Cine Borat

01 février 2015

L'année de tous les dangers

Un jeune homme essaye de se faire une place dans le marché du pétrole, mais doit faire face à un grand nombre de vols risquant de le mettre sur la paille...

A l'heure où son nouveau projet est tombé à plat au profit du minable Peter Berg, JC Chandor revenait le 31 décembre dernier avec son troisième film A most violent year. Un film qui est plus ou moins passé inaperçu pas aidé dans un premier temps par sa date de sortie (et ce malgré que des chaînes comme BFM ou TF1 ont fait des sujets dessus, malgré qu'ils soient bateaux et uniquement faits pour montrer quelques bribes d'interview de la belle Jessica Chastain). Au même titre que Whiplash sorti le jour du réveillon de noël, ce n'était pas forcément une bonne idée de sortir un tel film à une date aussi peu intéressante pour les spectateurs. Dans un second temps, il y a bien évidemment le problème évident de la distribution. Si votre cher Borat, c'est parce qu'il s'est déplacé jusqu'à Metz (là où il fait ses études) dans le voir dans le cinéma de quartier Le Palace, qui plus est en VOST. Une aubaine que ne m'aurait jamais offert le pourri Kinépolis (qui est d'ailleurs en train de racheter l'autre cinéma de quartier de Metz, mais on en rediscutera peut être dans la Cave de Borat) trop prêt de ses sous et préfèrant les récentes productions françaises inintéressantes ou les grosses paudruches. D'autant que le film n'a rien de la "madeleine de Proust" typique du cinéma indépendant ricain et qui plus est ne se focalise pas forcément sur un public cinéphile.

A Most Violent Year : Photo Jessica Chastain, Oscar Isaac

Le sujet en soi le confirme, partant du principe d'un très grand nombre de films de gangsters sortis entre début 70's-fin 80's. Ou tout du moins une certaine tradition qui s'est converti dans le polar. A most violent year appartient indéniablement à ces films auxquels on peut citer Le parrain, Scarface ou même dans un certain sens French connection, tout en s'en démarquant. Avec les deux premiers et plus particulièrement le film de Brian de Palma, il partage le thème de l'immigration triomphante avec le petit immigré (ici d'Amérique du sud, sans préciser son lieu de naissance même si il parle bien l'espagnol) montant dans le business et accusant des problèmes de concurrence inévitable. De plus, la période choisie par le réalisateur d'All is lost est assez éloquente. En 1981, New York est aux prises à une hausse flagrante de la criminalité et le personnage principal est aux prises à divers vols de ses camions contenant du pétrole. Néanmoins, le film s'éloigne complètement du milieu criminel en optant pour le point de vue d'un homme non-violent. JC Chandor fait de son personnage principal un homme d'affaires de poigne mais se refusant à tout acte de violence. Le plus éloquent reste le passage où il percute une biche. Alors qu'il est en passe de tuer la bête agonisant avec un démonte-pneu, c'est sa femme qui tire avec un flingue. Un coup de grâce pour cet homme déjà sous le joug de la justice et découvrant que sa femme, fille de gangster, a un pistolet non-déclaré.

A Most Violent Year : Photo Jessica Chastain, Oscar Isaac

Le personnage est constamment sous l'emprise du stress, tout d'abord par ses problèmes financiers mais aussi ses problèmes familiaux, le héros étant menacé aussi chez lui. C'est donc le portrait d'un homme à bout de nerfs mais se refusant à la violence. En comparaison, le réalisateur met en scène un jeune immigré travaillant pour lui et se faisant braquer par deux fois. Desespéré, il en vient à fuir comme ses voleurs suite à l'utilisation d'une arme. Ce personnage ne connaît le rêve américain que dans le mauvais côté, le tout lui sautant à la gueule. La réalisation se veut particulièrement classieuse, comme le confère la lumière permettant à Oscar Isaac de prendre une pose de messie en entrant dans un salon de coiffure. Tout comme cette ouverture montrant en peu de temps suffisament d'informations pour introduire son personnage principal, si possible sur la musique de grande qualité (ah Marvin Gaye...). Mais là il atteint des sommets c'est dans sa poursuite en pleine banlieue new-yorkaise renvoyant au film de William Friedkin précité tout comme à Carlito's way (encore De Palma et les gangsters), route effreinée pour retrouver une dignité perdue dans le vol. A cela rajoutez un casting irréprochable, allant d'Isaac complètement inspiré dans un genre de rôle variant de ses précédents (où il incarnait souvent des salauds) à la divine Jessica Chastain (qui plus est dans un rôle souvent porté sur la garce et donc en parfait contre-emploi), en passant par David Oyelowo (parfait en maître du barreau imperturbable).

A Most Violent Year : Photo Oscar Isaac

Un polar de qualité avec un héros atypique et une ambiance éprise d'un pessimisme ambiant.


31 janvier 2015

Monstre Gélatineux

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Genre: horreur déjantée
année: 1988
durée: 1H25

L'histoire: Un monstre étrange venu d'ailleurs, informe et gélatineux, dévore les êtres humains. Mais 2 jeunes étudiants, Megg et Brian découvrent que le blob fuit la neige carbonique...

La critique de Eelsoliver:

Ah, le bon plaisir coupable que voilà ! J'ai nommé Le blob, réalisé en 1988 par Chuck Russel. En vérité, le Blob est un remake d'un film d'horreur (très dispensable, pour être gentil...) de 1958, connu aussi sous le nom de Danger Planétaire, dans lequel on retrouve Steve McQueen.
Le Blob est la série B par excellence. Voilà un bon vieux film d'horreur un peu débile à déguster avec du pop corn !

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Le scénario est pour le moins simpliste (pour ne pas dire idiot). Un météore se crashe sur la Terre et contient une masse gélatineuse étrange.
Dans un premier temps, c'est un clochard qui découvre la créature. Ce dernier est alors absorbé peu à peu par le monstre difforme. Mais très vite, le blob grossit à une vitesse exponentielle puisqu'il grandit au fur et à mesure qu'il dévore ses victimes.

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Mais un étudiant rebelle et une jeune femme vont tenter de l'arrêter. Ce qui ne sera pas chose facile, d'autant plus que l'armée se trouve dans la ville.
On apprend alors les véritables origines du Blob. Attention SPOILERs ! Il s'agit d'une arme militaire, envoyée dans l'espace pour subir des expériences en cas d'une nouvelle guerre.
IL s'agit donc d'un monstre créé par la science.

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Cette fois-ci, le blob se trouve dans la ville et décime ses habitants. La créature est devenue énorme et a envahi les égoûts. Le film contient tout de même quelques séquences d'une redoutable efficacité. Et le long-métrage se révèle parfois surprenant.
Comment ne pas évoquer ce pauvre gosse qui se fait absorber puis dévorer par la créature ? Enfin, les 15 dernières minutes contiennent leur lot de suspense et de tension.

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Quant aux acteurs, ils se contentent surtout de cachetonner. Mention spéciale à Kevin Dillon, dans la peau d'un petit marginal en froid avec la police.
Toutefois, le Blob s'impose davantage comme une série B horrifique bourrée de clins d'oeil au cinéma bis des années 50. En l'état, impossible de considérer ce film comme une référence du genre.
Toutefois, je dois l'avouer, j'adore ce nanar, fun, inventif et décomplexé.

La critique de Borat

 

A l'origine, Le Blob est le remake de Danger planétaire, un des premiers films de Steve McQueen ou tout du moins un de ses premiers rôles dans un film marquant (ce dernier n'ayant pas trop plu aux producteurs au cours du tournage); et ayant une suite réalisée ni plus, ni plus ni moins par le roi du pétrôle Larry "JR" Hagman. Alors que Rob Zombie s'est cassé les dents des années dessus ("Concernant Le Blob, je suis arrivé à ce constat: ce qui pouvait faire peur dans les années 50 n'aura pas forcément le même résultat auprès du public de 2010. Ce dernier aurait même plutôt tendance à en rire" *) et dans l'indifférence des producteurs, un troisième remake (encore un à rajouter dans la très longue liste de projets hollywoodiens forts inspirés) a été annoncé ces derniers jours sous la direction du pitoyable tâcheron Simon West (un seul bon film à son actif, Les ailes de l'enfer, le reste que de la bouse). Revenons donc sur le premier remake réalisé par Chuck Russell. Ce dernier est alors le réalisateur des Griffes du cauchemar, troisième volet très apprécié de la saga Freddy, et n'est pas encore le réalisateur de The Mask. Il prend alors sous son aile Frank Darabont pour le scénario, ce dernier ayant collaboré avec lui sur le Freddy et qui mettra en scène trois des meilleures adaptations de Stephen King.

 

D'abord proposé à New World Pictures (studio de Tonton Roger Corman), il faudra attendre le succès du Freddy pour que la Columbia prend les devants avec un beau budget de 19 millions de $. Dérisoire de nos jours, mais assez à l'époque pour que la créature prenne forme correctement. Néanmoins, le tournage ne fut pas facile et notamment les scènes du Blob, Lyle Conway étant viré au profit de Tony Gardner à la supervision des effets-spéciaux. Le studio en vient même à supprimer six semaines de post-production pour sortir le film à une date précise. Echec commercial à sa sortie, le film y gagne en réputation grâce à la VHS et au DVD. Le Blob est donc devenu en soi un film culte comme il se doit, un film à regarder le samedi soir dixit le magazine Rockyrama. En soi, Le Blob ne semble pas tout neuf et les effets-spéciaux concernant le Blob ou son incrustation prennent des côtés un peu kitsch dorénavant. Notamment vers la fin où les incrustations se font de plus en plus sentir, les acteurs semblant filmés à part. Un peu dommage car dans l'ensemble, les effets-spéciaux sont plutôt bons et le Blob s'impose comme une vraie créature horrifique rappelant le travail de Rob Bottin sur The Thing, notamment lorsque la créature extraterrestre monte au plafond et se déplace à une vitesse folle (tout le contraire de celle de Danger planétaire). De plus, il n'est plus forcément question de météorite (un petit peu), mais de complot militaro-scientifique digne de ce nom.

 

Le genre de passages qui aurait fait la joie des séries La quatrième dimension et X Files. On regrettera évidemment le retour inévitable dans le patelin de bouseux traditionnel, sans compter les clichés ambiants avec le shérif, le jeune repris de justice, la cherleader ou le beau-gosse footballeur américain. On ne change pas une formule qui dure, mais un peu d'originalité n'aurait pas fait pas de mal. Néanmoins, le film s'impose comme une bonne série B ne se prenant pas au sérieux. Vous pensiez que le footballeur américain était le héros? Il se fait tuer dès le premier quart d'heure! Même les gosses passent à la casserole dans une violence certaine. Mais je dois avouer que le duo Russell-Darabont pousse le comique de climax par excellence avec la pauvre Shawnee Smith (future figure de proue de la saga Saw) qui part quasiment sûre de se sauver. Et paf! Elle se coince la jambe et plaque sa tête contre le baril! On n'est pas dans le subtil mais autant dire que c'est bien drôle à voir. Comme ce dragueur du dimanche avec coffre kitsch pour cueillir les donzelles et qui finira comme la merde qu'il est! Russell et Darabont donnent le ton avec cette production horrifique fun et qui n'a rien perdu de sa jouissance.

 

Une bonne série B ne se prenant jamais au sérieux et se regardant avec plaisir malgré les années.

 

* Propos issus de Mad Movies numéro 267 (octobre 2013)

 

 

30 janvier 2015

Cuvée Alien

Chers lecteurs, votre cher Borat a décidé le week-end dernier de se faire un marathon Alien en HD. Le coup de tête par excellence comme je le fais très souvent pour un oui ou pour un nom. De plus je n'avais pas fait encore le marathon Alien depuis mon acquisition du coffret BR (qui m'a notamment permis de voir le calvaire de David Fincher sur le troisième volet dans un très long making-of que l'on pourrait qualifier de "parfait guide pour jeune cinéaste, si possible ayant fait des clips ou courts-métrages, qui se retrouve sur une grosse production de studio") aussi spectaculaire soit-il. Et ce depuis octobre 2012. Trop longtemps et il fallait bien que je revienne sur mon odyssée aux côtés de Ripley et malheureusement aux côtés de David (personnage fascinant de Prometheus). Alors quitte à faire un marathon sur Alien autant revenir dessus dans la Cave de Borat, ce déluge de souvenirs, de vidéos, de photos, de pensées, de vannes, de nostalgies, de séries et évidemment de films. Mon histoire d'amour avec Alien a commencé bizarrement à la télévision. Il me semble avoir vu une partie majeure d'Aliens aka Aliens le retour (le retour de qui? De Ripley? De l'alien? On ne sait pas trop et c'est toute la joie des traductions françaises) et d'Alien Resurrection, soit les second et quatrième opus de la saga. Si en les voyant totalement par la suite, je les ai reconnu tout de suite, il faut bien dire qu'il me manquait le contenu total, y compris de voir toute la saga.

Je crois que ce martien veut communiquer.

A vrai dire la première fois que j'avais entendu parler d'Alien de Ridley Scott, c'était en 2003 lors de la sortie de son soi-disant "director's cut" (en fait juste une révision de son réalisateur pour retoucher quelques effets-spéciaux et autres choses). Et puis il y a eu les deux daubes Alien VS Predator. Deux affronts envers deux mythes de la science-fiction, deux drames pour le cinéma. Le xénomorphe apparaît peut être plus que le Predator dans le film de Paul WS Anderson (fallait s'y attendre...), mais il n'en reste pas moins qu'il permet de voir une reine gigantesque au point de devenir un vrai WTF total. Quant au Requiem des frères Strause, c'est l'art de filmer dans le noir. Un vrai foutage de gueule quand on sait que chacun des réalisateurs de la saga initiale ont su filmer la bête dans le noir tout en la rendant visible. Sans compter le scénar vide juste un prétexte pour des scénettes gore à deux balles où les scénaristes (?) vont jusqu'à croiser un Alien et un Predator en mettant des dreadlocks à un Alien. Le foutage de gueule de trop. C'est pour cela que bien avant de devoir me fader l'un des derniers chefs d'oeuvre de Ridley Scott (ceci est un trait d'humour hein?) au cinéma, je me suis fait petit à petit toute la saga en me les achetant tous en DVD.

 

On en reparle? Non? Bon, passons...

Une époque où le coffret BR premier du nom (j'ai le second avec Prometheus et le dernier est sorti il y a quelques temps en hommage à HR Giger) n'existait pas et où je ne trouvais pas forcément le coffret alors je partais sur les DVD individuels avec quasiment rien, en dehors des deux versions. Et bon sang qu'est-ce que j'avais galéré pour les trouver et ce malgré la popularité de la saga même à l'époque. Vu durant l'été 2009, Alien ne fut pas un choc mais il est resté gravé en mémoire. On parle tout de même d'un des plus grands survival de l'histoire, sauf que cette fois-ci le groupe ne peut s'aider du téléphone, de l'Etat major et autres conneries que leur ferait du tord (ouh le jeu de mots...). Non ils sont dans l'Espace. Avec un alien qui cherche à les buter un par un et si possible pondre des oeufs dans votre corps! En un sens, l'accroche d'un film a rarement été aussi logique et percutante: "Dans l'Espace, personne ne vous entendra crier". Jusqu'à maintenant j'avais toujours regardé la "director's cut" de 2003 mais j'en suis revenu au vue de son peu d'intérêt indéniable selon les fans (aussi utile que L'exorciste version 2001 vraisemblablement) à opter pour le montage original. Alors oui il y a des différences et notamment Lambert qui râlait sur Ripley juste après sa décision initiale de mettre Kane en quarantaine.

Alien (Moebius)

Moebius s'était fait plaisir.

Mais c'est bien un banal élément en comparaison de tant de passages des director's cut et versions longues des deux volets suivants. Le film a certes un peu pris mais c'est franchement peu quand on voit les effets-visuels vraiment bien conservés au même titre que ceux de Star Wars sorti deux ans plus tôt. Il faut dire aussi que Ridley Scott a parfaitement compris comment faire monter la tension, si possible en étirant l'action jusqu'à plus soif pour faire monter le suspense et sans musique (pourtant signée Jerry Goldsmith). L'un des cas évidents est certainement la séquence où Dallas est dans les tuyaux d'aération quasiment dans le noir. Pareil pour le passage où Brett trouve le chat avec un petit intrus derrière lui, attendant gentillement le bon moment pour abattre sa sentence implacable. Mais surtout Alien c'est l'avénemment d'une héroïne comme la science-fiction voire le cinéma en aura rarement vu d'aussi iconique. Ellen Ripley la survivante, celle qui a toujours raison et que l'on n'écoute jamais. Une battante et loin de la potiche qui la ramène tout le temps (que l'on pourrait nommé Lambert mais ce n'est que mon avis). Et évidemment un tremplin comme un fardeau (on notera Ghostbusters et d'autres films plus intimistes comme La jeune fille et la fille, mais difficile de passer après Ellen Ripley) pour l'incontournable Sigourney Weaver.

Dites bonjour à mon petit cousin!

Cela sera intensifié par Aliens, vu (réellement) en octobre si je me souviens bien, en tous cas bien assez pour me faire une rétrospective tranquille de James Cameron avant Avatar. Avec Big Jim, Ripley va devenir plus qu'une battante, ce sera une guerrière qui en impose face aux mâles alpha qui l'entoure. C'est elle qui va buter de l'alien par paquet de douze (faut-il compter le nombre d'oeufs tués par ses siens au cours du film?). Et évidemment c'est elle qui a la réplique culte du film, la réplique badass dont on se souvient en tant que cinéphile et que l'on n'est pas prêt d'oublier. Face à la Reine Alien, elle ne se démolie pas et balance le savoureux "Ne la touche pas, sale pute!". Avec Big Jim, pas question de refaire la même chose. Le réalisateur de Terminator fait tout péter, sors les gros bourrins et comble ces derniers s'en prennent plein la gueule. Pris dans une boucherie, ils sont quasiment impuissants devant tant d'ennemis. Car oui la nouveauté d'Aliens est que l'on n'a plus droit à un mais une farandole de saloperies à buter. Un véritable bonheur de film d'action, ce qui n'empêche évidemment pas Big Jim de proposer des thèmes intéressants à l'image de l'affection de Ripley pour Newt, sa hantise du robot encore plus développé dorénavant (fascinant personnage de Bishop et pourtant on le voit peu). Avec Alien, Ridley Scott avait fait de l'Espace une boucherie où personne ne peut vous aider; avec Aliens, James Cameron fait de l'Espace un terrain de chasse où les balles comme l'acide sonnent pareil. 

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Borat approved!

Quasiment une éloge au cinéma viril (faut voir ce plan où Vasquez et Drake titillent leur artillerie lourde avant leur départ pour la planète) tout en restant pas complètement con (on n'est pas chez Michael Bay ici), Aliens s'impose comme un blockbuster d'une efficacité rare, preuve du savoir-faire de l'impayable Big Jim. Et par la même occasion, James Horner signe une bande-originale percutante faisant la part belle à la musique martiale et dont certains passages comme ces coups sur des plaques métalliques rappéleront certainement l'arrivée de Neo et Trinity dans le commissariat dans Matrix. C'est pas beau de copier! Aliens apparaît selon moi comme le meilleur volet. Autant que ce n'est pas la même ambiance dans Alien 3 certainement un des crus qui a le plus vieilli si l'on se fit à la copie HD. Certains plans ont par exemple des granulés défilant sur l'écran afin de montrer de la poussière. Ces ajouts numériques passent très très mal en HD, comparé au DVD (évidemment, le BR ne fait pas de cadeau) et par dessus le marché on voit assez facilement l'Alien numérique. En revanche, le premier film de David Fincher, et absolument à voir en version longue (on ne parlera pas de director's cut puisque Fincher n'a pas eu le final cut et n'a voulu à aucun moment retoucher à sa première oeuvre batarde, où les producteurs et la Fox lui ont bien comprendre qui étaient les patrons), est un véritable bijou de nihilisme dézinguant en un générique les pivots instaurés à la fin d'Aliens. 

Et la vache enfanta l'alien.

Alien 3 sera le dernier à reprendre le mode de générique instauré depuis le premier (en dehors de Prometheus), tout en instaurant des nuances comme le prouve ces inserts aussi furtifs que violents. Un générique à la Fincher tout simplement, où l'on reconnaît déjà sa patte pour le punchy coup d'envoi. Morts à foison, alien non identifié, capsule s'écrasant dans la violence... Le générique ne fait pas dans la dentelle et Alien 3 de devenir très facilement le volet le plus gore de la saga. Gratuit? Non tout simplement visuellement impressionnant. Film dur au possible, mue d'un pessimisme total (pas une seule goutte d'espoir, les derniers plans sur Ripley le confirment avec douleur), Alien 3 instaure cela dès ses premières minutes avec un univers à la photo froide (beau travail d'Axel Thomson) et une musique d'Elliot Goldenthal aussi trépidante que terriblement fataliste (le final est un véritable crève-coeur). Au risque de bruquer beaucoup de fans, je le préfère davantage au premier film peut être à cause de cet espoir qui se dégrade petit à petit dans un monde sans arme pour se défendre et où l'Alien est plus animal qu'autrefois et pour cause, il sort d'un boeuf et non d'un homme.

Et si l'étranger sur le tournage d'Alien 3 n'était pas David Fincher?

Mais surtout Alien 3 s'impose également comme une oeuvre charnière car il conclue ce qui aurait dû rester une trilogie. Avec une fin pareil, on n'aurait jamais dû avoir de suite et surtout pas avec Ripley. Malheureusement, la Fox en a décidé autrement. Le coffret BR (à l'interractivité foisonnante et le mot est faible) m'a également permis de voir le making-of du film, probablement un des meilleurs que j'ai eu à voir et que j'avais regardé dès l'acquisition du coffret. Un documentaire sans concession sur une production ahurissante où Fincher a fini par être une victime collatérale. Trop d'ambitions tuées dans l'oeuf (une planète entièrement en bois, une planète prison); changements de scénaristes (parmi eux David Twohy, futur réalisateur des Riddick) et même de réalisateurs (on apprend que Ridley Scott devait revenir mais fut accaparé par divers projets; mais aussi Renny Harlin suite au succès de 58 minutes pour vivre), scénario jamais terminé en plein tournage, difficultés techniques (faire avec l'alien numérique, les marionnettes et le mec costumé), embrouilles entre le réalisateur de Seven et ses producteurs (dont Jon Landau producteur fétiche de Big Jim qui n'a pas trop apprécié le film), brouille définitive sur la fin... 

Ripley forever!

Alors que les bonus promos contaminent chaque année les DVD et les BR des blockbusters/franchises, en étouffant si possible les embrouilles de tournage (je peux déjà vous le dire: Edgar Wright qui se barre d'Ant Man ce ne sera pas dans les bonus du film...), ce making-of se veut cash et n'épargne personne (pas même Fincher qui pensait touché autant sur un tournage que ce qu'il gagnait en deux jours en tournant un clip!). Peut être le moment du mea culpa pour la Fox, principal responsable du crash en vol. Sûr qu'avec moins de bavures, Fincher aurait pu faire encore mieux. Mais curieusement sans Alien 3, Fincher aurait peut être été moins enclin à avoir systématiquement le final cut sur ses films suivants. Un mal pour un bien. Dans la foulée, j'avais terminé la saga avec Alien Resurrection de Jean-Pierre Jeunet. Il faut dire que j'aimais bien Jeunet à l'époque. Je kiffais Amélie Poulain (avant de m'endormir devant en le revoyant tellement c'était inintéressant), j'avais adoré Micmacs à tire larigot (maintenant je serais beaucoup plus nuancé), j'aimais son style affreusement jaune. Mais ça c'était avant. J'aime bien Un long dimanche de fiançailles mais je le trouve beaucoup trop long et au final je ne garde que le farfelu Delicatessen, son premier long aussi et il était encore avec Marc Caro.

"Venez dans nos cuisines aquatiques, il y a de beaux aliens à faire frire!"

Avec Alien Resurrection, ce fut la fin du couple. Caro a banalement accepté de designer quelques costumes et personnages, mais cela n'ira pas plus loin. De plus, le réalisateur a ramené ses potes sur le tournage au point que l'on se dit quand même que c'est un film de Jeunet. C'est jaune, c'est filmé par Darius Khondji, il y a Dominique Pinon (qui a adoré l'expérience comme le confirme son récent passage chez Ruquier) et Ron Perlman... Mais cela s'arrête bien là. Joss Whedon, en bon scénariste de la chose, opte déjà pour la résurrection foireuse (on en reparle du retour de l'agent Coulson? Et même de personnages cultes comme Buffy ou Spike?) et permet à Ripley un retour aussi improbable que débile. Clairement on a bien du mal à y croire et la pauvre Sigourney joue à fond dans le personnage badass à la limite du méta (Ripley est clairement sûre des conneries qu'elle fait ou baragouine) que cela en devient agaçant. Dommage car la scène où Ripley découvre ses clones est vraiment bien et la scène aquatique est superbement filmée. Mais au final, Alien Resurrection est un banal divertissement qui n'apporte absolument rien à la saga et surtout, c'est une preuve que la saga devait vraiment se terminer sur le troisième. Et puis Michael Wincott est mort au bout d'une heure et comme j'adore la crapule la plus merveilleuse des 90's et encore maintenant (au point que quand je l'ai vu dans 24 j'ai senti le coup fourré!), je ne peux l'accepter.

Ouh que c'est laid!

Sans compter la scène du trou dans le vaisseau avec le fils illégitime de Ripley. Franchement Jean-Pierre là tu as vraiment fait dans le dégueulasse. Bon faut dire qu'il y avait Pitof dans l'air aussi. Par ailleurs, le making of avec les accents hyper français de Jeunet et Pitof c'est à se fendre la poire. Enfin il y a le dossier Prometheus. Alors je vais être très clair: lors de ma révision je me suis rabattu sur ma première vision du BR. Mais alors là... On peut légitimement le qualifier de "très beau mais très chiant". La plupart des intrigues sont sous- exploitées ou pire jamais finies, c'est terriblement froid et heureusement qu'il y a les sympathiques pilotes parce que le reste du casting c'est entre le balais dans le popottin (la palme à Charlize Theron) et le connard de service (deuxième palme à Sean Harris). Il reste aussi David magnifique personnage de salopard par excellence qui manipule tout le monde avec une subtilité que le jeu de Michael Fassbender réussi à retranscrire. Sans compter le vaisseau du Space Jockey qui s'écrase et Charlize qui ne trouve rien que mieux que de se mettre en dessous. Ridicule et involontairement drôle. Et puis ce fan service de comptoir avec les Ingénieurs qui se dévoilent mais pour pas grand chose et l'ajout d'un xénomorphe qui vraisemblablement ne sera pas de la séquelle annoncée pour 2016, selon Ridley Scott.

Lawrence of Space.

 

N'ayons pas peur des mots: c'était vraiment la peine de nous faire chier pour ça. Je terminerais sur des récents concept-arts tombés sur la toile. Il semblerait que Neill Blomkamp s'est amusé à faire des concepts autour d'Alien, certains parlant sur le net de possible implication sur un possible Alien 5 avant Prometheus. En rappelant que Prometheus date de 2012 et à l'époque il était sur Elysium, donc moyen moyen comme justification. Mais faites plaisir à vos yeux! Allez à la semaine prochaine!

Alien (Neill Blomkamp) (1)

Alien (Neill Blomkamp) (2)

Alien (Neill Blomkamp) (3)

Alien (Neill Blomkamp) (4)

Alien (Neill Blomkamp) (5)

 

Alien (Neill Blomkamp) (6)

Alien (Neill Blomkamp) (7)

29 janvier 2015

La Marvelverse se diversifie (ou pas)

Quatrième et dernier volet de cette série d'articles sur la Marvel Cinematic Universe avec les oeuvres futures comme les séries.

La Phase 2 se termine et la Phase 3 se prépare...

The Avengers: Age of Ultron : Photo

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Concept-arts représentant Quicksilver (Aaron Johnson) et Scarlet Witch (Elisabeth Olsen) pour Avengers 2.

Après Les gardiens de la galaxie de James Gunn, voici un nouveau film nettement moins ambitieux avec Avengers 2: Age of Ultron, conclusion réalisée par Joss Whedon de la Phase 2 qui se terminera donc en mai 2015. Comme le suggère le titre, Ultron sera le grand méchant du film et sera doublé par James Spader. Si dans les comics, il s'agit d'une création d'Hank Pym, soit Ant Man, étant donné qu'il ne sera présenté que lors de la Phase 3, la version cinéma fera de Tony Stark son créateur ce qui s'avère tout aussi plausible. Stark perdrait donc le contrôle de sa création et cela pourrait avoir des conséquences sur les différents Mark (les modèles d'armures d'Iron Man) ainsi que sur le système Jarvis. On peut même spéculer qu'Ultron sera une version améliorée de Jarvis. Par ailleurs, il a été annoncé que Paul Bettany, doubleur de Jarvis, deviendrait Vision robot construit par Ultron et se rebellera de son influence en devenant un membre des Avengers. Vous l'aurez bien compris, la Marvel cherche à installer certains personnages apparemment secondaires de son bestiaire, ce qui fut le cas dans la Phase 2 avec Faucon (Anthony Mackie) ou les jumeaux Lensherr (Elisabeth Olsen, Aaron Johnson) dans Captain America The Winter Soldier (2014), ces derniers dépasseront le statut de guests. 

The Avengers: Age of Ultron : Photo

Avengers 2 (affiche géante concept-art)

Concept-art et première affiche extra-large pour Avengers 2

Le Baron Struker (Thomas Kretschmann) sera également de la partie tout comme War Machine (Don Cheadle) en plus des différents Avengers, ce qui sera une première pour ce dernier n'étant jamais mentionné dans Avengers (2012). Joss Whedon se serait donc donné les moyens de ses ambitions et n'aura déjà plus le problème de rassembler les cocos. Maintenant qu'ils sont rassemblés, ils peuvent interragir et les récits peuvent être un peu plus ambitieux. Kevin Feige a par ailleurs précisé qu'"une partie du plaisir d'Avengers : Age of Ultron a été de se dire, vous avez eu une autre aventure Iron Man, une autre aventure Thor, une autre aventure Captain, mais vous n'avez pas revu le Goliath vert. Alors c'était important pour les personnages que vous n'avez pas revus -Hulk étant l'un d'eux, comme Hawkeye- car Ultron va y remédier. Ils ont des rôles très importants dans Age of Ultron."* En revanche, Samuel L Jackson est plus sceptique en ce qui concerne le personnage de Nick Fury: "Je ne fais pas grand chose, je pense. C'est un autre de ces films 'des gens qui ont des pouvoirs se battent contre des gens qui ont des pouvoirs'. Il n'y a pas grand chose que je puisse faire excepté tirer." On peut également se poser la même chose sur Black Widow (Scarlett Johansson) dans le même genre de cas.

 

La bande-annonce postée il y a quelques jours n'est pas super rassurante. Il faut bien dire qu'en dehors du choc entre Iron Man (ou Ultron contrôlant Iron Man?) et Hulk particulièrement jouissif et virulant niveau actions, on ne retient pas forcément grand chose de la bande-annonce. A part peut être que nos Avengers vont devoir faire face à une menace bien plus destructrice que les vulgaires aliens commandés par Loki dans le premier Avengers et qu'ils vont devoir se cloitrer pour mieux dégommer l'armée d'Ultron (James Spader charismatique rien que par sa voix). Peut être que les Avengers se séparont sur cet opus pour mieux anticiper Captain America 3? Réponse le 29 avril 2015. Quelques mois plus tard suivra la fin de la Phase 2 (et non début de la Phase 3 comme initialement évoquée) avec Ant Man. Prévu depuis au moins 2011, Edgar Wright avait demandé à Marvel de le laisser faire The World's end (2013) avant pour faire honneur à son producteur , atteint d'un cancer et l'ayant toujours soutenu depuis Shaun of the dead (2004). C'est ainsi qu'Ant Man est vite devenu un des projets en amont de la Phase 3 et projet inédit comparé à ceux déjà prévus à savoir Captain America: Civil War et Thor: Ragnarok. La première bonne nouvelle était que le script soit signé de Wright lui-même et Joe Cornish tout comme James Gunn a écrit Les gardiens de la galaxie (2014).

Ant-Man : Photo

Concept-art pour Ant Man.

Ensuite, le script devrait s'amuser avec les différentes identités du super-héros (au nombre de trois dans la mythologie Marvel) avec les personnages de Scott Lang et Hank Pym. Dans les comics, Lang est un électricien volant pour subvenir aux besoins de sa fille le costume de Pym. Lang sera incarné par Paul Rudd, l'amoureux de Phoebe dans Friends et maître-étalon de l'écurie Judd Apatow et Pym par Michael Douglas. Au vue du sujet, de ses acteurs et de son réalisateur, le film devait jouer sur la comédie super-héroïque ce qui ne serait pas un mal à condition de bien aborder un personnage aussi loufoque. En sachant que Patrick Wilson (Watchmen), Michael Pena (Collision), Corey Stoll (qui sera le méchant Yellowjacket), Matt Gerald (déjà présent dans le court Longue vie au roi où l'on retrouvait le Mandarin) et Evangeline Lilly (qui jouera la fille de Douglas) sont engagés également. Malheureusement tout change fin mai 2014 et le coupable est encore une fois la Marvel. Selon le Latino Review, le studio a demandé il y a trois mois des réécritures à Wright sous le prétexte de la moralité de l'histoire (rien n'est dit mais on pense immédiatement au côté voleur du héros mais aussi à l'humour de Wright qui, tout comme celui de James Gunn, n'a rien de vraiment très gentillet) et aussi de pouvoir insérer des héros de la Marvel. Bien.

Concept-art pour Ant Man.

Wright et Cornish se mettent au travail tout simplement, mais de nouveau les hauts pontes du studio trouvent les retouches insuffisantes et des script-doctors ont été envoyé pour retoucher le script. Soit le grand fléau des productions Marvel. C'est une pratique qui a eu lieu sur la plupart des films de la firme, qui agace plus d'un fan de comics et surtout qui nuie aux films. On a vu ça notamment sur les deux premiers Iron Man ou les Thor. En recevant le script, Edgar Wright aurait définitivement claqué la porte pour un film qu'il tenait en main depuis 2006. Soit une éternité où la Marvel aurait pu tenir rigueur, en évitant des réécritures de dernière minute avant un tournage éminent. La situation est d'autant plus incompréhensible que Kevin Feige, producteur très influent des films de la Marvel Cinematic Universe, soutenait Wright depuis le début de l'entreprise. Le pire étant également qu'il y avait une grosse attente autour d'un film Marvel réalisé par le réalisateur de Shaun of the dead, Hot fuzz et Scott Pilgrim, bien plus que pour un film des frères Russo ou Jon Favreau. D'autant plus depuis la bande démo dont les concept-art ci-dessus en sont tirés. D'autant que le nom du réalisateur le remplaçant n'aide pas à faire passer la pillule.

Ant Man (affiche concept-art)

Il s'agira de Peyton Reed, réalisateur du très bof Yes man et des pitoyables La rupture et American Girls. Un autre niveau et beaucoup plus maléable que Wright, même si Feige à l'art du faux-cul de première à vanter les louanges de Reed comme quoi il aurait tant voulu faire les Fantastic Four avec lui en 2005, mais que ça ne s'est pas fait. On aurait tendance à lui dire que cela n'aurait pas été franchement mieux. Reste que le script sera remanié par Adam McKay qui n'est pas le premier tocard venu (c'est lui qui a rendu Will Ferrell célèbre avec des films comme Ron Burgundy et sa suite ou Ricky Bobby). De plus, pile poil avant sa présentation au Comic-Con, Patrick Wilson part du projet faute de temps tout comme sont mis hors circuit par les récentes réécritures Matt Gerald et Kevin Weisman, dont les personnages ont totalement disparu du script. Par ailleurs, Paul Rudd a avoué avoir réécrit le script avec McKay par la même occasion, engendrant une réécriture de plus. La sortie est confirmée pour le 5 août 2015 mais clairement l'envie est vraiment moindre. Ce que confirme en soi la bande-annonce. Avec Edgar Wright, on était parti sur un vrai film pop et quand on voit le trailer, on a l'impression d'être face à un banal film d'action, d'autant que l'on a droit à de rares plans de Paul Rudd en Ant Man. Bon on pourra toujours dire qu'il s'agit d'introduire le personnage de Scott Lang par Hank Pym.

Le problème étant qu'avec Wright le film aurait eu une personnalité, comme il a su le faire avec Scott Pilgrim (autre adaptation de comic-book compliqué). Là on se croirait devant un banal film Marvel où ça va beaucoup péter pour pas grand chose. On retiendra à peine les piques pinces sans rire de Paul Rudd ("hum" pour montrer son indifférence et "Une question: c'est trop tard pour changer le nom?"). Evidemment on peut toujours se tromper mais c'est bien parti pour qu'Ant Man soit le symbole même de ce que l'on redoute le plus: Marvel se croyant toute puissante derrière des personnages. Parfois il faut aussi une vision et c'est ce qu'a fait James Gunn l'an dernier. Marvel a frappé un grand coup en octobre dernier en annonçant tous les projets de la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe. En voici un petit tableau:

Marvel Cinematic Universe phase 3

En sachant qu'il manque Les gardiens de la galaxie 2 (non présenté sur ce tableau) bel et bien confirmé pour mai 2017, confirmant que Marvel va construire son univers de space-opera et surtout faire revenir ces personnages tant adulés du public maintenant (alors qu'ils étaient à la limite de l'anonymat autrefois). On parle même d'une intrusion de ce cher Howard the Duck, Gunn étant bien content du buzz autour de sa séquence post-générique. La présentation s'est avérée gargantuesque car les projets alors flous se sont un peu plus dévoilés et on remarque surtout au moins trois films avec des univers et personnages inédits. Commençons dans l'ordre. Après Ant Man, Captain America prendra les rènes pour un troisième volet forcément attendu (on parle du héros qui a aligné le plus de bons films depuis le début du Marvel Cinematic Universe) d'autant plus qu'il se nomme Civil War. Pour ceux qui connaissent un peu les comics, Civil War est un grande saga combinant plusieurs super-héros voire plusieurs séries au nom de super-héros signée Mark Millar. Iron Man veut que le nom des super-héros de l'univers Marvel soit identifié pour éviter toute complication. Il a dans ses alliés Red Richards (au point de rester seul face à sa famille partant dans l'autre camp) et Spider-man ce dernier reniant Stark par la suite. Mais Captain America n'est pas du même avis, engendrant une guerre dont le combat final risque d'être purement et simplement fatal. 

Dessin de Civil War, inspiration du prochain film Captain America.

Si Marvel Studios ne peut utiliser certains personnages (Red Richards appartient à la Fox et Sony a bien essayé, aussi incompétente soit-elle, de refourguer Spidey pour Avengers 3, mais rien ne s'est fait et ce n'est peut être pas un mal), l'optique d'un conflit entre Steve Rogers et Tony Stark, deux symboles forts des Avengers risque d'être un grand moment dans la saga. D'ailleurs des rumeurs de plus en plus incessantes parle qu'un grand nombre des Avengers actuels risquent de passer à la casserole pour laisser la place à des petits nouveaux, à l'image du Faucon interprété par Anthony Mackie. On s'étonne même que ce ne soit pas un Avengers 2 ou 3. On sait également que Black Widow, Iron Man, le Soldat d'Hiver et Crossbones seront de l'aventure et Daniel Brühl devrait incarner le Captain Zemo. Le film sera réalisé par les frères Russo et sortira pour mai 2016. Viendra ensuite Docteur Strange pour novembre 2016. Le film sera réalisé par Scott Derrickson, ce qui n'est pas forcément rassurant quand on connaît son CV (s'il se serait refait une santé avec Sinister, n'oublions pas qu'il est l'auteur du sinistre remake du Jour où la Terre s'arrêta). Il est désormais certain que ce sera Benedict Cumberbatch dans le rôle de Strange, choix très intéressant quand on sait les qualités d'acteur du coco. On sait également que le film ne sera pas une histoire d'origines, changeant radicalement avec la politique initiale de Marvel. 

Docteur Strange, un projet de plus en plus avancé.

Un pari risqué car même si Strange est plus connu que les Gardiens de la galaxie avant la mise en production de leur film, il n'en reste pas moins que ce n'est pas non plus un personnage ultra-populaire de la Marvel. En tous cas, voilà un univers sortant une nouvelle fois du film de super-héros, Strange étant le maître des arts mystiques et n'ayant donc rien d'un super-héros. En soi le physique de Cumberbatch lui va comme un gant. Thor Ragnarok suivra en juillet 2017 et on ne sait rien du film. Ragnarok évoque un robot ressemblant à Thor crée par Tony Stark dans la période Civil War, mais cela peut être tout à fait autre chose au royaume d'Asgard bien évidemment. Il se pourrait même qu'il s'impose comme un pendant direct de Captain America Civil War. A suivre donc... Voici venir un nouveau projet inédit avec Black Panther en novembre 2017. Un projet annoncé depuis quelques temps, voire qui revenait assez souvent. Même Stan Lee en parlait dans des interviews. Voici donc un super-héros venant d'Afrique, prince du Wakanda. Un homme prenant le costume de la Panthère Noire, afin de préserver son royaume des ennemis potentiels et notamment surnaturels voulant mettre la main sur le vibranium. Un métal pouvant absorber les vibrations et presque aussi puissant que l'adamantium. 

Permalien de l'image intégrée

Un premier concept-art pour Black Panther.

L'acteur choisi pour l'incarner est trouvé et il s'agira de Chadwick Boseman qui a récemment incarné James Brown dans le biopic Get on up. Juillet 2018 marquera l'entrée du premier film du Marvel Cinematic Universe à mettre en scène directement une héroïne avec Captain Marvel. Alors certes on pourra toujours dire qu'il y a eu Black Widow, mais jusqu'à maintenant la miss n'a toujours pas eu son film attitré. Il mettra en scène Carol Danvers, officier de l'armée de l'air (filliation avec Rhodes aka War Machine?) ayant fusionné avec un alien Kree, lui permettant de voler et d'avoir une grande force. Une manière pour Marvel de répondre à l'annonce d'un film sur Wonder Woman chez DC Comics/Warner. Toujours pas d'actrice choisie pour l'instant même si des bruits de couloirs résonnent. En novembre 2018 sera attendu Inhumans, film déjà annoncé plus d'une fois par Vin Diesel, voix officielle de Groot dans Les Gardiens de la galaxie. Les Krees (ce qui permettrait ainsi de lier Captain Marvel et The Inhumans, histoire de rester dans le même univers connecté...) ont crée les Inhumains, ces êtres mutants laissés pour compte. Un d'entre eux, Randac, s'est inséré dans une brume spéciale lui donnant ensuite des dons mentaux. 

Captain Marvel, première super-héroïne du Marvel Cinematic Universe et elle ne fait pas les choses à moitié.

Ce qui créa des frictions entre les humains non-mutés et les mutants suitent à la brume. Une fois la paix arrivée, les Inhumains sont menés par Fléche noire un homme victime de sa voix destructrice. Un univers donc entre science-fiction et fantasy pour le moins particulier et lié ironiquement aux Fantastic Four (pour l'insert de la bande de Richards c'est rapé). Enfin il y aura le gros mastodonte Avengers: Infinity War qui sera réalisé par les frères Russo (Joss Whedon a déclaré forfait, voulant se consacrer à un univers plus personnel) et devant mettre en scène nos héros face à Thanos. Mais ce sera en deux parties... une en mai 2018 une en mai 2019... vous vous foutrez pas un peu de nous à Marvel? Surtout que ce n'est pas comme si vous aviez d'immenses scénarios pour les films Avengers... Néanmoins, le plus intéressant viendra certainement des conséquences de Captain America Civil War. Enfin bref wait and see...

Inhumans, un projet pour le moins mystérieux et particulier.

La Marvel s'attaque aux séries

Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. : Photo

Suite au succès d'Avengers (2012), la Marvel a cherché à se partager un peu plus sur différents médias et principalement la télévision. La première étape fut Agents of Shield diffusée depuis septembre dernier sur ABC. Il s'agit de la première série Marvel depuis L'incroyable Hulk, mais l'époque n'est plus la même. Le câble est passé par là, les audiences sont moins spectaculaires qu'autrefois sur les networks et surtout on peine à comprendre pourquoi la Marvel a privilégié l'antenne de Disney (ABC en fait partie) qui est une network au câble où elle aurait eu plus de libertés. Proximité indéniablement mais rappelons que Joss Whedon, également aux commandes de cette série, s'était plus d'une fois fait avoir pour les networks que ce soit avec la Fox pour Dollhouse (diffusée à la sauvette durant deux saisons) et Firefly (diffusée n'importe comment et n'importe quand) ou la WB avec Buffy contre les vampires (qui avait fini sur le câble avec UPN) et Angel (supprimée à cause d'un manque cruel de communication). Ensuite, il est ironique de voir que DC Comics s'en sort bien mieux sur ce point que ce soit avec Smallville qui quoi qu'on pense a tout de même durer deux saison ou la série Arrow qui s'est imposé assez rapidement avec de multiples bonnes critiques. Ce qui n'est pas le cas d'Agents of Shield depuis ses débuts. 

Photo Clark Gregg, Jaimie Alexander

Pas aidé par un manque cruel de personnages connus (Clark Gregg ressuscite en agent Coulson), la série n''a cessé d'essayer de mettre en scène des caméos histoire de trouver le public de la Marvel Cinematic Universe. Sauf qu'en général, cela ne concerne jamais les Avengers et ce sont toujours des seconds-rôles. Nick Fury a beau être apparu dès le second épisode, ce n'était qu'un guest de passage. Idem pour Cobie Smulders déjà bien occupé par le tournage de Captain America The Winter Soldier (2014) et surtout le final d'How I met your mother. Quant à Jaime Alexander, on peut vraiment parler de fond de tiroir car le personnage de Thor est vraiment un très lointain second-rôle. Pas de quoi s'enflammer donc. Pareil pour l'apparition de Bill Paxton et Amy Acker (collaboratrice de longue date de Joss Whedon), la révélation au sujet du personnage de J August Richards (idem) qui serait le cyborg Deathlok ou l'engagement récent d'Adrian Pasdar dans le rôle du major Glenn Talbot, ennemi notable de Bruce Banner. Mais le pire vient surtout des audiences de la série qui sont réellement décevantes pour une série de ce type et ne parvient pas réellement à être stable. En deux semaines, la série est ainsi passée de 11,9 millions de téléspectateurs à 8,4. 

Photo Clark Gregg, Cobie Smulders

La semaine suivante c'était 7,79 et la série est restée dans les 7 millions durant plusieurs semaines avant de se relancer à 9,3 pour ensuite faire un vrai bide à 5,93 (les fêtes de noël surement) pour remonter à 6,62 et repartir en dessous des 6 millions et le dernier score est encore pire avec 4,91 millions de téléspectateurs. Des chiffres qui sont pour le moins catastrophiques et qui aurait dû amener à une annulation évidente, d'autant que la série est particulièrement chère. Pourtant ABC a reconduit la série pour une seconde saison, mais dans quel intérêt vu qu'elle n'est pas suivie du tout? Des séries plus ambitieuses ont été suprimé avec des audiences plus élevées. Pendant plusieurs années, Guillermo Del Toro a essayé de mettre en place une série servant de véhicule à Hulk, mais le projet Avengers a plus ou moins tout fait capoté. D'autant que le réalisateur de Pacific rim voulait surtout rendre hommage à la série de Bill Bixby. D'ailleurs à la question de savoir si le projet était annulé, Kevin Feige était plutôt évasif: "Non, pas du tout, nous tentons toujours de mener le projet à terme (...). Mais rien n'est totalement sûr pour l'instant, et aucune date de tournage n'est encore prévue..." 4 Par contre, la Marvel mise beaucoup sur les Defenders, groupe de super-héros qui comprendra Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist. Pour le premier, cela faisait un moment que la Marvel comptait reprendre les droits à la Fox, incapable de faire un reboot et ce malgré les atouts Joe Carnahan ou David Slade (qui sont partis à chaque fois devant le manque total d'ambition de la Fox).

Daredevil (affiche)

Daredevil (photo)

 

Premiers visuels pour la série Daredevil.

Ce n'est clairement pas un mal de revoir "l'Homme sans peur" que ce soit au cinéma ou en série même si j'ai bien du mal à le voir en héros sur le long terme. Massacré dans le film de Mark Steven Johnson avec un Ben Affleck tout bouffi dans son costume (cela pourrait changer en Batman vieillissant), le héros aveugle a bien besoin de revenir en forme. Il sera incarné par Charlie Cox, vue dans la série Boardwalk Empire et le film Stardust. A cela rajoutez Rosario Dawson, Elden Henson pour l'accolyte Foggy, Deborah Ann Woll et Vincent D'Onofrio dans le rôle phare de Wilson Fisk dit le Caïd. La série est d'ores et déjà prévue pour mai 2015 et les premiers visuels sont ci-dessus. Jessica Jones est une détective privée ancienne super-héroïne issue du comic-book de Brian Michael Bendis Alias (rien à voir avec la série de JJ Abrams qui a ironiquement commencé sur la même période!) et elle tomba enceinte de Luke Cage qui est génétiquement modifié. Pendant plusieurs années, ce héros a été convoité par la Marvel et le plus vieux projet remonte à celui de John Singleton avec Tyrese Gibson. Les deux séries risquent fort de s'entrecroiser d'autant que Luke Cage risque d'être introduit dans AKA Jessica Jones. Jessica Jones sera incarné par Krysten Ritter alias celle qui a brisé le coeur de Jesse Pickman dans Breaking Bad et David "Doctor Who" Tennant incarnera Kullgrave, méchant ayant un certain contrôle mental.

Jessica Jones et Luke Cage se font attendre en séries...

La série devrait se tourner cette année pour une diffusion l'an prochain. Quant à Luke Cage, il sera incarné par Mike Colter. Iron Fist fut convoité pendant longtemps aussi pour le cinéma avec un projet avec Ray Park (Dark Maul dans La menace fantôme et le Crapaud dans X Men) et s'impose comme un adepte des arts-martiaux au coup de poing spécial. Pour l'instant ce ne sont que des projets (en dehors de Daredevil et AKA Jessica Jones seuls projets réellement en marche) mais ils seront mis en place par Netflix pour 2015, cette chaîne de partage sur le net qui vous permet de voir toute une saison en une seule fois. Pour vous faire une idée, c'est là que David Fincher a mis en place la série House of cards avec Kevin Spacey. Donc déjà un peu plus de libertés graphiques que sur une network. Quant à l'Agent Carter il peine à convaincre pour l'instant et ce malgré ses atours de mini-série et non possiblement de série sur la longueur. Wait and see...

 


 Article original publié le 14 avril 2014.


** http://www.ecranlarge.com/article-details-27954.php

*** http://www.ecranlarge.com/article-details-27916.php

4 Propos recueillis dans Pop corn numéro 5 (avril-mai 2014).

Autres sources: http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=11400.html

28 janvier 2015

Retour sous des auspices peu fantastiques

Les Fantastic Four n'étaient pas réapparus depuis l'été 2008, année du saccage monumental que fut Fantastic Four: Rise of Silver Surfer mais néanmoins lucratif. Car les films de 2005 et 2008 ont beau avoir été de magnifiques navets à destination de la famille (au moins Daredevil était sombre et parfaitement dans le ton du personnage, même si le film était franchement mauvais aussi). Avant 2010, l'équipe aurait pu rempiler encore une fois mais Chris Evans a eu droit au jackpot: oubliez le fadasse Johnny Storm, il sera le vaillant Captain America. Ce choix apparaît cocasse aussi pour des raisons de droits: Storm appartient à la Fox quand Steve Rogers est dans les mains de la Marvel qui venait d'être récupérée par Disney. La Fox se voit donc obliger de revenir à la case reboot, leur dyptique étant lui-même un reboot d'un film jamais sorti en salles produit par Tonton Roger Corman pour que Constantin films garde les droits! Le cas de figure de la Fox avec les Fantastic Four symbolise à lui seul le bordel autour des droits des comics Marvel. Pour être plus clair, depuis environ 2008, la Marvel s'est imposée grâce à son Marvel Cinematic Universe comptant parmi eux Iron Man, Captain America, Hulk, Black Widow, Hawkeye, Nick Fury, Thor, les Gardiens de la galaxie, Faucon, War Machine et bientôt Ant Man, Black Panther, les Inhumains et Captain Marvel.

Fantastic Four (concept art)

Tout comme en série avec Jessica Jones et Iron Fist. Tout comme elle a récupéré les droits de Luke Cage, Punisher, Blade mais aussi Daredevil. Ce même Daredevil qui appartenait autrefois à la Fox. Incapable de trouver un moyen de le rebooter, la Fox a perdu les droits au profit de Marvel qui s'est empressé de produire un reboot télévisé qui sera diffusé dès le mois de mai. Comme Sony avec son Spider-man dont elle fait strictement n'importe quoi (au point de vouloir opter pour un troisième reboot pour éviter de céder les droits), la Fox tient donc particulièrement à garder ses précieux X Men (dont la saga a encore évolué grâce au retour de Bryan Singer tout d'abord à la production, puis à la réalisation) et aux Fantastic Four donc. Voici donc le premier teaser peu enthousiasmant du reboot des Quatre Fantastiques. Au niveau de la réalisation, cela fait déjà peur, car certes ces images ne font pas dans le found footage dont certaines annonces parlaient plus d'une fois, on parle tout de même du réalisateur de Chronicle, found-footage bas du front qui plagiait Akira sans vergogne et avec un montage pour le moins douteux entre l'anecdotique (caméra de sécurité quand vous ne filmez pas avec un téléphone en l'air). Devant la caméra, une polémique anfle: le choix de Michael B Jordan dans le rôle de Johnny Storm. 

Alors oui nous sommes d'accord un acteur afro-américain dans un rôle principal pourquoi pas, mais en l'occurrence il est directement associé à sa soeur Sue Storm. Une justification à la con dont on se serait véritablement bien passé à l'heure où Marvel impose pour les années à venir au moins trois super-héros de couleur (en l'occurrence Luke Cage, Faucon et Black Panther). Un choix audacieux mais engendrant un problème scénaristique. Adoption? Parents métisses? Voilà des choses qui devront malheureusement se justifier sinon cela passera pour de la grande pirouette sans queue ni tête, pour faire cool comme souvent on le fait à Hollywood. Pour le reste, on retrouve Miles Teller en Red Richards, Jamie Bell en Ben Grimm et Kate Mara en Sue Storm. Le problème étant que ce reboot se veut particulièrement jeune et se baserait comme on peut le penser sur Ultimate Fantastic Four (Marvel a fait pareil en optant pour Ultimates dans un premier temps avant d'enchaîner sur Age of Ultron et bientôt Civil War et Infinity War). Or, nos chers acteurs avoisinnent ou ont passé la trentaine. Pas très rassurant même si cela n'engage en rien leur capacité. A cela vous pouvez rajouter que Toby Kebbell (déjà pas un grand acteur) jouerait un Docteur Doom qui ressemblerait à un vulgaire hipster.

Le principal intéressé se veut encore plus précis: "Il s’appelle Victor Domashev dans notre histoire, pas Victor von Doom. Notre Doom est un programmeur. Un programmeur très antisocial. Et sur les blogs, il se fait appeler Doom." * Ce teaser ne le montre à aucun moment (ou alors il s'agit de l'homme vu de dos neutralisant les militaires et sortant de l'ombre) avec de telles origines foireuses, il y a honnêtement de quoi avoir peur. Ensuite ce teaser apparaît comme une sorte de vannes, se prenant terriblement au sérieux. Alors certes on pourra toujours rétorquer que c'est toujours mieux que les films bouffis avec Jessica Alba. Mais il faut bien avouer que ce teaser recycle à lui seul dix ans de "Nolan Power". Ce même Christopher qui a redéfini le héros post-11/09 à grands coups de dramaturgie et des scènes de pyrotechnie quand il le fallait. au point que même l'agent Bond a dû s'y plier via Skyfall. Fantastic Four semble arriver avec un train de retard, alors que la saga X Men a toujours eu une certaine dramaturgie nécessaire au vue de ses thèmes fondamentaux (hymne à la tolérance, violence sur personnes, paranoïa...). Fantastic Four n'a pas forcément ces thèmes et ne les a finalement jamais eu. Alors transformer ce reboot en odyssée de science-fiction ultra-froide où l'on sent le poids de l'Humanité sur le dos de ses héros, on y croit moyennement voire pas du tout. Sans compter le début du teaser qui nous ferait passer la promo d'Interstellar comme le modèle à suivre dès qu'on touche aux champs et à la science.

Pour finir, encore une origin story! La troisième en bientôt vingt et un ans. Il serait peut être temps de changer de disque. Et ce n'est pas le fait d'aller vers un monde parallèle et non directement dans l'Espace que cela va changer grand chose. Néanmoins il faut bien avouer que visuellement, on pouvait vraiment s'attendre à pire. Reste à voir comment seront la Chose et Johnny Storm certainement les parties les plus sensibles au niveau des effets-spéciaux, tout comme Fatalis ou Doom qui devrait logiquement se montrer d'ici la fin de la promo. On évitera de parler du logo carré en revanche hein? Fantastic Four sortira le 5 août prochain. 

* Propos issus de http://www.melty.fr/les-4-fantastiques-3-toby-kebbell-revele-les-nouvelles-origines-de-docteur-doom-a351838.html



27 janvier 2015

America fuck yeah!

team_monde1

genre: comédie, action
année: 2004
durée: 1h40

l'histoire: Team America, force et police internationale, maintient la sécurité de la planète. Mais un dictateur s'apprête à vendre des armes de destruction massive à des terroristes. Les membres de Team America infiltrent donc cette organisation en entraînant dans cette aventure, la star de Broadway, Gary Johnston.

la critique d'Alice In Oliver:

Après l'excellente adaptation de la série animée South Park au cinéma, les créateurs, Matt Stone et Trey Parker, savent qu'ils sont attendus au tournant.
En 2004, Parker et Stone réalisent Team America: police du monde. Les deux cinéastes abandonnent l'animation pour se consacrer aux marionnettes, le but étant de signer un véritable pamphlet contre la politique menée par le gouvernement Bush, notamment après les attentats du 11 septembre 2001.

Inutile de le préciser mais l'administration américaine en prend pour son grade ! Clairement, Matt Stone et Trey Parker n'ont rien perdu de leur insolence.
Et tant mieux. Au niveau du design, les marionnettes de Team America ne sont pas sans rappeler celles utilisées pour la série Thunderbirds.
Heureusement, la comparaison s'arrête bien là.

Les deux univers sont très éloignés et n'ont strictement rien à voir. Dès son introduction, Team America: Police du Monde a le mérite de présenter les hostilités.
Team America est destiné à broyer et à démonter la politique de Bush. Cela fait déjà plusieurs années, voire plusieurs décennies que les Etats-Unis se prennent pour la police du monde.
Un constat qui s'est d'autant plus accentué avec l'arrivée de Bush Jr au pouvoir.

A partir de là, les créateurs de South Park sont fidèles à leur poste. Les personnages de Team America sont également des crétins et des beaufs persuadés d'apporter la paix dans le monde.
Matt Stone et Trey Parker ne manquent pas d'imagination et délivrent plusieurs séquences d'anthologie. Certes, le film est parfois un peu répétitif voire assez lourdingue.
Je pense notamment à la longue scène de coucherie (voire de baise) entre deux membres de Team America.

A cela, il faut rajouter quelques petites longueurs. Pourtant, force est de constater que Trey Parker et Matt Stone n'ont rien perdu de leur verve et de leur insolence.
Néanmoins, les critiques portées contre la politique de Bush ne sont pas nouvelles. Il est donc question ici de patriotisme aveugle, de propagande et de la bonne vieille conscience pacifiste.
Ce sont des thèmes qui ont déjà été abordés dans le film South Park. Mais ne boudons pas notre plaisir, dans son genre, Team America reste un spectacle jouissif et toujours aussi engagé.
On en redemande !

La critique de Borat

Trey Parker et Matt Stone se sont montrés depuis leurs débuts aussi frappadingues qu'insolents que ce soit par Cannibal the musical, Captain Orgazmo et bien évidemment la série South Park et son passage virulent et percutant au cinéma. Clairement, il y a eu un avant et un après South Park dans le paf américain, de par sa violence verbale et graphique ("ils ont tué Kenny!"). En 2004, ils revenaient avec Team America, film en stop-motion changeant donc radicalement avec l'animation de leur série phare. Ici il est question de marionnettes, rappelant en soi la série Thunderbirds (qui fera son retour cette année). D'ailleurs, les joyeux lurons n'hésitent pas à montrer les fils et si possible dans des séquences de combats au combien volontairement ridicules. Par son titre, on peut déjà avoir un indice sur le contenu à venir. Evidemment, le film met en scène une escouade américaine qui se base dans le monde entier. Hé oui, nos chers amis ricains ne faillissent pas à leur réputation de "gendarmes du monde" et interviennent ainsi en France (dans une merveilleuse séquence cliché qui malheureusement n'est pas aussi éloigné d'une réalité toute récente...), en Egypte et même en Corée du Nord! Ils n'ont aucune limite et leur base est le Mont Rushmore avec des engins aux couleurs des sacro-saints USA. Inutile de dire que les soldats sont évidemment convaincus de leur légitimité.

Cela se confirme par tout un lot de destructions de monuments, à l'image de la Tour Eiffel (soit cinq ans avant le pitoyable GI Joe) et la Pyramide de Kheops. Parmi eux, un acteur est engagé afin de mieux passer dans des phases d'infiltration, engendrant un merveilleux quiproquos lors d'une poursuite. Parker et Stone ne font donc pas dans la dentelle et accumule les excès les plus salutaires. La scène de sexe est un véritable fuck au Restricted (classification du film tenant du "interdit aux moins de 18 ans avec accompagnement d'un adulte"), repoussant les limites. Déjà de par sa longueur surréaliste mais aussi le fait que la scène met quand même deux poupées qui baisent! A cela rajoutez le nombre fou de positions ou même la musique sorte de parodie à peine voilé d'I don't wanna miss a thing. D'ailleurs, Michael Bay a droit à une sublime chanson à l'effigie de son impayable Pearl Harbor. Sans compter le coup de grâce dont je vous laisse la surprise. Cette scène est vraiment l'exemple typique de transgression du film, véritable délire WTF. Mais évidemment comme souvent, nos chers réalisateurs se mettent à la musique. J'ai déjà cité la scène de sexe, mais la grande rigolade c'est bien sûr America Fuck Yeah! Véritable délire parodique où tout le monde a droit à son chapitre (allant de McDonald aux républicains) et surtout dans un élan patriotique totalement jubilatoire et bourrin.

Et le plus drôle est que nos deux larrons ont fait différentes variations, la meilleure étant bien évidemment la "version triste" que l'on croirait sortir d'un enterrement! Nos cocos vont même plus loin en mettant une scène où l'acteur vomit en pleine rue avec une musique sonnant comme une forme de délivrance WTF. Un vrai régal! Et puis quitte à taper sur la comédie-musicale, autant tacler une vraie comme Rent (soit une chronique du début des années SIDA) avec Everyone has AIDS (littéralement "tout le monde a le Sida!"). Comme quoi on ne s'étonne même pas que les deux larrons ont été jusqu'à faire une comédie-musicale sur les mormons! Mais le plus drôle étant évidemment que Team America était en avance sur son temps, tout en étant jamais inquiété. A l'heure où The interview fait beaucoup de bruits pour rien en se frottant au fils, Stone et Parker tapaient sur le père Kim Jong Hin! Et par la même occasion Hollywood avec son syndicat des acteurs collaborant avec la Corée du Nord! Et on a de tout avec Matt Damon qui passe pour abruti fini, Danny Glover, Susan Sarandon, Sean Penn (premier garant de la paix) et évidemment Alec Baldwin! Evidemment que serait un projet des créateurs de South Park sans Alec Baldwin?! Autant dire que le film se veut davantage méchant avec la Corée du Nord, usant évidemment de la dictature pour faire intervenir nos américains bourrins et fiers de l'être. Et puis ce merveilleux personnage à lunettes qui aligne les répliques dégueulasses tels que "Je te coupe les couilles, je te les mets dans le cul, comme ça quand t'iras aux chiottes tu te chieras sur les couilles!", c'est juste que du bonheur, tout comme le sergent en chef semblant sorti de Police Academy!

Une parodie jubilatoire en bonne et due forme, énorme fuck aux "gendarmes du monde".

22 janvier 2015

Cuvée cinéma games

Dans la Cave de Borat, votre cher interlocuteur en a vu passé des jeux-vidéo, on peut même dire beaucoup au regard des différentes consoles dont le nombre risque de vous donner le vertige (allez faisons un petit tour du propriétaire: Playstation, Game Boy Color, Game Boy Advance, Game Cube, Game Boy Advance SP, Xbox, DS, Xbox 360, Wii, PS3 et 2DS! Ouf!). Autant dire que depuis l'année 98, le nombre de jeux a considérablement augmenté. Mais qu'en est-il de leurs adaptations? Et oui, au contraire des romans, pièces et autres BD; les jeux-vidéo ont eu beaucoup moins de chance avec le cinéma, on peut même légitimement parler de saccage majeur et cela depuis l'année 1990 qui a lancé les hostilités avec le mémorable Super Mario Bros (on y reviendra...). Revenons donc sur les découvertes de votre cher Borat en ce qui concerne les adaptations de jeux-vidéo au fil des années. Commençons avec Pokémon. La saga Pokémon avait commencé banalement sur la console Game Boy avant une explosion aussi violente que soudaine. Cartes à jouer, autocollant, Game Boy jaune, petit appareil à l'effigie du célèbre Pikachu... Une vraie folie où il ne manquait plus qu'une série animée! Ben tiens! La voilà qui explose en ces débuts d'année 1999 sur TF1 que squatte votre cher Borat comme souvent, découvrant la fameuse nouveauté (punaise je suis encore nostalgique, vingt ans ça rend vieux!). Paf générique vite en tête! Paf Sacha de Bourre-Palet (pas de jeux de mots!)! Pikachu! Team Rocket! Ondine!

Evidemment, au bout d'un moment, la série s'est trouvée ultra-répétitive et j'en suis resté à la saison 4 et ce sans jamais en voir une en entier (tout simplement impossible avec la diffusion de TF1, sans compter les VHS qui n'allaient pas jusqu'au bout). Mais je me souviens encore de passages très sympathiques. Le début bien évidemment, mais aussi ce remake à peine voilé de L'aventure de Poseidon avec passages dans un parc d'attraction cauchemardesque, les moments délirants avec Pierre qui nous rappelle les grands égarements de Tortue Géniale; et puis ce moment où tu chiale quand Sacha laisse Pikachu dans la forêt de Pikachu... sur une musique en anglais. Et là le bas blesse. Car 4Kids a fait un saccage au niveau de cette série et des trois premiers films en censurant plusieurs passages (notamment les passages gourmands et croquants avec Ondine!) et en rajoutant quinze tonnes de musiques en anglais. Si dans la série, cela passe plutôt bien, sur les films, on peut dire que c'est un massacre. Sur les trois vus, le premier est certainement le plus intéressant, mais il a tellement été coupé. Tout le prologue est dézingué, supprimant tous les éléments cruels sur Mew et Mewtwo. Et puis ce moment écoeurant avec de la mauvaise musique pop ricaine qui bousille un beau moment d'émotions. Merde à la fin... Quant aux deux autres films, Le pouvoir est en toi est plutôt sympa à regarder quant au Pouvoir des zarbis, il s'avère encore correct et a une certaine dramaturgie. 

  

J'avais vu aussi un téléfilm Le retour de Mewtwo qui ne racontait pas grand chose et il y a quelques mois je m'étais prêté à regarder une sorte de préquelle à la série, où le Professeur Chen faisait explorer au dresseur du jeu Pokémon rouge (enfin je crois) les terres des Pokémon, découvrant les 151 pokémons. Sympa en tous cas malgré une animation un peu bof et un montage un peu bizarre, faisant passer ce téléfilm pour un épisode à scénettes. Puis il y a eu Tomb Raider de Simon Wells. Vu en téléchargement un an après sa sortie dans des conditions personnelles pour le moins dramatiques (je n'en dirais pas plus si cela ne vous dérange pas), j'ai vu ce film plusieurs fois au même titre que La menace fantôme. Autrement dit plus jamais ça. Angelina Jolie a certes le physique éventuel de l'héroïne créée par Eidos pour la merveilleuse Playstation, néanmoins elle ne dégage absolument aucune émotion. Autant dire que l'archéologue forte n'en est rien qui plus est dans des aventures au goût fantastique pour le moins périmé. Le réalisateur du pourtant très sympathiques Les ailes de l'enfer s'embourbe dans un film d'aventure où il ne se passe pas grand chose et surtout où l'intrigue tient du timbre poste. Or, même si je n'ai jamais été fan de la saga vidéoludique, il n'en reste pas moins que les énigmes étaient compliquées et rythmaient le jeu efficacement.

"Ecoute Angie, marie toi avec un grand acteur qui peut compenser ton mauvais jeu d'actrice pour une icône glamour. -Et toi Daniel? -Moi? Je me donne rendez-vous dans cinq ans chez Sony pour incarner un célèbre agent-secret."

 

Là non, Lara Croft devient une banale bourrine qui fait du kung fu façon Tigres et dragons (paradoxe!) mais en plus les énigmes se résolvent en deux temps, trois mouvements sur du mauvais U2. Sans compter le visuel dégueulasse à base de ralentis foireux et surtout cette foutue machine qu'affronte Lara dans une ruine. Non mais franchement vous avez fumé quoi les mecs? Un an après j'ai eu la connerie par deux fois (un anniversaire malheureusement...) d'aller voir sa séquelle qui, avec plus de pognon, a eu le mérite d'être aussi lamentable que le précédent. Alors oui c'est bien beau de jouer sur le côté sexy de Jolie, tout comme Eidos ou Seat l'avaient fait avant avec le personnage, mais franchement qu'est-ce que c'est pitoyable. Et ne parlons pas de ce climax complètement foireux avec ces créatures dégueulasses. J'ai mal à ma Lara Croft. Heureusement que le reboot n'avance pas, on évite un troisième massacre. Autre saga vidéoludique phare des 90's à passer à la moulinette cinématographique, Resident Evil. Initialement ce sont des survival horror, parfois avec une certaine ouverture et dont le premier se déroule dans un manoir avec des zombies et autres créatures.

Un des grands moments ridicules de cette saga dégueulasse qu'est Resident Evil...

 

Un must de la Playstation qui a fini entre les mains de Paul WS Anderson en 2002. Alors que son Event Horizon est devenu une des références du monumental jeu Dead Space, Anderson pillait le jeu culte de Shinji Mikami. Vu lors d'un passage télé sur Ciné Frisson, je m'étais déjà ennuyé devant le premier volet. Le film prenait d'abord le point de vue du manoir, ce qui s'avérait logique mais déjà pas de la bonne manière. Dans le jeu, des policiers se retrouvaient dans un manoir par inadvertance et devaient faire face à des événements étranges. Là rien, on se retrouve avec des amnésiques amenés dans un laboratoire en dessous du manoir, censé comporter un virus. On n'est plus dans du survival mais dans du film faussement horrifique et ultra-bourrin pour pas grand chose, ressemblant bien malheureusement à une série Z luxueuse avec Milla Jovovich et Michelle Rodriguez. Enfin luxueuse jusqu'au grand final et son monstre en mauvais cgi à l'heure où Jurassic Park fête admirablement ses neuf ans! Paradoxe! J'ai vu plusieurs années après le troisième volet au cinéma. Ne me demandez l'éclair de génie qui a valu autant de clémence pour payer ma place pour ce truc, mais disons que je devais être fatigué.

"Je me fais chier dans Resident Evil! Alors je tire!"

Le meilleur des quatre que j'ai vu (ce qui n'est pas dur) tout en restant franchement mauvais, plagiant Mad Max 2 sans vergogne pour mieux montrer un manque d'inspiration total avant un final d'une rare bêtise. Je me suis ensuite fait bien des années plus tard pour les besoins de ce merveilleux blog jamais avare en bouseries Apocalypse et Afterlife en streaming, ne souhaitant pour rien au monde payer pour ça. Me voilà donc à passer une mauvaise soirée avec un gros nanar complètement débile et d'une rare laideur et un énorme navet qui va jusqu'à reprendre un plan complet de Matrix Reloaded! Manquerez plus que le label "Wachowski brother and sister" et on serait bon. Sans compter que cette saga capitalise de manière totalement malhonnête en reprenant les noms de personnages phares de la saga vidéoludique pour en faire absolument n'importe quoi. Ainsi on se retrouve au fil des films avec Claire Redfield, Carlos Oliveira, Jill Valentine ou Chris Redfield aux côtés de la fadasse Alice. Rien à sauvé de cette saga pour le moins douteuse où les rapports avec le jeu-vidéo tiennent davantage du vulgaire fan-service. Je n'ai jamais été fan de RPG mais je connais assez bien l'existence de Final Fantasy, la saga phare de Square Soft puis Enix. Je me souviens bien de ma vision de la bande-annonce de Final Fantasy Les créatures de l'esprit au cinéma et cela m'avait plutôt impressionné. Visuellement ça claquait et je trouvais le concept intéressant. Le délire fut moins présent lorsque je l'ai vu en DVD.

Une date pour l'animation, mais pas dans le box-office.

Il n'en reste malheureusement pas que les personnages sont aussi caricaturaux qu'inexpressifs (le méchant très méchant incarné par un James Woods aussi con que dans le dernier quart d'heure de Contact ou dans White House down choisissez; le bidasse qui n'arrête pas de causer incarné par Steve Buscemi ce qui apparaît logique; le gentil afro-américain, le gentil ex incarné par Alec Baldwin, la belle scientifique, le vieux scientifique incarné par Donald Sutherland) et que le récit patauge très souvent dans la semoule. Et puis Lara Fabian en générique de fin merde! Il n'en reste pas moins que tout comme Toy Story fut une révolution en étant le premier long-métrage en images de synthèse; Final Fantasy est le premier film en motion-capture photo-réaliste. Une innovation indéniable qui permettra aux Robert Zemeckis et James Cameron de faire leurs films récents. Final Fantasy VII: Advent Children fut un événement lors de sa sortie DTV et pour cause il fait suite au plus gros succès de la saga, véritable hit de la Playstation, le genre de jeu que même si on est pas fan on est bien content de l'avoir dans ses collectors! Point d'orgue à tout un lot de sequelles/prequelles vidéoludiques au jeu culte, cette OAV revenant à la fantasy tout en gardant un pied vers la SF, s'avère un morceau visuellement très beau et en soi assez indigne du DTV que son format le contraint.

Le scénario n'avance pas bien loin (Cloud revient et se voit contraint d'affronter divers adversaires agressant ses amis, dont son ancien ennemi), mais l'ensemble se révèle divertissant. Tout ce qu'on demande, même si on pouvait s'attendre à mieux d'un film événement pareil. Voilà maintenant le gros morceau de cette cuvée sur les adaptations de jeux qu'a vu votre cher Borat. Manqué de peu à cause de mon âge (enfin je dis ça mais j'avais déjà vu des merdes avec -12 aussi) et surtout par une exploitation rapide, Silent Hill de Christophe Gans a été rattrapé dans les règles de l'art avec le DVD collector. L'adaptation du survival-horror de Keiichiro Toyama (encore un hit de la Playstation, même si tardif) n'est pas sans défaut comme le confirme l'intrigue parallèle du père incarné par Sean Bean qui handicape plus d'une fois le récit, tout comme certains effets du final dans l'église pas toujours beau. Mais dans l'ensemble, Christophe Gans (dont je découvrais l'existence seulement) s'en sort vraiment bien car revient à une ambiance macabre, critique acerbe du fanatisme (ben tiens...) et graphiquement superbe. Silent Hill se savoure comme une géniale odyssée sonore et dégueulasse dans un purgatoire terriblement réel, où il suffit d'un instant pour qu'un personnage comme Pyramid Head débarque avec fracas (le dépessage en pleine place publique devait être un sacré moment de terreur au cinéma). Au vue des critiques désastreuses, j'ai préféré ne pas aller voir sa séquelle Revelations au cinéma. Toujours pas osé la voir.

"Coucou mes chéries, ça va être la fête du slip!"

Constantin Film n'a pas ruiné que Resident Evil (et les Fantastic Four hors concours), les studios allemands se sont aussi occupés de Dead or Alive le jeu de combat sexy mais terriblement fun de Tecmo. Confié à Corey Yuen, le film est une banale production hollywoodienne bas de gamme où l'on retrouve pleins de têtes connues que l'on ne préférait pas voir (genre Devon Aoki ou l'autre tâche de Matthew Marsden) et puis en méchant Eric Roberts... Alors oui j'ai une certaine sympathie pour le frère de Julia Roberts. Déjà parce que sa fille Emma est plutôt mignonne mais surtout parce que j'adore le voir cachetonner dans tout et n'importe quoi. Je vous ai parlé récemment de Sharktopus, en voici un bel exemple de plus. Même le côté sexy est aseptisé dans des combats ridicules et même pas fun. Sorti la même année, Hitman enfoncera le clou. Bon, le pauvre Xavier Gens n'a pas eu le final cut, certains cocos ayant même tourné des scènes supplémentaires, il est produit par Luc Besson et la Fox, engendrant en soi une coproduction au rabais. Le titre phare d'Eidos ne s'en remettra pas, votre cher Borat. Lui qui s'était éclaté à incarner l'Agent 47, tueur à gage aussi gourmand que croquant, dans Blood money un an et demi plus tôt entre deux matchs de coupe du monde de football a eu droit à une belle douche froide.

On peut me dire le rapport avec 47? Il n'y en a pas? Bon.

Scénario WTF et totalement débile, scènes de combats et fusillades totalement improbables (surtout quand on sait que dans les jeux, il faut être aussi discret qu'une petite souris!), Timothy Olyphant qui rate complètement sa cible, Olga Kurylenko qui fait la pouf de service confirmant qu'elle a quand même bien fait de passer par Terrence Malick pour se refaire une santé, réalisation allant du classe correct au bourrin débile... Enfin rien ne marche et Hitman de se mettre dans les naufrages intégraux des adaptations de jeux-vidéo. Pas sûr que le reboot qui sortira cette année ne sauve vraiment les meubles. Encore un film vu au cinéma, à savoir Max Payne de John Moore. Pourtant au vue de la bande-annonce soulignée par les bonnes paroles de Marilyn Manson, il y avait de quoi y croire. Hélas, la bande-annonce est finalement bien meilleure que le film lui-même. Mal rythmé, interprété avec les pieds (Marky Mark est grognon, il serre la machoire, Mila Kunis a rarement servi autant à rien que dans ce film et puis Olga encore en pouf merde quoi...), réalisé bizarrement (la séquence où Marky Mark est vénère vaut son pesant de cacahuètes avariées) et franchement peu raccord avec son modèle. L'histoire n'a rien à voir même si certaines scènes apparaissent mais sans un impact fort. Voire encore mieux les bullet-times chers à la saga vidéoludique (y compris dans le troisième volet sorti quelques années après) sont quasiment absents du film. Au final, le jeu est une nouvelle fois pillé par des incapables. Et John Moore de saccager une première icône d'action. 

L'art du streaming et du téléchargement aide à beaucoup de choses, notamment à retrouver de très mauvaises choses. Evidemmment, nous allons en venir à Super Mario Bros, première adaptation de jeu-vidéo au cinéma mais aussi premier massacre de première. Déjà on peut se demander quelle connerie Nintendo a eu de donner des droits pareils pour le cinéma. Super Mario Bros a tout sauf un scénar et encore moins adaptable: on est face aux aventures d'un plombier et son frère face à une sorte de dragon qui a kidnappé leurs copines habillées en rose et jaune! Que voulez vous adapter dans ça? Il faut croire que certains producteurs ont trouvé cela suffisamment intéressant pour l'adapter au cinéma. Résultat: première adaptation et première grosse bouse où de grands acteurs cabotinnent comme des porcs (feux Dennis Hopper et Bob Hoskins),à la direction artistique aussi dégueulasse (faut voir les koopas ou même Yoshi pour voir l'étendu des dégâts) que douteuse (le nombre d'allusions sexuelles dans un film tout public ça laisse pensif). On ne s'étonne même pas que Roland Joffé, réalisateur prestigieux de La déchirure a souhaité être non-crédité en tant que réalisateur (sur les trois) de la chose. Il y a aussi Doom, production hollywoodienne faite à la va vite où The Rock joue comme une merde dans un déluge de Cgi dégueulasse où vient compléter une séquence à la première personne pour le moins lamentable. Heureusement que Rosamund Pike s'est refait une santé depuis...

"Putain Bob qu'est-ce qu'on est venu foutre là-dedans? -J'en sais rien mais ce con de Roger Rabbit commence déjà à me manquer, sa femme aussi..."

Continuons dans le foireux avec Mortal Kombat. Une flic bourrine, une star grande gueule, un méchant asiatique (évidemment), un héros asiatique mais un peu con (évidemment), Paul WS Anderson (malheureusement), des combats à la ramasse et visuellement douteux (comprenez "ça va a vieilli mon gros"), pas violent (alors que les jeux sont parmi les jeux de combats les plus crades du milieu) et un rire phare (ah Totof Lambert). Plus copieux est Prince of Persia. Grosse production qui se vautre en beauté et ce malgré Jake Gyllenhaal (qui a l'air de se demander ce qu'il fout là), Ben Kingsley (idem), Gemma Arterton (idem), Alfred Molina (idem), le réalisateur Mike Newell (en fait tout le monde!) et Jerry Bruckeimer à la production avec Disney. Un flop commercial total où s'ajoute la qualité déplorable du film, pas aidé par des CGi vraiment laids (les séquences dans les sables du temps sont franchement lamentables pour un blockbuster aussi cher) et un scénario complètement débile (le retournement de situation à la fin est un vrai festival de rigolades involontaires). Je passerais sur King Rising 2 d'Uwe Boll avec Dolph Lundgren capitalisant sur le premier volet pour continuer à faire n'importe quoi. Quant à Need for speed, on se demande où est le rapport avec les jeux, même si illégalité et routes de campagne ont fait le bonheur de plus d'un volet de la saga vidéoludique. Il n'en reste pas moins que les poursuites sont filmées de manière très efficaces, certainement le plus gros point fort d'un film assez anecdotique.

"Hin hin hin hin! Laisse moi rire Borat de cette bande de nazes!"

En tous cas moins que le pitoyable Autoroute racer film allemand adapté de Paris-Marseille Racing (!). Une prod bien schleu à l'humour risible et allant à tous les râteliers (genre un flic qui s'infiltre dans le milieu des rodéos... ben tiens c'est le "pitch" de Fast and furious) et filmé avec les pieds. Je terminerais par le cas Scott Pilgrim. La BD de Bryan Lee O'Malley est emprise de beaucoup de pop culture et notamment tout ce qui a pour thème les jeux-vidéos. Pour ses affrontements et même certains éléments il y fait donc référence, y compris dans la topographie des combats. Edgar Wright a pris le pari fou d'adapter tel quel la BD et au final il est plus dans l'esprit du jeu-vidéo que la quasi-totalité des films abordés dans cette cuvée. Il en vient même à parodier les Up chers aux Super Mario Bros ou la barre de vie transformé le temps d'une scène en barre de pipi! Les combats gardent un côté épique tout en restant fun, passant de niveau en niveau jusqu'au boss final, à l'image de ces jeux comme Super Smash Bros où on se fout sur la gueule entre potes. La quintescence même! Allez à la semaine prochaine!

Ready? FIGHT!

21 janvier 2015

Cannon on the rock!

Menahem Golan nous a quitté cet été alors qu'il était revenu à Cannes avec son cousin Yoran Globus pour la présentation du documentaire à son effigie The Go-go boys. Votre cher Borat avait même fait un dossier pour l'occasion revenant sur grands nombres de projets de la Cannon et la 21th Century Corporations, certains relevant du grand foutage de gueule voire sentant la magouille. Ce que l'on sait moins c'est qu'un autre documentaire nommé Electric Boogaloo (d'après un titre de film de la Cannon tellement mauvais qu'il est devenu un gimmick pour évoquer une "sequelle jugée outrancière et/ou de confection douteuse" dixit Mad Movies) se confectionnait en parallèle mais non-officiel. Et pour cause, The Go-go boys peut être vu comme une autoproduction du duo de la Cannon, cherchant à tout prix à regagner une certaine gloire. Ce documentaire est sorti en salles, pas Electric Boogaloo qui sort direct to DVD (tout du moins disponible avec le Mad Movies de ce mois, qui ont concocté un énorme dossier sur la Cannon pour l'occasion, donc à conseiller) et sera projeté à Gerardmer dans quelques jours. Si l'on y regarde de près Electric Boogaloo est certainement le plus intéressant, car propose de montrer un regard totalement indépendant par rapport à l'autre documentaire et impose une vision beaucoup moins élogieuse de la Cannon.

Electric Boogaloo : Affiche

Des scénaristes, collaborateurs, réalisateurs (notamment Tobe Hooper qui délivrera trois films ou Albert Pyun artisan notable de la Cannon) ou acteurs (bon on n'a pas Chuck, ni Stallone, ni Jean Claude, mais il y a Richard Chamberlain et Bo Derek!) témoignent au cours de ce film, faisant en soi eux même la narration du documentaire. Electric Boogaloo se joue donc uniquement sur les images et les témoignages, permettant en soi une narration fluide sans foutue voix-off qui parasiterait les interview. Le documentaire commence par évoquer le statut des deux cousins avant l'acquisition de la Cannon, surtout connu à l'époque pour faire dans le film érotique ou la peloche gentiment horrifique. Je ne reviendrais pas sur des films déjà évoqués dans le dossier (que ce soit les Alan Quatermain, les films de Hopper, Voyage au centre de la Terre ou encore Les maîtres de l'univers), mais certaines anecdotes les concernant sont pour le moins amusantes. Comme ce bon vieux Dolph Lundgren disant que lorsque Stallone est passé sur le plateau des Maîtres de l'univers, il a demandé à Golan s'il avait réellement besoin de dialogue (et paf), tout en étant gêné d'avoir un acoutrement pareil. Tout comme Richard Chamberlain évoquant que Sharon Stone était "très spéciale" sur le tournage des Alan Quatermain, quand d'autres sont beaucoup moins gentils!

Electric Boogaloo : Photo Menahem Golan, Yoram Globus

On notera également l'anecdote racontant que le premier Portés disparus était tellement mauvais selon ses instigateurs que sa suite sera tournée dans la foulée et passera pour le premier! Le premier film tourné sera donc sa séquelle! Pareil pour Sahara, grosse production avec Brooke Shield où cette dernière était vue déjà avec un Oscar par l'ami Golan! La Cannon est assez critiquée au cours du film notamment à cause de leurs techniques de financement. Et pour cause, Golan et Globus avaient la grande folie des grandeurs, annonçant parfois plus d'une cinquantaine de projets alors que deux ou trois verront le jour! Un contexte totalement aberrant où l'on retrouve des tonnes de films possibles avec Chuck Norris ou Charles Bronson (notamment The Golem où il aurait dû "affronter" une créature issue de la culture juive le fameux personnage éponyme!). Evidemment beaucoup de bruits pour rien mais il faut bien dire que Golan avait ce chic de savoir faire sa promotion au téléphone, toujours à la recherche d'éventuels banquiers. Tout trop vite au point d'accumuler les couilles par ci par là à l'image de chaînes de cinémas à travers le monde qui fermeront avec fracas, emmenant encore plus la Cannon vers une faillite inévitable. On peut aussi voir dans ce documentaire à quel point il savait capitaliser sur les modes. La phase ninja est à elle seule une véritable rigolade avec le fameux Enter the ninja (dont je vous avais déjà parlé) où Franco Nero joue un ninja... tout en étant doublé par un cascadeur une fois masqué! 

Electric Boogaloo : Photo

Dès le volet suivant, Shô Kosugi qui incarnait le méchant devient ici le gentil dans Ultime violence! Le troisième volet Ninja III pousse la pignolade encore plus loin en mélangeant les films d'arts-martiaux et L'exorciste! Et pour cause, une professeur d'aérobic se retrouve possédée par un ninja après avoir touché un sabre et fait équipe avec Kosugi. Du grand nawak qui aura fait rire bons nombres de spectateurs avides de ce genre de peloches qui a fait le succès des vidéoclubs. Le plus amusant reste l'intérêt de Golan et Globus pour les danses! Ainsi voici venir Break Street 84 (titre français de Breakin'!), film sur la break dance où de vrais danseurs se retrouvent face à Lucinda Dickey (qui se faisait dézinguer par les autres danseurs sur le tournage) que l'on retrouvait la même année dans Ninja III. Comment passer du coq à l'âne. Le tout ne s'est pas arrêté puisque les deux moguls ont enchaîné avec une suite, le fameux Electric Boogaloo, qui au contraire de son aîné s'est planté comme jamais. Une fois séparés (Golan s'étant sévèrement engueulé avec son cousin et les deux ont fini par produire des films chacun de leurs côtés), les deux cousins ont trouvé un nouveau moyen de se faire du pognon sur une mode: la lambada!

 

Même séparés, ils ont les mêmes idées!

Les deux faisant chambre à part tourne chacun un film et le plus drôle dans l'histoire étant que non seulement ils sont sortis le même jour (un intervenant raconte que l'un arrivait, l'autre juste après pour deux avant-premières se déroulant en même temps!), mais se sont également plantés en beauté. Par ailleurs, dans le film produit par Golan The forbidden dance on retrouve une certaine Linda Harring encore bien loin de l'univers de David Lynch. Autre curiosité de ce type, le duo avait produit une comédie-musicale sur la Genèse intitulée The Apple. Encore un flop. Le documentaire s'intéresse également à la partie érotique de la Cannon. Tout d'abord avec L'amant de Lady Chaterley où le duo faisait revenir le réalisateur d'Emmanuelle Just Jaeckin avec sa vedette phare Sylvia Krystel (qui s'en prend plein la tronche de la part des différents intervenants, la plupart évoquant un jeu d'actrice à chier des bulles!). Même chose pour Bolero où Bo Derek débarque totalement nue sur un cheval et où cette dernière témoigne que Golan a voulu des scènes de nue supplémentaires alors qu'elle les jugeait déjà bien chaudes! 

bolero-1984-01-g

 Bo Derek fantasme des 80's...

Et puis il y a les associations avec des auteurs. Franco Zeffirelli y trouvera la meilleure collaboration avec un studio sur Othello quand Jean-Luc Godard a fait encore des siennes sur le fameux King Lear (Molly Ringwald revient d'ailleurs sur le tournage où elle jouait une sorte de Jeanne d'Arc et surtout quand elle a demandé à Godard qu'est-ce qu'elle devait faire, ce dernier a comme souvent été évasif voire méprisant). Sans compter Barfly où Barbet Schroeder avait menacé à Golan de se couper un doigt s'il refusait de continuer à financer le film. Ce qui a plu à Golan! Au final ce documentaire s'avère aussi fun que les films qu'il dévoile. Il réussi à revenir efficacement sur les années Cannon tout en restant lucide sur leur travail. Un très bon documentaire en soi et revenant sans censure sur un empire culte du cinéma bis en général.


Electric Boogaloo : Bande Annonce VOST... par Filmsactu

20 janvier 2015

Sommaire de T à chiffres

T

Le tableau


Tais-Toi !
Taken,  
Take Shelter
Tamara

Le Tambour
Tango et Cash
Taram et le chaudron magique
Tarantula !
Tarzan

Tarzan Korkusuz Adam
Tatie Danielle
Le Tatoué
Taxi, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4, New York Taxi

Taxidermie
Taxi Driver
TC 2000

Tchao Pantin
Team America

Ted
Tell Tale

Témoin Muet
T'Empêches Tout le Monde de Dormir !
Les temps modernes

Tendre Dracula
Le Terminal
Terminator, Terminator 2:Le jugement dernier, Terminator 3:Le soulèvement des machines, Terminator Renaissance
Terminator 2 Spectres A Venise
Terror Trap

Le Testament d'Orphée
Tetsuo The Iron Man Tetsuo The Bullet Man
Thank you for smoking
The Thaw

There Will Be Blood
The ThingThe Thing (2011)
Thirteen
This is it


Thor, Thor The Dark World
Thriller-A Cruel Picture
Tigerland
Le Tigre Sort Ses Griffes

Tin Toy
Titan AE
Titanic
Titanic 2
Titeuf le film
Toi et Moi... Et Duprée
Tokyo Godfathers
Tokyo Girl Cop
La Tombe
Le tombeau des lucioles
Le Tombeur de ces Demoiselles
Tombstone
Tom et Jerry Les Meilleures Courses Poursuites

Tonnerre de Feu
Tonnerre sous les tropiques
Les Tontons Flingueurs
Toolbox Murders
Tootsie
Top Gun
Les tortues ninjaLes tortues ninja 2Les tortues ninja 3TMNT,  
Torture
The Tortured
The Torturer
Total Recall,  Total Recall(2012)
Touchez pas au Grisbi
La tour infernale
Tout ce qui brille

Tout le monde il est beau Tout le monde est gentil
The town
The Toxic Avenger
Toy Story, Toy Story 2, Toy Story 3

Traffic
Train


Training day
Trainspotting
Traitement de Choc
Trance


Transformers, Transformers 2 la revanche, Transformers 3 la face cachée de la Lune
Le transperceneige (film)
Le transporteur, Le transporteur 2, Le transporteur 3
La Traque des Nazis
La Traversée de Paris

La traversée du temps
The Tree of Life
Tremors 2
Le trésor de la lampe perdue
Triangle
Le Triangle du Diable

Troie
Troll 2

The Troll Hunter
Tron Legacy
True Grit
True Lies
The Truman Show
Tucker


Les Tueurs de L'Espace
Tueurs nes
The Tunnel
Tu Peux Garder Un Secret

Turbo
Turistas
Turkish Bruce Lee
Turkish Jaws
Turkish Rambo
Turkish Rocky
Turkish Star Trek
Turkish Star Wars, Turkish Star Wars 2
Turkish Superman
Twilight chapitre 1 fascination
, Twilight chapitre 2 tentation, Twilight chapitre 3 Hésitation
Twin Peaks Fire walk with me

U

Ultra Vixens
Un Air de Famille
Un amour de coccinelleLe nouvel amour de coccinelle, La coccinelle à Monte Carlo, La Coccinelle Revient
Un Chien Andalou
Undead Or Alive
Un Drôle de Paroissien

Une Balle dans la Tête


Une Epoque Formidable
Une Femme Disparaît
Une histoire vraie
Une Vie Moins Ordinaire
Un fauteuil pour deux

Un Flic
Un Flic A La Maternelle
Un Homme et son Chien
Un Indien Dans La Ville
Universal Soldier


Un jour sans fin
Un Justicier Dans La Ville 2Le Justicier de New York Le Justicier Braque les Dealers
Un long dimanche de fiançailles
Un monde parfait

Un monstre à Paris
Un Nommé Cable Hogue

Un Papillon Sur L'Epaule
Un poisson nommé Wanda

Un Prince A New York
Un prophète
Un Seul Deviendra Invincible 2, Un Seul Deviendra Invincible 3
Un Taxi Pour Tobrouk

The Untold Story
Un Tramway Nommé Désir
The Underdog Knight


L'Univers et ses MystèresA la recherche d'amas cosmiques, L'Etoile de la Mort, Guerres SpatialesPulsars et QuasarsDix moyens de détruire la Terre, Tombés de L'Espace, Une Autre Terre, Stopper L'Armageddon, Sexe Dans L'Espace, Au Bord de l'espace, Phénomènes Cosmiques, Visages Extraterrestres, La Vitesse de la Lumière, La Fin de la Terre, Saturne et ses Anneaux, A la recherche de la vie extra-terrestre, Le Soleil L'Etoile Mystérieuse, Eclipse Totale, Sept Merveilles du Système SolaireEnergie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, Science Fiction Fait Scientifique, Matière Noire et Energie Sombre, Le secret des sondes spatiales, Voyage dans le Temps      

Unstoppable
Unthinkable
Urban Legend
Urotsukidoji La Légende du Démon,  ,  

V

V pour vendetta
Vacances à Hawaï
La Vache et le Prisonnier
Vahsi Kan
Valentine's day

Valhalla Rising Le Guerrier Silencieux
La Vallée
La Vallée de Gwagi
Valse avec Bachir
La Valse des Pantins

Les valseuses
Vampires
Vampires (2010)
Vampire vous avez dit vampire?, Vampire vous avez dit vampire 2, Fright night
Van Helsing
Le Veilleur de Nuit
Vendredi 13, Vendredi 13 chapitre 8 L'Ultime Retour, Jason Va En Enfer,  Jason X
La Vengeance de l'Aigle


La verite si je mens, La verite si je mens 2, La vérité si je mens 3
Versus L'Ultime Guerrier
Very Bad TripVery Bad Trip 2


The Victim
Vidocq


La vie de Brian
La Vie des Autres
La Vie Est Belle (1948)La Vie Est Belle
La vie est un long fleuve tranquille

Vie et Légende d'Anne Frank
Viens Chez Moi J'Habite Chez Une Copine
La Vierge de Nuremberg
La Vie Secrète de Jeffrey Dahmer
Le Vieux Fusil

Vijayendra Varma-Power of an Indian
Le Village des Ombres
Vincent
The Vindicator

Violette Nozière
Vipère Au PoingVipère Au Poing (2004)
Virgin Suicides
Les Virtuoses
Virus Cannibale


Les Visiteurs;
Visitor Q
Vol 93
Vol au dessus d'un nid de coucou
Volcano

Le Voleur d'Arc En Ciel
Volt
Volteface
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Voyage Au Bout de L'Enfer

Voyage au centre de la Terre
Le voyage de Chihiro
Le Voyage Fantastique
Les Voyages de Gulliver (1939)
Le Voyeur

W

Waking Sleeping Beauty
The Wall (album et film)
Wallace et Gromit Une grande excursion, Wallace et Gromit Un Mauvais Pantalon, Wallace et Gromit Rasé de près, Wallace et Gromit Le mystère du lapin-garou
Wall-e
Wall Street, Wall Street 2: L'argent ne dort jamais

Wanted choisis ton destin
The Ward
WarGames
Warrior
Wasabi
Watchmen

Waterworld
Wayne's World, Wayne's World 2
Welcome to the Jungle
Wendigo
When we were kings
Where The Dead Go To Die 

The White Zombie


Wilderness
Wild Wild West
Willow
W. L'Improbable Président
Wolf Creek
Wolfman
World Trade Center
World War Z
The Wrestler
Wyvern

X

X Men, X Men 2, X Men 3 l'affrontement final, X Men Origins Wolverine, X Men First Class The Wolverine,  
XXXXXX 2 The Next Level

Y

Yamakasi
Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde 
Y a t-il un pilote dans l'avion
Les Yeux de Julia
Les Yeux du Désir
You're next

Z

Z
Zero Dark Thirty
Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle
La Zizanie
Zodiac
Zombi 3
Zombie Diaries 2


Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon
Zombie Lover
Zombies Anonymous
Zombies Of Mass Destruction
Zookeeper


Zontar La Chose de Vénus

Chiffres

Deux heures moins le quart avant JC
Les Deux Visages de Christie
Two Lovers
3 Enfants Dans Le Désordre
3H10 Pour Yuma


Trois Jours A Vivre 2
3 Mighty Men
3 Zéros
Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent

Quatre Garçons dans le Vent
Quatre mariages et un enterrement
La quatrième dimension le film
Five Across The Eyes
Le cinquième élément


La 7ème Cible
Les 7 Grands Maîtres de Shaolin
Les 7 Momies
Les sept samouraisLes sept mercenaires
7venty 5ive
8 mm
Le Huitième Jour

Neuf mois ferme
Les 10 Commandements
Les 12 Salopards

Twelve years a slave
Le 13eme guerrier


21 Jump Street 
La 25ème heure
28 jours plus tard, 28 semaines plus tard
30 Jours de Nuit 2
La 36ème Chambre de Shaolin
36 Quai des Orfèvres
40 ans toujours puceau
99 F
100 Feet

100 Tears
Les 101 dalmatiens
127 heures
187 Code Meurtre

300,  
Les Quatre Cents Coups

1001 pattes
1941
1984 (Anderson), 1984 (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace

2001 Maniacs 2001 Maniacs Field Of Screams
2012
2012 Supernova
2019 Après la Chute de New-York
10000

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Sommaire de P à S

P

Le Pacha
Pacific rim
Le pacte des loups
Le Pacte du Sang
Pain and gain
Pale Rider

Panic Room
Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, Quand l'inspecteur s'emmêle, Le retour de la Panthère Rose, Quand la Panthère Rose s'emmêle, La malédiction de la Panthère Rose, A la recherche de la Panthère Rose
Paperman
Papillon
Paprika
Papy Fait de la Résistance
Paranoiak
Paranormal ActivityParanormal Activity 3

ParaNorman
Pardonnez-Moi
Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier
Le Pari
Paris
Paris by Night of the Living Dead

Paris Je T'Aime
Le ParrainLe Parrain-2ème partie, Le Parrain 3
Partly Cloudy
The Party
Partysaurus Rex
Pas de printemps pour Marnie
La Passion de Jeanne d'Arc
La Passion du Christ
Patrick


Paul
Payback
Paycheck
Pearl Harbor
Pearl Jam Twenty
Peggy Sue s'est mariée
Pendez-Les Haut Et Court


People
Les Pépées font la loi
Percy Jackson le voleur de foudre

Perdus dans l'Espace
Le Père Noël Contre Les Martiens
Perfect blue
Le Péril Jeune
Persepolis

Persona
Peter et Elliott le dragon
Peter Pan
La Petite Boutique des Horreurs
La petite sirene
Petit Massacre Entre Amis
Les petits mouchoirs
Le Petit Vampire
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles
Le Peuple de l'Enfer
Peur Bleue

Peur sur la Ville
Phantom Of The Paradise
Phantoms
Le Phare du Bout du Monde
Phenomena
Philadelphia
Philosophy of a Knife
Phone game
Pi
Piège à Hong Kong
Piege de cristal, 58 minutes pour vivre, Une journee en enfer, Die Hard 4 retour en enferDie Hard 5 

Piège Mortel à Hawaï, Return to the Savage Beach
Pinocchio
Le Pion
Piranha 2 Les Tueurs Volants, Piranha 3D
Les Pirates bons à rien mauvais en tout
Pirates des CaraÏbes: La malédiction du Black Pearl, Le secret du coffre maudit, Jusqu'au bout du monde, La fontaine de Jouvence
La Piscine
Pitch Black, Les chroniques de Riddick Riddick Dead Man Stalking
The Place beyond the pines
La plage


Plan 9 From Outer Space
La planete au tresor
La planète des singes (1968), Le secret de la Planète des singes, Les évadés de la Planète des singes, La Conquête de la Planète des Singes, La planète des singes(2001), La Planète des Singes Les Origines
La Planète Fantôme
Planète Interdite
Platoon


Le plus beau métier du monde
Pocahontas
Point Break
Pokémon le film
Le Pôle express
Police Academy

Police Fédérale Los Angeles
Polisse
Poltergeist
Pompoko

Le Pont (2008)
Le Pont de la Rivière Kwaï
Pontypool
Ponyo sur la falaise
Porcherie
Porco Rosso
Braddock Portés Disparus 3

Poséidon
Possession
Postal
Postman
The Poughkeepsie Tapes

Pouic-Pouic
Pour 100 Briques T'As Plus Rien !
Pour Qui Sonne Le Glas
Pour une poignee de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le bon la brute et le truand


Predator, Predator 2, Predators
Predictions
Prends Ta Rolls... Et Va Pointer !


Presque celebre
Le prestige

Presto
Présumé Coupable
Prête-Moi Ta Main
Pretty Woman
Primal
Primale
Le prince d'Egypte
Prince des Ténèbres

Prince of Persia les sables du temps
La princesse et la grenouille
Princesse Mononoké
Priscilla folle du désert
Prison (1988)
Prisoners
Prisonniers du temps

Le professeur FoldingueLa famille Foldingue
Le professionnel
P.R.O.F.S
Le Projet Blair Witch
Projet X
Les promesses de l'ombre

Promotion canapé
Le Proviseur
Psychose
Public Enemies
Le Pull-Over Rouge
Pulp Fiction
The Punisher (1989), The PunisherPunisher War Zone

Purana Mandir
Purple Rain
Push
Pusher, Pusher 2Pusher 3
Python

Q

Le Quai des Brumes
Quand l'Embryon Part Braconner
Quand les aigles attaquent
Quand les Dinosaures Dominaient le Monde
Quand les nazis filmaient les ghettos
Queen Kong
Que la Bête Meure
Qui veut la peau de Roger Rabbit?
Quizz Show

R

The Rage
La Rage du Tigre
Raging Bull
The Raid,  
Rain Man
Les Raisins de la Colère

Les Râleurs Font Leur Beurre
Rambo, Rambo II La mission, Rambo III, John Rambo
Rampage
Rango
Rashomon
Raspoutine Le Moine Fou
Ratatouille

Ratman
Razorback
Real Steel
Re-Animator
Rebecca
Rec, Rec 2
Red Red 2
Redline


Red's dream
Red Water
The Reef
Regain
La Règle du Jeu
La reine des neiges
La releve


Rencontres du Troisième Type
Renaissance
Le Repaire du Ver Blanc
Reportages de Guerre Diviser Pour Régner

Reptilicus
Les Reptiliens
Requiem for a dream
Requiem pour un massacre

Les Rescapés de Sobibor
Rescue Dawn
Resident Evil, Resident Evil Apocalypse, Resident Evil ExtinctionResident Evil Afterlife
Resurrection County

Retour à la fac
Le Retour des Morts-Vivants
Retour vers le futur, Retour vers le futur 2, Retour vers le futur 3
Retroactive

La Revanche de la Créature
La Revanche de Pinocchio
La Revanche des Mortes Vivantes
La Révolte des Triffides
Les Révoltés de l'An 2000

Ricky Bobby roi des circuits
Le rideau dechire
Les Ripoux
Risky Business
Le Rite
Les rivieres pourpres, Les rivières pourpres 2
road trip
Robin des Bois
Robin des Bois prince des voleurs
Robin Hood
Robocop, Robocop 2, Robocop 3


Le Robot des Glaces, L'histoire de Trunks
Robot Jox
Robot Monster
Robots 2000 Odyssée Sous-Marine
Robo Vampire
Robowar
Rock (1996)
Rock academy
Rock Aliens

Rock of ages
Rocky,  Rocky 2, Rocky 3 l'oeil du tigreRocky 4, Rocky 5Rocky Balboa
Le Roi des Cons

Le Roi Lion
Les rois du désert

Les Rois Mages
Rollerball (1975), Rollerball(2002)
Roméo et Juliette
Les Rongeurs de l'Apocalypse
Rosemary's Baby
R.O.T.O.R.


La Route
La route d'Eldorado


Rox et Rouky
Le royaume de Ga'Hoole-la legende des gardiens
Rubber
Rue Barbare
La Ruée Vers L'Or
Les Runaways
Running Man
Rush

S

Sacré Graal
Sacré Robin des Bois
Le Sadique à la Tronçonneuse
Sailor et Lula

Le Saint (1997)
Le Saint de Manhattan
Le salaire de la peur
Salo ou les 120 Journées de Sodome
Saludos Amigos, Les trois caballeros
Salvage
Samuraï Cop
Samourais
San Antonio
Sanctum


Santa Sangre
Sarkozy vampire des médias
Sars Wars Bangkok Zombie Crisis
Saute mouton
Sauvez Willy

Savages
Savulun Battal Gazi Geliyor
Saw
Saw 2Saw 3Saw 4Saw 5Saw 6 
Scanners, Scanners 2
Scarface
Scary Movie, Scary Movie 2, Scary Movie 3, Scary Movie 4 Scary Movie 5

 Le Schpountz
Les Schtroumpfs
La Science des Rêves

Scooby doo, Scooby doo 2
Scott Pilgrim vs the world
Scourge
Scrapbook
Scream, Scream 2, Scream 3, Scream 4
The secret

Le Secret de Kelly-Anne
Le secret de la pyramide
Le Secret du Lac Salé
The Secret life of Walter Mitty

La Secte Sans Nom
Sectes Enfants Sous Emprise
Le Seigneur des anneaux, Le Seigneur des anneaux (1978), The Hobbit: Un voyage inattenduLa désolation de Smaug 
Le sens de la vie
Le Sens du Devoir
Les sentiers de la perdition
Le Septième Voyage de Sinbad
Serial Noceurs

Série Noire 
Le Serpent

Serpico
Se Souvenir des Belles Choses
Seul au monde


Seven
Sexcrimes, Sexcrimes 2
Shadow
Shakma
Shank
Shaolin Contre Mantis


Shark Attack-Alerte Aux Requins, Shark Attack 3
Shark In Venice
Sharktopus
Shark Zone
Shaun of the dead
She Creature
Sheitan

Shérif Fais-Moi Peur
Sherlock Holmes
Sherlock Holmes Attaque L'Orient-Express
Shine a light
Shining
Shoah

Shocking Asia
Shoot'Em Up
Showgirls
Shrek, Shrek 2, Shrek le troisième, Shrek 4 il était une fin 
Shutter Island
Sidekicks
Signes
Le Silence des Agneaux, Hannibal, Hannibal Lecter Les Origines du Mal
Le Silence Qui Tue
Silent Hill
Silent Running
Les Simpson Le Film
Sin City 


The Skeptic
Slaughtered Vomit Dolls
Sleepy Hollow
Slice
Slugs

Small Fry
Small Soldiers
Snake eyes
Snuff 102
The Social Network
La soif du mal

Soldier
Soleil Rouge
Soleil Vert
Solitaire

Someone's Knocking At The Door
Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
SOS Fantomes, SOS Fantomes 2
La Soupe Aux Choux
Source Code
La souris
Les Sous-Doués passent le bac
Sous le Signe du Scorpion


Le sous sol de la peur
Southland Tales
South Park le film
Space Cowboys
Space Jam


Spanish Movie
Spartacus
Spartatouille
Spawn
Speed 2 Cap sur le Danger
Speed Racer
Spider Man, Spider Man 2, Spider Man 3, The Amazing Spider man 
Spiders
Spider Web
Spirit l'etalon des plaines
Spirit Trap
Splice

Spring Breakers
St Jacques La Mecques

Stag Night
Stake Land
Stalingrad


Stand By Me
Starcrash Le Choc des Etoiles

Stargate
Starko
Starman
Starship TroopersStarship Troopers 2
Starsky et Hutch
Star Runners Les Convoyeurs de L'Espace
Star Trek le filmStar Trek II La colère de Khan Star Trek III A la recherche de Spock, Star Trek IV Retour sur TerreStar Trek V L'ultime frontièreStar Trek VI Terre InconnueStar Trek Premier contactStar Trek Star Trek Into darkness
Star Wars-episode I la menace fantôme, Star Wars-episode II l'attaque des clones, Star Wars The Clone Wars, Star Wars-episode III la revanche des sith, Star Wars-episode IV la guerre des étoiles, Star Wars-episode V l'empire contre attaque, Star Wars-episode VI le retour du jedi Star Wars Holiday Special

 


Stauffenberg L'Attentat
Story of Ricky
La stratégie Ender

Street Dance 2
Street Fighter
Streetfighter La Rage de Vaincre
Strike Commando, Strike Commando 2
Striptease
Stuck Insitinct de Survie
Sucker Punch
Sueurs froides
Sugarland Express
Sulfures

Summer Wars
Sunshine
Super (2011)
Super 8

Supercroc

Superflic Se Déchaîne
Supergrave
Super Heros Movie
Superman (1978)Superman 2Superman 3, Superman 4, Superman ReturnsMan of steel

,
Super Mario Bros

Super Noël, Hyper Noël
Super Shark
Supervixens
Sur la piste du Marsupilami
Sur la route de Madison
Sur mes levres


Le survivant
Survivant(s)
Les Survivants

Les Survivants de L'Infini
Surviving Evil
Suspiria
Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street
Sweet Sixteen
Le Syndicat du Crime, Le Syndicat du Crime 2Le Syndicat du Crime 3

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Sommaire de K à O

K

Kaboom
Karate Kid (1984), The Karate Kid (2010)
Karate Tiger Le Tigre Rouge,  Karate Tiger 2
Ken Le Survivant (1986), Ken Le Survivant, Hokuto No Ken La Légende de Toki,  Hokuto No Ken L'Ere de RahoShin Hokuto No Ken

Ken Park 
Kick Ass Kick Ass 2 Balls to the wall
Kickboxer
Le Kid
Kiki la petite sorcière
Kill Bill
The Killer
Killer CrocodileKiller Crocodile 2
Killer Joe
Killer Shark
Kill For Love
The Killing Of Satan
The Killing Room

Killing Them Softly
Kinatay
King Cobra
Kingdom of heaven
King Kong(1933), King Kong (1976), King Kong 2, King Kong(2005), King Kong contre Godzilla King Kong Revient
The King Of New York
Kiss Kiss Bang Bang
Klaus Barbie Sur les Traces d'Un Criminel
Knick Knack
Komodo
Kramer contre Kramer
Kronos Le Conquérant de L'Univers


Kung-Fu Kid
Kung Fu Panda 2
Kung Pow Enter The Fist
Kuzco l'empereur megalo

L

Le Labyrinthe de Pan
Lacombe Lucien
LA Confidential
Le Lagon Bleu
La haut

Lake Placid Final Chapter
Landru
Les Langoliers
Lara Croft Tomb Raider, Lara Croft Tomb Raider le berceau de la vie
Les Larmes du Soleil
Last Action Hero

Lastikman
The Last man on Earth
The Last Stand
Le Lauréat
Laurel et Hardy en Croisière
Lawless
Lawrence d'Arabie


La leçon de piano
Lectures Diaboliques
Legend
La legende de Beowulf


Léon
Le Libertin
Life of Pi
La ligne rouge
La ligne verte
Lilo et Stitch

Lincoln
La Liste de Schindler
Little Big Man
Little Miss Sunshine


Le livre de la jungle (1942)Le livre de la jungle (Disney)
Le livre d'Eli
Le Locataire


La loi et l'ordre
Les lois de l'attraction
Lolita

The Lone Ranger
Long Time Dead
Long Weekend
Looper
Lord of war
Lost Highway
Louise Michel
Le loup de Wall Street
Le loup garou de LondresLe loup garou de Paris

Lovely Bones
Lucky Luke Daisy Town, Lucky Luke (1991), Lucky Luke


Les Lumières de la Ville
La Luna
Luxo Jr

M

Mac et Moi
La Machine A Explorer Le Temps

The Machine Girl
Maciste contre les Hommes de Pierre 
Madagascar, Madagascar 2


Madame Irma
Mad Max, Mad Max 2, Mad Max au dela du dome du tonnerre
Mad Monkey Kung-Fu
Mad Mutilator
The Magdalene Sisters
Le magicien d'Oz,  
Magic Kid
Magic Mike

Le magnifique
Magnolia
La main au collet
La Main Rouge du Diable
La Maison de Cire

Mais Où Est Donc Passée La 7ème Compagnie, On A Retrouvé La 7ème Compagnie
Mais qui a tue Harry
Mais qui a tué Pamela Rose

La Maison du Docteur Edwardes
Le Maître d'Ecole
Le maitre de guerre
Les Maîtres de L'Univers
Les Maîtres du Temps

La MalédictionLa Malédiction Finale, 666 La Malédiction
La Malédiction des Hommes-Chats
La Malédiction des Whateley
Maléfiques
Malibu High
Mamà

La Maman et la Putain
Maman J'Ai Raté L'Avion, Maman J'Ai Encore Raté L'Avion 
Mamma Mia !
The Man From Earth
The man from nowhere

Maniac (2013)
Maniac Cop
Maniac Trasher
Man on fire
Man on the moon
Manos The Hands Of Fate

The Manson Family


Marathon Man
La Mariée Etait En Noir
La Marque

Marquis de Sade-Justine
Mars Attacks
Mars Un Monde Aquatique

Martyrs

Mary et Max
Mary Poppins
The Mask

Ma sorcière bien aimée
Le masque de Zorro
La Légende de Zorro
Masques

Massacre A La Tronçonneuse (1974), Massacre A La Tronçonneuse 2, Massacre A La Tronçonneuse (2003), Massacre A La Tronçonneuse Le Commencement

The master
Ma Super Ex
Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Revolutions
La Mauvaise Education
Mauvaises Fréquentations

Ma Vache et Moi
Ma vie avec Liberace
Ma Vie Est Un Enfer
Max et les Maximonstres

Maximum overdrive
Max Payne


Megan Is Missing
Mega Shark Vs Giant Octopus, Mega Shark Vs Crocosaurus, Mega Python Vs Gatoroid
Megasnake
La Meilleure Façon de Marcher
Mein Kampf

Melancholie Der Engel
Mélodie Cocktail
Mélodie du sud
Memento
La memoire dans la peau, La mort dans la peau, La vengeance dans la peau


Menace 2 Society

Men In Black, Men In Black II, Men In Black 3
Mensonges d'Etat
Menteur menteur
Le Mépris
Merlin l'enchanteur
Mes meilleures amies
Mes meilleurs copains

Le Messie du Mal
Le Météore de la Nuit
Metropolis
Meurtre à Hollywood

Meurtre au Soleil
La meute
Miami Vice
Michel Vaillant
Micmacs a tire larigot
Midnight Express
Midnight Meat Train
Millenium le film

Millennium actress
Miller's Crossing
Million Dollar Baby
Mimic 2
Minority Report


Miracle sur la 8ème rue

Le Miroir A Deux Faces
Les Misérables (1958)
Misery
Miss Daisy et son Chauffeur
Mission Evasion
Mission Impossible, Mission Impossible 2, Mission Impossible 3MI Ghost Protocol

Mission to Mars
Mississippi Burning
The Mist
Moi Christiane F. 13 ans droguée prostituée
Moi moche et mechant

Moi Tintin
La momie, Le retour de la momie, La Momie la tombe de l'empereur dragon
La Momie Aztèque contre le Robot

Mon Beau-Père Et Moi
Le monde de Narnia-Chapitre I le lion la sorcière blanche et l'armoire magique, Le monde de Narnia-Chapitre II Le prince Caspian,
Le monde de Narnia L'odyssée du passeur d'aurore

Le monde de Nemo
Le Monde Perdu (1925)
Les mondes de Ralph


Les Mondes Futurs

Les mondes perdus au cinéma
Mondo CaneMondo Cane 2
Mondwest
Mon Nom Est Tsotsi
The Monolith Monsters
Mon oncle

Monsieur Verdoux
Monsters
Monsterwolf
Le Monstre Vient de la Mer
Les Monstres de L'Espace
Monstres et cieMonstres Academy
La Montagne Sacrée
Mon voisin Totoro
Moon

Moontrap
Moonwalker
Morse, Let me in
Mortal KombatMortal Kombat Destruction Finale
La Mort au Large
La mort aux trousses
La Mort Etait Au Rendez-Vous
La Morte Vivante
Mort Ou Vif
Mort subite

Les Morts-Vivants
Mosquito
The Mother
Mother's Day


La Mouche NoireLe Retour de la Mouche, La Malédiction de la Mouche, La moucheLa Mouche 2
Moulin Rouge
Mr Brooks
Mulan
Mulberry Street

Mulholland Drive
Multiple Maniacs
Munich
The Muppets
Le Mur de l'Atlantique
The Murderer
Murders In The Zoo

Murder Loves Killers Too
Music Box
My Soul To Take
Le Mystère Andromède
Le Mystère de Vénus
Mystic River

N

Naissance d'une nation
Nathalie Dans L'Enfer Nazi
The Necro Files
Ne le dis à personne

Né Un 4 Juillet
Never Foget
Neverland
Never Let Me go
Never Say Never
New York 1997Los Angeles 2013
New York ne répond plus


Night and day
Night of the Demons
Niki Larson
Nikita
Nine
Nine Dead


Ninja Assassin
Le Ninja Blanc
No Country for old men
Les noces funebres
Les noces rebelles
Notorious Big

Notre ami le rat
N'Oublie Pas Ton Père Au Vestiaire
Nous Sommes La Nuit
Le Nouveau Jean-Claude
Le nouveau monde
Les Nouveaux Barbares
Nouvelle Cuisine
La nouvelle voiture de Bob
Nude Nuns With Big Guns
La Nuit de la Mort
La nuit des morts vivants, Zombie, Le jour des morts vivants, Land of the dead, Diary of the dead
La Nuit des Traquées

La Nuit des Vers Géants
La Nuit du Chasseur
Nuit et brouillard
La nuit nous appartient
Les Nuits Avec Mon Ennemi
Numero 9

O

Oblivion
Obsession
Ocean's eleven
Octaman
L'Oeil de Vichy

L'oeil du mal
Les oiseaux
Old boy
Oliver et compagnie
Omar M'A Tuer
On a volé la cuisse de Jupiter

Once Vatan
On L'Appelle Catastrophe
Only God Forgives
Open Range
Open Water En Eaux Profondes, Dérive Mortelle

Opération espadon
Orange mécanique

Orcs
L'ordre et la morale

L'Orphelinat
Oscar (film)
OSS 117 Le Caire nid d'espion, OSS 117 Rio ne répond plus


The Other Guys
Outland Loin de la Terre
Out of Africa

Out of the furnace
Outrage (2010)
Outreau-L'Autre Vérité
Ouvert 247

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Sommaire de G à J

G

Gacy
Gainsbourg(vie heroique)

Galaxy Quest
The Game

Gandahar
Gandhi
Gangs of New York
Gangster Squad


Garou-Garou Le Passe Muraille
The Gate 2

Gatsby le magnifique (2013)
Gazon maudit
Le géant de fer
Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Gendarme Se Marie, Le Gendarme et les ExtraterrestresLe Gendarme A New YorkLe Gendarme En BaladeLe Gendarme et les Gendarmettes

Génération Perdue
George de la jungle
Get Carter
Ghost
Ghost Dog
Ghost in the shellInnocence
Ghost RiderGhost Rider 2
Ghosts of Mars
The Ghost Writer
Ghoulies 2, Ghoulies 3
The Giant Claw
GI Joe
The Gingerdead Man

The Girl Next Door (2007)
The Girl with the dragon tattoo
Gladiator
Glen or Glenda

Goal 2 la consécration
Godspeed
Godzilla (1954)Le Retour de Godzilla, Godzilla Vs Megalon, Godzilla
Goemon The Freedom Fighter
Goldorak contre Great Mazinger
Gomorra


Good Morning England


Les Goonies
Gorgo

Goshu le Violoncelliste
Le Goût des Autres
Grace
Le Grand Bazar
Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire
Le Grand Chemin
La grande course autour du monde

Les Grandes Gueules
Les Grandes Vacances
La Grande Vadrouille
Le Grand Restaurant
Le Grand Sommeil
Le Grand Tournoi
Gran Torino

Gravity
The Green Elephant
Green Lantern
Green Zone
Gremlins, Gremlins 2 la nouvelle generation
The Grey
Greystoke La Légende de Tarzan

Les griffes de la nuit, La Revanche de Freddy, Les Griffes du Cauchemar, Freddy chapitre 5 L'Enfant du Cauchemar, Freddy 6 L'Ultime Cauchemar, Freddy 7 Freddy Sort de la Nuit
Le Grinch
Grindhouse
La Guerre des Boutons (1961), La Guerre des Boutons (2011)
La guerre des mondes(1954), La guerre des mondes(2005)


La guerre des Rose
Les Guerriers de la Nuit
Guinea Pig: Flowers of Flesh and Blood, Devil's Experiment


H

La Haine
Halloween, Halloween 2, Halloween 3, Halloween 4Halloween 5, Halloween 6Halloween 20 Ans Après, Halloween Resurrection, Halloween (2007), Halloween 2 (2008)
Hancock

Hanuman and the Five Kamen Riders

Happiness Therapy
Happy Feet
Hard Rock Zombies
Harpoon

Harry Potter A L'Ecole des Sorciers, Harry Potter et la Chambre des Secrets, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter et la coupe de feu; Harry Potter et l'ordre du phénixHarry Potter et le prince de sang mêlé, Harry Potter et les reliques de la mort


Hatchet 2
Haute Sécurité
Haute Tension
Heartless
Heartstopper
Heat
HellboyHellboy 2 les legions d'or maudites

Hell Comes To Frogtown
Hell Driver
Hellraiser 3
The Help


Hercule


Hercule A New York
Hercule et Sherlock
Hereafter
Les Héritiers du Docteur Mengele

Héroïnes
Héros
Hibernatus
Hidden, Hidden 2
Hierro

High Fidelity

Highlander, Highlander Le Retour, Highlander 3, Highlander EndgameHighlander The Source

High School Musical (saga)
Highwaymen La Poursuite Infernale
Histeria

Hitcher, 

Hitman

Hitman le Cobra
Hobo with a Shotgun
The Hole
Hollow man


L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée
L'Homme de l'Ouest

L'homme de Rio
L'homme des hautes plaines
L'Homme des Vallées Perdues
L'homme orchestre
L'Homme Puma
L'Homme Qui Murmurait A L'Oreille Des Chevaux
L'Homme Qui Rétrécit

La Honte de la Jungle
Hook
Hope and Glory
La horde
La Horde Sauvage


Horribilis


Horror Cannibal, Horror Cannibal 2
Hors de controle
Hors la loi
Horton
The host
HostelHostel Chapitre 2 
Hôtel du plaisir pour SS
Hôtel Rwanda
Hot Fuzz
Hot Shots !,  


House of Bones
Howard the duck
Hugo Cabret
HulkL'incroyable Hulk
Humains

Hunger games Hunger games L'embrasement
Hurlements, Hurlements 2
Hush en route vers l'enfer
Hyper Tension 2
Hypnose
Hysterical

I

I comme Icare
Il Etait Une Fois Le Bronx
Il Etait Une Fois Dans L'OuestIl était une fois en Amérique
Il Etait Une Fois En Chine, Il Etait Une Fois En Chine 3
Il Etait Une Fois Le Cosmos
Il Était Une Fois... Louis de Funès
Il faut sauver le soldat Ryan


L'Île de la Terreur
L'Île des Morts-Vivants
L'Île Inconnue
L'Île Mystérieuse

L'Illusionniste
I love you Phillip Morris
Ils
Ilsa la Tigresse du Goulag
Ils sont fous ces sorciers

 L'immortel
Les immortels
L'impasse
Impitoyable
The Impossible

 L'Impossible Monsieur Pipelet
Incassable
Inception
L'inconnu du Nord Express
Les incorruptibles
L'incroyable voyage 2 à San Francisco

Incubus (1966)
Independence Day
L'Indestructible

Les Indestructibles
Indigenes

L'Inévitable Catastrophe
Infection
Les Infidèles
Les infiltres
The Informant
Inglourious Basterds


Innocent Blood
Insane
Insanitarium
Inseminoid
Inside Man
Insidious


L'Inspecteur Harry, Magnum Force, L'Inspecteur ne Renonce Jamais, Le Retour de l'Inspecteur Harry, L'Inspecteur Harry Est La Dernière Cible 
Inspecteur La Bavure

International Guerillas


Intolérance
Into The Wild
Intouchables

L'invasion des profanateurs de sépultures, L'Invasion des Profanateurs, Body Snatchers, Invasion (2007)
Invasion Los Angeles
L'Invasion vient de Mars
Invictus
The Invisible Man

I Robot
Iron Man, Iron Man 2, The Invincible Iron Man Iron Man 3
Irréversible

The Island
I Spit On Your Grave (1978)I Spit On Your Grave 2
It Came From Hollywood
It Waits

J

J'ai Rencontré Le Diable
Jackass 3D
Jack Brooks Tueur de Monstres
The Jacket
Jack FrostJack Frost (1996)
Jackie Brown
Jack le chasseur de géants
Jack L'Eventreur Partie 1, Jack L'Eventreur Partie 2
Jackpot

Jack Reacher
James Bond:  James Bond contre Dr No, Bons baisers de RussieGoldfinger, Opération tonnerre, On ne vit que deux foisCasino Royale (1967), Au service secret de sa Majesté, Les diamants sont éternelsVivre et laisser mourirL'homme au pistolet d'orL'espion qui m'aimait, MoonrakerRien que pour vos yeux, OctopussyJamais plus jamais, Dangereusement Vôtre, Tuer n'est pas jouer, Permis de tuer, GoldenEyeDemain ne meurt jamaisLe monde ne suffit pas, Meurs un autre jour, Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall
James et la pêche géante
Le Jardin du Mal
Jarhead
Jason et les Argonautes
JCVD
Jean de Florette, Manon des Sources
Jean-Philippe
J Edgar
Jennifer's body

Jerry Maguire
Je Suis Moche et J'Emballe

Je suis timide mais je me soigne
Je suis une légende
La Jetée

Le Jeu de la Mort
Jeu D'Enfant
, Chucky 3 

Jeune et jolie
La Jeune Fille et la Mort
La Jeunesse Sous Hitler, La Jeunesse Sous Hitler Episode 3La Jeunesse Sous Hitler Episode 4, La Jeunesse Sous Hitler Episode 5
Jeux Interdits
je Vais Bien Ne T'En Fais Pas

J'irai Cracher Sur Vos Tombes
John Carter
Johnny S'En Va-T-En Guerre
John Wayne et les Cowboys


Le Joli Coeur
Josey Wales hors la loi
Josie et les pussycats
Le joueur d'échec
Le jour d'apres
Le Jour de la Bête

Jour et Nuit
Le Journal d'Anne Frank
Le Jour Où La Terre S'Arrêta
Le Jour Où La Terre S'Arrêta (2008)
Jours de tonnerre
Judge DreddDredd
Le Juge et l'Assassin
Jugement A Nuremberg


Jumeaux
Jurassic Park, Le monde perdu-Jurassic Park, Jurassic Park 3
Jurassic Shark
Jusqu'en enfer

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Sommaire de D à F

D

D4 Mortal Unit
La dame en noir
Damien La Malédiction 2
Danger Diabolik !

Danny the dog
Dans la brume electrique
Dans la ligne de mire
Dans La Peau De John Malkovich

Dans l'eau... Qui fait des bulles !
Dans les Griffes du Vampire
La Danza de la Realidad
Daredevil
Dark City
Dark Country

The darkest hour
DarkmanDarkman 2Darkman 3
Dark Shadows
Darling
D.A.R.Y.L.

Da Vinci Code
Daylight
Day Of The Animals
De battre mon coeur s'est arrêté
Dead Girl
The Deadly Spawn
Dead Man's Shoes
Dead Meat

Dead or Alive
The Dead Outside
Dead Silence
Dead Zone
Death Bell
Death Note
Death Sentence


Death Warrior
Décapité
La déchirure

Deep Evil Menace Extraterrestre
Deep Impact
Defendor
Déjà vu


De l'autre côté du périph
Délivrance
De L'Ombre A La Lumière
De Mein Kampf A L'Holocauste L'histoire du Nazisme
Dementia 13
Demineurs
Les Demoiselles de Rochefort
Demolition Man

Demons
Le Dentiste
Le Dentiste 2
Les dents de la mer, Les dents de la mer 3, Les dents de la mer 4 La Revanche,  Cruel Jaws (Les dents de la mer 5)
De Nuremberg à Nuremberg
Le dernier des mohicans
La Dernière Femme sur Terre
La Dernière Maison sur la Gauche (1972), La Dernière Maison sur la Gauche (2009)
Le dernier exorcisme
Le Dernier Pour La Route
Le Dernier Roi D'Ecosse

Le dernier samaritain
Le dernier tango de Paris
De rouille et d'os
The descendants
The Descent, The Descent Part 2

Desperate Living
Des Serpents Dans L'Avion
Destination Finale, Destination Finale 2, Destination Finale 5
Des Zombies dans l'avion

Détective Dee
Détour Mortel 3
Détour Mortel 4
Devil
The Devil Inside
Devil Seed
Le Diable S'Habille En Prada

La Dialectique Peut-Elle Casser Des Briques
Le Dictateur
The Dictator
Didier
Digby le plus grand chien du monde

Digimon le film
Digital Man
Le diner de cons
Dingo et Max

Dinocroc
Dinosaure
Dinosaur From The Deep
Dinoshark
Dirty Dancing
Disaster Movie

Disco
Le discours d'un roi
Disjoncte
District 9
Django Unchained
Djinns
Dobermann
Dr Jerry et Mister Love

Doghouse
Dogma
Dog Pound
Domino
Don Camillo MonseigneurDon Camillo En Russie
Donkey Punch
Dolly Dearest


Donnant Donnant
Donnie Darko
Don't Be Afraid of the Dark
Don't Look Up
Doom

Dorothy
Double Détente
Double Team
Dracula (1992)
Dracula mort et heureux de l'être
Dragon Ball The Magic Begins, Dragonball Evolution


Dragon L'Histoire de Bruce Lee
Dragons
Dragons Forever
Dread

Dreamcatcher
Dream Home
Drive
Driven
Le drole de noel de Scrooge
Duel
Dumb et Dumber
Dumbo
Dune
Dupont Lajoie
Dying Breed

E

Eaux Sauvages
Easy rider
Ebola Syndrome
Echec et Mort
L'échelle de Jacob
L'échine du diable
Eden Lake
Edward aux mains d'argent
Ed Wood

Eegah
L'effaceur
L'Effet Papillon


Elephant Man
L'elite de Brooklyn
Elle Est Trop Bien
Elmer Le Remue Méninges

El Topo

Elysium
Emmanuelle, La Revanche d'Emmanuelle
L'Emmerdeur (2008)
L'Emmurée Vivante
Empire du soleil
En cloque mode d'emploiThis is 40
L'Enfant Sauvage

Les enfants loups Ame et Yuki
L'Enfer des Zombies
L'enfer du dimanche
Ennemi d'Etat 
Ennemis Rapprochés

En QuarantaineEn Quarantaine 2
Entre les murs
L'epreuve de force
Eragon
Eraserhead
Erin Brockovich seule contre tous
Espace Détente
Esprits Rebelles

L'esquive
Essential Killing
Esther
L'Etalon Italien
L'Eté Meurtrier
Eternal sunshine and the spotless mind
ET l'extraterrestre
L'Etrange Créature du Lac Noir
L'etrange histoire de Benjamin Button
L'étrange noel de monsieur Jack
L'Etrangleur de Boston
L'Eventreur de New York
L'Evadé d'Alcatraz
Les Evades


Evil Bong
Evil Dead, Evil Dead 2, Evil Dead 3-L'armee des tenebres The Evil Dead 


Exam
Excalibur
Excalibur l'épée magique
Exorcismus
L'exorciste, L'Exorciste 2 L'Hérétique, L'Exorciste 3L'Exorciste Au Commencement
L'expansion de l'univers est-elle infinie
Expendables, Expendables 2


The Experiment
Exterminator
L'Extra Terrestre
Extra Terrien
Eyes Wide Shut

F

Le fabuleux destin d'Amelie Poulain
Face A La Mort, Face A La Mort 2, Face A La Mort 3


The Faculty
Fahrenheit 451
La Faille
Faites Sauter La Banque
La Famille AddamsLes Valeurs de la Famille Addams
Fanboys

Fanfan la tulipe (2003)


Fantasia, Fantasia 2000
The Fantastic Four
Fantastic Mr Fox
Le Fantastique Homme Colosse
Fantômas, Fantômas Se Déchaîne, Fantômas contre Scotland Yard

Le Fantôme de l'Opéra (1925)
Le Fantôme du Bengale
Fantomes contre fantomes
Fargo
Fast and Furious,  2 Fast 2 FuriousFast and Furious Tokyo DriftFast and Furious 4,  Fast and Furious 5Fast and Furious 6
Fatale
Faster Pussycat ! Kill ! Kill !
Les Faucheurs
Faust-Une Légende Allemande

FeastFeast 2
Les Feebles
Felon
la Femme Guêpe
La Femme du Boulanger
Les Femmes de ses Rêves
Fenetre sur cour

La Ferme de la Terreur
La ferme se rebelle
Festen
Fido
Fievel et le nouveau monde
Fight Club
Fighter
La Fille du Puisatier
Les fils de l'homme
Le Fils de Rambow
Final Fantasy Les créatures de l'esprit

La fin des temps
The First Men in the Moon
Fitzcarraldo
Flash Gordon

Le Fléau
Le flic de Beverly Hills, Le flic de Beverly Hills 2Le flic de Beverly Hills 3
Le flic de San Francisco

Flic Ou Zombie
Flight
Flight Plan
Flubber
The Flying Saucer

Fog
La Folie des Grandeurs
Folle d'Elle
La folle journée de Ferris Bueller
Forever Young
Forrest Gump
For the birds

Fortunat
Le Fou de Guerre
The Fountain
Fous d'Irene
Les Fous du Stade
Les Français L'Amour et le Sexe Les Préliminaires et les Positio

Frankenhooker

Frankenstein (1931)Frankenstein s'est échappéL'Empreinte de Frankenstein
Frankenweenie, Frankenweenie (2012)
Frayeurs
Freaks La Monstrueuse Parade
Freddy Contre Jason
Le Frelon vert (2010)
French Connection


Frères de Sang
Frissons D'Outre Tombe
Fritz The Cat
From Hell

From Paris with love
Frontière(s)
Fucking Kassovitz

Le fugitif
Les Fugitifs
Full Contact
Full Metal Jacket
The Full Monty
Funérailles D'Enfer
Funny Games, Funny Games U.S.
Funny People
La Fureur de Vaincre, Fist of Legend La Nouvelle Fureur de Vaincre
La Fureur de Vivre
La Fureur du Dragon 
Furyo

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Sommaire de A à C

A

A Bout de Souffle
A bout portant
A la Recherche du Bonheur
A L'Est D'Eden
A L'Intérieur

A Louer
A Propos d'Henry
A Serbian Film
A toute epreuve
Abandonnée
L'Abime des Morts Vivants
Abominable
Abyss
Les Accusés
Ace Ventura detective chiens et chats, Ace Ventura en Afrique
Across the Universe


Adieu Poulet
L'Adversaire


L'Affaire Dominici
Affamés
Les affranchis

After.Life


L'agence tous risques
A.I.
Aigle de Fer
L'Aile Ou La Cuisse

Ainsi Va La Vie Hommage A Annie Girardot
Air Force One

Akira
Aladdin, Le retour de Jafar, Aladdin et le roi des voleurs
Alarme Fatale
Albator le film
Ali

Ali Baba et les 40 Voleurs
Alice au pays des merveilles(Disney), Alice au pays des merveilles(Burton)
Alien, Aliens, Alien 3, Alien la resurrectionPrometheus
Alien 2 Le Monstre Attaque
Alien Abduction Night Skies
Alienator

Alien Cargo
Alien Invaders
Alien VS Alien
Alien Versus Ninja
Alien VS Predator, Alien VS Predator Requiem
All the boys love Mandy Lane
Allumeuses !

Always
Amadeus
L'amant
Amen
Amer
Amer Béton
L'américain
The American
American Beauty
American Gangster
American History X


American Ninja 
American PieAmerican Pie 2American Pie 3
American Psycho, American Psycho 2
American Trip

 
Amistad
Amityville La Maison du DiableAmityville 2 Le Possédé, Amityville (2005)
L'Amour Extra Large
L'Amour Violé
Anaconda Le Prédateur
Anastasia


Les Anges Gardiens
Animal kingdom
Anna M.
Anonymous


Antarctic Journal
Antichrist
Apocalypse 2024
Apocalypse now(redux)

Apocalypto
Apollo 13
Appelez-Moi Dave
Apportez-Moi La Tête D'Alfredo Garcia
L'apprentie sorciere
Arac Attack
Argo
Les aristochats
Armageddon


L'arme fatale, L'arme fatale 2, L'arme fatale 3, L'arme fatale 4
L'armee des 12 singes
L'armee des morts
L'Armée des Ombres
L'arnacoeur
Arrete moi si tu peux
Arrête Ou Ma Mère Va Tirer !
The Arrival

Arthur et les minimoys
The Artist
L'As des As
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
Les associés
Astérix Le GauloisAsterix et Cleopatre, Les 12 travaux d'Asterix,  Astérix et le Coup du Menhir, Astérix et les Vikings, Astérix et Obélix contre César, Astérix et Obélix: Mission Cléopatre, Asterix aux jeux olympiquesAstérix et Obélix: Au service de sa majesté
Atlantide l'empire perdu
Atome La Clé du Cosmos
Atome Le Clash des Titans
Atome L'Illusion de la Réalité
Atomic College
Attack From Space
Attack of the Puppet People


L'attaque de la Moussaka Géante
L'Attaque des Sangsues Géantes
Au-Delà du Réel
L'auberge espagnole, Les poupees russesCasse tête chinois
L'Auberge Rouge (2007)

L'aube rouge, L'aube rouge (2009)
Au Coeur de la Voie Lactée
August Underground, August Underground Mordum, August Underground Penance
Au Nom de Tous les Miens
Au nom du père
Au Revoir Les Enfants

Auschwitz Premiers Témoignages
Austin PowersL'espion qui m'a tirée, Goldmember
Autant en emporte le vent
Les Autres
Aux Portes de l'Enfer
Avalon

L'Avare
Avatar
Avengers
L'Aventure C'Est L'Aventure
L'aventure intérieure

Les aventures de Bernard et Bianca, Bernard et Bianca au pays des kangourous
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin
Les Aventures de Pinocchio
Les Aventures de Rabbi Jacob
Les aventures de Tintin-Le secret de la Licorne, 
Les aventures du Baron de Munchausen
Les Aventures D'Un Homme Invisible

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Les aventuriers de l'arche perdue, Indiana Jones et le temple maudit, Indiana Jones et la derniere croisade, Indiana Jones et le royaume du crane de cristal
Les Aventuriers du Système Solaire
L'Aveu
L'Avion de L'Apocalypse
Azur et Asmar

B

Babel
Babe le cochon devenu berger, Babe un cochon dans la ville
Lady Blood
Babylon AD
Baby Sitting Jack Jack

Bad BoysBad Boys 2
Bad Guys
Badi
Bad Lieutenant, Bad Lieutenant Escale à la Nouvelle-Orléans


Bad Taste
Bad Teacher
Le baiser mortel du dragon

Bait
Balada Triste De Trompeta
Bambi
Bangkok Adrenaline

Bangkok Haunted
Banglar King Kong
Bang Rajan 2
Banlieue 13 Les banlieusards
Barbie La Magie de la Mode
Barb Wire


Barry Lyndon

Basic Instinct, Basic Instinct 2
Basil detective prive
Basket Case
La Bataille d'Angleterre

La Bataille de Stalingrad
Batman, Batman le defi, Batman Forever, Batman et Robin, Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises, Batman contre le fantôme masqué, Subzero, Superman Batman Apocalypse, Batman Under The Red Hood
Bats 2 La Nuit des Chauves-Souris
Battle Los Angeles
Battle Royale, Battle Royale 2 Requiem
Battleship


Le Bazaar de L'Epouvante
Bear
Le Beau-Père
Les beaux gosses


Bedevilled


Beetlejuice
Begotten
Beignets de Tomates Vertes

La Belle Américaine
La belle au bois dormant
La Belle et la Bête (1946)La belle et la bete (1991),  
La belle et le clochard


Ben-Hur
Beowulf
Bernie (film)


La Bête de la Caverne Hantée
La Bête Humaine
Les Bidasses S'En Vont En Guerre, Le Retour des Bidasses en Folie
Bienvenue à Gattaca
Bienvenue à Zombieland
Bienvenue Chez Les Ch'tis
Big
Big Boss
Big Fish


Big Mamma 3
Birdy
Bitch Slap
Bitten
Black Book
Black Christmas (1974)
Black Death

Black Past
Black Rain
Black Swan
Black Water
Blade (1997)Blade 2Blade Trinity
Blade Runner
Blair Witch 2 Le Livre des Ombres
Blanche Neige et les 7 nains Blanche Neige le plus horrible des contesMirror mirror Blanche Neige et le chasseur
Blindness
Le Blob Danger Planétaire, Le Blob
Blood Creek
Blood Feast
Blood Freak
Bloodsport 2, Bloodsport 3 Bloodsport 4 The Dark Kumite
Blow out
Blue Holocaust
Blue Jasmine
Les Blues Brothers
Blue Valentine
Blue Velvet

Bodyguard
Boire et déboires
Le Bonheur Est Dans Le Pré
Le Bon La Brute et le Cinglé
Boogie Nights
Borat (le film, pas moi)

Borderland
Le Bossu de Notre Dame
Boudu
Bouge !


Le boulet
Bound
The Box


Braindead
The Brain Eaters
Le Bras de la Vengeance

Brave
Braveheart
Brazil
Brazilian Star Wars
Breakfast Club
Bronson
Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Les Bronzés 3
Brothers
Bruce Lee et ses Mains d'Acier


Bruce Lee L'Homme et sa Légende
Bruce Tout-puissant, Evan Tout-Puissant
Bruce Lee Vs Gay Power
Bruiser
BTK
Bubbles Galore
Le bûcher des vanités
Buried
Burn-e
The Butcher (2007)

C

C'est Arrivé Près de Chez Vous
La cabane dans les bois
Le Cabinet du Docteur Caligari


Ca-Il Est Revenu
Caligula
Calme Blanc

 
Camille redouble
The campaign
Camping


Le canardeur
Cannibal Ferox
Cannibal HolocaustCannibal Holocaust 2
Le Capitaine Cosmos
Capone
Captain America (1979), Captain America (1990), Captain America First Avenger Capitaine Fracasse


Captifs
Captivity
Cargo
Carnage
Carnage(2011)
Les Carnets Secrets de Nuremberg
Carnival of Souls

Carnosaur, Carnosaur 2, Carnosaur 3
Carrie au Bal du Diable
Cars, Cars 2
Casablanca
Casino
Casper

Catwoman
Le Caveau de la Terreur
Caved In
Le Cave Se Rebiffe
Cendrillon
Le Cercle Des Poètes Disparus
Le cercle-The RingLe cercle-The Ring 2

Certains l'aiment chaud
Le Cerveau
Le Cerveau de la Planète Arous
Le Cerveau Qui Ne Voulait Pas Mourir
Ces Garçons Qui Venaient du Brésil
La chair et le sang
The Challenge

Chambre 1408
La Chambre des Morts
Chantons Sous La Pluie
Charlie et la chocolaterie
Charlie mon héros
Les Charlots contre Dracula
Les Charlots en Folie A Nous Quatre Cardinal !
Les Charlots Font L'Espagne
The Chaser
Le château ambulant
Le chateau dans le ciel
Le chateau de Cagliostro

Le Château de la Terreur
Chatroom
Chérie j'ai rétréci les gosses, Chérie J'Ai Agrandi Le BébéChérie nous avons été rétrécis
Cherry 2000
Cheval de guerre
La Chèvre
Chicken Little
Chicken Run
Chien de flic
Le Chien des Baskerville
Les Chiens de Paille
Le Chinois, Le Chinois Se Déchaîne


Chloé

Le choc des titans(1981), Le choc des titans(2010)La colère des titans
Chopper
Les Choristes

La Chose à Deux Têtes
La Chose D'Un Autre Monde
Christine
Christmas Evil
Chromosome 3
Chronicle
C.H.U.D.
La chute de Berlin
La chute du faucon noir

Le cirque
La cite de la peur
Citizen Kane

Le Clandestin
Class 1984
Les clefs de bagnole
Le Clitoris ce cher inconnu
Clones

Cloud Atlas
Cloverfield
Les Clowns Tueurs Venus D'Ailleurs

Le Cobaye, Le Cobaye 2
Cobra le film

Cocktail

Coco
Cold Prey 2
, Cold Prey 3
Collateral
The Collector, The Collection

La Colline A Des Yeux, La Colline A Des Yeux 2
Colombiana

Le Colosse de Rhodes
The Colossus of New York
Coluche L'histoire d'un mec

Combats de Maître
Commando

Comment se faire virer de l'hosto
Les Compères
La Comtesse
Conan le barbare, Conan Le Destructeur, Kalidor La Légende du Tasliman, Conan (2011)
Confession d'une accro du shopping
The conjuring
La Conquête
Contagion


Les Contes de Terremer
Les Contes de la Nuit
Le Continent des Hommes-Poissons

Le Continent Oublié
Control

Le convoyeur
Copland

Coquin de printemps

Coraline

Le Corbeau
La corde

Le Corniaud

Cosmopolis
La couleur pourpre
The counselor
Coup de tete

Coup de Torchon
Coups Pour Coups

La Course A la Mort de l'An 2000
La course au jouet 
Cours Privé
Cowboys and Aliens
Cowboy Bebop le film
Le Crabe Tambour

Cradle Of Fear
Le crapaud et le maître d'école
Crash
The Crawling Eye

C.R.A.Z.Y
Crazy Heart
Crazy Kung-Fu
Crazy stupid love
Creance de sang
La Création
Créatures célestes
Creepozoids
Creepshow


Le Cri du Hibou
Le crime etait presque parfait
La Crise
Critters, Critters 2, Critters 3, Critters 4
Crocodile 2
Crocodile Dundee,  
The CrowThe Crow 3 Salvation
Cruising

Crying Freeman
Cube Zero
La Cuisine Au Beurre
Cujo
Cyborg
Cyborg Conquest
Cyclone (1978)
Cyrano de Bergerac

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Sommaire des séries, livres et jeux

Série TV

La quatrième dimension saison 1

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

American Horror Story saison 1

AngelAngel saison 1 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Batman:  Batman Naissance D'Une Légende (la cave de Borat),  (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Boardwalk Empire:  Boardwalk empire saison 1Boardwalk empire saison 2 Boardwalk empire saison 3

 (intégrale)

Buffy contre les vampires: Buffy contre les vampires saison 1Buffy contre les vampires saison 2, Buffy contre les vampires saison 3,  Buffy contre les vampires saison 4, Buffy contre les vampires saison 5Buffy contre les vampires saison 6Buffy contre les vampires saison 7

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Code Quantum

 (la cave de Borat) 

 (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Cowboy Bebop

 (la cave de Borat) 

Dead Set

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les Envahisseurs

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Fringe: Fringe saison 1, Fringe saison 2, Fringe saison 3, Fringe saison 4 Fringe saison 5

 (la cave de Borat)

Game of thrones saison 1

La gifle

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Hannibal (série)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

,  (la cave de Borat)

Heroes saison 1

 (la cave de Borat)

House of cards: 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Métal Hurlant Chronicles

Mildred Pierce

 (la cave de Borat) 

Le Muppet Show

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

The Pacific

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Parade's end

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les piliers de la terre

Pokemon

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

Rambo Le Dessin Animé (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Robocop la série (pilote)

Rome (l'intégrale)

Sarah Connor's Chronicles (saison 1)

 (la cave de Borat)

Les Simpson: Les Simpson saison 1, Les Simpson saison 2, Les Simpson saison 3, Les Simpson saison 4,  Homer Like A Rolling Stone

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

Sons of anarchy:  Sons of anarchy saison 1Sons of anarchy saison 2 Sons of anarchy saison 3

 (la cave de Borat)

South Park:  Cartman a une sonde anale, Volcano (South Park), South Park Is Gay

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Star Wars Clone Wars

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Top of the lake

 (la cave de Borat)

Twin Peaks (série)

 (la cave de Borat)

Under the dome

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

The Walking Dead: The Walking Dead pilote, The Walking Dead saison 1

 (la cave de Borat)

Livres 

Batman Year one

Le bleu est une couleur chaude

The Crow (livre)

The Dark Knight Returns

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Dragon Ball (manga)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

GTO

Happy Rock

L'homme sans peur

Je suis une légende (roman)

The Killing Joke

 (la cave de Borat)

Moins que zéro

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Tintin: Tintin au pays des sovietsTintin au CongoTintin en Amerique, Les cigares du PharaonLe lotus bleu

 (la cave de Borat)

Le transperceneige (BD)

Ultimates: Ultimatum

Un long halloween

Wanted

Wolverine Origins

 (la cave de Borat)

20th Century Boys

Jeux-vidéo

007: Quitte ou double, Blood Stone 

Call of Duty: Call of Duty Modern Warfare 2 Call of Duty Black OpsCall of Duty Black Ops 2 

Dead Island

Dead Space

Donald Qui est PK

Duke Nukem Forever

Gears of war, Gears of war 2, Gears of war 3

GTA: GTA San AndreasGTA IVGTA Episodes from Liberty City, GTA V

Halo 4

Hitman Blood Money,  Hitman Absolution

Luigi's mansion 2

Magical Mirror starring Mickey Mouse

Mario Kart: Mario Kart Double Dash,

Max Payne 3

New Super Mario Bros

Rayman Origins

Red Dead Redemption

SOS Fantomes le jeu

Taxi 3 le jeu

Titeuf le jeu Titeuf Mega Compet

Tomb Raider (2013)

Uncharted 2

Yoshi's island

Dossiers cinéma et hommages

Marvel Cinematic Universe:

Hayao Miyazaki:

Dune: L'épice au commencement

La terreur surgit du désert (bonus du film Tarantula !)

La volupté du Shaw Bis (bonus du film Super Inframan)

Walt Disney: 

Robocop: la quête identitaire

Steven Spielberg:

L'Enfer: L'enfer et rien d'autre

Coup de gueule sur le cinéma américain et français:

Hommage à Jean Giraud: Blueberry est orphelin

Hommage à Marc Alfos: Russell Crowe laissé sans voix

Hommage à Tony Scott: The man on fire was died

Hommage à Michael Clarke Duncan: Vous ne le confondrez plus avec le café

Hommage à Francis Lax: Han Solo reste sans voix

Hommage à Ray Harryhausen, le génie des effets spéciaux

Hommage à James Gandolfini: Un Soprano a perdu sa voix

Hommage à Richard Matheson: La légende de Richard Matheson

Hommage à Georges Lautner: Un tonton s'est fait flinguer...

Hommage à Paul Walker: Parti trop vite...

Hommage à Edouard Molinaro: Une folle s'en est allée

Hommage à Peter O'Toole: Lawrence part vers des contrées lointaines dépassant les mille et une nuits...

Hommage à Phillip Seymour Hoffman: Le Comte a atteint son compte à rebours

Hommage à Harold Ramis: Les SOS Fantômes perd un de ses membres phares

Hommage à Alain Resnais: Le plus BDphile des cinéastes s'en est allé

Hommage à Micheline Dax: Kermit a perdu sa Miss Peggy

Hommage à Bob Hoskins: Eddie Valiant s'en est allé voir les toons

Hommage à HR Giger: Un xénomorphe en moins

Hommage à Anthony Goldschmidt:  Afficheur pour toujours

Hommage à Eli Wallach: Le plus grand des truands

Cannon (hommage à Menahem Golan): Le bis en manque de Cannon

Hommage à Robin Williams: O Capitaine mon capitaine s'en est allé vers d'autres contrées

Hommage à Joe Cocker: Cuvée so beautiful to me

Hommage à John Hughes: Cuvée Hughes together, Hughes forever

Hommage à Mike Newell: Cuvée lauréate

17 janvier 2015

Vous allez bouffer du requin !

Sharktopus_large

genre: horreur (interdit aux - 12 ans)
année: 2010
durée: 1h30

l'histoire: Une créature mutante, mi requin mi pieuvre, créée par l'armée, sème la terreur sur une plage quelque part au Mexique.

la critique d'Alice In Oliver:

Depuis quelques années, requins, crocodiles et autres créatures sous-marines semblent se racheter une petite santé via le cinéma horrifique.
Preuve en est avec Piranha 3D, le film d'Alexandre Aja, qui a cartonné dans les salles obscures, mélangeant poissons voraces, gore et jolies filles.
De son côté, Asylum a proposé toute une gammes de séries B voire séries Z avec des monstres géants: Mega Shark Vs Giant Octopus, Supercroc ou encore Mega Shark Vs Crocosaurus, pour ne citer que ceux-là.

Sharktopus- the snack that eats you back

En résumé, apprêtez-vous à bouffer du requin et du crocodile, pour le meilleur et surtout, pour le pire. Toutefois, dans ce combat titanesque pour savoir quelle production va remporter le prix du film le plus ridicule, Roger Corman revient avec une série Z évidemment fauchée, grotesque et assomant tous ses concurrents avec une facilité déconcertante. Son nom ? Sharktopus!

Le nom du réalisateur ? On s'en fout ! Enfin, pour ceux que ça intéresse (soit trois personnes dans le monde), il s'agit d'un certain Declan O'Brien.
Au niveau des acteurs, ce sont tous des inconnus ou presque. Seul Eric Roberts fait exception et cabotine dans cette production horrifique.
En ces temps de crise, les fins de mois sont parfois difficiles et il faut bien payer son loyer et penser à remplir son frigo.

sharktopus

Inutile de revenir sur le scénario qui tient sur deux lignes en écrivant au marqueur et sur un timbre-poste. Cette fois-ci, le film met à l'épreuve des vacanciers à une créature mutante, mi-requin mi-pieuvre.
Après le classique réalisé par Steven Spielberg, donc, Les Dents de la Mer, le monstre de Sharktopus constitue la nouvelle terreur moisie sévissant le long des côtes du Mexique.

A l'époque des Dents de la Mer, on avait le droit à une créature en animatronique. Aujourd'hui, c'est un requin-pieuvre en images de synthèse qui massacre des jeunes femmes sur les plages. La créature est munie de tentacules qui lui permettent de capturer ses victimes en dehors de la mer.
Pire encore, le monstre poisseux peut carrément sortir de l'eau et monter sur les arbres ! Ce qui lui permet de bouffer plus facilement les touristes sur leurs transats !

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Sharktopus accumule évidemment les séquences nanardes et improbables. Dommage que les effets spéciaux et visuels soit aussi médiocres (voir les images publiées dans cette chronique), cette série Z étant victime de son modeste budget.
Toutefois, le film semble avoir conscience de sa bêtise volontaire, Roger Corman apparaissant l'espace de quelques petites minutes, l'air rigolard.
Sacré Roger, va !

La critique de Borat

Le rôle de critique est parfois dur, surtout pour dénicher des perles rares (et cela va dans les deux sens). Néanmoins, il arrive parfois que cela puisse venir dans un total hasard. Notamment par cette invention fantastique qu'est la zapette et si possible, le câble. Alors vous zappez sur les différentes chaînes (comme FX qui diffuse toujours un bon Jean Rollin dans les 2h du matin, mais ceci est une autre histoire) et là vous tombez sur la divine Syfy. Chaîne parmi lesquelle on retrouve plus de bouses que de bons films et si possible des films/téléfilms maisons ou sortant des placards d'Asylum ou de Tonton Roger. Tonton Roger? Amis lecteurs, Tonton Roger c'est bien sûr ce cher Roger Corman, cet ami du bis qui a découvert aussi bien Coppola que Stallone et producteur de peloches comme... Sharktopus. Oui car Tonton Roger n'est pas que l'heureux réalisateur d'adaptations (ou libres adaptations) d'Edgar Alan Poe et producteur de Death Race (le film avec Sly et David Carradine pas le remake hein?), il produit depuis plusieurs années des films pour la chaîne de la science-fiction (!). Ainsi après les Dinocroc mélange merveilleux de... dinosaure et crocodile voici venir Sharktopus, produit en 2010. Evidemment, pas besoin de chercher le scénar comme le spécimen très loin. Prenez l'animal aquatique tueur le plus utilisé du cinéma (le requin) et rajoutez des gènes de pieuvre!

Et évidemment il s'agit d'un mélange génétique formenté par des scientifiques mal léchés qui ont pensé encore avec leur b... bon passons. Bref, ce n'est pas avec Sharktopus que nous allons révolutionner quoi que ce soit (ce n'est clairement pas son but) et on n'est pas là non plus pour voir un bon film. Pour ceux qui croient que la jaquette n'est pas représentative du film, autant dire qu'ils se trompent et les images de cette chronique le confirme. Bordel en CGI dégueulasses pouvant concurrencer Asylum facilement, la créature est d'une rare laideur et parvient difficilement à ne pas faire rire le spectateur pourtant pas avare en mocheté au cinéma (on se souvient de la sorcière de Beowulf ou des gifs pour Shark Attack 3). Faut voir le truc: une gueule de requin, des aiguilles dans le coup et des tentacules avec dard chacune! Autant dire que chacune de ses interventions réservent son lot de rigolade allant de la fille tenue par tous les membres, au goujat chopé depuis son bateau, en passant par le mec tombant dans l'eau hapé par les tentacules avant de se débattre improbablement et se faire croquer; et le mec décapité étrangement. Un grand moment de n'importe quoi qui évidemment donne lieu à des prestations d'acteurs pour le moins monumentales.

Commençons par Kerem Bursin acteur turc qui espérait probablement percer et en restera là si je me fis à IMDB et Allociné! L'acteur est filmé sous toutes les coutures, montrant le plus possible ses tablettes de chocolat, avec chemise ouverte ou pas du tout (on peut faire la chasse aux passages "avec ou sans"). Sans compter son visage absolument inexpressif de grand bourrin qui ferait passer Stallone pour un sommet d'expressivité! Puis toujours avec son ak-47 ou je ne sais trop quoi qu'il recharche inlassablement, histoire de faire comprendre qu'il tire beaucoup (bruit de casserole). Et ça tombe bien vu qu'il est accompagné de la jolie Sara Malakul Lane dont il suffit d'un simple tour sur google pour voir que c'est une mannequin (Borat content...). Cette dernière est au contraire des photos vues assez vêtue et incarne le sidekick informaticienne qui regarde toutes les deux secondes son ordinateur portable pour satisfaire son Jules. Le rôle cliché par excellence auquel on peut rajouter qu'elle est la fille du scientifique fou. Et évidemment qui c'est qu'on appelle dans une production sans le sou et vite shooté? Eric Roberts! Un acteur qui aura toujours le mérite de me surprendre dans ses choix passant de Christopher Nolan à un clip avec Zahia! Autant dire que l'acteur est fidèle à lui-même et cabotinne en chemise hawaïenne le verre de whisky à la main! On notera également le tempérament de feu des figurants qui semblent se demander ce qu'il se passe plus d'une fois ou restant pépère devant un mec avec une mitraillette. C'est vrai c'est terriblement normal! Par contre cela ne vaut pas ces bons vieux Carnosaure...

Une production Corman aussi foireuse que son titre avec des acteurs au sommet du charisme et un requin oh mon dieu qu'il est beau!


Sharktopus - SyFy Trailer / Bande-Annonce [VO]

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16 janvier 2015

Cuvée ya ya ya!

ça y est mes chers lecteurs, nous allons pouvoir un peu rire en ce mois de janvier aussi dévastateur soit-il. La Cave de Borat va enfin pouvoir partir sur une once d'espoir et d'humour après les drames de la semaine dernière (rien que d'en parler j'en ai mal au coeur...). J'ai toujours aimé la série South Park tout du moins de loin. Je n'avais jamais suivi de saison, uniquement des épisodes par ci, par là au fil des années (et notamment depuis que je suis adolescent) et je vous avais d'ailleurs parlé des deux premiers épisodes de la série phare de Comedy Central. Critique qui honnêtement aurait pu arriver dans la Cave de Borat si elle avait existé avant, tellement les anecdotes étaient croustillantes (d'ailleurs la VHS marche toujours et je la bichonne!). Puis vint le film que j'ai découvert en streaming, arrivant très difficilement à le trouver en commerce (curieux quand on pense que la série fut diffusée sur Game one, NRJ 12 et MTV et que les coffrets sont édités par TF1!) et ne bénéficiant pas de BR par chez nous (peut être aux USA allez savoir...). Un vrai bonheur de pignolade où tout y passé: les réacs, les cons, les Baldwin, les ricains, les canadiens, la violence, la guerre, Saddam, Satan, Satan baisé par Saddam, Kenny (comme toujours!), la mère de Kyle, Terrence et Phillip, Jimbo...

Rarement un film d'animation pour adultes a autant touché au but dans sa critique sociale, montrant à quel point Trey Parker et Matt Stone ont réussi le coup de faire un film virulant sans épargner personne. Puis vinrent la compilation de Terrence et Phillip qui m'a fait hurler de rire sur le Tube (mais si celui commençant par tu) et un ami m'a montré quelques épisodes (facilement trouvable sur le net) dont le fameux viol d'Indiana Jones par George Lucas et Steven Spielberg (quel traumatisme... on s'en relève difficilement). Et il en est venu à la saison 18 de South Park et là votre cher Borat s'est fendu la gueule comme jamais et encore plus en découvrant toute la saison (ce qui n'était jamais arrivé pour le rappeler à nouveau). Car pour le coup, Stone et Parker ont fait dans la saison-feuilletonante. Tout n'est évidemment pas relié, mais il y a toujours un petit truc qui est lié à un épisode précédent, même futile. Une innovation plutôt amusante (à l'image des Simpson, South Park a toujours fait dans des épisodes individuels, même si quelques piques vers le passé peuvent apparaître sans que le téléspectateurs soient frustrés), d'autant que les deux larrons ont le mérite d'avoir trouvé la bonne pirouette scénaristique pour faire durer le plaisir.

Cartman king of throne!

Même si tous les épisodes ne prennent pas en compte cet arc narratif loufoque, il est néanmoins au centre d'un très grand nombre d'épisodes, dont certains (dont le final) entièrement consacré sur le sujet. (attention spoilers pour garder du mystère si vous voulez le découvrir par vous-même) Vous pensiez que Lorde était une chanteuse néo-zélandaise de dix-neuf ans? Hé bien les scénaristes ont trouvé bien plus amusant. Tout d'abord un vulgaire arrière-plan le temps du second épisode où la chanteuse apparaissait étrangement avec une voix d'homme et une moustache. Invraisemblable dans une fête donnée à South Park de voir une telle star dans la ville, qui plus est aussi proche. Mais dès l'épisode The Cissy, les scénaristes ont décidé de frapper encore plus fort, en prenant en compte la remarque d'un journaliste du Spin évoquant que la caricature était ridicule. Ainsi nous découvrons contre vents et marées l'identité de Lorde. Il s'agit de Randy Walsh le père de Stan, ce dernier expliquant de manière terriblement logique comment il a fait pour devenir une chanteuse (il est inspiré sur les trônes féminins, s'enregistre et change le tout via un modificateur de son!). Mais mieux encore, les scénaristes ont réussi à rendre le personnage encore plus attachant qu'il ne l'était déjà, en interrogeant sur la transexualité de manière sobre, sans prendre le principe à la vanne.

Iggy Azalea avec le popotin qui déborde...

Alors certes il faut voir Randy faisant le con avec une perruque, la moustache bien apparente et en robe chantant "I am Lorde ya ya ya!". On peut aussi rigoler en le voyant mener une double identité jusqu'à son boulot, allant jusqu'à provoquer la polémique au sujet des waters. Mais les scénaristes ont réussi à aborder le sujet de la transexualité avec une certaine sincérité, prenant le contrepied du foutage de gueule parallèle de Cartman (ce dernier ouvrant comme souvent sa grande gueule en se faisant passer pour transexuel et ainsi avoir des toilettes appropriés!). Randy devient Lorde pour le public et curieusement cela ne paraît pas grossier et même irrespectueux. Surtout, Lorde apparaît comme un personnage largement moins provocant qu'une Nicky Minaj (montrée mais sans jamais réellement tapé dessus) et surtout Iggy Azalea (représentée par un énorme popotin et relativement vulgaire). Pour rappel pour les non-initiés, il s'agit de deux chanteuses plus connues pour montrer leur anatomie que leur réel talent de chanteuse... Le pauvre Randy ira même jusqu'à faire comme s'il avait un clitoris pour être aussi ridicule que ses consoeurs sur scène dans une séquence aussi jubilatoire que réaliste (Miley Cyrus a fait pareil durant sa tournée). En soi, Lorde apparaît complètement pure quitte à faire ce genre de sortie qui ne lui correspondent pas.

 

En soi, l'image de la chanteuse n'est même pas bafouée et en plus devient un personnage terriblement attachant. Parker et Stone ont réussi leur coup. Sans compter la chanson Push (soit "pousser", amis poètes alors que le reste de la chanson est plutôt soft) plutôt efficace avec Sia aux vocalises (artiste que j'apprécie de plus en plus). A cela, les scénaristes ont également rajouté une sous-intrigue supplémentaire avec le producteur de Lorde faisant absolument tout et n'importe quoi et voulant conquérir le monde avec des hologrammes d'artistes et si possible morts! Et tant qu'à faire prendre Cartman en commentateur dont la fenêtre peut se trouver partout (et ça seul l'animation peut le faire avec autant de singularité). Ainsi Michael Jackson se trouve dans un monde d'ignorants quand 2 Pac apparaîtrait presque comme une sorte de Terminator holographique! Tout est bon pour faire du business. Les scénaristes dézinguent les maisons de disques avides de buzz, si possible par des shows gargantuesques qui ne sont pas sans rappeler certains dérives des 90's, mais si celles des boys bands. (fin des spoilers) Evidemment, la saison 18 ne s'impose pas que sur cette intrigue sur la longueur. L'épisode Go fund yourself se paye le principe de Kickstarter, ces moyens de financer un film, un disque ou une série. Ici il s'agit d'une start-up que se crée la petite bande. Sauf que le nom revient aussi à une équipe de football américain.

Cartman chef de start-up.

Les scénaristes tapent non seulement sur le mode de financement complètement bateau (nos amis monte cela pour... ne rien faire! Et ça marche!), mais surtout montre la bêtise de certaines personnes: ils trouvent le projet amusant ou autre, ils payent, pas grave si c'est de la merde! Sans compter le passage du match de football qui est juste monstrueusement cynique. Dans un certain sens, Freemium Isn't free le rejoint. Stan se retrouve addict à un jeu en apparence gratuit mais accumulant les crédits au fil que le joueur devient addict. L'occasion de revoir Terrence et Phillip (pas d'envolée pétomane malheureusement) coincés par les autorités canadiennes prenant leur identité pour ce jeu totalement naze mais terriblement addictif. Utilisation de propriété intellectuelle (!), addictions et même un final surprise rappelant les grandes heures du film. Handicar ne met pas en scène nos personnages préférés mais s'attardent sur des jeunes handicapés cherchant à se faire de l'argent pour l'été. Sauf deux qui vont tout faire pour éviter cela, malgré le succès fulgurant du Handicar. S'en suit une course des Fous du volant totalement improbable où se croisent les deux ahuris, Timmy le roi du Handicar, Santana et Diabolo, un taxi et... Matthew McConaughey! 

"Terrence je crois que j'ai chié dans mon froc! -M'en parle pas Philip j'ai déjà le slip qui fuit!"

Et oui l'acteur se voit tacler à cause de ses pubs pour les voitures Lincoln avec le costume et l'accent significatif! Déjà que l'ami Jim Carrey s'en était donné à ravir lors de son passage au Saturday Night Live, là Parker et Stone s'en donnent à coeur joie, reprenant toutes les mimiques de l'acteur. Les auteurs reprennent l'actualité également avec l'épisode Gluten Free Ebola et pour cause le gluten devient la nouvelle épidémie du moment. Mais évidemment, le duo n'y est pas allé de mains mortes, car le gluten dans chaque nourriture fait voler... le pénis! Et évidemment fait mourir la personne! Un épisode qui revient à des sources un peu vulgos mais clairement délirantes et jubilatoires. Une sorte de parodie du film catastrophe par excellence. The magic bush revient sur les polémiques autour des drônes où celui de Butters a donné lieu à un scandale pour le moins loufoque. Là encore on touche parfois au vulgos; c'est clairement un régal avec ces adultes essayant tant bien que mal de ne pas parler d'un point particulier, alors qu'ils foncent tous têtes baissées. Quant à Cock Magic, il s'avère l'épisode le plus violent de la saison car le personnage de Randy atteint des sommets de folie furieuse.

Matthew McConaughey en plein voyage interstellaire... depuis sa voiture.

Dans le genre tour de magie qui tourne très mal, on est bien servi et puis ce concours de cartes magic... avec des poulets! On touche à la fois au gag en dessous de la ceinture (c'est le cas de le dire!) et à l'absurde (vous voulez voir un match de volley avec une équipe de filles et un seul poulet en face?!). En résulte, une dix-huitième saison qui atteint des sommets, que ce soit par un arc narratif pour le moins fantastique (confirmant que sur bien des points, South Park a dépassé Les Simpson, désormais en roues libres) et des thématiques traitées soit avec une subtilité rare ou dans le délire jubilatoire. Allez à la semaine prochaine!

12 janvier 2015

Coup de fouet

Un jeune homme espère devenir un batteur professionnel, mais ne s'attendez pas à avoir un professeur comme Fletcher...

Whiplash : Affiche

Les vacances permettent souvent de voir des films en masses, mais les vacances de noël ne font pas de cadeaux: soirées de réveillon à faire ou à aller, révisions de partiels ou devoirs (pour les moins de dix-huit ans évidemment, nos chers futurs bacheliers), cadeaux à utiliser... Tant de choses qui font que finalement vous n'allez pas au cinéma. Sans compter qu'il faut parfois aller dans les petits cinémas, quitte à attendre quelques semaines pour voir certains petits films qui ont moins de visibilité (pas comme le dernier Ridley Scott donc...). Parmi eux, Whiplash que je n'ai vu que lundi dernier alors qu'il est sorti depuis le 24 décembre. Le parfait exemple du petit film indépendant qui a grossi en un vrai buzz médiatique. Damien Chazelle avait déjà scénarisé Grand Piano, petite bande où Elijah Wood était bloqué à son piano par un tueur, et réalise un court afin de trouver des financements pour son premier long-métrage. Jason Bateman était déjà sous le coude avant l'arrivée du fatidique Jason Blum (le fameux producteur aux "5 millions de budget et salaires sur recettes" responsable des Paranormal activity) et d'autres investisseurs. Le film est alors devenu ce qu'on appelle malheureusement "les bêtes de festivals". En gros, vous avez 99% de le retrouver dans tous le toutim.

Whiplash : Photo Miles Teller

Whiplash a donc fait le grand chelem: Sundance (Grand prix du jury, Prix du public), Cannes (présentation à la Quinzaine des réalisateurs), Toronto ou Deauville (Grand prix du jury, Prix du public) pour ne citer qu'eux. Et en sachant que les Oscars pourraient pointés le bout de leur nez d'ici là. Ce qui est à la fois rassurant et pas du tout, car "la bête de festivals" est souvent un pétard mouillé, du genre qui fait beaucoup de buzz et au final, pas grand chose à retenir. Ce fut le cas du Discours d'un roi qui aujourd'hui laisse un souvenir de pacotille ou You're next aussi sympathique soit-il qui a tellement navigué en festivals que finalement son impact a été moindre. Pourtant il arrive que la pépite survient souvent. On se souvient en 2013 de Twelve years a slave et Gravity, en 2014 il y a des risques de se souvenir de Whiplash. En apparence, le premier film de Chazelle pourrait apparaître comme un banal film indé comme les USA ont le chic de nous refourguer depuis des années inlassablement. Je pense au Juno et autres aux recettes évidentes jusque dans le déroulement (très souvent le cliché de la romance pop, l'autre tout aussi pénible de la caméra sans éclat qui tourne au champ-contrechamp banal).

Whiplash : Photo

En apparence, la réalisation de Chazelle s'avère simple dans les scènes extérieures. Mais dès que notre personnage principal se retrouve près ou de loin face à son professeur, c'est le festival. Grâce à un montage percutant qui ne lache pas son spectateur au point de tirer sur la longueur (pas une critique hein? C'est volontaire...), la réalisation prend tout son sens durant ces scènes (soit la grande partie du film). Tout se joue entre le personnage principal et son professeur. Plus qu'un film sur la musique (ce qu'il est en soi montrant un jeune apprenant à être un vrai batteur), plus qu'un film sur l'apprentissage (ce qu'il est aussi , le film suit le parcours de son personnage principal), on peut surtout voir Whiplash comme un parfait film d'horreur. Evidemment l'appellation peut paraître au combien cavalière, mais c'est pourtant ce que l'on peut ressentir en face de Whiplash et notamment dans ses sessions interminables où le héros saigne sur sa batterie ou essaye tant bien que mal de passer outre un accident (aussi improbable soit-il mais confirmant l'obstination maladive du héros). Les différentes critiques reviennent souvent sur l'aspect masochiste à ça du sadisme.

Whiplash : Photo J.K. Simmons, Miles Teller

Pourtant, Whiplash va bien plus loin que ça: il montre un bourreau face à sa victime, le contrôlant tel un pion sur un échiquier ou un marionnettiste tenant Guignol sous la fameuse batte en espérant qu'il fasse rire. Il n'est plus vraiment question de masochisme mais d'une envie interminable de réussir et avoir enfin l'adhésion de son professeur. Pour cela, il faudra bosser, bosser, bosser jusqu'à l'épuisement pour ensuite recommencer. Une sorte de boucle temporelle vicieuse et prenant le spectateur de court. L'appellation horrifique n'est finalement pas anodine: le bourreau prend littéralement possession du héros, en devenant le principal fil de ses pensées, prenant même des points sur sa vie. Bon la romance est peut être de trop (cliché film indé encore...), mais il est amusant de voir que si l'on se fit à la dernière partie, sa relation avec son professeur a ruiné tout espoir. Au final, il a perdu un soutien possible, s'enfonçant dans une solitude dramatique faite de souffrance et de peine, où même son père ne pourra réellement l'enlever. Mais là où évidemment Chazelle est vraiment bon c'est qu'il a réussi à montrer une violence psychologique et visuelle.

Le fait de pousser à bout le mental et le physique. En soi le processus du professeur n'est pas vain et on le voit au final, mais qu'en est-il? Peut-on se transcender au point de n'avoir plus de vie, d'espoir, d'envie? D'autant que les scènes sont parfois d'une violence graphique certaine, la souffrance se sentant à la fois par les gestes mais aussi plus banalement par la transpiration. Le dernier run est un pur moment de tension et de dépassement de soi, au point que l'on se demande quand le calvaire va s'arrêter. Le réalisateur peut alors compter sur deux acteurs irréprochables à savoir Miles Teller (pourtant pas un acteur exceptionnel de ce que j'ai vu et ce n'est pas en Mr Fantastic dans le reboot des Fantastic Four qu'il fera de grandes étincelles, même si je peux me tromper) et JK Simmons absolument charismatique comme il le faut et savant perturber le spectateur. Sa présence est un bonheur de jeu d'acteur. Les moments de tension c'est lui qui les fait tout seul, provoquant le malaise. Vous prenez le personnage de Lee Erney dans Full Metal Jacket dans le monde du jazz et vous aurez un exemple parfait de ce qui va se passer devant vous. Et puis quel plaisir de revoir Paul Reiser!

Un film percutant qui part dans l'horreur la plus totale en employant une violence d'une rare intensité.

08 janvier 2015

Cuvée noire

Votre cher Borat aurait bien voulu faire dans l'humour comme il le fait si bien. Il aurait bien voulu aussi passer à autre chose qu'à des hommages (la première cuvée en était déjà un et deux autres avant l'avaient précédé). Malheureusement l'actualité en a décidé autrement. La Cave de Borat est donc habillée de tout de noir cette semaine. Noir comme le deuil. Je ne reviendrais pas sur les faits de ce mercredi, les médias le font bien mieux (pire?) que moi à longueur de journée. Je ne parlerais pas de politique ou de point de vue particulier sur l'affaire, ce n'est pas à moi, simple blogueur, d'en parler; d'autres le feront mieux (pire?) que moi. Il n'en reste pas moins que nous avons perdu douze personnages sur l'autel de la liberté d'expression. Cette liberté d'expression qui fait qu'en ce moment je vous écris, décrypte ou autres depuis plus de cinq ans dorénavant. Cette liberté d'expression qui comprend tout, y compris la parole même si elle peut faire polémique ou diviser. Mercredi elle a été bafoué avec violence, prenant douze personnes et parmi eux quatre caricaturistes, les fameux Wolinski, Cabu, Charb et Tignous. Cela devait être une journée comme les autres, cela devait être une simple journée. Votre cher Borat dessine depuis son plus jeune âge et joue aussi parfois de la caricature. Le dessin est aussi un moyen d'expression, celui de la colère, celui des pleurs, celui de la joie, celui de l'action, celui du fantasme, celui de l'évasion... Il peut prendre différentes significations mais il reste toujours une oeuvre, souvent synonyme de l'état d'esprit de celui qui l'a croqué.

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Votre cher Borat a donc décidé de leur rendre hommage à ces caricaturistes et en un sens à toutes ces victimes à travers deux de leurs dessins. Ainsi que par certains de leurs camarades, à savoir Plantu, Zep, François Maret, Nono, ainsi que le mien. Désolé de cette seconde cuvée nécrologique de l'année, mais ils méritaient bien ça.

Adieu Charb

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Adieu Cabu

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Adieu Tignous

 

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Adieu Wolinski

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Je suis Charlie

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06 janvier 2015

Ils veulent du cul!

Seth, Evan et Fogell trouvent un moyen d'entrer dans une soirée hype en devenant les "hommes à alcool" de la soirée. Le début des ennuis...

Sony Pictures Releasing France

Superbad est un cas à part car je suis passé du positif au négatif pour ensuite revenir au positif! Surréaliste vous dites chers lecteurs? Peut être bien. En tous cas, j'avais apprécié le film de Greg Mottola lors de sa sortie au cinéma, me faisant petit à petit au cinéma de Judd Apatow, producteur de la chose et déjà réalisateur de deux films (Superbad a suivi la sortie française de Knocked up le second film d'Apatow). Puis en le revoyant plusieurs fois en DVD, j'ai commencé à l'apprécier beaucoup moins en raison de ses vannes pour le moins grasses. Je tombe ensuite sur Rockyrama qui en parle à la fois dans son numéro spécial Kubrick (avec du bol vous le trouverez encore), mais aussi dans son top 100 des films à voir le samedi soir. Les articles étant intéressants je me lance récemment dans un revisionnage qui plus est tardif (aux alentours de 0h30) et là explosion! Je retrouve le plaisir de sa vision en salle, tout en le voyant pour la première fois en VO histoire de profiter pleinement des dialogues. Il faut dire que plus qu'un film sur des adolescents partant pour l'université, c'est surtout un film à la limite du campus. Le genre où les universitaires font la fête sans se préoccuper de l'école. On n'entendra pas les parents gueulaient parce que leurs gosses découchent, le lycée est surtout une récréation avec cours de cuisine gourmand et croquant et la plupart du film repose sur "vont-ils trouver de l'alcool pour aller à la fête?", cette dernière étant le prétexte pour une aventure délirante allant à droite et à gauche.

Bill Hader, Christopher Mintz-Plasse et Seth Rogen. Sony Pictures Releasing France

Eux ce sont trois des futurs stars de la scène ricaine à savoir Michael Cera, propulsé amant d'Ellen Page et icone pop grâce à Scott Pilgrim; Jonah Hill ayant depuis tourné pour Marty; et Christopher Mintz Platz nemesis de Kick Ass. Mais loin de la gloire future, ce sont ici trois branquignols accumulant bourdes sur bourdes allant des règles sur le pantalon au chanteur du dimanche. Néanmoins Mottola et les scénaristes Seth Rogen (également présent devant la caméra) et Evan Goldberg segmentent le tout: il y aura les aventures de Seth et Evan; de l'autre celles de McLovin même si elles sont liées. Seth et apparaissent comme les clichés même des adolescents: le petit gros complexé mais grande gueule (Borat?!) et le grand mince toujours à l'écart. En gros: des exclus purs et durs. Mais leur heure de gloire va arriver tout du moins ils y croient dur comme fer, peut être pas de la meilleure manière. L'un voudrait conclure (on va opter pour ce mot car comme tout Jean-Claude Dusse qui se respecte, Seth est très porté sur la chose) avec Jules (la toute mimi Emma Stone dont ce sera le premier gros film avant d'enchaîner avec le confidentiel mais sympathique Easy A); quand l'autre est amoureux fou de Becca et voit ici un beau moyen de le lui faire savoir. Le bourrin qui s'y croit, le timide qui veut sortir du silence.

Christopher Mintz-Plasse et Aviva. Sony Pictures Releasing France

Leur objectif sera d'aller à cette soirée, car c'est en soi le moment de la dernière chance avant l'université. Mais surtout le trio de
réalisateur-scénaristes jouent beaucoup sur la bromance avec deux potes qui vont bientôt se quitter et ne cessant de s'engueuler durant tout le film. Le final apparaîtra comme le point de non-retour, là où les chemins se séparent, où la vie continue parfois l'un sans l'autre sans jamais gâcher les sentiments. De l'autre côté, McLovin a un destin différent. Considéré comme un tocard par ses camarades (enfin surtout Seth, Evan étant plus réservé sur le cas), Fogell peut s'apparenter au Geek, ce personnage culte de Sixteen Candles incarné par Anthony Michael Hall. Personnage au physique plutôt ingrat (chemise dans le futal, lunettes sur le nez, coupe au bol digne de Lloyd dans Dumb et Dumber), c'est pourtant à lui que nos acolytes demandent de chercher de l'alcool et pour cause: Fogell s'est fait une fausse carte d'identité où il est non seulement citoyen hawaïen (alors qu'il est blanc comme un cachet) mais surtout il s'appelle McLovin. Pas de prénom, juste McLovin. Un what the fuck total et pourtant cela passe à force d'incompétence et de connerie pures et dures, à l'image de ces deux policiers partageant une bromance encore plus délirante que celle d'Evan et Seth. 

Emma Stone et Jonah Hill. Sony Pictures Releasing France

Le spectateur peut être subjugué devant tant d'improbables mais le personnage n'est pas un cliché comme ses deux amis, il va devenir le roi de la soirée, celui qui aura vraiment son heure de gloire alors qu'il n'a rien demandé. Une nette différence et d'autant plus jubilatoire. Il a l'alcool et c'est lui qui va emballer (et pas la plus moche!) en devenant McLovin, le tombeur hawaïen dont on se souviendra! On évitera de parler des exactions de ses camarades (aussi fendardes soient-elles), mais pas des siennes. McLovin apparaît au final comme la vraie vedette du film, le second-rôle qui bouffe l'écran au point que l'on ne retient que lui. Superbad a souvent été caricaturé à une sorte de "nouveau American Pie", pourtant le film s'avère moins potache qu'il n'en a l'air, jouant moins sur le cliché que le film des frères Weitz pour montrer un portrait débridé de personnages atypiques. Sans compter l'attachement certain aux 80's apparaissant dès le générique (superbement pop) et amenant au personnage de McLovin tout comme la bande-originale où l'on croise notamment Van Halen pour un Parama (celle-là c'est fait...). Un film assez anachronique surtout si on le compare à American Pie qui est très ancrée fin 90's jusque dans ses chansons. Il aurait pu sortir en plein milieu des 80's comme au début des 90's! 

Un teen movie terriblement ancré dans les 80's et où le héros n'est pas forcément celui que l'on croit.

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