre réellement aux yeux des cinéphiles, Jena Malone ravissante adolescente ressortant de Contact, Patrick Swayze parfait dans un rôle affreux, Drew Barrymore qui n'a jamais aussi bien joué, Noah Wyle terriblement sympathique... Donnie Darko est un film complexe mais pas suffisamment pour perdre son spectateur en chemin. C'est toute sa grandeur à l'image de son final au combien poignant et terrible.

Cela doit arriver...

Séquence culte: J'aurais pu citer la scène de la boom qui m'a fait découvrir Joy Division, mais j'ai préféré prendre la confrontation entre Jake Gyllenhaal et Patrick Swayze. Face à une horde de gens manipulés par ce gourou visqueux (et ce au sein même du corps enseignant), Donnie Darko est le seul à s'offusquer. N'y allant pas par quatre chemins, le lycéen ose crier tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, contrecarrant la plupart des arguments de son interlocuteur. Le fauteur de trouble sera expulsé sous les applaudissements et les huées? Pas grave, la sentence arrivera tôt ou tard. 

  • 10 Les Blues Brothers de John Landis

The Blues Brothers : Affiche Dan Aykroyd, John Belushi, John Landis

Voilà un film qui a rythmé toute mon adolescence. Grande comédie issu du Saturday Night Live, Les Blues Brothers est un film au combien fou encore aujourd'hui, quasiment jamais dépassé dans la folie furieuse comique (bon peut être Jim ou avant avec Jerry Lewis). John Belushi ne trouvera plus un film aussi culte dans sa filmographie ou plutôt aurait pu (il était attaché à Ghostbusters avant son décès). Quant à Dan Aykroyd l'après 1990 ne lui a pas fait que du bien. Mais en ce temps ils étaient les Blues... les Blues... Brothers! Ce duo atypique de frères repris de justice, chanteurs de haut vol et attireur d'emmerdes comme jamais! Les impôts pour l'église à payer;, les cowboys énervés de s'être fait arnaqué; des chanteurs de country qui se sont fait volé la place; des flics et même Carrie Fisher! Un véritable régal, en sachant que le film est rythmé à la manière des montagnes russes: on ne sait jamais sur quoi on va tomber et tant mieux! Un centre-commercial rempli de monde? Terrain de jeu pour une course-poursuite délirante où on dégomme les vitrines et la marchandise comme aux auto-tamponeuses, sous une musique pétaradante! Des nazis font une réunion causant un embouteillage? On les dégomme faut pas déconner! Un petit boeuf avec Ray Charles autour d'un piano? Check!

The Blues Brothers : Photo Dan Aykroyd, John Belushi, John Landis

Aretha Franklin qui en a ras le bol? Chantons Freedom dans un fast-food! Une salle pleine à craquer juste pour payer une église? Double check into the night! Et évidemment il y a le tout-puissant, le sacro-saint, le père du Christ, le saint-esprit, l'impitoyable, le généreux, le seigneur quoi. Ultimate check! En sachant qu'il s'agit certainement du meilleur film de John Landis. Même le loup n'arrive pas à la cheville de ce sommet d'humour.

Tatatatata tata! Tatatatata tata!

Séquence culte (spoilers) : Comment citer Les Blues Brothers sans évoquer la poursuite finale? Climax de plus de vingt minutes, il est d'un ravissement à toute épreuve, un festival jubilatoire, une explosion comique où se retrouvent deux chanteurs à lunettes et costumes noirs, des nazis, des flics dirigés par John Candy et Spielberg! Et en point d'orgue un monumental carambolage (que ce salopiaud de Luc Besson pastichera bien dégueulassement dans Taxi 2) et des séquences de bagnoles au ras du sol parmi les mieux filmées de l'histoire du cinéma. 

The blues Brothers- course pousuite finale par Slashovic33

  • 11 Terminator 2: Le jugement dernier de James Cameron

Terminator Genisys (8)

S'il y a bien un film que je rêve de voir un jour dans une salle obscure (ce sera le cas de son aîné le 29 pour la Nuit du bis du Scala), c'est bien Terminator 2. Ma génération a eu Avatar (qui est un film que j'aime beaucoup et probablement une de mes meilleures expériences en salle), la précédente Terminator 2 et certainement un des voeux de cinéma de bons nombres de gosses des 80's. A l'heure où son cinquième opus s'annonce de pire en pire à longueur d'extraits, revoir le second opus reste un plaisir indéniable. La preuve même (et aussi que Big Jim est indispensable au monde du blockbuster) que l'on peut faire un blockbuster bourrin mais avec un vrai scénario derrière. En faisant changer de bord l'ami Schwarzy (décidément très présent dans cette cuvée mais attendez de voir la suite), Big John signe au départ un pari casse-gueule devenant progressivement une des plus grandes idées de sa carrière. Schwarzy est iconique au possible, réussissant enfin un peu à changer de son jeu quelque peu monolithique ou castagneur virulent pour jouer parfaitement le robot. Il est définitivement le T-800 et son dernier plan est probablement l'un des plus émouvants de la carrière de Big Jim. 

Terminator 2 : le Jugement Dernier : Photo Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton

T2 interroge aussi sur l'apocalypse à venir, celui que l'on cherche sans cesse à repousser mais finalement ne serait-ce pas vain? Le troisième opus le premier à ne pas être signé Big Jim le confirmera, mais à l'heure de 1991, les choses sont bien plus incertaines. Comme le rapport entre l'Homme et la Machine. John Connor trouve dans le T-800 une sorte de père qu'il n'aura jamais et face à lui une machine plus perfectionnée qui cherche à l'assassiner. Un paradoxe implacable d'autant que Robert Patrick (qui ne retrouvera jamais un rôle aussi iconique non plus) est terrifiant au possible. Sans compter que le film s'assume aussi pleinement comme un film d'action restricted superbement filmé. Une chose qui désormais est d'une rareté incroyable. Preuve en est Mad Max Fury Road est Restricted, Terminator Genisys sera PG-13. Un constat évident... 

Terminator 2 : le Jugement Dernier : Photo

Séquence culte: J'aurais pu citer la poursuite à moto en plein Los Angeles comme le mythique "Hasta la vista baby!" ou encore l'ouverture totalement apocalyptique (une des plus grandes visions apocalyptiques du cinéma et ce ne sont que quelques minutes), mais indéniablement la scène de fusillade à Cyberdine avec Schwarzy over the top et son foutu mini-gun (qu'il avait découvert avec un sourire improbable pour un T-800) est un grand moment de poésie. Le bruit de l'arme qui dézingue rythme la scène mais pas de mort à l'arrivée, juste des blessés. Il ne faudrait pas trahir John. C'est dire l'efficacité de cette scène: alors que l'on pourrait croire que Schwarzy nous ferait un remake de la scène du commissariat, il ne tue personne. Poésie...

  • 12 Casino de Martin Scorsese

J'ai longtemps cité The Departed, mais désormais mon favori de Marty c'est Casino. Voilà le type de film qui dure près de 3h mais où l'on reste scotché de manière incroyable. Il faut dire que le film a tout pour lui. Marty a commencé à se refaire sévère des mornes années 80 (films pourtant bons qui n'ont pas marché ou scandalisé, un pur chef d'oeuvre et des commandes), à commencer par Les affranchis, puis l'efficace remake des Nerfs à vif. Mais avec Casino, Marty sort les crocs et montre littéralement qui est le patron. Dès son générique signé Saul Bass (soit l'un des meilleurs dans cette spécialité et le mot est vraiment faible) sous fond d'opéra, on sait à quoi on a à faire. Le film sera une vraie descente aux enfers pour ses personnages principaux et le mot est encore bien trop faible. L'histoire d'une ascenssion fulgurante qui finit par brûler les ailes de chacun des cocos. Robert De Niro par son ambition démesurée et les ennemis qu'il se fait petit à petit; Sharon Stone par l'alcool et la drogue qui la ronge et fait d'elle une mère terriblement dangereuse; et Joe Pesci l'emmerdeur fini qu'il ne vaut mieux pas titiller. Chacun fait une performance impitoyable dans ce pur chef d'oeuvre de polar (et encore peut-on le mettre dans ce lot? Même pas sûr).

Casino : Photo Martin Scorsese, Sharon Stone

En deux mois, De Niro voyait deux films le magnifiait à son juste niveau, d'abord Casino puis Heat. Joe Pesci signe une de ses dernières grandes apparitions avant un silence radio pour le moins improbable. Quant à Sharon Stone, elle trouve ici le meilleur rôle de sa carrière, sortant enfin de l'image grossière de la bombe sexuelle et de la potiche garce. Il était probablement temps pour elle de toucher la grâce. Une grâce qui ne reviendra plus jamais par la suite...

Casino : Photo Don Rickles, Martin Scorsese, Robert De Niro

Séquence culte (spoiler): Une des dernières scènes du film, la plus violente de tout le film, où la narration de Joe Pesci commence et finit à coup de batte de baseball. Le plus cocasse étant que dans Les affranchis c'est Joe Pesci qui tuait Frank Vincent violemment. La vengeance est un plat qui se mange froid.

  • 13 Jurassic Park de Steven Spielberg

Jurassic Park : Affiche

Je l'ai découvert à cinq ans sur une vhs enregistrée, mais c'est vraiment à mon adolescence que j'ai commencé sérieusement à apprécier ce film. Jurassic Park n'est pas mon film préféré de Spielby mais c'est indéniablement un d'entre eux. Encore une preuve qu'un divertissement peut être aussi attrayant qu'intelligent. Il part pourtant d'une idée toute simple: et si on pouvait recréer des dinosaures? La question est simple, la réalisation foireuse mais réelle et le résultat une belle catastrophe industrielle. Michael Crichton et Spielby sortent le grand jeu pour cette histoire d'ambition qui tourne mal ou quand l'idée de base devient un véritable cauchemar ambulant. Pour cela, Spielby peut compter sur des acteurs pour le moins impeccables. Sam Neill ancien Damien du dernier volet de Malédiction et se retrouvant la même année dans la palme d'or The piano; Laura Dern égérie lynchienne au summum de sa beauté (oui même quand elle est remplie de boue et de merde, elle est magnifique); Richard Attenborough qui signe d'ailleurs la meilleure réplique du film "j'ai dépensé sans compter"; et enfin l'impayable Jeff Goldblum au summum de son cynisme (le second opus en rajoutera une bonne couche dans ce domaine) avec aussi une belle réplique culte à son actif "j'en ai marre d'avoir toujours raison".

Jurassic Park : Photo

Mais surtout à l'image de T2 précité dans cette cuvée, le film de Spielby est un véritable bijou technologique. Adieu la stop-motion de Ray Harryhausen comme initialement prévu (même si plusieurs animatroniques seront utilisés au cours du tournage), vive les images de synthèse et ce que l'on appellera cgi pour les dinosaures en question. Un résultat qui n'a absolument pas vieilli et ce même sur ma bonne vieille VHS (ma cousine m'avait entretemps filé la sienne quand elle a bazardé ses VHS, monumentale erreur!). Ce qui prouve que le film n'est en rien obsolète et surtout en comparaison d'un grand nombre de productions hollywoodiennes actuelles ayant parfois un sérieux mal à impressionner avec des moyens conséquents.

Séquence culte: Il y a dans cette séquence une émotion palpable qui fait qu'on s'en souvient. Petit cette scène ne me faisait pas trop d'effet, mais si c'était à partir de là que le film prenait de l'ampleur. Il a fallu l'adolescence pour enfin frisonner devant. Véritable rollercoaster d'émotions où la musique de John Williams est totalement absente. Dans un film d'horreur et notamment les tout derniers, la musique est omniprésente ou fait constamment son apparition pour un vulgaire jump scare. Spielby décide ici de laisser court à toute musique, miser uniquement sur les bruitages. Quand le t-rex arrive, on l'entend arriver et on a sérieusement peur de ce qui va arriver d'autant que c'est sa première vraie apparition (le passage de la chèvre étant déjà arrivé). Et le spectacle macabre qui se joue devant nous n'en est que plus palpitant et d'une violence incroyable. On parle pourtant d'un PG-13...

  • 14 Mars attacks de Tim Burton

Mars Attacks! : Affiche

J'aurais pu citer comme souvent Edward aux mains d'argent mais je l'ai déjà cité dans la Cuvée Christmas et comme il faut varier les plaisirs, citer mon second film préféré de Timmy à une époque où il savait faire des films me paraissait évident. A une époque où j'adorais Independence day (une époque fort lointaine mais belle et bien là), Mars attacks m'était au moins connu par l'affiche qui trônait chez mon cousin (si j'avais su je lui aurais demandé de me la passer au loin qu'il la bazarde à la poubelle) et lors de ma première vision, je n'avais pas été époustouflé. Peut être le manque de culture burtonnienne ou tout simplement que l'humour ne m'avait explosé à la gueule. Il a fallu que je le revois en faisant une rétrospective de Burton pour totalement y prendre goût. Le cinéma us des 90's fut souvent virulent, preuve en est des films comme Starship troopers ou Strange days. Mais avec Mars attacks on est vraiment dans la satire parodique qui tâche où la femme du président jure, sa fille est incarnée par Natalie Portman (love), où les aliens sont battus de la manière la plus improbable possible, où le principal héros est un ancien boxeur devenu gardien égyptien à Las Vegas, où Martin Short est un sérieux obsédé sexuel qui amène des prostituées à la Maison Blanche, où Tom Jones est un véritable héros, où Jacko Nicholson joue deux rôles (j'ai eu besoin de lire le livre d'entretiens de Burton pour le découvrir!) et ça c'est cool.

Mars Attacks! : Photo Tim Burton

On pourrait continuer encore longtemps à citer les passages fun du film (bon pour en citer un autre la scène de baise avec Christina Applegate sur Stay alive avec les martiens qui matent!) ,mais le meilleur est certainement de voir qu'on peut clairement faire un grand film avec un matériel aussi improbable que des cartes à jouer! Burton se fait également plaisir en multipliant les allusions à Ray Harryhausen et aussi donner un ton loufoque à l'image de certaines séries B des années 50. Burton s'est fait plaisir, le public n'a pas suivi. Aujourd'hui pourtant Independence day et Mars attacks sont au même statut culte pour la plupart des spectateurs. Ironie quand tu nous tiens.

Si toi aussi t'as la classe de Tom Jones!

Séquence culte: La première attaque des martiens est un vrai plaisir coupable à lui tout seul. Les USA accueillent à bras ouverts le martien sans se rendre compte qu'ils se font manipuler comme jamais par des créatures armées jusqu'aux dents et avec des armes pouvant les dégommer chimiquement! Le meilleur étant certainement Jack Black en bon marines de pacotille sortant une arme non-chargée façon Rambo, sort le drapeau US pour se rendre et se fait dégommer devant toute sa famille! Jubilatoire!

  • 15 L'apprentie sorcière de Robert Stevenson

Vous vous étonnez que votre amour de Borat n'avait pas cité un Disney? Hé bien voilà on y est mais avec un film live parmi les classiques. J'aurais pu citer de très bons films d'animation que ce soit Les aristochats, Aladdin ou même Pinocchio, mais j'ai un vrai attachement pour L'apprentie sorcière. Film moins connu qu'un Mary Poppins, L'apprentie sorcière est certainement mon classique préféré du catalogue Disney (je ne parle donc pas de productions type Pirates des Caraïbes). Déjà pour le charme du duo Angela Lansbury (hé oui la fameuse et grande actrice de la série Arabesque)/ David Tomlinson (que j'avais donc découvert avant Mary Poppins) qui irradie littéralement le film. Elle en sorcière véritable qui apprend progressivement, lui le magicien de pacotille qui lui envoie ses cours! Un duo qui se drague sous la mer entre deux séquences animées en dansant ou en alignant les conneries ensemble. Sans compter les gosses qui sont de merveilleux petits canaillous accumulant les conneries avant de devenir de braves petits (on est chez Disney rappelons-le). Comparé à Mary Poppins qui malgré une certaine époque n'était pas précis, L'apprentie sorcière se pose dans une réalité bien visible avec la Seconde guerre mondiale en point de mire, les nazis arrivant sur l'Angleterre.

L'Apprentie sorcière : photo

Ce qui sera l'occasion d'une bataille en terre anglaise entre des nazis armés et des chevaliers en armure et personne dedans menés par la sorcière/héroïne Lansbury. Un climax absolument jubilatoire bien comme il faut à l'image d'un film trop peu connu et finalement un classique impayable.

L'Apprentie sorcière : photo

Séquence culte: Désolé pour la musique de merde mais c'est la seule vidéo montrant cette scène. David Tomlinson se porte garant pour arbitrer le match du roi lion. Ce qu'il ne pensait pas c'est qu'il allait subir un des matchs de football les plus sauvages de l'histoire, véritable jeu de massacre et de triche. Une scène jubilatoire et jouant merveilleusement sur le paradoxe du gauche-droite!

  • 16 Commando de Mark L Lester

Commando : Affiche Arnold Schwarzenegger, Mark L. Lester

J'aurais pu choisir du très lourd dans la bouserie caviar, vous savez ces film tellement mauvais qu'ils en deviennent indispensables à tout cinéphile qui se respecte. Je pense à Turkish Star Wars, Dinosaur from the deep ou Hitman le cobra (Philiiiiiiiiiiiiiiiiiippeeeee!). Mais j'ai choisi du beau nanar bien copieux. Plus qu'un nanar, Commando c'est le blockbuster con comme une mule (désolé pour l'animal, c'est l'expression qui veut ça) qui se respecte pour notre plus grand plaisir. Encore loin du cynisme hollywoodien des années 2000, de son marketing dégueulasse et de ses effets-spéciaux qui ne veulent parfois plus rien dire et perdent le spectateur en efficacité. Une époque où Schwarzy commençait à être une superstar (Conan + Terminator = bigger successful!) et où Commando était le parfait véhicule de sa célébrité bourrine à venir. A peine à l'écran il taille une bavette avec un tronc d'arbre sur l'épaule! Puis il se crashe volontairement pour arrêter sa voiture. Il dégomme un siège de décapotable, un mec qui lève les bras après s'être fait tordre le cou et surtout ce final épique (et bourré de faux-raccords!) où il massacre la moitié de l'armée mexicaine à lui tout seul! 

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C'est qui le patron?!

A elle seule cette scène montre toute la jouissivité d'une telle entreprise digne de ce cher Joel Silver. Un esprit over the top, un acteur bourrin, un pitch débile mais furieux, Vernon Wells en côte de maille, allez on y va! Et si en plus James Horner sort la chemise hawaïenne pour faire de la musique on y est! Commando c'est le genre de blockbuster qui me manque cruellement aujourd'hui et c'est peut être pour cela que je l'aime beaucoup. D'ailleurs le film devait avoir une suite où John Matrix (Silver ce visionnaire) devant sauver sa fille et sa copine en dégommant un immeuble. Mais Silver a préféré faire Piège de cristal. Un mal pour un bien!

Commando : Photo Arnold Schwarzenegger, Mark L. Lester 122

Les vrais ont la pipe au bec!

Séquence culte: S'il y a bien une scène ou plutôt une réplique à retenir c'est bien ce grand moment de subtilité. Tenu par le bras de Schwarzy, Sonny attend sa sentence. Car Arnie a menti et elle est irrévocable.

  • 17 La cité de la peur d'Alain Berbérian

La cité de la peur 20 ans après

S'il y avait bien un film français à citer dans cette cuvée c'était bien La cité de la peur. Quand les Inconnus font un film c'est sympa mais ne vieillit pas très bien. Mais La cité de la peur c'est l'esprit Nuls sur toute la longueur. Les vannes, les gags visuels, les références... On les connait tous et on ne s'en lasse pas. Alain Chabat se prend pour un personnage de Dostoïevski et chasse le vilain Rick Hunter quand il n'a pas des gaz. Ah par ailleurs il ferait mieux de penser avec sa tête et non avec sa (bruit d'avion). Chantal Lauby est une pitoyable attaché de presse tombant sur un serial killer! Un quoi? Un serial killer! Ah un tueur en série! Un serial killer quoi! Dominique Farrugia est la star d'un film d'horreur raté et anti-communiste qui vomi quand il est content ("hé ben le voilà le jus d'orange!") et fait ses boutiques sur Pretty Woman. Dominique Besnehard vous pisse à la ré. Gérard Darmon danse la carioca avec Chabat quand il n'a pas envie d'un whisky et d'un string léopard, tout en faisant des vannes foireuses ("Quelle est la différence entre un pull et une moule? Le pull ça moule et la moule ça pue l'ovaire!"). Emile a bien besoin d'un chewing-gum quand la souprefette arrive au ralenti. Tcheky Karyo gueule "Cooooooooooooooooooooooooooooooooombiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien????!", Eddie Mitchell n'émet aucun bruit, Jean-Pierre Bacri râle et Daniel Gélin aime les pieds et les oreilles de sa femme!

Alain tu t'es vu quand t'as bu?

C'est exactement la comédie française que je pourrais voir encore longtemps sans me lasser, preuve de sa qualité. Et en plus elle a mon âge, si ce n'est pas prophétique!

Sais-tu danser la carioca? Ce n'est pas un foxtrot ou une polka...

Séquence culte: Commençons le meilleur par le début. Hommage à peine voilé aux slashers (le tueur en série à masque) et à Evil dead (une bande de potes dans une maison dans la forêt), Red is dead est un film dans le film absolument jouissif car raté. Rien ne marche on y croit pas et c'est qui est drôle. Comme l'accumulation de "c'est affreux", le tueur ridicule et communiste (fossile et le marteau ça ne se refuse pas), Hélène de Fougerolle faisant la pouf merveilleusement bien, les plans sur les gueules avant la mort et puis le chat aussi. Malheureusement pas trouvé la scène entière mais voilà un bel échantillon.

  • 18 Le retour du jedi de Richard Marquand

Le retour du jedi

J'aurais pu citer ses deux aînés, mais il est plus évident de parler du sixième opus ou plutôt du troisième car c'est celui que j'ai le plus vu et préféré durant la plupart de mon enfance et adolescence. Si désormais je préfère les deux premiers et davantage L'empire contre-attaque, j'apprécie toujours autant ce troisième volet pour plusieurs raisons. La première parce que c'est la conclusion ultime: Luke retrouve son père, on dézingue l'Empire de l'intérieur comme de l'extérieur. La seconde parce qu'il y a le second duel entre Dark Vador et Luke et qu'il y a sans cesse une émotion dans les coups portés. La conclusion du second opus a fait des petits. La troisième parce que Harrison Ford est de retour en Han Solo après avoir semé le doute sur le tournage du second opus. Surtout que l'on parle de mon personnage préféré de la saga Star Wars. La quatrième parce qu'il y a toute l'ouverture à Tatooine, soit l'une des meilleures séquences de la saga. Fantasme adolescent 80's avec Carrie Fisher en bikini doré gourmand et croquant (Jabba y a succombé); baston devant un trou gourmand, explosion pétaradante, créature géante sortant de l'obscurité, Luke débarquant dans l'obscurité... Le retour du jedi quoi.

L'héritage du père (2)

La cinquième parce que la course dans la forêt des ewoks c'est quand même sérieusement la classe rapide et furieuse. Pour tout ces éléments j'adore Le retour du jedi. Et ce malgré ces petites boules de poil. Et ce malgré ce ton volontairement moins sombre (George!). Mais c'est quand même une putain de conclusion avant le film de JJ Abrams! 

Je vends du rêve aux mecs des 80's! :D

Séquence culte: Grand moment fun par excellence, la baston sur Tatooine est un plaisir pour les yeux, moment héroïque par excellence. C'est aussi objectivement la dernière fois que nous voyons la planète. Une grande scène de divertissement, ce que l'on appelle un moment de bravoure.

  • 19 La route d'El Dorado d'Eric Bergeron et Will Finn

Voilà un film des studios Dreamworks que je pourrais regarder tranquillement durant longtemps. Avant-dernier film de ce type (animation traditionnelle avec pointes de cgi en temps voulu) avant de passer à la sacro-sainte image de synthèse, La route d'El Dorado est un pur film d'aventure assez anachronique dans le parcours du studio. Un peu comme Le prince d'Egypte sorti un an avant, le film est assez particulier voire plus porté sur un public typé adolescents-adultes. C'est peut être aussi pourquoi le film n'avait pas marché à l'époque. On parle quand même du parcours de marginaux en passe de finir comme esclaves/prisonniers avant de tomber sur un peuple où un sorcier aime bien faire des sacrifices (un d'entre eux est même bien mis en évidence!) et un des personnages baise... enfin c'est suggéré mais vous m'avez compris! D'autant que le film s'inspire aussi d'un très grand film à savoir L'homme qui voulut être roi. Mais comme Chicken run avec La grande évasion la même année (autre film d'animation que j'aurais pu citer dans cette cuvée, mais plus de place!), cela n'a pas grand importance et s'en est même sacrément jouissif. Un vrai film d'aventure d'animation qui vise un public large et est aussi fun que bien animé.

Mais pour une fois la VF passe avant la VO pour une simple et bonne raison: c'est la première réunion entre Antoine de Caunes et José Garcia depuis la fin de leur présence à Nulle Part Ailleurs. Sauf que cocassement, c'est Garcia qui double le bellâtre Tulio et De Caunes qui s'occupe du barbu Miguel! Sans compter Victoria Abril pour le personnage de Chel, ajoutant un côté exotique de plus à l'entreprise et des ténors du doublage comme Jacques Frantz, Féodor Atkine et Richard Darbois. Le score d'Hans Zimmer est également de qualité, semblant anticiper celui des Pirates des Caraïbes.

C'est qui la patronne?

Séquence culte: S'il y a bien une scène au combien jouissive, c'est bien sûr celle du jeu de balle. Devant montrer qu'ils sont des dieux, notre duo doit jouer à un jeu crée par... des dieux! Devant à tout prix gagner, le duo n'est pas forcément prêt pour un jeu de ce type!

  • 20 Million dollar baby de Clint Eastwood

Million Dollar Baby : Affiche Clint Eastwood, Hilary Swank, Morgan Freeman

Mon premier film de Clint Eastwood vu, premier coup de coeur et quasiment indépassable. C'est l'évidence même quant à évoquer maître Eastwood dans cette cuvée. La première claque que je me suis pris de l'acteur-réalisateur fut au cinéma et je pense que c'est le premier film type adulte que j'ai vu en salles. Plus de films d'animation ou super-héros en ligne de mire, avec Million Dollar Baby le coup de poing est féroce et vous met littéralement à terre. La violence est palpable jusqu'à un dernier acte dramatique qui révolte autant qu'il ne met la larme à l'oeil. Partant d'un drame sur la boxe, le film devient plus rapidement que prévu un film sur la survie et ce qu'elle advient quand on n'a plus le choix. Un film émouvant et qui prend littéralement aux tripes. Mais c'est aussi un film qui a plus tard dans ma vie quelques redondances au point d'y voir des similarités. Pas de boxe mais un événement dramatique et familial qui m'a marqué au fer rouge et dont ce film partage différents points communs au combien justifiés. C'est aussi pour ces raisons que ce film est doublement marquant en ce qui me concerne. C'est aussi la dernière fois qu'Hilary Swank a eu un rôle majeur au cinéma, n'ayant jamais retrouvé une telle opportunité récemment, en dehors de The Homesman de Tommy Lee Jones.

Million Dollar Baby : Photo Clint Eastwood, Hilary Swank

C'est aussi ma découverte de Jay Baruchel et Anthony Mackie qui plus est dans le rôle du bouffon et de sa nemesis. Clint Eastwood réapparaîtra dans un de ses films quatre ans plus tard, comme pour une coïncidence. Deux plans quasi similaire laissent entrevoir un champ du cygne, un personnage qui part au loin. Quant à Morgan Freeman, il permet au film d'avoir un point de vue extérieur tout en restant très impliqué. Un second-rôle indispensable.

Million Dollar Baby : Photo Clint Eastwood, Hilary Swank

Séquence culte (spoilers): La musique se fait lente puis elle arrive tel un crève-coeur sur les paroles d'Hilary Swank. Une scène percutante où les choses deviennent claires et où le mélodrame prend tout son sens. Le gros dur incarné par Eastwood durant tout le film se décompose en écoutant ses paroles violentes et malheureusement logiques. C'est avec ce genre de scènes tragiques que l'on comprend à quel point Clint Eastwood sait faire monter l'émotion, à l'image de ce qu'il a fait dans Sur la route de Madison.

  • 21 South Park le film de Trey Parker et Matt Stone

Dans une époque où le politiquement correct est souvent sujet à confusion, le duo Parker/Stone a toujours su tirer son épingle du jeu. Et surtout on a un sens inné pour ce qui est d'être en avance sur leur temps. Team America l'a prouvé: The Interview arrive clairmement neuf ans après la guerre. Avec South Park le film, ils ont fait mieux: l'une des meilleures adaptations d'une série mais également un des épisodes les plus jouissifs de toute la série. Alors que le show n'avait clairement pas besoin de cela (elle en était à sa seconde saison quand le film est entré en production), les deux réalisateurs se sont mis en tête d'y aller franco devenant le film d'animation le plus vulgaire du cinéma (livre des records assorti) et nommé aux Oscars par la même occasion pour la chanson Blame Canada! Les réalisateurs ont toujours aimé mettre des numéros musicaux. Il n'y a qu'à voir certains passages de Team America, I am Lorde ya ya ya ou leur comédie-musicale Book of mormon pour s'en rendre compte et le film donne lieu à des moments musicaux magiques en puissance.

"Tu crois qu'on aurait mieux fait d'aller au combat Chef? -Non faut pas prendre Chef pour un con! Bon ils sont quand même morts mais pas nous!"

 

Avec ce film, ils y vont franco dézinguant le puritanisme américain ("va te faire enculer et nique ton oncle!"), les associations de parents se souciant plus de leur personne que de leurs gosses (la mère de Kyle en est la preuve), les Baldwin (décimés jusqu'au dernier), le racisme (les afro-américains en chair à canon très peu pour Chef!), Saddam, Satan (le premier qui sodomise le deuxième, voilà certainement une des idées les plus jouissives que j'ai eu à voir dans une parodie), Winona Ryder (grand moment poésie)... Sans compter la mort de Kenny encore plus violente que d'habitude (George Clooney approved!). South Park le film est donc le prédit son titre: Bigger, Louder and uncut.

"Une petite sodomie? -Non j'ai mal au cul. -Pas grave, ça m'en fera plus!"

Séquence culte: Bon c'est la version québécoise mais dans le contexte-ci, cela n'en devient que plus crédible. Voici donc Les cul de feu le film tant attendu de Terrance et Phillip! Attention à la subtilité, elle vous pète à la gueule!

Voilà mes chers lecteurs, il est l'heure de rendre l'antenne. Allez à la semaine prochaine!

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10 mai 2015

Cuvée Mad George

A l'heure où il va faire revenir sa saga culte avec une sequelle vrombissante (désolé chers lecteurs, l'anniversaire de votre interlocuteur approchant, pas de critique de ce film avant le 18 mai -NDB), il était temps que la Cave de Borat s'attaque à George Miller. Cinéaste australien dont le nom est moins connu qu'un Peter Weir, moins prestigieux aussi mais tout aussi exigeant, Miller est l'exemple typique du réalisateur qui touche à tout (même trop parfois). On lui doit aussi bien du film d'action hardcore (au point d'être classé X par chez nous) que des contes pour enfants, du drame comme de la comédie satyrique, du live comme de l'animation. Il a même failli goûter aux super-héros si Warner n'avait pas merdé sur Justice League (voir Batman va faire saigner Superman) et diriger Superman, Wonder Woman, Flash, Aquaman et Manhunter dans un même film (ce que fera Zack Snyder en 2017). Tant pis, il est revenu aux sources avec Max, comme il était revenu sur Babe après sa défection de Contact (parti de son plein gré, Warner ne voulant pas perdre de temps). La première fois que j'ai connu George Miller ce fut par les Babe. George Miller a beau n'avoir été que producteur et scénariste (laissant sa place à Chris Noonan), il a bel et bien réalisé sa séquelle. Le premier Babe est un film qui a beaucoup tourné dans mon magnétoscope tout comme sa suite (voire plus pour sa suite je pense, toujours préféré la suite).

Dire que Babe tout comme sa suite sont de banals films pour enfants seraient fort réducteurs au regard de l'incroyable maturité de ces projets. Il n'y a qu'à voir la première scène du film pour s'en rendre compte: un abattoir où les cochons sont balancés par
ci, par là, Babe et ses frères perdant leur mère avant d'être vendu au marché! Ce n'est pas tous les jours que vous verrez cela dans un film pour enfants et surtout pas un film de studio. Ce qui renvoie directement Babe au conte (le film commence d'ailleurs par l'ouverture d'un livre), ce récit moral où le héros vogue souvent dans un monde cruel. Babe en est vraiment la preuve formelle et le petit cochon se retrouve face à un dilemme: il risque de passer à la casserole à tout moment. Ce n'est qu'une question d'années ou de mois, rendant sa vie terriblement anecdotique. La cruauté de la vie en soi. Babe prend alors des airs de conte initiatique, le cochon devant trouver sa place dans la ferme. Chris Noonan signe un beau conte très souvent cruel mais logique et parsemé de personnages intéressants: le fermier devient le père du cochon, la chienne sa mère, le mâle le jalouse à cause de différents facteurs (le cochon prend sa place aussi bien dans le foyer que dans son job de chien de berger) et le canard est le camarade cocasse qui n'arrête pas de brailler et ayant lui aussi peur de passer à la casserole.

"Oh guiliguili hein? Ouh c'est qui mon bon cochon à moi hein?"

Notons aussi cette scène terrible où le fermier offre une maison de poupée à sa petite-fille qu'il a confectionné. La réaction de la gamine est absolument effroyable, le genre de crise de gamin qui vous donne envie de mettre des baffes, mais où vous ne dites rien finalement. Ce film a également permis à James Cromwell de se faire connaître du grand public, devenant très rapidement une figure connue du cinéma et de la télévision. Succès oblige, 22 vlà la sequelle sorti en 1998 et cette fois totalement signée par George Miller. Une suite qui n'a pas plu du tout au directeur d'Universal, parlant même du pire film produit par le studio (encore et toujours ce studio qui mise sur les mauvais poulains comme RIPD et pas sur des projets ambitieux type Les montagnes hallucinées) et n'a pas été le succès attendu. Dommage, l'ami George était bien parti pour nous faire Babe un cochon dans l'Espace (non ce n'est pas une vanne). Imaginez un peu Babe survivant à l'apocalypse de Mad Max et se réfugiant dans une planète fertile via un vaisseau spatial, où il découvrirait que la solitude c'est parfois fun! Bon j'invente mais avec George Miller le frappadingue n'a parfois aucune limite! Babe un cochon dans la ville est une satire comme on en fait plus ou en tous cas pas de cette manière. Jouant à fond la carte du cartoon et la caricature (un plan de la ville où vont Babe et sa maîtresse montre la Tour Eiffel, la Statue de la liberté, l'opéra de Sydney, l'Empire State Building ou le Golden Gate Bridge, permettant de montrer une mégapole universelle), Babe 2 est un ôde à la tolérance face à une urbanisation méprisante et terrifiante.

Les agents des impôts sont des hommes en noir semblant sortir de n'importe quel film avec le FBI. La sécurité de l'aéroport semble être des sous-bureaux de la NSA ou de la CIA. Les voisins de l'hôtel appelent la fourrière. La fourrière débarquent dans l'immeuble à la manière des SS dans La liste de Schindler de Steven Spielberg. Mickey Rooney finira par sortir de scène sur du Edith Piaf. Une fois dans la ville type Venise, Mr Hogett se retrouve dans une sorte de Californie racoleuse avec bimbos en maillots de bain deux pièces, flics qui draguent et spot de publicité immense. Les cuisiniers sont prêts à faire cuire le pauvre Babe. En jouant sur la caricature, Miller est parfois plus violent que dans le premier opus, n'hésitant pas à montrer une humanité intolérante et dénigrant ce qui est différent d'elle. En soi, le message n'est pas tellement différent de celui d'un Edward aux mains d'argent: ce qui est à l'extérieur est toujours plus sincère que la belle façade. La scène du costume en pleine cérémonie vaut son pesant de cacahuète, déluge de drôlerie incroyable et où Miller renvoie directement aux Sorcières d'Eastwick par son chandelier. Babe 2 est au final un film aussi brillant que son aîné voire peut être légèrement supérieur, preuve que l'on peut faire un film pour enfants sans prendre son spectateur pour un imbécile. 

Babe, le cochon dans la ville : Photo George Miller

Un des plans les plus dingues de Miller et c'est un plan fixe!

Précisons qu'à l'époque, je ne connaissais pas le nom de Miller et quand j'avais vu Happy feet des années plus tard, je n'avais pas fait le rapprochement. Si le message écologique est notable (Miller revient avec violence sur les zoo asservissant les animaux pour un large public comme l'Homme envahissant le territoire naturel), le reste n'est cependant pas du même niveau. Si l'animation est indéniablement bluffante, elle a néanmoins un hic: les manchots-empereurs présentés sont totalement interchangeables et se ressemblent tous, au point que sans les voix, on parvient parfois très difficilement à les reconnaître (ce sera également le cas sur sa suite). Ensuite, les reprises sont pour la plupart exécrables, voire par moments, au même niveau que la série Glee (ce qui n'est absolument pas un compliment). Heureusement comparé à sa suite, Warner Bros n'a pas fait les traductions au moins sur la première, mais les reprises ne sont ni emballantes, ni intéressantes à écouter. Sa suite reprendra le même concept mais en jouant cette fois sur le réchauffement climatique. Après tout pourquoi pas? Sauf que la mayonnaise ne prend toujours pas et que les reprises ont le chic d'être toujours mauvaises. Comble, comme dit plus haut, les chansons sont désormais traduites en doublage laissant la place à Amel Bent pour des vocalises. D'où une VO privilégiée pour l'occasion.

Happy Feet 2 : Photo George Miller

"Brad on surfe! -Matt arrête de dire des conneries on tombe juste à l'eau! -Mais on surfe sur la vague du succès Brad! -Si tu le dis Matt j'ai les yeux embués!"

A la limite, on préfère peut être plus les aventures totalement loufoques montrées en parallèle (comme celles de Scrat dans la saga L'âge de glace) des deux crevettes. Leurs aventures sont tellement débiles que l'on finit par les apprécier d'autant plus que celles de Mumble et sa famille. D'autant qu'en plus les voix de ces crevettes (pardi, quel concept cocasse!) sont doublées par Brad Pitt et Matt Damon (jamais avares de se fendre la poire de leurs images respectives, preuve en est Fight Club et les interventions jubilatoires de Damon chez Jimmy Kimmel), renforçant le capital sympathie et le côté improbable du concept. Reste que cette sequelle n'est pas assez convaincante pour donner envie. Néanmoins, se réjouir de son flop serait dégueulasse de ma part. A mon adolescence, je me suis décidé de voir la trilogie Mad Max, celle qui a fait connaître George Miller et Mel Gibson en 1979, en achetant les trois volets en même temps (à cette époque on ne parlait certainement pas de coffret BR, ce qui est le cas dorénavant). Le premier opus était tellement violent qu'il avait fini en X dans nos contrées avant de finir en interdiction aux moins de 16 ans et depuis avril dernier suite à une demande de la Warner (détentrice des droits et studio derrière depuis au moins Au delà du dôme du tonnerre), le film est désormais interdit aux moins de 12 ans. Ironique quand on pense qu'il était interdit de diffusion chez nous! Il n'en reste pas moins que Mad Max reste encore un film virulent, peut être le plus violent de la saga de par ses thèmes, sa violence frappadingue comme dramatique.

George Miller plante son univers dans un monde apocalyptique mais qui ne l'est pas encore à son paroxysme (cela sera montré à l'écran dès le second film). Ce ne sont ici que les prémices d'un futur catastrophique. Les guerriers de la route symbolisent cela: ils créaient le chaos en tuant, battant et violant le tout avec une sauvagerie spectaculaire, créant la peur et semant la mort sur leur passage. C'est par les guerriers de la route que l'apocalypse arrive, Max est en revanche les derniers vestiges de la loi, un policier qui voit petit à petit son monde partir en lambeaux. Son ami, sa famille... Tous pris par les mêmes personnes et avec une violence imparable (pas besoin de montrer grand chose: juste la femme tombant et le bruit des motos). Ceux qui croient à un film sur la vengeance seront surpris de voir que cet aspect n'est présent que dans les vingt-vingt cinq dernières minutes, avant cela, Miller met en scène un monde en décomposition où l'injustice devient reine. Le cas du viol en est la preuve. Il n'est pas montré mais on en voit les conséquences: une femme mutique et son compagnon totalement nu et culpabilisant de ce qui lui est arrivé en fuyant. Les poursuites sont un véritable bonheur pour fan de voitures, à la fois explosives et jouissives à l'image de l'ouverture mettant parfaitement dans l'ambiance chaotique du film. On voit néanmoins que Miller est hésitant au niveau du rythme, mais rappelons qu'il s'agit ici d'un premier film et le choc est grand quand on voit Mad Max.

Mad Max : Photo

Mel jamais sans son Interceptor.

Le second change la donne durablement. Véritable inspiration pour les bisseux italiens des 80's (2019 après la chute de New York en est une belle preuve formelle), Mad Max 2 s'impose comme le vrai film post-apocalyptique, celui où George Miller plante définitivement le décor qui portera Au delà du dôme du tonnerre et Fury Road. Un monde désertique où l'essence est d'une telle rareté que des milices frappadingues se forment et déciment les gens si vous n'acceptez pas leurs conditions. L'anarchie? Certainement et la loi du plus fort aussi par la même occasion. Max a beau être de retour dès les premières secondes, il n'est pas forcément homme d'action mais témoin d'une dégénérescence de la population, rendu fou par des broutilles comme l'essence ou la survie. Un peu comme l'Homme sans nom de la Trilogie du dollar: témon avant de devenir l'homme d'action en temps voulu. Il reste de l'humanité dans les gens qui le gardent et notamment par ce gamin aidant Max plus d'une fois, mais tout cela est vite laissé tomber par les dernières minutes, où les morts pleuvent dans une indifférence certaine. Miller montre un monde sans pitié où des personnages forts dévoilés au cours du film sont de la chair à canon pour les ennemis menés par Humungus, un mec bien barraqué au masque de hockey sur la tête et au slip de cuir, sorte de gourou violent. Le tout secondé par Wez, grand imbécile timbré à crète rouge joué par l'impayable Vernon Wells!

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Voilà encore un acteur à gueule que Miller a découvert, méchant à côte de maille de Commando et Terminator toyboy de L'aventure intérieur et dont l'acteur reprendra le rôle à titre parodique dans Weird Science. Mel Gibson redouble de charisme, imposant sa nouvelle figure. Déjà pas très loquace dans le premier, il ne murmure quelques répliques et ce purement pour l'information. Réussir cela en imposant une figure c'est suffisament rare. N'ayant plus rien à perdre, Max ne dit plus rien ou si peu, ne croyant plus qu'il peut aider son prochain. Le rollercoaster final confirmera que si. Ayant plus de budget, George Miller se lâche dans son grand final signant une des courses-poursuites les plus dantesques du cinéma. Tueries, explosions, sur terre comme dans les airs, sauvagerie des coups, bagnoles dégommées et action non stop, voilà du pur spectacle jouissif où le temps s'arrête et où on admire ce qui est montré. Ce genre de moment rare qui fait qu'on aime le cinéma. Le troisième est déjà plus particulier mais pour cela il faut revenir aux origines. Miller est face à la Warner qui le finance cette fois-ci totalement, faisant d'Au delà du dôme du tonnerre un gros blockbuster de l'époque. Mais rien ne se passera comme prévu. Miller perd son ami producteur Byron Kennedy dans un accident d'hélicoptère et le réalisateur finit par déléguer la réalisation à George Ogilvie.

"Je ne suis pas Schwarzy mais moi aussi je peux te mettre dans le décor Vernon!"

Au delà du dôme du tonnerre accueille en plus Tina Turner, diva impériale s'il en est qui fait péter le budget costume et en plus elle chante sur deux titres. Si We don't need another hero est un pur tube fm comme les radios le ressortiront sans cesse au fil des années (et si possible raccourci), c'est plutôt One of the living qui casse réellement la baraque. Saxo pétaradant (à l'image de la musique de Maurice Jarre quand il ne fait pas dans la belle composition), voix déterminée, synthétiseur annonciateur... L'apocalypse se fait ici en musique. Enfin Miller se retrouve à devoir faire du PG-13 et c'est aussi pour cela que ce dernier volet jusqu'à présent est mal considéré. Pas assez violent, le film est souvent taxé de gentillet par les fans hardcore de la saga et notamment à cause des passages avec les gosses. Pourtant, Au delà du dôme du tonnerre réserve son lot de cruauté et notamment lors de la scène du thunderdome titre, où Max affronte un ennemi masqué et massif répondant de la tronçonneuse. Même son final est plutôt pas mal dans le genre, même s'il pastiche la fin du deuxième opus avec un train et des voitures! Le final laisse néanmoins de l'espoir pour Max et l'humanité et au vue des premières images de Fury Road, cette humanité n'a pas duré longtemps.

L'humanité est sauvée mais pour combien de temps?

Par curiosité j'ai vu par la suite son segment de La quatrième dimension le film. Tourné avant Beyond the thunderstone, ce film à sketchs est précédé d'une réputation houleuse suite à l'accident mortel ayant causé la mort de Vic Morrow et de deux enfants locaux. Miller comme Joe Dante doit faire avec un John Landis envoyé devant le juge et un Steven Spielberg dévasté par cet événement. Au départ voué à prendre une ou deux histoires inédites, il n'en est finalement plus rien tous les segments adaptant un épisode connu de la célèbre série. Ce qui donne un air de déjà vu incroyable même si Dante et Miller réussissent à faire des merveilles sur leur première grosse production. Les deux jouent d'ailleurs sur le même créneau, tatant des effets-spéciaux grandiloquents. Pour Miller ce sera John Lithgow voyant une créature en train de bousiller un avion. L'ensemble est efficace, Lithgow permettant aussi une aide précieuse avec un jeu excité merveilleux. Ce segment fut d'ailleurs repris par Les Simpson au cours d'un Simpson Horror Show où Bart voyait une créature bouffant les pneus du bus d'Otto. Votre cher Borat aurait pu s'arrêter là mais il a décidé de découvrir les deux derniers opus qui lui manquait du cinéaste. En 1987, le réalisateur australien signe le seul film qu'il n'a pas scénarisé et qui a bien failli lui planter l'herbe sous le pied. 

"Coucou mon lapin, tu veux un bisou?"

Les sorcières d'Eastwick a bien failli ruiner la carrière du réalisateur. Première réalisation post-Mad Max aidant, la Warner (qui l'avait pourtant produit par deux fois avant, plus la distribution du second Mad Max) lui met des batons dans les roues, au point que Jack Nicholson a dû appuyer son réalisateur face aux exécutifs. S'ils renvoient Miller, Jacko se casse et face à un tel dilemme, il vaut mieux écouter Jacko (d'autant qu'à l'époque, il était à ça de se retrouver en Joker). Miller retournera des scènes suite à des projections-test (ah ces projections privées qui peuvent nuire à un film surtout s'il est mal vu par le studio). Pourtant suite à ces couacs, Miller renie plus ou moins son film et c'est bien dommage car le spectacle en face est revigorant. Là où un autre réalisateur aurait fait dans le film de sorcières pur et dur (à la Hocus Pocus), Miller y est plus radical. Par des faits étranges, on peut le deviner et encore ce n'est vraiment que dans le dernier tiers que l'on peut évoquer la sorcellerie directement. Elle est montrée par petits bouts que ce soit par des événements improbables (une pluie provoquée par l'ennui) ou concernant l'ami Jacko (le passage du ravalement de cerises vaut son pesant de cacahuètes de par sa violence jouissive, sans compter son sort à la fin du film valant une rigolade impitoyable notamment en bagnole!).

Les Sorcières d'Eastwick : Photo George Miller, Jack Nicholson, Susan Sarandon

"J'adore le Joker! -Tu vois je te l'avais dit que j'étais irrésistible."

Le film est un plaisir jouissif où la sous-employée Michelle Pfeiffer trouvait enfin une vraie place, Cher jouait correctement, Susan Sarandon reprend quasiment son rôle de sainte nitouche en manque de sexe du Rocky Horror Picture Show et Veronica Cartwright pète un merveilleux cable en pleine messe (avant de sortir quelques noyaux de cerises) face à un Nicholson en pleine extase! Montré dès sa première apparition comme un personnage lubrique, il n'est jamais réellement défini si ce n'est que par moment il a des instincts très bestiaux. Véritable pile électrique, l'acteur aux sourcils circonflexes se lâche alignant les répliques salaces pour séduire ses donzelles: "Vous préférez être au dessus ou en dessous?!", "Remarquez, je ne remarquerais même pas un hairon argenté même si je pissais dessus!", "Moi je suis d'une taille plutôt moyenne et vous qu'en pensez vous?!", "Je vois tous les mecs cavaler pour essayer de fourrer tout ce qui passe en espérant trouver du nouveau, alors que ce sont les femmes qui sont la source!", "J'ai toujours aimer tirer un petit coup après le déjeuner!"...  Un véritable festival à se rouler par terre qui vaut tous les rires de la salle et digne de ce bon vieux Jacko. Sans compter ce bon vieux Fidel qui n'est autre que le majordome de la Famille Addams (Carel Struycken)! Les sorcières d'Eastwick est une comédie satirique et fantastique fort jubilatoire qui est à retenir dans la carrière de George Miller. Et puis Pavarotti dans un moment presque orgasmique c'est magnifique, surtout quand ça se finit sur un chandelier.

"Jacko on va te faire payer pour les insanités que tu nous as dites! -Oh oui!"

Je finirais sur le film Lorenzo sorti en 1993. Biopic tout ce qu'il y a de plus évident dans le pathos, Lorenzo est pourtant un véritable rouleau compresseur. Un film d'horreur où un enfant souffre devant vous sur le tout aussi terrible Adagio for strings de Samuel Barber, pendant que Susan Sarandon dévoile une face de plus en plus vieillissante à cause de l'épuisement. Plus le film avance, plus le spectateur est pris à témoin devant un tel fracas émotionnel. On ne s'y attend pas forcément, mais ce biopic est terriblement touchant et magnifique, montrant l'acharnement éperdu d'un couple pour sauver son enfant d'une maladie qu'ils ne comprennent pas et qui était encore orpheline (la leucodistrophie est bien mieux identifiée et aidée qu'à l'époque). Le film montre non seulement le désespoir mais aussi celui des autres familles. Une d'entre elle très impliquée dans un conseil est intéressante car ne veut finalement pas admettre qu'il peut y avoir une solution et que les scientifiques peuvent parfois patiner dans la semoule. Un des dialogues est d'ailleurs évident puisque le père se demande si sa fille doit encore survivre alors qu'elle est presque à l'article de la mort. Un plan nous la montre d'ailleurs le temps de quelques secondes: le père parle en champ-contre champ avec Nick Nolte (qui se voit taxer d'un accent italien pas possible en VF), on voit la mère au loin et on entend un bruit incessant, du genre cri de douleur. Le temps d'une plongée on voit le corps complètement ravagée de la petite fille.

Miller choque et émeut le spectateur face à un drame total. Le film le plus personnel du réalisateur car c'est à cette époque qu'il est devenu père. Raison de plus pour voir ce film, dévoilant parfois l'horreur d'être parents dans de tels cas de désespoir. Allez à la semaine prochaine!

03 mai 2015

Entre Mad Max et La planète des singes

2019

Genre: science fiction, post-apocalytique (interdit aux - 12 ans)
Année: 1983
Durée: 1H35

L'histoire : Dans un monde dévasté par une guerre atomique, un aventurier, dit Parsifal, part à la recherche de la seule femme féconde sur Terre.

La critique d'Alice In Oliver :

On oublie peut-être un peu trop souvent de le dire. Le premier Mad Max, réalisé par George Miller en 1980, a provoqué un véritable électrochoc dans le cinéma d'action. La suite, donc Mad Max 2, qui sortira deux ans plus tard, confirmera tout le potentiel du cinéaste, avec néanmoins, davantage de moyens. Evidemment, l'immense succès des deux premiers épisodes inspire de nombreux avatars : Les Nouveaux Barbares, Les Gladiateurs du Futur ou encore 2020 Texas Gladiators, pour ne citer que ceux-là.
Vient également s'ajouter 2019, Après la Chute de New York, réalisé par Sergio Martino en 1983. En l'occurrence, cette série B post-apocalyptique connaîtra un joli succès dans les salles, surtout en Italie et en France.

En résumé, 2019, après la chute de New York fait partie des classiques du genre post-atomique (ou post-guerre nucléaire, vous choisirez). Non pas qu'il soit bon, ça non ! Mais parce qu'il a tout de même bien marché dans les salles de cinéma. Généralement, le film est plutôt apprécié par les amoureux de nanars et du cinéma bis. Il est clair que le film est franchement médiocre.
Paradoxalement, ce sont aussi ses défauts qui font ses qualités et le rendent terriblement fun et sympathique à regarder. Au niveau de la distribution, le long-métrage ne réunit pas des acteurs très connus. Seul George Eastman, véritable habitué des bisseries et des productions fauchées, fait figure d'exception.

 

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A la rigueur, les "nanardophiles" reconnaîtront peut-être Michael Sopkiw, qui tournera par la suite dans quelques productions de seconde zone, avant de disparaître totalement des écrans. 2019, Après la Chute de New York n'est pas qu'un simple avatar de Mad Max. En l'occurrence, Sergio Martino bouffe un peu (beaucoup) à tous les râteliers.
Parmi ses influences, le film n'hésite pas à renifler du côté de New York 1997, de John Carpenter, dont il reprend peu ou prou le même scénario. A cela, ajoutez un soupçon de La Planète des Singes et de La Guerre des Etoiles, et vous obtenez une série B certes ambitieuse, mais qui sombre très vite dans le grotesque involontaire.

Attention, SPOILERS ! En 2019, le monde vient d'être ravagé par une guerre nucléaire qui a abouti à l'instauration de la tyrannie des Euraks. New York n'est plus qu'un champ de ruines, peuplé de malheureux humains irradiés. Les Euraks et leurs chasseurs s'y introduisent parfois pour capturer certains de ces mutants afin de les utiliser comme cobayes dans des expériences dédiées à la reproduction. 
En effet, l'humanité doit affronter un drame terrible : suite aux quantités délirantes de radiations qui ont été répandues sur Terre, les femmes ne sont plus fertiles... La Fédération, une organisation rebelle, capture Parsifal, un aventurier, et le force à se rendre à New York afin d'y trouver la dernière femme fertile, supposée être cachée quelque part dans cette dangereuse cité...

 

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Certes, le film ne possède pas un budget colossal. Toutefois, les moyens sont tout de même conséquents pour ce genre de production. 2019, après la chute de New York n'est pas non plus une production amateure. On sent qu'un petit effort et un certain soin ont été apportés aux décors. Pour une fois, surtout dans ce genre de série B, le contexte de guerre atomique est assez bien rendu, sans plus. 
Evidemment, les décors ne sont pas non plus étourdissants, loin de là. Il faudra se contenter d'usines désaffectées, d'égoûts infectés par des rats voraces et carnivores, ou encore d'anciennes centrales nucléaires, désormais abandonnées. Dans 2019, après la Chute de New York, les principaux personnages ne présentent aucun intérêt.

Il faudra se contenter d'un chevalier des temps modernes, un certain Parsifal, qui se distingue par son joli minois, et surtout un regard bovin. Ce héros est interprété par Michael Sopkiw, qui est loin d'avoir le charisme et la prestance d'un Mel Gibson. A sa décharge, ses compagnons d'infortune ne font pas beaucoup mieux. Pour accomplir sa mission, Parsifal est accompagné d'une sorte de clochard version Capitaine Crochet et d'un mystérieux mercenaire avec un oeil bandé.
A partir de là, le film multiplie les séquences grotesques et d'une bêtise insondable. Tout d'abord, il y a ces permis de tuer alors que tout le monde se fout sur la gueule et s'entretue. Ensuite, il y a aussi ce scénario invraissemblable avec cette femme féconde capable d'ovuler 500 enfants (Oui, vous avez bien lu...).

 

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Et puis, il y a tous ces effets absolument ridicules, entre autres, une femme renégat vêtue de cuir noir et légèrement sadomasochiste, ces hommes singes et leurs maquillages grossiers, ou encore des pistolets lasers qui font "piou piou !". Et sincèrement, je pourrais encore vous citer de nombreux exemples complètement "nazebroques" de ce genre.
Paradoxalement, le film possède un charme bien à lui, une vision très personnelle, mais néanmoins pessimiste sur l'avenir de notre monde. Attention, ne vous attendez pas à une réflexion sur les hommes de notre temps et notre capacité à nous annihiler et nous détruire. 2019, après la chute de New York privilégie avant tout l'action.
Sur ce dernier point, le long-métrage se montre particulièrement généreux, proposant même quelques séquences gores assez gratinées. A cela, s'ajoutent des rats qui ont la dalle, des mutants, des nains, des courses de bagnole et même un cyborg avec un oeil bionique en mousse ! Bref, encore une fois, le "nanardophile" devrait en avoir pour son argent.
Les autres sont priés de quitter leur siège et de faire un petit tour. Mais croyez-le ou non : personnellement, j'aime bien 2019, Après la Chute de New York et ça me fait clairement suer de le ranger parmi les nanars.

 



Une sacrée race de héros, ce cher Howard

Howard est un canard extraterrestre débarquant sur Terre. Il va alors s'enticher d'une belle rockeuse...

Vous pensiez que la carrière de George Lucas ne se résumait à Star Wars et Indiana Jones? Comme vous vous trompez. Ce serait oublier le plutôt bon Willow de Ron Howard, l'attraction Captain EO et inévitablement Howard the duck (ou Howard... une nouvelle race de héros, titre plus long mais moins percutant). Quoi, vous ne le connaissiez pas? Pourtant il avait fait grand bruit à sa sortie en 1986. A l'origine il s'agit d'un comic book de Steve Gerber publié par la Marvel. Un personnage atypique si bien que Disney vit d'un très mauvais oeil le personnage, demandant à Marvel de le différencier graphiquement de son fameux Donald. Il n'y a qu'à voir plusieurs couvertures pour s'en rendre compte: Howard the duck n'est pas un super-héros à proprement parlé (dans Civil War en 2006 il est même montrer comme un banal chauffeur de taxi) et surtout c'est un canard à femmes, si possible peu vêtues! Le genre de héros bien éloigné des proprets Avengers et leurs petites névroses. De plus, le personnage n'est pas non plus hyper populaire, ayant regagné juste récemment une série régulière (grâce aussi au buzz des Gardiens de la galaxie) après des apparitions dans Civil War et Marvel zombies. Néanmoins ce cher George, sa trilogie Star Wars terminée, mise gros sur cette adaptation. Au casting, on retrouve des têtes connues à l'image de Lea 'Lorraine McFly' Thompson, Jeffrey Jones et un certain Tim Robbins à la carrière balbutiante. Aux commandes du projet, William Huyck et Gloria Katz le duo derrière American graffiti et Indiana Jones et le temple maudit soit deux classiques produits ou réalisés par Tonton George.

Le duo signe d'abord un script qui semble plaire au créateur du comic-book. Phil Tippett innove toujours un peu plus en créant des effets-spéciaux novateurs jouant sur l'image par image et qu'il réutilisera pour Robocop et ses essais sur Jurassic Park. En sachant qu'il s'agit bel et bien là de la première production adaptée de la Marvel à passer directement par le cinéma, en comparaison de serials et épisodes de séries (on pense à Spider-man) balancées en un montage dans certains pays (la France par exemple, cocorico!), ce qui en fait en soi un précurseur (on peut en dire autant de Super Mario Bros dans un genre pas si éloigné). Malheureusement pour tout ce petit monde tout s'effondre. Grosse production de l'été 1986, il se mange un beau mur au box-office; Lucas y perd tellement des plumes qu'il revend sa branche animation en images de synthèse à Steve Jobs alors délogé d'Apple (Pixar donc); le duo de scénaristes aura encore une chance avec Lucas sur Radioland Murders (un nouveau flop) avant de disparaître de la circulation; le créateur du comic-book rage à la vue du film; et le film de se payer un culte nanar indéniable qui lui permet désormais de sortir dans un bon petit BR des familles avec même plus de bonus que certains films de grands cinéastes! C'est tonton George qui doit s'en mordre les doigts. En sachant que le personnage est récemment réapparu sur grand écran pour une séquence fun des Gardiens de la galaxie, au point que certains (dont l'auteur de ces lignes jamais piqué des hannetons) rêvent de le revoir avec une meilleure sauce.

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C'est avec ce genre de plan cocasse qu'Howard the duck prend tout son sens nanar! 

 

Si le film ne marche pas ou plutôt s'il fait autant rire, c'est qu'il est totalement anachronique par rapport au projet de départ. Un peu à l'image des Batman de Joel Schumacher, Howard the duck multiplie sans cesse les allusions sexuelles douteuses alors qu'il s'agit d'un film PG (soit à un très large public) ! Dès l'introduction, on est servi entre la private joke à l'affiche des Aventuriers de l'arche perdue (avec un canard évidemment) et surtout ce cher Howard lisant tranquillement un bon vieux Playduck avec de belles cannettes à l'intérieur et poster au milieu assorti à l'ambiance! On n'est clairement pas devant un film familial et encore moins dans une production sobre. Si les auteurs avaient été jusqu'au Restricted; il y aurait peut être eu moyen de faire vraiment dans la gaudriole à la Troma (qui à l'époque sortait les Toxic Avengers où le héros complètement défiguré par l'acide se tapait quand même beaucoup de donzelles!), mais là le spectacle est davantage discutable d'autant que l'on ne parle pas non plus d'un film fauché (30 millions de $ de budget, soit un blockbuster à l'époque). Mais le film ne s'arrête évidemment pas là dans la gaudriole gourmande et croquante, puisque ce bon vieux Howard fidèle à son modèle papier est amateur de jolies femmes et dès qu'il arrive sur Terre par une aspiration que l'on qualifierait aujourd'hui de dégueulasse, il tombe amoureux de Thompson aka Beverly et devient son manager.

 

Tim Robbins, acteur sous estimé il y a quelques décennie.

L'occasion d'enfoncer le clou dans le film tout public avec une romance zoophile aussi délirante que nanarde (on rigole énormément). A l'image de cette séquence où Beverly se retrouve en petit haut et petite culotte devant ce bon vieux Howard avant de l'embrasser. La mèche qui se dresse devient alors un symbole phalique merveilleux pour le plus grand plaisir du spectateur amateur de nanar. A vrai dire, ce constat s'avère crédible au regard d'un tel personnage qui n'hésite pas non plus à picoler de la Budweiser (et un placement de produit un!). Sans compter un costume fait pour petite personne ou marionnettes s'avèrent particulièrement ridicules et rendent le film encore plus nanar qu'il ne l'est déjà. Il n'y a qu'à voir certaines mimiques au niveau du visage pour se rendre compte qu'il y a un problème. Finalement, la solution des Gardiens de la galaxie à savoir un personnage entièrement animé (à l'image de Groot et Rocket Racoon également) n'est finalement pas si mal. D'ailleurs il fut dans un premier temps question d'un film d'animation, mais la Universal en manque de blockbuster aurait préféré un film live-action. On leur dirait bien "oh les con!" mais à Universal on est plutôt habitué. Le problème comme évoquer plus haut est qu'il s'agit d'une production familiale et là il y a couac, car si la première partie est du pur nanar frappadingue doublé d'un merveilleux suicide commerciale jubilatoire; la seconde revient aux sources du projet. 

Le film part dans le délire fantastique-science fictionelle de bas étage dès que le personnage du scientifique incarné par Jones fait son apparition. Le personnage a d'abord un but bienveillant puisqu'il veut permettre à Howard, un peu déprimé, de retrouver Duckland et Jones de tomber sur un seigneur noir de l'Espace. Alors dit comme cela, c'est peut être intéressant mais visuellement et scénaristiquement ça l'est autrement. Jones se trimballe une blouse blanche dégueulasse et un teint cramé comme s'il était resté six heures en plein soleil sans écran total avec des pouvoirs électriques pour le moins hideux (peut être que dans les 80's cela passait mieux, mais maintenant...). En sachant qu'avec son jeu habituel, Jones cabotinne à mort et ce qui marche dans Ferris Bueller ne marche pas forcément dans Howard the duck. Sans compter que l'arbre cachant la forêt, sa transformation final est proprement dégueulasse même pour un film 80's. Si les efforts de Tippett peuvent se voir, le monstre en lui-même est une horreur sans nom. Pour ce qui est des acteurs, ce n'est évidemment pas bon et comme on le sait également un Tim Robbins mal dirigé sera toujours une catastrophe. En scientifique tocard du dimanche, il fait des étincelles dans le médiocre. Heureusement après L'échelle de Jacob d'Adrian Lyne, sa carrière ira beaucoup mieux.

Un nanar anachronique made in Lucasfilms, ne sachant pas à quel public s'adresser, jouant dans un premier temps sur le nanar débridé jouissif avant d'aller vers le navet familial.

PS: Petit dessin de l'ami Howard en charmante compagnie. 

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02 mai 2015

Cuvée Bis #2

Ces derniers temps votre cher Borat a accumulé les sorties cinéma et plutôt que de laisser cela comme anecdote de passage et que cette rubrique est un pur foutoir digne de son auteur, la Cave de Borat se devait d'y revenir! Parce que toi aussi lecteur il faut que tu sache ce que fait Borat de ses soirées cinéphiles et tu sais bien que je ne te cache jamais rien. Commençons avec le samedi 20 avril où votre cher Borat s'est laissé aller aux joies du Rocky Horror Picture Show au cinéma! Mais pour cela petite anecdote. Lors d'une pause lors du tournage de mon second court-métrage, mes camarades et moi avions regardé le film (nous étions exactement le 24 mars) et au bout d'un moment, on se dit avec mon bon camarade Aymeric que ce serait cool si le Bloggers Cinéma Club qui sévit chaque mois sur Metz ne ferrait pas une soirée Rocky Horror. C'est aussi à ce moment que nous avons découvert l'existence de sa séquelle Shock Treatment. Le soir-même suite à notre marathon du Printemps du cinéma, je prends le papier de la programmation de la semaine suivante et paf moment WTF! Rocky Horror programmé le 20 avril au Caméo par le Blogger Cinéma Club écrit en bas de la feuille! Visionnaires à quelques heures prêts le Borat... Donc me voilà avec mes camarades (mon amie Marilou a fini en pastiche de Patricia Quinn, moi j'avais la veste en cuir et le beau coquard comme Eddie) à partir pour une bonne petite soirée interractive.

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C'est plus un oeil au beurre noir, c'est une illumination!

Il flotte à l'écran? Allez prend toi ça dans la gueule tu vas le sentir passer! Personnellement, mon t-shirt Captain America fut bien arrosé, voire plus que de raison (ce qui fut d'autant plus fun!). Dans le noir, personne ne vous dire que vous sentez le chien mouillé. La scène du mariage? Allez un bon petit coup de riz sur la tronche! L'équipe a également fait Même si ce ne fut pas aussi euphorique qu'à Paris ou autres, la soirée fut quand même très bien. Et puis rappelons quand même que l'on était face à un film incontournable à voir en salle une fois dans sa vie. C'est aussi la bonne option pour chanter entre potes et se faire plaisir devant la meilleure comédie-musicale des 70's. En sachant qu'après on a enchaîné une fois at home avec son impayable séquelle Shock Treatment. D'ailleurs il faudrait peut être penser à le réhabiliter totalement celui-là... Message pour la Fox: sortez le au moins en DVD! La semaine s'est continuée avec la soirée Avengers à 18 boules (cela fait mal au porte-feuille le Kinépolis, souvenez vous en) qui était l'occasion de revoir le premier (finalement un peu mieux que dans mon souvenir, en cause la bande-originale bien troussée d'Alan Silvestri) et de voir le second en avant-première. Reste que cette foutue 3D est toujours aussi inutile dans les deux cas. Le clou de la semaine "cinéphile by night and in cinemas" (english training by Borat) fut la nuit du bis au Scala le vendredi 24 avril dernier.

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Sortons les armes pour les Avengers: un marteau, des flingues, des ailes, des armures.

Je vous en avais déjà parlé il y a quelques temps (cf Cuvée Bis #1 ), dernier vendredi du mois = nuit du bis au Scala. Deux films souvent en rapport à un thème précis. La fois dernière c'était le bizarre, cette fois c'était l'action post-apocalyptique. Commençons donc avec Tank Girl de Rachel Talalay (réalisatrice de La fin de Freddy). Adapté d'une bande-dessinée déjà pas réputée pour faire dans le subtil (on est clairement dans le style Mad Max et steampunk), le film n'est pas non plus du genre à faire dans le subtil et ce n'est pas plus mal. Assumant totalement le délire du film, Tank Girl met en scène une jeune femme nommée Rebecca dans un monde où une comète est tombée sur Terre et a provoqué une sécheresse telle que l'eau est devenue rare. L'eau est contrôlée par la Water Company (évidemment!) et notre héroïne va vite s'en évader pour lutter contre ces salauds capitalistes. Si en plus ils ont tué son copain et kidnappé une gamine qu'elle connaît alors là c'est foutu. En sachant que le film est une pure histoire d'origine comme on le fait très régulièrement dans les films de super-héros (Spider-man, Batman begins, Superman, Man of steel, Daredevil... et j'en passe sont tous des "origins story") et le récit s'en accomode bien. Il aurait été plus difficile de passer directement à une héroïne établie et combattant déjà la Water Company dans son tank modifié. 

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Lori Petty cabotinne à mort avec une voix aigüe indéniable (on ne pense jamais à la surfeuse gentillette de Point Break) en action girl qui n'a peur de personne. Naomi Watts se découvre encore des talents d'actrice en devenant le second-rôle mignon et tendre. Un Malcolm McDowell qui se prend pour Rutger Hauer dans Blade Runner à marcher sur du verre pieds nus, avant de se faire mutiler de la manière la plus grandiloquente venu (avec rires intégrés c'est mieux). Voir les belles trognes de Don Harvey (mais si un des méchants de 58 minutes pour vivre) en homme de main; James Hong (le mythique méchant de Big trouble in Little China), Reg E Cathey qui fait du saxophone de manière horrible et même Iggy Pop pour quelques secondes succulentes sont aussi de bons moments à passer. Sans parler des amis mi-homme, mi-kangourou au design signés Stan Winston provoquant un fou-rire involontaire (ou non? Tout dépend des intentions de la réalisatrice) et particulièrement sympathiques. Voir Ice T, sortant à peine de Bodycount, avec de tels maquillages et un éternel bandana sur la tête provoque à lui seul une belle rigolade. Il n'en reste pas moins que la réalisatrice réussi parfaitement à les intégrer dans le récit et pas trop tôt pour créer la surprise. Et pour cause, leur première apparition se fait très rapidement lors d'un assaut, le spectateur n'ayant pas le temps de voir ce que c'est, si ce n'est qu'ils sont masqués (ou plutôt casqués).

"Alors ma puce tu veux goûter à mon nouveau joujou? -Celui avec l'hyper-vitesse? -Tu lis vraiment dans mes pensées! -Haaaaaaaaaaaaaaa! -J'étais sûre que tu dirais cela!"

Une bonne idée permettant un fou-rire digne de ce nom au coin de la porte. Sans compter que la réalisatrice n'hésite à revenir aux sources en insérant des séquences animées reprenant les design de Jamie Hewlett (pas le dernier des tocards puisque l'on parle de celui qui a crée l'univers graphique de Gorillaz) pour les séquences plus compliquées à mettre en scène. Ce qui donne encore plus de charme à Tank Girl, les designs étant superbes et l'animation ultra-dynamique voire montée de manière frappadingue (on se croirait dans un Tex Avery sous extasie!) et dont l'idée n'est finalement pas très loin du Takeshi Koike de Redline.  Inspiration Takeshi? Peut être bien mais au vue du flop retentissant du film (il est ironique de voir United Artists à la production et
encore plus de la voir avec ce flop et le succès flagrant de GoldenEye la même année!), pas sûr que le film soit très connu au Japon. Sans compter cette scène ahurissante de musical sortant de nulle part et grand moment de poésie. Ce qui fait de Tank Girl un film d'action foutraque mais terriblement fun et assumant pleinement son concept. De plus, la réalisatrice a posté une petite vidéo avant la projection qui a depuis été posté sur le net! Profitez de cette hommage au "meilleur public du monde". 

Comme second film de la soirée, j'appelle à la barre l'incontournable, le mémorable, le monumental, le merveilleux 2019 après la chute de New York de Sergio Martino! Pour les férus de bis et autres gentils nanars, 2019 est un de ces "St Graal" que l'on espère voir un jour. Et si c'est en salles, c'est juteusement meilleur. Dès les premières secondes, tonton Serge nous sort l'artillerie lourde: les belles maquettes de centrales nucléaires avec même le petit clignotant en haut, les beaux crédits nous apprenant que la France est aussi dans le coup (une belle coproduction avec les amis italiens!) et la bonne musique au synthétiseur cliché pompée sur l'ami Big John. D'ailleurs en parlant de ce dernier, tonton Serge s'occupe bien de nous faire savoir que New York 1997 est sa source principale et comme vous le savez aussi les bisseux des années 80 aimaient soit NY97, soit Mad Max 2 (ce dernier n'étant pas en reste avec son mode post-apo fait de désert pour courses de stock-car!). Le héros Parsifal (déjà quel nom, manque plus qu'Arthur!) est un homme au brushing parfait, côte de maille et cuir, parlant peu mais bien, qui est envoyé par le président des USA (changez par Lee Van Cleef qui envoie Snake chercher le président et vous aurez une certaine idée!) pour retrouver la femme féconde qui peut avoir jusqu'à 500 ovulations. Non vous ne rêvez pas ou ne lisez pas une des nombreuses aberrances boratiennes, il s'agit bel et bien des paroles du président quand il aborde la situation. Dès lors, le spectateur n'aura de cesse de rire devant des situations de plus en plus cocasses dans un scénario (?) en totale roue libre jusqu'au grand final.

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Pour NY 97, on relèvera ainsi les survivants quelques peu dingos, quand une secte de mercenaires ne fait pas la loi (remember Isaac Hayes et ses potes), une poursuite invraisemblable mais délirante dans les tunnels de New York (ou Barbès vous voyez comme vous voulez) ou même une private joke de Parcifal n'étant pas sans rappeler celle que balance Snake à la fin du film de Big John. La séquence de course est d'ailleurs assez énorme que ce soit dans son contenu (faut voir les voitures tunées à l'italienne, Fast and furious c'est du bon goût à côté!) ou même dans le lot. Il faut voir ce robot avec probablement quelqu'un dedans donnant trois misérables morceaux de plastiques pour faire trois pièces de monnaie et un esclave hermaphrodite (là encore votre cher Borat est tout à fait sérieux) à Parcifal comme gains! A noter que Percifal est accompagné d'un manchot avec pince et d'un grand borgne, vite rejoint par une femme (contaminée mais ce n'est pas grave, Percifal va quand même goûter le fruit défendu!) et un nain (ou plutôt "résidu" comme le disent les méchants mercenaires). Face à eux des contaminés, des hybrides, des nains et des mercenaires à cheval qui feraient passer les visiteurs pour des malades mené par une dominatrice gourmande et croquante. Les décors? Des centrales nucléaires, des maquettes, les égoûts (très pratiques et pas chers avec un ou deux rats de temps en temps), une bonne vieille déchetterie utilisée au moins deux fois, des grottes et même un ridicule mur servant de frontière que les protagonistes peuvent sauter tranquillement!

Une certaine vision du pirate dans New York!

On relève aussi une tendance aux "bandes de salauds" dans 2019, au point de le voir comme un précurseur du mythique Hitman le cobra où le fringuant Mike balançait sa phrase mémorable. Les morts de certains personnages sont la plupart du temps à se pisser dessus. Il n'y a qu'à prendre le cas du manchot. Il balance à ses camarades "Partez sans moi!". Dans un autre film, les personnages auraient eu de l'empathie et essayeraient de le résonner avant de partir. Que nenni avec tonton Serge! Quand le personnage te dit de partir, ils le laissent à sa fin évidente en n'en ayant strictement rien à foutre! De quoi provoquer l'hilarité d'une salle de cinéma qui n'a cessé de se fendre la gueule durant toute la séance. Pareil pour le nain qui se suicide en se plongeant dans des bouts de métal tellement bien faits qu'on dirait du caoutchouc et de mourir dignement! Que dire aussi de l'ami mutant costumé comme Sinbad le marin avec son sabre de pirate et qui n'hésite pas à se vanter d'avoir baiser avec des chimpanzés donnant lieu à de merveilleux croisements bipèdes?! Un vrai personnage de nanar qui apparaît malheureusement trop tard. Il n'est d'ailleurs pas très étonnant qu'il soit plus charismatique que Parcifal. Il semblerait que nous ayons eu une mauvaise copie car nous n'avons pas eu de générique de fin. Alors nous avons eu droit à une image fixe durant deux minutes avant la délivrance du mot "fin". Une maladresse renforçant encore l'impact d'un nanar pareil que l'on pourrait mettre dans les bouseries caviar, tant il s'avère incontournable. Je vous quitte avec l'affiche de la soirée et le programme de la prochaine nuit du bis! Allez à la semaine prochaine!

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Terminator (1)

 

28 avril 2015

Marvel scindée

Au cours des années 2000, la Marvel revient de très loin. En passe de passer à la casserole dans les années 90 à cause de mauvaises gestions (si bien que plusieurs personnages de son catalogue avaient fini vendu à divers studios pour des adaptations afin de renflouer les caisses), la maison d'édition a fini par se relever petit à petit (avec l'aide du vétéran Joe Quesada) à force de grands événements. Ce fut le cas notamment en renouvelant totalement son univers avec les séries Ultimate (avant que ces dernières sentent sérieusement la routine), en changeant Thor de bord tout récemment, avec le gros crossover House of M, le renouveau de Hulk avec les runs Planète Hulk et World War Hulk, la création de nouvelles BD Star Wars (merci Disney!) et surtout Civil War. Cette méga-série, certainement le plus gros succès d'édition de Marvel dans les 2000's, si bien que le
Marvel Cinematic Universe accueillera son adaptation en mai prochain. Un vrai bouleversement dans la chronologie Marvel et un de ses plus gros coups. Si DC Comics a eu le mérite d'avoir un beau reboot récemment, il n'a pas eu de réels grands runs (peut être La cour des hibous avec Batman mais ce fut trop long). Avec Civil War, la maison d'édition a su mobiliser ses lecteurs avec une fresque épique sur énormément de séries pour en faire un événement digne de ce nom. En France, on dénombre sept volumes: les classiques que l'on peut trouver partout et un autre volume nommé "Marvel Monster Edition: Civil War vol 1" (ne cherchez pas le volume 2), ce dernier étant difficile à trouver.

Les volumes sont un peu particuliers:

  • le premier abordant directement le run de Mark Millar et Steve McNiven
  • le second les numéros de Spider-man et Wolverine
  • le troisième les numéros l'événement dramatique qui scelle la saga
  • le quatrième les numéros mettant en scène les journalistes sur le front, ceux mettant en scène un coupable un peu trop parfait et des flics enquêtant sur des atlantes
  • le cinquième avec les X Men, les Young avengers face aux Fugitifs, l'Initiative et diverses histoires
  • le sixième avec les Fantastic Four, Iron Man et le Punisher
  • et le dernier volume avec les Thunderbolts, Deadpool, les Héros à louer et Miss Marvel.

En dehors du cinquième opus qui tourne quelque peu en rond, les autres volumes ont au moins des passages marquants voire sont essentiels. Les quatre premiers volets sont probablement les plus essentiels car abordent directement des parties importantes. Tout commence par une banale émission de téléréalité avec les super-héros New Warriors (pas très étonnant de Millar toujours sujet à taper sur des choses qui fâchent). Ces derniers se retrouvent dans une immense catastrophe où l'ennemi Nitro tue des centaines de personnes dans une explosion nucléaire. Une sorte de 11/09 du super- héros en quelques sortes. Le choc est violent et aura des répercussions colossales. D'un côté, le gouvernement américain demande à Tony Stark de lancer une loi de recenssement des super-héros afin d'assurer un entraînement aux jeunes héros mais aussi de mieux les contrôler. De l'autre, Captain America jugeant que la loi va à l'encontre de la vie de ses concitoyens et se faisant petit à petit une armée de résistants prêts à en découdre face aux forces du Shield et de Stark. Un combat entre sourds où chacun à ses pour et contre même si certains par moments sont bien pires. Stark croit dur comme fer que la loi permettra de sauver des innocents. Rogers qu'elle enlève des droits à ses compatriotes et juge fasciste que ceux qui ne sont pas d'accord soit traqué puis enfermé dans une prison de haute sécuritée.

 

Le plus ironique étant bien sûr que ces deux super-héros sont reconnus de tous: tout le monde sait que Stark est Iron Man et pareil pour Rogers en Captain America. D'où le fait que le conflit n'en est que plus croustillant et montre bien une guerre d'idéaux plus que d'identités. On remarque assez rapidement qui se trouve de chaque côté. Chez Stark, Peter Parker qui le voit comme un père d'adoption, Red Richards autre super-héros à l'identité dévoilée et trouvant ici un bon moyen d'exposer sa science et se doit de respecter la loi ou encore Miss Marvel croyant pleinement au recenssement. Chez Rogers, on retrouve le fidèle Faucon mais aussi énormément de marginaux comme Luke Cage et sa famille, Daredevil (homme de loi pourtant) ou même le Punisher (ce qui vaudra d'ailleurs un des passages les plus croustillants de la saga). En sachant que même le Shield semble chaotique: d'un côté Nick Fury se cachant avec un hologramme de l'autre Maria Hill ayant reçu les pleins pouvoirs et lançant les chasseurs d'encapés qu'ils fassent de bonnes actions ou non. C'est aussi en cela que le récit est fascinant, chacun a ses propres convictions mais certaines sont clairement aussi dangereuses que les pouvoirs de certains super-héros. Le récit tape sur les multinationales toutes puissantes profitant de catastrophes voire pire; un gouvernement de répression sévère à la limite du fascisme; des pressions sur les journalistes sur des dossiers brûlants; sur la violence des médias; et aussi le fait d'engager des criminels pour arriver à ses fins.

Les scénaristes n'hésitent pas à bouleverser les conventions et multiplient les points de vue intéressants. (attention spoilers) Le plus griffu des X Men ne participe pas au combat, ce qui ne l'empêche pas d'être impliqué via les atlantes de Namor ou Nitro qu'il traque sans relâche tombant sur des informations peu reluisantes. Son enquête signée Marc Guggenheim permet d'avoir un point de vue totalement extérieur sur des faits laissés en plan dans le run principal, permettant d'en savoir un peu plus sur les causes du drame. Parker commence à douter sérieusement de son engagement avec Stark et voit rapidement les inconvénients. Que ce soit un costume Stark Industries remplis de capteurs, le fait que ses proches soient mis en danger en raison de ses révélations, que Stark ne lui dit pas tout. Le personnage principal de Civil War est peut être bien Spidey car c'est lui qui risque d'y perdre le plus que ce soit en privé comme dans ses propres convictions. Et J Michael Straczynski a su s'en servir habillement, évoquant à la fois des événements vus dans le run de Millar, mais aussi des choses plus intimes. Les Fantastic Four sont également intéressants car il y a des frictions au sein même du groupe. Richards croit dur comme fer dans la loi et son discours à Parker à propos de son oncle est absolument saisissant. Son discours comme la réponse de Peter résument toute cette guerre civile: il vaut mieux parfois se révolter que rester immobile tel un pantin.

Johnny Storm finit par se faire agresser et sa soeur commence sérieusement à voir d'un mauvais oeil cette loi qui lui fait traquer des amis. Quant à Ben Grimm, il est totalement neutre et c'est ce qui lui donne un air plus intéressant que les fugitifs. Il ne prend pas parti mais le Shield essaye quand même de lui mettre des batons dans les roues. Miss Marvel est aussi un cas intéressant puisqu'elle est totalement convaincue que sa mission est juste. Son altercation avec une super-héroïne fugitive en est bien la preuve la plus formelle. Elle préfère mettre en prison une amie (si possible devant sa fille comme ça on donne l'exemple) plutôt que de remettre en question son patron. La violence de la série Miss Marvel de Brian Reed est assez incroyable tant dans le fond que dans la forme. On est vraiment ici dans une optique de traque immersive, où les faits et gestes sont scrutés avec une intensité folle. Dans la traque, évoquons aussi les Thunderbolts. Ces derniers, pas les plus sympathiques personnages de Marvel, sont désormais chargés de traquer les criminels afin... de traquer des super-héros fugitifs! Une aberrance totale qui remet encore plus en question les intentions de Stark et ses camarades. Comme de créer un robot Thor d'une violence sans précédent. Par ailleurs, le personnage de Speedball est très riche aussi, puisqu'en seul rescapé desNew Warriors il est lui-même considéré comme un terroriste s'il ne se recense pas.

Un véritable cercle vicieux qui montre bien l'envers du décor d'une loi fasciste et irrespectueuse. Autres victimes collatérales de cette guerre, les hommes et particulièrement les journalistes. Muselés, traqués, on se retrouve face à un récit très intéressant signé Paul Jenkins permettant de voir l'envers du décor et montrer encore quelques zones d'ombre supplémentaires. (fin des spoilers) On relèvera au cours des différents volumes plusieurs passages inutiles et à vrai dire tout le volume 5 en est la preuve. Le passage sur les X Men n'apprend absolument rien de plus sur le conflit et ne parlons même pas du crossover Young Avengers-Runaways qui ne raconte finalement rien d'intéressant. Cela aurait pu être fait dans un autre contexte, cela aurait été identique. Ne parlons pas non plus des petites vignettes avec divers personnages faisant clairement figuration. Reste néanmoins ce bon vieux Howard the duck (dans un dessin beaucoup trop cartoonesque voire pulp) qui fait des siennes dans un bureau de recenssement. L'épilogue est un vrai crève-coeur, drame en puissance où Ed Brubaker joue parfaitement sur l'espionnage avant de jeter le coup de grâce à son lecteur. C'est aussi cela Civil War: des moments forts qui marquent le lecteur avec virulence et dont il se souviendra. L'épilogue de Civil War en est bien un. A peine remis de cet événement, les personnages de la Marvel devront faire face à une invasion secrète qui se profile dans la série Héros à louer. Mais cela est une autre histoire.

Une saga charnière, épique et violente où les points de vue sont tous pour la plupart intéressants. 

PS: Voici une petite ébauche en rapport avec Civil Wa

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26 avril 2015

Cuvée Disney by Borat

Votre cher Borat est parfois surpris par ses propres vannes. Alors qu'il a fait un poisson d'avril qui a plutôt bien fonctionné avec Basil the musical et Le Roi Lion live (cf Disney remake Disney), il se trouve que Disney a réussi à faire encore plus ahurissant depuis. Le vendredi suivant la publication de ce poisson d'avril Disney lançait une adaptation live de Winnie l'ourson (quelques jours avant je lançais une vanne évoquant Jack Nicholson en Maître Hibou ou Mel Gibson en Coco Lapin... comme tu es visionnaire mon bon Borat) avec Alex Ross Perry aux commandes. Puis ce fut au tour de Pinocchio avec Peter Hedges aux commandes. Et rien que vendredi, Disney a annoncé Jack et le haricot géant avec Vince Gilligan (le créateur de Breaking bad et Better call Saul) aux commandes, soit un conte déjà adapté dans Coquin de printemps (avec Mickey, Donald et Dingo) ainsi que dans leur récente production Into the woods. Dans cette folie furieuse à l'adaptation de ses classiques à faire peur plus d'un puriste (le pauvre Borat se ronge les ongles), votre cher Borat a ouvert sa bonne vieille cave bardée de VHS et évidemment une bonne partie de ma collection Disney en est remplie (vous croyez quand même pas que j'allais tout racheter en DVD? Pas fou le Borat!). Avec un bon ami, nous avons essayé de trouver des adaptations de films d'animation Disney et autant dire qu'on en a trouvé quatorze (ce qui est déjà beaucoup). En sachant que nous avons retiré certains candidats comme Peter Pan (avec le film Warner pas sûr que Disney veut se lancer dedans) ou Taram et le chaudron magique (impensable au vue de sa réputation si scabreuse, et ce même si Disney pourrait toujours dire qu'ils ont une bonne raison de faire un remake même live). Alors soyez prêts chers lecteurs, la Cave de Borat va s'ouvrir à nouveau aux films concepts et comme dirait Mr Indestructibles: ça va faire mal!


 

  • #1 La belle et le clochard

La Belle et le Clochard : Photo Hamilton Luske

Vu que Disney veut faire dans le live autant refaire tout le film avec des acteurs et non des animaux. Surtout quand on voit que la scène du bisou au spaghetti a été repris des tonnes de fois dans le cinéma depuis 1956. Imaginez nous sommes de nos jours, Lady est une belle jeune femme de bonne famille en Nouvelle Angleterre (on garde le même décor évidemment) et s'ennuie profondément de sa vie morne et faites de protocoles. Dans ce cas-là, il faut une actrice glamour digne de ce nom et Jessica Chastain pourrait bien faire l'affaire (d'autant que la chienne est rousse, on ne peut pas faire plus logique pour une transposition live). Elle rencontrerait au cours d'une excursion un SDF plutôt sympa et séduisant, si possible barbu. Incarné par Matthew McConaughey, il séduirait la jolie Lady notamment en lui faisant des dessins d'étoiles dans un square. Du typique McConaughey! Il ferait des monologues sur les étoiles type "I look the sky and I see a beautiful star and it's you." le tout avec son mythique jeu de mains si bien parodié par Jim Carrey à longueur de numéros du Saturday Night Live depuis des mois. Pas besoin de beaucoup de moyens (à la limite pour les costumes de miss Chastain) et puis ce sera l'occasion de l'ami Matthew de revenir avec une bonne vieille romcom des familles. Comment ça pas possible? Ils veulent bien faire Winnie l'ourson, tout est possible!


 

  • #2 Merlin l'enchanteur

A l'heure où Guy Ritchie est parti faire ses chevaliers de la table ronde avec Charlie Hunnam en Arthur, Disney pourrait bien revenir à son chef d'oeuvre mesestimé (peu cité parmi les classiques à l'image de beaucoup de films de Wolfgang Reitherman). On reste dans la fantasy comme dans le film avec un délire à cgi comme Maleficent et on n'essaye pas cette fois de changer quoi que ce soit hein? Pour jouer Merlin un peu foufou un peu tonique un peu colèrique, il faut un acteur digne de ce nom réussissant à être tout cela et pourquoi pas Michael Douglas? L'acteur a déjà su jouer des personnages cyniques (remember Black Rain) et la barbe qu'il arbore dans Ant Man pourrait bien être celle de ce bon vieux Merlin l'enchanteur. Pas forcément d'idées pour ce qui est du jeune Arthur (ils trouveront bien un petit jeunôt mignon pour plaire aux jeunes donzelles), mais pour ce qui est d'autres rôles, il se pourrait que certains acteurs pourraient faire l'affaire. Julianne Moore a déjà fait la sorcière dans Le septième fils et pour le coup, cela lui permettrait de se fendre un peu la poire à jouer les transformistes! Pour ce qui est du grand frère con comme une mule (pas gentil pour elle mais c'est l'expression qui veut cela), Channing Tatum est le candidat parfait. Savant se moquer de son image de grand bourrin fier de sa connerie (il n'y a qu'à voir les 21 Jump Street pour s'en rendre compte), il est le bon choix. On s'étonne d'ailleurs qu'avec un tel potentiel, Disney n'a pas fait un remake live en tous cas pour l'instant...


 

  • #3 Les aristochats

Les Aristochats : Photo

Quitte à faire dans le ridicule, autant y aller franco mes loulous! Cette fois-ci il faudrait faire dans le chat en cgi ou alors le chat qui parle. Pas question de modifier un titre pareil. Après tout, Tim Burton va bien devoir choisir entre un éléphant et un éléphant en cgi pour son Dumbo (envie de se cogner la tête contre un mur). Alors pourquoi pas le doublage pur et simple dans un Paris de carte postale? En plus avec les studios de Tonton Besson il y a moyen que cela coûte moins cher. Pour le séduisant O'Malley (et plus âgé aussi), ce bon vieux George Clooney pourrait pleinement faire l'affaire. Il ne fera pas de nespresso mais au moins il ramènera le pain! Et pour Duchesse pourquoi pas Miss Chastain? Bon vous devez trouvé que c'est un peu redondant, mais en même temps il y a tant de projets possibles et envisageables que l'on peut aligner les combinaisons avec un (e) même acteur (trice). En plus, miss Chastain a déjà incarné des mères de famille (remember Take Shelter ou The tree of life) donc ce serait légitime. Si pour le reste du casting, rien n'est venu à l'idée (peut être Martin Short en Edgar) à part sur le doublage de Napoléon et Lafayette. Jim Carrey en meneur et Jeff Daniels en ronfleur rêveur seraient top.


 

  • #4 Les aventures de Bernard et Bianca

Les Aventures de Bernard et Bianca : Photo John Lounsbery

Toujours dans l'improbable et le doublage. Ce film peut très bien être fait en live qui plus est dans une production familiale. Il suffit juste d'avoir des acteurs charismatiques ou charmants pour faire les voix des deux souris (en cgi ce sera mignon, Disney l'a bien fait avec des hamsters). Autant dire que le duo Bill Murray-Michelle Pfeiffer transpire un charme fou. Peter Venkman et Catwoman, la star has been bourré au whisky japonais et la femme cocaïnée de Tony Montana. Tout y est rien à jeter.


 

  • #5 Rox et Rouky

Rox et Rouky : Photo Art Stevens, Richard Rich, Ted Berman

Alors là attention, l'ami Borat a fait dans le brut de décoffrage! Le plus dingo de tous les projets de cette cuvée. Changez tous les
personnages animaux par des acteurs, changez légèrement le contexte et vous aurez une pure tragédie hollywoodienne! Rox serait incarné par Channing Tatum, sa mère serait morte lors d'un accident et une amie écologiste incarnée par Susan Sarandon l'aurait adopté. Elle aurait pour voisin toute une famille de chasseur avec Nick Nolte en grand-père (le vieux du film), Tom Cruise en père (le chien Chef, mentor autrefois, papounet maintenant) et Jeremy Renner en Rouky (il fait boyscout). La renarde deviendrait alors une fille que les deux aimeraient et ils se foutent sur la gueule à cause de cela avant de se réunir face à l'ours! Vous imaginez GI Joe et Hawkeye en train de se foutre sur la gueule avec un ours pendant qu'Ethan Hunt fait le gai avec un foutu piège à ours dans le pied?! Moi je signe direct!


 

  • #6 Oliver et compagnie

Oliver et compagnie : Photo

Vous devez bien vous souvenir la retranscription cannine et miaousse d'Oliver Twist de Charles Dickens? Et si on faisait une adaptation littérale avec des acteurs? Patrick Poivey voix française de Brucie doublait bien Roublard alors pourquoi pas Brucie en mentor du petit Oliver? Et quoi de mieux que Al Pacino en Fagen endetté jusqu'au coup par un parrain du crime à dobermann qui serait jouer par Robert De Niro? Pacino ayant perdu du poids plus d'une fois et Bob en ayant pris sévèrement pourquoi pas. Et puis il faut des gens qui en imposent.


 

  • #7 La petite sirène

L'occasion de placer une des merveilleuses affiches de John Alvin.

Bien que Sofia Coppola prépare une adaptation pour Universal (et que l'équipe de Funny or die s'est fendu la poire avec une belle parodie où Annasophia Robb sortirait d'une piscine et aurait pour prince Evan Peters dans un hôtel!), Disney serait bien capable de jouer à la concurence comme ils le font actuellement avec Le livre de la jungle. Rien ne changerez et il serait encore capable de chercher Kenneth Branagh au vue du succès de sa Cendrillon. Emma Stone serait bien en Ariel, elle a du charme, elle est ravissante en rousse et elle sait jouer. Pour jouer Triton, il faut un acteur noble et charismatique. Autant dire qu'Anthony Hopkins est top pour ce genre de rôle (il a bien incarné le dieu Odin). Quant à Oprah Winfrey elle pourrait jouer Ursula! Et comme on est chez Disney et qu'on aime parfois la guimauve, misons sur Katy Perry pour nous sortir une bande-originale bien dégueulasse et pop dont elle a le secret, avec Snoop Dogg en Sébastien chantant une version rap d'Under the sea! Allez hop c'est dans la poche!


 

  • #8 Aladdin

Aladdin : Photo John Musker, Ron Clements, Walt Disney

Alors que nos chers français sont bien partis pour nous sortir une merveilleuse adaptation avec Kev Adams (tu la sens la merveilleuse?), pourquoi pas Disney qui remake son chef d'oeuvre? Si le choix de l'acteur principal est toujours recherché (j'imagine bien le mec qui vient de se barrer des One Direction, comme ça il chantera un peu), pour d'autres c'est tout trouvé. Avec ses airs orientaux, Selena Gomez serait une parfaite Jasmine et puis elle connaît Disney (elle était une little star de Disney Channel) et cela fera sauter les charts en manque de tubes pop (allez Ce rêve bleu version pop actuelle on va bien se marrer!). Pour ce qui est du Sultan il faudrait une figure imposante et comme à Hollywood on s'en fout alors votre cher Borat mise sur Dan Aykroyd. Au pire, il fera de mauvaises vannes à propos de gâteaux. Pour Jafar, Mark Strong fait parfaitement l'affaire. Passé dans l'art de jouer le salopard, il sera parfait en vizir diabolique et pour son perroquet Iago qui a toujours la gueule ouverte, pourquoi pas Eddie Murphy? Pour ce qui est du Génie, on a longtemps hésité et on a fini par évoquer Bill Murray. Comme Robin Williams, il est classe, roi de l'impro et en plus il sait chanter! Que demande le peuple?!


 

  • #9 Le bossu de Notre Dame

Encore du grand John Alvin.

Universal a fait Les misérables (sans citer une seule fois Victor Hugo, c'est toujours un plaisir bande de nazes incultes), Disney pourrait bien reprendre son adaptation de Notre Dame de Paris... en musical! Evidemment, il serait plutôt question d'adapter les chansons du film de 1996, plutôt que la comédie-musicale des années 90. Imaginez quand même the crazy's king chantant "It was the Cathedrale's time! The world was enter to the new millenium!", on n'y croit pas du tout. Pour Quasimodo et les gargouilles, pourquoi pas Andy Serkis en performance capture vu qu'il sait si bien changer son timbre de voix? Cela serait même logique au vue du réalisme des singes dans les dernières Planète des singes. Pour Frollo, on a repensé à ce bon vieux Russell Crowe car depuis son mythique "And I'm Javert" dans Les Miz on sait qu'il est parfait pour incarner un personnage droit comme un i dans une fresque musicale adapté de Victor Hugo! (rires) Imaginez un peu ce grand moment de rigolade quand il débitera à Esmeralda "And i'm Frollo! Don't you forget my name! Don't you forget me the bohemian's girl!" Et puis pour faire le duo Esmeralda-Phoebus, allons sur Selena Gomez (elle a le look exotique) - Charlie Hunnam (il est blond, Phoebus aussi et il est charismatique). Mais qu'attendez-vous Disney, c'est le prochain choc du box-office!


  • #10 Hercule

Hercules : Photo

Alors là on commence à s'attaquer à du Disney que je n'aime pas, mais alors pas du tout. Mais c'est aussi l'occasion comme une autre d'en parler. Alors que Hercule est revenu l'an dernier avec des séries B friquées (le film de Brett Ratner) ou non (le film de Renny Harlin), pourquoi pas revenir au côté parodique du mauvais film de Ron Clements et John Musker? Henry Cavill a déjà incarné Thésée dans le pitoyable Les immortels et Superman, alors pourquoi pas encore un Mr Muscle mythologique de plus? En plus l'ami est bien musclé et pas besoin de ressembler à un gros bourrin pour incarner Hercule (rapport à The Rock qui avait repris du muscles pour l'incarner). Pour jouer Megara, Olivia Wilde semble être un bon choix car elle est séduisante rien que par son regard (Borat sous le charme) et ce personnage a bien besoin de cela. Pour Phil, Danny DeVito le doublait à l'origine alors le reprendre serait presque logique. Pour Hadès, Disney nous avait sorti James Woods pour un cocktail assez explosif (c'était d'ailleurs un des rares bons points de l'original), alors pourquoi pas sortir le meilleur électron libre du cinéma ricain, celui qui fait autant de chef d'oeuvres que de bouses, tout en ayant un brushing décapant. Nicolas Cage en Hadès autant dire que cela sent bon le gros délire boratien (va vraiment falloir déposer le brevet si ça continue) par excellence.


 

  • #11 Kuzco

Tu t'es vu quand t'as bu?

Adulé de beaucoup, détesté par Borat, voici un projet qui s'annonçait flamboyant (rien que le titre Empire of the sun inaugurait quelque chose de beau, l'ajout de Sting à la bande-originale aussi) et qui a mal fini. Pour Kuzco, on a pensé à Aziz Ansari. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'un comique vu notamment dans la sitcom Parks and recreation (qui va enfin passer en France... sur Canal... alors qu'elle vient de se terminer... Fuckin french tv!) et dans diverses productions Apatow. Un comique assez expressif ce qui va bien avec le rôle. Continuons dans l'humour en prenant Kenan Thompson en Pacha, lui qui a bien besoin d'un grand rôle au cinéma pour passer après Fat Albert! Pour Izma, on va prendre Meryl Streep pour qu'elle soit nominée pour la 1300ème fois aux Oscars. Et pour faire Kronk je crois qu'on ne peut faire mieux que The Rock dans ce domaine.


 

  • #12 Atlantide l'empire perdu

Atlantide, l'empire perdu : Photo Gary Trousdale, Kirk Wise

Pas besoin de droits, avec Atlantide Disney tient peut être son alternative au projet trop cher de 20000 lieues sous les mers en 3D par David Fincher. Jeremy Renner en scientifique avec des lunettes? Check! Zoe Saldana en belle atlante? Check (en plus le maquillage n'a plus de secret pour elle)! Penelope Cruz en mécano chicanos? Check! Denzel Washington en docteur bien bati? Check! Zack Galifianakis en gaga qui fait des trous? Check! Jean Reno reprenant le rôle qu'il doublait en vf, à savoir un pro des explosifs avec un accent gourmand et croquant? Check (et si en plus il mache du chewing-gum double check!) ! Angelina Jolie avec une perruque blonde et jouant une garce? Check! Schwarzy en vieux brisquard qui veut s'emparer d'une divinité avec un bon cigare dans la bouche? Check! Plus qu'à faire un gros spectacle en 3D et on tient un sacré blockbuster aquatique qui prendra la relève de Waterworld!


 

  • #13 Lilo et Stitch

Lilo & Stitch : Photo

Pas assez d'invasion alien dans les prochaines années? Disney compte bien ressortir le duo phare de l'année 2002. Si pour les soeurs cela reste à voir, pour le reste ça devrait aller. Angelica Huston en chef alien; Alan Cumming en Pickli; Danny DeVito en Jumba et Terry Crews (surtout qu'en costard cela doit valoir son pesant de cacahuètes) en Cobra Bubbles devrait faire l'affaire. Quant à Stitch, rien de mieux qu'un Andy Serkis aux petits oignons qui nous refait la voix de Gollum.


 

  • #14 La planète au trésor

La Planète au trésor, un nouvel univers : Photo

Quitte à refaire L'île au trésor, Disney a autant revenir à leur film d'animation spatial de 2002. Asa Butterfield en jeune Jim Hawkins; John Goodman en Long John Silver (il a la bedaine et le charisme nécessaire); Anne Hathaway en capitaine (surtout si elle a un jeu assez sévère comme dans Interstellar); Michael J Fox en Dopler et Simon Pegg pour jouer ou doubler (c'est selon) le robot. Reste les nombreux cgi à faire mais on parle de Disney, pas de studios indépendants. 


 

Si vous avez d'autres projets en tête chers lecteurs, n'hésitez pas à faire sauter la boîte à idées. Personnellement j'imagine bien Disney nous refaire Raiponce ou La Reine des neiges d'ici quelques années. Cela paraît même logique. A voir dans les cinq prochaines années! A la semaine prochaine!

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25 avril 2015

La Marvelverse se diversifie (ou pas)

Quatrième et dernier volet de cette série d'articles sur la Marvel Cinematic Universe avec les oeuvres futures comme les séries.

La Phase 2 se termine et la Phase 3 se prépare...

La fin de la Phase 2 (et non début de la Phase 3 comme initialement évoquée) arrive en août prochain avec Ant Man. Prévu depuis au moins 2011, Edgar Wright avait demandé à Marvel de le laisser faire The World's end (2013) avant pour faire honneur à son producteur, atteint d'un cancer et l'ayant toujours soutenu depuis Shaun of the dead (2004). C'est ainsi qu'Ant Man est vite devenu un des projets en amont de la Phase 3 et projet inédit comparé à ceux déjà prévus à savoir Captain America: Civil War et Thor: Ragnarok. La première bonne nouvelle était que le script soit signé de Wright lui-même et Joe Cornish tout comme James Gunn a écrit Les gardiens de la galaxie (2014). Ensuite, le script devrait s'amuser avec les différentes identités du super-héros (au nombre de trois dans la mythologie Marvel) avec les personnages de Scott Lang et Hank Pym. Dans les comics, Lang est un électricien volant pour subvenir aux besoins de sa fille le costume de Pym. Lang sera incarné par Paul Rudd, l'amoureux de Phoebe dans Friends et maître-étalon de l'écurie Judd Apatow et Pym par Michael Douglas. Au vue du sujet, de ses acteurs et de son réalisateur, le film devait jouer sur la comédie super-héroïque et le spectacle pop, ce qui ne serait pas un mal à condition de bien aborder un personnage aussi particulier. En sachant que Patrick Wilson (Watchmen), Michael Pena (Collision), Corey Stoll (qui sera le méchant Yellowjacket), Matt Gerald (déjà présent dans le court Longue vie au roi où l'on retrouvait le Mandarin, mais aussi dans la série Daredevil) et Evangeline Lilly (qui jouera la fille de Douglas) sont engagés également.

Ant-Man : Photo

Concept-art pour Ant Man.

Malheureusement tout change fin mai 2014 et le coupable est encore une fois la Marvel. Selon le Latino Review, le studio a demandé il y a trois mois des réécritures à Wright sous le prétexte de la moralité de l'histoire (rien n'est dit mais on pense immédiatement au côté voleur du héros mais aussi à l'humour de Wright qui, tout comme celui de James Gunn, n'a rien de vraiment très gentillet) et aussi de pouvoir insérer des héros de la Marvel. Bien. Wright et Cornish se mettent au travail tout simplement, mais de nouveau les hauts pontes du studio trouvent les retouches insuffisantes et des script-doctors ont été envoyé pour retoucher le script. Soit le grand fléau des productions Marvel. C'est une pratique qui a eu lieu sur la plupart des films de la firme, qui agace plus d'un fan de comics et surtout qui nuie aux films. On a vu ça notamment sur les deux premiers Iron Man ou les Thor. En recevant le script, Edgar Wright aurait définitivement claqué la porte pour un film qu'il tenait en main depuis 2006. Soit une éternité où la Marvel aurait pu tenir rigueur, en évitant des réécritures de dernière minute avant un tournage éminent. Wright et Cornish se mettent au travail tout simplement, mais de nouveau les hauts pontes du studio trouvent les retouches insuffisantes et des script-doctors ont été envoyé pour retoucher le script. Soit le grand fléau des productions Marvel. 

Concept-art pour Ant Man.

C'est une pratique qui a eu lieu sur la plupart des films de la firme, qui agace plus d'un fan de comics et surtout qui nuie aux films. On a vu ça notamment sur les deux premiers Iron Man ou les Thor. En recevant le script, Edgar Wright aurait définitivement claqué la porte pour un film qu'il tenait en main depuis 2006. Soit une éternité où la Marvel aurait pu tenir rigueur, en évitant des réécritures de dernière minute avant un tournage éminent. La situation est d'autant plus incompréhensible que Kevin Feige, producteur très influent des films de la Marvel Cinematic Universe, soutenait Wright depuis le début de l'entreprise. Le pire étant également qu'il y avait une grosse attente autour d'un film Marvel réalisé par le réalisateur de Shaun of the dead, Hot fuzz et Scott Pilgrim, bien plus que pour un film des frères Russo ou Jon Favreau. D'autant plus depuis la bande démo dont les concept-art ci-dessus en sont tirés. D'autant que le nom du réalisateur le remplaçant n'aide pas à faire passer la pillule. Il s'agira de Peyton Reed, réalisateur du très bof Yes man et des pitoyables La rupture et American Girls. Un autre niveau et beaucoup plus maléable que Wright, même si Feige à l'art du faux-cul de première à vanter les louanges de Reed comme quoi il aurait tant voulu faire les Fantastic Four avec lui en 2005, mais que ça ne s'est pas fait.

Ant Man (affiche concept-art)

On aurait tendance à lui dire que cela n'aurait pas été franchement mieux. Reste que le script sera remanié par Adam McKay qui n'est pas le premier tocard venu (c'est lui qui a rendu Will Ferrell célèbre avec des films comme Ron Burgundy et sa suite ou Ricky Bobby). De plus, pile poil avant sa présentation au Comic-Con, Patrick Wilson part du projet faute de temps tout comme sont mis hors circuit par les récentes réécritures Matt Gerald et Kevin Weisman, dont les personnages ont totalement disparu du script. Par ailleurs, Paul Rudd a avoué avoir réécrit le script avec McKay par la même occasion, engendrant une réécriture de plus. La sortie est confirmée pour le 5 août 2015 mais clairement l'envie est vraiment moindre. La première bande-annonce n'a pas convaincu grand monde, mais la deuxième se veut un peu plus rassurante. Les perspectives grand-petit semblent être bien gérées, jouant sur les perspectives. Pour ce qui est de l'aspect visuel il a l'air de tenir la route. Néanmoins, on peut déjà regretter que le film ressemblera surtout un blockbuster sérieux, là où Wright aurait clairement fait dans un spectacle pop digne de ce nom. Espérons que la présence de Paul Rudd aide. On peut néanmoins se poser la question. Ant Man serait-il le symbole même de ce que l'on redoute le plus, à savoir une Marvel se croyant toute puissante derrière des personnages? Parfois il faut aussi une vision et c'est ce qu'a fait James Gunn l'an dernier. 

Marvel a frappé un grand coup en octobre dernier en annonçant tous les projets de la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe. Mais voilà un petit imprévu s'est fixé en février dernier:

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La présentation s'est avérée gargantuesque car les projets alors flous se sont un peu plus dévoilés et on remarque surtout au moins trois films avec des univers et personnages inédits. Mais les événements récents ont montré des signes impayables que la Marvel est surpuissante. Commençons dans l'ordre. Après Ant Man, Captain America prendra les rênes pour un troisième volet forcément attendu (on parle du héros qui a aligné le plus de bons films depuis le début du Marvel Cinematic Universe) d'autant plus qu'il se nomme Civil War (sortie en mai 2016). Pour ceux qui connaissent un peu les comics, Civil War est un grande saga combinant plusieurs super-héros voire plusieurs séries au nom de super-héros signée Mark Millar. Iron Man est l'ambassadeur d'une loi de recensement des super-héros suite au génocide par Nitro effectué lors d'une émission de téléréalité des New Warriors. Il a dans ses alliés Red Richards (au point de rester seul face à sa famille partant dans l'autre camp) et Spider-man (qui dévoilera inévitablement son identité) ce dernier reniant Stark par la suite. Mais Captain America n'est pas du même avis, engendrant une guerre dont le combat final risque d'être purement et simplement fatal. Si Marvel Studios ne peut/pouvait utiliser certains personnages (Red Richards appartient à la Fox), l'optique d'un conflit entre Steve Rogers et Tony Stark, deux symboles forts des Avengers risque d'être un grand moment dans la saga. 

Dessin de Civil War, inspiration du prochain film Captain America.

D'ailleurs des rumeurs de plus en plus incessantes parle qu'un grand nombre des Avengers actuels risquent de passer à la casserole pour laisser la place à des petits nouveaux, à l'image du Faucon interprété par Anthony Mackie. On s'étonne même que ce ne soit pas un Avengers 2 ou 3. On sait également que Black Widow, Iron Man, Scarlet Witch, Faucon, Hawkeye, le Soldat d'Hiver et Crossbones seront de l'aventure et Daniel Brühl devrait incarner le Captain Zemo. Mais surtout et c'est là que cela commence à être drôle c'est que depuis février dernier, Spider-man jouera dans la cour de Marvel! Après la débacle The Amazing Spider-man 2, Sony ne savait plus quoi faire de l'homme-araignée. Dans un premier temps, parti sur un Sinister Six, la perspective s'est plus ou moins essouflée devant tant de critiques assassines (et avec raison) autour du second volet du reboot. Mais suite au Sony Hack en novembre dernier, nous avions pu avoir des informations au sujet du Spidey. Il se trouve que Sony avait déjà opté pour des négociations avec Marvel Studios (donc Disney), histoire d'insérer Spidey dans le Marvel Cinematic Universe. Cela n'avait pas marché et Sony songeait inévitablement à un troisième reboot. Une preuve irréfutable que Sony n'a pas réussi ce qui devait être une solution pour garder les droits face à la surpuissante Marvel (qui leur a récupéré Ghost Rider et dont Spidey restait le dernier ressort contre).  

Spidey face aux médias.

Donc voici Spidey dans le Marvel Cinematic Universe suite à un partenariat entre Sony et Marvel Studios, donc avec une troisième version (certains diront deuxième tant la première et la seconde se ressemblent) en quinze ans. Triste à apprendre. Il n'en reste pas moins que le fait de pouvoir probablement le voir dans Captain America Civil War (toujours réalisé par les Russo) est une conséquence salvatrice car Spidey est une part intégrante du fil narratif de la saga de Mark Millar. On peut même dire qu'il symbolise à lui seul tout le conflit. Happé par Tony Stark qui s'en servira comme instrument de propagande (rappelons que l'on parle d'un des super-héros voire LE super-héros phare de la Marvel), il finira par rejoindre la rebellion de Steve Rogers. Son utilisation est cruciale mais il faut savoir l'introduire et Marvel Studios aura probablement un peu de mal, sans compter le choix de l'acteur (entre quinze-seize ans, ce qui sera une première vu que sur les précédents films, Parker pouvait aller au lycée il était incarné par des acteurs de plus de vingt ans). Va falloir s'y mettre s'ils veulent l'insérer dans le film des frères Russo. En sachant que ce partenariat entre les deux studios permet un nouveau film qui est annoncé pour juillet 2017. On va bien s'amuser avec le troisième reboot de Spidey. Avant cela viendra Docteur Strange pour novembre 2016. Le film sera réalisé par Scott Derrickson, ce qui n'est pas forcément rassurant quand on connaît son CV (s'il se serait refait une santé avec Sinister, n'oublions pas qu'il est l'auteur du sinistre remake du Jour où la Terre s'arrêta). 

Docteur Strange, un projet de plus en plus avancé.

Il est désormais certain que ce sera Benedict Cumberbatch dans le rôle de Strange, choix très intéressant quand on sait les qualités d'acteur du coco. On sait également que le film ne sera pas une histoire d'origines, changeant radicalement avec la politique initiale de Marvel. Un pari risqué car même si Strange est plus connu que les Gardiens de la galaxie avant la mise en production de leur film, il n'en reste pas moins que ce n'est pas non plus un personnage ultra-populaire de la Marvel. En tous cas, voilà un univers sortant une nouvelle fois du film de super-héros, Strange étant le maître des arts mystiques et n'ayant donc rien d'un super-héros. En soi le physique de Cumberbatch lui va comme un gant.  Les gardiens de la galaxie 2 est bel et bien confirmé pour mai 2017 avec toujours James Gunn aux commandes, confirmant que Marvel va construire son univers de space-opera et surtout faire revenir ces personnages tant adulés du public maintenant (alors qu'ils étaient à la limite de l'anonymat autrefois). Le film abordera notamment le père de Peter Quill, annonçant peut être un délire à la Indiana Jones et la dernière croisade (pas étonnant puisque Les aventuriers de l'arche perdue était cité dans le premier film). On parle même d'une intrusion de ce cher Howard the Duck, Gunn étant bien content du buzz autour de sa séquence post-générique. Thor Ragnarok suivra Spider-Man en novembre 2017 et on ne sait rien du film. Ragnarok évoque un robot ressemblant à Thor crée par Tony Stark dans la saga Civil War, mais cela peut être tout à fait autre chose au royaume d'Asgard bien évidemment. Age of Ultron (2015) a peut être donné un avant-goût avec la vision de Thor sur un possible drame dans son royaume.  Il se pourrait même qu'il s'impose comme un pendant direct de Captain America Civil War. A suivre donc...

Le robot Ragnarok dégommé par Hercule dans Civil War.

Voici venir un nouveau projet inédit avec Black Panther en novembre 2017. Un projet annoncé depuis quelques temps, voire qui revenait assez souvent. Même Stan Lee en parlait régulièrement dans des interviews. Voici donc un super-héros venant d'Afrique, prince du Wakanda. Un homme prenant le costume de la Panthère Noire, afin de préserver son royaume des ennemis potentiels et notamment surnaturels voulant mettre la main sur le vibranium. Un métal pouvant absorber les vibrations et presque aussi puissant que l'adamantium. L'acteur choisi pour l'incarner est trouvé et il s'agira de Chadwick Boseman qui a récemment incarné James Brown dans le biopic Get on up. Par ailleurs, il se peut très bien que le personnage d'Andy Serkis dans Age of Ultron fasse partie des méchants potentiels du film, puisque lié au vibranium. Juillet 2018 marquera l'entrée du premier film du Marvel Cinematic Universe à mettre en scène directement une héroïne avec Captain Marvel. Alors certes on pourra toujours dire qu'il y a eu Black Widow, mais jusqu'à maintenant la miss n'a toujours pas eu son film attitré. Il mettra en scène Carol Danvers, officier de l'armée de l'air (filliation avec Rhodes aka War Machine?) ayant fusionné avec un alien Kree, lui permettant de voler et d'avoir une grande force. Une manière pour Marvel de répondre à l'annonce d'un film sur Wonder Woman chez DC Comics/Warner. Toujours pas d'actrice choisie pour l'instant même si des bruits de couloirs résonnent. En revanche les scénaristes Nicole Perlman (Les gardiens de la galaxie) et Meg LeFauve (Inside out) ont engagé pour le scénario.

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Un premier concept-art pour Black Panther.

Captain Marvel, première super-héroïne du Marvel Cinematic Universe et elle ne fait pas les choses à moitié.

En novembre 2018 sera attendu Inhumans, film déjà annoncé plus d'une fois par Vin Diesel, voix officielle de Groot dans Les Gardiens de la galaxie et dont certains éléments seraient abordés dans Agents of Shield. Les Krees (ce qui permettrait ainsi de lier Captain Marvel et The Inhumans, histoire de rester dans le même univers connecté...) ont crée les Inhumains, ces êtres mutants laissés pour compte. Un d'entre eux, Randac, s'est inséré dans une brume spéciale lui donnant ensuite des dons mentaux. Ce qui créa des frictions entre les humains non-mutés et les mutants suitent à la brume. Une fois la paix arrivée, les Inhumains sont menés par Fléche noire un homme victime de sa voix destructrice. Un univers donc entre science-fiction et fantasy pour le moins particulier et lié ironiquement aux Fantastic Four (pour l'insert de la bande de Richards c'est rapé). Enfin il y aura le gros mastodonte Avengers: Infinity War qui sera réalisé par les frères Russo (Joss Whedon a déclaré forfait, voulant se consacrer à un univers plus personnel) et devant mettre en scène nos héros face à Thanos. Mais ce sera en deux parties... une en mai 2018 une en mai 2019... vous vous foutrez pas un peu de nous à Marvel? Surtout que ce n'est pas comme si vous aviez d'immenses scénarios pour les films Avengers... Néanmoins, le plus intéressant viendra certainement des conséquences de Captain America Civil War. Enfin bref wait and see...

Inhumans, un projet pour le moins mystérieux et particulier.

La Marvel s'attaque aux séries

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. : Photo

Suite au succès d'Avengers (2012), la Marvel a cherché à se partager un peu plus sur différents médias et principalement la télévision. La première étape fut Agents of Shield diffusée depuis septembre dernier sur ABC. Il s'agit de la première série Marvel depuis L'incroyable Hulk, mais l'époque n'est plus la même. Le câble est passé par là, les audiences sont moins spectaculaires qu'autrefois sur les networks et surtout on peine à comprendre pourquoi la Marvel a privilégié l'antenne de Disney (ABC en fait partie) qui est une network au câble où elle aurait eu plus de libertés. Proximité indéniablement mais rappelons que Joss Whedon, également aux commandes de cette série, s'était plus d'une fois fait avoir pour les networks que ce soit avec la Fox pour Dollhouse (diffusée à la sauvette durant deux saisons) et Firefly (diffusée n'importe comment et n'importe quand) ou la WB avec Buffy contre les vampires (qui avait fini sur le câble avec UPN) et Angel (supprimée à cause d'un manque cruel de communication). Ensuite, il est ironique de voir que DC Comics s'en sort bien mieux sur ce point que ce soit avec Smallville qui quoi qu'on pense a tout de même durer deux saison ou la série Arrow qui s'est imposé assez rapidement avec de multiples bonnes critiques. Ce qui n'est pas le cas d'Agents of Shield depuis ses débuts. 

Photo Clark Gregg, Jaimie Alexander

Pas aidé par un manque cruel de personnages connus (Clark Gregg ressuscite en agent Coulson), la série n''a cessé d'essayer de mettre en scène des caméos histoire de trouver le public de la Marvel Cinematic Universe. Sauf qu'en général, cela ne concerne jamais les Avengers et ce sont toujours des seconds-rôles. Nick Fury a beau être apparu dès le second épisode, ce n'était qu'un guest de passage. Idem pour Cobie Smulders déjà bien occupé par le tournage de Captain America The Winter Soldier (2014) et surtout le final d'How I met your mother. Quant à Jaime Alexander, on peut vraiment parler de fond de tiroir car le personnage de Thor est vraiment un très lointain second-rôle. Pas de quoi s'enflammer donc. Pareil pour l'apparition de Bill Paxton et Amy Acker (collaboratrice de longue date de Joss Whedon), la révélation au sujet du personnage de J August Richards (idem) qui serait le cyborg Deathlok ou l'engagement récent d'Adrian Pasdar dans le rôle du major Glenn Talbot, ennemi notable de Bruce Banner. Mais le pire vient surtout des audiences de la série qui sont réellement décevantes pour une série de ce type et ne parvient pas réellement à être stable. En deux semaines, la série est ainsi passée de 11,9 millions de téléspectateurs à 8,4. 

Photo Clark Gregg, Cobie Smulders

La semaine suivante c'était 7,79 et la série est restée dans les 7 millions durant plusieurs semaines avant de se relancer à 9,3 pour ensuite faire un vrai bide à 5,93 (les fêtes de noël surement) pour remonter à 6,62 et repartir en dessous des 6 millions et le dernier score est encore pire avec 4,91 millions de téléspectateurs. Des chiffres qui sont pour le moins catastrophiques et qui aurait dû amener à une annulation évidente, d'autant que la série est particulièrement chère. Pourtant ABC a reconduit la série pour une seconde saison, mais dans quel intérêt vu qu'elle n'est pas suivie du tout? Des séries plus ambitieuses ont été suprimé avec des audiences plus élevées. Pendant plusieurs années, Guillermo Del Toro a essayé de mettre en place une série servant de véhicule à Hulk, mais le projet Avengers a plus ou moins tout fait capoté. D'autant que le réalisateur de Pacific rim voulait surtout rendre hommage à la série de Bill Bixby. D'ailleurs à la question de savoir si le projet était annulé, Kevin Feige était plutôt évasif: "Non, pas du tout, nous tentons toujours de mener le projet à terme (...). Mais rien n'est totalement sûr pour l'instant, et aucune date de tournage n'est encore prévue..." 4 Par contre, la Marvel mise beaucoup sur les Defenders, groupe de super-héros qui comprendra Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Pour le premier, cela faisait un moment que la Marvel comptait reprendre les droits à la Fox, incapable de faire un reboot et ce malgré les atouts Joe Carnahan ou David Slade (qui sont partis à chaque fois devant le manque total d'ambition de la Fox).

Daredevil (affiche)

Premier visuel pour la série Daredevil.

Ce n'est clairement pas un mal de revoir "l'Homme sans peur" que ce soit au cinéma ou en série même si j'ai bien du mal à le voir en héros sur le long terme. Massacré dans le film de Mark Steven Johnson avec un Ben Affleck tout bouffi dans son costume (cela pourrait changer en Batman vieillissant), le héros aveugle a bien besoin de revenir en forme. Incarné par Charlie Cox, vue dans la série Boardwalk Empire et le film Stardust , il est rejoint par Rosario Dawson, Elden Henson pour l'accolyte Foggy, Deborah Ann Woll et Vincent D'Onofrio dans le rôle phare de Wilson Fisk dit le Caïd. Réussite totale, abordant le personnage de la meilleure des manières (violente, bien scénarisé, s'attardant sur tous les personnages même les plus secondaires), Daredevil est une réussite rare dans le MCU. Une deuxième saison a d'ores et déjà été annoncé pour l'an prochain. De quoi faire totalement oublier la débâcle Agents of Shield et imposer Marvel dans le milieu des séries. Avec Netflix, Marvel peut se permettre des projets plus sombres et violents, de quoi faire rêver ceux qui veulent le retour du Punisher. AKA Jessica Jones mettra en scène en fin d'année une détective privée ancienne super-héroïne issue du comic-book de Brian Michael Bendis Alias (rien à voir avec la série de JJ Abrams qui a ironiquement commencé sur la même période) et elle tomba enceinte de Luke Cage qui est génétiquement modifié. Pendant plusieurs années, ce héros a été convoité par la Marvel et le plus vieux projet remonte à celui de John Singleton avec Tyrese Gibson. 

Jessica Jones et Luke Cage se font attendre en séries...

Cage sera introduit légitimement dans AKA Jessica Jones avant d'avoir sa propre série. Jessica Jones sera incarné par Krysten Ritter alias celle qui a brisé le coeur de Jesse Pickman dans Breaking Bad, David "Doctor Who" Tennant incarnera Kullgrave, méchant ayant un certain contrôle mental et aussi Carrie Anne Moss. Quant à Luke Cage, il sera incarné par Mike Colter et sa série sera sur Netflix en 2016. Iron Fist fut convoité pendant longtemps aussi pour le cinéma avec un projet avec Ray Park (Dark Maul dans La menace fantôme et le Crapaud dans X Men) et s'impose comme un adepte des arts-martiaux au coup de poing spécial. Il y a de fortes chances que le personnage Shang Chi fera partie de l'aventure puisque c'est avec lui que Daniel Rand fonde les Héros à louer. La série est prévue pour fin 2016 avant une série réunissant Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist sous le nom de The Defenders pour 2017. En sachant que les épisodes seront diffusés en intégralité sur Netflix, la politique de la plateforme de diffusion étant de tout diffuser d'un seul coup. Une rareté qui commence déjà à faire du mal aux chaînes à l'heure où les premiers épisodes de Game of thrones ont fuité. Quant à l'Agent Carter il peine à convaincre pour l'instant et ce malgré ses atours de mini-série et non possiblement de série sur la longueur. Wait and see...

 


 Article original publié le 14 avril 2014.


** http://www.ecranlarge.com/article-details-27954.php

*** http://www.ecranlarge.com/article-details-27916.php

4 Propos recueillis dans Pop corn numéro 5 (avril-mai 2014).

Autres sources: http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=11400.html

La Marvelverse gagne en épaisseur

Troisième volet des dessous de la Marvel Cinematic Universe avec la phase 2 présentée avec les films déjà sortis.

Iron Man 3: Shane Black is back!

Iron Man 3 : Affiche

Bien avant la sortie d'Avengers (2012), les différents films de la Phase 1 furent annoncés et finalement pas grand chose de nouveau, puisqu'en dehors des Gardiens de la galaxie de James Gunn, tous sont des suites. Preuve en est avec cet Iron Man 3 (2013), quatrième film à mettre en scène le personnage de Tony Stark. Mais curieusement, avec la Phase 2, la Marvel semble vouloir réparer ses erreurs. Déjà moins de tâcherons aux commandes et plus de réalisateurs qui ont fait de la qualité. Sur Iron Man 3, les producteurs tout comme Robert Downey Jr ont amené Shane Black à la réalisation avec des arguments bétons. Pour le réalisateur, c'est l'occasion de retrouver une grosse production, seize ans après le flop retentissant d'Au revoir, à jamais de Renny Harlin (1997). Après des années de ruine au point de louer sa maison pour le tournage d'X Files (*), il était revenu sur le devant de la scène avec Kiss kiss bang bang (2005) où il sortait lui aussi Robert Downey Jr de sa déchéance. Il n'était donc pas étonnant que l'acteur fasse appel à l'un de ceux qui lui a fait relevé la pente. Mais ce qui frappe principalement avec Iron Man 3 c'est qu'il s'agit d'un vrai film de son réalisateur. 

Iron Man 3 : Photo

L'arme fatale 5?

Même s'il a eu quelques restrictions (cf La Marvelverse au commencement ou encore les rajouts pour les co-producteurs chinois qui seraient de la propagande merveilleuse), le réalisateur garde ses thèmes phares et ses automatismes d'écriture qui font que l'on retrouve le style du scénariste de L'arme fatale (1987). Personnage tourmenté par des faits précédents (Tony Stark traumatisé depuis son passage dans l'autre monde, comme Riggs dans le film de Richard Donner); fusillade à l'hélicoptère devant chez lui (explosion de sa villa quand la caravane de Riggs, décidemment, se faisait exploser sa caravane dans L'arme fatale 2); un enfant qui aide le héros en facheuse position (Ty Simpkins remplaçant Danielle Harris du Dernier samaritain ou Austin O'Brien de Last action hero); un méchant qui en cache un autre (le Mandarin sert de façade à Aldrich Killian comme l'Eventreur pour Benedict dans Last action hero); le buddy movie avec l'homme blanc et l'afro-américain (autrefois Riggs et Murtaugh ou le duo Bruce Willis-Damon Wayans, voici le duo d'action Iron Man-War Machine); le héros isolé de son habituel élément (Jack Slater sortait de son film quand Tony Stark se retrouve en pleine Amérique profonde); et bien évidemment de grosses scènes d'action.

Iron Man 3 : Affiche

On pense aussi bien au climax totalement bourrin ou à la scène de l'avion particulièrement déjanté dans son genre (même Iron Man tue des gens en étant cool), sans compter les gunfights sacrément foufou. Il est donc loin le temps où il fallait attendre les dernières minutes pour avoir un semblant d'action et encore ce n'était pas convaincant du tout. Comme le prouvait la séquence avec Iron Monger et l'autre encore plus expédiée avec Whisplash. Cela permet en plus au réalisateur de retrouver l'action bourrine d'antan qui a fait son succès et c'est le genre que les spectateurs des années 80-90 se souviennent encore aujourd'hui avec nostalgie. C'est dorénavant le cas de celui des années 2010. On restera néanmoins très sceptique sur le personnage du Mandarin, surtout quand on voit le court-métrage pour les bonus de Thor: The Dark World, confirmant la bêtise du twist en question. Pour le reste et ce malgré des rumeurs d'Iron man 4, ce troisième volet semble terminer l'arc narratif du personnage qui ne semble pas avoir tout dit, mais tout du moins il semblerait que le principal a été dit sur le personnage. Tout du moins avant Avengers 2 qui devrait faire la part belle au personnage de Tony Stark. 

Thor The Dark World: Un petit bon en avant

Thor : Le Monde des ténèbres : Affiche

Le film de Kenneth Branagh n'avait convaincu grand monde, en revanche le personnage de Loki semble plaire et le personnage de Thor a gagné en intérêt dans Avengers (2012). Comme il fait partie des personnages ayant eu leur film dans la Phase 1, il était donc logique de le voir revenir durant la Phase 2. Pourtant rien ne s'est passé comme prévu lors de la production, premiers couacs depuis Iron Man 2(2010). Dès le départ, rien ne va puisque Kenneth Branagh ne reprend pas son rôle de réalisateur, préférant Jack Ryan. Patty Jenkins (Monsters) est appelée selon le voeu de Natalie Portman qui joue Jane Forster, mais rapidement la réalisatrice doit faire face à des divergences scénaristiques avec la Marvel et les scénaristes. Elle quitte alors le navire et si elle n'avait pas un contrat sur plusieurs fims, Portman aurait fait de même en soutien avec Jenkins. Puis ce fut autour du méchant initial, Mads Mikkelsen, de claquer la porte préfèrant (à juste titre) la série Hannibal, laissant la place à Chistopher Eccleston. Les ennuis continueront lorsque des rumeurs évoquent des désaccords drastiques entre le réalisateur Alan Taylor (Game of thrones pour citer son plus bel ouvrage) et la Marvel. 

Thor : Le Monde des ténèbres : Photo Chris Hemsworth, Tom Hiddleston

Si les rumeurs seront immédiatement démenties (encore heureux), il n'en reste pas moins que les coulisses semblent contenir une sale ambiance y compris dans des points a priori mineur comme la musique. Carter Burwell, compositeur majeur pour les films des frères Coen, se voit donc remercier, Kevin Feige préférant Bryan Tyler, déjà compositeur sur Iron Man 3. Autant prendre les habitués après tout, quitte à lui faire faire une musique hyper formatée et déjà entendue des tonnes de fois. A cela rajoutez les fameux reshoots en plus (qui plus est trois mois avant sa sortie!) qui deviennent une merveilleuse habitude (dont une scène post-générique qui sert juste de bisou entre Chris Hemsworth et Elsa Pataky sa femme qui remplace Natalie Portman, trop occupée sur un tournage!) et vous obtiendrez une production particulièrement chaotique qui se reflète jusque dans son montage. Ainsi les reshoots se ressentent notamment dans les passages terriens puisque beaucoup de scènes semblent rajoutées et s'avèrent particulièrement inutiles. On pense notamment aux scènes avec Chris O'Dowd qui ne servent absolument à rien, pas même une quelconque amourette avec Natalie Portman qui semble être l'effet voulu. 

Thor : Le Monde des ténèbres : Affiche

Sans compter la plupart des scènes de Kat Dennings des propres aveux de l'actrice: "Bon, je ne sais pas quel sera le montage final, mais oui, j'ai tourné plus de scène. (...) Et on va faire quelques reshoots, donc je devrais en effet être plus visible" **. Vu la pauvreté du personnage, sorte de mauvais gimmick comique, on se demande où était l'intérêt des reshoots d'autant que le personnage ne sert réellement à rien. Mieux, le montage montre deux fois la même scène à savoir Stellan Skarsgard à poil en Islande ou je ne sais où, la première fois directement à la télé, la deuxième montrant Kat Dennings et son collègue le regardant à la télé avec un laps de temps d'au moins quinze-vingt minutes! Cherchez l'erreur. Il reste toutefois que ce Thor: The dark world est bien plus amusant que le premier, jouant habillement sur l'aspect heroic fantasy totalement absent du premier volet. Les batailles sont également plus soignées, Taylor ne venant pas de la série Game of thrones pour rien et décime même Asgard le temps d'une séquence  De plus, c'est l'occasion de voir un road-movie amusant entre Thor et Loki. On notera tout de même un méchant de pacotille auquel Mads Mikkelsen n'aurait pas servi à grand chose. Reste un film tout de même très moyen, non aidée par une production calamiteuse. Le grand monument fantasy de Marvel peut encore attendre. 

Captain America The Winter Soldier: Le Captain en pleine crise politique

Captain America, le soldat de l'hiver : Photo Chris Evans

Durant longtemps le parent pauvre de la Phase 2, Captain America The Winter Soldier (2014) est devenu finalement le meilleur film de la Phase 2 jusqu'à maintenant. Pourtant le choix des frères Russo n'apparaissait dans un premier lieu pas crédible, faiseur de comédies et pas forcément le genre que l'on verrait dans une aussi grosse production. De plus, un film Captain America une fois dans les années 2000 n'était pas forcément un cru très excitant (l'auteur de ces lignes l'était bien plus pour les films ci-dessus ou Les gardiens de la galaxie). Il est donc toujours amusant de se tromper. The Winter Soldier s'impose comme une bonne alternative à la série Agent of Shield qui joue aussi sur les affaires de l'agence très spéciale du gouvernement ricain. Ainsi, toute l'intrigue ne comprend que le Shield et se focalise donc sur les relations entre le Captain et l'agence pour laquelle il travaille. Pour accompagner le Captain, Black Widow (toujours en absence de film à son nom, malgré qu'il soit fréquemment évoqué) est de retour tout comme Nick Fury tout deux absents depuis Avengers (2012). L'occasion de voir un peu plus ces personnages en action et beaucoup moins en faire-valoir. 

Captain America, le soldat de l'hiver : Photo Chris Evans

C'est tout l'aspect intéressant de ce second volet puisque Nick Fury est au centre de toutes les conversations et ce même quand il n'est pas présent à l'écran, permettant une poursuite particulièrement explosive et bourrine. Surtout le personnage montre qu'il a davantage en commun avec le Captain que n'importe qui. Ce sont tous les deux d'anciens soldats qui ont survécu à une mort certaine (Steve Rogers à l'hibernation, Nick Fury à la perte de son oeil) et ayant plus ou moins un même sens de la justice. Quant à Black Widow, le personnage étonne par son efficacité, elle qui ne servait que de vulgaire porte-flingue depuis Iron Man 2 (2010). Là, elle sert réellement d'associée à Captain America, le suivant dans son enquête au point de faire un vrai duo. Dans Avengers, c'était Hulk dorénavant on sait que son association avec Steve Rogers est toute aussi explosive. A cela, rajoutez le Faucon qui fait sa première apparition au cinéma. Membre récurrent des Avengers dans les comics, un des premiers super-héros afro-américain avec Luke Cage et connu pour ses ailes, le personnage est ainsi modernisé à la sauce Marvelverse. Militaire ayant servi en Irak et depuis à la retraite, il reprend du service aux côtés du Captain avec des ailes mécaniques attachées à un harnet.

Captain America, le soldat de l'hiver : Affiche

Assez amusantes, ses scènes de vol fonctionnent prouvant tout le potentiel possible du personnage. D'autant qu'Anthony Mackie est vraiment à l'aise avec le personnage et on a hâte de voir ce que cela va donner sur le long terme. Pour ce qui est du long terme, le récit renvoie aux films des années 70 avec espionnage, coup d'Etat, organisation corrompue, complots... Il n'est donc pas étonnant que Robert Redford ait été convaincu par le script, lui-même ayant été au coeur de cette époque avec les films Les trois jours du condor et Les hommes du président. Le film se permet même de faire diverses transitions avec certains films à venir, Avengers 2: Age of Ultron en tête avec l'apparition de divers personnages qui auront droit à un temps de présence divers par la suite. Notamment un baron nazi incarné par Thomas Kretschmann, un Soldat de l'hiver qui risque de retrouver rapidement la mémoire et des jumeaux qui risquent de livrer de beaux moments dans la conclusion de la Phase 2. Ce Captain America: The Winter Soldier s'impose donc comme essentiel pour tout fan de la Marvel Cinematic Universe et annonce le meilleur pour la suite.

Les gardiens de la galaxie: Quand Marvel s'attaque au space-opera

Gardiens de la galaxie (concept-art 1)

Concept-art pour Les gardiens de la galaxie.

Les Gardiens de la galaxie de James Gunn termine la Phase 2 avant l'apothéose Avengers 2: Age of Ultron et même si des éléments rattache les différents projets (on pense aussi bien aux sphères évoquées à la fin de Thor The Dark World qu'à Thanos qui se dévoile plus largement avec la voix de Josh Brolin), le film de James Gunn réussi à avoir une identité bien propre dans un univers Marvel très cloisonné et parvenant souvent maladroitement à garder des volets non-reliés (tout le problème d'un film comme Iron Man 2, premier film à réellement avoir été construit dans l'optique Avengers). James Gunn a réussi à faire le meilleur film de la Marvel Cinematic Universe en faisant un film totalement dénué de super-héros. Les personnages ne sont pas des héros mais des sortes de mercenaires. Peter Quill est un petit voleur kidnappé par des aliens plus ou moins cannibales (et bleus par la même occasion) dans les années 80 et n'ayant que pour seul repère terrien un walk-man avec une cassette remplie de tubes. Gamora est une tueuse dont la famille a été décimé par le fameux Thanos et élevé par lui. Drax le destructeur a vu sa famille se faire décimer également. Quant à Rocket Racoon et Groot ils forment un duo de contrebandiers improbables avec un raton-laveur génétiquement modifié toujours avec une arme dans la main et le dernier d'une espèce d'arbre qui ne peut dire que "Je s'appelle Groot!"

Gardiens de la galaxie (affiche 2)

Une équipe de bras cassés qui aurait pu ne pas fonctionner au box-office et pour cause, ces personnages sont inconnus pour bons nombres de fans de Marvel voire du grand public. De plus, l'enjeu était d'autant plus complexe que le film se situe dans le space-opera, genre au combien risqué et nécessitant une tenue visuelle irréprochable. Si elle n'est pas impliqué directement dans la production, Disney n'en était pas à sa première tentative dans le space-opera et chacune avait raté le coche (que ce soit Le trou noir ou John Carter, deux oeuvres réhabilitées depuis). Avec Les gardiens de la galaxie, le carton a été plein dépassant même Captain America: The Winter Soldier(2014) aux USA. Quant à la bande-originale, elle s'est vendue comme des petits pains à cause de la compilation, cette dernière servant bien le film puisqu'elle évoque aussi bien des souvenirs à Peter Quill mais s'insère très bien dans l'action du film. L'utilisation des chansons n'est donc en rien arbitraire. D'un point de vue visuel, Les gardiens de la galaxie est certainement le film le mieux réalisé de la Marvel Cinematic Universe et réussi à faire accepter des personnages entièrement réalisés en CGI et n'ayant plus grand chose d'artificiel donc. Ce que n'avait pas réussi George Lucas avec sa prélogie Star Wars.

Gardiens de la galaxie (concept-art 3)

Concept-art des Gardiens de la galaxie.

Lucas est également présent dans les influences de Gunn avec Les aventuriers de l'arche perdue (1980), cité moult fois par interview et dans le film échange la sphère dans un point particulier avant de devoir fuir de manière explosive: "(Ce film) a une place très importante dans ma vie, et nous avons beaucoup analysé sa séquence d'ouverture au moment de tourner la nôtre. Mais ironiquement, la première ébauche du script signée Nicole Perlman rendait déjà hommage à Indiana JonesLes Gardiens de la galaxie a été pensé dès le départ comme un divertissement dans la droite lignée des films que Spielberg et Lucas nous ont donné à la fin des 70's et au début des 80's" ***. Une influence notable et que se ressent dans le ton terriblement fun du métrage. Et surtout pour d'illustres inconnus voire outsiders, Les gardiens de la galaxie peuvent désormais se damner d'être connu sur la planète Terre.

Avengers Age of Ultron: Avant les heures sombres...

The Avengers: Age of Ultron : Photo

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Concept-arts représentant Quicksilver (Aaron Johnson) et Scarlet Witch (Elisabeth Olsen) pour Avengers 2.


 

Notes: De préférence à lire après avoir vu le film.


 

Après avoir abordé des contrées bien plus originales avec Les gardiens de la galaxie de James Gunn, le MCU revient aux fondamentaux avec un film somme avec tous ses petits Avengers. Joss Whedon a eu de grosses difficultés sur ce film, lui-même s'avouant épuiser. En cause aussi, un trop plein de personnages à gérer: "Le film était vraiment un challenge pour moi, être certain que tous les personnages aient une véritable intrigue et ne pas réaliser, à un moment, oh, il faut aussi s’occuper de lui. Je voulais vraiment qu’ils fassent tous partie de l’histoire, qu’ils soient tous égaux. Être sûr qu’aucun n’est délaissé et qu’ils aient tous de quoi travailler."  Initialement prévu comme la conclusion de la Phase 2, ce sera finalement Ant Man en juillet prochain qui aura cette tâche même si Age of Ultron s'impose comme une conclusion plus légitime et surtout annonce les événements qui vont suivre dans la Phase 3. Dans un premier temps on peut voir que les opinions changent de plus en plus au sein du groupe. 

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Concept-art d'Avengers 2.

Tony Stark veut à tout prix trouver un moyen d'éviter aux Avengers d'intervenir en créant des armées de robots et dans son génie inconscient de lancer la bombe Ultron (changement radical puisque dans les comics c'est une invention d'Hank Pym aka le premier Ant Man). De l'autre, Captain America et Thor ont bien du mal à être d'accord avec ses idéaux et tout cela annonce l'inévitable Captain America: Civil War qui sortira en mai prochain. L'idée d'une nouvelle équipe d'Avengers avec Captain America et Black Widow n'est pas non plus anodin à cela. D'ailleurs, Whedon a la bonne idée d'insérer des personnages héroïques ne faisant pour l'instant pas parti des Avengers, afin d'installer une cohésion légitime. War Machine et Faucon sont donc de l'aventure, le premier plus longtemps que le second néanmoins. Thor entrevoit également que le pire risque d'arriver à Asgard, anticipant les événements de Thor Ragnarok. Sans compter la scène post-générique montrant Thanos avec le gant de l'infini (celui avec toutes les pierres) annonçant ni plus, ni moins que l'inévitable Avengers: Infinity War. Comme Thanos était présent dans le final d'Avengers, il était presque logique de le retrouver dans Age of Ultron. Le film met davantage en scène certains de ses personnages plus mineurs, à l'image de Black Widow et Hawkeye.

Avengers 2 (concept-art Vision)

 

Vision se dévoile.

Vilains petits canards du précédent opus, ils prennent plus d'importance, Whedon dévoilant aussi bien les origines de l'espionne russe que le statut dans la société de l'archer. Par ailleurs, le ressort comique de Jeremy Renner permet au personnage de sortir du monolithisme. Les aventures de Hulk sont ironiquement laissées en suspens et ce malgré un beau développement. Un éventuel Planet Hulk pourrait se faire mais ce n'est clairement pas à l'ordre du jour. Etant donné que c'est un super-héros très apprécié, il est toujours étonnant que Marvel n'arrive pas à en montrer plus avec. Le risque d'un film cher? Certainement. Compliqué? Aussi. Intéressant? Indéniablement, mais encore faut-il que ce soit bien amené. Quant aux nouveaux personnages ils tirent leur épingle du jeu à l'image de Vision et Scarlet Witch. Il est néanmoins dommage que Whedon doit systématiquement revenir au fan-service en alignant les références à des films à venir (le passage d'Andy Serkis au combien inutile), mais aussi de faire parfois trop dans le bourrin histoire d'assumer son cahier des charges. Néanmoins, le film réussi à être un peu mieux écrit qu'Avengers et ce n'est pas un mal.


 * http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/L-histoire-secrete-de-Shane-Black-De-Au-revoir-a-jamais-a-Kiss-Kiss-Bang-Bang-les-annees-noires-3719256) 

** Propos recueillis dans: http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Trois-mois-avant-sa-sortie-Thor-2-a-besoin-de-reshoots-3810799

*** Propos recueillis dans Mad Movies numéro 273 (Avril 2014).

4 Propos recueillis dans: http://www.melty.fr/the-avengers-l-ere-d-ultron-joss-whedon-avec-un-super-heros-de-plus-ma-tete-aurait-explose-exclu-a403640.html

5 Propos recueillis dans: http://www.ecranlarge.com/films/news/937071-the-avengers-l-ere-d-ultron-a-ete-un-cauchemar-pour-le-realisateur-joss-whedon

Autre source: http://www.allocine.fr/film/fichefilm-193108/secrets-tournage/

24 avril 2015

Sommaire de T à chiffres

T

Le tableau


Tais-Toi !
Taken,  
Take Shelter
Tamara

Le Tambour
Tango et Cash
Taram et le chaudron magique
Tarantula !
Tarzan

Tarzan Korkusuz Adam
Tatie Danielle
Le Tatoué
Taxi, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4, New York Taxi

Taxidermie
Taxi Driver
TC 2000

Tchao Pantin
Team America

Ted
Tell Tale

Témoin Muet
T'Empêches Tout le Monde de Dormir !
Les temps modernes

Tendre Dracula
Le Terminal
Terminator, Terminator 2:Le jugement dernier, Terminator 3:Le soulèvement des machines, Terminator Renaissance
Terminator 2 Spectres A Venise
Terror Trap

Le Testament d'Orphée
Tetsuo The Iron Man Tetsuo The Bullet Man
Thank you for smoking
The Thaw

There Will Be Blood
The ThingThe Thing (2011)
Thirteen
This is it


Thor, Thor The Dark World
Thriller-A Cruel Picture
Tigerland
Le Tigre Sort Ses Griffes

Tin Toy
Titan AE
Titanic
Titanic 2
Titeuf le film
Toi et Moi... Et Duprée
Tokyo Godfathers
Tokyo Girl Cop
La Tombe
Le tombeau des lucioles
Le Tombeur de ces Demoiselles
Tombstone
Tom et Jerry Les Meilleures Courses Poursuites

Tonnerre de Feu
Tonnerre sous les tropiques
Les Tontons Flingueurs
Toolbox Murders
Tootsie
Top Gun
Les tortues ninjaLes tortues ninja 2Les tortues ninja 3TMNT,  
Torture
The Tortured
The Torturer
Total Recall,  Total Recall(2012)
Touchez pas au Grisbi
La tour infernale
Tout ce qui brille

Tout le monde il est beau Tout le monde est gentil
The town
The Toxic Avenger
Toy Story, Toy Story 2, Toy Story 3

Traffic
Train


Training day
Trainspotting
Traitement de Choc
Trance


Transformers, Transformers 2 la revanche, Transformers 3 la face cachée de la Lune
Le transperceneige (film)
Le transporteur, Le transporteur 2, Le transporteur 3
La Traque des Nazis
La Traversée de Paris

La traversée du temps
The Tree of Life
Tremors 2
Le trésor de la lampe perdue
Triangle
Le Triangle du Diable

Troie
Troll 2

The Troll Hunter
Tron Legacy
True Grit
True Lies
The Truman Show
Tucker


Les Tueurs de L'Espace
Tueurs nes
The Tunnel
Tu Peux Garder Un Secret

Turbo
Turistas
Turkish Bruce Lee
Turkish Jaws
Turkish Rambo
Turkish Rocky
Turkish Star Trek
Turkish Star Wars, Turkish Star Wars 2
Turkish Superman
Twilight chapitre 1 fascination
, Twilight chapitre 2 tentation, Twilight chapitre 3 Hésitation
Twin Peaks Fire walk with me

U

Ultra Vixens
Un Air de Famille
Un amour de coccinelleLe nouvel amour de coccinelle, La coccinelle à Monte Carlo, La Coccinelle Revient
Un Chien Andalou
Undead Or Alive
Un Drôle de Paroissien

Une Balle dans la Tête


Une Epoque Formidable
Une Femme Disparaît
Une histoire vraie
Une Vie Moins Ordinaire
Un fauteuil pour deux

Un Flic
Un Flic A La Maternelle
Un Homme et son Chien
Un Indien Dans La Ville
Universal Soldier


Un jour sans fin
Un Justicier Dans La Ville 2Le Justicier de New York Le Justicier Braque les Dealers
Un long dimanche de fiançailles
Un monde parfait

Un monstre à Paris
Un Nommé Cable Hogue

Un Papillon Sur L'Epaule
Un poisson nommé Wanda

Un Prince A New York
Un prophète
Un Seul Deviendra Invincible 2, Un Seul Deviendra Invincible 3
Un Taxi Pour Tobrouk

The Untold Story
Un Tramway Nommé Désir
The Underdog Knight


L'Univers et ses MystèresA la recherche d'amas cosmiques, L'Etoile de la Mort, Guerres SpatialesPulsars et QuasarsDix moyens de détruire la Terre, Tombés de L'Espace, Une Autre Terre, Stopper L'Armageddon, Sexe Dans L'Espace, Au Bord de l'espace, Phénomènes Cosmiques, Visages Extraterrestres, La Vitesse de la Lumière, La Fin de la Terre, Saturne et ses Anneaux, A la recherche de la vie extra-terrestre, Le Soleil L'Etoile Mystérieuse, Eclipse Totale, Sept Merveilles du Système SolaireEnergie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, Science Fiction Fait Scientifique, Matière Noire et Energie Sombre, Le secret des sondes spatiales, Voyage dans le Temps      

Unstoppable
Unthinkable
Urban Legend
Urotsukidoji La Légende du Démon,  ,  

V

V pour vendetta
Vacances à Hawaï
La Vache et le Prisonnier
Vahsi Kan
Valentine's day

Valhalla Rising Le Guerrier Silencieux
La Vallée
La Vallée de Gwagi
Valse avec Bachir
La Valse des Pantins

Les valseuses
Vampires
Vampires (2010)
Vampire vous avez dit vampire?, Vampire vous avez dit vampire 2, Fright night
Van Helsing
Le Veilleur de Nuit
Vendredi 13, Vendredi 13 chapitre 8 L'Ultime Retour, Jason Va En Enfer,  Jason X
La Vengeance de l'Aigle


La verite si je mens, La verite si je mens 2, La vérité si je mens 3
Versus L'Ultime Guerrier
Very Bad TripVery Bad Trip 2


The Victim
Vidocq


La vie de Brian
La Vie des Autres
La Vie Est Belle (1948)La Vie Est Belle
La vie est un long fleuve tranquille

Vie et Légende d'Anne Frank
Viens Chez Moi J'Habite Chez Une Copine
La Vierge de Nuremberg
La Vie Secrète de Jeffrey Dahmer
Le Vieux Fusil

Vijayendra Varma-Power of an Indian
Le Village des Ombres
Vincent
The Vindicator

Violette Nozière
Vipère Au PoingVipère Au Poing (2004)
Virgin Suicides
Les Virtuoses
Virus Cannibale


Les Visiteurs;
Visitor Q


Vol 93
Vol au dessus d'un nid de coucou
Volcano

Le Voleur d'Arc En Ciel
Volt
Volteface
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Voyage Au Bout de L'Enfer

Voyage au centre de la Terre
Le voyage de Chihiro
Le Voyage Fantastique
Les Voyages de Gulliver (1939)
Le Voyeur

W

Waking Sleeping Beauty
The Wall (album et film)
Wallace et Gromit Une grande excursion, Wallace et Gromit Un Mauvais Pantalon, Wallace et Gromit Rasé de près, Wallace et Gromit Le mystère du lapin-garou
Wall-e
Wall Street, Wall Street 2: L'argent ne dort jamais

Wanted choisis ton destin
The Ward
WarGames
Warrior
Wasabi
Watchmen

Waterworld
Wayne's World, Wayne's World 2
Welcome to the Jungle
Wendigo
When we were kings
Where The Dead Go To Die 

The White Zombie


Wilderness
Wild Wild West
Willow
W. L'Improbable Président
Wolf Creek
Wolfman
World Trade Center
World War Z
The Wrestler
Wyvern

X

X Men, X Men 2, X Men 3 l'affrontement final, X Men Origins Wolverine, X Men First Class The Wolverine,  
XXXXXX 2 The Next Level

Y

Yamakasi
Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde 
Y a t-il un pilote dans l'avion
Les Yeux de Julia
Les Yeux du Désir
You're next

Z

Z
Zero Dark Thirty
Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle
La Zizanie
Zodiac
Zombi 3
Zombie Diaries 2


Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon
Zombie Lover
Zombies Anonymous
Zombies Of Mass Destruction
Zookeeper


Zontar La Chose de Vénus

Chiffres

Deux heures moins le quart avant JC
Les Deux Visages de Christie
Two Lovers
3 Enfants Dans Le Désordre
3H10 Pour Yuma


Trois Jours A Vivre 2
3 Mighty Men
3 Zéros
Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent

Quatre Garçons dans le Vent
Quatre mariages et un enterrement
La quatrième dimension le film
Five Across The Eyes
Le cinquième élément


La 7ème Cible
Les 7 Grands Maîtres de Shaolin
Les 7 Momies
Les sept samouraisLes sept mercenaires
7venty 5ive
8 mm
Le Huitième Jour

Neuf mois ferme
Les 10 Commandements
Les 12 Salopards

Twelve years a slave
Le 13eme guerrier


21 Jump Street 
La 25ème heure
28 jours plus tard, 28 semaines plus tard
30 Jours de Nuit 2
La 36ème Chambre de Shaolin
36 Quai des Orfèvres
40 ans toujours puceau

99 F
100 Feet

100 Tears
Les 101 dalmatiens
127 heures
187 Code Meurtre

300,  
Les Quatre Cents Coups

1001 pattes
1941
1984 (Anderson), 1984 (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace

2001 Maniacs 2001 Maniacs Field Of Screams
2012
2012 Supernova
2019 Après la Chute de New-York
10000

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Sommaire de P à S

P

Le Pacha
Pacific rim
Le pacte des loups
Le Pacte du Sang
Pain and gain
Pale Rider

Panic Room
Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, Quand l'inspecteur s'emmêle, Le retour de la Panthère Rose, Quand la Panthère Rose s'emmêle, La malédiction de la Panthère Rose, A la recherche de la Panthère Rose
Paperman
Papillon
Paprika
Papy Fait de la Résistance
Paranoiak
Paranormal ActivityParanormal Activity 3

ParaNorman
Pardonnez-Moi
Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier
Le Pari
Paris
Paris by Night of the Living Dead

Paris Je T'Aime
Le ParrainLe Parrain-2ème partie, Le Parrain 3
Partly Cloudy
The Party
Partysaurus Rex
Pas de printemps pour Marnie
La Passion de Jeanne d'Arc
La Passion du Christ
Patrick


Paul
Payback
Paycheck
Pearl Harbor
Pearl Jam Twenty
Peggy Sue s'est mariée
Pendez-Les Haut Et Court


People
Les Pépées font la loi
Percy Jackson le voleur de foudre

Perdus dans l'Espace
Le Père Noël Contre Les Martiens
Perfect blue
Le Péril Jeune
Persepolis

Persona
Peter et Elliott le dragon
Peter Pan
La Petite Boutique des Horreurs
La petite sirene
Petit Massacre Entre Amis
Les petits mouchoirs
Le Petit Vampire
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles
Le Peuple de l'Enfer
Peur Bleue

Peur sur la Ville
Phantom Of The Paradise
Phantoms
Le Phare du Bout du Monde
Phenomena
Philadelphia
Philosophy of a Knife
Phone game
Pi
Piège à Hong Kong
Piege de cristal, 58 minutes pour vivre, Une journee en enfer, Die Hard 4 retour en enferDie Hard 5 

Piège Mortel à Hawaï, Return to the Savage Beach
Pinocchio
Le Pion
Piranha 2 Les Tueurs Volants, Piranha 3D
Les Pirates bons à rien mauvais en tout
Pirates des CaraÏbes: La malédiction du Black Pearl, Le secret du coffre maudit, Jusqu'au bout du monde, La fontaine de Jouvence
La Piscine
Pitch Black, Les chroniques de Riddick Riddick Dead Man Stalking
The Place beyond the pines
La plage


Plan 9 From Outer Space
La planete au tresor
La planète des singes (1968), Le secret de la Planète des singes, Les évadés de la Planète des singes, La Conquête de la Planète des Singes, La planète des singes(2001), La Planète des Singes Les Origines
La Planète Fantôme
Planète Interdite
Platoon


Le plus beau métier du monde
Pocahontas
Point Break
Pokémon le film
Le Pôle express
Police Academy

Police Fédérale Los Angeles
Polisse
Poltergeist

Pompoko

Le Pont (2008)
Le Pont de la Rivière Kwaï
Pontypool
Ponyo sur la falaise


Porcherie
Porco Rosso
Braddock Portés Disparus 3

Poséidon
Possession
Postal
Postman
The Poughkeepsie Tapes

Pouic-Pouic
Pour 100 Briques T'As Plus Rien !
Pour Qui Sonne Le Glas
Pour une poignee de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le bon la brute et le truand


Predator, Predator 2, Predators
Predictions
Prends Ta Rolls... Et Va Pointer !


Presque celebre
Le prestige

Presto
Présumé Coupable
Prête-Moi Ta Main
Pretty Woman
Primal
Primale
Le prince d'Egypte
Prince des Ténèbres

Prince of Persia les sables du temps
La princesse et la grenouille
Princesse Mononoké
Priscilla folle du désert
Prison (1988)
Prisoners
Prisonniers du temps

Le professeur FoldingueLa famille Foldingue
Le professionnel
P.R.O.F.S
Le Projet Blair Witch
Projet X
Les promesses de l'ombre

Promotion canapé
Le Proviseur
Psychose
Public Enemies
Le Pull-Over Rouge
Pulp Fiction
The Punisher (1989), The PunisherPunisher War Zone

Purana Mandir
Purple Rain
Push
Pusher, Pusher 2Pusher 3
Python

Q

Le Quai des Brumes
Quand l'Embryon Part Braconner
Quand les aigles attaquent
Quand les Dinosaures Dominaient le Monde
Quand les nazis filmaient les ghettos
Queen Kong
Que la Bête Meure
Qui veut la peau de Roger Rabbit?
Quizz Show

R

The Rage
La Rage du Tigre
Raging Bull
The Raid,  
Rain Man
Les Raisins de la Colère

Les Râleurs Font Leur Beurre
Rambo, Rambo II La mission, Rambo III, John Rambo
Rampage
Rango
Rashomon
Raspoutine Le Moine Fou
Ratatouille

Ratman
Razorback
Real Steel
Re-Animator
Rebecca
Rec, Rec 2
Red Red 2
Redline


Red's dream
Red Water
The Reef
Regain
La Règle du Jeu
La reine des neiges
La releve


Rencontres du Troisième Type
Renaissance
Le Repaire du Ver Blanc
Reportages de Guerre Diviser Pour Régner

Reptilicus
Les Reptiliens
Requiem for a dream
Requiem pour un massacre

Les Rescapés de Sobibor
Rescue Dawn
Resident Evil, Resident Evil Apocalypse, Resident Evil ExtinctionResident Evil Afterlife
Resurrection County

Retour à la fac
Le Retour des Morts-Vivants
Retour vers le futur, Retour vers le futur 2, Retour vers le futur 3
Retroactive

La Revanche de la Créature
La Revanche de Pinocchio
La Revanche des Mortes Vivantes
La Révolte des Triffides
Les Révoltés de l'An 2000

Ricky Bobby roi des circuits
Le rideau dechire
Les Ripoux
Risky Business
Le Rite
Les rivieres pourpres, Les rivières pourpres 2
road trip
Robin des Bois
Robin des Bois prince des voleurs
Robin Hood
Robocop, Robocop 2, Robocop 3


Le Robot des Glaces, L'histoire de Trunks
Robot Jox
Robot Monster
Robots 2000 Odyssée Sous-Marine
Robo Vampire
Robowar
Rock (1996)
Rock academy
Rock Aliens

Rock of ages
Rocky,  Rocky 2, Rocky 3 l'oeil du tigreRocky 4, Rocky 5Rocky Balboa


Le Roi des Cons

Le Roi Lion
Les rois du désert

Les Rois Mages
Rollerball (1975), Rollerball(2002)
Roméo et Juliette
Les Rongeurs de l'Apocalypse
Rosemary's Baby
R.O.T.O.R.


La Route
La route d'Eldorado


Rox et Rouky
Le royaume de Ga'Hoole-la legende des gardiens
Rubber
Rue Barbare
La Ruée Vers L'Or


Les Runaways

Running Man
Rush

S

Sacré Graal
Sacré Robin des Bois
Le Sadique à la Tronçonneuse
Sailor et Lula

Le Saint (1997)
Le Saint de Manhattan
Le salaire de la peur
Salo ou les 120 Journées de Sodome
Saludos Amigos, Les trois caballeros
Salvage
Samuraï Cop
Samourais
San Antonio
Sanctum


Santa Sangre
Sarkozy vampire des médias
Sars Wars Bangkok Zombie Crisis
Saute mouton
Sauvez Willy

Savages
Savulun Battal Gazi Geliyor
Saw
Saw 2Saw 3Saw 4Saw 5Saw 6 
Scanners, Scanners 2
Scarface
Scary Movie, Scary Movie 2, Scary Movie 3, Scary Movie 4 Scary Movie 5

 Le Schpountz
Les Schtroumpfs
La Science des Rêves

Scooby doo, Scooby doo 2
Scott Pilgrim vs the world
Scourge
Scrapbook
Scream, Scream 2, Scream 3, Scream 4
The secret

Le Secret de Kelly-Anne
Le secret de la pyramide
Le Secret du Lac Salé
The Secret life of Walter Mitty

La Secte Sans Nom
Sectes Enfants Sous Emprise
Le Seigneur des anneaux, Le Seigneur des anneaux (1978), The Hobbit: Un voyage inattenduLa désolation de Smaug 
Le sens de la vie
Le Sens du Devoir
Les sentiers de la perdition
Le Septième Voyage de Sinbad
Serial Noceurs

Série Noire 
Le Serpent

Serpico
Se Souvenir des Belles Choses
Seul au monde


Seven
Sexcrimes, Sexcrimes 2
Shadow
Shakma
Shank
Shaolin Contre Mantis


Shark Attack-Alerte Aux Requins, Shark Attack 3
Shark In Venice
Sharktopus
Shark Zone
Shaun of the dead
She Creature
Sheitan

Shérif Fais-Moi Peur
Sherlock Holmes
Sherlock Holmes Attaque L'Orient-Express
Shine a light
Shining
Shoah

Shocking Asia
Shoot'Em Up
Showgirls
Shrek, Shrek 2, Shrek le troisième, Shrek 4 il était une fin 
Shutter Island
Sidekicks
Signes
Le Silence des Agneaux, Hannibal, Hannibal Lecter Les Origines du Mal
Le Silence Qui Tue
Silent Hill
Silent Running
Les Simpson Le Film
Sin City 


The Skeptic
Slaughtered Vomit Dolls
Sleepy Hollow
Slice
Slugs

Small Fry
Small Soldiers
Snake eyes
Snuff 102
The Social Network
La soif du mal

Soldier
Soleil Rouge
Soleil Vert
Solitaire

Someone's Knocking At The Door
Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
SOS Fantomes, SOS Fantomes 2
La Soupe Aux Choux
Source Code
La souris
Les Sous-Doués passent le bac
Sous le Signe du Scorpion


Le sous sol de la peur
Southland Tales
South Park le film
Space Cowboys
Space Jam


Spanish Movie
Spartacus
Spartatouille
Spawn
Speed 2 Cap sur le Danger
Speed Racer
Spider Man, Spider Man 2, Spider Man 3, The Amazing Spider man 
Spiders
Spider Web
Spirit l'etalon des plaines
Spirit Trap
Splice

Spring Breakers
St Jacques La Mecques

Stag Night
Stake Land
Stalingrad


Stand By Me
Starcrash Le Choc des Etoiles

Stargate
Starko
Starman
Starship TroopersStarship Troopers 2
Starsky et Hutch
Star Runners Les Convoyeurs de L'Espace
Star Trek le filmStar Trek II La colère de Khan Star Trek III A la recherche de Spock, Star Trek IV Retour sur TerreStar Trek V L'ultime frontièreStar Trek VI Terre InconnueStar Trek Premier contactStar Trek Star Trek Into darkness
Star Wars-episode I la menace fantôme, Star Wars-episode II l'attaque des clones, Star Wars The Clone Wars, Star Wars-episode III la revanche des sith, Star Wars-episode IV la guerre des étoiles, Star Wars-episode V l'empire contre attaque, Star Wars-episode VI le retour du jedi Star Wars Holiday Special

 


Stauffenberg L'Attentat
Story of Ricky
La stratégie Ender

Street Dance 2
Street Fighter
Streetfighter La Rage de Vaincre
Strike Commando, Strike Commando 2
Striptease
Stuck Insitinct de Survie
Sucker Punch
Sueurs froides
Sugarland Express
Sulfures

Summer Wars
Sunshine
Super (2011)
Super 8

Supercroc

Superflic Se Déchaîne
Supergrave
Super Heros Movie
Superman (1978)Superman 2Superman 3, Superman 4, Superman ReturnsMan of steel

,
Super Mario Bros

Super Noël, Hyper Noël
Super Shark
Supervixens
Sur la piste du Marsupilami
Sur la route de Madison
Sur mes levres


Le survivant
Survivant(s)
Les Survivants

Les Survivants de L'Infini
Surviving Evil
Suspiria
Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street
Sweet Sixteen
Le Syndicat du Crime, Le Syndicat du Crime 2Le Syndicat du Crime 3

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Sommaire de K à O

K

Kaboom
Karate Kid (1984), The Karate Kid (2010)
Karate Tiger Le Tigre Rouge,  Karate Tiger 2
Ken Le Survivant (1986), Ken Le Survivant, Hokuto No Ken La Légende de Toki,  Hokuto No Ken L'Ere de RahoShin Hokuto No Ken

Ken Park 
Kick Ass Kick Ass 2 Balls to the wall
Kickboxer
Le Kid
Kiki la petite sorcière
Kill Bill
The Killer
Killer CrocodileKiller Crocodile 2
Killer Joe
Killer Shark
Kill For Love
The Killing Of Satan
The Killing Room

Killing Them Softly
Kinatay
King Cobra
Kingdom of heaven
King Kong(1933), King Kong (1976), King Kong 2, King Kong(2005), King Kong contre Godzilla King Kong Revient
The King Of New York


Kiss Kiss Bang Bang
Klaus Barbie Sur les Traces d'Un Criminel
Knick Knack
Komodo
Kramer contre Kramer
Kronos Le Conquérant de L'Univers


Kung-Fu Kid
Kung Fu Panda 2
Kung Pow Enter The Fist
Kuzco l'empereur megalo

L

Le Labyrinthe de Pan
Lacombe Lucien
LA Confidential
Le Lagon Bleu
La haut

Lake Placid Final Chapter
Landru
Les Langoliers
Lara Croft Tomb Raider, Lara Croft Tomb Raider le berceau de la vie
Les Larmes du Soleil
Last Action Hero

Lastikman
The Last man on Earth
The Last Stand
Le Lauréat
Laurel et Hardy en Croisière
Lawless
Lawrence d'Arabie


La leçon de piano
Lectures Diaboliques
Legend
La legende de Beowulf


Léon
Le Libertin
Life of Pi
La ligne rouge
La ligne verte
Lilo et Stitch

Lincoln
La Liste de Schindler
Little Big Man
Little Miss Sunshine


Le livre de la jungle (1942)Le livre de la jungle (Disney)
Le livre d'Eli
Le Locataire


La loi et l'ordre
Les lois de l'attraction
Lolita

The Lone Ranger
Long Time Dead
Long Weekend
Looper
Lord of war
Lost Highway
Louise Michel
Le loup de Wall Street
Le loup garou de LondresLe loup garou de Paris

Lovely Bones
Lucky Luke Daisy Town, Lucky Luke (1991), Lucky Luke


Les Lumières de la Ville
La Luna
Luxo Jr

M

Mac et Moi
La Machine A Explorer Le Temps

The Machine Girl
Maciste contre les Hommes de Pierre 
Madagascar, Madagascar 2


Madame Irma
Mad Max, Mad Max 2, Mad Max au dela du dome du tonnerre
Mad Monkey Kung-Fu
Mad Mutilator
The Magdalene Sisters
Le magicien d'Oz,  
Magic Kid
Magic Mike

Le magnifique
Magnolia
La main au collet
La Main Rouge du Diable
La Maison de Cire

Mais Où Est Donc Passée La 7ème Compagnie, On A Retrouvé La 7ème Compagnie
Mais qui a tue Harry
Mais qui a tué Pamela Rose

La Maison du Docteur Edwardes
Le Maître d'Ecole
Le maitre de guerre
Les Maîtres de L'Univers
Les Maîtres du Temps

La MalédictionLa Malédiction Finale, 666 La Malédiction
La Malédiction des Hommes-Chats
La Malédiction des Whateley
Maléfiques
Malibu High
Mamà

La Maman et la Putain
Maman J'Ai Raté L'Avion, Maman J'Ai Encore Raté L'Avion 
Mamma Mia !
The Man From Earth
The man from nowhere

Maniac (2013)
Maniac Cop
Maniac Trasher
Man on fire
Man on the moon
Manos The Hands Of Fate

The Manson Family


Marathon Man
La Mariée Etait En Noir
La Marque

Marquis de Sade-Justine
Mars Attacks
Mars Un Monde Aquatique

Martyrs

Mary et Max
Mary Poppins
The Mask

Ma sorcière bien aimée
Le masque de Zorro
La Légende de Zorro
Masques

Massacre A La Tronçonneuse (1974), Massacre A La Tronçonneuse 2, Massacre A La Tronçonneuse (2003), Massacre A La Tronçonneuse Le Commencement

The master
Ma Super Ex
Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Revolutions
La Mauvaise Education
Mauvaises Fréquentations

Ma Vache et Moi
Ma vie avec Liberace
Ma Vie Est Un Enfer
Max et les Maximonstres

Maximum overdrive
Max Payne


Megan Is Missing
Mega Shark Vs Giant Octopus, Mega Shark Vs Crocosaurus, Mega Python Vs Gatoroid
Megasnake
La Meilleure Façon de Marcher
Mein Kampf

Melancholie Der Engel
Mélodie Cocktail
Mélodie du sud
Memento
La memoire dans la peau, La mort dans la peau, La vengeance dans la peau


Menace 2 Society

Men In Black, Men In Black II, Men In Black 3
Mensonges d'Etat
Menteur menteur
Le Mépris
Merlin l'enchanteur
Mes meilleures amies
Mes meilleurs copains

Le Messie du Mal
Le Météore de la Nuit
Metropolis
Meurtre à Hollywood

Meurtre au Soleil
La meute
Miami Vice
Michel Vaillant
Micmacs a tire larigot
Midnight Express
Midnight Meat Train
Millenium le film

Millennium actress
Miller's Crossing
Million Dollar Baby
Mimic 2
Minority Report


Miracle sur la 8ème rue

Le Miroir A Deux Faces
Les Misérables (1958)
Misery
Miss Daisy et son Chauffeur
Mission Evasion
Mission Impossible, Mission Impossible 2, Mission Impossible 3MI Ghost Protocol

Mission to Mars
Mississippi Burning
The Mist
Moi Christiane F. 13 ans droguée prostituée
Moi moche et mechant

Moi Tintin
La momie, Le retour de la momie, La Momie la tombe de l'empereur dragon
La Momie Aztèque contre le Robot

Mon Beau-Père Et Moi
Le monde de Narnia-Chapitre I le lion la sorcière blanche et l'armoire magique, Le monde de Narnia-Chapitre II Le prince Caspian,
Le monde de Narnia L'odyssée du passeur d'aurore

Le monde de Nemo
Le Monde Perdu (1925)
Les mondes de Ralph


Les Mondes Futurs

Les mondes perdus au cinéma
Mondo CaneMondo Cane 2
Mondwest
Mon Nom Est Tsotsi
The Monolith Monsters
Mon oncle

Monsieur Verdoux
Monsters
Monsterwolf
Le Monstre Vient de la Mer
Les Monstres de L'Espace
Monstres et cieMonstres Academy
La Montagne Sacrée
Mon voisin Totoro
Moon

Moontrap
Moonwalker
Morse, Let me in
Mortal KombatMortal Kombat Destruction Finale
La Mort au Large
La mort aux trousses
La Mort Etait Au Rendez-Vous
La Morte Vivante
Mort Ou Vif
Mort subite

Les Morts-Vivants
Mosquito
The Mother
Mother's Day


La Mouche NoireLe Retour de la Mouche, La Malédiction de la Mouche, La moucheLa Mouche 2
Moulin Rouge
Mr Brooks
Mulan
Mulberry Street

Mulholland Drive
Multiple Maniacs
Munich
The Muppets
Le Mur de l'Atlantique
The Murderer
Murders In The Zoo

Murder Loves Killers Too
Music Box
My Soul To Take
Le Mystère Andromède
Le Mystère de Vénus
Mystic River

N

Naissance d'une nation
Nathalie Dans L'Enfer Nazi
The Necro Files
Ne le dis à personne

Né Un 4 Juillet
Never Foget
Neverland
Never Let Me go
Never Say Never
New York 1997Los Angeles 2013
New York ne répond plus


Night and day


Night of the Demons
Niki Larson
Nikita
Nine
Nine Dead


Ninja Assassin
Le Ninja Blanc
No Country for old men
Les noces funebres
Les noces rebelles
Notorious Big

Notre ami le rat
N'Oublie Pas Ton Père Au Vestiaire
Nous Sommes La Nuit
Le Nouveau Jean-Claude
Le nouveau monde
Les Nouveaux Barbares
Nouvelle Cuisine
La nouvelle voiture de Bob
Nude Nuns With Big Guns
La Nuit de la Mort
La nuit des morts vivants, Zombie, Le jour des morts vivants, Land of the dead, Diary of the dead
La Nuit des Traquées

La Nuit des Vers Géants
La Nuit du Chasseur
Nuit et brouillard
La nuit nous appartient
Les Nuits Avec Mon Ennemi
Numero 9

O

Oblivion
Obsession
Ocean's eleven
Octaman
L'Oeil de Vichy

L'oeil du mal
Les oiseaux
Old boy
Oliver et compagnie
Omar M'A Tuer
On a volé la cuisse de Jupiter

Once Vatan
On L'Appelle Catastrophe
Only God Forgives
Open Range
Open Water En Eaux Profondes, Dérive Mortelle

Opération espadon
Orange mécanique

Orcs
L'ordre et la morale


L'Orphelinat
Oscar (film)
OSS 117 Le Caire nid d'espion, OSS 117 Rio ne répond plus


The Other Guys
Outland Loin de la Terre
Out of Africa

Out of the furnace
Outrage (2010)
Outreau-L'Autre Vérité
Ouvert 247

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Sommaire de G à J

G

Gacy
Gainsbourg(vie heroique)

Galaxy Quest
The Game

Gandahar
Gandhi
Gangs of New York
Gangster Squad


Garou-Garou Le Passe Muraille
The Gate 2

Gatsby le magnifique (2013)
Gazon maudit
Le géant de fer
Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Gendarme Se Marie, Le Gendarme et les ExtraterrestresLe Gendarme A New YorkLe Gendarme En BaladeLe Gendarme et les Gendarmettes

Génération Perdue
George de la jungle
Get Carter
Ghost
Ghost Dog
Ghost in the shellInnocence
Ghost RiderGhost Rider 2
Ghosts of Mars
The Ghost Writer
Ghoulies 2, Ghoulies 3
The Giant Claw
GI Joe
The Gingerdead Man

The Girl Next Door (2007)
The Girl with the dragon tattoo
Gladiator
Glen or Glenda

Goal 2 la consécration
Godspeed
Godzilla (1954)Le Retour de Godzilla, Godzilla Vs Megalon, Godzilla
Goemon The Freedom Fighter
Goldorak contre Great Mazinger
Gomorra


Good Morning England


Les Goonies
Gorgo

Goshu le Violoncelliste
Le Goût des Autres
Grace
Le Grand Bazar
Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire
Le Grand Chemin
La grande course autour du monde

Les Grandes Gueules
Les Grandes Vacances
La Grande Vadrouille
Le Grand Restaurant
Le Grand Sommeil
Le Grand Tournoi
Gran Torino

Gravity
The Green Elephant
Green Lantern
Green Zone
Gremlins, Gremlins 2 la nouvelle generation
The Grey
Greystoke La Légende de Tarzan

Les griffes de la nuit, La Revanche de Freddy, Les Griffes du Cauchemar, Freddy chapitre 5 L'Enfant du Cauchemar, Freddy 6 L'Ultime Cauchemar, Freddy 7 Freddy Sort de la Nuit
Le Grinch
Grindhouse
La Guerre des Boutons (1961), La Guerre des Boutons (2011)
La guerre des mondes(1954), La guerre des mondes(2005)


La guerre des Rose
Les Guerriers de la Nuit
Guinea Pig: Flowers of Flesh and Blood, Devil's Experiment


H

La Haine
Halloween, Halloween 2, Halloween 3, Halloween 4Halloween 5, Halloween 6Halloween 20 Ans Après, Halloween Resurrection, Halloween (2007), Halloween 2 (2008)
Hancock

Hanuman and the Five Kamen Riders

Happiness Therapy
Happy Feet
Hard Rock Zombies
Harpoon

Harry Potter A L'Ecole des Sorciers, Harry Potter et la Chambre des Secrets, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter et la coupe de feu; Harry Potter et l'ordre du phénixHarry Potter et le prince de sang mêlé, Harry Potter et les reliques de la mort


Hatchet 2
Haute Sécurité
Haute Tension
Heartless
Heartstopper
Heat
HellboyHellboy 2 les legions d'or maudites

Hell Comes To Frogtown
Hell Driver
Hellraiser 3
The Help


Hercule


Hercule A New York
Hercule et Sherlock
Hereafter
Les Héritiers du Docteur Mengele

Héroïnes
Héros
Hibernatus
Hidden, Hidden 2
Hierro

High Fidelity

Highlander, Highlander Le Retour, Highlander 3, Highlander EndgameHighlander The Source

High School Musical (saga)
Highwaymen La Poursuite Infernale
Histeria

Hitcher, 

Hitman

Hitman le Cobra
Hobo with a Shotgun
The Hole
Hollow man


L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée
L'Homme de l'Ouest

L'homme de Rio
L'homme des hautes plaines
L'Homme des Vallées Perdues
L'homme orchestre
L'Homme Puma
L'Homme Qui Murmurait A L'Oreille Des Chevaux
L'Homme Qui Rétrécit

La Honte de la Jungle
Hook
Hope and Glory
La horde
La Horde Sauvage


Horribilis


Horror Cannibal, Horror Cannibal 2
Hors de controle

 (la cave de Borat)
Hors la loi
Horton
The host
HostelHostel Chapitre 2 
Hôtel du plaisir pour SS
Hôtel Rwanda
Hot Fuzz
Hot Shots !,  


House of Bones
Howard the duck
Hugo Cabret
HulkL'incroyable Hulk
Humains

Hunger games Hunger games L'embrasement
Hurlements, Hurlements 2
Hush en route vers l'enfer
Hyper Tension 2
Hypnose
Hysterical

I

I comme Icare
Il Etait Une Fois Le Bronx
Il Etait Une Fois Dans L'OuestIl était une fois en Amérique
Il Etait Une Fois En Chine, Il Etait Une Fois En Chine 3
Il Etait Une Fois Le Cosmos
Il Était Une Fois... Louis de Funès
Il faut sauver le soldat Ryan


L'Île de la Terreur
L'Île des Morts-Vivants
L'Île Inconnue
L'Île Mystérieuse

L'Illusionniste
I love you Phillip Morris
Ils
Ilsa la Tigresse du Goulag
Ils sont fous ces sorciers

L'immortel
Les immortels
L'impasse
Impitoyable
The Impossible

L'Impossible Monsieur Pipelet
Incassable
Inception
L'inconnu du Nord Express
Les incorruptibles
L'incroyable voyage 2 à San Francisco

Incubus (1966)
Independence Day
L'Indestructible

Les Indestructibles
Indigenes

L'Inévitable Catastrophe
Infection
Les Infidèles
Les infiltres
The Informant
Inglourious Basterds


Innocent Blood
Insane
Insanitarium
Inseminoid
Inside Man
Insidious


L'Inspecteur Harry, Magnum Force, L'Inspecteur ne Renonce Jamais, Le Retour de l'Inspecteur Harry, L'Inspecteur Harry Est La Dernière Cible 
Inspecteur La Bavure

International Guerillas


Intolérance
Into The Wild
Intouchables

L'invasion des profanateurs de sépultures, L'Invasion des Profanateurs, Body Snatchers, Invasion (2007)
Invasion Los Angeles
L'Invasion vient de Mars
Invictus
The Invisible Man

I Robot
Iron Man, Iron Man 2, The Invincible Iron Man Iron Man 3
Irréversible

The Island
I Spit On Your Grave (1978)I Spit On Your Grave 2
It Came From Hollywood
It Waits

J

J'ai Rencontré Le Diable
Jackass 3D
Jack Brooks Tueur de Monstres
The Jacket
Jack FrostJack Frost (1996)
Jackie Brown
Jack le chasseur de géants
Jack L'Eventreur Partie 1, Jack L'Eventreur Partie 2
Jackpot

Jack Reacher
James Bond:  James Bond contre Dr No, Bons baisers de RussieGoldfinger, Opération tonnerre, On ne vit que deux foisCasino Royale (1967), Au service secret de sa Majesté, Les diamants sont éternelsVivre et laisser mourirL'homme au pistolet d'orL'espion qui m'aimait, MoonrakerRien que pour vos yeux, OctopussyJamais plus jamais, Dangereusement Vôtre, Tuer n'est pas jouer, Permis de tuer, GoldenEyeDemain ne meurt jamaisLe monde ne suffit pas, Meurs un autre jour, Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall
James et la pêche géante
Le Jardin du Mal
Jarhead
Jason et les Argonautes
JCVD
Jean de Florette, Manon des Sources
Jean-Philippe
J Edgar
Jennifer's body

Jerry Maguire
Je Suis Moche et J'Emballe

Je suis timide mais je me soigne
Je suis une légende
La Jetée

Le Jeu de la Mort
Jeu D'Enfant
, Chucky 3 

Jeune et jolie
La Jeune Fille et la Mort
La Jeunesse Sous Hitler, La Jeunesse Sous Hitler Episode 3La Jeunesse Sous Hitler Episode 4, La Jeunesse Sous Hitler Episode 5
Jeux Interdits
je Vais Bien Ne T'En Fais Pas

J'irai Cracher Sur Vos Tombes
John Carter
Johnny S'En Va-T-En Guerre
John Wayne et les Cowboys


Le Joli Coeur
Josey Wales hors la loi
Josie et les pussycats
Le joueur d'échec
Le jour d'apres
Le Jour de la Bête

Jour et Nuit
Le Journal d'Anne Frank
Le Jour Où La Terre S'Arrêta
Le Jour Où La Terre S'Arrêta (2008)
Jours de tonnerre
Judge DreddDredd
Le Juge et l'Assassin
Jugement A Nuremberg


Jumeaux


Jurassic Park, Le monde perdu-Jurassic Park, Jurassic Park 3
Jurassic Shark
Jusqu'en enfer

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Sommaire de D à F

D

D4 Mortal Unit
La dame en noir
Damien La Malédiction 2
Danger Diabolik !

Danny the dog
Dans la brume electrique
Dans la ligne de mire
Dans La Peau De John Malkovich

Dans l'eau... Qui fait des bulles !
Dans les Griffes du Vampire
La Danza de la Realidad
Daredevil,  
Dark City
Dark Country

The darkest hour
DarkmanDarkman 2Darkman 3
Dark Shadows
Darling
D.A.R.Y.L.

Da Vinci Code
Daylight
Day Of The Animals
De battre mon coeur s'est arrêté
Dead Girl
The Deadly Spawn
Dead Man's Shoes
Dead Meat

Dead or Alive
The Dead Outside
Dead Silence
Dead Zone
Death Bell
Death Note
Death Sentence


Death Warrior
Décapité
La déchirure

Deep Evil Menace Extraterrestre
Deep Impact
Defendor
Déjà vu


De l'autre côté du périph
Délivrance
De L'Ombre A La Lumière
De Mein Kampf A L'Holocauste L'histoire du Nazisme
Dementia 13
Demineurs
Les Demoiselles de Rochefort
Demolition Man

Demons
Le Dentiste
Le Dentiste 2
Les dents de la mer, Les dents de la mer 3, Les dents de la mer 4 La Revanche,  Cruel Jaws (Les dents de la mer 5)
De Nuremberg à Nuremberg
Le dernier des mohicans
La Dernière Femme sur Terre
La Dernière Maison sur la Gauche (1972), La Dernière Maison sur la Gauche (2009)
Le dernier exorcisme
Le Dernier Pour La Route
Le Dernier Roi D'Ecosse

Le dernier samaritain
Le dernier tango de Paris
De rouille et d'os
The descendants
The Descent, The Descent Part 2

Desperate Living
Des Serpents Dans L'Avion
Destination Finale, Destination Finale 2, Destination Finale 5
Des Zombies dans l'avion

Détective Dee
Détour Mortel 3
Détour Mortel 4
Devil
The Devil Inside
Devil Seed
Le Diable S'Habille En Prada

La Dialectique Peut-Elle Casser Des Briques
Le Dictateur
The Dictator
Didier
Digby le plus grand chien du monde

Digimon le film
Digital Man
Le diner de cons
Dingo et Max

Dinocroc
Dinosaure
Dinosaur From The Deep
Dinoshark
Dirty Dancing
Disaster Movie

Disco
Le discours d'un roi
Disjoncte
District 9
Django Unchained
Djinns
Dobermann
Dr Jerry et Mister Love

Doghouse
Dogma
Dog Pound
Domino
Don Camillo MonseigneurDon Camillo En Russie
Donkey Punch
Dolly Dearest


Donnant Donnant
Donnie Darko
Don't Be Afraid of the Dark
Don't Look Up
Doom

Dorothy
Double Détente
Double Team
Dracula (1992)
Dracula mort et heureux de l'être
Dragon Ball The Magic Begins, Dragonball Evolution


Dragon L'Histoire de Bruce Lee
Dragons
Dragons Forever
Dread

Dreamcatcher
Dream Home
Drive
Driven
Le drole de noel de Scrooge
Duel
Dumb et Dumber
Dumbo
Dune
Dupont Lajoie
Dying Breed

E

Eaux Sauvages
Easy rider
Ebola Syndrome
Echec et Mort
L'échelle de Jacob
L'échine du diable
Eden Lake
Edward aux mains d'argent
Ed Wood

Eegah
L'effaceur
L'Effet Papillon


Elephant Man
L'elite de Brooklyn
Elle Est Trop Bien
Elmer Le Remue Méninges

El Topo

Elysium
Emmanuelle, La Revanche d'Emmanuelle
L'Emmerdeur (2008)
L'Emmurée Vivante
Empire du soleil
En cloque mode d'emploiThis is 40
L'Enfant Sauvage

Les enfants loups Ame et Yuki
L'Enfer des Zombies
L'enfer du dimanche
Ennemi d'Etat 
Ennemis Rapprochés

En QuarantaineEn Quarantaine 2
Entre les murs
L'epreuve de force
Eragon
Eraserhead
Erin Brockovich seule contre tous
Espace Détente
Esprits Rebelles

L'esquive
Essential Killing
Esther
L'Etalon Italien
L'Eté Meurtrier
Eternal sunshine and the spotless mind
ET l'extraterrestre
L'Etrange Créature du Lac Noir
L'etrange histoire de Benjamin Button
L'étrange noel de monsieur Jack
L'Etrangleur de Boston
L'Eventreur de New York
L'Evadé d'Alcatraz
Les Evades


Evil Bong
Evil Dead, Evil Dead 2, Evil Dead 3-L'armee des tenebres The Evil Dead 


Exam
Excalibur
Excalibur l'épée magique


Exorcismus
L'exorciste, L'Exorciste 2 L'Hérétique, L'Exorciste 3L'Exorciste Au Commencement
L'expansion de l'univers est-elle infinie
Expendables, Expendables 2


The Experiment
Exterminator
L'Extra Terrestre
Extra Terrien
Eyes Wide Shut

F

Le fabuleux destin d'Amelie Poulain
Face A La Mort, Face A La Mort 2, Face A La Mort 3


The Faculty
Fahrenheit 451
La Faille
Faites Sauter La Banque
La Famille AddamsLes Valeurs de la Famille Addams
Fanboys

Fanfan la tulipe (2003)


Fantasia, Fantasia 2000
The Fantastic Four
Fantastic Mr Fox
Le Fantastique Homme Colosse
Fantômas, Fantômas Se Déchaîne, Fantômas contre Scotland Yard

Le Fantôme de l'Opéra (1925)
Le Fantôme du Bengale
Fantomes contre fantomes
Fargo
Fast and Furious,  2 Fast 2 FuriousFast and Furious Tokyo DriftFast and Furious 4,  Fast and Furious 5Fast and Furious 6,  
Fatale
Faster Pussycat ! Kill ! Kill !
Les Faucheurs
Faust-Une Légende Allemande

FeastFeast 2
Les Feebles
Felon
la Femme Guêpe
La Femme du Boulanger
Les Femmes de ses Rêves
Fenetre sur cour

La Ferme de la Terreur
La ferme se rebelle
Festen
Fido
Fievel et le nouveau monde
Fight Club
Fighter
La Fille du Puisatier
Les fils de l'homme
Le Fils de Rambow
Final Fantasy Les créatures de l'esprit

La fin des temps
The First Men in the Moon
Fitzcarraldo
Flash Gordon

Le Fléau
Le flic de Beverly Hills, Le flic de Beverly Hills 2Le flic de Beverly Hills 3
Le flic de San Francisco

Flic Ou Zombie
Flight
Flight Plan
Flubber
The Flying Saucer

Fog
La Folie des Grandeurs
Folle d'Elle
La folle journée de Ferris Bueller
Forever Young
Forrest Gump
For the birds

Fortunat
Le Fou de Guerre
The Fountain
Fous d'Irene
Les Fous du Stade


Les Français L'Amour et le Sexe Les Préliminaires et les Positio

Frankenhooker

Frankenstein (1931)Frankenstein s'est échappéL'Empreinte de Frankenstein
Frankenweenie, Frankenweenie (2012)
Frayeurs
Freaks La Monstrueuse Parade
Freddy Contre Jason
Le Frelon vert (2010)
French Connection


Frères de Sang
Frissons D'Outre Tombe
Fritz The Cat
From Hell

From Paris with love
Frontière(s)
Fucking Kassovitz

Le fugitif
Les Fugitifs
Full Contact
Full Metal Jacket
The Full Monty
Funérailles D'Enfer
Funny Games, Funny Games U.S.
Funny People
La Fureur de Vaincre, Fist of Legend La Nouvelle Fureur de Vaincre
La Fureur de Vivre
La Fureur du Dragon 
Furyo

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Sommaire de A à C

A

A Bout de Souffle
A bout portant
A la Recherche du Bonheur
A L'Est D'Eden
A L'Intérieur

A Louer


A Propos d'Henry
A Serbian Film
A toute epreuve
Abandonnée
L'Abime des Morts Vivants
Abominable
Abyss
Les Accusés
Ace Ventura detective chiens et chats, Ace Ventura en Afrique
Across the Universe


Adieu Poulet
L'Adversaire


L'Affaire Dominici
Affamés
Les affranchis

After.Life


L'agence tous risques
A.I.
Aigle de Fer
L'Aile Ou La Cuisse

Ainsi Va La Vie Hommage A Annie Girardot
Air Force One

Akira
Aladdin, Le retour de Jafar, Aladdin et le roi des voleurs
Alarme Fatale
Albator le film
Ali

Ali Baba et les 40 Voleurs
Alice au pays des merveilles(Disney), Alice au pays des merveilles(Burton)
Alien, Aliens, Alien 3, Alien la resurrectionPrometheus
Alien 2 Le Monstre Attaque
Alien Abduction Night Skies
Alienator

Alien Cargo
Alien Invaders
Alien VS Alien
Alien Versus Ninja
Alien VS Predator, Alien VS Predator Requiem
All the boys love Mandy Lane
Allumeuses !

Always
Amadeus
L'amant
Amen
Amer
Amer Béton
L'américain
The American
American Beauty
American Gangster
American History X


American Ninja 
American PieAmerican Pie 2American Pie 3
American Psycho, American Psycho 2


American Trip

 
Amistad
Amityville La Maison du DiableAmityville 2 Le Possédé, Amityville (2005)
L'Amour Extra Large
L'Amour Violé
Anaconda Le Prédateur
Anastasia


Les Anges Gardiens
Animal kingdom
Anna M.
Anonymous


Antarctic Journal
Antichrist
Apocalypse 2024
Apocalypse now(redux)

Apocalypto
Apollo 13
Appelez-Moi Dave
Apportez-Moi La Tête D'Alfredo Garcia
L'apprentie sorciere
Arac Attack
Argo
Les aristochats
Armageddon


L'arme fatale, L'arme fatale 2, L'arme fatale 3, L'arme fatale 4
L'armee des 12 singes
L'armee des morts
L'Armée des Ombres
L'arnacoeur
Arrete moi si tu peux
Arrête Ou Ma Mère Va Tirer !
The Arrival

Arthur et les minimoys
The Artist
L'As des As
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
Les associés
Astérix Le GauloisAsterix et Cleopatre, Les 12 travaux d'Asterix,  Astérix et le Coup du Menhir, Astérix et les Vikings, Astérix et Obélix contre César, Astérix et Obélix: Mission Cléopatre, Asterix aux jeux olympiquesAstérix et Obélix: Au service de sa majesté
Atlantide l'empire perdu
Atome La Clé du Cosmos
Atome Le Clash des Titans
Atome L'Illusion de la Réalité
Atomic College
Attack From Space
Attack of the Puppet People


L'attaque de la Moussaka Géante
L'Attaque des Sangsues Géantes
Au-Delà du Réel
L'auberge espagnole, Les poupees russesCasse tête chinois
L'Auberge Rouge (2007)

L'aube rouge, L'aube rouge (2009)
Au Coeur de la Voie Lactée
August Underground, August Underground Mordum, August Underground Penance
Au Nom de Tous les Miens
Au nom du père
Au Revoir Les Enfants

Auschwitz Premiers Témoignages
Austin PowersL'espion qui m'a tirée, Goldmember
Autant en emporte le vent
Les Autres
Aux Portes de l'Enfer
Avalon

L'Avare
Avatar
Avengers
L'Aventure C'Est L'Aventure
L'aventure intérieure

Les aventures de Bernard et Bianca, Bernard et Bianca au pays des kangourous
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin
Les Aventures de Pinocchio
Les Aventures de Rabbi Jacob
Les aventures de Tintin-Le secret de la Licorne, 
Les aventures du Baron de Munchausen
Les Aventures D'Un Homme Invisible

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Les aventuriers de l'arche perdue, Indiana Jones et le temple maudit, Indiana Jones et la derniere croisade, Indiana Jones et le royaume du crane de cristal
Les Aventuriers du Système Solaire
L'Aveu
L'Avion de L'Apocalypse
Azur et Asmar

B

Babel
Babe le cochon devenu berger, Babe un cochon dans la ville
Lady Blood
Babylon AD
Baby Sitting Jack Jack

Bad BoysBad Boys 2
Bad Guys
Badi
Bad Lieutenant, Bad Lieutenant Escale à la Nouvelle-Orléans


Bad Taste
Bad Teacher
Le baiser mortel du dragon

Bait
Balada Triste De Trompeta
Bambi
Bangkok Adrenaline

Bangkok Haunted
Banglar King Kong
Bang Rajan 2
Banlieue 13 Les banlieusards
Barbie La Magie de la Mode
Barb Wire


Barry Lyndon

Basic Instinct, Basic Instinct 2
Basil detective prive
Basket Case
La Bataille d'Angleterre

La Bataille de Stalingrad
Batman, Batman le defi, Batman Forever, Batman et Robin, Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises, Batman contre le fantôme masqué, Subzero, Superman Batman Apocalypse, Batman Under The Red Hood
Bats 2 La Nuit des Chauves-Souris
Battle Los Angeles
Battle Royale, Battle Royale 2 Requiem
Battleship


Le Bazaar de L'Epouvante
Bear
Le Beau-Père
Les beaux gosses


Bedevilled


Beetlejuice
Begotten
Beignets de Tomates Vertes

La Belle Américaine
La belle au bois dormant
La Belle et la Bête (1946)La belle et la bete (1991),  
La belle et le clochard


Ben-Hur
Beowulf
Bernie (film)


La Bête de la Caverne Hantée
La Bête Humaine
Les Bidasses S'En Vont En Guerre, Le Retour des Bidasses en Folie
Bienvenue à Gattaca
Bienvenue à Zombieland
Bienvenue Chez Les Ch'tis
Big
Big Boss


Big Fish


Big Mamma 3
Birdy
Bitch Slap
Bitten
Black Book
Black Christmas (1974)
Black Death


Black Past
Black Rain
Black Swan
Black Water
Blade (1997)Blade 2Blade Trinity
Blade Runner
Blair Witch 2 Le Livre des Ombres
Blanche Neige et les 7 nains Blanche Neige le plus horrible des contesMirror mirror Blanche Neige et le chasseur
Blindness
Le Blob Danger Planétaire, Le Blob
Blood Creek
Blood Feast
Blood Freak
Bloodsport 2, Bloodsport 3 Bloodsport 4 The Dark Kumite
Blow out
Blue Holocaust
Blue Jasmine
Les Blues Brothers
Blue Valentine
Blue Velvet

Bodyguard
Boire et déboires
Le Bonheur Est Dans Le Pré
Le Bon La Brute et le Cinglé
Boogie Nights
Borat (le film, pas moi)

Borderland
Le Bossu de Notre Dame
Boudu
Bouge !


Le boulet
Bound
The Box


Braindead
The Brain Eaters
Le Bras de la Vengeance

Brave
Braveheart
Brazil
Brazilian Star Wars
Breakfast Club
Bronson
Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Les Bronzés 3
Brothers
Bruce Lee et ses Mains d'Acier


Bruce Lee L'Homme et sa Légende
Bruce Tout-puissant, Evan Tout-Puissant
Bruce Lee Vs Gay Power
Bruiser
BTK
Bubbles Galore
Le bûcher des vanités
Buried
Burn-e
The Butcher (2007)

C

C'est Arrivé Près de Chez Vous
La cabane dans les bois
Le Cabinet du Docteur Caligari


Ca-Il Est Revenu
Caligula
Calme Blanc

 
Camille redouble
The campaign
Camping


Le canardeur
Cannibal Ferox
Cannibal HolocaustCannibal Holocaust 2
Le Capitaine Cosmos
Capone
Captain America (1979), Captain America (1990), Captain America First Avenger Capitaine Fracasse


Captifs
Captivity
Cargo
Carnage
Carnage(2011)
Les Carnets Secrets de Nuremberg
Carnival of Souls

Carnosaur, Carnosaur 2, Carnosaur 3
Carrie au Bal du Diable
Cars, Cars 2
Casablanca
Casino
Casper

Catwoman
Le Caveau de la Terreur
Caved In
Le Cave Se Rebiffe
Cendrillon
Le Cercle Des Poètes Disparus
Le cercle-The RingLe cercle-The Ring 2

Certains l'aiment chaud
Le Cerveau
Le Cerveau de la Planète Arous
Le Cerveau Qui Ne Voulait Pas Mourir
Ces Garçons Qui Venaient du Brésil
La chair et le sang
The Challenge

Chambre 1408
La Chambre des Morts
Chantons Sous La Pluie


Charlie et la chocolaterie
Charlie mon héros
Les Charlots contre Dracula
Les Charlots en Folie A Nous Quatre Cardinal !
Les Charlots Font L'Espagne
The Chaser
Le château ambulant
Le chateau dans le ciel
Le chateau de Cagliostro

Le Château de la Terreur
Chatroom
Chérie j'ai rétréci les gosses, Chérie J'Ai Agrandi Le BébéChérie nous avons été rétrécis
Cherry 2000
Cheval de guerre
La Chèvre
Chicken Little
Chicken Run
Chien de flic
Le Chien des Baskerville
Les Chiens de Paille
Le Chinois, Le Chinois Se Déchaîne


Chloé

Le choc des titans(1981), Le choc des titans(2010)La colère des titans
Chopper
Les Choristes

La Chose à Deux Têtes
La Chose D'Un Autre Monde
Christine
Christmas Evil
Chromosome 3
Chronicle
C.H.U.D.
La chute de Berlin
La chute du faucon noir

Le cirque
La cite de la peur


Citizen Kane

Le Clandestin
Class 1984


Les clefs de bagnole
Le Clitoris ce cher inconnu
Clones

Cloud Atlas
Cloverfield
Les Clowns Tueurs Venus D'Ailleurs

Le Cobaye, Le Cobaye 2
Cobra le film

Cocktail

Coco
Cold Prey 2
, Cold Prey 3
Collateral
The Collector, The Collection

La Colline A Des Yeux, La Colline A Des Yeux 2
Colombiana

Le Colosse de Rhodes
The Colossus of New York
Coluche L'histoire d'un mec

Combats de Maître
Commando

Comment se faire virer de l'hosto
Les Compères
La Comtesse
Conan le barbare, Conan Le Destructeur, Kalidor La Légende du Tasliman, Conan (2011)
Confession d'une accro du shopping
The conjuring
La Conquête
Contagion


Les Contes de Terremer
Les Contes de la Nuit
Le Continent des Hommes-Poissons

Le Continent Oublié
Control

Le convoyeur
Copland

Coquin de printemps

Coraline

Le Corbeau
La corde

Le Corniaud

Cosmopolis
La couleur pourpre
The counselor
Coup de tete

Coup de Torchon
Coups Pour Coups

La Course A la Mort de l'An 2000
La course au jouet 
Cours Privé
Cowboys and Aliens
Cowboy Bebop le film
Le Crabe Tambour

Cradle Of Fear
Le crapaud et le maître d'école
Crash
The Crawling Eye

C.R.A.Z.Y
Crazy Heart
Crazy Kung-Fu
Crazy stupid love
Creance de sang
La Création
Créatures célestes
Creepozoids
Creepshow


Le Cri du Hibou
Le crime etait presque parfait
La Crise
Critters, Critters 2, Critters 3, Critters 4
Crocodile 2
Crocodile Dundee,  
The CrowThe Crow 3 Salvation
Cruising

Crying Freeman
Cube Zero
La Cuisine Au Beurre
Cujo
Cyborg
Cyborg Conquest
Cyclone (1978)
Cyrano de Bergerac

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Sommaire des séries, livres et jeux

Série TV

La quatrième dimension saison 1

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

American Horror Story saison 1

AngelAngel saison 1 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Batman:  Batman Naissance D'Une Légende (la cave de Borat),  (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Boardwalk Empire:  Boardwalk empire saison 1Boardwalk empire saison 2 Boardwalk empire saison 3

 (intégrale)

Buffy contre les vampires: Buffy contre les vampires saison 1Buffy contre les vampires saison 2, Buffy contre les vampires saison 3,  Buffy contre les vampires saison 4, Buffy contre les vampires saison 5Buffy contre les vampires saison 6Buffy contre les vampires saison 7

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Code Quantum

 (la cave de Borat) 

 (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Cowboy Bebop

 (la cave de Borat) 

Dead Set

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les Envahisseurs

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Fringe: Fringe saison 1, Fringe saison 2, Fringe saison 3, Fringe saison 4 Fringe saison 5

 (la cave de Borat)

Game of thrones saison 1

La gifle

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Hannibal (série)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

,  (la cave de Borat)

Heroes saison 1

 (la cave de Borat)

House of cards: 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Métal Hurlant Chronicles

Mildred Pierce

 (la cave de Borat) 

Le Muppet Show

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

The Pacific

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Parade's end

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les piliers de la terre

Pokemon

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

Rambo Le Dessin Animé (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Robocop la série (pilote)

Rome (l'intégrale)

Sarah Connor's Chronicles (saison 1)

 (la cave de Borat)

Les Simpson: Les Simpson saison 1, Les Simpson saison 2, Les Simpson saison 3, Les Simpson saison 4,  Homer Like A Rolling Stone

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

Sons of anarchy:  Sons of anarchy saison 1Sons of anarchy saison 2 Sons of anarchy saison 3

 (la cave de Borat)

South Park:  Cartman a une sonde anale, Volcano (South Park), South Park Is Gay

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Star Wars Clone Wars

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Top of the lake

 (la cave de Borat)

Twin Peaks (série)

 (la cave de Borat)

Under the dome

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

The Walking Dead: The Walking Dead pilote, The Walking Dead saison 1

 (la cave de Borat)

Livres 

Batman Year one

Le bleu est une couleur chaude

The Crow (livre)

The Dark Knight Returns

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Dragon Ball (manga)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

GTO

Happy Rock

L'homme sans peur

Je suis une légende (roman)

The Killing Joke

 (la cave de Borat)

Moins que zéro

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Tintin: Tintin au pays des sovietsTintin au CongoTintin en Amerique, Les cigares du PharaonLe lotus bleu

 (la cave de Borat)

Le transperceneige (BD)

Ultimates: Ultimatum

Un long halloween

Wanted

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 (la cave de Borat)

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Jeux-vidéo

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Rayman Origins

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La terreur surgit du désert (bonus du film Tarantula !)

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Coup de gueule sur le cinéma américain et français:

Hommage à Jean Giraud: Blueberry est orphelin

Hommage à Marc Alfos: Russell Crowe laissé sans voix

Hommage à Tony Scott: The man on fire was died

Hommage à Michael Clarke Duncan: Vous ne le confondrez plus avec le café

Hommage à Francis Lax: Han Solo reste sans voix

Hommage à Ray Harryhausen, le génie des effets spéciaux

Hommage à James Gandolfini: Un Soprano a perdu sa voix

Hommage à Richard Matheson: La légende de Richard Matheson

Hommage à Georges Lautner: Un tonton s'est fait flinguer...

Hommage à Paul Walker: Parti trop vite...

Hommage à Edouard Molinaro: Une folle s'en est allée

Hommage à Peter O'Toole: Lawrence part vers des contrées lointaines dépassant les mille et une nuits...

Hommage à Phillip Seymour Hoffman: Le Comte a atteint son compte à rebours

Hommage à Harold Ramis: Les SOS Fantômes perd un de ses membres phares

Hommage à Alain Resnais: Le plus BDphile des cinéastes s'en est allé

Hommage à Micheline Dax: Kermit a perdu sa Miss Peggy

Hommage à Bob Hoskins: Eddie Valiant s'en est allé voir les toons

Hommage à HR Giger: Un xénomorphe en moins

Hommage à Anthony Goldschmidt:  Afficheur pour toujours

Hommage à Eli Wallach: Le plus grand des truands

Cannon (hommage à Menahem Golan): Le bis en manque de Cannon

Hommage à Robin Williams: O Capitaine mon capitaine s'en est allé vers d'autres contrées

Hommage à Joe Cocker: Cuvée so beautiful to me

Hommage à John Hughes: Cuvée Hughes together, Hughes forever

Hommage à Mike Newell: Cuvée lauréate

Age of Avengers

Les Avengers vont devoir faire face aux frasques de Tony Stark...

Avengers 2 (affiche géante concept-art)

Plus scénariste que réalisateur, Joss Whedon s'est retrouvé en 2012 avec un projet très imposant et charnière pour Marvel Studios: celui de réunir ses héros exploités dans cinq films auparavant à savoir Iron Man, Hulk, Black Widow, Thor, Hawkeye et Captain America. Succès colossal (on parle de plus d'un milliard de $ de recettes) et voici Joss Whedon créateur de séries dézinguées par les chaînes de télé (Angel supprimée par CW ne sachant pas quoi en faire, Firefly et Dollhouse sacrifiées par la Fox) devenir le big boss du Marvel Cinematic Universe. Le réalisateur participe activement à la Phase 2 et lance la misérable série Agents of Shield pour ABC. Si la série ne fait plus du tout d'audience, elle garde un certain statut auprès du public (par la publicité, son impact possible dans le MCU mais aussi auprès des jeunes) lui permettant de rester en place (cela aurait été une série bien moins chère et plus ambitieuse, elle aurait été supprimée dès la première saison). Et évidemment, Whedon se retrouve à la réalisation du second film réunissant la totalité des Avengers, Age of Ultron. Dès le départ, le réalisateur se trouve avec une difficulté: dans les comics, Ultron est une création d'Hank Pym aka le premier Ant Man. Or, ce personnage ne sera introduit que dans le dernier film de la Phase 2 du MCU sous les traits de Michael Douglas. Etant donné les difficultés supplémentaires du projet aujourd'hui avec Peyton Reed aux commandes, c'est finalement Tony Stark (Robert Downey Jr) qui sera à l'origine du robot impartial doublé par James Spader. Avengers : Age of Ultron arrive également à un moment charnière dans le MCU.

Avengers : L'ère d'Ultron : Photo Jeremy Renner

(attention spoilers) Suite aux événements de Captain America: The Winter Soldier des frères Russo, le SHIELD est en pièce suite à une infiltration massive de l'Hydra (organisation fasciste créée sur les restes du nazisme) et les rares pièces parvenant à sauver les meubles sont les Avengers, Nick Fury (Samuel L Jackson) et Maria Hill (Cobie Smulders). C'est donc dans un contexte noir que les personnages doivent faire face et la scène d'ouverture y va franco en dégommant de l'Hydra au petit-déjeuner. Même si on imagine bien que l'Hydra finira par revenir et certainement avec le Baron Zemo (qui sera incarné par Daniel Brühl) dans Captain America: Civil War l'an prochain, on peut dire que l'utilisation de l'organisation est limitée ici à du bourrinage sans queue, ni tête n'ayons pas peur des mots. ça pète, ça explose, Hulk (Mark Ruffalo) dégomme un tank, Iron Man explose des bonhommes, Captain America (Chris Evans) balance son bouclier, Hawkeye (Jeremy Renner) tire à l'arc, Black Widow (Scarlett Johansson) au pistolet... On ne peut pas dire que l'on fait dans le subtil mais c'est aussi à cela que l'on s'attend en regardant un film de ce genre, et bien plus que sur les autres films de la Phase 2. Surtout que quand on voit le premier film de Whedon, il faut bien avouer que l'on connaît la chanson. (fin des spoilers) Puis tout s'accélère très rapidement, même trop rapidement. ça piccole, Stan Lee balance son mythique "excelsior" et à peine Ultron crée c'est déjà le bordel. On a bien du mal à croire que le cheminement est aussi rapide ou en tous cas, le montage ne le met pas en valeur. On a l'impression qu'il faut tout montrer tout de suite, histoire de pouvoir enchaîner sur le reste.

Avengers : L'ère d'Ultron : Photo

A la rigueur pourquoi pas? Sauf que par la suite une excursion bien ricaine va durer très longtemps en comparaison. Pas que cela ne soit pas bénéfique à certains personnages (Hawkeye en est la preuve la plus flagrante), mais il aurait mieux fallu mettre en place Ultron plus lentement mais surement. Pareil pour le passage en Afrique du Sud avec Andy Serkis. Si le combat entre Iron Man et Hulk s'avère intéressant, tout ce qui se déroule avant avec Ultron et Serkis ne sert absolument à rien et ne sert qu'à introduire Serkis dans l'univers du MCU puisqu'il pourrait revenir dans Black Panther. Il est donc d'autant plus abérrant que certains spectateurs demandent à une version longue, étant donné que le film ne développe pas assez son début de film, mais accumule les longueurs par la suite par des scènes trop longues ou inutiles. Sinon comme pour le premier film, Whedon mise sur un mélange épique et d'humour, ce qui marche assez souvent (les passages en rapport avec le Mjolnir valent leur pesant de cacahuètes, comme un running gag) ou s'avère peu subtil (faut voir Bruce Banner tombant la tête dans le décolleté de Black Widow! L'humour à la Marvel comme souvent bien gras!). Le dernier quart d'heure est évidemment constitué de bourrinage en puissance, mais la mise en scène ne change pas de beaucoup de blockbusters même si Whedon s'en sort pas mal. Preuve en est ce plan-séquence à 360° avec tous les héros en action plus ou moins utilisé dans Avengers pour tous les avoir dans le champ.

Avengers : L'ère d'Ultron : Photo

Si vous voulez vraiment une séquence spectaculaire c'est bien celle entre Iron Man et Hulk, véritable moment jouissif où Banner déchaîné se retrouve face à un Stark pince sans rire (ce qui peut devenir un peu soulant par moments). Pour ce qui est de Quicksilver (Aaron Johnson), comme on pouvait s'y attendre, Whedon reprend le principe de ralentis de Bryan Singer dans Days of future past. Il fallait s'y attendre. Evidemment, Age of Ultron sent les prémices de Civil War, Thor Ragnarok et même Infinity War (le temps d'un caméo évidemment remarqué) à plein nez. Stark et Steve Rodgers semblent avoir de plus en plus de mal à s'entendre sur un grand nombre de points, preuve en est lors de l'arrivée de Vision. Quant à Thor (Chris Hemsworth), il est bien possible qu'un drame à Asgard puisse avoir lieu dans son troisième film à son effigie. On sent des tensions permanentes chez chacun et on sent qu'il va y avoir une explosion. Mais laquelle? Même si Civil War sera différent du récit initial (il n'y aura pas de Nitro ni de génocide mais sait-on jamais...), il y a fort à parier que les clans Rogers et Stark risquent de se mettre sur la tronche dans un New York en plein chaos et si Spider-man apparaît il y a fort à parier qu'il sera l'élément perturbateur du film (rappelons que dans la saga Peter Parker passe du clan Stark à celui de Cap). A voir en 2016. Quant aux personnages secondaires, ils sont un peu mieux développés. On avait senti une évolution chez Black Widow dans The Winter Soldier, on découvre le temps de visions insufflées par Scarlet Witch (Elizabeth Olsen) un passé assez trouble et violent. 

Avengers : L'ère d'Ultron : Photo Chris Evans, Chris Hemsworth

Sans compter que le personnage montre enfin de vrais signes de féminité, ce qui n'est pas un mal et lui donne une fragilité intéressante. Il était vraiment temps au bout de quatre films que le personnage évolue un petit peu, quitte à l'aborder d'un gros blockbuster avec ses camarades plutôt que dans un film individuel. Quicksilver est sympathique mais bien moins amusant que dans le dernier film de Singer, ce dont on pouvait s'y attendre. En revanche, Scarlet Witch est bien mieux utilisée, au moins pour ses visions. Celle de Captain America est assez mélancolique, permettant de voir encore une fois à quel point Rogers est un homme d'un autre temps et se retrouvant sans cesse à faire référence au passé. Même si son utilisation ne lui permet pas d'être encore une pleine femme d'action, ses pouvoirs sont assez bien utilisés dans l'ensemble. Hawkeye évolue quelque peu, se retrouvant enfin avec une utilisation émotionnelle à la limite parfois du fou-rire (faut voir Renner parlant tout seul pour s'en rendre compte!). Ce qui le rend déjà un peu moins monolithique que d'habitude. Quant à Hulk, il est évident que Marvel ne sait pas quoi faire avec les droits alors ils en profitent pour miser sur lui dans les Avengers. Autant dire que le personnage est toujours bien représenté, bien aidé par un Mark Ruffalo qui assure une nouvelle fois dans un personnage toujours assez complexe à aborder. Quant à Vision (Paul Bettany) il apporte une bonne surprise à la fois charismatique et mystérieux. Ultron laissera sur notre faim, plus menaçant par les hordes de robots qu'il envoie sur les robots que par le personnage lui-même. On ne comprend pas non plus très bien son but. On trouvera également agréable de voir certains personnages introduits dans la Phase 2 faisant leur apparition, même pour peu de temps à l'écran. Cela permet une cohésion dans le MCU. La musique de Bryan Tyler en revanche sent fort le réchauffé et peine à suivre le beau score d'Alan Silvestri.

Avengers : L'ère d'Ultron : Photo Aaron Taylor-Johnson

Un nouvel opus divertissant voire un peu plus scénarisé que son aîné, malgré des défauts notables par-ci, par-là.

22 avril 2015

La résurrection de l'Homme sans peur

Devenu aveugle et orphelin durant son enfance, Matt Murdock combat le crime en tant qu'avocat le jour et en costume la nuit pour arrêter la corruption qui règne à Hell's Kitchen...

Daredevil (affiche)

En mars 2003 sort Daredevil de Mark Steven Johnson, adaptation événement du super-héros Marvel popularisé par Frank Miller dans les années 80-90. Si le succès commercial est au rendez-vous il n'en reste pas moins que les chiffres sont décevants pour la Fox et les critiques sont très mauvaises (Ben Affleck se mangera même un beau Razzie Award des familles). Au lieu de mettre en place une suite, la Fox se met une épine dans le pied en lançant à la place un spin-off sur le personnage d'Elektra. Mais cette fois, au lieu de n'avoir QUE de mauvaises critiques (qui seront encore plus assassines et légitimes que pour Daredevil), Elektra se tape un flop au box-office pour le moins épique (plus de 56 millions de recettes totales pour un budget de 43 aie aie aie!). La franchise s'effondre d'autant qu'entretemps d'autant que les deux acteurs Bennie A et Jennifer Garner, mariés ensemble depuis, n'avaient certainement pas envie de remettre le couvert, lui attendant une reconversion à la réalisation pour arrêter de jouer dans des casseroles, elle pouponnant à raison tout en enchaînant quelques second-rôles (Juno par exemple). Le projet de reboot commence à être évoqué chez Fox vers 2009 et plusieurs réalisateurs se sont succédés notamment David Slade (qui laissera tomber pour réaliser le pilote d'Hannibal) et Joe Carnahan (pour une sorte de trilogie où l'on aurait navigué sur plusieurs décennies, un peu à l'image des récents films X Men). Mais la Fox ne fait aucun effort pour changer les choses (notamment pour ce qui est du budget comme de la classification) et perd les droits du Démon de Hell's Kitchen.

Daredevil (photo)

Un contre-exemple parfait au cas récent de Sony qui, tout en y perdant avec Spider-man dans le Marvel Cinematic Universe, reste dans le coup (une partie de la production du prochain film de Spidey pour 2017 est assurée par Sony). Pourtant Marvel Studios ne veut pas faire de film mais créer une série et si possible la ratacher à trois autres prévues pour les années suivantes (soit AKA Jessica Jones actuellement en tournage, Luke Cage et Iron Fist) dans un crossover géant d'une saison nommé The Defenders, le tout diffusé sur Netflix la plateforme d'abonnements qui commence sérieusement à se faire un nom depuis plusieurs années (House of cards et Orange is the new black sont nommés désormais aux Emmy Awards comme aux Golden Globes preuve de leurs importances). Drew Goddard, lieutenant fétiche de Joss "Mr Avengers" Whedon, est nommé showrunner avant de laisser sa place à Steven DeKnight (également connu de Whedon vu qu'il a collaboré avec sur les séries Buffy contre les vampires, Angel et Dollhouse), tout en gardant le poste de producteur exécutif. Le tout était de savoir sur quel ton la Marvel allait traiter Daredevil, héros violent si l'en est à rapprocher dans un sens du Punisher et certainement pas synonyme de héros à édulcorer (ce que faisait en soi le film de 2003, malgré des scènes très légèrement violentes et une photo très sombre). D'autant que d'habitude, Disney derrière oblige, les séries Marvel (soit Agents of Shield et Agent Carter) sont sur la network ABC et Netflix s'apparente davantage au câble américain, synonyme de plus grande liberté artistique, de langage et évidemment de violences.

Photo Charlie Cox, Rosario Dawson

Dès les premières minutes, le spectateur sait qu'il n'est pas face à du PG-13 et au grand dieu merci! Il y a ici une liberté de ton aussi bien dans la violence que dans la noirceur que vous ne retrouverez pas dans un film du MCU ou même dans les séries network de Marvel. Ce qui en fait pour l'instant le projet le plus adulte de la Marvel et c'est une réussite indéniable. Réussir à retranscrire aussi graphiquement les aventures de l'Homme sans peur n'était pas une mince affaire et la plupart des réalisateurs présents sur la série ont gagné ce pari. Les combats sont violents, très souvent saignants, les os craquent, les têtes tombent, les balles fusent, Matt Murdock n'est par ailleurs pas indestructible se faisant même soigner dès le second épisode, Wilson Fisk tue. Daredevil n'est pas Captain America, il ne cicatrise pas et revient in extremis, ainsi durant au moins trois épisodes, Murdock ne reprendra pas son costume. Les scénaristes dévoilent un héros faillible qui donne des coups mais s'en prend également énormément et dont les actes de justicier prennent des proportions énormes pour ce simple avocat aveugle. Pour ce qui est du passé de Murdock, il nous est raconté par petites scénettes servant de flashbacks tout au long de la saison. Alors que ce genre de séquences ressemble souvent à du cliché, ces éléments ont le mérite d'apparaître au bon moment comme des coupures nettes dans la narration. Un peu comme dans la bande-annonce où le personnage évoque ses pensées à travers des carrés. 

Ainsi certains passages montrent Matt avec la vue alors que dès l'introduction Matt subit son accident. Les scénaristes n'hésitent pas à aborder un personnage en particulier. (attention spoilers) Les deux premiers épisodes sont les plus émouvants puisqu'évoque directement le père Murdock, ce boxeur voulant à tout prix avoir l'amour de son fils alors qu'il a la mafia jusqu'au cou. En deux épisodes, les scénaristes réussissent à en faire un personnage fort au même titre que ceux de Man of steel avec Mr Kent. Sa mort n'en est donc que plus émouvante pour le spectateur, en tout cas bien plus que dans le film où la scène accumulait les ralentis foireux et une photo sombre cliché. Il y a une émotion palpable et digne de ce nom. Le septième épisode confronte à nouveau Murdock à ses origines puisqu'introduit le personnage de Stick maître d'arme du jeune Murdock après la mort de son père et lui ayant permis de devenir un combattant aguerri. Un personnage inexistant des adaptations (oui on peut aussi compter Elektra) qui permet à Scott Glenn de revenir avec un rôle fort, digne de son talent. Ce qui permet également le temps du plan final d'introduire la Main. Au vue du traitement de cette première saison, il y a des chances que l'organisation pouvant amener à l'introduction d'Elektra soit bien traité dans une seconde saison. Le problème étant qu'on ne sait pas forcément comment vont gérer Marvel et Netflix par la suite, vu qu'il faut également faire les trois autres séries. A voir l'an prochain.

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Alors qu'on pouvait penser que les flashbacks ne concernaient que Matt Murdock, il se trouve que des épisodes reviennent sur d'autres personnages de la série. Inévitablement, pour présenter le trauma psychologique qui conduit Wilson Fisk à être aussi brutal voire (et surtout) psychopathe, il fallait bien un petit épisode pour aborder tout cela. Le huitième épisode est donc consacré à Fisk et autant dire qu'il est à l'image du personnage: lisse en apparence et une rage qui ne cesse de bouillonner à l'intérieur. Finalement Murdock et lui ont plus de points communs qu'ils ne le pensent chacun: ce sont deux êtres violents, faisant leur loi l'un comme vigilante l'autre comme homme d'affaires véreux et souhaitant contrôler Hell's Kitchen (Murdock par la justice, Fisk en tenant la justice). Dans le dixième opus, alors que Foggie le précieux camarade avocat de Murdock et lui-même se rendent des comptes, on se retrouve face à leur rencontre sur les bancs de la fac, tout en dévoilant certaines premières interventions du Démon de Hell's Kitchen. Une amitié qui renvoie à certains passages de The man without fear de Frank Miller. L'oeuvre de Frank Miller sur ce personnage (certainement sa révision qui a le plus marqué ou en tous cas autant qu'avec le cape crusader de Gotham City, qui plus est sur la même période) est palpable tout le long de cette première saison, que ce soit par le flashback précité, mais aussi la Main (création originale de Miller) ou même le premier costume composé uniquement d'un drap ou foulard noir sur les yeux, un t-shirt, un pantalon et des baskets noirs renvoyant à celui dessiné par John Romita Jr en 1994.

On dénombre aussi quelques inserts du Marvel Cinematic Universe comme un article de Ben Ulrich sur la bataille de New York ou le personnage faisant le costume final. Mais c'est relativement léger à l'image des Gardiens de la galaxie pour faire le rapprochement direct. (fin des spoilers) Pas besoin de chercher longtemps pour voir que Daredevil par Netflix n'a rien à voir avec le Daredevil par la Fox. Il n'y a qu'à voir la caractérisation des personnages pour s'en rendre compte. On a déjà évoqué le gentil et le méchant, mais comment ne pas évoquer le cas de Ben Ulrich (Vondie Curtis Hall)? Vulgaire second-rôle incarné par Joe Pantoliano dans le film, il devient ici un personnage très proche de celui des comics. Un journaliste très droit devant faire face à une police corrompue le mettant en danger (le passage de l'assaut semblant sortir de Batman Year One en est bien la preuve), mais aussi face à un patron de presse (dans les comics, il travaille au Bugle donc Jonah Jameson, mais pour de probables questions de droits, ils ont dû faire sans) qui l'empêche de publier certains articles trop virulents pour le journal. On est donc plus que devant un second-rôle mineur, car il collabore aussi bien avec le cabinet de Murdock qu'avec l'Homme sans peur. Pareil pour les personnages de Foggie (Eldon Henson) et Karen (Deborah Ann Wolf) immédiatement sympathiques et auxquels on s'attaque très rapidement. Ils arrivent même à être émouvants. Ou le personnage de Wesley (Toby Leonard Jones), sous-fifre de Fisk (son seul ami aussi) très bien écrit. Sans compter que le casting assure. Il n'y a qu'à voir Charlie Cox et Vincent d'Onofrio (come back de première) parfaits en Daredevil et Fisk. Soulignons pour finir la mise en scène irréprochable de la série, ce qui s'est fait de mieux dans le MCU. Il n'y a qu'à voir le combat final de l'épisode 2 pour s'en rendre compte.

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Dire que cette série est une réussite serait un euphémisme. Oubliez toutes les séries mettant en scène des super-héros, oubliez les Agents du Shield, oubliez le film de 2003. Daredevil porte enfin bien son nom.