Cine Borat

23 avril 2014

Pour la première fois... Tintin au cinéma !

crabe aux pinces d'or 1947

genre: animation, aventure
année: 1947
durée: 1 heure

l'histoire: À la poursuite de mystérieuses boîtes de crabe, Tintin va faire la connaissance de celui qui deviendra son inséparable ami : le Capitaine Haddock. Celui-ci est au plus mal, prisonnier d'Allan son second, et surtout totalement alcoolique ! Il va accompagner Tintin, suivi des Dupondt, dans sa quête pour démanteler un trafic d'opium.  

la critique d'Alice In Oliver:

A l'origine, Le Crabe aux Pinces d'Or est le neuvième album des Aventures de Tintin qui est publié pour la première fois en 1941 dans une version noir et blanc, puis en couleurs en 1943. Il s'agit d'une bande dessinée importante puisqu'elle introduit un nouveau personnage, qui deviendra récurrent par la suite, le Capitaine Haddock, un marin alcoolique, râleur mais terriblement attachant et finalement humain. En un sens, ce "marin d'eau douce" est l'opposé même de Tintin.

Pour ce neuvième album, Hergé s'est inspiré de plusieurs romans: L'escadron blanc, Courrier Sud et Vol de Nuit.

Pour l'anecdote, Le Crabe aux Pinces d'Or sera adapté plusieurs fois, soit pour le cinéma, soit pour la télévision. La première version réalisée date de 1947. Par la suite, Le Crabe aux Pinces d'or connaîtra une nouvelle mise à jour en 1962, puis en 1992 avec la célèbre série animée.
Aujourd'hui, c'est la version de 1947 qui nous intéresse et qui constitue également le tout premier film des Aventures de Tintin au cinéma. Il s'agit d'un long-métrage d'à peine une heure et réalisé par les soins de Claude Missonne avec des poupées de chiffon. Aussi sera-t-il nécessaire de fermer les yeux sur la qualité de l'animation, assez sommaire il faut bien le reconnaître.

 

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En résumé, ce film de 1947 n'a pas grand chose à voir avec le film de Steven Spielberg (Les aventures de Tintin: Le Secret de Licorne), sorti il y a quelques années et réalisé avec d'énormes moyens. En l'occurrence, Claude Missonne doit composer avec un budget illimité et donc très éloigné de celui d'un blockbuster hollywoodien. 
Pourtant, personnellement, je trouve cette version de 1947 particulièrement attachante, en tout cas beaucoup plus que celle de "Spielby", car finalement plus humaine et plus chaleureuse. Néanmoins, le film d'animation de Claude Missonne n'est pas exempt de défauts, mais j'y reviendrai ! Le long-métrage n'a été projeté une seule fois, lors d'une séance pour enfants, en 1947.

Le producteur Wilfried Bouchery ayant ensuite fait faillite, le film fut saisi par la justice. Il demeura introuvable jusqu'à sa sortie en DVD en 2008. Il s'agit donc d'une véritable rareté que vous pourrez toutefois voir en intégralité sur YouTube. 
En l'occurrence, le film se veut fidèle au matériel original et suit case par case l'album d'Hergé. Attention, SPOILERS ! À la poursuite de mystérieuses boîtes de crabe, Tintin va faire la connaissance de celui qui deviendra son inséparable ami : le Capitaine Haddock. Celui-ci est au plus mal, prisonnier d'Allan son second, et surtout totalement alcoolique !

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Il va accompagner Tintin, suivi des Dupondt, dans sa quête pour démanteler un trafic d'opium. Pour le reste, ce long-métrage d'animation brille surtout par sa pauvreté. Encore une fois, Claude Missonne doit composer avec les moyens du bord, soit trois francs six sous !
Ce qui se ressent hélas à l'écran. La musique reste sommaire, même chose pour la réalisation. Visiblement, l'animation n'est pas vraiment au point. Lors de certaines séquences, les poupées de chiffon brillent surtout par leur immobilisme. Certains détracteurs pourront, à raison, qualifier ce film d'animation de petit nanar sans le sou.

Toutefois, malgré ses nombreux défauts, Le Crabe aux Pinces d'Or version 1947, reste un film vraiment sympathique. Si la réalisation et la mise en scène sont primaires, cette aventure se laisse suivre avec un énorme plaisir. Surtout, elle possède un certain charme et se montre tout de même très fidèle à la bande dessinée originale. Mieux encore, elle reprend presque plan pour plan certaines planches de l'album. Indéniablement, un gros travail a été effectué, certes (encore une fois) avec les moyens du bord. Mais plus que jamais, ce film d'animation réussit à donner vie à un personnage jusque-là cantonné à quelques petites cases. Enfin, le côté noir et blanc apporte un petit plus à cette aventure qui ne manque pas de charme (je sais, je me répète !).


Le prix du voyeurisme

Le Prix du danger est une émission faisant un carton d'audience. Son but est simple: tout faire pour tuer son candidat et notamment lors de la deuxième émission où il doit faire face à cinq tueurs armés...

Le prix du danger : Affiche

A l'heure où la téléréalité pollue toujours un peu plus notre télévision héxagonale au point d'en faire des émissions alternatives avec ses candidats, il est bon de revoir un film comme Le prix du danger. Adapté d'un roman de Robert Scheckley, ce dernier inspira Stephen King et dont l'adaptation très libre, Running man, aura droit au courrou du réalisateur Yves Boisset. Un procès pour plagiat entrera en compte et après deux procès, le réalisateur obtiendra son dû en cassation. Le film eu également des problèmes dans sa distribution puisqu'initialement c'est Patrick Dewaere qui devait incarner le héros du film. L'acteur se suicidera entretemps et la place reviendra à Gérard Lanvin qui commençait à se faire une réputation après avoir fait le con en Chevalier Blanc chez son pote Coluche. Pour l'entourer, on retrouve Michel Piccoli, Marie France Pisier et Bruno Cremer. S'inquiétant déjà de la télévision de son époque (soit 1983) et des dérives qui pourraient arriver, Yves Boisset pouvait déjà être considéré comme un visionnaire en soit et preuve que le cinéma français peut être à la fois populaire et novateur dans son récit.

Le prix du danger : Photo Yves Boisset

Preuve en est déjà à l'époque on pouvait voir les futures dérives de la télévision et ce sensationalisme qui plaît tellement aux téléspectateurs. Il n'y a qu'à voir certaines chaînes d'information utilisant n'importe quelle information pour vendre n'importe quoi à toutes les heures (cas notable dans l'actualité récente: les affaires de boules de notre cher président), sous prétexte de délivrer de "l'information". Mais le concept du Prix du danger se tient davantage de la téléréalité, d'ailleurs le film semble avoir inspiré le film Live de Bill Guttentag qui repose à peu près sur le même principe. Différents candidats probables sont castés afin de participer à un "jeu". Tout le monde peut s'inscrire, le but étant bien sûr de toucher le gros lot. Le jeu consiste à survivre à diverses épreuves, mais en général la deuxième émission est fatale au candidat. En fait, cinq tueurs soit cinq candidats triés sur le volet, voulant juste se détendre. Evidemment, l'ouverture nous le prédit: le candidat ne survit jamais, le but étant de montrer un candidat ressemblant au spectateur lambda en vue d'exploiter les pulsions du téléspectateur. Car le spectateur veut du spectaculaire, il veut du sang, du spectacle, bon il n'a pas le sexe mais il veut aussi une tête qui lui revient pour se familiariser avec.

Le prix du danger : Photo Yves Boisset

Cela tombe bien, on a la bonne tête de gondoles: François Jacquemard, ancien militaire au chômage en couple avec une jolie femme, il respire la jeunesse active. Sauf qu'évidemment, ce bon François n'est pas aussi con qu'il ne le montre et ne va pas se laisser faire face à un jeu à l'issue couru d'avance avec la faucheuse derrière le dos. Le principe est de tuer le candidat en direct histoire d'avoir encore plein de spectateur. (attention spoilers) Le final en lui-même est d'un cynisme rare puisqu'on ose demander au candidat de participer une nouvelle fois au jeu alors que l'émission le fait passer pour un fou furieux. Au final, ce n'est pas François Jacquemard le fou furieux mais ceux qui lui font faire cette épreuve. L'air de rien, ces producteurs osent tuer des gens sans vergogne sur le mérite du roi audimat. (fin des spoilers) Et puis outre le candidat, il faut un bon animateur en la personne de Michel Piccoli. On peut le voir comme une sorte de Benjamin Castaldi, à savoir un animateur dynamique qui aide à faire passer la pillule. Si Gérard Lanvin est surtout dans un rôle physique comme souvent, il joue assez bien sur la partition du mec sensible devant survivre dans pareille situation. Mais c'est surtout le reste du casting qui frappe. En producteurs sans scrupules, Pisier, Cremer et Piccoli sont vraiment excellents et parfaits de cynisme.

Le prix du danger : Photo Yves Boisset

Un excellent thriller montrant déjà les dérives de la télévision alors qu'elle ne commençait seulement à les dévoiler. Visionnaire. 

22 avril 2014

Vous allez bouffer du ninja !

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genre: arts martiaux, action
année: 1987
durée: 1h25

l'histoire: Deux policiers partent a la recherche d'un dangereux trafiquant de drogue.  

la critique d'Alice In Oliver:

Pour tout "nanar man" et amateur de fumisteries cinématographiques, le cas de Godfrey Ho mérite qu'on s'y attarde. L'air de rien, Godfrey Ho appartient probablement au top 5 des pires réalisateurs de toute l'histoire du cinéma. Visiblement, le cinéaste souffre d'une pathologie rare: l'obsession des ninjas ! Il suffit de prendre sa filmographie pour s'en convaincre: Le Tigre contre Ninja, Ninja Fury, Ninja Terminator, Challenge the Ninja, Ninja Squad, Flic ou Ninja ou encore Cobra Vs. Ninja, pour ne citer que ces exemples. Vient également s'ajouter Black Ninja, sorti en 1987.
Autant le préciser tout de suite: vous risquez donc de lire souvent le mot "ninja" au cours de cette chronique !

En même temps, la passion de Godfrey Ho pour les ninjas n'a rien de très surprenante. Le bonhomme a été biberonné par les films de la Shaw Brothers dans ses jeunes années. C'est ce qu'il exprime... pardon, c'est ce qu'il tente d'exprimer à travers ses séries Z complètement fauchées.
Black Ninja n'échappe évidemment pas à la règle. Godfrey Ho est aussi le véritable spécialiste de la formule "deux en un", qui consiste à refourguer deux films sur la même pellicule. Encore une fois, Black Ninja est victime de cette même formule. Par là, comprenez que le long-métrage comprend un film européen et un autre film asiatique, les deux bobines n'entrenant aucun rapport.

 

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Mais peu importe, les fans de Godfrey Ho seront en terrain connu et quasiment conquis ! Vous aimez les ninjas ? Vous voulez bouffer du ninja ce soir dans votre assiette ? Alors, ce nanar d'action et gavé de bastons complètement débiles devrait satisfaire vos ardeurs.
Avec Black Ninja, Godfrey Ho nous propose tout simplement une overdose de ninjas ! Un ninja par ci, une bande de ninjas par là, des ninjas noirs, des ninjas blancs, des ninjas jaunes et même des ninjas rouges ! Et ma foi, si vous n'en avez pas encore eu assez, Godfrey Ho rajoute même encore quelques ninjas, juste histoire de.

Mais Black Ninja ne se résume pas seulement à des ninjas (oui je sais, vous en avez marre de lire le mot ninja, mais je vous avais prévenus...). Black Ninja reste avant tout la réunion de bras cassés et d'acteurs habitués à sévir dans ce genre de friandise.
Au niveau de la distribution, on retrouve donc Richard Harrison, un acteur que l'on retrouve souvent dans les films de Godfrey Ho, Alphonse Beni, Pierre Tremblay et Stuart Smith. Le scénario fait partie des abonnés absents et brille surtout par son non-sens. Attention, SPOILERS ! Deux policiers d'Interpol, Alvin et Gordon, ninjas à leurs moments perdus, sont à la poursuite de deux trafiquants de drogue qui ont par ailleurs tué la femme d'Alphonse.

 

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Bon, encore une fois, le scénario, on s'en fout. On est chez Godfrey Ho quoi... Sans que l'on comprenne réellement pourquoi, le long-métrage est régulièrement entrecoupé par des séquences provenant d'un autre film asiatique, lui aussi tourné par Godfrey Ho. 
Que les choses soient claires: les deux films n'entretiennent aucun rapport. De ce fait, Black Ninja se révèle difficile à suivre. Les scènes de bastons sont tellement nombreuses et risibles que l'on ne sait plus très bien qui se bat contre qui et pourquoi. Ensuite, Godfrey Ho inclut également de la magie dans son film. En résumé, nos deux héros ninjas sont capables de passer d'un citoyen tout à fait normal à un ninja affublé d'un costume totalement ridicule dans la seconde qui suit. 
Richard Harrison reste malgré tout la "star" (c'est vraiment un terme à mettre entre guillemets) du film. On assistera même à un de ses entraînements durant lequel l'acteur coupe une pastèque avec son sabre et avec un sérieux à toute épreuve ! Fous rires garantis !
Et clairement, je n'en finirais pas de citer des séquences complètement nazebroques de ce genre. A réserver à un public averti tout de même, le risque étant de faire une overdose de ninjas !

L'art de la nullité par Elie Semoun

Cyprien est un nerd et se fait maltraité par ses collègues d'un magazine de mode. Mais un jour, il découvre un déodorant le faisant devenir "beau" mais également très con...

Cyprien : Affiche David Charhon, Elie Semoun Oh les belles têtes de porte-bonheur!

Dire que la comédie française a perdu de son charme est un fait. Que les têtes d'affiche n'aident plus à faire marcher un film aussi. Preuve en est avec Cyprien chef d'oeuvre naveteux formanté par Elie Semoun. L'humoriste n'est jamais parvenu à s'imposer au cinéma au détriment de son pote Frank Dubosc (à nos risques et périls). Au hasard, on citera volontiers Tout doit disparaître où il finissait par se taper Ophélie Winter elle-même passant à la casserole sur Didier Bourdon; People où il faisait de mauvaises vannes à propos de casse-noisette; ou L'élève Ducobu. Alors quand un jour il décide de faire comme ses potes Dubosc et Gad Elmaleh un film d'après un de ses sketchs, bonjour la catastrophe. Dézingué par la critique et le public, moins de 700 000 entrées, deux fois récompensés par les Gérards (pire film, desespoir féminin pour Catherine Deneuve), on peut dire que Cyprien est un échec commercial mémorable et terriblement légitime. Malheureusement, le film s'est refait une aura en étant continuellement diffusé sur la TNT, tout du moins il est omniprésent du paf. Dire que ce film est un crachat à la gueule des geeks et des nerds serait un euphémisme tant ce film est une honte de bêtise et une preuve qu'Elie Semoun ne comprend rien à ce phénomène.

Cyprien : Photo David Charhon, Elie Semoun, Jean-Michel Lahmi, Mouloud Achour, Vincent Desagnat

Au lieu de les humaniser, Semoun et David Charhon préfère la grosse caricature des familles avec le boutoneux qui se lave en maillot de bain, le gros de service, l'anorexique et le mec en fauteuil roulant. Inutile de vous dire que tous ont des lunettes, tous sont habillés en jogging, tous se font des batailles sur leurs ordinateurs pleins de fils et tous n'aiment pas les voisins asiatiques (également des geeks) parce qu'ils ont osé dire qu'ils aimaient la prélogie Star Wars! Il ne s'agit plus de les humaniser et encore moins de les caricaturer mais de les montrer comme des erreurs de la nature qu'il faut à tout prix changer. Preuve en est avec le personnage de Léa Drucker qui commence à tomber amoureuse de Cyprien une fois qu'il s'est fait viré du magazine. Preuve en est, dans son discours final, Cyprien parle que les geeks sont des "attardés mentaux". Preuve que cet imbécile n'a rien compris aux geeks. Finalement il s'avère aussi bête que les gens travaillant dans le magazine. Catherine Deneuve surnage en directrice qui fume beaucoup et ne dirige pas grand chose, on a également l'homosexuel qui se fait refouler, la fiancée du fils de la directrice qui veut devenir une star en posant tous les mois dans le magazine, les comères de bureau qui ne font que radoter sur tout et tout le monde (n'est pas au niveau d'Alex Lutz qui veut)... et puis il y a le fils. 

Cyprien : Photo Catherine Deneuve, David Charhon, Laurent Stocker

Celui qui a une dent contre Cyprien on ne sait trop pourquoi, juste parce que c'est un nerd. Une raison d'une rare bêtise pas aidé par le jeu hystérique de Laurent Stocker. Comme quoi on peut être à la Comédie française et jouer comme un manche. On admire le final où il veut à tout prix montrer que Cyprien et son homologue Jack Price sont une seule et même personne, quitte à lui casser la gueule. Encore une fois, on cherche une quelconque cohérence dans ce méchant de pacotille. Peut être que Semoun voulait faire un récit à la Edward aux mains d'argent, mais le problème est que le film de Tim Burton montrait un freak face à un réel rival, là ce n'est jamais le cas. Si encore Cyprien se tapait sa copine mais même pas, elle se barre parce que le mec est un raté. Le personnage de Jack Price est lui aussi une belle pantalonade involontaire. En gros, les maquilleurs ont mis une perruque noire à Elie Semoun et des lunettes de soleil! En quoi est-il beau? On ne sait pas mais en tous cas il emballe par dizaines. Encore une fois, la caricature du beau gosse qui tringle à tout va est tellement grosse que le ricanement (ce qui n'a rien de positif) sera de mise devant une telle mascarade. 

Cyprien : Photo David Charhon, Elie Semoun, Jean-Michel Lahmi, Léa Drucker, Mouloud Achour

Une purge d'une rare bêtise et voulant se rendre intéressante en dénigrant certaines personnes avec la subtilité d'un pachyderme. 

21 avril 2014

"Virtual Kickboxing"

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genre: action, arts martiaux
année: 1995
durée: 1h30

L'histoire: De toute sa carrière d'agent du FBI, coutumier des missions les plus dangereuses, Vanier n'avait encore jamais rencontré pareil adversaire... Warbeck, directeur d'une Académie d'arts martiaux, dont les méthodes révolutionnaires d'entrainement passent par la réalité virtuelle, un monde artificiel capable de façonner les tueurs les plus féroces.   

la critique d'Alice In Oliver:

Certes, le nom de Billy Blanks ne doit pas vous évoquer grand chose. Pourtant, cet "action man" du pauvre a connu une petite carrière en vidéo, surtout dans les séries B et les séries Z d'action et d'arts martiaux. Par exemple, l'acteur apparaîtra dans Tango et Cash bien que son nom ne figure pas au générique du film. Par la suite, on le verra furtivement dans Full Contact avec Jean-Claude Van Damme.
A l'époque, la carrière de Billy Blanks ne décolle toujours pas. Il faudra attendre l'année 1993 pour le voir dans un premier rôle dans TC 2000. Contre toute attente, ce nanar fonctionnera plutôt bien en vidéo.

Ensuite, Billy Blanks impressionne par ses qualités martiales. Indéniablement, l'acteur possède de sérieuses qualités athlétiques et s'affirme comme étant un professionnel des sports de combat. Il se taille rapidement une certaine réputation. C'est dans ce contexte qu'il enchaîne des films modestes comme par exemple Showdown et Back In Action.
Vient également s'ajouter Sans Pitié Ni Pardon, réalisé par Zale Dalen en 1996. Pour l'anecdote, le film est aussi connu sous le nom de Virtual Kickboxing et de Expect No Mercy. Visiblement, cette série B qui mélange plusieurs styles (entre autres, l'action, les arts martiaux et la science fiction), est plutôt ambitieuse.

 

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En effet, avec Sans Pitié Ni Pardon, Zale Dalen nous avertit d'une nouvelle menace: la cybercriminalité. Hélas, et vous vous en doutez, les bonnes intentions s'arrêtent bien là. En dehors de Billy Blanks, le film réunit tout un casting de bras cassés, habitués à sévir dans des nanars de seconde zone: Jalal Mehri, Wolf Larson, Laurie Holden, Michael Blanks et Anthony De Longis font partie du casting.
Attention, SPOILERS ! De toute sa carrière d'agent du FBI, coutumier des missions les plus dangereuses, Vanier n'avait encore jamais rencontré pareil adversaire... Warbeck, directeur d'une Académie d'arts martiaux, dont les méthodes révolutionnaires d'entrainement passent par la réalité virtuelle, un monde artificiel capable de façonner les tueurs les plus féroces.

Indéniablement, Sans Pitié Ni Pardon est un film de mecs et réalisé avec toute l'énergie mâle de la testostérone. Vous aimez les mecs viriles, les explosions, la sueur et les grosses bastons sans queue ni tête ? Alors, Sans Pitié Ni Pardon est fait pour vous !
C'est le genre de série B d'action que l'on trouve souvent dans les bacs à dvd à deux euros. Que les choses soient claires: le film ne vaus pas beaucoup mieux ! Pour le reste, Sans Pitié Ni Pardon a les yeux plus gros que le ventre. Il est donc question ici de réalité virtuelle qui vient s'immiscer dans des combats de toute beauté, pardon assez minables en vérité.

 

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Non pas que les acteurs soient incompétents, loin de là. Toutefois, l'intégration de la réalité virtuelle et les effets spéciaux sont les gros points faibles de cette série B. Et ces séquences virtuelles sont nombreuses, très nombreuses... et ce, pour notre plus grand bonheur !
Rien que pour les séquences de bastons tournées en images de synthèses complètement nazebroquesSans Pitié Ni Pardon justifie son visionnage ! Pourtant, les chorégraphies sont plutôt bien réalisées. Hélas, elles sombrent totalement dans le ridicule lorsque les protagonistes sont munis d'un casque de jeu vidéo. Encore une fois, le film n'a pas les moyens de ses ambitions.
Enfin, si Billy Blanks fait le job (ce n'est pas lui qui s'en sort le plus mal), que dire de la prestation franchement lamentable de Jalal Mehri ? Bref, ce nanar d'action aux influences science fictionnelles devrait ravir les amateurs de fumisteries cinématographiques.



Cuvée qui sonne les cloches

A l'occasion de la fête de Pacques, votre cher Borat s'est une nouvelle fois démener pour sortir un troisième volet de sa compilation de ses films d'animation préférés. Après deux compilations pourtant bien garnies, Tonton Borat en a encore sous le capeau et compte bien vous les dévoiler pour votre plus grand plaisir. Allez en avant! 

  • Le vent se lève d'Hayao Miyazaki (2013)

Le Vent se lève : Photo

Il est certes un peu gros de citer le dernier cru d'Hayao Miyazaki, d'autant qu'il n'est sorti que l'année dernière. Mais il serait bien bête de passer à côté d'une telle bête sous prétexte qu'elle est sorti il y a moins d'un an. Un chef d'oeuvre est instantanée ou gagne ses galons au fil des années. Pour Le vent se lève, il se trouve que c'est instantané. Après un dernier cru un peu trop enfantin et pas assez accrocheur pour l'auteur de ces lignes (en l'occurence Ponyo sur la falaise), Hayao Miyazaki nous sort son dernier chef d'oeuvre avec ce cru à la fois brutal et mélancolique. Evitant le récit patriotique qu'il aurait pu faire avec un sujet comme Jiro Horikoshi grand concepteur d'avions durant la Seconde guerre mondiale, le film est d'une beauté rare où le rêve cotoie la réalité, où la réalité cotoie la fiction et où une personnalité bien  réelle rencontre une héroïne de poème et en tombe amoureux. Une histoire d'amour tragique mais passionnée, où le spectateur ira même jusqu'à verser sa petite larme devant un final d'une beauté sans pareille et ne prend pas le parti de faire dans le larmoyant pur et dur. Etre touchant est une chose et Miyazaki nous en apporte la preuve. Une oeuvre testament magistrale et qui vous prend au coeur. 

  • Nausicaä de la vallée du vent d'Hayao Miyazaki (1984)

J'ai longtemps appréhendé de voir Nausicaä à cause du manga que j'avais trouvé très dur à lire et ce malgré la beauté visuelle des dessins d'Hayao Miyazaki. En ne comportant que l'adaptation des deux premiers tomes, le film se révèle moins compliqué tout en gardant une fin en soi quand le manga comportera sept tomes et sera publié jusqu'en 1994. Mais lorsque je l'ai vu la seconde fois, j'ai réellement trouvé le potentiel du film, cru le plus pessimiste de Miyazaki avec Princesse Mononoké. Pour faire passer son message sur l'écologie (une première dans ses films mais pas dans ses travaux puisqu'il avait signé la série Conan le fils du futur sur ce modèle), il n'hésite pas à le faire avec violence ne laissant même aucun échappatoire à son héroïne. Au cours du récit, elle y perdra son père, sa dignité, sa distinction de princesse, elle se prendra une balle pour ses idéaux et se sacrifiera même pour la race humaine. Un rare dévouement faisant de Nausicaä l'une voire l'héroïne la plus forte avec San de l'univers miyazakien. Ensuite le récit d'anticipation est d'une violence comme le confirme le sacrifice de Nausicaä ou l'assassinat de son père d'une rare froideur. Malgré son final, Nausicaä de la vallée du vent apparaît comme une course contre la montre folle furieuse d'un pessimisme incroyable et quand les héros trouvent une solution, elle est très souvent contrecarrée par des idéaux politiques dominants. Impressionnant.

  • Robin des Bois de Wolfgang Reitherman (1973)

Robin des Bois : Photo

Ma version préférée de la légende de Robin des bois, sa plus fantasmée aussi. A l'image de plusieurs Disney, Wolfgang Reitherman joue sur l'anthropomorphisme, rendant humain des animaux. Ici, il s'agit en plus de transposer leur caractère dans des animaux spécifiques. Robin est malin comme un renard, le prince Jean se veut royal et donc obtient le rôle du lion, Petit Jean devient un grand ours... Ici ce n'est donc plus un vulgaire accessoire, ce qui est arrivé plus d'une fois par le passé et encore aujourd'hui. Il y a une vraie utilité dans l'anthropomorphisme ici. D'autant que ce film, malgré quelques élans dramatiques (notamment au sujet de la romance entre Robin et Marianne ou l'emprisonnement de plusieurs impayeurs malheureux), est une pure comédie où Robin sauve les pauvres avec jubilation. Voir le prince Jean en train de sucer son pouce en disant "maman" est un pur bonheur, les différents casses de Robin aussi. L'ouverture en soi reste un grand moment jubilatoire, Petit Jean faisant du gringe en mettant en avant son oppulente poitrine! Un cru d'autant plus méritant qu'il est improbablement dénigré, concidéré vulgairement comme mineur. On a vu plus d'un classique plébiscité de Disney plus mineur.

  • La belle au bois dormant de Clyde Geromini, Wolfgang Reitherman, Eric Larson et Les Clark (1959)

La Belle au bois dormant : Photo Clyde Geromini, Eric Larson, Les Clark, Walt Disney, Wolfgang Reitherman

Il y a quelques années, je ne l'aurais probablement pas mis dans mes favoris mais force est de constater qu'entre La belle au bois dormant et Le roi lion, je choisirais indéniablement ce cru fondamental pour tout fan de Disney. A l'heure où le studio s'apprête à saccager son chef d'oeuvre en le faisant à la sauce Blanche Neige et le chasseur et Alice au pays des merveilles (soit deux belles bouses), La belle au bois dormant apparaît toujours comme un immense conte où les créatures des ténèbres affrontent un prince téméraire et prêt à tout pour retrouver celle qu'il aime. Quitte à affronter une méchante se transformant en dragon. Le climax est d'ailleurs un très grand moment de fantasy que ce soit par le gigantisme de Maléfique face à la petitesse de Philippe et sa monture représentant un duel moyen-âgeux à la David contre Goliath. Il règne également une ambiance rigolarde et de belles scènes cultes. La première est celle où les fées se chamaillent au sujet des couleurs adéquates engendrant un délire coloré absolument jubilatoire. La deuxième est la beuverie totale des rois et de leur bouffon qui ne cesseront de boire jusqu'à s'en endormir. Une séquence pour le moins surprenante surtout vis à vis de l'abus d'alcool (rappelons quand même que le Code Hays était toujours à l'oeuvre à l'époque), mais pas tellement quand on se rappelle du tollé au sujet d'Alice au pays des merveilles (1951).

  • Le trésor de la lampe perdue des frères Brizzi et Bob Hathcock (1991)

Ce Disney n'apparaîtra probablement jamais dans un top 20 des meilleurs crus des studios Disney, notamment à cause du fait que c'est la conclusion d'une série à savoir La bande à Picsou. Une des rares séries Disney qui étaient vraiment excellentes et qui rappelle encore des souvenirs heureux à ceux qui l'ont vu. Son final reste un grand moment des fêtes de noël ou des jours fériés où il est souvent rediffusés, devenant un film phare à l'image d'un film avec Louis De Funès ou Jumanji. Un film d'aventure rendant hommage à la trilogie Indiana Jones qui elle-même rendait hommage aux aventures de Picsou! La boucle est bouclée, d'autant que l'aventure est au rendez-vous dès le début du film avec un Flagada Jones fidèle à lui-même. Visuellement, le film n'a rien à voir avec Aladdin (dont le pitch ressemble étrangement beaucoup) sorti la même année, le film étant produit par une filiale télé de Disney, mais l'animation n'est pas pauvre pour autant. Le plus amusant étant bien évidemment de voir Picsou ruiné face à un magicien sans vergogne et son sidekick nommé Dijon (pourtant aucun rapport avec notre région et encore moins d'allusion à la moutarde). Un Disney peu considéré car adapté d'une série alors que c'est probablement un des derniers bons crus de Disney. 

  • Les aventures de Bernard et Bianca de Wolfgang Reitherman, Art Stevens et John Lounsbery (1977)

Les Aventures de Bernard et Bianca : Photo John Lounsbery

Lui non plus ne fera probablement pas parti d'un top 20 mais il s'agit d'un de mes crus favoris des studios Disney. Film d'aventure s'il en est qui aura droit à une assez bonne suite (c'est vraiment l'exception la plus totale), Les aventures de Bernard et Bianca bénéficie dans un premier temps d'un duo pour le moins atypique et ne se supportant pas, tout du moins c'est ce qu'ils nous font croire. Elle est plus sensible aux malheurs des enfants, lui n'est pas un homme d'action et pourtant le duo fonctionne. Le sujet s'avère assez sombre compte tenu que l'on parle d'enlèvement d'enfants. Un sujet pas forcément amusant et encore moins en voyant la méchante qui se trimballe un fusil de chasse et avec des crocodiles. Rien de bien sympa là-dedans et pourtant on s'amuse parfois de nos petits amigos. Les aventures de Bernard et Bianca devait instauré un deuxième âge d'or de Disney, malheureusement les pertes de certains films n'aideront pas à imposer cet âge d'or avant La petite sirène

  • La petite sirène de Ron Clements et John Musker (1989)

Il y a des crus que l'on accepte tout de suite et d'autres qui prennent plus de temps. Ce fut le cas avec La petite sirène que je revois régulièrement depuis. J'ai appris à l'apprécier, oubliant le romantisme pompeux que je lui repprochais autrefois. Inutile bien évidemment de faire le jeu des différences avec le conte d'Andersen, évidemment bien plus sinistre (je connais un peu Andersen, rien que l'évocation de La petite fille aux allumettes me redonne des frissons) et surtout moins édulcoré. Mais il reste que La petite sirène a un vrai charme à part entière et s'impose comme un des derniers sommets des studios Disney. Visuellement parlant le film est superbe surtout que les plans sous-marins ont dû être particulièrement difficiles à faire, puisqu'il faut prendre en compte les mouvements, les bulles et autant dire que c'est bien plus différent que des lions dans une savane. Ensuite la musique du regretté Howard Ashman joue beaucoup que ce soit les chansons Je veux savoir ou Sous l'océan. Si j'ai la VHS de 1998, j'avais été agréablement surpris en voyant le film sur M6 l'ancien doublage vraisemblablement remis sur le BR. Bénéfique en soi, puisque la partition d'Henri Salvador avait été remplacé alors que les médias faisaient constamment de la pub pour lui! Il était temps de remettre les pendules à l'heure.

  • Ghost in the shell de Mamoru Oshii (1995)

Ghost in the Shell : Photo Mamoru Oshii

Je n'ai pas une grande estime de Mamoru Oshii, je n'ai d'ailleurs pas aimé Patlabor que j'ai revu quand même deux fois au cas où j'aurais commis une connerie. Je n'ai pas vu Avalon qui est considéré comme son classique, je n'ai pas aimé Innocence la suite de Ghost in the shell mais j'aime bien ce dernier. Découvert quasiment en même temps qu'Akira de Katsuhiro Otomo (1989), Ghost in the shell s'impose comme une virée dans des années futuristes qui ne sont pas sans rappeler notre propre temps, les machines en plus. Il n'est d'ailleurs pas étonnant que James Cameron a promeut un peu partout le film d'animation d'Oshii tant il y a de points communs avec l'univers de Terminator. Pas de guerre des machines, mais des machines devenant humaines et se découvrant des sentiments. De plus, comme par un hasard improbable, c'est Damien Beretta, célèbre doubleur de Schwarzy dans nos contrées, qui double le personnage de Batoo robot que l'on pourrait qualifier d'armoire à glace et gueulant énormément. Ensuite, le film bénéficie d'excellentes fusillades dont une en pleine ville tournant à la course-poursuite. Le climax est également un grand moment de bravoure, fusillade explosive au possible. Je reprocherais toujours sa trop courte durée, surtout en comparaison de sa suite longuette et dont je ne retiens qu'une fusillade sauvage dans un repère de trafiquants. J'ai plus de sympathie pour la série dont j'avais vu quelques épisodes. 

  • Le prince d'Egypte de Brenda Chapman, Simon Wells et Steve Hickner (1998)

Un des premiers films phares de Dreamworks, Le Prince d'Egypte ne peut être aussi impressionnant que Les dix commandements de Cecil B Demille. On peut même dire que la comparaison serait dégueulasse tant le film de Dreamworks n'a pas les mêmes ambitions démesurées, malgré sa volonté de dévoiler des images sombres et pas forcément destinés aux enfants. Que ce soit la mort des nouveaux-nés hébreux en ouverture puis la mort des nouveaux-nés égyptiens, les champs-contrechamps sur le fouetteur et le fouetté ou même le final laissant plusieurs égyptiens sur le carreau. Même s'il ne prend pas en compte le passage des tables de la loi (une énorme ellipse temporelle nous montre Moïse avec, sans évoquer les hébreux face à la tentation), le film se révèle assez fidèle aux textes de la Bible et s'impose comme un beau film d'animation. Toujours mieux que la comédie-musicale de Pascal Obispo qui vous donne (soi-disant) l'envie d'aimer.

  • Amer Beton de Michael Arias (2006)

Amer beton : Photo Michael Arias

Il est toujours amusant de voir un étranger s'emparer d'une culture qui n'est pas la sienne et notamment quand il s'agit d'un américain. Adaptant un manga assez connu là-bas (beaucoup moins par chez nous), Michael Arias est depuis longtemps basé au Japon où il a notamment officié comme producteur exécutif sur l'anthologie Animatrix (2003). Alors quand il a pu réalisé son premier film, il a pris à parti le Studio 4°C pour une histoire familiale n'étant pas sans rappeler Peter Pan. Deux enfants qui volent et prenant une ville comme une sorte de Pays Imaginaire face à des gangsters remplaçant les pirates et un peu comme Peter sans sa Clochette, la séparation des deux frères entraîne une plaie béante qui ne reprendra sens qu'une fois recousue. Un univers singulier et violent bénéficiant d'une animation rappelant les traits du manga de Taiyô Matsumoto et avec un soucis particulier au niveau du design de la ville. Je ne suis pas fan de J-Pop mais il faut bien dire que la chanson du générique de fin interprété par le groupe Asian Kung fu generation est vraiment bon et concorde parfaitement avec le ton du film, allant crescendo de la tragédie à la frénésie. 

  • Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot (1998)

Kirikou et la sorcière : Photo

J'aurais bien voulu vous parler d'autres films d'animation français autre que Le roi et l'oiseau (déjà évoqué dans la Cave de Borat), mais seul Kirikou et la sorcière m'est venu à l'esprit. Pas que je dénigre le cinéma d'animation français mais disons que je n'avais pas d'exemple fort à dévoiler ici. J'aurais bien pu parler du Tableau mais il ne fait pas forcément partie de mes films préférés non plus. Kirikou à l'image du film de Paul Grimault reste un film emblématique de notre pays, preuve que l'on peut être vu à l'international sans être forcément conventionel. Les USA verront par exemple très mal la nudité des femmes comme du jeune héros, ce qui n'empêchera pas au film d'être un véritable succès international. D'autant que Kirikou est un vrai film sur l'apprentissage avec un héros petit mais vaillant. Sa malice fait plaisir à voir et l'on n'a pas la caricature du petit africain qui parle "le petit nègre", les différents doubleurs étant africains d'origine. L'animation est particulièrement belle jouant beaucoup sur les perspectives, je pense notamment au palais de la sorcière. Ensuite il faut bien dire que Michel Ocelot signe un beau film, histoire d'une fascination entre un enfant qui est la seule alternative d'un peuple et une sorcière machiavélique mais pas tellement. Il faut également signaler l'envoutante musique de Youssou N'Dour. 

  • Le château de Cagliostro d'Hayao Miyazaki (1979)

Le Château de Cagliostro : photo Hayao Miyazaki

Il fut un temps où les films de licences japonaises ressemblaient à quelque chose ou tout du moins les réalisateurs y mettaient du leur pour ne pas faire dans la formaté ou le simple film pour continuer une franchise souvent morte depuis longtemps. Je pense bien évidemment au récent retour de Dragon Ball Z au cinéma qui peine sérieusement à s'exporter en France ou l'énième film Pokémon qui sort en général chaque été dans les cinémas japonais. Avec Lupin III c'est une histoire d'amour qui dure depuis mes voyages en Italie où j'avais flashé sur des t-shirts à l'effigie du manga de Monkey Punch, vraisemblablement bien plus populaire là-bas que par chez nous. Par la suite, j'ai vu beaucoup de téléfilms ou films de la franchise en découvrant improbablement que le second film (le premier était Le secret de Mamo) était réalisé par Hayao Miyazaki. Le château de Cagliostro s'impose comme un bon gros film d'aventure bien bourrin où Miyazaki trouve son savoir-faire dans ses personnages. C'est également l'occasion de voir l'une des seules fois où Lupin III et l'inspecteur Lacogne s'entraident un minimum pour affronter un ennemi commun, à savoir un prince aux dents longues. On y voit aussi toute l'inspiration que peut avoir Miyazaki pour les châteaux européens avec un bâtiment qui recèle moult secrets. Ensuite il y a indéniablement le charme de l'équipe qui fait toujours le bonheur de cette franchise, dont Le château de Cagliostro est le plus bel édifice.

Voilà un nouveau tour d'horizon de mes goûts animés qui seront agrémentés de nouveaux films d'animation pour le 1er mai. Rendez-vous est pris chers lecteurs pour la semaine prochaine! 

20 avril 2014

Il était une fois Jean-Claude Van Varenberg

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genre: documentaire
année: 2011
durée: 1h25

Synopsis: A l'occasion de ses 50 ans, Jean-Claude Van Damme revient sur son parcours, de son enfance en Belgique à sa vie actuelle de réalisateur et producteur à Hongkong. 

la critique d'Alice In Oliver:

Indéniablement, Jean-Claude Van Damme fait partie de ces stars sympathiques qui ont marqué le cinéma d'action et d'arts martiaux des années 1990. L'acteur belge, de son vrai nom, Jean-Claude Van Varenberg, a réussi à percer aux Etats-Unis. 
Pourtant, Jean-Claude Van Damme (JCVD) passera par de nombreuses galères. L'acteur revient donc sur son parcours à l'occasion de son cinquantième anniversaire. C'est ce que nous raconte ce documentaire, intitulé De Jean-Claude à Van Damme et diffusé sur une chaîne de la TNT en 2011.

JCVD revient sur des débuts plus que difficiles aux Etats-Unis. Dans un premier temps, il livre des pizzas puis parvient à obtenir un emploi de chauffeur à Hollywood. C'est ainsi qu'il se lie d'amitié avec Chuck Norris. Autant le dire tout de suite: la première demie heure de ce documentaire est limite catastrophique. On passe soudainement d'un JCVD en train de fouiller limite les poubelles pour survivre à un acteur qui triomphe du jour au lendemain dans Bloodsport.
Ses apparitions, pourtant remarquées, dans Karate Tiger et L'Arme Absolue, ne sont même pas évoquées.

 

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Certes, il est vrai que c'est le même Bloodsport qui va permettre à JCVD de se faire connaître et de révéler ses qualités athlétiques et martiales au grand jour. A l'époque, l'acteur rencontre Menahem Golan, le producteur de Bloodsport. Capable de faire le grand écart sur deux chaises, JCVD reconnaît que cette performance sera son ticket vers la gloire et la célébrité.
Ensuite, le film ne coûte pas très cher à produire et rapporte énormément au box-office. JCVD devient alors une vedette débarquée de nulle part. Aux yeux de son pays natal, il restera donc le belge qui a réussi à faire une carrière aux Etats-Unis.

JCVD enchaîne alors les films à succès et tourne même avec des réalisateurs reconnus, notamment John Woo et Roland Emmerich. Dans les années 1990, JCVD fait partie du top 5 des stars les mieux payées d'Hollywood. Hélas, dans les années 2000, sa carrière est sur le déclin.
JCVD doit désormais se contenter de jouer dans des DTV (direct to video). Ses films ne sortent donc plus au cinéma. Pourtant, le public n'a pas oublié cet homme simple et modeste. Cependant, au même moment, JCVD doit vaincre sa dépendance à la drogue. C'est aussi à la même époque qu'il se distingue par des interviews pour le moins farfelues.

 

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Le documentaire revient largement sur son passage "aware". A ce sujet, il semblerait que la star se mélange les pinceaux entre la langue américaine, le wallon et le français. Ce qui expliquerait ses nombreux dérapages. Puis, vers le milieu des années 2000, il tourne le film JCVD, qui revient longuement sur ce côté "aware" mais aussi sur la personnalité sensible de Van Damme.
Le public découvre alors un acteur doué et sincère, très éloigné de l'image d'idiot du village qui lui colle à la peau depuis plusieurs années. Hélas, le film ne marchera pas. Néanmoins, il permet d'apprécier une nouvelle palette de Van Damme.

Le documentaire revient largement sur les conséquences de JCVD. Certes, l'acteur n'est plus la star du passé, mais l'artiste reste un passionné. Désormais, Van Damme se consacre à la profession de réalisateur. Le documentaire s'attarde largement sur le tournage de son prochain film, The Eagle Path, sur lequel Van Damme a misé une bonne partie de son argent.
Il est à la fois le réalisateur, le producteur, le scénariste et l'acteur principal de ce long-métrage. Dans l'ensemble, et malgré une première demie heure assez décevante, ce documentaire se laisse suivre sans déplaisir. JCVD joue le jeu et accorde de nombreuses interviews.
On regrettera néanmoins l'intervention de certaines personnalités hors sujet, comme par exemple Benjamin Castaldi ou encore Cécile de Ménibus.

Le sexe fait aussi partie du marché

Trois étudiants d'une école de commerce décident de formater une sorte de réseau de prostitution pour les étudiants...

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Délaissant le cinéma de genre qui l'avait révélé (en l'occurence avec Sheitan et Dog Pound), Kim Chapiron nous revient avec un mélange fou de comédie et de film de campus, ce genre prisé aux USA qui n'est absolument pas assumé en France alors que des gosses vont voir Monstres Academy qui joue sur le même modèle! Le même qui a fait naître des films comme American college de John Hugues, The Social Network de David Fincher ou Back to school de Todd Phillips. D'ailleurs sur plusieurs points, La crème de la crème a plusieurs atouts avec ces trois films. Déjà par ses héros formattant un système qui va les rendre riches, tout en savant pertinemment qu'ils prennent de gros risques avec leurs droits sur le campus, rappelant ainsi le film de Fincher. Ensuite pour les deux autres, par la déconnade perpétuelle des soirées étudiantes où les futurs chefs d'entreprises se torchent en chantant Le lac du Connemara de Michel Sardou à la parole près. Sans compter le sexe qui va vite prendre une place prépondérante dans le destin de nos trois larrons. En fait tout part de Jafar (Karim Ait M'Hand), jeune nerd jusque dans les lunettes que l'on découvre pour la première fois en train de se masturber devant un porno en 3D.

La Crème de la Crème : Photo "Des nuages noirs qui viennent du Nord colorent la terre, les lacs, les rivières c'est le décor du Connemara!" Air connu en boîte de nuit.

 

Je ne sais pas si vous prévisualisez la scène, mais franchement c'est juste désopilant de voir un mec se touchant avec des lunettes 3D! Une scène bien louffoque qui donne le ton à un film qui l'est tout autant. Jafar va devenir sans le vouloir le premier client de nos trois larrons incarnés par Alice Isaaz (vue dans La cage dorée), Jean-Baptiste Lafarge et Thomas Blumenthal (celui qui chantait tellement faux qu'il servait de pupitre dans Les choristes) et le spectateur d'observer la manière de faire de notre trio. Un mec pas forcément avantagé par son physique (qu'il soit boutonneux, gros ou pas aux goûts de ces dames), une fille venant de l'extérieur et payée pour lui faire passer une bonne soirée et une côte auprès des filles qui ne va cesser de grimper à un niveau exponentiel. C'est ce qui arrive à Jafar: après cette soirée, il va devenir une vraie star sur le campus auprès de ces dames, au point qu'au moment où il apprend que ses camarades lui ont permis d'être au summum, il osera le subtil "j'aurais pu leur faire des trucs bien plus crades!" Par ailleurs, le début le montrant en roue libre en train d'essayer de draguer vulgairement certaines filles et se faisant merveilleusement larguer à chaque fois. 

La Crème de la Crème : Photo Thomas Blumenthal

Il est évident de rire de cela surtout quand on connaît ce genre de situations, ce qui renforce la crédibilité de la scène. Ensuite, il faut bien dire que notre trio de chasseurs est vraiment attachant et qu'ainsi cela donne un point d'autant plus positif à ces aventures sexuelo-universitaires. D'autant que chacun est différent. Le personnage de Lafarge est le fils à maman par excellence demandant conseil à moman au cas où il ferrait une connerie; le personnage de Blumenthal s'impose comme un garçon timide qui a peur de se lancer et ce malgré qu'il connaît la technique par coeur; mais le plus intéressant reste celui d'Alice Isaaz. Elle incarne la fille qui n'appartient pas à la richesse, qui a gagné ses galons grâce à un concours et vient de la banlieue. C'est aussi celle qui cache le plus de chose à ses camarades pour ces raisons. Quand Lafarge lui demande pourquoi ils ne sont pas allés encore chez elle, c'est tout simplement pour ne pas revenir à la misère de son ancienne vie. On ne saura pas grand chose de sa vie d'autrefois, sauf une tendresse pour les mangas, les photos et surtout un père beauf qui regarde la télé. On peut y voir une caricature parfaite de la banlieue, mais il se trouve que ce portrait apparaît comme crédible compte tenu de son postulat d'intrus dans un monde qu'elle ne connaîtra jamais réellement. Ensuite, il faut bien dire que le casting de jeunes acteurs est juste excellent. Par ailleurs, le film n'est jamais trash et montre peu de scènes de sexe. En dehors de lingeries, embrassades et une masturbation filmée de la tête au torse, on ne compte qu'une scène de nue et elle est particulièrement sensuelle. Petit bémol tout de même, d'ici qu'un groupe comme Justice ou qu'un coco comme Mouloud Achour (pote de Chapiron devant l'éternel) en DJ de soirées étudiantes les poules n'auront pas encore des dents.

La Crème de la Crème : Photo Alice Isaaz, Jean-Baptiste Lafarge, Thomas Blumenthal

Il était temps que le film de campus ait un descendant français, elle l'a désormais et en très bien.

19 avril 2014

Trois ans après le superbe Suicide Club...

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genre: drame, inclassable (interdit aux - 16 ans)
année: 2005
durée: 1h50

L'histoire: A 12 ans, Mitsuko est violée par son père. Sa mère, Sayuri, les surprend avec horreur, mais ne dis rien. La perversion du père montera ensuite d'un cran, lorsqu'il enfermera sa jeune fille dans un étui à violoncelle troué pour la forcer à assister à ses ébats avec sa femme. Puis c'est au tour de la mère de prendre place dans le l'étui, afin qu'elle soit le témoin de la relation incestueuse de son mari et de sa fille. Victimes du même monstre, Sayuri et Mitsuko, mère et fille, vont commencer à se confondre. Lorsque Sayuri meurt d'une chute d'escalier, Mitsuko va définitivement prendre sa place et son apparence... Cette terrible histoire est le dernier roman d'une célèbre femme écrivain, Taeko. Est-ce une autobiographie ou pure invention ? Taeko est-elle Sayuri ? Ou bien Mitsuko à l'âge adulte ? Un jeune assistant va l'accompagner jusqu'à la fin de son récit tout en nouant avec elle une étrange relation.  

la critique d'Alice In Oliver:

Parmi les grands réalisateurs asiatiques, il y a un nom que l'on ne cite jamais ou alors trop peu souvent. Il s'agit de Sion Sono qui s'est néanmoins distingué avec le superbe et désespéré Suicide Club, mais pas seulement. Par exemple, comment ne pas évoquer Guilty of Romance, Coldfish ou encore Love Exposure ? Vient également s'ajouter Strange Circus, réalisé en 2005.
Véritable artiste accompli, Sion Sono est aussi musicien, poète et homme de théâtre. Ce n'est qu'à partir des années 1990 qu'il décide de se lancer dans le cinéma. Autant le dire tout de suite: son cinéma n'a rien à voir avec les blockbusters actuels.

Pour Sion Sono, le but est d'expérimenter ses idées sur grand écran. En 2002, il réalise un film qui va marquer les esprits: le terrible Suicide Club que j'ai déjà évoqué. Le long-métrage est clairement un cri d'alarme et de douleur sur le Japon actuel et moderne. 
Le film fait scandale et suscite la polémique. Trois ans plus tard (donc en 2005), Sono Sion sort un nouveau film, Strange Circus, et sait qu'il est particulièrement attendu au tournant. Qu'à cela ne tienne, Strange Circus est tout simplement une grande réussite et un film choc, dérangeant et justement interdit aux moins de 16 ans. 

 

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Attention, SPOILERS ! A 12 ans, Mitsuko est violée par son père. Sa mère, Sayuri, les surprend avec horreur, mais ne dis rien. La perversion du père montera ensuite d'un cran, lorsqu'il enfermera sa jeune fille dans un étui à violoncelle troué pour la forcer à assister à ses ébats avec sa femme. 
Puis c'est au tour de la mère de prendre place dans le l'étui, afin qu'elle soit le témoin de la relation incestueuse de son mari et de sa fille. Victimes du même monstre, Sayuri et Mitsuko, mère et fille, vont commencer à se confondre. 
Lorsque Sayuri meurt d'une chute d'escalier, Mitsuko va définitivement prendre sa place et son apparence...

Cette terrible histoire est le dernier roman d'une célèbre femme écrivain, Taeko. Est-ce une autobiographie ou pure invention ? Taeko est-elle Sayuri ? Ou bien Mitsuko à l'âge adulte ? Un jeune assistant va l'accompagner jusqu'à la fin de son récit tout en nouant avec elle une étrange relation.
L'air de rien, avec un tel scénario, Sion Sono aborde de nombreux thèmes: l'inceste, la prédophilie, le viol, la dysphorie de genre et surtout la perte de toute identité sexuelle. Toutes ces thématiques, qui font aussi office de véritables cicatrices, auront des répercussions importantes sur les deux principaux protagonistes, donc Taeko et son nouvel assistant au comportement bien étrange.

 

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Sion Sono se démarque par son style. Il ne choisit pas l'aspect documentaire pour traiter de telles thématiques. Au contraire, son traitement est plutôt fantaisiste et mélange plusieurs genres: l'horreur, le thriller et l'expérimental à travers les fantasmes et les processus inconscients (tels que le déni et le refoulement) de ses deux principaux personnages.
A partir de là, Strange Circus fonctionne un peu comme une sorte de puzzle, à la fois déroutant, extrêmement dérangeant (tant sur la forme que sur le fond) et délivrant un véritable uppercut à la face du spectateur. 

Attention, Strange Circus se démarque totalement des films gores actuels. D'ailleurs, ce n'est même pas un film gore au sens propre du terme. Il s'agit plutôt d'un portrait sur une famille totalement décomposée, dont les cicatrices du passé vont revenir progressivement à la surface. 
Ici, la figure paternelle a une grande importance. La question de l'identité sexuelle est également abordée, tout comme le rapport fusionnel entre la mère et sa fille, fusion qui prendra tout son sens dans la dernière demie heure du film. En l'état, difficile d'en dire davantage. 
En l'occurrence, Sion Sono s'amuse à brouiller les pistes et à jouer avec les nerfs du spectateur. Contre toute attente, Strange Circus se révèle encore supérieur (en tout cas plus abouti) à Suicide Club.

Noé sauvé des eaux

Noé doit construire une arche afin de préserver sa famille et les animaux d'un déluge en devenir. Mais les enfants de Caïn ne sont pas de cet avis...

Noé : Affiche

La Bible semble revenir sur le devant de la scène depuis quelques temps. Déjà avec la série La Bible qui sera diffusé ce week end sur W9 et dont une version épurée concentrée sur le Christ a eu son petit succès en salle. Puis avec Noé de Darren Aronofsky et en décembre prochain ce sera Exodus de Ridley Scott. L'épisode de l'arche de Noé a été très exploité pendant un certain temps, mais peu de spectateurs connaissent ces films. On retiendra le premier film de Michael Curtiz, la Silly Symphonie des studios Disney ainsi qu'une production en volume et d'un sketch dans Fantasia 2000; et John Huston l'avait incarné dans son film La Bible au commencement alors qu'il voulait Charlie Chaplin (qui ne voulait pas jouer dans un film qu'il ne réalise pas). Néanmoins, Aronofsky, même s'il conserve les aspects bibliques, réalise surtout une adaptation de son propre comic-book car une nouvelle fois, il a opté par cette case pour avoir au moins une trace si le projet ne se faisait pas (ce qui nous aurait bien plu pour son Robocop) comme à l'époque de The Fountain (2006). C'est seulement après le succès de Black Swan que le réalisateur revient à Noé avec cette grosse production de 130 millions de $ produit par la Paramount. Néanmoins, au cours de la post-production les deux camps vont commencer à se bouffer par voies interposées.

Noé : Photo Logan Lerman, Russell Crowe

D'abord au sujet de projections-tests qui n'auraient pas fonctionner et la Paramount a voulu reprendre la main sur le montage. Ce qui fonctionna pas et cet épisode fut pendant toute la promotion du film un amusement pour le réalisateur (dans le numéro 5 du magazine Popcorn, à la question "Il y a eu beaucoup de rumeurs sur vos rappots tendus avec le studio Paramount et votre lutte pour le final cut. C'était exagéré?", il a répondu: "Les choses vont pour le mieux... maintenant. La route a été longue, mais tout est bien qui finit bien. Dans ce genre de situations, cinéaste versus studio, cela se termine souvent bien pire que ça. Mais c'est bien mon director's cut que vous pouvez voir en salles."). Ensuite, le film fut interdit dans plusieurs pays et notamment au Moyen-Orient en raison que Noé, qui est une figure importante de la Bible, ne pouvait être représenté graphiquement ou physiquement. Ce qui en soit n'est pas un vrai problème mais tout bonnement logique. A vrai dire, la première heure laisse quelque peu sceptique. On nous sort tout pour nous mettre en condition: écritos entrecoupés d'images fortes (que ce soit le serpent qui corrompa Adam et Eve, ainsi que Caïn tuant son frère Abel), flashback montrant l'assassinat du père de Noé, puis après une très longue exposition. Voir Noé en mode écologiste pourquoi pas, mais reste que tout ceci dure un peu trop longtemps notamment quand Noé (Russell Crowe toujours bien comme il faut) vous sort son petit cours de botanique. 

Noé : Photo Russell Crowe

Pareil pour Anthony Hopkins qui incarne un Mathusalem pour le moins concilliant et gentillet qui fait le bonheur autour de lui et veut juste manger des baies rouges. On nous présente aussi sa famille avec sa femme (Jennifer Connelly parfaite en femme forte aux sérieuses convictions), ses trois enfants (Douglas Booth, Logan Lerman quelque peu irritant et Leo McHugh Carroll) et une jeune fille qu'il a retrouvé souffrante et qui tombera amoureuse de son fils aîné (Emma Watson forçant un peu trop sur les pleurs, au risque d'agacer). De cette première partie, on ne retiendra finalement que la beauté des décors bruts de l'Islande et surtout les Veilleurs, anges banis de Dieu (ou plutôt le Créateur comme dit dans le film) pour avoir voulu sauver les Hommes suite à l'exil forcé d'Adam et Eve. Plus que bibliques, Noé s'impose avec ces personnages rocailleux et difformes comme éléments mythologiques. D'autant que le réalisateur ne donne pas de période précise concernant ce passage de la Genèse, un passage rapide ne montrant même un soldat ou un agent du GIGN se faisant tuer par une autre personne en mettant en parallèle l'assassinat d'Abel. Des effets rapides qui ne sont pas toujours convaincants, à cause du fait qu'ils soient trop rapides justement. Un peu plus posé cela n'aurait pas été un mal, d'autant qu'il faut vraiment avoir l'oeil pour tout saisir. Ce n'est qu'à partir de la scène où Noé va voir le camp de Toubal-Caïn (Ray Winstone impeccable comme souvent) qu'Aronofsky captive réellement le spectateur par une violence incroyable pour un PG-13.

Noé : Photo

A partir de ce moment, le spectateur ne va cesser de voir des tableaux virulents se poser tout le long. Noé, que l'on voyait comme un personnage bienveillant cherchant à sauver sa famille du mal dominant, apparaît dorénavant comme une personne prête à tout pour se sauver y compris à tuer et même à s'en prendre à ses proches. Sur ce point, Aronofsky brosse un portrait sans précédent de l'âme humaine avec un personnage éponyme à double tranchant capable de bonté comme des pires violences. Vers la fin du film, il apparaît peut être aussi monstrueux que Toubal-Caïn et son camp, aveuglé par la peur qu'il ne reste plus rien de l'humanité. Son chemin de croix apparaîtra légitimement ici comme une véritable mise à l'épreuve. Un portrait très étonnant de la part d'un blockbuster et auquel on ne s'attendait pas forcément en voyant la bande-annonce qui misait beaucoup sur le divertissement. Au final, l'expérience en salles n'a été que plus bénéfique. Outre la scène du camp baignée de tripailles (légères mais bien visibles) et de hurlements de femmes; on retiendra également cette lutte finale de l'Humanité cherchant à se faire une place sur l'arche avec pertes et fracas à volonté. Une séquence ne nécessitant pas de sang numérique certes mais dont les effets violents s'en ressentent jusque dans l'écrasement d'une jeune femme piégée. Voilà un genre de séquences et thèmes brutaux qui confirment que nous sommes bien chez Darren Aronofsky, PG-13 ou pas, gros moyens ou non.

Malgré une première partie un peu ronflante, Noé montre toutes ses promesses dans un récit violent et percutant sur l'âme humaine dans toute sa brutalité.

18 avril 2014

"On a marché sur la Lune" plutôt qu'Objectif Lune

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genre: dessin animé, animation
année: 1962
durée: 1h20

L'histoire: Tintin, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol et Frank Wolff partent à bord d'une fusée en direction pour la Lune pour sauver Milou, qui a été emporté dans une fusée expérimentale. Toutefois, à bord de l'engin spatial, se trouvent des invités inattendus...  

la critique d'Alice In Oliver:

Attention, ce billet est bien la chronique de l'épisode intitulé Objectif Lune et réalisé par Ray Goossens en 1962. Cet épisode appartient à la série animée produite la même année. On connaît davantage la série diffusée en 1992. Celle de 1962 se divise en sept épisodes: Objectif Lune, L'Affaire Tournesol, L'Île Noire, Le Crabe aux Pinces d'Or, L'Etoile Mystérieuse, Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge. En l'occurrence, Objectif Lune est fusionné avec le second album de la série, à savoir On a marché sur la Lune. Au niveau des voix françaises, on relève quelques noms connus, notamment Hubert Deschamps et Roger Carel.

Oui, Objectif Lune est fidèle à l'univers d'Hergé. Toutefois, on relève de nombreuses libertés. Premier exemple, et pas des moindres, cet Objectif Lune ressemble finalement beaucoup plus à une adaptation de On a Marché sur la Lune. L'intrigue sur fond d'espionnage du premier volet de ce dyptique (donc Objectif Lune) est absente ou presque de ce dessin animé.
Le scénario a largement été corrigé pour l'occasion. A la base, l'expédition lunaire doit marquer une avancée technologique et importante dans les bandes dessinées originales. Dans cet épisode, Tintin et ses compagnons doivent récupérer Milou, qui a été emporté dans une fusée expérimentale.

Seul point en commun: la présence surprise et inattendue des Dupond et Dupont et de Jorgen, un vieil ennemi de Tintin. Cet épisode joue aussi la carte de la pénurie d'oxygène. Tintin et les siens vont-ils revenir vivants de leur expéditions lunaire ?
On relève d'autres exemples de ce genre (ce sont souvent des détails...): La fusée lunaire est baptisée " Fusée XM2 " alors qu'elle n'a pas de nom dans les albums (elle est tout simplement appelée " Fusée lunaire "). Le whisky du Capitaine Haddock est remplacé par du café. Le capitaine Haddock s'envole dans l'espace, non par ivresse, mais parce qu'il ôte ses chaussures qui lui font mal (alors que le manque de pression devrait gravement affecter ses pieds).

Les Dupondt n'ont pas les cheveux et la barbe qui poussent. Au lieu d'un char, le professeur Tournesol a une espèce de mini-vaisseau volant à toit transparent. Jorgen et Frank Wolff restent en vie et sont ramenés sur Terre prisonniers, contrairement à l'album où Jorgen se fait tuer accidentellement par Wolff qui, par la suite, se suicide en sautant dans l'espace. 
Les héros remercient cependant Wolff pour leur avoir sauvé la vie au moment où Jorgen a tenté de les éliminer. Jorgen vouvoie Wolff dans cette version tandis que dans l'album, il le tutoie. Le même Jorgen est habillé en veste d'aviateur marron, pull, pantalon et chaussures noires alors que dans l'album, il a la veste d'aviateur de la même couleur, mais porte un pull jaune en col roulé, pantalon gris et chaussures marrons.

Enfin, dans la bande dessinée originale, la Lune cache dans ses grottes une grande présence de glace, ce qui n'est pas le cas dans ce dessin animé. Certains fans de l'univers d'Hergé risquent d'être décontenancés par tous ces changements et ces libertés avec les deux bandes dessinées.
Ensuite, bien que le dessin animé date de 1962, l'animation est loin d'être irréprochable. Cet Objectif Lune a bien souffert du poids des années et apparaît comme un long-métrage un peu désuet aujourd'hui. Toutefois, ce n'est pas un mauvais dessin animé non plus, loin de là.
Encore une fois, on retrouve malgré tout les grandes lignes de l'album On A Marché sur la Lune, un titre qui aurait davantage convenu à cet épisode. En l'occurrence, Objectif Lune version 1962 est une véritable rareté, ce qui explique l'absence d'images et d'affiche officielle sur cet article.

Wolverine propulsé dans les 70's

Un peu plus d'un mois avant sa sortie, X Men: Days of future past se dévoile une nouvelle fois avec une bande-annonce explosive. Alors que la dernière dévoilait un ton pessimiste où la Mort règnait en maître, la nouvelle tout en gardant l'aspect apocalyptique se trouve très portée sur l'action. Cette bande-annonce permet aussi de voir Wolverine dans sa mission de sauveur du futur. On le voit donc à la recherche de tous les mutants qu'il connaît que ce soit Charles Xavier (qu'il décrit comme celui qui l'a sauvé et dont il se sent redevable), le Fauve (dont il refait le nez, en disant qu'il sera ami avec ou se foutant de lui en disant qu'il est mort puisque Kelsey Grammer devrait avoir son petit caméo des familles, vu qu'il l'incarnait dans L'affrontement final de Brett Ratner), Mystique, Quicksilver (que l'on voit enfin en action en accéléré comme en ralenti et pas aidé par une choucroute improbable) et bien évidemment Magneto. Ces six personnages vont devoir s'unir afin de contrecarrer les plans de Trask Industries menés par Peter Dinklage, bien décidé comme le dit Logan à exterminer non seulement les mutants (une photo virale dévoile même un camp de concentration pour mutants) mais aussi les humains. 

Magneto nous est dit comme incarcéré. Selon une vidéo virale, il se pourrait que ce soit le responsable de l'assassinat de JFK. Quant à Quicksilver, ses origines ne sont pas évoquées mais au vue de l'époque le fait qu'il soit le fils de Magneto serait plutôt douteux à moins que ses enfants ne grandissent à la vitesse de la lumière. En tous cas, c'est grâce à lui que Magneto pourra être libéré de sa prison particulière. Cette nouvelle bande-annonce nous dévoile également d'autres scènes de sentinelles, dont une séquence de fusillade, puis un autree plan où elle mitraille Wolverine dans les années 70; avant de les montrer dégommées par un Omar Sy dont chaque bande-annonce montre un nouveau plan (au moins on peut dire que ses extraits sont variés!); et un autre où Iceberg (Shawn Ashmore) casse de la glace et un autre où Colossus . Accessoirement, on voit également plus le personnage de Banshee qui aurait comme pouvoir de créer des portails entre différents lieux. L'un d'eux permet à Colossus (Daniel Cudmore) une superbe descente en flèche.

L'une des images les plus impressionnantes reste ce plan où Fassbender défigure un stade pour le fracasser au sol dans ce qui semble être une poursuite. Le tout sous la version instrumentale de Kashmir de Led Zeppelin, certains diront la révision lamentable de Puff Daddy. Allez savoir, certains aiment la merde. X Men: Days of future past sortira le 21 mai.

17 avril 2014

Entre Double Impact et Les chasses du Comte Zaroff (outch !)

dragon kickboxers

genre: action, survival, arts martiaux
année: 1991
durée: 1h25

L'histoire: Jake, un néo-nazi à la tête d’une milice de cinglés qui cherche à se venger des jumeaux McNamara, qui l’ont vaincu et mutilé par le passé.       

la critique d'Alice In Oliver:

Certes, le nom des frères McNamara (Michael et Martin, ce sont des frères jumeaux) ne doit pas vous évoquer grand chose. Pourtant, ces deux-là sont aussi les acteurs principaux, les scénaristes et les producteurs de Dragon Kickboxers, réalisé par Charles Wiener en 1991.
Inutile alors de préciser que Dragon Kickboxers, également connu sous le nom de Dragon Hunt, est un nanar pur jus, qui oscille entre plusieurs styles: le film d'action, les ninjas, les arts martiaux et le survival. Les frères McNamara sont des véritables spécialistes du kickboxing. Ils se tailleront rapidement une réputation au Canada en entraînant de futurs champions.

Ils commencent leur carrière au cinéma en tant que doublures et cascadeurs. Très vite, ils enchaînent les seconds rôles dans des productions modestes. C'est ainsi qu'ils se distinguent dans Twin Dragon Encounter, une série B d'action dans lequel ils décrochent enfin un premier rôle.
Impossible de vous dire ce que vaut objectivement ce premier film. En l'occurrence, Dragon Kickboxers est la suite de Twin Dragon Encounter. Il faut donc croire que le premier épisode a rencontré un certain succès en vidéo. Visiblement, Dragon Kickboxers commence là où s'était arrêté son prédécesseur. Attention, SPOILERS !

 

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Jake, un néo-nazi à la tête d’une milice de cinglés qui cherche à se venger des jumeaux McNamara, qui l’ont vaincu et mutilé par le passé. Les frères McNamara (qui jouent donc leur propre rôle dans le film) sont faits prisonniers par Jake. Celui-ci organise alors une chasse à l'homme.
Pour s'en sortir, Martin et Michael devront affronter et battre les sbires employés par Jake. Vous l'avez donc compris: le scénario n'est pas spécialement le gros point fort de Dragon Kickboxers. Finalement, sur le fond, le script n'est qu'une copie avariée des Chasses du Comte Zaroff.
Hélas, et vous vous en doutez, la comparaison s'arrête bien là.

Toutefois, Dragon Kickboxers se situe davantage dans la tonalité des films de baston des années 1990. Il sort dans la foulée de Double Impact, avec Jean-Claude Van Damme. A l'époque, ce film d'action avec deux (faux) frères jumeaux cartonne au cinéma.
Dragon Kickboxers surfe donc sur le succès de Double Impact, à la seule différence qu'il propose deux vrais frères jumeaux. En l'occurrence, Dragon Kickboxers est un sérieux nanar qui doit beaucoup, non seulement à ces deux "action men" de service, mais aussi à sa galerie de méchants. Indéniablement, les frères McNamara possèdent de solides compétences dans les arts martiaux, ce qui est hélas peu visible à l'écran.

 

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En effet, les séquences de baston sont les gros points faibles du film. Ensuite, les frères McNamara triomphent un peu trop facilement de leurs adversaires, pourtant jugés redoutables. Néanmoins, la vraie star du film, c'est indéniablement Jake, donc le néo nazi de service, qui se distingue par sa coupe de cheveux improbable et une main de fer conçue en papier mâché.
Mais les frères McNamara devront également affronter un ninja complètement nazebroque et un certain "Gros Lard" (il est surnommé ainsi dans le film). Tous ces ennemis, tous plus débiles les uns que les autres, font le show et assurent le taux de nanardise (visiblement involontaire) du film. On finirait presque par regretter la médiocrité du même Double Impact que j'ai déjà cité !
Bref, dans son genre, Dragon Kickboxers tient les promesses annoncées et devrait satisfaire les amateurs de fumisteries.

David Fincher tend un piège à Ben Affleck

Cela faisait depuis 2011 que l'ami David n'avait pas touché au cinéma. Dans un premier temps, il était parti sur un gros projet, une sorte de prequelle à 20 000 lieues sous les mers pour Disney en 3D et avec un gros budget des familles alignant les 200 millions de $ et plus. Dans un premier temps, Brad Pitt était prévu au casting comme c'était plus ou moins le cas sur The girl with the dragon tattoo. Puis Channing Tatum a pris sa place. Le mieux était donc qu'une star puisse faire rentabiliser le budget. Le film devait alors se tourner en Australie pour payer de moindres coûts. Le projet tombe alors à l'eau (humour!), pas aidé par les flops successifs de John Carter d'Andrew Stanton et The Lone Ranger de Gore Verbinski. Pour les suites de Millenium, ce n'est pas mieux puisque Fincher voulant faire un dyptique (légitime en soit) mais fut bloqué par les chiffres jugés décevants par Sony de The girl with the dragon tattoo. Là encore il est toujours question de gros sous et de direction artistique, puisque Fincher se refuse à ne pas avoir le contrôle absolu sur le film. Entretemps, il y a eu aussi un projet de biopic improbable sur Steve Jobs et surtout la série House of cards qu'il produit et dont il a réalisé le pilote.

Gone girl

Ce qui lui a permis de s'occuper un peu et d'enchaîner assez rapidement avec Gone Girl. Plus minimaliste, moins grandiloquent et signant une nouvelle fois un pacte avec le diable avec la Fox qui lui a fait tellement de mal sur Alien 3 (besoin de répéter les faits?) et même Fight Club. Le casting comme le tournage se sont fait assez rapidement, Fincher devant faire avec l'engagement de Ben Affleck sur Batman VS Superman de Zack Snyder. Pour le reste du casting, on retrouve Rosamund Pike, Missi Pyle, Neil Patrick Harris, Tyler Perry, Casey Wilson, Patrick Fugit (que l'on avait vraiment oublié depuis Presque célèbre) et Emily Ratajkowski (I know you want it dear reader...). La bande-annonce se veut une multitude de plans entre passé et présent, se mélangeant à l'image de la première bande-annonce de son précédent film. Affleck et Pike jouent un couple unis et s'aiment. Enfin, en apparence puisque quand elle disparaît, des zones d'ombre le concernant vont ressortir et l'étau va commencer à se resserrer autour du mari. D'autant que la maison est pleine d'indices (un string rouge ce qui concorderait avec la miss Ratajkowski jouant logiquement la maîtresse d'Affleck; une trace de sang, une table en verre brisé). 

Gone Girl : Affiche

On voit également que l'affaire va être surmédiatisée au point que le mari ne va plus pouvoir vivre normalement. Quant à sa femme, l'avant-dernier plan tout comme la couverture d'Entertainment Weekly nous confirment qu'elle est bel et bien morte. Reste à savoir qui l'a tuer. L'engrenage du personnage principal n'est pas sans nous rappeler The game où Michael Douglas se retrouvait manipulé par tout le monde jusqu'au point de non-retour. Reste à voir si Fincher sera aussi ingénieux qu'en 1997. Peut être qu'en mari suspecté du meurtre, Ben Affleck réussira enfin à convaincre définitivement ses détracteurs, d'autant que même A la merveille de Terrence Malick n'aurait pas réussi cela. Plus de deux ans avant d'incarner Batman, cela ne lui fera pas de mal. Gone Girl sortira le 8 octobre prochain.

16 avril 2014

Noël macabre dans le Stalag 17

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genre: drame
année: 1953
durée: 2 heures

L'histoire: Durant la Deuxième Guerre mondiale dans le Stalag 17, deux prisonniers tentent de s'évader mais sont abattus. De plus, les Allemands découvrent l'existence du tunnel où tous les prisonniers devaient s'évader. Il y a donc un traître parmi les détenus... Sefton, un officier magouilleur et adepte du marché noir, est soupçonné.       

la critique d'Alice In Oliver:

Inutile de présenter Billy Wilder, dont la carrière de réalisateur commence en 1934, avec Mauvaise Graine. On lui doit de nombreux classiques du cinéma, entre autres, Boulevard du Crépuscule, Sept ans de réflexion, La scandaleuse de Berlin ou encore Certains l'aiment chaud.
Vient également s'ajouter le trop méconnu Stalag 17, sorti en 1953. Attention, il ne s'agit pas non plus d'une rareté, d'un film introuvable ou encore d'un grand classique du noble Septième Art. C'est juste un très bon film ! C'est déjà pas mal... Le long-métrage est aussi l'adaptation d'une pièce de théâtre de Donald Bevan et Edmund Trzcinski.

Au niveau de la distribution, Stalag 17 réunit William Holden, Don Taylor, Otto Preminger, Robert Strauss, Harvey Lembeck, Richard Erdman et Peter Graves. Pour l'anecdote, les producteurs du film attaqueront en procès les scénaristes de la série télévisée Papa Schultz.
En effet, ils considèrent que la série n'est finalement qu'une adaptation de Stalag 17. Pourtant, ce sont les scénaristes qui remporteront le procès, la faute à la présence d'un sergent du nom de Schultz dans le film. Pour le rôle de Sefton, interprété pa William Holden, plusieurs grands acteurs seront approchés, notamment Charles Bronson et Kirk Douglas.

 

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Stalag 17 fut également l'un des plus grands succès de la carrière de Billy Wilder. Alors qu'il s'attendait à recevoir une grosse part des bénéfices du film, les comptables du studio lui ont annoncé qu'étant donné que son dernier film, Le Gouffre aux Chimères tourné en 1951, avait perdu de l'argent, l'argent perdu serait soustrait de sa part aux bénéfices de son nouveau film. 
Wilder quitta peu de temps après la Paramount. Ce qui marque immédiatement à la vision de Stalag 17, c'est ce décalage entre l'humour apparent du film et la tragédie à venir. Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes du scénario. Attention, SPOILERS ! 

Un Noël macabre s’annonce dans le Stalag 17, camps de prisonniers américains sur les bords du Danube. Depuis longtemps déjà, l’atmosphère est tendue : un traître caché dans la baraque 4 fournit des informations au commandant du camps sur tous les plans d’évasion de ses camarades prisonniers. Deux soldats ont même été abattus alors qu’ils sortaient du tunnel qu’ils avaient creusé. 
Les soupçons se portent tout naturellement sur la personne du Lieutenant Sefton, un opportuniste qui réussit à s’enrichir malgré sa captivité. Sefton joue cavalier seul, parvenant sans manquer d’audace à soutirer le moindre des biens à ses camarades.

 

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Il parie même sur les échecs répétés de chaque tentative d’évasion. Une nuit, où plus que jamais, il apparaît comme le coupable idéal, ses compagnons le tabassent. Humilié et pressé de reprendre paisiblement son activité lucrative, il décide de mener lui-même l’enquête. 
A force de patience et de détermination, il réussit à démasquer le coupable, le fait abattre et s’évade en compagnie du plus fortuné de tous ses compagnons. Clairement, Stalag 17 n'est pas un portrait très élogieux du soldat américain, loin de là. Au contraire, le film dénature complètement le mythe du héros américain triomphant de la Seconde Guerre Mondiale et du nazisme.

En résumé, dans Stalag 17, il n'y a aucun héros ni aucun personnage à sauver. Même le héros principal de l'histoire, donc Sefton, est un personnage individualiste, égoïste et combinard, qui va devoir faire cavalier seul pour s'en sortir. A partir de là, le film fonctionne comme un huis clos souvent oppressant et à la précision chirurgicale. Enfin, Billy Wilder peut s'appuyer sur une distribution en or, William Holden en tête. Toutefois, le réalisateur n'oublie jamais ses seconds rôles. 
Bref, un très bon film de genre, assez atypique en fin de compte, puisque le long-métrage oscille entre la comédie dramatique, le film de prison et le drame de guerre.

15 avril 2014

Torok, le lutin monstrueux

TROLL

genre: fantastique
année: 1986
durée: 1h35

L'histoire: Un méchant roi troll à la recherche d'un anneau mystique, envahit un appartement de San Francisco où une puissante sorcière vit.  

la critique d'Alice In Oliver:

Au milieu des années 1980, le film Gremlins de Joe Dante devient la nouvelle référence du cinéma fantastique, en sachant que le long-métrage mélange également la comédie et le genre horrifique. L'énorme succès de Gremlins au cinéma influence de nombreux avatars avec des bestioles venues de nulle part. C'est par exemple le cas de Critters ou encore de Ghoulies.
Vient également s'ajouter Troll, réalisé par John Carl Buechler en 1986. Tout comme Gremlins, Critters et Ghoulies, Troll connaîtra plusieurs épisodes.

Néanmoins, les deux nouveaux chapitres n'entretiennent aucun rapport avec ce premier opus. Il semblerait même que Troll 2 et Troll 3 ne soient pas véritablement des suites. En tout cas, les fans du premier opus renient en bloc les deux suites réalisées. Oui, Troll premier du nom est bien une série B fantastique. Contre toute attente, le film rencontrera un joli succès en vidéo.
Toutefois, aujourd'hui, Troll fait partie de ces nanars sympathiques confinés dans l'oubli. En l'occurrence, la suite, donc Troll 2, est classée parmi les 100 plus mauvais films jamais réalisés. C'est surtout ce second chapitre que l'on retient (surtout pour sa médiocrité).

 

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Que les choses soient claires: ce premier épisode ne lui est guère supérieur. Toujours est-il que les producteurs américains parleront d'un remake vers la fin des années 2000. Heureusement, le projet finira dans la case "poubelle". Ouf, on l'a échappé belle ! Pour le reste, le scénario est de facture classique et se résume en deux petites lignes, en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. 
Attention, SPOILERS ! La petite Windy Potter qui vient d’emménager avec sa famille dans un nouvel immeuble se trouve nez a nez avec Torok un Troll. 

Celui-ci utilise la petite pour prendre son apparence et transformer les habitants de l’immeuble en créatures. Tout comme Gremlins, Troll mélange plusieurs genres: le fantastique, l'épouvante et le film familial. Rien de bien méchant ici. Seule petite différence: le long-métrage a un petit air d'heroic fantasy, la faute revenant à son lutin monstrueux de service, donc Torok.
C'est lui l'attraction principale du film. Il s'agit en réalité d'un sorcier aux pouvoirs maléfiques qui s'emparent de l'esprit des humains. Très vite, Torok devient de plus en plus dangereux et incontrôlable.

 

Troll

 

Bref, le scénario a un sérieux air de déjà-vu. Toujours est-il que le manque de moyens se fait furieusement sentir. Si le maquillage de Torok est plutôt réussi, les effets spéciaux sont au mieux ringards et complètement dépassés. Au mieux, cette petite série B fantastique provoque quelques rictus imbéciles. Toutefois, dans l'ensemble, les séquences de magie (noire) sont assez répétitives.
Troll n'est donc pas le gros nanar annoncé. Pour les "nanardeurs" avertis, on leur conseillera davantage la suite (donc je le répète, Troll 2), beaucoup plus fun et drôle que son prédécesseur. Enfin, l'interprétation est franchement lamentable. Ne parlons même pas des dialogues ! 
Bref, pas étonnant que cette série B soit aujourd'hui reléguée dans les oubliettes...

Cuvée horriblement musicale

Dans la Cave de Borat, nous avions souvent parlé de séries des années 90 mais rarement de cas particuliers ou tout du moins aussi loin que je m'en souvienne. Nous allons faire aujourd'hui une exception en évoquant le cas Glee. Depuis quelques temps où je suis tombé dessus, je me fais un plaisir masochiste à regarder l'épisode quotidien de W9 histoire d'avoir de la moelle à aborder. Car quand on prend une série en cours, on se dit parfois qu'il vaudrait mieux revenir en arrière. C'est ce que j'avais fait en me retapant entièrement la première saison de Lost après l'avoir pris en coup de vent sur TF1 (je n'étais pas trop série à cette époque, n'ayant pas trop envie de m'investir dans les séries, ce qui a évidemment changé comme vous le savez). Mais avec Glee je n'en ai pas le besoin ou tout du moins les trames précédantes sont tellement évoquées au cours des épisodes que j'ai pu voir que je savais déjà à quoi m'attendre. Qui plus est des sites comme Allociné en font suffisament la publicité dans leurs rayons "news" que le phénomène Glee ne m'a pas laissé de marbre. Tout du moins d'une certaine manière car cette série respire au combien l'indifférence chez votre interlocuteur, si ce n'est comme dit plus haut un pur plaisir masochiste (et non coupable pour le coup) digne de tout nanardeur qui se respecte. Car ne l'oubliez pas chers lecteurs, vous n'êtes pas à la première série à passer à la moulinette Borat dans sa célèbre cave. 

Glee : Photo Amber Riley, Chris Colfer, Cory Monteith, Dianna Agron, Jane Lynch

Vous vous souvenez des séries ringardes des années 90 se déroulant inlassablement dans un lycée où il ne se passe jamais rien? Cela tombe bien c'est là où se déroule Glee! Crée par un Ryan Murphy voulant probablement faire une pause café, pause tendresse entre la charcutée Nip/Tuk et l'anthologie American Horror Story, Glee dure désormais cinq saisons et au vue de ses audiences au ras des paquerettes (dernier score connu: 2,61 millions de téléspectateurs pour une chaîne network comme Fox). A vrai dire, si j'ai vraiment commencé à me concentrer sur cette série vers les vacances de février dernier, c'est après avoir entendu le massacre de certaines chansons sur le net par les interprètes de la série. Quand j'ai entendu les massacres successifs de Don't stop believing (déjà si vous n'aimez pas le glam rock vous n'êtes pas dans la merde, imaginez à la sauce djeuns) ou de Bohemian's rhapsody (là c'était le coup de grâce, le genre d'ignominie ne devant pas exister). Certaines choses allaient bien dans l'épisode Saturday night glee-ver mais d'autres comme la chanson phare est une catastrophe, pas aidé par le timbre limite junéville et semblant être retouché de Matthew Morrison, le prof qui est à la tête du Glee club! Une vraie rigolade involontaire.

Mais pire encore, les mauvaises chansons sont souvent encore pire sous l'égide de Glee et notamment le numéro sur Britney Spears. Une fille est à ça de déprimer? Elle chante Everytime. Elle est folle amoureuse? Allez hop Crazy! Et quand elle ne fout plus rien? Gimme more! Plus inattendu on ne fait pas et c'est comme cela systèmatiquement dans cette série. Autre exemple, entendu rien qu'hier une reprise de Mamma mia qui s'avère peut être aussi minable que celle du film (qui plus est avec du hula hop), une autre quelque peu correct de Heroes de David Bowie (même si l'orchestration en prend un coup), une reprise terriblement molle d'Against all odds ou le massacre de Old time rock and roll devenant ici une vulgaire chanson pop où l'un des ahuris se trémousse à la manière de Tom Cruise dans Risky Business mais sans le charme. J'ai également rigolé par la manière dont était amené certaines chansons comme Unchained melody. En effet, dans l'épisode Comme au cinéma de la saison 4, les personnages sont amenés à revisiter certaines scènes cultes avec la musique qui va avec et évidemment il a bien fallu faire Ghost.

Ainsi comme le personnage de Marley est amoureuse de deux mecs, elle fait de la potterie avec les deux! On ne l'a pas vu venir celle-là! Tout ceci est bien artificiel d'autant que la plupart des chansons sont enregistrées en studio et n'ont finalement plus rien d'un show vu que tout est trafiqué. C'est vraiment dommage d'autant qu'à chaque fois c'est vraiment les violons quand c'est dramatique et quand c'est joyeux, c'est sourire colgate pour tout le monde! Il y a vraiment moyen de faire un show un peu plus humble et de montrer plus naturellement les acteurs en train de chanter, parce qu'à certains moments, quand on les voit en plein lycée en train de chanter à tue tête comme si de rien était, il y a vraiment de quoi rire. Je dois bien avouer que plusieurs fois j'ai préféré arrêter le massacre sur Youtube devant tant d'horreur auditive. Encore mieux, dans Glee on a droit à tous les stéréotypes des show pour teenagers: les pleureuses de service (Rachel Berry a la palme), les garces, les homosexuels de tout bord (donc aussi bien gars que fille), le quaterback, le forniqueur, les divas, les idiots, l'handicapé, la friquée débile, les profs qui en tiennent une couche... Tout le monde passe à la casserole et pas de la meilleure des manières.

Je vais prendre l'exemple de Kurt, homosexuel tellement éphéminé vulgairement qu'il en devient agaçant surtout que le personnage est inintéressant au possible. Au contraire, Blaine est vraiment sympathique et on comprend pourquoi il est mis plus en avant. Ensuite, on peut vraiment se poser des questions quand on voit la bêtise des personnages. Ensuite il faut bien dire que la série devait soi-disant se renouveller dès la saison 4 avec de nouveaux personnages. Sauf que ce sont soit des clones (Marley ressemble beaucoup à Rachel en se lamentant systèmatiquement sur son sort) soit des personnages transparents au possible ne faisant pas oublier les précédents en place qui sont ironiquement toujours très présents, alors que la plupart ont leur diplôme depuis la fin de la saison 3! Cherchez l'erreur. Même le personnage de Sue Sylvester a fini par rentrer dans le droit chemin. Sans compter que tout le monde, il est beau tout le monde il est gentil. eLe pire étant peut être de voir des guests comme Jeff Goldblum, Kate Hudson, Katey Segal ou Shirley McClaine débarquer dans pareille entreprise. Glee est tellement deven!u un argument marketing qu'ils en sont venus à faire une tournée mondiale avec film de la tournée diffusé partout dans le monde. Par ailleurs, je dois remercier W9 pour sa merveilleuse diffusion de la série.

Ainsi durant le mois de mars, les mêmes épisodes étaient rediffusés d'une semaine à l'autre, qui plus est en mélangeant les épisodes, certains étant de la saison 4 d'autres de la saison 3, voire encore mieux de vous laisser en plan quand un personnage est à ça de passer à la casserole. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas vu autant de malhonnêté d'une chaîne lors de la diffusion... enfin si mais pas pendant que je regardais une série. En résultes, une série pour le moins poussive et surtout une des pires comédies-musicales de tous les temps. On aurait tord de ne blâmer que les High School Musical. Allez à la semaine prochaine!

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14 avril 2014

Ben Laden chez les zombies

zombie global attack

genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2012
durée: 1h35

L'histoire: Dusty se rend en Afghanistan pour retrouver Derek, son frère disparu, un théoricien de la conspiration persuadé qu’Oussama Ben Laden est encore en vie. Arrivé sur les lieux, elle rencontre des agents des forces spéciales et apprend que son frère n’était finalement pas si fou que ça : revenu d’entre les morts, Oussama Ben Laden est sur le point de conquérir le monde avec son armée de zombies.         

la critique d'Alice In Oliver:

Non, vous ne rêvez pas: c'est bien Ben Laden et ses acolytes qui apparaissent sur l'affiche de Zombies Global Attack, réalisé par John Lyde en 2012. Cela fait déjà un certain nombre d'années que le genre zombie peine réellement à se renouveler. Certes, certains réalisateurs ont joué lar carte de la comédie et de la parodie, comme par exemple le surprenant Shaun of the Dead.
Seul problème, les comédies "zombiesques" (je viens d'inventer le terme...) sont devenues tellement courantes que le spectateur a fini par faire une overdose. John Lyde tente donc d'apporter un peu de sang neuf.

Désormais, les morts vivants se trouvent en Afghanistan et l'armée américaine doit lutter contre un ennemi inattendu: le cadavre vivant de Ben Laden entouré de ses sbires (eux aussi morts) et affamés de chair humaine. Certes, présenté comme cela, Zombies Global Attack s'apparente à un très gros nanar en devenir. En l'occurrence, le film est bel et bien un nanar, mais un nanar assez décevant (j'y reviendrai...). Le scénario est pour le moins idiot.
Attention, SPOILERS ! Dusty se rend en Afghanistan pour retrouver Derek, son frère disparu, un théoricien de la conspiration persuadé qu’Oussama Ben Laden est encore en vie.

 

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Arrivé sur les lieux, elle rencontre des agents des forces spéciales et apprend que son frère n’était finalement pas si fou que ça : revenu d’entre les morts, Oussama Ben Laden est sur le point de conquérir le monde avec son armée de zombies. Indéniablement, Zombies Global Attack est un petit "OFNI" (objet filmique non identifié) et se démarque par son originalité.
Hélas, ce petit nanar horrifique sans le sou peine réellement à exploiter son idée de départ. Pire encore, sur la forme, Zombies Global Attack est un film d'horreur de facture classique. Au niveau de la mise en scène, le long-métrage fonctionne un peu comme un jeu vidéo.

Ce sont donc des militaires qui sont mis à l'épreuve, et plus ils progressent, plus ils se rapprochent évidemment de la tannière de Ben Laden. Au niveau des effets spéciaux, pas de surprises non plus. Le film a recours aux bons vieux effets numériques qui tâchent et qui piquent les yeux.
C'est par exemple le cas lorsque le sang gicle à l'écran. Certes, l'effet est toujours amusant mais se révèle vite agaçant au bout d'un moment. En revanche, un vrai travail a été réalisé au niveau des maquillages. Même remarque concernant la photographie, tout simplement irréprochable. Oui, malgré son concept débile, Zombies Global Attack possède de réelles qualités (assez minces, il faut bien le dire).

 

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En résumé, on nage entre le vrai film d'horreur et le nanar totalement assumé. En ce sens, Zombies Global Attack est bel et bien un mauvais film sympathique. Néanmoins, et je le répète, il reste vraiment décevant. La faute revient surtout aux principaux protagonistes.
En l'occurrence, nos héros sont des militaires, mais ce sont aussi des "playmates" et des mannequins sortis tout droit d'un magazine de mode. Enfin, l'interprétation est loin d'être irréprochable. Elle est même particulièrement médiocre. Par conséquent, difficile de se passionner pour ses héros lisses et sans charisme et pour leurs aventures. Bref, ce petit nanar séduira sans doute les fans acharnés du genre. Les autres seront priés de passer leur chemin.

 


ZOMBIES GLOBAL ATTACK - Trailer par Factoris-Films

Posté par Alice In Oliver à 12:55 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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La Marvelverse se diversifie

Quatrième et dernier volet de cette série d'articles sur la Marvel Cinematic Universe avec les oeuvres futures comme les séries.

La Phase 2 se termine et la Phase 3 se prépare...

Les Gardiens de la Galaxie : Couverture magazine

 

Concept-art pour Les Gardiens de la galaxie.

Les Gardiens de la galaxie de James Gunn termineront la Phase 2 avant l'apothéose Avengers 2 et même si des éléments rattacheront les différents projets (on pense aussi bien aux sphères évoquées à la fin de Thor The Dark World qu'à Thanos qui referra son apparition normalement), le film devrait avoir une identité bien propre. Déjà d'un point de vue visuel et plus que les Thor (2011, 2013), le film devrait ardemment misé sur le space opera dans les grandes largeurs avec armes, batailles aériennes en pleine atmosphère, Star Lord en mode Han Solo et un univers bourré d'excentricités au point de mettre en scène un raton-laveur survitaminé à la gachette facile et un arbre qui lui sert de garde du corps! Le concept-art ci-dessus représente même nos héros dans une sorte de cantine littéralement en hommage à Star Wars de George Lucas. Lucas est également présent dans les influences de Gunn avec Les aventuriers de l'arche perdue (1980), cité moult fois par interview et dans la bande-annonce où Star Lord échange la sphère dans un point particulier avant de devoir fuir de manière explosive: "(Ce film) a une place très importante dans ma vie, et nous avons beaucoup analysé sa séquence d'ouverture au moment de tourner la nôtre. Mais ironiquement, la première ébauche du script signée Nicole Perlman rendait déjà hommage à Indiana Jones. Les Gardiens de la galaxie a été pensé dès le départ comme un divertissement dans la droite lignée des films que Spielberg et Lucas nous ont donné à la fin des 70's et au début des 80's" *.

The Avengers: Age of Ultron : Photo

The Avengers: Age of Ultron : Photo

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Concept-arts pour Avengers 2.

Reste à voir si les promesses évoquées dans la bande-annonce seront bien visibles le 13 août, d'autant qu'il s'agit peut être du film le plus ambitieux de la Marvelverse, compte tenu de sa recherche visuelle et son ton décalé et moins sérieux. Nettement moins le cas d'Avengers 2: Age of Ultron, conclusion réalisée par Joss Whedon de la Phase 2 qui se terminera donc en mai 2015. Comme le suggère le titre, Ultron sera le grand méchant du film et sera doublé par James Spader. Si dans les comics, il s'agit d'une création d'Hank Pym, soit Ant Man, étant donné qu'il ne sera présenté que lors de la Phase 3, la version cinéma fera de Tony Stark son créateur ce qui s'avère tout aussi plausible. Stark perdrait donc le contrôle de sa création et cela pourrait avoir des conséquences sur les différents Mark (les modèles d'armures d'Iron Man) ainsi que sur le système Jarvis. On peut même spéculer qu'Ultron sera une version améliorée de Jarvis. Par ailleurs, il a été annoncé que Paul Bettany, doubleur de Jarvis, deviendrait Vision robot construit par Ultron et se rebellera de son influence en devenant un membre des Avengers. Vous l'aurez bien compris, la Marvel cherche à installer certains personnages apparemment secondaires de son bestiaire, ce qui fut le cas dans la Phase 2 avec Faucon (Anthony Mackie) ou les jumeaux Lensherr (Elisabeth Olsen, Aaron Johnson) dans Captain America The Winter Soldier (2014), ces derniers dépasseront le statut de guests. 

avengers 2

avengers-2 

Concept-arts pour Avengers 2

Le Baron Struker (Thomas Kretschmann) sera également de la partie tout comme War Machine (Don Cheadle) en plus des différents Avengers, ce qui sera une première pour ce dernier n'étant jamais mentionné dans Avengers (2012). Joss Whedon se serait donc donné les moyens de ses ambitions et n'aura déjà plus le problème de rassembler les cocos. Maintenant qu'ils sont rassemblés, ils peuvent interragir et les récits peuvent être un peu plus ambitieux. Kevin Feige a par ailleurs précisé qu'"une partie du plaisir d'Avengers : Age of Ultron a été de se dire, vous avez eu une autre aventure Iron Man, une autre aventure Thor, une autre aventure Captain, mais vous n'avez pas revu le Goliath vert. Alors c'était important pour les personnages que vous n'avez pas revus -Hulk étant l'un d'eux, comme Hawkeye- car Ultron va y remédier. Ils ont des rôles très importants dans Age of Ultron."** En revanche, Samuel L Jackson est plus sceptique en ce qui concerne le personnage de Nick Fury: "Je ne fais pas grand chose, je pense. C'est un autre de ces films 'des gens qui ont des pouvoirs se battent contre des gens qui ont des pouvoirs'. Il n'y a pas grand chose que je puisse faire excepté tirer." On peut également se poser la même chose sur Black Widow (Scarlett Johansson) dans le même genre de cas. Réponse le 29 avril 2015.

Concept-art pour Ant Man.

Quelques mois plus tard suivra le début de la Phase 3 avec Ant Man. Prévu depuis au moins 2011, Edgar Wright avait demandé à Marvel de le laisser faire The World's end (2013) avant pour faire honneur à son producteur , atteint d'un cancer et l'ayant toujours soutenu depuis Shaun of the dead (2004). C'est ainsi qu'Ant Man est devenu un des projets en amont de la Phase 3 et projet inédit comparé à ceux déjà prévus à savoir Captain America 3 et Thor 3. La première bonne nouvelle est que le script est signé de Wright lui-même et Joe Cornish tout comme James Gunn a écrit Les gardiens de la galaxie. Ensuite, le script devrait s'amuser avec les différentes identités du super-héros (au nombre de trois dans la mythologie Marvel) avec les personnages de Scott Lang et Hank Pym. Dans les comics, Lang est un électricien volant pour subvenir aux besoins de sa fille le costume de Pym. Lang sera incarné par Paul Rudd, l'amoureux de Phoebe dans Friends et maître-étalon de l'écurie Judd Apatow et Pym par Michael Douglas. Au vue du sujet, de ses acteurs et de son réalisateur, le film devrait jouer sur la comédie super-héroïque ce qui ne serait pas un mal à condition de bien aborder un personnage aussi louffoque.

Ant-Man : Photo

Concept-art pour Ant Man.

En sachant que Patrick Wilson (Watchmen), Michael Pena (Collision), Corey Stoll (House of cards), Matt Gerald (déjà présent dans le court Longue vie au roi où l'on retrouvait le Mandarin) et Evangeline Lilly (The Hobbit) serait également de la partie de ce film qui sortira le 5 août 2015. L'avenir est plus flou pour Captain America 3qui sera toujours réalisé par les frères Russo et dont la date est déjà fixée au 6 mai 2016. Ce qui va être un combat de titans entre blockbuster puisque Batman VS Superman de Zack Snyder sortira le même jour. C'est peut être la première fois qu'un film Marvel et un film DC Comics se font face le même jour et autant dire qu'il y a un qui va passer à la casserole mais lequel? Thor 3 est encore en balbutiement même s'il est confirmé, à la différence d'Iron Man 4 dont la rumeur est tombé la semaine dernière. Il n'est pas trop étonnant que la Phase 3 ne soit pas encore complète ou tout du moins planifiée. En revanche, Kevin Feige amuse constamment la galerie avec ses prévisions multiples et souvent farfelues allant de 2021 à 2028! Par ailleurs, le projet Docteur Strange serait de plus en plus prévu et la Marvel serait en train de chercher des réalisateurs possibles et il y a aussi la rumeur Johnny Depp pour l'incarner. Ce serait l'un des projets en vue qui serait parmi les préférés de Feige. Un spin-off sur Black Widow est souvent remis sur le tapis tout comme un film sur la Panthère noire, autre super-héros afro-américain phare de la Marvel. Wait and see...

La Marvel s'attaque aux séries

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. : Photo

Suite au succès d'Avengers (2012), la Marvel a cherché à se partager un peu plus sur différents médias et principalement la télévision. La première étape fut Agents of Shield diffusée depuis septembre dernier sur ABC. Il s'agit de la première série Marvel depuis L'incroyable Hulk, mais l'époque n'est plus la même. Le câble est passé par là, les audiences sont moins spectaculaires qu'autrefois sur les networks et surtout on peine à comprendre pourquoi la Marvel a privilégié l'antenne de Disney (ABC en fait partie) qui est une network au câble où elle aurait eu plus de libertés. Proximité indéniablement mais rappelons que Joss Whedon, également aux commandes de cette série, s'était plus d'une fois fait avoir pour les networks que ce soit avec la Fox pour Dollhouse (diffusée à la sauvette durant deux saisons) et Firefly (diffusée n'importe comment et n'importe quand) ou la WB avec Buffy contre les vampires (qui avait fini sur le câble avec UPN) et Angel (supprimée à cause d'un manque cruel de communication). Ensuite, il est ironique de voir que DC Comics s'en sort bien mieux sur ce point que ce soit avec Smallville qui quoi qu'on pense a tout de même durer deux saison ou la série Arrow qui s'est imposé assez rapidement avec de multiples bonnes critiques. Ce qui n'est pas le cas d'Agents of Shield depuis ses débuts. 

Photo Clark Gregg, Jaimie Alexander

Pas aidé par un manque cruel de personnages connus (Clark Gregg ressuscite en agent Coulson), la série n''a cessé d'essayer de mettre en scène des caméos histoire de trouver le public de la Marvel Cinematic Universe. Sauf qu'en général, cela ne concerne jamais les Avengers et ce sont toujours des seconds-rôles. Nick Fury a beau être apparu dès le second épisode, ce n'était qu'un guest de passage. Idem pour Cobie Smulders déjà bien occupé par le tournage de Captain America The Winter Soldier (2014) et surtout le final d'How I met your mother. Quant à Jaime Alexander, on peut vraiment parler de fond de tiroir car le personnage de Thor est vraiment un très lointain second-rôle. Pas de quoi s'enflammer donc. Pareil pour l'apparition de Bill Paxton et Amy Acker (collaboratrice de longue date de Joss Whedon), la révélation au sujet du personnage de J August Richards (idem) qui serait le cyborg Deathlok ou l'engagement récent d'Adrian Pasdar dans le rôle du major Glenn Talbot, ennemi notable de Bruce Banner. Mais le pire vient surtout des audiences de la série qui sont réellement décevantes pour une série de ce type et ne parvient pas réellement à être stable. En deux semaines, la série est ainsi passée de 11,9 millions de téléspectateurs à 8,4. 

Photo Clark Gregg, Cobie Smulders

La semaine suivante c'était 7,79 et la série est restée dans les 7 millions durant plusieurs semaines avant de se relancer à 9,3 pour ensuite faire un vrai bide à 5,93 (les fêtes de noël surement) pour remonter à 6,62 et repartir en dessous des 6 millions et le dernier score est encore pire avec 4,91 millions de téléspectateurs. Des chiffres qui sont pour le moins catastrophiques et qui amèneront probablement à une annulation évidente, d'autant que la série est particulièrement chère. Un nouveau ratage télévisuel pour Whedon, cinq ans après l'annulation de Dollhouse. Pendant plusieurs années, Guillermo Del Toro a essayé de mettre en place une série servant de véhicule à Hulk, mais le projet Avengers a plus ou moins tout fait capoté. D'autant que le réalisateur de Pacific rim voulait surtout rendre hommage à la série de Bill Bixby. D'ailleurs à la question de savoir si le projet était annulé, Kevin Feige était plutôt évasif: "Non, pas du tout, nous tentons toujours de mener le projet à terme (...). Mais rien n'est totalement sûr pour l'instant, et aucune date de tournage n'est encore prévue..." 4 Par contre, la Marvel mise beaucoup sur les Defenders, groupe de super-héros qui comprendra Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Pour le premier, cela faisait un moment que la Marvel comptait reprendre les droits à la Fox, incapable de faire un reboot et ce malgré les atouts Joe Carnahan ou David Slade.

Il y aura donc quatre séries avant une autre réunissant les quatre héros. Pour Daredevil, ce n'est clairement pas un mal de le revoir que ce soit au cinéma ou en série même si j'ai bien du mal à le voir en héros sur le long terme. Massacré dans le film de Mark Steven Johnson avec un Ben Affleck tout bouffi dans son costume, le héros aveugle a bien besoin de se revenir en forme. Jessica Jones est une détective privée ancienne super-héroïne issue du comic-book de Brian Michael Bendis Alias (rien à voir avec la série de JJ Abrams qui a ironiquement commencé sur la même période!) et elle tomba enceinte de Luke Cage qui est génétiquement modifié. Pendant plusieurs années, ce héros a été convoité par la Marvel et le plus vieux projet remonte à celui de John Singleton avec Tyrese Gibson. On ne s'étonnerait pas que les deux séries les mettant en scène s'entrecroisent histoire de donner lieu à une romance. Iron Fist fut convoité pendant longtemps aussi pour le cinéma avec un projet avec Ray Park (Dark Maul dans La menace fantôme et le Crapaud dans X Men) et s'impose comme un adepte des arts-martiaux au coup de poing spécial. 

Pour l'instant ce ne sont que des projets mais ils seront mis en place par Netflix pour 2015, cette chaîne de partage sur le net qui vous permet de voir toute une saison en une seule fois. Pour vous faire une idée, c'est là que David Fincher a mis en place la série House of cards avec Kevin Spacey. Donc déjà un peu plus de libertés graphiques que sur une network. Plus sûr, le projet de mini-série autour de l'agent Carter (Hailee Atwell) serait prévu d'être tourné pour juin prochain. Wait and see...

 


 

* Propos recueillis dans Mad Movies numéro 273 (Avril 2014).

** http://www.ecranlarge.com/article-details-27954.php

*** http://www.ecranlarge.com/article-details-27916.php

4 Propos recueillis dans Pop corn numéro 5 (avril-mai 2014).

Autres sources: http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=11400.html

13 avril 2014

"Dogs Of Hell"

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genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 1982
durée: 1h30

L'histoire: Une meute de rottweilers, élevés et entraînés par l'armée américaine à tuer des hommes, s'échappent lors d'un transport. Ils vont rapidement arriver à Lake Lure, une petite communauté montagnarde. Des cadavres atrocement mutilés vont être découverts et le shérif local va alors tenter d'arrêter ces tueurs enragés.       

la critique d'Alice In Oliver:

Certes, le thème des chiens tueurs et vengeurs n'est pas forcément le genre de prédilection du cinéma horrifique. Toutefois, on relève quelques films de genre, souvent peu recommandables, entre autres, Les Dobermans reviennent, Les Chiens Fous, Cujo, Max le meilleur ami de l'homme, Dressé pour Tuer, The Breed ou encore Wilderness. Le meilleur film de genre (et de loin) se nomme tout simplement Baxter, réalisé par un français (cocorico !), un certain Jérôme Boivin.
Vient également s'ajouter Rotweiler, les chiens de l'enfer de Worth Keeter et sorti en 1982. Le film est également connu sous le nom de Dogs Of Hell (c'est aussi son titre original).

Bien des années plus tard, le réalisateur, Brian Yuzna signera lui aussi un film d'horreur avec des rottweilers. Son nom ? Tout simplement Rottweiler ! Mais le film de Yuzna n'est pas un remake de celui de Worth Keeter. L'affiche de Rottweiler: les chiens de l'enfer a le mérite de prévenir.
En gros, vous allez voir des rottweilers enragés et ils ont furieusement la dalle ! Ils crèvent clairement d'envie de tuer. Certes, l'affiche est ultra racoleuse et annonce un nanar en devenir. Hélas, Rottweiler: les chiens de l'enfer ne tient jamais les promesses annoncées. C'est juste un très gros navet, franchement pénible à regarder, mais j'y reviendrai.

 

Au niveau de la distribution, on ne trouve aucun acteur connu: Earn Owensby, Bill Gribble, Robert Bloodworth, Kathy Hasty et Ed Lillard font donc partie du casting. Sincèrement, si quelqu'un connaît l'un de ses acteurs, merci de me téléphoner de toute urgence !
Pour le reste, Rottweiler: les chiens de l'enfer est un film d'horreur méconnu et introuvable en dvd (peut-être en zone 1 et encore...). Néanmoins, le long-métrage est disponible en entier et en version originale non sous-titrée sur Youtube, donc avis aux amateurs et pour ceux qui auraient vraiment envie de se faire suer.

 

rottweiler1



Quant au scénario, il est de facture classique. Attention, SPOILERS ! Une meute de rottweilers, élevés et entraînés par l'armée américaine à tuer des hommes, s'échappent lors d'un transport. Ils vont rapidement arriver à Lake Lure, une petite communauté montagnarde. 
Des cadavres atrocement mutilés vont être découverts et le shérif local va alors tenter d'arrêter ces tueurs enragés. Contre toute attente, les attaques de nos chers canidés enragés sont rares, très rares, trop rares... Bref, elles sont vraiment rares, quoi ! Je répète volontairement le mot "rare" parce qu'encore une fois, elles sont rarissimes !

Oui, l'introduction du film est plutôt prometteuse: un pauvre "gusse" est dévoré par un rotteiler de service. Toutefois, le réalisateur, Worth Keeter, se garde bien de montrer le moindre chien à l'écran. Il faudra donc attendre au moins quarante bonne minutes avant de voir le premier cabot à l'écran !
Ensuite, le film fonctionne un peu comme une enquête policière. Les habitants d'une petite communauté se demandent qui peut être responsable de toutes ces morts, hélas invisibles sur cette pellicule du pauvre. Cependant, dans son dernier quart d'heure, le film s'accélère un peu (mais pas beaucoup, hein...). Les rottweilers apparaissent réellement à l'écran !
Hélas, les séquences d'agression animales se déroulent presque exclusivement dans le noir, si bien que l'on ne voit strictement rien, mais alors que dalle ! Bref, et vous l'avez compris, Rottweiler: les chiens de l'enfer se révèle extrêmement décevant. Certes, on n'attendait pas grand chose de ce genre de film, mais au moins un peu d'action, de gore et de sang.
Malheureusement, et vous l'avez compris, le film de Worth Keeter ne tient jamais les promesses annoncées.

Posté par Alice In Oliver à 13:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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