Cine Borat

27 novembre 2014

Cuvée Rocky class hero

Dans la Cave de Borat, on aime bien certains acteurs. Il y a quelques temps, je faisais honneur au plus grand des barbares, le plus criminel des cyborgs, le dernier action hero, le chasseur de Predator... ce bon vieux Arnold Schwarzenegger dit Schwarzy pour les intimes. A l'aube de la sortie d'Expendables 3, j'aurais très bien pu me fader d'un hommage virulant envers une bande qui sent un peu trop la naphtaline (désolé pour certains que j'aime bien comme les amis Dolphie, Harrison, Melou, Wesley et autres Transporteurs, mais le film là ce n'était pas possible). Et puis fut venu l'éclair de génie. Quoi de mieux pour évoquer ce bon vieux Sylvester Stallone qu'en en faisant un portrait en repensant à Rocky, ce personnage qu'il a crée? Ce héros parti de rien et devenant le héros de l'Amérique avant de redevenir le working class hero qu'il a toujours été. Cet acteur que tout le monde pensait mort à la fin des 90's et au début des 2000's et revenu d'entre les vieux débris pour redevenir un des vieux briscards les plus populaires chez les jeunes. Plus que Rambo, son autre personnage phare, Rocky reste son alter-ego pur et dur au point de parfois se confondre. Revenons donc sur le parcours simultané de deux héros du cinéma d'action qui sont à deux la même personne.


 

1976: Naissance de Rocky/Sylvester Stallone

Rocky : Photo John G. Avildsen, Sylvester Stallone

Sylvester Stallone n'est à cette époque qu'un petit figurant dans quelques films (on pense notamment à Bananas), y compris dans un film érotique dont son producteur se fera des couilles en or après la sortie du succès de 1976 et venait d'avoir un beau rôle dans la production Corman La course à la mort de l'an 2000. Il n'en reste pas moins que Stallone est tout petit et qu'il a du mal à s'imposer. Rocky sera sa voix de sortie. Pourtant, United Artists ne veut pas de lui comme acteur, se gardant de le garder scénaristique, la réalisation revenant à John G Avildsen. Au final, il n'en sera rien car une chose est claire: Rocky c'est Stallone tout craché. Jugez plutôt: un petit jeunôt italo-américain qui essaye de se faire un chemin dans le milieu qu'il convoite (Rocky la boxe, Stallone le cinéma) jusqu'à atteindre le sommet. Car si Rocky (désolé pour le spoil mais vous en aurez durant toute cette cuvée) ne gagne pas, Stallone lui oui. Il devient une étoile montante, rafle l'Oscar du meilleur scénario devant ceux qui n'ont pas voulu de lui et a trouvé un héros qui lui correspond. Une étoile est née comme disait le film.


 

1979: Retour sur le même ring

Rocky II : Photo Carl Weathers, Sylvester Stallone

Sylvester Stallone a beau avoir cassé la baraque, la suite est un peu rude. Il ne trouve qu'un seul rôle dans un film qu'il ne scénarise pas à savoir Fist (pour le syndicat, pas la pratique sexuelle bande de gredins) et La taverne de l'enfer lui permet surtout de se faire la main à la réalisation, étant très mal reçu à sa sortie. Il lui faut donc revenir et quoi de mieux qu'un nouveau Rocky, qui plus est avec lui à la réalisation? Après tout, ce héros lui ressemble tant et à vrai dire un peu trop. La première partie montrant un Rocky fortuné et connaissant désormais la gloire n'est pas sans évoquer son interprète lui-même ovationné mais sur un seul coup. Il doit encore faire ses preuves dans l'industrie. Les chiffres de Rocky II: La revanche confirmeront cela. Pour l'instant, Stallone n'est la star que d'un seul film et devra persévérer pour s'imposer. Surtout qu'un certain Arnold commence à tourner.


1982: L'oeil du box-office

Rocky III : Affiche

Plus que sur Rocky II: La revanche, les choses changent radicalement sur Rocky III: L'oeil du tigre. Stallone commence à s'imposer sur le marché enchaînant un duel avec Rutger Hauer (Les faucons de la nuit) et a fait le con en jouant au football dans A nous la victoire. Même si les films ne sont pas des cartons, Stallone continue à creuser son sillon et c'est tout naturellement qu'un troisième Rocky se dévoile. Avec Rocky III, Stallone s'embourgeoise, a plus de fric et veut le montrer. Son héros devient un golden-boy patraque faisant le con avec Hulk Hogan le temps d'une scène ridicule. L'heure n'est plus au petit working class hero, maintenant Rocky/Stallone veut en mettre plein la vue, y compris en faisant du marketing avec le tube Eye of the tiger) et quoi de mieux qu'un affrontement avec un méchant qui lui envoie autant de punchlines que de coups pour le réveiller? Il fallait bien un Mr T hargneux et d'une rare virulance orale pour réveiller l'oeil du tigre qui sommeillait sous le costard cravate trop propre de Rocky/ Stallone. Y compris en pactisant avec son ancien ennemi aka Apollo Creed (Hollywood qui ne voulait pas de lui, maintenant à ses pieds?), même lors d'une séquence plus que douteuse à la mer! Avec Rocky III, Stallone devient une star indéboulonable, un peu comme son héros. Un statut qui va souvent le mettre en facheuse posture par la suite.


 

1985: Stallone/Rocky patriote

Rocky IV : Photo Sylvester Stallone

Stallone n'est plus la star montante, désormais c'est la plus grosse star du marché du film d'action, emboîtant le pas avec son concurrent à deux francs (je dis cela car leur concurrence fut aussi crédible que celle entre Sharon Stone et Demi Moore durant les 90's pour être la plus vulgaire!) Arnold Schwarzenegger. Il crée un nouveau héros la même année que Rocky III avec Rambo, cet ancien combattant au Vietnam traîté comme un moins que rien. Désormais, Stallone devient le symbole du vétéran revenant au pays, toujours une sorte de working class hero, en peut être plus tragique. Avec Rambo, il revenait à une humanité digne de celle de Rocky. Pourtant dès le film suivant, retour au bourrinage pur et dur, plus de sentiments et nanar merveilleux à mettre dans son lecteur cassette alors balbutiant. A cela rajoutez son expérience dans la comédie-musicale avec Staying Alive, sequelle improbable de La fièvre du samedi soir qu'il réalise! Une bonne blague comme ce cher Rocky IV qu'il tourne la même année que First Blood 2. L'ironie veut que ses deux héros soient parasités dans des voies reganiennes à se bidonner tant elles naviguent le patriotisme pompeux et délirant.

Stallone tout comme Rocky (et en soi Rambo) deviennent des symboles de l'Amérique pure et dure, défonçant la gueule des vilains soviétiques qui se dopent et leur scandant des chansons à se rouler par terre telles le Living in America de James Brown aussi rythmiquement fun que diaboliquement écoeurant dans son texte. Stallone et Rocky en rajoutent une couche dans un discours final dont le public se serait bien passé et assurant l'hilarité la plus totale des spectateurs désormais plus dupes de la propagande qu'ils avalent.


 

1990: La chute d'une étoile

Après Rocky IV, Sylvester Stallone continue sur sa lancée, accumulant les projets. Il collabore avec la Cannon sur les très bourrins Over the top et Cobra; joue les prisonniers rageux dans le très nanar Haute sécurité; forme un duo assez pauvre avec Kurt Russell, autre grand homme d'action des 80's, au détour de Tango et Cash; et son colonel Trautman fait des vannes anales dans le bien lamentable Rambo III. La carrière de Stallone prend un virage bourrin qui lui fera terriblement défaut et Rocky V ne fera que confirmer cela. Son héros n'est plus qu'un banal entraîneur qui corrige son ancien apprenti le temps d'une risque de rue. Plus de noblesse, plus d'envie, plus d'intérêt. Son héros de toujours, son homologue est en soi mort dans l'oeuf. En voulant le remettre face à ses origines, Stallone s'est foutu une épine dans le pied, parvenant difficilement à se relever un probable échec. Et les échecs qui vont suivre feront aussi mal que ce Rocky V qui annoncera la déroute 90's avec une violence inouïe. Le public n'y croît plus et ne s'y prendra pas à deux fois pour bouder ce cinquième volet. Un signal que Stallone mettra seize ans à comprendre.


 

2006: Résurrection d'un champion

Rocky Balboa : Photo Antonio Tarver, Sylvester Stallone

Durant les 90's, Stallone se plonge la tête la première dans des productions pas possibles: un remake d'Oscar (!), un film où un tunnel s'effondre et où il débarque en sauveur de la dernière chance (Daylight), l'adaptation impayable de Judge Dredd, Arrête où ma mère va tirer (tout est dans le titre), un thriller avec Sharon Stone (L'expert) ou un réglement de compte foireux avec Antonio Banderas (Assassins). On ne retiendra réellement que Copland (où il s'est énormément investi) et Cliffhanger (son film d'action phare des 90's et un des meilleurs films de son réalisateur). Quant aux 2000's jusqu'en 2006, il n'a cessé d'accumuler les casseroles, ne réussissant jamais à revenir sur le devant de la selle. Son remake de La loi du milieu? On oublie. Son film ringard sur la F-3 qu'il a porté avec Renny Harlin? On oublie. Son auto-parodie digne des Guignols chez Robert Rodriguez? On oublie. Son apparition dans le troisième volet d'une franchise française bien connue? On oublie. Que des films qui se viandent ou alors ne le mettent jamais en valeur, fruit de choix désastreux. Alors que reste-t-il? Les anciens héros? Bien mais est-ce que les gens attendent un nouveau Rocky ou un nouveau Rambo

Déçu des derniers volets respectifs des deux sagas, le spectateur aura t-il envie de redonner du cachet à des héros qu'il a aimé dans les 80's, mais plus une fois adulte? Tel était le défi de Sylvester Stallone lorsqu'il réalise primordialement Rocky Balboa. Si ce film ne marche pas, il ne fera certainement pas de Rambo IV. Alors il mise tout en mission de la dernière chance. Montrer que comme Rocky, il en a revendre et qu'il a encore quelque chose à prouver. Montrer à Hollywood qu'il peut encore gagner et pas seulement dans des films à récompenses (on pense à Copland). Rocky redevient ce working class hero mais cette fois-ci vieillissant et terriblement seul. Plus d'Adrien pour le soutenir. Stallone comme Rocky est seul face à la pression d'un nouvel échec. Il n'en sera rien. Rocky Balboa symbolise à la fois le retour fracassant d'un héros de notre enfance ou adolescence et le come-back mérité et méritant d'une étoile qui s'était perdu. Même si tout n'est pas rose pour Sly, désormais l'affront sera moindre et il a imposé le respect au point que le come-back de son ancien rival Schwarzy s'est fait par quatre fois sous son égide (la trilogie Expendables et Evasion). 

Allez à la semaine prochaine!

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26 novembre 2014

Parc enfin ouvert, futures victimes à découvert...

En 2001 sortait Jurassic Park 3, premier film de la saga orchestrée par Steven Spielberg et Michael Crichton justement sans eux à la barre (le premier n'était qu'un vulgaire producteur exécutif, l'autre était juste cité pour le personnage d'Alan Grant, le film ne se basant pas sur un de ses romans). Un succès certes mais qui laissait de belles traces de pneus, dont on se serait allégrement bien passé. Que ce soit ce final grand-guignol (on laisserait presque une larmichette pour ces bons vieux raptors), le gosse qui survit durant plusieurs semaines tout seul mais ne fait que des conneries une fois accompagné ou encore ce scénario sans queue, ni tête. Une déception en fin de compte, voire honnêtement un petit navet digne de ce nom. Quatorze ans plus tard (si je compte 2015) nous voilà à Jurassic World, un film qui a mis bien des années à se réaliser. On a d'abord eu des rumeurs comme quoi la miss Keira Knightley était pressentie dans un nouveau survival (tout du moins c'est ce que j'avais lu dans les années 2000), puis vint les fameux concept-arts dont je vous évoquais l'existence dans le dossier Spielberg (je vous renvoie aux sommaires ou à la catégorie du réalisateur). Des dessins dévoilant des dinosaures mixés à des hommes et servant d'armes. Un projet totalement WTF à la limite du crash industriel en vue. Heureusement rien ne s'est fait.

Jurassic World (affiche)

Joe Johnston devait à un moment reprendre du service, mais il fut évincé au profit du jeune Colin Trevorrow, réalisateur de l'inédit Safety not guaranteed où il abordait le voyage dans le temps à travers une petite annonce (mon camarade Laurent en avait parlé ici: http://deuxiemeseance.blogspot.fr/2013/06/safety-not-guaranteed-2012.html). Ni une, ni deux le voilà à la tête d'un des plus gros blockbusters du prochain été. En sachant qu'initialement, le film devait sortir pour l'été dernier, mais vraisemblablement, Universal a vite compris que rien ne serait prêt à temps ou alors complètement bâclé (ce qui arrive souvent avec le studio depuis plusieurs années) et a donc laissé plus de temps au réalisateur pour fignoler son film, surtout que les CGI seront plus abondants encore que sur les premiers films. Au final, le projet est devenu rassurant même si au vue de son pitch il n'est ironiquement pas sans rappeler un certain... Jaws 3D. Pensez donc: parc d'attraction sur une île, animaux qui déconnent, Homme dépassé face à ses qualités d'apprenti-sorcier... Rien de rassurant en réalité. Mais néanmoins, le synopsis a des choses pour lui. Déjà, malgré qu'il soit un reboot plus ou moins visible (les acteurs clés des précédents films, que ce soit Sam Neill, Jeff Goldblum, Laura Dern ou même Julianne Moore dans une moindre mesure, ne sont pas présents, sauf BD Wong scientifique vu dans le premier et reprenant du service), Jurassic World reste dans la continuité des précédents.

Et pour cause: vingt ans se sont passés depuis le massacre de Isla Nublar et l'héritage de John Hammond (incarné autrefois par le regretté Richard Attenborough) s'est concrétisé. Jurassic Park est sorti des oubliettes pour devenir Jurassic World, un immense parc où les dinosaures sont devenues les attractions, suffisamment domestiqués pour faire le show devant des milliers de personnes. En soi, la réplique phare d'Hammond "J'ai dépensé sans compter" prend réellement tout son sens quand on regarde la première bande-annonce. Un énorme parc high-tech où l'argent se montre à chaque recoin et où les scientifiques apprenti-sorciers ont réussi leur coup. D'ailleurs, la bande-annonce joue énormément le temps de plusieurs plans sur l'aspect nostalgique. Outre le thème repris à coup de piano aussi évident qu'une vache aime l'herbe, la bande-annonce montre des images clées. Le requin (private joke pour Spielby?) se faisant bouffé par un dinosaure aquatique rappelle ce passage glaçant où une chèvre était sauvagement dézingué par un t-rex. On retrouve ce fameux plan du portail s'ouvrant aux visiteurs, idem pour les dinosaures type autruches circulant autour des visiteurs (même si cette fois, ils sont protégés), les diplodocus émerveilant les visiteurs... et évidemment le retournement de situation.

Comme d'habitude, les scientifiques sous la tutelle d'Hammond ont encore fait des siennes, créant un dinosaure hybride encore plus vicieux et tueur que le tyranosaure et évidemment le Spinosaure introduit très mollement dans le film de Joe Johnston. Dès lors, le personnage du braconnier incarné par Chris Pratt prend tout son sens: il apparaît comme une sorte de mélange entre l'aventurier fatigué Alan Grant et le pessimiste Malcolm, annonçant en soi le désastre à venir. Les dernières secondes jouent beaucoup sur cela et ce malgré le PG-13 (ce qui n'a jamais un mal pour Spielby, ayant cité plus d'une scène dégueulasse dans les deux premiers avec la même classification) avec une capsule dézingué, des enfants pourchassés, des visiteurs courant dans le vide face à une menace grondante et l'on peut voir le nouveau dinosaure uniquement des pattes, annonçant un prédateur vorace et rapide. Seul réelle ombre au tableau de ce trailer: le final avec des raptors tout gentils qui viennent aider Chris Pratt. Bah merde alors... Dans l'ensemble, la bande-annonce de Jurassic World s'avère assez positive, mais attention à ne pas refaire la même chose en plus friqué. Jurassic World sortira le 10 juin prochain.

25 novembre 2014

Jean Reno et Christian Clavier ne sont pas nés d'hier !

Visiteurs

genre: comédie
année: 1993
durée: 1h45

l'histoire: Comment en l'an de grace 1123, le comte de Montmirail et son écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulsés en l'an 1993 après avoir bu une potion magique.

la critique d'Alice In Oliver:

Film culte s'il en est, Les Visiteurs, réalisé par Jean-Marie Poiré en 1993, connaîtra un immense succès dans les salles françaises.
Le film réalisera presque 14 millions d'entrées ! Les Visiteurs marque également la seconde collaboration du quatuor Jean-Marie Poiré/Christian Clavier/Jean Reno et Valérie Lemercier après l'Opération Corned-Beef.

visiteur

Succès oblige, Les Visiteurs sera suivi de deux nouveaux épisodes, tous plus nuls les uns que les autres, Les Couloirs du Temps: Les Visiteurs 2 et Les Visiteurs en Amérique. En dehors de Jean Reno, Christian Clavier et de Valérie Lemercier, ce premier volet réunit également Didier Pain, Isabelle Nanty et Christian Bujeau.
Ensuite, cette comédie peut s'appuyer sur quelques répliques hilarantes, notamment la chanson "Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du Limousin..."

Toujours est-il que le succès des Visiteurs tient surtout dans l'originalité de son script. Pour l'anecdote, Jean-Marie Poiré avait déjà écrit le brouillon de ce que sera le scénario à l'âge de 13 ans. C'est en fouillant dans ses souvenirs d'école que le cinéaste reprendra l'écriture du film, en compagnie de Christian Clavier.
Jean-Marie Poiré mélange habilement film épique se déroulant dans le passé, comédie et fantastique.

Visiteurs

A partir de là, le réalisateur insiste surtout sur les décalages temporels. Transportés de 1123 à 1993 après avoir bu une potion magique, le comte Montmirail (Jean Reno) et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille (Christian Clavier), se retrouvent dans le présent face à leurs lointains aïeuls.
Dans un premier temps, nos deux huluberlus attirent la suspicion des intéressés, qui les prennent pour des fous sortis tout droit du carnaval.

Toutefois, leur langage d'un autre temps et leurs mauvaises manières finissent par les convaincre. Désormais, pour le comte de Montmirail et Jacquouille, il leur faut trouver un moyen de retourner à leur époque.
Jean-Marie Poiré s'amuse de la situation et propose de nombreux gags qui font mouche. Impossible de ne pas sourire devant les facéties de Jacquouille la Fripouille.

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D'ailleurs, Christian Clavier est particulièrement en forme et interprète deux personnages dans le film: Jacquouille et son lointain aïeul, Jacques-Henri Jacquard, un snob insupportable avec ses tics langagiers ("Okayyyyyyyyy !", "Mais qu'est-ce que c'est que ce bins ?"). Certes, les gags proposés sont nombreux et souvent amusants.
Toutefois, rien de sensationnel non plus. Si la première partie est plutôt rythmée et riche en gags, la seconde est beaucoup moins drôle.
Ensuite, le jeu de Christian Clavier est parfois excessif. Son "okaaaaaaayyyy" est un peu répétitif et finit par lasser à la longue.
Mais ne boudons pas notre plaisir, Les Visiteurs reste une comédie sympathique et tout à fait recommandable. Pour une comédie française, c'est déjà pas mal.

La critique de Borat

Plus de 13 millions de spectateurs. Nous sommes en 1993 et le réalisateur Jean-Marie Poiré trouve son nouveau hit au box-office français, surtout après le succès en demi-teinte de L'opération corned beef et l'échec malheureux de Mes meilleurs copains. Son titre? Les Visiteurs. Ses vedettes? Jean Reno sortant des films de Luc Besson; Christian Clavier s'étant enfin dépatouiller de l'influence du Splendid; Valérie Lemercier connue pour la parodie des Nuls de L'école des fans et la série Palace; et Marie-Anne Chazel ancienne complice de Clavier. Même avec Poiré, pourtant pas le dernier des tocards pour faire des entrées, aux commandes; on ne s'attendait pas forcément à un tel raz-de-marée qui donnera lieu à une suite avec un beau résultat aussi, un remake et une nouvelle suite prévue pour l'an prochain. Les Visiteurs c'est surtout une petite comédie populaire comme les français savent se ruer massivement. Il suffit de voir les chiffres de certains films sortis depuis que ce soit Mission Cléopatre; Bienvenue chez les ch'tis, Intouchables ou Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu? Un pitch simple mais efficace et pouvant parler à tous. Les Visiteurs ne dérogent pas à la règle avec son Retour vers le futur à la française et en sens inverse.

Cette fois-ci c'est le passé qui vient vers le futur. En effet, Godefroy de Montmirail tue celle qu'il aime suite à un empoisonnement et se retrouve grâce à une potion dans les années 90, en compagnie de Jacquouille la fripouille son fidèle poursot. Un choc des cultures évident où l'on découvre l'automobile avec fracas (ah cette séquence où le facteur scande "ce sont des malades!" alors que les deux ahuris lui bousillent sa bagnole!) ou désagréable; se lave avec du parfum ou des bonbons; et où l'on découvre le téléphone. En soi, Les Visiteurs n'invente rien, mais il s'avère d'une efficacité certaine. Pour ainsi dire, le scénario est suffisamment malin pour faire du paradoxe temporel un gag ultime, jouant de situations déjantées afin de faire avancer le schmilblik. On sent bien le duo Poiré-Clavier inspiré par le sujet du paradoxe, alignant les gags aussi bien de situations que de dialogues. Il faut entendre le duo Reno-Clavier baragouinant un langage moyen-âgeux à coucher dehors, tout en essayant de se faire comprendre de la descendante des Montmirail.

Et puis il y a les actuels avec la descendante Montmirail se frottant à celui de Jacquouille, l'ironie voulant que le château appartient au petit fillot du poursot! L'occasion pour Clavier de jouer à fond la carte du bouffon et de l'excentrisme en jouant deux rôles diamétralement opposés. D'un côté, le puant qu'on est bien content de laisser sur la route; de l'autre le casse-pied arrogant au possible et dont on est bien content de toutes les merdes qui lui arrivent. Avec ce film, Clavier réussissait encore à faire rire avant d'enchaîner un surplus de rôles de ce type à savoir: casse-pied, cabottin et terriblement excité. D'ailleurs c'est à lui que l'on doit la meilleure réplique du film, lors d'un dialogue savoureux avec Chazel: "Tu es un laideron mais tu es bien bonne! -T'as pas vu ton pif!" Jean Reno s'en sort plutôt bien, jouant à la fois dans le dramatique (le film part de la mort de sa bien-aîmée ne l'oublions pas) et comique (il faut le voir sortir des conneries devant des médecins tous plus caricaturaux les uns que les autres le prenant pour un fou). En revanche, on sera un peu plus modéré pour Valérie Lemercier, parfois agaçante en bourgeoise mais néanmoins largement moins à côté de la plaque que Muriel Robin en 1998.

Une comédie plutôt amusante sur le paradoxe temporel, grandement aidé par les dialogues et son duo phare.


Les Visiteurs DOofystes

22 novembre 2014

Cuvée Impact à Amnéville

Toujours bien perché pour vous évoquer ses petites virées catastrophiques (je vous ai bien évoqué longuement la soirée du 31 octobre sans toutefois aller dans les zones les plus obscures), le Borat vous convie dans cette nouvelle cuvée à visiter une convention quelque peu amusante. Ce week-end se tenait l'Amnéville Impact, première édition d'une sorte de convention sympathique où se regroupait la pop culture à travers maquettes, figurines, livres, BD, jeux-vidéos vintage... De quoi faire le bonheur du geek en puissance qui sommeille en chacun de nous, d'évoquer des souvenirs de potes et passer un bon moment avec ses potes justement. C'est donc ainsi que mes camarades avons foulé les pieds dans l'Impact de la ville d'Amnéville, ville célèbre pour son zoo (un des plus grands d'Europe), le Gaumont, autrefois l'Imax (désormais fermé et en sachant qu'il ne diffusait jamais de films en dehors de documentaires ou petits films dans ce format type Nascars) et évidemment ses thermes et son casino. Une convention de ce type était donc une sorte d'événement. Au vue du contenu, il y avait de quoi faire rêver les gosses et les fans de la première heure. Devant l'entrée, nous étions accueillis par différentes voitures. La première évidemment la célèbre DeLorean ayant fait le bonheur du Doc et de Marty McFly, l'occasion pour mes camarades et moi de refaire l'affiche de Drew Struzan. Rappelons-le, l'affiche ressemblait à cela:

Retour vers le futur

Voici donc les présentations version 2014 (ma camarade Lou a déjà fait la vanne "Marty n'arrivera qu'en 2015, la DeLorean est en avance!"):

  • Le célèbre Borat en mode dur à cuir, toujours le chic de faire le con en public, ahlala celui-là...

IDA (6 

  • Aymeric pensif mais efficace.

IDA (6) Aymeric tu es dans le continuum espace-temps! 

  • Axel toujours en mode rodéo.

IDA (8) Axel tu es dans le continuum espace-temps! 

  • Marilou et Sohaib (excuse-moi si j'ai encore écorché ton prénom, cela viendra!) heureux et fiers d'être là visiblement!

IDA (10) Lou et Sohwaib sont dans le continuum espace-temps!

En sachant que Kitt de K2000 (petite pensée pour son créateur Glen A Larson qui malheureusement nous a quitté le lendemain) était aussi de la partie, mais aussi une belle Pontiac qui vraisemblablement viendrait d'un film avec Burt Reynolds.

IDA (3) Kitt est dans la place

IDA (4) Mais à qui appartient cette Pontiac!

Dès l'entrée, nous avons eu la visite de l'Inspecteur Gadget et d'une flopée de goodies. Poupée de l'inspecteur balourd, figurines de Fino et de sa nièce Sophie, un réveil, des verres, la voiture de fonction de notre bon inspecteur et surtout on a enfin mis un visage sur le fameux docteur Mad! Alors évidemment, vous devez trouver cela absurde et pourtant la figurine existe. Il se trouve que la figurine avait le visage caché par un papier dans l'emballage et ensuite on pouvait le voir une fois déballé. Du pur marketing qui a dû bien fonctionné à l'époque. Voici donc le docteur Mad!

IDA__12__Na_na_na_na_Inspecteur_Gadget_

Voyez le bonhomme au milieu de Fino et du mec avec un fusil, c'est Mad!

IDA (13) Na na na na Inspecteur Gadget!

Evidemment à chaque convention, on peut faire ce que l'on veut c'est ce qui revient en premier: la saga Star Wars a été fortement représenté dans de multiples stands. Et il y a eu de tout: Leia esclave, la créature du Retour du jedi, le yéti de L'empire contre-attaque, Han Solo, Boba Fett, un drôle de Chewbacca, un R2D2 grandeur nature, des escadrons et l'Etoile Noire en Lego, un Stormtrooper qui vous surveille (Marilou n'a pu s'en empêcher!), des droïdes en pagaille, des sabres laser... Il ne manquait plus que des cosplayeurs déambulant dans le salon en tenue de Chewbacca pour être encore plus dans le rythme.

IDA (17) Chewie tu as une drôle de tête aujourd'hui

Chewie t'as vraiment pas une gueule de porte-bonheur!

IDA (18) R2D2 est avec nous

R2D2 prêt à vous accueillir.

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Attention le stormtrooper surveille toute homme entrant en contact avec l'Etoile de la mort.

IDA__21__L_esquadron_de_la_mort_pr_t___partir

L'escadron de la mort est prêt à entrer en hyper-espace.

IDA__23__Le_monstre_du_Retour_du_jedi_est_sorti_de_sa_caverne

Il est enfin sorti de sa grotte!

IDA__27__Lego_Star_Wars 

Star Wars version lego. 

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Rencontre entre Marilou et un stormtrooper. 

L'autre grosse partie de la convention tenait énormément sur les Tortues ninjas. Aussi surprenant que cela puisse paraître un grand nombre de figurines voire carrément un stand était consacré entièrement aux créatures crées par Kevin Eastman et Peter Laird, certaines reprenant même les visuels des premiers comics. Il y avait les différents modèles petits comme grands, avec maquettes ou véhicules assortis. Sans compter la vente de livres consacrés aux héros de notre enfance récemment pas très bien rebooté par Jonathan Liebesman.

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Une des nombreuses excentricités des collections de jouets. Voici donc la Fiancée de Frankenstein!

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Non je crois que c'est plutôt Raphael.

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Le paradis des tortues!

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Pour partir au combat, autant bien être équipé.

Voilà une belle rencontre que voilà. Votre bon Borat a rencontré Greg Lé, un artiste dessinateur, storyboarder et créateur d'affiches. Mes camarades et moi avons eu la chance de nous entretenir avec lui pendant plusieurs minutes. Je lui ai alors posé des questions à propos de son implication sur le film Aux yeux des vivants du duo Bustillo-Mauri, reconnaissant très rapidement l'affiche qui avait fait la part belle du magazine Metaluna (au fait quelqu'un sait si le mag est mort, car ça fait depuis août que rien n'a été publié?), dont la partie cinéma était productrice. Il nous a alors évoqué qu'en dehors de l'affiche (qui fut modifiée pour ne pas trop dévoiler le visuel du boogeyman et ce malgré l'affiche ci-dessous), il avait aussi travaillé sur des concept-arts de scènes particulières et s'est aussi occupé de la BD que lisent les jeunes personnages (et ce malgré le peu d'apparition du bouquin) s'inspirant comme je le pensais du Creepshow (en sachant que Stephen King est aussi cité avec Stand by me et ça) mais aussi des Contes de la crypte. Greg Lé nous a aussi dévoilé d'autres de ses visuels dont certains sont présents ci-dessous. J'ai aussi appris qu'il s'occupait des soirées bis du Scala, le cinéma d'art et d'essai de ma ville de Thionville. Ou quand Réanimator cotoie Le retour des morts-vivants et Leatherface un James Woods pris la main dans le ventre.

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L'auteur et son oeuvre.

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L'animation japonaise avait aussi une place de choix, voire même parfois supérieure aux autres. Il faut dire que s'il y a une fanbase en général, c'est toujours pour les séries de notre enfance. Et dans ce genre, les 80's et 90's ont été forte pour amener l'animation japonaise à l'omniprésence qu'elle a actuellement que ce soit à la télévision ou au cinéma. Ainsi, on a pu voir du Goldorak (à moto notamment s'il vous plaît! Dans l'excentrisme, on a rarement fait pire!), Ghost in the Shell Stand Alone Complex (avec ce bon vieux Tachikoma, ce robot tout mignon qui a une voix de gosse), Cowboy Bebop (avec le sublime vaisseau de chasse de Spike Spiegel), Evangelion (avec mecha et la jolie Azuka), les Gundam, les Chevaliers du Zodiaque et même Hayao Miyazaki était présent avec l'hydravion de Porco Rosso et le Château ambulant.

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Goldorak à moto, ils avaient de l'inspiration les fabriquants de jouets...

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Le vaisseau de Spike Spiegel, indétrônable.

IDA__60__Tachikoma

 

Ghost in the shell était aussi de la partie avec Tachikoma.

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Azuka d'Evangelion.

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Invasion Gundam!

IDA__64__Miyazaki_peut_encore_faire__r_ver

 

Même Miyazaki a droit à son hommage.

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Les Chevaliers du Zodiaque.

Avant d'enchaîner sur la rubrique "En vrac", parlons jeux-vidéos. A la fin de notre expédition, nous sommes tombés sur des jeux-vidéos d'arcade. Marilou, Sohayb et Aymeric se sont cassés les dents sur Street Fighter 2; Aymeric, Marilou et moi avons fait des excès de vitesse pour draguer des filles dans Out run (c'est d'ailleurs moi qui avait fait le meilleur score il me semble); et quand Lou défonçait tout à Sonic, votre cher Borat se prenait barillé sur barillé à Donkey Kong. On appelle ça se prendre une fessée déculottée.


En vrac!

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Et oui, même lors d'une convention, il faut que ces foutus clowns tueurs de l'Espace s'incrustent!

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Pas de Godzilla, mais indéniablement les jaegers et les kaïjus étaient aussi de la partie.

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Musclor n'a jamais été aussi classe.

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Skeletor sur la table d'opération.

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Le kiff de tous les fans de jeux et de Nintendo 64: Mario Kart 64 (que ma cousine m'avait montré avec bonheur), Donkey Kong 64, Perfect Dark, Super Mario Bros 64 (auquel j'ai joué sur DS, qu'est-ce que c'est bon mais dur!), GoldenEye (où je me suis fait démonter des tonnes de fois), Ocarina of time, Diddy Kong racing, V Rally, Banjo-Kazooie, Duke Nukem 3D... On peut pas test parfois...

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Pez forever!

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Tenacious D!

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Le Docteur Who de Matt Smith était là le temps d'un dessin.

 

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On a vu le nouvel Avengers, Age of Ultron!

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Link au centre d'Hyrule.

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Quand Spider-man rencontre Kiki...

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Dans le genre insolite, des poupées de Batman et Robin.

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Le film allemand Star Cruiser a eu droit à un beau panel aussi.

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Hill Valley comme si vous y étiez.

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Reconnaitrez-vous les personnages de Retour vers le futur

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"J'aime les chats!"

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Robocop tatada!

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Marilou et ce bon vieux Moundir (fort sympathique au demeurant) réunis le temps d'une photo. Manque plus que l'ami Denis et là c'est l'immunité pour mille ans!

Allez à la semaine prochaine!

18 novembre 2014

101 daubes II le retour

Cruella d'Enfer est guérie mais son avocate n'en est pas vraiment sûre. Malheureusement la rechute arrive et Cruella prend pour cible les chiens de son avocate...

102 dalmatiens : affiche

John Hughes n'est plus rien après 2000, la faute à un flop rententissant aussi bien artistique que commercial confirmant qu'il était vraiment dans le noir depuis un bon moment. Alors quand Disney annonce vouloir produire une sequelle au remake live des 101 dalmatiens, autant dire qu'il n'est pas convié aux affaires. 102 dalmatiens est désormais en route avec à la réalisation Kevin Lima qui s'était chargé du final de La bande à Dingo (le film Dingo et Max) ou de Tarzan. Quant au casting initial, il ne reste plus que Glenn Close et son majordome incarné par Tim McInnerny. Pour le reste, on retrouve Ioan Gruffudd, Alice Evans (toujours ensemble, comme quoi le piètre Mr Fantastic et l'amante de Chevalier dans Ma femme s'appelle Maurice se sont bien trouvés!) et notre Gégé national! Le film a plutôt bien marché mais pour ce qui est du reste, le film s'est fait totalement démonté. J'ai eu à la fois le chic de le voir le jour de sa sortie nationale mais aussi de l'acheter plusieurs années après en sachant pertinemment que ce n'était pas bon. C'est donc ainsi que je l'avais revu l'an dernier avec des potes, histoire d'assouvir nos rencontres nanardes-naveteuses. 102 dalmatiens fait définitivement partie de ces purges de chez Disney totalement impardonnables et insupportables.

 En un mot: IMMONDE!

On se demande même comment les exécutifs du studio ont pu laisser passer une horreur pareille. Voilà donc le spectateur embarquer dans un asile de fou à faire palir le Stanley Kubrick d'Orange mécanique, où les opposés s'aiment: le lapin et le chien de chasse, le renard et la poule et évidemment Cruella et les dalmatiens.  La voilà guérie de sa haîne envers les chiens. Evidemment son avocate a le chic d'avoir des dalmatiens. Evidemment il semble que ce soit des descendants de Perdita et Pongo (ce qui n'est jamais évoqué bien évidemment, mais leur haîne envers cette femme est palpable avant même qu'elle ne redevienne folle). On laisse alors pendant quelques temps Cruella en mode WTF faisant la foldingue dans des salons pour chiens et fait des oeuvres de charité; quand son avocate s'amourache d'un patron de chenil à la ramasse faisant des combats de cordes avec des chiens! Chers scénaristes, ça va? La moquette est bonne dans les quartiers de Burbank? Mais attendez le film va encore plus loin dans le ridicule avec le personnage de Depardieu nommé Jean Pierre Le Pelt. Ils auraient mis Jean-Marie à un an des présidentielles cela aurait été encore plus fin. Une sorte de clone foireux et barbu de Jean Paul Gaultier qui se balade dans un merveilleux caleçon léopard avec la queue derrière!

Dans le genre image qui marque au fer rouge, cela se pose là. En sachant que l'ami Gégé n'apparaît qu'après la rechute de Cruella, ce qui doit durer au moins plus de quarante minutes avant de le voir, alors qu'il est second crédité sur l'affiche! Tout dans le look de Gégé est immonde que ce soit ce caleçon que même Gaultier n'aurait pas osé faire. On dirait une sorte de rock star mélangée à du Gaultier et son personnage dans Tenue de soirée sans aucun style. Comme on dit il faut parfois payer ses impôts surtout Gégé! Le film reprend donc les grandes lignes de son prédecesseur sans rajouter un grand nombre de lourdeurs qui le rend encore plus agaçant. Il n'y a qu'à voir la récupération à peine voilée de La belle et le clochard pour un gag à peine pas prévisible. Si Glenn Close pouvait paraître encore correcte sur le précédent film, là c'est vraiment la catastrophe en puissance. Elle cabotinne, hurle et surtout use de mimiques absolument affreuses. Pareil pour le reste du casting qui est absolument lamentable. On doit même se taper un perroquet qui n'arrête pas de jacter. Si en VO on a Eric Idle, en VF on a Eric Métayer. Ben merde alors...

Une bouse infâme qui réussi à être encore pire que son aîné.



17 novembre 2014

101 daubes

Roger est un concepteur de jeu-vidéo rencontrant Anita. Le couple se marie et leurs chiens respectifs tombent amoureux. Mais la patronne de Cruella d'enfer cherche à tout prix à avoir un manteau avec les petits dalmatiens et les kidnappent...

 Pourquoi le fait que ce film soit sorti à Thangsgiving ne m'étonne pas?

John Hughes est définitivement fini en 1996. Il n'a plus réalisé depuis 1993 et ce fut un flop (La p'tite arnaqueuse), ses productions pour la Fox ou Universal (qui lui avait tant porté chance quand il était réalisateur) sont de pures bouses. Voici donc venir Disney dans l'échiquier qui lui fait produire et scénariser deux films à nouveau très grand public: Les 101 dalmatiens (1996) et Flubber (1997). Les 101 dalmatiens est bien évidemment un des premiers remakes lives d'un classique du patrimoine Disney et ce bien avant Alice au pays des merveilles, Maléfique ou les futurs Cendrillon, Le livre de la jungle, Peter et Elliot le dragon et Dumbo. Un beau casting par la même occasion avec Glenn Close, Jeff Daniels, Joely Richardson, Hugh Laurie et Mark Williams. Le film sera un gros succès il faut bien avouer, engendrant même une sequelle (sans John Hughes chanceux quand même, sinon cela aurait donné une purge de plus à son CV) dont je vous parlerais une prochaine fois. Il faut aussi dire que l'aura du classique des studios Disney a surement fait beaucoup dans le succès de ce remake avec de vrais acteurs et de vrais chiots.

Pas besoin de rappeler l'histoire connue de tous (ou au moins ceux qui ont grandi avec les films Disney), le film reprend les grandes lignes du film d'animation même s'il modifie légèrement sa fin (pas de crash de voitures pour ainsi dire, mais une situation tournant rapidement au portnawak comique à deux balles). Hughes a cependant changé des choses, 90's oblige. Ainsi, Roger n'est plus un saxophoniste qui casse les oreilles à ses voisins mais un concepteur de jeu-vidéo. L'ami John n'est pas allé très loin. Quant à Anita, elle est toujours dans la mode et a pour patronne cette bonne vieille Cruella d'Enfer qui cette fois-ci est flanquée en plus d'un majordome. Evidemment, les costumiers et autres maquilleurs ont bien arrangé Glenn Close pour qu'elle soit au combien immonde, que ce soit avec sa coiffure noire et blanche toujours aussi pétaradante ou une garde-robe qui l'est tout autant. Il n'est donc pas étonnant que l'actrice des Liaisons dangereuses (admirez le paradoxe dans une critique d'un film familial!) s'en sort encore bien de cette affaire (on peut même dire que cela a bien pimenter sa carrière à ce moment précis), malgré une certaine tendance au cabotinnage par moments.

Pour ce qui est du reste en revanche, cela a bien du mal à suivre. La faute à un script confondant aventure et comédie sans atteindre ni l'un, ni l'autre. Ce qui marchait notamment dans le film d'animation était que les chiens voire les animaux communiquaient ensemble par la parole, ce qui en soi en faisait un anthropomorphisme. Mais en live, ceci est bien plus difficile, surtout en matière de crédibilité. Surtout qu'au contraire du film ici présent, c'étaient les chiens qui étaient mis en avant, pas leurs maîtres et encore moins les Hommes (bon à part le trio diabolique qui restait en soi des seconds-rôles). Or, là on a souvent l'impression que c'est cela et les personnages sont peu intéressants. Horace et Jasper sont par exemple terriblement lourds. Là où dans le dessin-animé, la rigolade était assurée avec deux imbéciles pareils dont l'engagement par la diabolique Cruella restait un mystère pour tout un chacun; ici ce sont deux banales sidekicks de la diva que l'on réduit bêtement à s'électrocuter sur une ligne à haute tension. Et si possible en passant par les bijoux de famille (décidément John, on peut dire que tu aimais ça dans les 90's entre Bébé part en vadrouille et Home alone 3). Sinistre d'en arriver là...

Un sinistre remake devant énormément à Glenn Close, car sans elle, il n'y aurait clairement rien à sauver de cette comédie familiale balourde.


Les 101 Dalmatiens ( bande annonce VO ) par love_marie

14 novembre 2014

Cuvée première séance, première séquence

"La lumière s'éteint déjà, la salle est vide à pleurer. Mon voisin détend ses bras, il s'en va boire un café. Un vieux pleure dans un coin, son cinéma est fermé. C'était la dernière séquence, c'était la dernière séance et le rideau sur l'écran est tombé." C'est ainsi qu'Eddy Mitchell terminait sa chanson La dernière séance en 1977, devenue ensuite une émission phare de la troisième chaîne de votre télécommande (si tout va bien). Car si le Borat n'en est heureusement pas à sa dernière séance, ni à sa dernière séquence vue, il n'en reste pas moins qu'au cinéma il a bien failli commencer par quelque chose. Ainsi cette cuvée nostalgique, autobiographique, ringarde, vieillote, qui a pris du plomb dans l'aile sera consacrée à la première séance au cinéma de ce bon vieux Borat et il va essayer tant bien que mal de restituer ce qu'il s'était passé. C'était en janvier 2000, ne me demandez pas la date je ne m'en souviens plus mais sachez qu'une semaine ou deux j'allais voir Toy Story 2 avec le centre aéré à sa sortie nationale, donc oui cela devait se situer fin janvier. Le Kinépolis de Thionville (ou plutôt Veymerange, l'hypocrisie étant toujours de mise!) venait d'ouvrir depuis décembre 1999 et je n'y avais pas foutu les pieds une seule fois, ni dans un cinéma. Le Kinépolis a foutu en l'air le Paris, cinéma en plein centre-ville tandis que le Scala est devenu un cinéma d'arts et d'essai (ce qu'il est toujours tout en ayant pris la place du... Paris!).

Un énorme multiplexe comportant également deux restos et un bar. Je n'avais jamais vu cela, le cinéma se résumant alors du haut de mes cinq ans (bientôt six) à ces bonnes vieilles VHS (dont la plupart marche toujours). Je connaissais déjà le principe des bandes-annonces présentes sur les VHS, mais sur grand écran c'était bien plus fun. La séance commençait alors ainsi:


LES BANDES-ANNONCES


Commençons par Anna et le roi. Un film mettant en scène Jodie Foster face à Chow Yun Fat en Siam, aujourd'hui Thaïlande. Plus tard, j'apprendrais que ce fut le remake du film ayant donné l'Oscar à Yul Brynner, mais aussi en regardant les bandes-annonces sur les VHS Warner que le film avait un concurrent animé ni plus, ni moins. Décidément, le film concurrent ne date pas d'hier et aussi bien en live qu'en animation. Je n'ai ironiquement vu aucun des trois (et pourtant j'aime bien Yul Brynner et Jodie Foster). Une grosse production de la Fox, sentant bon l'académique grandiloquent.

Puis voici venir une autre production de la Fox, beaucoup plus attendu cette fois-ci. Imaginez le réalisateur anglais phare des 90's rencontrant la star du plus gros succès de tous les temps et deux jeunes espoirs du cinéma français. Il n'en fallu pas beaucoup pour échauffer les tabloïds d'autant que certains murmuraient que l'amerlocke allait avec la jolie française. Ce film est bien évidemment La plage de Danny Boyle véritable pétard mouillé du début 2000. Ce qui m'avait marqué principalement (ayant cinq belles petites années, le sex-apeal de miss Virginie Ledoyen ne me faisait aucun effet) c'était la chanson de Vast, Touched, qui se trouvait dedans (mais pas dans le film ce qui est fort dommage) et notamment à cause de ses choeurs très particuliers (d'autant que l'on n'entendait que ça). Au final, j'aurais vu le film bien des années plus tard sans en avoir jamais eu un souvenir aussi flatteur. Après le pitoyable Une vie moins ordinaire, Boyle finissait les 90's sur une note désastreuse. J'ai essayé de le voir une fois sur NRJ12 (prémonitoire?) mais j'avais été poussé dans le sommeil par une vicieuse fièvre. J'avais donc entrepris de le revoir en entier. Mal m'en a pris de le voir un soir en streaming (à l'époque où Megaupload était encore au top) et de passer 1h30 merdique après une demi-heure de film franchement sympathique. Le genre de film qui atteint son but en une demi-heure et ne sait plus quoi dire après.

La Plage : Affiche

Ah si se ridiculiser. A un moment, Leonardo Dicaprio regarde Apocalypse Now, alors à un moment il devient un peu comme Kurtz et encore mieux fait le chat! On retiendra également la merveilleuse scène jeu-vidéo même pas digne de la Playstation! Bon on gardera tout de même que la miss Virginie assure en bikini bleu!

Dernière bande-annonce du lot ou alors je l'ai vu très souvent durant cette période, c'était celle de Titan AE de Don Bluth et Gary Goldman. A cette époque, je connaissais déjà Don Bluth et son acolyte par Fievel et le nouveau monde, The land before time, Anastasia et son spin-off désastreux Bartok le magnifique, mais je n'aurais jamais pu lier ce nom à ses films. Tristesse car la plupart de ses films sont à figurer dans les top animation et Bluth est un des meilleurs réalisateurs dans le domaine de l'animation. Titan AE restera sans espoir son dernier film tant le flop fut grandiloquent. La bande-annonce ne dévoilait que des chansons sur une chanson typiquement pop rock comme la bande fm sait en créer (un peu trop même). Et les images pour l'époque était plutôt intéressante, d'autant qu'à cette époque, Star Wars m'était inconnu (je ne découvrirais l'existence de la saga que dans une pub allemande avant d'acheter La menace fantôme en septembre 2000). Au vue des rares propositions de SF et surtout space-opera au moment de sa sortie, Titan AE aurait pu marcher. Il ruinera Fox Animation et lui fera fermer ses portes. Au final, je le découvrirais en VHS l'année suivante (le film sortira en octobre chez nous), devenant même une de mes dernières VHS phares avant de le réévaluer ces dernières années.

Titan A.E. : photo

Une production qui a vieilli pas aidée par un mélange pas assez homogène entre animation traditionnelle classe (le trait de Bluth est comme toujours reconnaissable) et images de synthèse. Sans compter un récit pour le moins bâclé et un brin déjà vu. Il n'en reste pas moins que le film me paraît encore sympathique, peut être à cause de mon attachement pour Bluth et aussi parce que ce film ne fait pas de mal à une mouche et ne mérite certainement pas le fardeau qu'il s'est forgé. Et maintenant passons aux sacro-saintes...


LES PUBLICITéS


 

A cette époque, j'ai eu au combien de la chance, il n'y en avait pas plus que les bandes-annonces, tout du moins à mon sens. A l'heure où je vous parle, les bandes-annonces sont tellement diffusées sur la toile qu'au final les exploitants misent tout sur les sponsorts. C'est vrai que ce n'est pas comme si les multiplexes ne se faisaient pas assez de publicité à l'intérieur de leur complexe à coup de Coca Cola et autres Miko, quand ce ne sont dorénavant pas un stand pour goodies! Mais à l'époque, même les pubs avaient le mérite d'être sympa. C'est notamment le cas de cette pub Miko que j'avais il me semble vu à l'époque. Les anges qui se foutaient sur la tronche à coup de pistolets Cornetto c'était tout de même fun surtout sur Tom Jones. J'avais une autre pub en tête, celle de Miko avec la chanson True. Encore un truc de séduction où un couple se fait autour d'une glace. Malheureusement, je n'ai pas pu vous la trouver (déjà que j'ai galéré pour la première), alors pour compenser petit rappel musical pour que vous chers amoureux vous puisiez danser un slow, que les mecs tout seuls comme Borat puisse se permettre un moment séduction merveilleux et que les âmes amoureuses se rencontrent bien évidemment. Tout de suite, True de Spandau Ballet.

Et évidemment que serait une séance de cinéma sans ce bon vieux Jean Mineur, sa veste bleu, son chapeau et sa foutue pioche de Médiavision. Une agence pour que les publicitaires puissent s'exposer au cinéma, ce qui franchement relève de l'euphémisme le plus complet. Mais au moins le spot était cool avec son Jean Mineur partant de l'Espace et arrivant sur Terre en surfant sur une pellicule avant de rejoindre le premier cinéma et de défoncer l'écran avec sa foutue pioche pour que Richard Darbois (enfin il me semble dans cette version phare et restée très longtemps dans les cinémas) entonne le fameux numéro avec notamment son final "0001"! Il y a quelques modifications principalement pour la pub de marques (ironie!), mais la dernière version est selon moi franchement pas belle et très ridicule. 


 

LE SON


 

Avant chaque film vous aviez autrefois soit le spot pour THX, soit celui pour le Dolby Digital. Dorénavant c'est Dolby qui s'en occupe avec son fond type aquatique, mais autrefois c'est soit l'un soit l'autre, soit parfois les deux, ce qui s'avère au combien improbable. En 2000, il y avait ce spot là, mais il y en a eu d'autres comme ceux avec le petit ingénieur et sa boîte à meuh. J'y reviendrais probablement un jour dans ces colonnes, ayant toujours trouvé les pubs THX plutôt sympas quoique violentes pour les oreilles. Pareil pour Dolby dont celle-ci et son canyon me paraît la plus classe. Je me souviens que pour un gamin, ça vous explosait les oreilles au premier rabord. Comme une sorte de rituel.


 

LE FILM


 

Bien évidemment, vous le savez depuis longtemps mais il fallait bien le rappeler. Tarzan fut mon premier film vu au cinéma, un événement en soi, car la première fois que je voyais un film au cinéma dont les premières images m'ont été montré sur VHS. Je savais donc à quoi m'attendre. Une expérience qui m'a donné envie d'y retourner et ainsi de suite jusqu'à aujourd'hui même où ma dernière séance fut Interstellar et d'ici ce soir la restauration 4K de Ghostbusters (je sais, le Borat est un salaud qui vous fait systématiquement saliver!). Même s'il n'est pas parfait, on n'oublie jamais son premier film. Sur ce, je vous quitte sur les bonnes paroles de ce cher Eddy car il n'y a que ça de vrai! Allez à la semaine prochaine!

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11 novembre 2014

Hurler, hurler contre la mort de la lumière...

L'Humanité est en passe de nourir suite à des ressources naturelles épuisées ou en passe de l'être. Une mission de la dernière chance est envoyée dans l'Espace afin de trouver un territoire propice à la recolonisation. Parmi eux, Joseph Cooper un pilote ingénieur laissant sa famille derrière lui...

Interstellar (affiche Imax)

En 1997, la productrice Lynda Obst et l'astrophysicien Kip Thorne avaient collaboré sur Contact de Robert Zemeckis. Un film où Jodie Foster communiquait avec les extraterrestres par des signaux, tout en faisant voyager entre le temps et l'Espace via un circuit. En 2006, le duo se reforme pour monter le projet Interstellar partant des théories de Thorne sur les trous de verre, Jonathan Nolan s'occupera du premier jet pour 2008 et cela doit être le prochain film de Steven Spielberg après Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Spielby est enthousiaste au possible: "Le vortex est un concept qui m'a époustouflé et dont je n'avais pas connaissance. Mon père est un astrophysicien amateur alors je l'ai emmené avec moi à une table ronde avec certains des plus grands physiciens informatiques, astrophysiciens ou psychologues du comportement et le sujet m'a tout simplement emballé. Ce doit être l'influence de mon père et de tout ce que j'ai pu ire au fil des ans" *. Le scénario de 2008 qui a depuis fuité a finalement peu à voir avec le film à venir, évoquant robots malfaisants (et chinois par ailleurs), scène de sexe dans l'Espace (ou quand le voeu de Rob Lowe dans Thank you for smoking se concrétise!), extraterrestres, temps qui passe et pessimisme ambiant (**). A ceux croyant que Spielby aurait donner plus d'émotions peuvent aller se rhabiller: on est plus dans La guerre des mondes que dans ET

Interstellar : Photo Mackenzie Foy, Matthew McConaughey

Spielby lâche l'affaire en mars 2013 (tout du moins l'annonce tombe là mais on se doute que le réalisateur a lâché l'affaire bien avant) et laisse sa place à Christopher Nolan. Un grand réalisateur donne le flambeau à un réalisateur talentueux auquel Warner a donné sa totale confiance depuis Insomnia (tous ses films post-Insomnia sont sous l'égide de Warner, y compris ses productions). Jonathan reste au scénario mais l'histoire change radicalement dans le ton. Le pessimisme est toujours là mais les thèmes et les éléments sont différents (exemples: Murph devient une fille nommée Murphy, pas de robots chinois, pas d'extraterrestres). Le casting n'ayant pas été fait sous Spielby, Nolan a sorti aussi bien les petits nouveaux que les habitués: Matthew McConaughey (déjà de l'aventure Contact), Anne Hathaway (la merveilleuse Catwoman), Jessica Chastain, Casey Affleck, Mackenzie Foy (ou comment passer de Twilight à Nolan!), Michael Caine (toujours là au bout six films ensemble), Wes Bentley et John Lithgow. Tout cela pour un film tout de suite taxé de "2001 de Nolan", "son premier film émouvant", "chef d'oeuvre"... Il est temps de mettre les choses au clair. Interstellar se pose comme une brillante alternative à des films comme 2001, Contact et même en soi Sunshine (certains citeront Le trou noir et L'étoffe des héros mais je ne les ai pas vu). Moins froid que le film de Stanley Kubrick (ce qui n'est évidemment pas une critique), mais se rapprochant de lui tout comme il s'oriente vers la bienveillance d'un Robert Zemeckis made in 97.

Interstellar : Photo Anne Hathaway

Le film se déroule en trois parties bien distinctes: l'anticipation, l'exploration et la réflexion. Elles sont segmentées suffisamment bien pour que l'on fasse la différence entre chacune d'entre elles. Le premier plan parle pour lui: une navette, de la poussière sur une étagère, de la poussière qui tombe. Le problème est environnemental (la poussière dézingue les cultures au point que la Terre n'a plus de ressources valides en vue), la solution viendra du ciel (la navette). En un plan, Nolan présente par symboles ce qui va suivre. Le point de vue n'est pas celui d'un scientifique impliqué dès le début dans le projet, mais un ancien ingénieur et pilote  nommé Cooper (McConaughey) tombé par hasard dans un projet trop gros pour lui. C'est par sa famille et lui que le spectateur va découvrir ce qui est arrivé à notre chère planète Terre: le soleil est toujours là mais les cultures partent en fumée et la poussière asphixie petit à petit la population, au point d'entraîner des maladies mortelles (on pense notamment au fils de Cooper incarné adulte par Affleck). En peu d'éléments et exemples (une chasse au drone dans des cultures à la ramasse, une réunion évoquant aussi bien le passé du héros que l'impossibilité pour son fils de faire des études en passant par des remaniements douteux de manuels scolaires, un match de baseball interrompu par une tempête, de la poussière partout dans la maison), tout est balisé pour que le spectateur comprenne la situation et puisse voir que tout cela est fort probable. D'où le terme d'anticipation.

 Interstellar : Photo Casey Affleck, Jessica Chastain

Le film n'a rien de compliqué dans ses termes, le langage étant suffisamment compréhensible à chacun et les fans d'astrologie risquent d'y trouver leur compte. En tous cas, le film se révèle bien moins compliqué qu'Inception qui s'enfermait beaucoup trop dans des explications alambiquées et peu intéressantes. Interstellar est d'ailleurs bien plus terre à terre. La technologie n'est qu'un accessoire pour permettre un voyage terriblement humain où l'inconnu peut avoir des conséquences désastreuses et où un père doit quitter sa famille pour en sauver des millions d'autres. C'est aussi pour cela que beaucoup de spectateurs évoquent un "Nolan plus sentimental que d'habitude". En développant la relation père-fille, les Nolan (n'oublions pas son frère Jonathan au centre du projet depuis ses débuts) dévoile un véritable drame familial en pleine science-fiction. Le voyage de Cooper commence sur une dispute entre lui et ses obligations et sa fille et sa volonté qu'il reste. Une dispute fatale et d'une certaine tristesse (certains diront larmoyante) qui mettra en berne ce qui va suivre: un père et sa fille cherchant à tout prix à se revoir et cela malgré le temps. Une thématique qui tient sur tout le film car Cooper cherche à tout prix à retrouver sa fille. C'est si on peut dire le leitmotiv du film, car l'avenir de l'humanité tient dans cette génération, la suivante étant vouée à mourir jeune (le cas d'Affleck est une horreur à lui tout seul).

Interstellar : Photo

L'exploration s'avère sensorielle au possible, Nolan nous emmenant vers l'inconnu avec les bons outils. Il a la brillante idée d'insérer le spectateur dans l'action par des caméras embarquées sur le vaisseau. Une impression d'immersion totale d'autant que le visuel est irréprochable et souvent impressionnant. Le passage dans le trou de ver (passage spatio-temporel pouvant mener à différents mondes et à la création inconnue) est par exemple un véritable moment de sensations fortes, emmenant le spectateur dans une véritable euphorie visuelle où Nolan se fait plaisir. En soi, la qualité des séquences spatiales est indéniable. On peut aussi noter la géniale transition où la personne sur l'écran prend subitement forme de l'autre côté, faisant en soi rappeler la séquence miroir de Contact. A cela rajoutez quelques notes d'humour salvatrices entre Cooper et TARS entre plusieurs moments dramatiques. Mais le film prend des élans inattendus dans sa troisième heure. (attention spoilers) Tout d'abord en virant au huis clos de manière violente et percutante. Par huis-clos je parle aussi bien de l'Espace que de la planète. En soi, le film n'est pas sans évoquer Sunshine à ce moment-là (sans toutefois faire exactement la même chose). Mais c'est bien évidemment la partie réflexion qui prend une grande place. Alors qu'on le croit que le film va se finir là-dessus, Nolan part dans une direction très kubrikienne et pas loin de Zemeckis (dans le principe du circuit et de la relation père-fille notamment très importante afin d'emmettre un... contact).

Interstellar : Photo Anne Hathaway, David Gyasi, Matthew McConaughey

Certains éléments prennent un drôle de sens avec ces tunnels rappelant à la fois 2001 (et ses visions hypnotiques amenant à une renaissance impressionnante) et Inception (dans la configuration, cela fait penser aux scènes avec Joseph Gordon Levitt navigant dans un bâtiment sans gravité). Le principe du temps est symbolisé à la fois par les lignes et la fameuse montre qu'a donné Cooper à Murphy. Ce lien prend alors tout son sens jusqu'à un final émouvant, confirmant que les Nolan ont signé un film sur l'amour qu'il soit entre un père et sa fille et celui plus platonique prenant purement sens dans le final. En soi, c'est peut être la partie qui tient le plus d'influence avec le film de Kubrick, mais de là à les comparer il y a un pas que je ne franchirais pas. (fin des spoilers) Pour ce qui est des acteurs le casting est assez irréprochable à commencer par l'équipage et notamment le duo McConaughey-Hathaway (et oui, Nolan doit lui porter chance) en passant par Jessica Chastain. On regrettera néanmoins le rôle peu étoffé du fils, les Nolan privilégiant la relation père-fille. La musique de Hans Zimmer joue énormément sur les orgues et les "brooms" sont un peu plus calmes que d'habitude. Ce qui est en soi un bonheur musical. Rien de mieux quand Zimmer arrête avec ses bruits de taule qui lui sont tellement critiqués.

Interstellar : Photo Anne Hathaway, Matthew McConaughey

Un magnifique film d'anticipation avec un beau suspense et un drame familial d'une grande tristesse. L'Espace n'a pas fini de nous faire vibrer.

 


 

* Propos recueillis dans Cinemateaser numéro 38 (octobre 2014).

** Voir http://lestoilesheroiques.fr/2014/11/interstellar-resume-scenario-2008-script-differences-modifications.html où se trouve également un lien vers le scénario original.

 

10 novembre 2014

John Hughes en vadrouille

Un bébé est kidnappé par trois bonhommes mais réussi à s'échapper dans les rues de New York, n'hésitant pas à maltraiter ses agresseurs...

Avec le succès de Maman, j'ai raté l'avion et Beethoven, John Hughes devient un producteur prolifique et rentable mais n'attire pas la qualité. En 1993, il se lance dans une production familiale pas loin de Home alone dans son concept, Bébé part en vadrouille ou Baby's day out en VO. A la réalisation, un certain Patrick Read Johnson qui scénarisera par la suite Coeur de dragon (qui par ailleurs aura une nouvelle suite DTV l'an prochain, soupirs...) et en sachant que Chris Colombus est également producteur de la chose. Devant la caméra quelques têtes connues: Joe Mantegna mafioso buté au milieu du Parrain 3 avant de devenir le chef de la série Esprits criminels, l'éternel second-rôle Joe Pantoliano et Brian Haley fils ingrat de Clint Eastwood dans Gran Torino sont les kidnappeurs de pacotille; l'une des mégères de Sex and the city Cynthia Nixon; et Lara Flynn Boyle passe de lycéenne à croquer de Twin Peaks à mère de famille (!). Vous l'aurez donc compris assez facilement: kidnappeurs/voleurs, maman cherchant son gosse et le gosse en question qui fait la nique aux malfrats, soit les ingrédients de Home alone. On ne change pas une recette qui marche, mais en l'occurrence on s'en serait bien passé tant elle est répétitive au possible. 

Au bout d'un film, le concept était déjà éculé et manquait de nouveautés. Avec Bébé part en vadrouile c'est exactement le même syndrome. Le scénario de John Hughes consiste quand même à regarder bêtement un bambin mener à la baguette trois kidnappeurs à la manque durant 1h30. Surtout au vue de certains plans, on s'étonne de voir un bébé gambadant seul à quatre pattes dans les rues de New York sans que cela n'attire l'attention! C'est vrai que c'est terriblement normal de voir un gosse abandonné s'incrustant dans des taxis ou d'attérir sur un chantier! Je sais bien que nous sommes au cinéma, mais il est incroyable de voir un script aussi improbable qu'incohérent. Surtout que la mère prend en main les recherches avec la police, il serait en soi logique qu'une personne puisse le reconnaître activement. Mais non, rien à l'horizon et nos trois kidnappeurs peuvent courir après sans être une seule fois inquiétés alors qu'ils ont chacun un casier! Mais encore une fois ce n'est pas grave, ce n'est pas comme si les médias ne diffusaient pas la photo du gosse par la même occasion!

Il en reste que le film ne dure pas longtemps, mais le film est d'une nullité affligeante. Au niveau des péripéties, le film délivre l'équivalent de ce qui arrivait aux pauvres Joe Pesci et Daniel Stern dans les Home Alone: les pires coups sont les meilleurs, même commis par un bébé de neuf mois. Vous l'aurez donc compris: il n'a pas encore la parole mais vous avez terriblement envie de le baffer! Joe Mantegna en bon leader est bel et bien celui qui déguste le plus et par la même occasion cabotinne et grimace le plus. Il faut le voir au début en faux-photographe avec une perruque longue à bouclette et un bérêt. Ou alors dans la scène du banc où le bébé sur ses genoux et sous une veste lui brûle les roubignoles avec son briquet! Une scène qui ressemble à un vieux gag pas drôle qui sera en partie réinséré dans Maman, je m'occupe des méchants (on garde les bijoux de famille, on enlève le feu mais on rallume la flamme avec un coup dans les valseuses). Et ne parlons même pas de la séquence du chantier ou avec celle du gorille qui confirme un manque cruel d'inspiration d'un scénariste. Sans compter ce happy-end larmoyant à la limite du mauvais goût en terme de guimauve.

Une production lamentable, complètement improbable et montrant cruellement que la recette Home alone a atteint ses limites.

09 novembre 2014

Cuvée Halloween Night

Comme vous le savez, votre cher Borat a passé la soirée d'Halloween dernier au cinéma. Vu que nous étions dans la Cave de Borat, il était donc légitime de parler de la soirée dans la chère chronique de votre serviteur. Retour donc sur une soirée d'Halloween particulièrement folle et chargée en intérêts.

La soirée était organisée par The Bloggers Cinema Club au Palace, cinéma de Metz que je fréquente assez souvent (comme son homologue "arts et essai" Le Caméo-Ariel). Pour cinq euros, vous n'aviez que le Massacre, pour huit vous aviez le Massacre et Schizophrenia. Une aubaine donc, particulièrement pas chère au vue de ce que vous allez voir dans cette cuvée. Le principe a beau de venir déguisé, il y aura toujours les réfractaires aux maquillages et autres masques pourtant pas durs ni à trouver, ni à mettre. Dans mon cas, je me suis déguisé en Jason Voorhees, soit tout ce qu'il y a de plus simple: le masque original, un sweet-shirt, des vêtements noirs, des baskets dégueulasses et une machette ensanglantée (évidemment en plastique et faux sang). Tenez voici donc le Borat qui vous vise particulièrement:

HN (2) Préparatifs Jason (2)

Jason Borat Voorhees vous salue!

La soirée a tout d'abord commencé par un petit jeu permettant de gagner des cadeaux. Le but: un extrait de films fantastiques ou horreur dévoilé, la réponse, les cadeaux. Tous les gagnants ont eu des perruques et autres déguisements, mais tout le monde n'a pas eu la même chose. Mon sacre est venu dès le début avec Donnie Darko de Richard Kelly, que j'avais ironiquement regardé après minuit en ce même 31 octobre. Hasard des choses quand ça veut bien! J'ai donc gagné une perruque, le DVD de Panic sur Florida Beach de Joe Dante (que j'ai donné à une copine m'accompagnant qui ne l'a pas vu, l'ayant déjà en BR) et une affiche du Massacre pour la ressortie du film. Qui est bien plus belle que l'original à mon sens et avec ce jaune pillonant le spectateur comme le soleil en plein été. Tenez voici votre cher ami Borat en train de l'arborer fièrement: 

20141106_004217

Alors elle est pas belle l'affiche? Non ne regardez pas le barbu sur la droite!

En sachant que parmi les autres lots se trouvaient les vinyles des bandes-originales de Machete, Godzilla 2014 (que mon ami Aymeric a reçu à la barbe de tous, faisant chier comme moi les spectateurs de l'allée pour aller devant l'écran!) et Poltergeist 2. Ce qui m'aurait bien plu vu que mes parents ont un lecteur vinyle! Pour ce qui fut des extraits, outre la scène du cinéma du film de Kelly, il y avait: 

  • la scène d'ouverture en vue subjective d'Halloween de Big John

Faut se faire plaisir, hein Michael?!

  • un dézingage de zombies dans un centre-commercial dans Zombie de George A Romero

Non ce ne sont pas des mannequins, ce sont juste des zombies qui jouent à un, deux, trois soleil.

  • la chose calcinée observée par les scientifiques dans The Thing toujours d'el maestro el horror!

"Pour Halloween, on va se payer une boucherie!"

  • la scène "Je suis libre! -Hé non!" d'Hostel d'Eli Roth

"J'y suis presque, j'y suis presque... -Hé non!"

  • l'une des scènes de suçage de masse de 30 jours de nuit de David Slade

"Tu crois qu'on a été trop barbare? -Admire les flammes de l'enfer, tu ne les verras pas avant ta mort!"

  • la sortie des filles accueilli au fusil par le tueur xénophobe de Wolf Creek de Greg McLean (seul film que je n'ai reconnu qu'à la fin de l'extrait, ne l'ayant pas vu)

"Hé les chéries! Faut bien tirer un coup!"

  • et enfin le tueur exécutant un agent de la sécurité du métro dans Creep de Christopher Smith (que je n'ai pas vu non plus mais que j'ai reconnu par le décor et Franka Potente).

La fille du RER.

Un jeu franchement sympa et participant à la bonne soirée d'Halloween. Seul bémol: c'est vraiment au bonheur la chance que l'on peut gagner, à moins de faire comme moi et de rester tout le temps la main levée comme un bon vieux bourrin! Au moins on aura bien rigolé tous les quatre. Et oui car il faut que je vous présente mes compagnons de route pour cette soirée (qui me tuerons certainement après avoir dévoilé cela dans ces colonnes, même s'ils sont prévenus!):

  • Freddy "Aymeric" Krueger

HN (11) Freddy a-t-il gagné contre Jason 

Freddy a-t-il tuer Jason?

  • Regan "Aurélie" MacNeil

HN (9) Quand Vendredi 13 rencontre L'exorciste

Une enfant du diable et un rescapé meurtrier de la noyade?

  • et Steven la licorne morte-vivante et Arthur Lecter

HN (4) Licorne et Linda Blair devant le McDo 

Le petit Arthur est timide!

Maintenant que les présentations sont faites, continuons la nuit des masques avec la présentation du court-métrage V-bis de Lucie Schosseler, présente comme certains acteurs à la soirée. Rien de gore à l'horizon, mais un mélange de la série Real Humans et de l'émission (racoleuse et jubilatoire à la fois) Confessions intimes à la sauce zombie. Nous suivons trois témoignages de gens tout ce qu'il y a de plus banals liés par une agence faisant renaître les morts et les vendre. D'où le rapport avec la série suédoise, changez robots par morts-vivants. Le premier personnage est le cas typique: un homme et sa femme-morte. Le second est une vieille dame. Cette dernière ironise en disant qu'elle a préféré se payer une sorte de bonne à tout à faire plutôt que le cadavre de son bien aimé! Une sorte de toy boy en soit! Mais le dernier cas est encore plus jouissif avec un homme probablement allemand (et vu son accent il doit plus venir de la contrée de votre Borat adoré que du pays de Goethe!) qui s'est payé trois mortes pour assouvir ses pulsions! Trois cas en rien similaires si ce n'est qu'ils ont chacun une certaine relation avec cette agence et la mort. Le tout est filmé comme un docu-réalité avec témoignages à l'appui mais le tout non sans humour.

Une morte qui flotte...

La réalisatrice s'amuse du concept de la mort-objet avec la fiancée tombant dans la piscine en pleine agonie ou le fait que les "prostituées" soient particulièrement morfales (non pas ce que vous croyez!). En résulte, un second court-métrage plutôt amusant et ayant un ton suffisament décalé pour faire passer agréablement la pillule. Après ce court-métrage intéressant, voici venir le premier long-métrage. J'avais déjà vu Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper il y a trois ans mais c'était sur Dailymotion. Même si le visuel était correct, sa ressortie pour ses quarante ans et surtout restauré en 4K était l'occasion ultime de savourer pleinement un pur chef d'oeuvre du cinéma d'horreur. Et ce fut le cas. La restauration garde le côté crade de la mise en scène tout en explosant les couleurs quand il s'agit des scènes de jour. Il n'y a qu'à voir ce travelling où Teri McMinn va vers le repère de Leatherface. Le ciel bleu explose littéralement l'écran, épousant le rouge éclatant du mini-short de la miss. Clairement on prend plaisir à revoir le film en 4K (encore plus quand on sait qu'elle a reçu l'aval de Tobe Hooper, un peu à l'image de William Friedkin avec Sorcerer), d'autant que l'ouverture conserve le grain de ses archives type Super 8. 

Massacre à la tronçonneuse (affiche 40 ans) 

Ah ce que j'aime cette nouvelle affiche!

On peut néanmoins signaler un petit contre-point à cette restauration. Les scènes de nuit perdent en netteté notamment la première poursuite entre Gunnar Hansen et la regretté Marilyn Burns (elle nous a quitté deux mois et demi après la présentation du film à la Quinzaine des réalisateurs) dans les bois qui paraît un petit peu illisible par moments. Heureusement, une fois à l'intérieur de la maison ou la voiture, cela passe mieux mais la poursuite bof bof quoi. En revanche, le film fonctionne toujours aussi bien. Commençant comme une terrible représentation de faits divers (ce qu'il n'est pas, malgré Ed Gein comme inspiration), le film continue comme un road trip au pays des bouseux, ce bon vieux Texas (d'où le titre original The Texas Chain Saw Massacre), avant une série de mises à mort en aucun cas gore comme le prétexte sa réputation. Il s'avère même bien moins crade qu'un Halloween. C'est plus dans son atmosphère que le film y gagne, donnant lieu à un environnement poisseux et atteignant son paroxisme dans un dîner des familles où le montage est cut au possible et aligne les images nerveuses et dérangeantes, mais en gardant une ironie mordante. La famille de Leatherface est complètement pitoresque et on passe d'une brute épaisse et d'une sauvagerie incroyable (tout est montré hors-champ mais la suggestion est affreuse de sens) à un grand dadet à moitié autiste se cachant derrière de la chair humaine!

Massacre à la tronçonneuse : Photo

Plus foudroyant que ça, tu peux pas test!

Le plus ironique est également que le personnage ayant le plus d'amabilité est peut être l'un des pires, car contribue à l'entreprise affreuse de ses "frères d'arme". Massacre à la tronçonneuse n'a pas perdu de sa superbe et surtout au vue du nombre de spectateurs présents en ce 31 octobre a toujours une aura merveilleuse au cinéma, que ce soit pour les néophites ou les fans. Quand on pense que ce film a été privé de cinéma en France durant prêt de huit ans (et en sachant que René Chateau l'avait déjà diffusé en VHS)...


Petite pause goûter (organisé avec bienveillance par le club et fort agréable pour les papilles de votre camarade Borat et ses amis).

HN (24) Un muffin

HN (25) et un cup cake!

 

Fin de la pause goûter gourmande et croquante.


 

Après ce petit apparté, nous sommes partis pour l'Autriche avec Angst, plus connu sous le nom de Schizophrenia dans nos contrées, réalisé par Gerard Kargl et s'inspirant du tueur Werner Kniesek. Je connais ce film par le biais de Mad Movies qui en avait reparlé à sa sortie en BR (même pas sûr que c'était le cas en DVD) et qui m'avait marqué car c'est ni plus, ni moins que le ou l'un des films préférés de Gaspar Noé. Quand l'on regarde le film, on comprend mieux pourquoi Noé l'admire autant. La manière de filmer en mode grue tournant tout en suivant le personnage à la limite de la caméra embarqué. On comprend clairement ce qui a pu intéresser Noé dans ce film et particulièrement dans un style qu'il utilisera pour ses propres films, que ce soit avec Irréversible (ah la caméra qui vivote comme une sorte de libélule) ou Enter the void (mouvements de caméra virevoltante dans les airs plus soignés mais même principe). Il en résulte un film où l'on suit quasiment pas à pas le tueur en question et surtout même si on ne le voit pas, on entend systématiquement ses pensées. Au final, même s'il ne dit pas grand chose voire rien du tout, il n'en reste pas moins que le personnage est terriblement causant. Ses pensées s'avèrent d'un nihilisme au possible, souvent liés à des envies de meurtres chroniques. 

Schizophrenia (jaquette)

 

Le prologue du film fait uniquement sur ordonnance du distributeur (et présenté comme tel lors de la présentation de Carlotta avant d'enchaîner avec le "vrai film") a beau être très bien fait (les moyens ont été mis en plus par le distributeur, suffisamment rare pour un film fauché), les informations révélées finissent par revenir au fil du film, même si aucune image du prologue n'apparaît. Ceux qui veulent plus de mystères choisiront certainement la version sans le prologue, ceux voulant un film plus complet choisiront avec. Pour ce qui est du film lui-même, il est tout de même assez spécial. Au risque de ne pas rentrer dans l'esprit malade du tueur, le spectateur risque de passer à côté d'un ofni à tendance horrifique où le tueur à proprement parler se livre à corps ouvert. Que ce soit sur ses meurtres, ses pulsions, son passé ou ses projets à venir. Un constat étrange où le réalisateur s'approprie son personnage principal au point de le suivre à la manière de la caméra embarquée. Le but étant d'être au plus prêt du personnage, à la limite du documentaire sur une virée meurtrière. Mais surtout on voit que le personnage même si basé sur des faits réels a des pulsions meurtrières inaltérables.

Faut s'aérer un peu mon loulou!

On peut le mettre cent fois en prison, si on le libère il récidivera automatiquement. C'est une véritable maladie et malgré qu'il soit considéré comme fou dangereux, ils le feront toujours sortir certainement pour bonne conduite. La prestation d'Erwin Leder permet en soi de confirmer la folie furieuse du personnage et en soi une brillante partition. L'amour-haîne entre le tueur et la fille et notamment dans le passage de la cuisine m'a personnellement rappelé la scène de simili-viol par Choi Min Sik sur la femme du boucher dans I saw the devil de Kim Jee Woon. C'est à peu près le même principe. On peut aussi relever une psychose pour la mère, cette dernière étant non seulement sa première victime , mais aussi la première femme qu'il tue dans la maison. On pourra néanmoins regretter que les autres acteurs et notamment dans la maison s'avèrent bien moins bons, ainsi qu'une tendance à la lenteur qui perdra parfois le spectateur. On relèvera aussi un beau faux-raccord avec le robinet continuant à couler quand le tueur part de la salle de bain et reste au même niveau le lendemain matin! Il n'en reste pas moins un ofni très particulier et entraînant le spectateur dans les méandres d'un psychopathe.


 

Bonus!

HN (10) Rafistolage de licorne

Même les licornes zombies doivent se faire rafistoler!

HN (14) Jason et Freddy sont deux joyeux amis!

Jason et Freddy sont deux joyeux amis...

HN (16) Quand Jason rencontre Arthur Lecter (1)

Pause tueur, pause tendresse...

HN (30) Un nounours bourré

Il n'est pas bien de donner de l'alcool à un ourson aussi diabolique soit-il!

HN (32) Fuck off!

Voilà ce qui arrive quand le gant de Freddy possède Jason!



Merci encore au Palace et au Blogger Cinema Club pour cette truculente soirée! Allez à la semaine prochaine!

 

06 novembre 2014

Un gosse, quatre branquignoles, une puce

Alex découvre une puce électronique très recherchée par des espions dans une voiture télécommandée...

Maman, je m'occupe des méchants : Affiche

On pensait la saga Home Alone morte avec l'adolescence de Macauley Culkin. Finalement, il a fallu que John Hughes ressuscite la saga qu'il a signé de sa plume. Et surtout il a pris la mauvaise personne pour ce troisième volet qui n'a strictement rien à voir avec les films avec Macauley Culkin, à part que cela se situe en hiver et aux alentours de noël. Mais voilà, Hughes ne réalise pas mais scénarise et produit, laissant sa place vacante de réalisateur au monteur des deux premiers films: un certain Raja Gosnell. Rien n'aurait pu laisser croire que le réalisateur de Breakfast club ferait émerger un des pires réalisateurs d'Hollywood, responsables des adaptations de Scooby-doo et des Schtroumpfs entre autres. Voici donc Maman, je m'occupe des méchants ou plus simplement Home Alone 3 où John Hughes retrouve son actrice de Sixteen candles Haviland Morris devenant mère et l'on peut voir une certaine Scarlett Johansson en soeur aînée. Autant le dire tout de suite: si Home alone 2 était déjà un autoremake pour le moins poussif, ce troisième volet confirme que le concept du gosse contre le monde entier (ou plutôt son quartier et son entourage) ne peut durer plus d'un seul film sans se répéter. Mais surtout le film n'est qu'une succession de gags en vue de dépasser un scénario invisible.

Maman, je m'occupe des méchants : Photo Raja Gosnell

Le début ne dévoile d'ailleurs pas le héros principal et suit des trafiquants cherchant à faire passer une micro-puce dans un jouet. Le film part alors dans une partie d'espionnage assez peu intéressante avec quatre bras cassés s'appelant "Monsieur" ou "Madame". Puis on suit la vieille dame héritant de la voiture télécommandée. Rien ne se passe avant que l'on ne croise un gamin qui déblaye la chaussée de la vieille dame et hérite de la voiture. Ce gamin c'est le héros du film. Le gag potentiel évoqué? Il s'est plusieurs coincé son pénis dans la lunette des toilettes. Ouais. Pendant ce temps, Gosnell et Hughes décrivent la famille: une mère quelque peu au foyer mais essayant de retrouver du travail, un père au boulot, une soeur (donc Johansson) qui aime tricher en écrivant sous ses chaussures et un frère avec quinze tonnes d'affiches gourmandes et croquantes qui joue au basket. Pas de grands intérêts dans cette description, puisqu'en dehors de la mère, les personnages de la famille ne servent absolument à rien. Tout repose sur le gamin, la vieille dame et les quatre golios de service. A partir de là, le film va sombrer dans le vulgaire avec une frénésie inégalée. Du pur Raja Gosnell en soit, à savoir familial et vulguraire. 

Maman, je m'occupe des méchants : Photo Raja Gosnell

Nos trafiquants s'avèrent bêtes comme chou à commencer par leur chef, un vieux briscard toujours en costard. Puis vient la sainte-ni-touche qui se prend les pots de fleurs; Mr Brushing qui valdingue dans l'escalier avec des rollers (ainsi que de très mauvais effets-spéciaux, on verrait presque les fils); et enfin le coco qui se retrouve en glaçon et se prend un merveilleux coup dans les roubignoles. Une séquence au combien lamentable où la fille prend peur d'une sourire dans un trou sur l'entrejambe et se sent obligé de taper dedans, alors qu'elle sait pertinemment qu'elle va lui taper dans les bijoux de famille. Purement gratuit et typique de l'humour gras familial de Gosnell et d'autant plus étonnant de la part d'un John Hughes, qui décidément n'a pas fini sa carrière sur de bonnes choses et étonne par la vulgarité du film (mais c'était déjà le cas en soit d'un film comme Beethoven 2). Quant au gosse, Alex D Linz donne sans cesse envie de se faire taper dessus et est encore plus agaçant que le personnage de Macauley Culkin. Même schéma du petit dernier toujours embêté par ses frères et soeurs, écouté de personne et devant faire face à des grands dadais bêtes et cupides. Rien de nouveau sous le soleil, rien de passionnant non plus et certainement pas bien. 

Un troisième volet encore plus lamentable que le précédent et peinant à renouveller une franchise bâtie sur du rien.

04 novembre 2014

Kevin débarque par erreur à New York

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genre: comédie
année: 1992
durée: 1h55

l'histoire: C'est à Malibu que la famille McCallister décide de passer les fêtes de Noël. Mais une fois à l'aéroport, Kevin s'éclipse et embarque par mégarde pour New York.

La critique d'Alice In Oliver:

En raison du succès du premier film, Chris Colombus réalise une suite dans la foulée, donc, un an après. Bienvenue dans Maman, j'ai encore raté l'avion !
Pour l'anecdote, Macaulay Culkin, âgé alors de 12 ans, recevra un cachet de 8 millions de dollars pour ce film.
Ce qui constitue un record absolu pour un enfant de cet âge. Oui, Macaulay Culkin est bel et bien le gosse le plus cher d'Hollywood à l'époque.

Pour le reste, pas de surprise au niveau du scénario. On prend les mêmes et on recommence. On retrouve donc notre joyeuse troupe, à savoir Macaulay Culkin (que j'ai déjà cité), Joe Pesci, Daniel Stern, John Heard et Catherine O'Hara. A noter l'arrivée de Tim Curry en maître d'hotel, qui ne sert à peu près à rien.
Cette fois-ci, plus question de nous faire le coup du gosse oublié à la maison la veille de Noël.

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Chris Colombus a bien conscience que cela ne marchera pas deux fois. Qu'à cela ne tienne, la famille McCallister perd Kevin dans un aéroport.
Malheureusement, ils s'en aperçoivent une fois dans l'avion. De son côté, Kevin a embarqué dans le mauvais appareil.
Voilà le jeune mioche en route pour New York.

C'est d'ailleurs la grande nouveauté de ce second opus. Parallèlement, les deux cambrioleurs du précédent film se sont échappés de prison.
Sur leur chemin, ils vont à nouveau rencontrer Kevin. Plutôt que d'exploiter le décor en place, à savoir la grande ville de New York, les hostilités se déroulent à nouveau dans une maison. Les pièges sont évidemment plus nombreux et toujours plus improbables.

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Ici, Daniel Stern et Joe Pesci ne sont là que pour se prendre des pots de peinture dans la tronche. Bon, en même temps, c'était déjà le cas dans le précédent film.
Hélas, la formule qui fonctionnait si bien, ne prend plus vraiment dans cette suite, plutôt paresseuse dans l'ensemble.
En vérité, Maman j'ai encore raté l'avion pourrait se voir comme une séquelle, voire un remake du premier opus, la surprise et l'hilarité en moins.

En même temps, cette suite montre bien les limites d'une telle entreprise. Clairement, Maman j'ai encore raté l'avion n'est rien d'autre qu'un petit nanar de Noël, qui plus est, à la moralité pompeuse et relativement ennuyeuse.
Que dire de plus ?

La critique de Borat

Maman, j'ai raté l'avion est l'un des plus gros cartons au box-office de l'année 1990; il était donc logique de voir émerger une séquelle. D'autant que Macauley Culkin cassait encore la baraque à cette époque. Chris Colombus et John Hughes reviennent alors à la charge avec Maman, j'ai encore raté l'avion ou Home Alone 2: Lost in New York. Une nouvelle fois le succès est là, d'autant que tout le casting revient y compris le duo de cambrioleurs campés par Joe Pesci et Daniel Stern. Mais est-elle à la hauteur du premier opus? Malheureusement non. Le principal étant qu'évidemment Colombus et Hughes ne se sont pas foulés pour cette suite ou plutôt séquelle. On a même très souvent l'impression de voir un autoremake. Kevin s'engueule encore avec ses vieux suite à une saloperie de son frère Buzz (séquence rigolote néanmoins suivi d'un procès d'intention que l'on croirait sorti d'un vieux téléfilm policier des 50-60's)... Sa mère (Catherine O'Hara) le réprimande... Mais cette fois-ci Kevin part bien en avion... mais pas dans le bon.  Puis il se retrouve tout seul à New York quand ses parents sont en Floride... Puis il ressort le film de mafieux qu'il adore pour faire chanter les employés de l'hôtel... Puis il retrouve les casseurs flotteurs... Puis ils aident des âmes charitables... Puis fini (désolé de vous spoiler). 

C'est exactement et à peu de choses prêts le même scénario que le premier film. On change juste le coup de l'avion car franchement si on avait eu le second coup de la panne de réveil et du mauvais comptage, cela aurait été catastrophique. Alors Colombus et Hughes essayent de trouver des situations à New York pour contrebalancer avec le manque total d'idées de cette sequelle. Alors ok une séquelle semblait évidente au vue du succès du film, mais quand on voit ce qu'ils ont fait, on se dit quand même qu'il vaut mieux parfois laisser des projets au placard. On pourra dire la même chose pour Beethoven 2 que Hughes signera par la même occasion quelques années plus tard. Le film essaye donc de compenser par des péripéties dans le Plaza (belle publicité pour cet hôtel ouvertement cité) et se retrouve donc avec des acteurs comme Tim Curry et Roy Schneider, soit l'un des plus grands transformistes du cinéma (travesti dans The Rocky Horror Picture Show, Darkness dans Legend, clown diabolique dans ça...) et un des pires comiques américains (vous l'avez au moins vu en sidekick pénible dans Judge Dredd ou Piège à Hong Kong). 

Les auteurs se permettent alors d'utiliser les maîtres d'hôtel sceptiques à l'idée de voir un enfant seul dans un hôtel mais avec les sous-sous dans la poche. Après tout pourquoi embêter un gosse s'il peut payer? C'est un peu balot quand même! Alors ils passent en pleine journée et tombe sur un mannequin sous la douche avec la voix enregistrée de l'oncle sous la douche. Puis ils débarquent carrément en groupe avant de se prendre la rafale sonore du tueur de Snake (moment au combien amusant même si clairement déjà vu, il n'y a qu'à voir la gueule de Curry essayant de parler à une voix enregistrée). Et enfin essaye de le neutraliser avant de se prendre le rateau. Le film aligne aussi les bons sentiments avec ce gentil vendeur de jouets et la femme aux pigeons, freak qui adore l'opéra. Sans compter ce happy-end sous le sapin géant de Central Park! Alors que nous réserve nos casseurs flotteurs? Hé bien pas grand chose. Alors certes on se fend la poire du malheur de Pesci et Stern et les quelques gags sont plutôt délirants. Que ce soit le crâne de Pesci en feu ou Stern glissant et démolissant plusieurs étagères de peintures dans la gueule. Mais cela sent clairement le réchauffé.

Une sequelle au combien déjà vu et n'ayant pas grand chose à offrir.


Extrait du film "Maman, j'ai encore raté l'avion"--"Home Alone 2: Lost in New York"---WTC

03 novembre 2014

Macaulay Culkin défend sa maison

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genre: comédie
année: 1991
durée: 1h40

l'histoire: La famille McCallister a décidé de passer les fêtes de Noël à Paris. Seulement, Kate et Peter McCallister s'aperçoivent dans l'avion qu'il leur manque le plus jeune de leurs enfants, Kevin, âgé de 9 ans.

la critique d'Alice In Oliver:

Voilà la comédie familiale qui va propulser Macaulay Culkin au rang de star. J'ai nommé Maman, J'Ai Raté L'Avion, réalisé par Chris Colombus en 1991.
Le film sera un tel succès qu'il engendrera une suite dans la foulée, Maman j'ai encore raté l'avion, en 1992.
Clairement, cette comédie lance un genre à lui tout seul, à savoir un jeune moutard agaçant qui doit affronter seul quelques voyous idiots et pas bien méchants.

D'ailleurs, la saga Home Alone compte quatre épisodes. Aux deux films réalisés par Chris Colombus, viennent s'ajouter Maman Je M'Occupe des Méchants et Maman je suis seul contre tous. Visiblement, les américains semblent assez friands de ce genre d'ineptie. En même temps, ne soyons pas trop sévères, le premier film fonctionne plutôt bien. C'est vraiment le genre de comédie qui fait passer le temps la veille de Noël, et qui se regarde sans déplaisir.

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En dehors de Macaulay Culkin, on retrouve quelques têtes bien connus du grand écran: Joe Pesci, Daniel Stern, John Heard et Catherine O'Hara sont de la partie.
Le scénario est évidemment le grand absent de cette comédie. Tout du moins, il est assez peu crédible et tient sur trois lignes, en écrivant gros.
Attention, SPOILERS !

La famille MacCallister a décidé de fêter Noël à Paris. Kevin MacCallister (Macaulay Culkin) se fâche avec sa mère.
Visiblement, le jeune bambin est le grand incompris de sa famille. Pour le punir, sa mère l'envoie coucher dans une petite chambre, située dans une sorte de grenier. Le lendemain, le jour du départ, les MacCallister se lèvent en retard.
La famille part alors dans la précipitation. Pourtant, une fois à l'aéroport, et plus précisément dans l'avion, la mère se rend compte qu'elle a oublié Kevin.

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Désormais, il lui faut rentrer chez elle le plus vite possible. Mais le voyage sera long et pénible, d'autant plus que la jeune femme devra supporter les chants de quelques bouseux du coin, fans de polka.
Quant au jeune Kevin, il prend rapidement conscience de la situation. Enfin seul ! Pour le jeune moutard insupportable, c'est enfin l'occasion de faire la fête et de regarder tout ce qu'il veut à la télévision.

Pourtant, une certaine mélancolie commence à gagner le mioche. Qu'à cela ne tienne, deux cambrioleurs crétins (Joe Pesci et Daniel Stern) sont bien décidés à venir dévaliser la maison de Kevin. Le jeune mouflet doit alors s'organiser.
Très vite, la demeure devient un terrain de chasse et un véritable attrape-souris (ou plutôt attrape-voleurs). C'est indéniablement le gros atout du film: l'inventivité des différents pièges, en sachant que la comédie accumule certains gags assez bien sentis.

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Ensuite, Maman j'ai raté l'avion exploite plutôt bien sa formule, à savoir un jeune gosse qui vient donner la leçon à deux cambrioleurs.
Inutile de revenir sur la performance de Macaulay Culkin, pas forcément mauvais, mais qui ne délivre pas non plus une prestation inoubliable.
En vérité, il ne faudrait pas oublier la mise en scène assez habile de l'ami Chris Colombus, qui signe une comédie nerveuse et riche en gags.
Pour un film de Noël, c'est déjà pas mal.

La critique de Borat

Vers la fin des 80's, début des 90's, John Hughes délaisse la réalisation petit à petit pour épouser les rôles définitifs de producteur et scénariste. Mal lui en aura pris car si Hughes était un réalisateur-scénariste incontournable durant les 80's, il le sera bien moins (voire plus du tout) dans les 80's avant d'être oublier jusqu'à sa mort dans les années 2000. Cela commencera avec Maman, j'ai raté l'avion ou Home alone sorti en 1990. Soit la confrontation entre le génie du teen-movie et Chris Colombus le scénariste d'Amblin (on lui doit notamment Les Goonies et Gremlins). Deux écoles à part entière et ayant marqué au fer rouge les 80's. Dans le rôle principal, on retrouve un certain Macauley Culkin, future enfant-star des 90's et vu auparavant dans L'échelle de Jacob. Pour le reste ,on reconnaît des visages connus comme Daniel Stern, Joe Pesci, Catherine O'Hara, John Heard et John Candy. Le film devient un immense succès au point qu'une sequelle, puis trois films/téléfilms n'ayant rien à voir mais restant dans la saga sont sortis. Au point qu'Home alone est devenu un des films les plus rediffusés durant les fêtes de noël en toute légitimité. Même si le film est assez surestimé, il reste un film tout ce qu'il y a de plus sympathique et se révélant assez amusant plus d'une fois.

Comme pour Seize bougies pour Sam, John Hughes fait commencer le film par un véritable bordel où toute une famille est regroupé dans une seule baraque au point que le pauvre Kevin, dernier né de la famille initiale, en paraît insignifiant. Même topo pour la scène de départ où tout est accéléré volontairement en s'appuyant sur le seul escalier. Un effet saisissant montrant l'alerte de la situation et annonçant à plein nez l'oublie à venir. Car si dans Sixteen Candles c'était un anniversaire, là on parle carrément d'un enfant! Voilà donc le postulat de départ de Maman, j'ai raté l'avion aussi simple soit-il. Par la suite, le film se veut plus simple, plus banaliser. On suit donc le petit Kevin tout seul avant que ses parents (et particuliè rement sa mère) découvrent le pot aux roses! On aura donc droit aux courses, aux flics casse-pieds, au vieux voisin qui passe pour un croquemitaine alors que c'est surtout un pauvre vieux qui n'a pas vu son fils depuis des années (d'ailleurs Hughes et Colombus s'amusent avec ce personnage, en jouant avec les codes de l'horreur comme avec les poubelles!), à la messe de noël et évidemment faire face à deux des voleurs de pacotille mais d'anthologie puisque ce sont les personnages de Pesci et Stern. 

On connaît Pesci pour ses rôles chez Martin Scorsese, mais là le voir dans un spectacle familial lui qui est habitué à sortir des "fuck" à tout bout de champ, cela paraît comique. Et c'est le cas. Le voir en train d'essayer de dire des saloperies tout en marmonant est en soi un beau moment de rigolade. A vrai dire, il y a une sorte de vide entre le début et la fin. Certains moments émergent mais rarement il ne se passe quelque chose de réellement intéressant avant le dernier quart d'heure. Bon on gardera néanmoins ces grands moments de poésie avec ce faux-film de mafieux avec le fameux Snake se faisant buter par un parrain du crime cabottin et sortant de la bonne réplique en peu de temps: "Je te donne dix petites secondes pour bouger ton gros cul dégueulasse! Hors de ma vue! 1, 2, 10! Tadadadada! Et joyeux noël espèce de sale bête!" Le dernier quart d'heure est un must de comédie des 90's avec les pauvres casseurs flotteurs, méchants possible devenant terriblement attachants. Un peu comme ce salopard d'Edgar dans Les aristochats. Rien que pour ce moment, merci John et Chris. On regrette le petit happy-end, mais bon il fallait s'y attendre: film familial de noël, happy-end oblige.

Un film sympathique qui a un peu perdu de sa superbe mais reste encore amusant.


Maman j'ai raté l'avion part 1

01 novembre 2014

Une superbe fille va faire de leurs vies une fête

Deux adolescents se prennent pour Frankenstein en créant une créature de rêve par ordinateur. Elle va changer leurs vies...

J'ai connu Une créature de rêve dans les années 90-début 2000 avec Code Lisa, série des 90's avec la sublime Vanessa Angel (Borat romantique en plein souvenir d'enfance). J'ai appris bien évidemment après que cette série fort sympathique que j'avais regardé sur France 2 les samedi où j'allais à l'école primaire (et oui bande de nazes, au lieu de gueuler comme des cons que vos gosses aillent à l'école le samedi ou le mercredi, souvenez-vous que vous en chiez pour vous réveiller le samedi matin trois fois sur quatre quand vous étiez au primaire. Fin de l'apparté contestataire de l'ami Borat- NDB) était en fait un remake télévisé d'un film de John Hughes. Comme quoi, ce réalisateur et moi étions fait pour nous rencontrer un jour. Une créature de rêve ou Weird Science permet à Hughes de retrouver Anthony Michael Hall dans un rôle pas si différent de celui de Seize bougies pour Sam. En sachant que le film est produit par Joel Silver, peu connu pour s'occuper de petits films et surtout pas de films sans grosses explosions et la chanson-générique est signée d'un certain Danny Elfman alors dans son groupe Oingo Boingo. Le film permet à Hughes de réaliser une version teen-movie mais non-dénuée de sens de Frankenstein de Mary Shelley.

Une créature de rêve (photo) Ne me remerciez surtout pas...

 

A une époque où Mel Brooks et une comédie-musicale en porte-jaretelle lui rendent hommage il n'y a rien d'étonnant à cela. Voilà donc deux laissés-pour-compte (pour ne pas dire "geek", expression que je déteste au plus haut point) créant lors d'un week-end tranquille une véritable bombe sexuelle sous l'apparence de l'alors très jolie Kelly LeBrook (ce qui au vue de ses dernières photos a bien mangé depuis!). Une pure parodie sexy du monstre de Frankenstein où les électrodes sont fixés à une poupée type Barbie (mais brune) et le tout est formée grâce à un ordinateur (encore une pièce rare à l'époque malgré qu'Apple était largement dessus). Sauf qu'au contraire de devenir leur objet sexuel (ce qu'un Frank Hennenlotter n'aurait pas renié, c'est peut être aussi pour cela qu'il a fait aussi sa révision sexy de Mary Shelley avec Frankenhooker), la créature devient une aide à ces jeunes gens et un personnage à part entière. Jamais machiavélique même dans ses pouvoirs (elle fait tout pour aider ses "créateurs" quitte à passer par l'amnésie ou la réfrigération!), l'héroïne est pure donc en soi naïve. Mais naïveté ne veut pas dire stupide et notre héroïne est tout sauf inintelligente. 

 "Le petit Robert Downey Jr ici à droite est demandé à l'accueil. Aux dernières nouvelles il a un soutien-gorge sur la tête!"

Séduisant les hommes par un simple regard, elle va faire passer ses "créateurs" pour des mecs connus dans leur campus et évidemment d'emballer quelques filles. John Hughes a le mérite de donner un ton assez potache voire coquin à l'ensemble (première apparition de Kelly LeBrook: haut coupé juste après les seins et culotte pour seuls vêtements!), tout en gardant une certaine tendrese pour son trio. Anthony Michael Hall est comme souvent le bourrin de service, celui qui a le plus d'assurance tout en restant un tocard devant les filles et du genre à se souler la gueule sans effet bénéfique. Par ailleurs, on lui doit une superbe réplique lors de la création de la fille: "S'il y a quelque chose que je connais sur le bout des doigts, c'est la mensuration d'une femme! T'as pas le choix: ou ça tient dans la main ou tu risque de te fouler un orteil!" Quant à Ilan Mitchell Smith, c'est le jeune fan de technologie terriblement timide (au point d'avoir quelques soucis qui inspireront Kyle dans South Park) et martyrisé par son frère plus âgé (Bill Paxton parfaitement jouissif dans le cliché même du chasseur ressortant de l'armée et macho par la même occasion). Chacun grandira de son expérience avec la miss. L'occasion de voir aussi un certain Robert Downey Jr encore loin du succès avec une banane pas possible et un short de scout à se rouler par terre. En sachant que Hughes signe une séquence d'anthologie où Michael Berryman et Vernon Wells reprennent leurs rôles de La colline a des yeux et Mad Max 2 avec subtilité et amusement.

 Mais Vernon, tu n'es pas mort à la fin de Mad Max 2?

Un excellent cru bien que plus fantastique pour John Hughes, variation sexy et adolescente de Frankenstein.

31 octobre 2014

Cuvée Hallo Hallo Ween!

L'an dernier, votre cher Borat revenait sur ses goûts en matière d'horreur, fantastique et autres gores à l'occasion de la nuit des masques, la fameuse fête d'Halloween. Cette année, la Cave de Borat va donc évoquer les différents films qui ont pu marquer cette fête chez votre interlocuteur fétiche, leur rendre en soi hommage (ou simplement les évoquer, cela vaut parfois mieux). Autrefois c'est à dire avant 2003, il m'est arrivé d'aller chercher des bonbons en petit fantôme. Pratique, pas très difficile à faire. J'ai même été en costume de Dracula la dernière année. Par la suite, j'ai arrêté d'aller parader dans les rues de mon village pour mater des films le 31 octobre. Alors certes cela peut paraître étrange. Néanmoins regarder des films d'horreur ou fantastique peut s'avérer fort agréable voire même terriblement fun. Cela permet aussi de regarder certains films non-vus encore ou de se revoir quelques classiques. Je me souviens au moins de deux films quand j'ai commencé à faire cela en 2004: c'étaient Haute tension et Le retour de la Momie! Comment ne peut-on pas faire plus radical. D'un côté un slasher français crado au possible, de l'autre un blockbuster fantastique bourré de CGI! On ne pouvait pas faire plus radical que ces deux films. Haute tension fut un certain choc à l'époque, déjà parce que je n'étais pas habitué à ce type de film et aussi car le -16 était justifié. 

Haute tension : Affiche Le Retour de la Momie : Affiche

On n'a pas pu faire plus radical comme double-séance!

Et encore mieux, je l'avais vu avec mes parents, ce qui me permettait d'être couvert même si je n'ai rien d'un froussard (je suis même du genre à repérer les jump scares au fil des années). A vrai dire, le plus drôle avec le DVD d'Haute tension, c'est que le groupe Fox-Pathé-Europa a osé mettre la bande-annonce de Ken Park de Larry Clark, relevant d'un beau moment de poésie familial! Entre la sexualité débridée de Clark et la violence graphique du fils Arcady, il y avait vraiment de quoi bien fêter Halloween! Malgré son twist à chier des bulles, Alexandre Aja réussi à donner une sorte d'hommage entre Halloween (le côté increvable et inhumain du tueur) et Massacre à la tronçonneuse (le final n'est qu'une ébauche au vue de la poursuite qui tourne sur la plupart du film). Un de nos essais les plus convaincants dans le cinéma d'horreur français. En revanche, Le retour de la Momie de Stephen Sommers fut une vraie catastrophe. Comme quoi, même à l'époque je pouvait être lucide sur certains films, disant déjà que c'était franchement pas terrible (pour être gentil). Visuellement, le film est bourré de CGI souvent désagréables à l'oeil (punaise la transformation finale du Roi Scorpion mais quelle horreur!) et finalement bien moins charmant que son prédescesseur qui lui-même n'avait plus grand chose à voir avec le merveilleux original avec Boris Karloff.

The thing

Un petit Drew Struzan pour Halloween ça n'a pas de prix.

Dommage car la franchise, ersatz plus que correct d'Indiana Jones au départ, est vite devenu une grosse vanne dès ce second opus. Surtout que le troisième volet n'a pas non plus sauvé les meubles et le reboot à venir fait très peur au vue des récentes déclarations sur le synopsis (en gros un navy-seal qui débarque en Irak et ouvre un sarcophage! Ouais!). Au fil des années, j'ai souvent pris Scream 3 comme roue de secours quand je n'avais rien à voir, ce qui n'a absolument pas sauvé mes affaires. Une fois j'ai d'ailleurs pris Scream en classique du jour, car au fil des années, j'ai commencé à prendre des films déjà vus comme La mouche, Halloween (l'original de Big John évidemment, même si j'ai revu le même jour le remake sympatoche de Rob Zombie) ou The thing. Une manière de rester dans le thème, tout en se refaisant plaisir. Je me souviens m'être fait une soirée Saw pour le 31. Si le premier reste un bon film quoique très influencé par Seven, le second était déjà dans une forme de surenchère en voulant faire dans le divertissement gore. Il n'en reste pas moins que c'est le dernier volet valable selon beaucoup, le troisième (vu dans la même soirée pour la première fois) laissant franchement à désirer de par sa vulgarité incroyable (la scène de porcherie quelle connerie et ne parlons même pas de la femme nue dans un glacier) et concluant très maladroitement ce qui devait rester une trilogie. 

Saw : Affiche Saw 2 : Affiche Darren Lynn Bousman Saw 3 : Affiche Darren Lynn Bousman

Cela a commencé avec un pied, cela a fini avec une chaussette...

Malheureusement non seulement quatre ont suivi mais un huitième serait revenu dans les discussions de studio, y compris avec James Wan aux commandes. Mais vue qu'il a déjà prévu de s'attarder sur Conjuring 2 après la promo de Fast and Furious 7, pas sûr que ce soit finalement le cas. Un de mes coups de génie fut de voir Shining de Stanley Kubrick à minuit le 31 octobre. France 3 le diffusait à cette heure-là, probablement en connaissance de cause (c'est connu dorénavant aucune chaîne cherche à diffuser de l'horreur ou du fantastique, à part des chaînes particulières). Un vrai bonheur car à chaque fois que je m'endormissais ou essayait, ce bon vieux Stanley avait toujours le chic pour vous réveiller en sursaut avec un fracas monumental. Un peu à l'image des plans où le petit Danny voit des horreurs avec des yeux d'effroi merveilleux. Le genre de séance de minuit savoureuse où le spectateur reste éveillé le plus longtemps possible et se retrouve avec des images pleins la tête. C'est ce que Kubrick a réussi à faire. Alors certes les fans et Stephen King gueulent dessus parce que la première adaptation s'éloigne du matériel initial. Mais en faisant cela, Kubrick a réussi à faire un des meilleurs films d'horreur de tous les temps. Que ce soit dans l'ambiance, les images ou l'interprétation de ses acteurs entre un Jack Nicholson en pleine folie furieuse et une Shelley Duvall en plein effroi. Et puis cette image de l'ascensseur dégoulinant de sang est d'une beauté macabre encore superbe.

Shining : Photo Stanley Kubrick

"A ta santé Borat et joyeux Halloween!"

D'ailleurs j'avais fait pour ma première année sur ce blog j'avais regardé et chroniqué quasiment en même temps (d'où certaines critiques merdiques, encore désolé!) la trilogie des morts-vivants de George A Romero. J'avais déjà vu Zombie (ou Dawn of the dead pour les intimes), mais pas les deux entre. Evidemment les films n'ont pas de réels liens entre eux. Néanmoins, on peut y voir une forme d'évolution au fil des thématiques. Ainsi La nuit des morts-vivants peut se voir comme les prémices à l'image de l'introduction dans l'immeuble de Zombie. Faire du héros un homme afro-américain est un véritable sujet à controverse surtout à une époque où les droits civiques pour les afro-américains étaient en train de se faire. Une oeuvre politique d'autant que le final confirme cela à plus d'un titre. Pour Zombie, on reste dans le contestataire avec la société de consommation. De longs passages montrent nos cocos voyageaient dans les rayons avec fantaisie, mais quand des gens débarquent ils ne veulent pas que l'on touche à leur nouvelle propriété. Quant au Jour..., il permet de montrer le point de vue de Romero sur l'armée et ses manigances. Dans ce volet (peut être moins bon de la trilogie mais passe après deux immenses films), Romero s'attarde davantage à rendre humain ses zombies jusqu'à en faire redevenir un vivant. Une idée formidable qui dit tout simplement que les zombies sont peut être plus humains que ceux qui les tuent.

"Quand j'ai vu Borat, j'ai perdu la tête!"

L'an dernier je me suis fait une double-séance avec Les frissons de l'angoisse et Ténèbres. Mais pourquoi Dario ne fais-tu plus des film novateurs visuellement? Pourquoi tu ne reviens plus à un cinéma graphiquement impressionnant et violent? Pourquoi tu ne vas pas chercher les Goblins pour faire la musique? Pourquoi tu ne fais plus parler le maître du giallo qui est en toi? Bon ok tu n'as jamais été un grand scénariste mais tes films ont des scènes qui s'alignent suffisament bien pour faire une véritable histoire. Or, récemment tu n'as pas donné de bons signes de vie. Il faut parfois s'arrêter même chez les maîtres de l'horreur. En sachant que les trois quarts du temps, j'ai le rituel de finir la soirée sur L'étrange noël de Mr Jack. Probablement à cause du thème, probablement à cause de l'atmosphère absolument géniale, probablement parce que c'est une manière douce de finir une bonne journée d'halloween. Mais au fil des années, j'ai surtout fait des inédits de ma dvdthèque une valeur sûre. En gros, tout ce que je n'ai pas vu parmi mes réserves passe à la casserole. Ainsi sont passés également sur le grill d'Halloween Dead Silence (un bon cru de James Wan même si un peu simple dans son dénouement), House of the devil (film de Ti West au combien surestimé et qui a surtout de la chance de passer très vite), les deux premiers Vendredi 13 (qui ne m'ont pas convaincu notamment le premier qui est un vraie arnaque si je puis dire) ou encore Jack Brooks (ou comment avoir un sujet amusant et faire un film qui ressemble à un mauvais téléfilm). En sachant qu'au cinéma je n'ai pas eu de bol car pas de films d'horreur intéressants alors j'ai vu deux films ces dernières années avec des moments un peu gore à savoir Looper et Snowpiercer. Pas de quoi s'extasier malgré que ce soit de bons films.

Les Frissons de l'angoisse : Photo

Bienvenue chez Dario, un homme qui vous fait de l'oeil.

Mais cette année, Borat prend sa revanche puisqu'il ira voir au cinéma:

Massacre à la tronçonneuse (affiche 40 ans)

Alors là je vous sens très chaud, ne me blamez pas hein? Je sens bien que vous êtes un peu jaloux et moi de passer pour un gros connard et bien sachez qu'il y aura aussi:

Donc on a le film incontournable de Tobe Hooper qui fête ses quarante ans en version restaurée et en 4K (soit la plus grande résolution d'image) et ni plus ni moins que le film préféré de Gaspar Noé! Et pour le classique de cette année, je pense que ce sera Donnie Darko de Richard Kelly. Parce que fantastique, parce que quelques moments perturbants et parce qu'une fête d'halloween avec des hallucinations et du Joy Division c'est quand même la grande classe. 

Donnie Darko : Photo Richard Kelly

"Coucou Borat tu veux jouer au lapin? -Non Jeannot je n'ai pas envie de jouer à lapin et surtout pas avec une gueule aussi enfarinée que la tienne!"

Je vous raconterais ma double expérience la semaine prochaine, ne vous inquiétez pas, vous me verrez même en costume (de Jason Voorhees). Alors faites-vous plaisir à Halloween, déguisez vous, regardez des films que vous avez vu ou non, faites vous plaisir! Allez à la semaine prochaine!

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30 octobre 2014

La Marvelverse se diversifie (ou pas)

Quatrième et dernier volet de cette série d'articles sur la Marvel Cinematic Universe avec les oeuvres futures comme les séries.

La Phase 2 se termine et la Phase 3 se prépare...

The Avengers: Age of Ultron : Photo

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Concept-arts représentant Quicksilver (Aaron Johnson) et Scarlet Witch (Elisabeth Olsen) pour Avengers 2.

Après Les gardiens de la galaxie de James Gunn, voici un nouveau film nettement moins ambitieux avec Avengers 2: Age of Ultron, conclusion réalisée par Joss Whedon de la Phase 2 qui se terminera donc en mai 2015. Comme le suggère le titre, Ultron sera le grand méchant du film et sera doublé par James Spader. Si dans les comics, il s'agit d'une création d'Hank Pym, soit Ant Man, étant donné qu'il ne sera présenté que lors de la Phase 3, la version cinéma fera de Tony Stark son créateur ce qui s'avère tout aussi plausible. Stark perdrait donc le contrôle de sa création et cela pourrait avoir des conséquences sur les différents Mark (les modèles d'armures d'Iron Man) ainsi que sur le système Jarvis. On peut même spéculer qu'Ultron sera une version améliorée de Jarvis. Par ailleurs, il a été annoncé que Paul Bettany, doubleur de Jarvis, deviendrait Vision robot construit par Ultron et se rebellera de son influence en devenant un membre des Avengers. Vous l'aurez bien compris, la Marvel cherche à installer certains personnages apparemment secondaires de son bestiaire, ce qui fut le cas dans la Phase 2 avec Faucon (Anthony Mackie) ou les jumeaux Lensherr (Elisabeth Olsen, Aaron Johnson) dans Captain America The Winter Soldier (2014), ces derniers dépasseront le statut de guests. 

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Avengers 2 (affiche géante concept-art)

Concept-art et première affiche extra-large pour Avengers 2

Le Baron Struker (Thomas Kretschmann) sera également de la partie tout comme War Machine (Don Cheadle) en plus des différents Avengers, ce qui sera une première pour ce dernier n'étant jamais mentionné dans Avengers (2012). Joss Whedon se serait donc donné les moyens de ses ambitions et n'aura déjà plus le problème de rassembler les cocos. Maintenant qu'ils sont rassemblés, ils peuvent interragir et les récits peuvent être un peu plus ambitieux. Kevin Feige a par ailleurs précisé qu'"une partie du plaisir d'Avengers : Age of Ultron a été de se dire, vous avez eu une autre aventure Iron Man, une autre aventure Thor, une autre aventure Captain, mais vous n'avez pas revu le Goliath vert. Alors c'était important pour les personnages que vous n'avez pas revus -Hulk étant l'un d'eux, comme Hawkeye- car Ultron va y remédier. Ils ont des rôles très importants dans Age of Ultron."* En revanche, Samuel L Jackson est plus sceptique en ce qui concerne le personnage de Nick Fury: "Je ne fais pas grand chose, je pense. C'est un autre de ces films 'des gens qui ont des pouvoirs se battent contre des gens qui ont des pouvoirs'. Il n'y a pas grand chose que je puisse faire excepté tirer." On peut également se poser la même chose sur Black Widow (Scarlett Johansson) dans le même genre de cas.

 

La bande-annonce postée il y a quelques jours n'est pas super rassurante. Il faut bien dire qu'en dehors du choc entre Iron Man (ou Ultron contrôlant Iron Man?) et Hulk particulièrement jouissif et virulant niveau actions, on ne retient pas forcément grand chose de la bande-annonce. A part peut être que nos Avengers vont devoir faire face à une menace bien plus destructrice que les vulgaires aliens commandés par Loki dans le premier Avengers et qu'ils vont devoir se cloitrer pour mieux dégommer l'armée d'Ultron (James Spader charismatique rien que par sa voix). Peut être que les Avengers se séparont sur cet opus pour mieux anticiper Captain America 3? Réponse le 29 avril 2015. Quelques mois plus tard suivra le début de la Phase 3 avec Ant Man. Prévu depuis au moins 2011, Edgar Wright avait demandé à Marvel de le laisser faire The World's end (2013) avant pour faire honneur à son producteur , atteint d'un cancer et l'ayant toujours soutenu depuis Shaun of the dead (2004). C'est ainsi qu'Ant Man est vite devenu un des projets en amont de la Phase 3 et projet inédit comparé à ceux déjà prévus à savoir Captain America: Civil War et Thor: Ragnarok. La première bonne nouvelle était que le script soit signé de Wright lui-même et Joe Cornish tout comme James Gunn a écrit Les gardiens de la galaxie (2014).

Ant-Man : Photo

Concept-art pour Ant Man.

Ensuite, le script devrait s'amuser avec les différentes identités du super-héros (au nombre de trois dans la mythologie Marvel) avec les personnages de Scott Lang et Hank Pym. Dans les comics, Lang est un électricien volant pour subvenir aux besoins de sa fille le costume de Pym. Lang sera incarné par Paul Rudd, l'amoureux de Phoebe dans Friends et maître-étalon de l'écurie Judd Apatow et Pym par Michael Douglas. Au vue du sujet, de ses acteurs et de son réalisateur, le film devait jouer sur la comédie super-héroïque ce qui ne serait pas un mal à condition de bien aborder un personnage aussi loufoque. En sachant que Patrick Wilson (Watchmen), Michael Pena (Collision), Corey Stoll (qui sera le méchant Yellowjacket), Matt Gerald (déjà présent dans le court Longue vie au roi où l'on retrouvait le Mandarin) et Evangeline Lilly (qui jouera la fille de Douglas) sont engagés également. Malheureusement tout change fin mai 2014 et le coupable est encore une fois la Marvel. Selon le Latino Review, le studio a demandé il y a trois mois des réécritures à Wright sous le prétexte de la moralité de l'histoire (rien n'est dit mais on pense immédiatement au côté voleur du héros mais aussi à l'humour de Wright qui, tout comme celui de James Gunn, n'a rien de vraiment très gentillet) et aussi de pouvoir insérer des héros de la Marvel. Bien.

Concept-art pour Ant Man.

 

Wright et Cornish se mettent au travail tout simplement, mais de nouveau les hauts pontes du studio trouvent les retouches insuffisantes et des script-doctors ont été envoyé pour retoucher le script. Soit le grand fléau des productions Marvel. C'est une pratique qui a eu lieu sur la plupart des films de la firme, qui agace plus d'un fan de comics et surtout qui nuie aux films. On a vu ça notamment sur les deux premiers Iron Man ou les Thor. En recevant le script, Edgar Wright aurait définitivement claqué la porte pour un film qu'il tenait en main depuis 2006. Soit une éternité où la Marvel aurait pu tenir rigueur, en évitant des réécritures de dernière minute avant un tournage éminent. La situation est d'autant plus incompréhensible que Kevin Feige, producteur très influent des films de la Marvel Cinematic Universe, soutenait Wright depuis le début de l'entreprise. Le pire étant également qu'il y avait une grosse attente autour d'un film Marvel réalisé par le réalisateur de Shaun of the dead, Hot fuzz et Scott Pilgrim, bien plus que pour un film des frères Russo ou Jon Favreau. D'autant plus depuis la bande démo dont les concept-art ci-dessus en sont tirés. D'autant que le nom du réalisateur le remplaçant n'aide pas à faire passer la pillule.

Ant Man (affiche concept-art)

 

Il s'agira de Peyton Reed, réalisateur du très bof Yes man et des pitoyables La rupture et American Girls. Un autre niveau et beaucoup plus maléable que Wright, même si Feige à l'art du faux-cul de première à vanter les louanges de Reed comme quoi il aurait tant voulu faire les Fantastic Four avec lui en 2005, mais que ça ne s'est pas fait. On aurait tendance à lui dire que cela n'aurait pas été franchement mieux. Reste que le script sera remanié par Adam McKay qui n'est pas le premier tocard venu (c'est lui qui a rendu Will Ferrell célèbre avec des films comme Ron Burgundy et sa suite ou Ricky Bobby). De plus, pile poil avant sa présentation au Comic-Con, Patrick Wilson part du projet faute de temps tout comme sont mis hors circuit par les récentes réécritures Matt Gerald et Kevin Weisman, dont les personnages ont totalement disparu du script. Par ailleurs, Paul Rudd a avoué avoir réécrit le script avec McKay par la même occasion, engendrant une réécriture de plus. La sortie est confirmée pour le 5 août 2015 mais clairement l'envie est vraiment moindre.  Marvel a frappé un grand coup cette semaine en annonçant tous les projets de la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe. En voici un petit tableau:

Marvel Cinematic Universe phase 3

En sachant qu'il manque Les gardiens de la galaxie 2 (non présenté sur ce tableau) bel et bien confirmé pour mai 2017, confirmant que Marvel va construire son univers de space-opera. La présentation s'est avérée gargantuesque car les projets alors flous se sont un peu plus dévoilés et on remarque surtout au moins trois films avec des univers et personnages inédits. Commençons dans l'ordre. Après Ant Man, Captain America prendra les rènes pour un troisième volet forcément attendu (on parle du héros qui a aligné le plus de bons films depuis le début du Marvel Cinematic Universe) d'autant plus qu'il se nomme Civil War. Pour ceux qui connaissent un peu les comics, Civil War est un grande saga combinant plusieurs super-héros voire plusieurs séries au nom de super-héros signée Mark Millar. Iron Man veut que le nom des super-héros de l'univers Marvel soit identifié pour éviter toute complication. Il a dans ses alliés Red Richards et Spider-man ce dernier reniant Stark par la suite. Mais Captain America n'est pas du même avis. Engendre une guerre dont le combat final risque d'être purement et simplement fatal. Si Marvel Studios ne peut utiliser certains personnages, l'optique d'un conflit entre Steve Rodgers et Tony Stark, deux symboles forts des Avengers risque d'être un grand moment dans la saga. On s'étonne même que ce ne soit pas un Avengers 2 ou 3. Le film sera réalisé par les frères Russo et sortira pour mai 2016.

Dessin de Civil War, inspiration du prochain film Captain America.

Viendra ensuite Docteur Strange pour novembre 2016. Le film sera réalisé par Scott Derrickson ce qui n'est pas forcément rassurant quand on connaît son CV (s'il se serait refait une santé avec Sinister, n'oublions pas qu'il est l'auteur du sinistre remake du Jour où la Terre s'arrêta). Il est désormais certain que ce sera Benedict Cumberbatch dans le rôle de Strange, choix très intéressant quand on sait les qualités d'acteur du coco. On sait également que le film ne sera pas une histoire d'origines, changeant radicalement avec la politique initiale de Marvel. En tous cas, voilà un univers sortant une nouvelle fois du film de super-héros, Strange est le maître des arts mystiques et n'ayant donc rien d'un super-héros. En soi le physique de Cumberbatch lui va comme un gant. Thor Ragnarok suivra en juillet 2017 et on ne sait rien du film. Ragnarok évoque un robot ressemblant à Thor crée par Tony Stark dans la période Civil War, mais cela peut être tout à fait autre chose au royaume d'Asgard bien évidemment. Voici venir un nouveau projet inédit avec Black Panther en novembre 2017. Un projet annoncé depuis quelques temps, voire qui revient assez souvent. Même Stan Lee en parlait dans des interviews. Voici donc un super-héros venant d'Afrique, prince du Wakanda.

Docteur Strange, un projet de plus en plus avancé.

Un homme prenant le costume de la Panthère Noire afin de préserver son royaume des ennemis potentiels et notamment surnaturels voulant mettre la main sur le vibranium, métal pouvant absorber les vibrations et presque aussi puissant que l'adamantium. L'acteur choisi pour l'incarner est trouvé et il s'agira de Chadwick Boseman qui a récemment incarné James Brown dans le biopic Get on up. Juillet 2018 marquera l'entrée du premier film du Marvel Cinematic Universe à mettre en scène directement une héroïne avec Captain Marvel. Alors certes on pourra toujours dire qu'il y a eu Black Widow, mais jusqu'à maintenant la miss n'a toujours pas eu son film attitré. Il mettra en scène Carol Danvers, officier de l'armée de l'air (filliation avec Rhodes aka War Machine?) ayant fusionné avec un alien Kree, lui permettant de voler et d'avoir une grande force. Une manière pour Marvel de répondre à l'annonce d'un film sur Wonder Woman chez DC Comics/Warner. En novembre 2018 sera attendu Inhumans, film déjà annoncé plus d'une fois par Vin Diesel, voix officielle de Groot dans Les Gardiens de la galaxie. Les Krees toujours ont crée les Inhumains, ces êtres mutants laissés pour compte.

Permalien de l'image intégrée

Un premier concept-art pour Black Panther.

Captain Marvel, première super-héroïne du Marvel Cinematic Universe et elle ne fait pas les choses à moitié.

Un d'entre eux, Randac, s'est inséré dans une brume spéciale lui donnant ensuite des dons mentaux. Ce qui créa des frictions entre les humains non-mutés et les mutants suitent à la brume. Une fois la paix arrivée, les Inhumains sont menés par Fléche noire un homme victime de sa voix destructrice. Un univers donc entre science-fiction et fantasy pour le moins particulier. Enfin il y aura le gros mastodonte Avengers: Infinity War toujours réalisé par Josh Whedon et devant mettre en scène nos héros face à Thanos. Mais ce sera en deux parties... une en mai 2018 une en mai 2019... vous vous foutrez pas un peu de nous à Marvel? Surtout que ce n'est pas comme si vous aviez d'immenses scénarios... Enfin bref wait and see...

Inhumans, un projet pour le moins mystérieux et particulier.

La Marvel s'attaque aux séries

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. : Photo

Suite au succès d'Avengers (2012), la Marvel a cherché à se partager un peu plus sur différents médias et principalement la télévision. La première étape fut Agents of Shield diffusée depuis septembre dernier sur ABC. Il s'agit de la première série Marvel depuis L'incroyable Hulk, mais l'époque n'est plus la même. Le câble est passé par là, les audiences sont moins spectaculaires qu'autrefois sur les networks et surtout on peine à comprendre pourquoi la Marvel a privilégié l'antenne de Disney (ABC en fait partie) qui est une network au câble où elle aurait eu plus de libertés. Proximité indéniablement mais rappelons que Joss Whedon, également aux commandes de cette série, s'était plus d'une fois fait avoir pour les networks que ce soit avec la Fox pour Dollhouse (diffusée à la sauvette durant deux saisons) et Firefly (diffusée n'importe comment et n'importe quand) ou la WB avec Buffy contre les vampires (qui avait fini sur le câble avec UPN) et Angel (supprimée à cause d'un manque cruel de communication). Ensuite, il est ironique de voir que DC Comics s'en sort bien mieux sur ce point que ce soit avec Smallville qui quoi qu'on pense a tout de même durer deux saison ou la série Arrow qui s'est imposé assez rapidement avec de multiples bonnes critiques. Ce qui n'est pas le cas d'Agents of Shield depuis ses débuts. 

Photo Clark Gregg, Jaimie Alexander

Pas aidé par un manque cruel de personnages connus (Clark Gregg ressuscite en agent Coulson), la série n''a cessé d'essayer de mettre en scène des caméos histoire de trouver le public de la Marvel Cinematic Universe. Sauf qu'en général, cela ne concerne jamais les Avengers et ce sont toujours des seconds-rôles. Nick Fury a beau être apparu dès le second épisode, ce n'était qu'un guest de passage. Idem pour Cobie Smulders déjà bien occupé par le tournage de Captain America The Winter Soldier (2014) et surtout le final d'How I met your mother. Quant à Jaime Alexander, on peut vraiment parler de fond de tiroir car le personnage de Thor est vraiment un très lointain second-rôle. Pas de quoi s'enflammer donc. Pareil pour l'apparition de Bill Paxton et Amy Acker (collaboratrice de longue date de Joss Whedon), la révélation au sujet du personnage de J August Richards (idem) qui serait le cyborg Deathlok ou l'engagement récent d'Adrian Pasdar dans le rôle du major Glenn Talbot, ennemi notable de Bruce Banner. Mais le pire vient surtout des audiences de la série qui sont réellement décevantes pour une série de ce type et ne parvient pas réellement à être stable. En deux semaines, la série est ainsi passée de 11,9 millions de téléspectateurs à 8,4. 

Photo Clark Gregg, Cobie Smulders

La semaine suivante c'était 7,79 et la série est restée dans les 7 millions durant plusieurs semaines avant de se relancer à 9,3 pour ensuite faire un vrai bide à 5,93 (les fêtes de noël surement) pour remonter à 6,62 et repartir en dessous des 6 millions et le dernier score est encore pire avec 4,91 millions de téléspectateurs. Des chiffres qui sont pour le moins catastrophiques et qui aurait dû amener à une annulation évidente, d'autant que la série est particulièrement chère. Pourtant ABC a reconduit la série pour une seconde saison, mais dans quel intérêt vu qu'elle n'est pas suivi du tout? Des séries plus ambitieuses ont été suprimé avec des audiences plus élevées. Pendant plusieurs années, Guillermo Del Toro a essayé de mettre en place une série servant de véhicule à Hulk, mais le projet Avengers a plus ou moins tout fait capoté. D'autant que le réalisateur de Pacific rim voulait surtout rendre hommage à la série de Bill Bixby. D'ailleurs à la question de savoir si le projet était annulé, Kevin Feige était plutôt évasif: "Non, pas du tout, nous tentons toujours de mener le projet à terme (...). Mais rien n'est totalement sûr pour l'instant, et aucune date de tournage n'est encore prévue..." 4 Par contre, la Marvel mise beaucoup sur les Defenders, groupe de super-héros qui comprendra Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Pour le premier, cela faisait un moment que la Marvel comptait reprendre les droits à la Fox, incapable de faire un reboot et ce malgré les atouts Joe Carnahan ou David Slade.

Daredevil (affiche)

 

Daredevil (photo)

Premiers visuels pour la série Daredevil.

Il y aura donc quatre séries avant une autre réunissant les quatre héros. Pour Daredevil, ce n'est clairement pas un mal de le revoir que ce soit au cinéma ou en série même si j'ai bien du mal à le voir en héros sur le long terme. Massacré dans le film de Mark Steven Johnson avec un Ben Affleck tout bouffi dans son costume, le héros aveugle a bien besoin de se revenir en forme. Il sera incarné par Charlie Cox, vue dans la série Boardwalk Empire et le film Stardust. A cela rajoutez Rosario Dawson, Elden Henson pour l'accolyte Foggy, Deborah Ann Woll et Vincent D'Onofrio dans le rôle phare de Wilson Fisk dit le Caïd. La série est d'ores et déjà prévue pour mai 2015 et les premiers visuels sont ci-dessus. Jessica Jones est une détective privée ancienne super-héroïne issue du comic-book de Brian Michael Bendis Alias (rien à voir avec la série de JJ Abrams qui a ironiquement commencé sur la même période!) et elle tomba enceinte de Luke Cage qui est génétiquement modifié. Pendant plusieurs années, ce héros a été convoité par la Marvel et le plus vieux projet remonte à celui de John Singleton avec Tyrese Gibson. On ne s'étonnerait pas que les deux séries les mettant en scène s'entrecroisent histoire de donner lieu à une romance. Iron Fist fut convoité pendant longtemps aussi pour le cinéma avec un projet avec Ray Park (Dark Maul dans La menace fantôme et le Crapaud dans X Men) et s'impose comme un adepte des arts-martiaux au coup de poing spécial. 

Jessica Jones et Luke Cage se font attendre en séries...

Pour l'instant ce ne sont que des projets (en dehors de Daredevil seul projet réellement en marche) mais ils seront mis en place par Netflix pour 2015, cette chaîne de partage sur le net qui vous permet de voir toute une saison en une seule fois. Pour vous faire une idée, c'est là que David Fincher a mis en place la série House of cards avec Kevin Spacey. Donc déjà un peu plus de libertés graphiques que sur une network. Plus sûr, la mini-série autour de l'agent Carter (Hailee Atwell) serait prévu pour être diffusé en janvier prochain. Wait and see...

 


 

Article original publié le 14 avril 2014.


** http://www.ecranlarge.com/article-details-27954.php

*** http://www.ecranlarge.com/article-details-27916.php

4 Propos recueillis dans Pop corn numéro 5 (avril-mai 2014).

Autres sources: http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=11400.html

28 octobre 2014

La jeune fille en fleur, le bellâtre et l'excité

Sam va fêter son seizième anniversaire mais tout le monde semble l'avoir oublier dans sa famille. Le début d'une longue journée...

J'ai souvent évoqué le nom de John Hughes dans ces colonnes. Scénariste et réalisateur de teen-movies dans les 80's avant de produire et scénariser une flopée de bouses (dont les Beethoven et Flubber), Hughes est devenu une sorte d'icône dans la pop-culture mais il reste encore peu connu en France. Sa mort en 2009 a néanmoins suscité un regain d'intérêt pour son oeuvre (on parle bien sûr de ses réalisations), au point que sa première réalisation Seize bougies pour Sam a fini par sortir en BR en France. A cette époque, Hughes a scénarisé quelques films notamment un des premiers films d'Harold Ramis (National Lampoon's Vacation) ainsi qu'un film de pirates avec Tommy Lee Jones (Les naufragés de l'île perdue). Avec Sixteen Candles, Hughes signe son premier projet en solo et trouve dès ce film deux de ses acteurs fétiches: Molly Ringwald interprète-titre (tout du moins dans le titre français) et Anthony Michael Hall, futur méchant d'Edward aux mains d'argent. Premier succès pour Hughes et le début d'un long règne dans le genre du teen-movie. Un peu comme il le fera dans Maman j'ai raté l'avion (il est scénariste et producteur dessus), le début de Seize bougies pour Sam ressemble à un véritable ramdam familial. 

Seize bougies pour Sam (photo)

ça grouille dans la baraque, ça gueule, la grande soeur prend la salle de bains pour elle toute seule, on apprend que son mariage est au centre de tout voire beaucoup trop ("Elle a ses règles, son mari va surement pas se marrer, dit le petit frère. -Où t'as appris cela? , dit le père. -A l'école! -Ah bon. C'est mieux que de mon temps!")... puis une fois que tout se relache, on découvre Sam. L'ambiance est différente comme en contradiction avec l'excitation ambiante derrière la porte. Via un travelling, Hughes nous présente la chambre d'une jeune fille des années 80 qui plus est au téléphone et en train de choisir sa robe du jour. Molly Ringwald irradie le plan dès son introduction et on comprend pourquoi Hughes a voulu jouer sur l'attente avant de la dévoiler. En peu de temps, Hughes présente son personnage et son entourage et nous donne deux informations: Sam a seize ans et sa soeur va se marier le lendemain. Puis on débarque au lycée. Le beau-gosse d'un côté qui fait office de fantasme pour Sam (Michael Schoeffling), de l'autre le geek (d'ailleurs Hughes n'a pas été cherché loin puisque le personnage s'appelle ainsi dans le générique, tout du moins en surnom direct) qui cherche à tout prix à se la faire accompagner de sa bande de potes (dont un certain John Cusack dont la soeur Joan arbore un magnifique appareil dentaire foireux).

A cela rajoutez que c'est le bal de promo et vous aurez une merveilleuse soirée rocambolesque et fun à souer. L'unité de lieu: un jour et demi. Alors Hughes sait qu'il doit faire durer le plaisir à partir de la soirée. Le passage au lycée devait être une introduction, la soirée sera le point d'orgue. Comme la journée de sèche de Ferris Bueller, comme le baraquement contre les voleurs de Kevin dans Maman, j'ai raté l'avion, comme les heures de colle seul des élèves de Breakfast Club. C'est là où Hughes se permet toutes les excentricités, changeant même de lieu pour faire de la ville un vrai terrain de jeu et les répliques ne tardent pas à fuser avec une subtilité parfois jouissive au possible. Le personnage de l'asiatique (incarné par Gedde Watanabe) traînant chez Sam est une vraie machine à gag à lui tout seul. Un gimmick comique qui alcoolisé vous sort des perles comme jamais: "Personne ne m'a attrapé! -Toi rusée!", "Mes mains ne seront plus jamais vides" (amis poètes!) et enfin la meilleure "Ces américaines quelles chiennes! Leur ding dong a faim" (les amateurs de Touch my tralala comprendront)! En sachant qu'il n'hésite pas à sauter sur les gens avec un subtil "Banzaï!". Comme souvent c'est la description bien définie de John Hughes qui fait la différence. Sam est une jeune fille qui cherche le grand amour et voit d'un mauvais oeil le mariage de sa soeur. Chose dont elle aura finalement raison.

Le geek est décrit comme un dragueur invétéré cherchant à chaque fois à tirer sa crampe ("La barbe!, dit Sam -C'est sûr, je viens de me raser!"), par tous les moyens. Finalement cela arrivera probablement avec la personne la plus improbable possible et cela pour un grand moment d'hilarité ("Ce passage, c'est pas pour vous!" grand moment de face caméra entre Anthony Michael Hall et le spectateur, préludant les appartés de Ferris Bueller). Le bellâtre n'est finalement qu'un garçon friqué comme on en connaît tous et bel et bien blasé de son statut. Sa popularité ne vient que par sa richesse, y compris la reine de promo qui lui tourne autour (la géniale Haviland Morris que l'on retrouve quelques années après en rousse volcanique dans Gremlins 2!) qui finalement n'est pas si stupide que ça. C'est d'ailleurs grâce aux deux garçons que l'on a droit une nouvelle fois à un dialogue d'anthologie: "Pour ce qui est des fesses, je ne suis pas en manque, dit le bellâtre. J'ai déjà Caroline qui pionce dans la chambre à côté. Je pourrais la violer dix fois sans qu'elle se réveille! -Qu'est-ce que t'attends?!" Enfin le mariage est également l'occasion d'un pur moment de déconnade sous tranxen auquel je laisserais le mot de la fin: "Nom de dieu!, dit le père. -Elle s'est trouvée mal!, dit la mère. -Mais fout lui des claques qu'elle se réveille! -Veux-tu te calmer?! Tu veux tout de même pas que tout le monde sache qu'elle a ses règles! -Oh!, dit le public dans l'église. -Les mauvaises langues qui disent qu'elle est enceinte, ça va leur clouer le bec!, dit le marié."

Un teen movie jubilatoire, très bien écrit et aux personnages terriblement attachants.

27 octobre 2014

Come-back turtles!

La journaliste April O'Neill découvre des tortues mutantes combattant un gang menaçant New York...

TMNT (affiche) (5)

Les Tortues Ninja, Michael Bay, Jonathan Liebesman. Voilà un a-priori au combien négatif avant la séance. Les animaux les plus funs du cinéma d'action et de la BD; le pire bourrin d'Hollywood; et l'un des pires tâcherons d'Hollywood. Autant dire que le retour tant attendu des TMNT sentait le come-back raté. Si on n'atteint pas ce niveau (et heureusement), il faut bien dire que le retour des Tortues Ninja n'est pas forcément très positif. Pour ceux qui ne le sauraient toujours pas, les Tortues Ninja ou plutôt TMNT (Teenage Mutant Ninja Turtles) est un comic-book autoprorduit par Kevin Eastman et Peter Laird. Puis il y a eu la série d'animation, puis les trois films live, une nouvelle série mais en live, une autre série animée, un nouveau film en images de synthèse, une nouvelle série animée et maintenant un reboot live. Autant dire un beau bordel, mais la plupart des fans des tortues se souviennent majoritairement du premier film ou des deux premières séries animées. A la rigueur, certains citeront les deuxième et quatrième films en joker. Le premier pour ses méchants encore issus des fabriques du regretté Jim Henson et le grand moment nanar avec Vanilla Ice, le second pour son retour aux sources sombre et bien réalisé.

Ninja Turtles : Photo

 

En sachant que les auteurs ont toujours été impliqué dans les travaux, parfois pas pour le meilleur et c'est le cas ici. Alors oui je m'attendais à bien pire et je n'ai pas passé un mauvais moment. Donc on peut dire que TMNT se regarde comme un divertissement sympa. On est d'abord content de retrouver nos tortues sympathiques et toujours aussi enjoués dans l'action (même si ici elles sont réalisées en performance capture même si on devine à 20km que certaines séquences sont réalisées directement en CGI). Ensuite le fim se suit sans trop de déplaisir. Les problèmes viennent dans un premier temps de la technique. Il est incroyable de voir un film avec autant de moyens filmé... de traviole! Si vous voulez les plans sont quasiment tout le temps tournés penchés, donc l'image est sans cesse penché de manière désagréable. C'est vrai qu'il est difficile de prendre sa caméra et de tourner... droit! C'est en soi très logique mais vraisemblablement il ne faut pas en demander trop à Jonathan Liebesman. Ce qui donne un film où le spectateur doit parfois pencher sa tête pour voir le plan correctement. Le coup du lapin parfait. A cela rajoutez des lance-flares, ces fameux faiseaux lumineux qui vous piquez la rétine dans les Star Trek de JJ Abrams. Vous croyez que le coco n'a pas reçu assez de critiques dans la tronche pour en rajouter encore plus, et si possible dans des endroits aussi sombres que les égoûts?

Ninja Turtles : Photo Megan Fox

Sans compter la 3D qui ne sert comme souvent à rien à part à sortir quelques éléments vers le spectateur. Du pur gadget comme très souvent. On peut aussi relever quelques problèmes techniques au niveau du doublage. Alors à moins d'être trop sensible, il semblerait que la Miss Fox n'a pas la même voix au début, variant avec sa voix habituelle (Caroline Anglade) qu'elle a depuis les Transformers et une autre bien plus gamine et donc moins suave. Au niveau du scénario, le film a beau être divertissant et garde le côté foufou et déjanté des Tortues (tout comme pour Splinter qui se fade d'une belle séance de torture à la pizza), il n'en reste pas moins qu'il reprend des éléments venant directement des deux premiers films. Que ce soit la présence évidente de Schredder (passage en soi obligé, vu que c'est l'ennemi phare mais bon on peut voir autre chose en plus vingt-cinq ans), les origines révélées des Tortues et de Splinter (déjà montrées dans le deuxième film) et même le rap est de retour le temps d'une musique d'ascensseur! Un peu de nouveauté n'aurait pas fait de mal, comme l'apparition éventuelle de Bebop le phacochère, Rocksteady le rhinocéros et Krang le cerveau chewing-gum dans le corps d'un colosse dont des concept-arts pour ce film ont filtré. En espérant qu'une suite les mettra en scène, ces personnages restant inexploités au cinéma. 

Ninja Turtles : Photo

On regrette aussi l'absence de Casey Jones, le fameux hockeyeur amigo des Tortues. Un personnage fun qui manque cruellement en second-rôle surtout en comparaison du personnage de Will Arnett qui ne sert pas à grand chose, à part sortir quelques vannes foireuses. Et puis évidemment l'influence de Michael est bel et bien là, Liesbesman restant un tâcheron doublé d'un yes man sans âme (La colère des titans allait chercher des idées visuelles chez son prédescesseur, ce qui relève de l'ironie totale; quand Battle Los Angeles citait ouvertement Independence Day dans le fond comme le found footage dans la forme). Donc il prend en compte ce que le mentor fait. Alors on a droit aux plans gratuits raccords au cul et aux seins de Megan Fox. Le plus savoureux étant ce plan où Will Arnett annonce qu'il va y avoir une couille en pleine montagne et s'arrête net quand il la voit le cul bien en avant et lui dit "Non c'est cool, vas-y continue! Change rien!" tout en regardant bien fixement. Pareil pour faire passer pour une pure potiche le personnage d'April O'Neil, la faisant passer pour une imbécile sans cervelle plus d'une fois, pas aidé par l'expression monolithique de la miss. Dommage de faire passer ce personnage aussi attachant pour une cruche de première (désolé pour les mots crus, mais faut appeler un chat un chat).

Ninja Turtles : Photo

Sans compter que Michelangelo drague la miss souvent de manière vulgaire tout comme Arnett. Pourtant le personnage avait un intérêt un peu plus évolué que "la journaliste en détresse", puisque son père et le personnage de William Fichtner sont au centre de l'évolution des Tortues et Splinter. Un ajout intéressant qui aurait pu prendre de l'ampleur si Liebesman avait pris le temps d'installer correctement cette sous-intrigue sans forcément la tourner en ridicule (la séquence où elle montre les vidéos à Whoopi Goldberg grand moment de solitude). En soi le flashback de Splinter est bien plus intéressant sur le même sujet. Ensuite certains dialogues sont trop gamins voire nanars. Il n'y a qu'à prendre William Fichtner (qui ne sert à rien) et son ""vous êtes tellement mignons je vous ferrait des papouilles" pour s'en rendre compte. Enfin on terminera sur les placements de produits. Alors on sait que l'ami Michael est du genre à avoir de bons coups chez les publicitaires, lui-même en réalisant depuis les 80's (il n'y a qu'à voir la deuxième partie du Cinemasins consacré à Transformers 4). Cela ne permet pas pour autant de voir au moins cinq plans sur Toshiba, faire la promotion de Pizza hut volontairement et de faire un gag avec Victoria's secret (surtout pour un film familial!). Enfin bon...

Ninja Turtles : Photo

Un reboot sympathique avec quelques thématiques intéressantes mais avec de multiples carences. 

26 octobre 2014

Sommaire de T à chiffres

T

Le tableau


Tais-Toi !
Taken,  
Take Shelter
Tamara

Le Tambour
Tango et Cash
Taram et le chaudron magique
Tarantula !
Tarzan

Tarzan Korkusuz Adam
Tatie Danielle
Le Tatoué
Taxi, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4, New York Taxi

Taxidermie
Taxi Driver
TC 2000

Tchao Pantin
Team America

Ted
Tell Tale

Témoin Muet
T'Empêches Tout le Monde de Dormir !
Les temps modernes

Tendre Dracula
Le Terminal
Terminator, Terminator 2:Le jugement dernier, Terminator 3:Le soulèvement des machines, Terminator Renaissance
Terminator 2 Spectres A Venise
Terror Trap

Le Testament d'Orphée
Tetsuo The Iron Man Tetsuo The Bullet Man
Thank you for smoking
The Thaw

There Will Be Blood
The ThingThe Thing (2011)
Thirteen
This is it
Thor, Thor The Dark World
Thriller-A Cruel Picture
Tigerland
Le Tigre Sort Ses Griffes

Tin Toy
Titan AE
Titanic
Titanic 2
Titeuf le film
Toi et Moi... Et Duprée
Tokyo Godfathers
Tokyo Girl Cop
La Tombe
Le tombeau des lucioles
Le Tombeur de ces Demoiselles
Tombstone
Tom et Jerry Les Meilleures Courses Poursuites

Tonnerre de Feu
Tonnerre sous les tropiques
Les Tontons Flingueurs
Toolbox Murders
Tootsie
Top Gun
Les tortues ninjaLes tortues ninja 2Les tortues ninja 3TMNT,  
Torture
The Tortured
The Torturer
Total Recall,  Total Recall(2012)
Touchez pas au Grisbi
La tour infernale
Tout ce qui brille

Tout le monde il est beau Tout le monde est gentil
The town
The Toxic Avenger
Toy Story, Toy Story 2, Toy Story 3

Traffic
Train


Training day
Trainspotting
Traitement de Choc
Trance


Transformers, Transformers 2 la revanche, Transformers 3 la face cachée de la Lune
Le transperceneige (film)
Le transporteur, Le transporteur 2, Le transporteur 3
La Traque des Nazis
La Traversée de Paris

La traversée du temps
The Tree of Life
Tremors 2
Le trésor de la lampe perdue
Triangle
Le Triangle du Diable

Troie
Troll 2

The Troll Hunter
Tron Legacy
True Grit
True Lies
The Truman Show
Tucker


Les Tueurs de L'Espace
Tueurs nes
The Tunnel
Tu Peux Garder Un Secret

Turbo
Turistas
Turkish Bruce Lee
Turkish Jaws
Turkish Rambo
Turkish Rocky
Turkish Star Trek
Turkish Star Wars, Turkish Star Wars 2
Turkish Superman
Twilight chapitre 1 fascination
, Twilight chapitre 2 tentation, Twilight chapitre 3 Hésitation
Twin Peaks Fire walk with me

U

Ultra Vixens
Un Air de Famille
Un amour de coccinelleLe nouvel amour de coccinelle, La coccinelle à Monte Carlo, La Coccinelle Revient
Un Chien Andalou
Undead Or Alive
Un Drôle de Paroissien

Une Balle dans la Tête
Une Epoque Formidable
Une Femme Disparaît
Une histoire vraie
Une Vie Moins Ordinaire
Un fauteuil pour deux

Un Flic
Un Flic A La Maternelle
Un Homme et son Chien
Un Indien Dans La Ville
Universal Soldier


Un jour sans fin
Un Justicier Dans La Ville 2Le Justicier de New York Le Justicier Braque les Dealers
Un long dimanche de fiançailles
Un monde parfait

Un monstre à Paris
Un Nommé Cable Hogue

Un Papillon Sur L'Epaule
Un poisson nommé Wanda

Un Prince A New York
Un prophète
Un Seul Deviendra Invincible 2, Un Seul Deviendra Invincible 3
Un Taxi Pour Tobrouk

The Untold Story
Un Tramway Nommé Désir
The Underdog Knight


L'Univers et ses MystèresA la recherche d'amas cosmiques, L'Etoile de la Mort, Guerres SpatialesPulsars et QuasarsDix moyens de détruire la Terre, Tombés de L'Espace, Une Autre Terre, Stopper L'Armageddon, Sexe Dans L'Espace, Au Bord de l'espace, Phénomènes Cosmiques, Visages Extraterrestres, La Vitesse de la Lumière, La Fin de la Terre, Saturne et ses Anneaux, A la recherche de la vie extra-terrestre, Le Soleil L'Etoile Mystérieuse, Eclipse Totale, Sept Merveilles du Système SolaireEnergie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, Science Fiction Fait Scientifique, Matière Noire et Energie Sombre, Le secret des sondes spatiales, Voyage dans le Temps      

Unstoppable
Unthinkable
Urban Legend
Urotsukidoji La Légende du Démon,  ,  

V

V pour vendetta
Vacances à Hawaï
La Vache et le Prisonnier
Vahsi Kan
Valentine's day

Valhalla Rising Le Guerrier Silencieux
La Vallée
La Vallée de Gwagi
Valse avec Bachir
La Valse des Pantins

Les valseuses
Vampires
Vampires (2010)
Vampire vous avez dit vampire?, Vampire vous avez dit vampire 2, Fright night
Van Helsing
Le Veilleur de Nuit
Vendredi 13, Vendredi 13 chapitre 8 L'Ultime Retour, Jason Va En Enfer,  Jason X
La Vengeance de l'Aigle


La verite si je mens, La verite si je mens 2, La vérité si je mens 3
Versus L'Ultime Guerrier
Very Bad TripVery Bad Trip 2


The Victim
Vidocq


La vie de Brian
La Vie des Autres
La Vie Est Belle (1948)La Vie Est Belle
La vie est un long fleuve tranquille

Vie et Légende d'Anne Frank
Viens Chez Moi J'Habite Chez Une Copine
La Vierge de Nuremberg
La Vie Secrète de Jeffrey Dahmer
Le Vieux Fusil

Vijayendra Varma-Power of an Indian
Le Village des Ombres
Vincent
The Vindicator

Violette Nozière
Vipère Au PoingVipère Au Poing (2004)
Virgin Suicides
Les Virtuoses
Virus Cannibale


Les Visiteurs
Visitor Q
Vol 93
Vol au dessus d'un nid de coucou
Volcano

Le Voleur d'Arc En Ciel
Volt
Volteface
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Voyage Au Bout de L'Enfer

Voyage au centre de la Terre
Le voyage de Chihiro
Le Voyage Fantastique
Les Voyages de Gulliver (1939)
Le Voyeur

W

Waking Sleeping Beauty
The Wall (album et film)
Wallace et Gromit Une grande excursion, Wallace et Gromit Un Mauvais Pantalon, Wallace et Gromit Rasé de près, Wallace et Gromit Le mystère du lapin-garou
Wall-e
Wall Street, Wall Street 2: L'argent ne dort jamais

Wanted choisis ton destin
The Ward
WarGames
Warrior
Wasabi
Watchmen

Waterworld
Wayne's World, Wayne's World 2
Welcome to the Jungle
Wendigo
When we were kings
Where The Dead Go To Die 

The White Zombie


Wilderness
Wild Wild West
Willow
W. L'Improbable Président
Wolf Creek
Wolfman
World Trade Center
World War Z
The Wrestler
Wyvern

X

X Men, X Men 2, X Men 3 l'affrontement final, X Men Origins Wolverine, X Men First Class The Wolverine,  
XXXXXX 2 The Next Level

Y

Yamakasi
Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde 
Y a t-il un pilote dans l'avion
Les Yeux de Julia
Les Yeux du Désir
You're next

Z

Z
Zero Dark Thirty
Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle
La Zizanie
Zodiac
Zombi 3
Zombie Diaries 2


Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon
Zombie Lover
Zombies Anonymous
Zombies Of Mass Destruction
Zookeeper


Zontar La Chose de Vénus

Chiffres

Deux heures moins le quart avant JC
Les Deux Visages de Christie
Two Lovers
3 Enfants Dans Le Désordre
3H10 Pour Yuma


Trois Jours A Vivre 2
3 Mighty Men
3 Zéros
Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent

Quatre Garçons dans le Vent
Quatre mariages et un enterrement
La quatrième dimension le film
Five Across The Eyes
Le cinquième élément


La 7ème Cible
Les 7 Grands Maîtres de Shaolin
Les 7 Momies
Les sept samouraisLes sept mercenaires
7venty 5ive
8 mm
Le Huitième Jour

Neuf mois ferme
Les 10 Commandements
Les 12 Salopards

Twelve years a slave
Le 13eme guerrier
21 Jump Street 
La 25ème heure
28 jours plus tard, 28 semaines plus tard
30 Jours de Nuit 2
La 36ème Chambre de Shaolin
36 Quai des Orfèvres
40 ans toujours puceau
99 F
100 Feet

100 Tears
Les 101 dalmatiens
127 heures
187 Code Meurtre

300,  
Les Quatre Cents Coups

1001 pattes
1941
1984 (Anderson), 1984 (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace

2001 Maniacs 2001 Maniacs Field Of Screams
2012
2012 Supernova
2019 Après la Chute de New-York
10000

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Sommaire de P à S

P

Le Pacha
Pacific rim
Le pacte des loups
Le Pacte du Sang
Pain and gain
Pale Rider

Panic Room
Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, Quand l'inspecteur s'emmêle, Le retour de la Panthère Rose, Quand la Panthère Rose s'emmêle, La malédiction de la Panthère Rose, A la recherche de la Panthère Rose
Paperman
Papillon
Paprika
Papy Fait de la Résistance
Paranoiak
Paranormal ActivityParanormal Activity 3

ParaNorman
Pardonnez-Moi
Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier
Le Pari
Paris
Paris by Night of the Living Dead

Paris Je T'Aime
Le ParrainLe Parrain-2ème partie, Le Parrain 3
Partly Cloudy
The Party
Partysaurus Rex
Pas de printemps pour Marnie
La Passion de Jeanne d'Arc
La Passion du Christ
Patrick


Paul
Payback
Paycheck
Pearl Harbor
Pearl Jam Twenty
Peggy Sue s'est mariée
Pendez-Les Haut Et Court


People
Les Pépées font la loi
Percy Jackson le voleur de foudre

Perdus dans l'Espace
Le Père Noël Contre Les Martiens
Perfect blue
Le Péril Jeune
Persepolis

Persona
Peter et Elliott le dragon
Peter Pan
La Petite Boutique des Horreurs
La petite sirene
Petit Massacre Entre Amis
Les petits mouchoirs
Le Petit Vampire
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles
Le Peuple de l'Enfer
Peur Bleue

Peur sur la Ville
Phantom Of The Paradise
Phantoms
Le Phare du Bout du Monde
Phenomena
Philadelphia
Philosophy of a Knife
Phone game
Pi
Piège à Hong Kong
Piege de cristal, 58 minutes pour vivre, Une journee en enfer, Die Hard 4 retour en enferDie Hard 5 

Piège Mortel à Hawaï, Return to the Savage Beach
Pinocchio
Le Pion
Piranha 2 Les Tueurs Volants, Piranha 3D
Les Pirates bons à rien mauvais en tout
Pirates des CaraÏbes: La malédiction du Black Pearl, Le secret du coffre maudit, Jusqu'au bout du monde, La fontaine de Jouvence
La Piscine
Pitch Black, Les chroniques de Riddick Riddick Dead Man Stalking
The Place beyond the pines
La plage


Plan 9 From Outer Space
La planete au tresor
La planète des singes (1968), Le secret de la Planète des singes, Les évadés de la Planète des singes, La Conquête de la Planète des Singes, La planète des singes(2001), La Planète des Singes Les Origines
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R

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Posté par borat8 à 20:46 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
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