Cine Borat

30 septembre 2014

Les Papyables feraient mieux de prendre leur retraite

Barney Ross laisse ses potes de côté pour engager des jeunes, afin de liquider un de ses anciens associés...

Expendables 3 : Affiche

Il est tout de même impressionnant de se dire ça: Borat a vu Expendables 3 avant The Raid 2 (cela a été rattrapé ce week-end et j'en suis bien content!). C'est dramatique mais pourtant c'est bel et bien le cas. Par contre, je l'ai vu en streaming ce qui n'a pas arangé les finances d'un Expendables 3 qui en avait bien besoin. Promotion indéniable, passage surmédiatisé à Cannes avec notamment un tank en guest, mais public peu convaincu et le film démarre à moins de 20 millions de $ de recettes lors de son premier week end. Déjà que le second avait moins marché que le premier, là c'est le coup dur pour la bande à Stallone. Les recettes aux USA sont franchement mauvaises pour être gentil quand le film est sauvé par les recettes internationales. La raison évidente: une fuite mémorable du film en qualité DVD (donc très bonne qualité pour du téléchargement) un mois avant sa sortie et alors qu'aucune projection n'a eu lieu avant. De quoi faire péter une durite aux dirigeants de Lionsgate, d'autant que les téléchargements ont été fracassant. On n'avait pas vu une telle affaire depuis la copie sans CGi de X Men Origins: Wolverine une semaine avant sa sortie. La raison indéniable: beaucoup d'amateurs d'action à mon image trouvent que ces films d'action n'ont pas grand chose de fun et au final, on préfère encore regarder ou revoir un Commando ou un film de la Cannon qu'un Expendables.

Expendables 3 : Photo Mel Gibson "Non je ne suis pas trop vieux pour ces conneries!"

Pour tout vous dire même mes fidèles camarades étaient peu convaincus à l'idée de le voir en salles. Pour le coup, je leur donne pas tord (mais ce n'était pas une raison pour me faire voir Lucy et Hercule!). Je me suis par ailleurs plus éclaté en me faisant des soirées action bourrine avec Mel Gibson, McT ou Rambo qu'en regardant une seule minute de ce Expendables 3. Pour simplifier: Papy Stallone trouve que ses potes sont trop vieux pour ces conneries, alors il engage des jeunes cons bien bourrins pour affronter Melou Gibson, son ancien pote fondateur des Papyables. Mais les Youngables se font chopper et Papy Stallone doit reprendre ses Papyables pour niquer la gueule à Melou Gibson. Ceci n'est pas une situation initiale: c'est 1h10 de film! Alors je veux bien que l'on ne regarde pas ce genre de film pour le scénario, mais au moins un pitch. Là on se tape une demi-heure avec les vieux avant que Stallone ne les renvois! Ensuite on a au moins dix-quinze minutes avec le recrutement des jeunes et après dézingage. Franchement, Sylvester tu as eu l'effet page blanche? Il faut croire car là c'est vraiment à la limite du foutage de poire. Surtout qu'il ne se passe pas grand chose sous le soleil. Une fusillade qui vire au cauchemar, puis quelques actions introductives pour les jeunes et seulement dans la deuxième fois du bourrinage.... mais avec quinze tonnes de CGI à deux francs dont une explosion de bâtiment pour le moins dégueulasse ou encore une balade en hélico pas belle du tout. Il ne se passe quasiment rien de fun dans ce film.

 "Punaise tu crois que j'avais besoin de jouer dans un mauvais film de plus Sylvester? Tu crois qu'Indiana Jones 4 ne m'a pas suffit? -C'est pas ma guerre merde!"

Même s'ils ne brillaient pas non plus par leur scénario mémorable, les deux premiers avaient la décence d'avoir un pitch qui avait une situation initiale mis en place durant la première demi-heure. Mais le pire d'Expendables 3 c'est son casting. On est plus face à un casting de guests que d'acteurs. Jet Li a beau revenir il ne vient pas avant la fin (dans le 2 c'était au début, normal quoi surtout pour le troisième crédité sur l'affiche...) et ne fait que mitrailler. Pas un seul coup de tatanne! La prochaine ne te déplace pas Jet merci. Schwarzy dégaine deux répliques par ci, par là en sirotant un cigare (oui Schwarzy en est capable, il se fait bien une armée mexicaine à lui tout seul!). Harrison dit deux conneries en hélico devant un fond vert (!). Les vieux apparaissent au début et à la fin et cabotinnent un max (même Jason Statham et Dolph Lundgren ne servent à rien). Wesley Snipes et Mel Gibson semblent bien s'amuser (toujours cela de pris), même si pour ce dernier son combat avec Stallone est d'une nullité affligeante. Les jeunes n'ont aucun charisme (et dire que Rhonda Rousey ose dire qu'elle ferrait une meilleure Wonder Woman que Gal Gabot, elle n'arrive déjà pas à jouer...). Antonio Banderas soule à force de raconter des conneries et jouant à mort sur le cliché latin qu'il véhicule depuis qu'il est aux USA. Cela en devient sinistre. Quant à Stallone, alors je ne sais pas si c'est le botox qui lui bourre la tronche, mais il n'a quasiment aucune expression et surtout il reprend quasiment toutes les répliques de ses camarades. Au hasard: "Tu sais de quoi je parle. -Je sais de quoi tu parle." ou "T'écoutais? -Ouais j'écoutais." Va peut être falloir consulter... On prendra aussi deux belles répliques foireuses et vulgaires: "C'était quoi? -Un gros black dans un bateau!" et "Elle est bonne. -Faut la voir sans ses hauts talons!" On doit aussi se contenter d'un PG-13 lamentable malgré beaucoup de morts pour rien et tout ça pour quoi? Pour sortir une Uncut en DVD et BR. Au vue des chiffres, il valait mieux ne pas prendre les gens pour des buses hein Sly?!

Un nouveau volet pachydermique où le fun n'arrive jamais, la situation initiale dure 1h10 (!), où les acteurs apparaissent et réapparaissent dans le désespoir... Bon on va plutôt chroniquer The Raid 2 plutôt que de continuer à parler de cette croûte.


29 septembre 2014

Tristesse et adolescence

Années 70. La "crêve" est une maladie modifiant l'apparence et contractée massivement par les adolescents. Les destins de Chris et Keith vont s'entrechoquer jusqu'au point de non-retour...

La première fois que j'ai entendu parler de Black Hole, c'était dans Les plus grands films que vous ne verrez jamais. L'adaptation du comic-book était un des projets maudits de ce livre et c'est aussi ce qui m'a donné envie de lire le comic-book de Charles Burns quand j'ai vu les noms associés.. Ainsi, Alexandre Aja fut très impliqué dedans au point d'engager Neil Gaiman et Roger Avary, Aja en parlait même comme de Burns comme de quelqu'un "tellement génial: (il) a réussi à rendre parfaitement ce que c'est que d'être dans la peau d'un ado. (...) Je crois que si on réussit à écrire le scénario avec un budget limité, on va passer sous les radars et ils nous laisseront sortir un film aussi déjanté que la BD" *. Le projet n'est plus mais il reprend avec David Fincher dès 2008, Kirsten Stewart se dit partante (probablement pour le rôle de Chris) et Paramount est aux commandes. Mais les conditions de réécritures de Fincher ne plaisaient pas à Gaiman et le semi-succès de Benjamin Button (coproduit par la Paramount qui détenait aussi les droits du comic-book Torso que comptait adapter Fincher) au box-office n'a pas aidé Fincher avant de partir pour Sony. Entretemps, Rupert Sanders (Blanche Neige et le chasseur) a fait un petit court-métrage en 2010 mais rien n'a avancé pour une adaptation longue. Quant à Fincher, il semblerait que sa possible adaptation serait produite par Brad Pitt au vue d'un article d'Hollywood Reporter publié en octobre 2013. En tous cas, cela reste un film envisageable.

Reste que le film serait directement Restricted et aurait besoin d'effets numériques ou de maquillages pour le moins percutant (ce que Fincher réussi toujours à faire mais toujours avec de gros moyens). En fait, quand on fait attention aux années dérives de son adaptation, Black Hole confirme la fascination qu'il exerce. Alors si des réalisateurs ou artistes reconnus ont pu s'intéresser à ce graphic-novel, pourquoi ne pas tenter la BD? Black Hole est une BD qui a été écrite et dessinée par Charles Burns durant une dizaine d'années (de 1995 à 2005) sur un mode très franco-belge (on passe sur un format d'album et non de publication semaine par semaine ou mois par mois).  Très adulte, le récit se situe dans les années 70 et n'a pas forcément d'années fixes évoquées. On peut néanmoins se repérer par l'émergence du joint héritée des 60's ou l'explosion de David Bowie sous les traits de Ziggy Stardust. Mais surtout Burns fait directement référence au virus du SIDA alors en passe d'émerger à la fin 70's-début 80's avec la maladie baptisée "la crêve". Une maladie qui se transmet également par la salive et bien évidemment par les relations sexuelles. Les symptômes sont purement physiques et si certains arrivent à le cacher, on finit toujours par le voir. Chris le découvrira par hasard après avoir eu une relation sexuelle avec Rob ayant une deuxième bouche dans le cou. Des jeunes lui demandent si elle veut nager et là elle montre une énorme trace de peau partant dans son dos. Sa peau s'enlève systématiquement.

Pendant ce temps, on suit aussi Keith qui est amoureux d'elle. Ce dernier croise d'abord Eliza une jeune femme avec une queue de lézard, mais aussi toute une bande de laisser-pour-compte particulièrement défigurés par la maladie. Avec ce groupe mais aussi Chris, il y croise le desespoir, la peur du regard des autres et aussi l'isolement que peut produire ce genre de maladie contagieuse. Certains comme le groupe et Chris en viennent à partir de chez leurs parents principalement par honte. Le cas contraire reste celui d'Eliza. Elle a beau être partie de chez elle, elle vit pleinement avec sa queue de lézard. Là où Burns touche au but c'est que les gens impliqués sont des adolescents. La maladie et l'adolescence combinées, voilà une belle occasion pour explorer l'âge ingrat, qui plus est à un âge où l'apparence compte le plus. Et si du jour au lendemain, vous devenez un monstre physique que personne ne veut voir? Que votre apparence fasse peur aux autres alors que vous n'avez rien à vous repprocher? Le regard des autres comme toujours. Black Hole parle donc aussi bien de son époque que de l'adolescence d'autrefois et d'aujourd'hui dans ce qu'il y a de plus dur. La réaction de Chris vis à vis de Dave est assez pertinante. Lui parle d'elle comme d'une personne l'ayant jamais vu autrefois (donc avant la maladie) comme autre chose qu"un être humain normal".

Le discours de Chris est en revanche bien plus fatal, puisqu'elle a un discours digne des reines de lycée, allant vers eux juste pour avoir une réputation bienfaitrice. Ses mots aussi crus soient-ils concordent dans cela: "Oh si, je me souviens de lui... de lui et ses amis. Des débiles... des losers. Tous dans le genre moches et timides qui rient trop fort et s'habillent ringard. Sympa? Je l'étais peut être avec lui, mais je me sentais aussi coupable que les autres." Les apparences comme toujours et autant dire que chez certains cela ressort avec un élément particulier. Comme une forme de puberté avec les imperfections que l'on connaît... sauf qu'ici elles sont irréversibles. Le style est très spécial car aligne noir et blanc et comic strip. Les dessins sont particuliers jouant sur les jeux d'ombres et de lumières, où le blanc trasse un visage ou les cheveux. Sur l'aspect graphique, je dois avouer que c'est très particulier, notamment pour les passages peu ragoûtants. Un récit dramatique où le lecteur est entraîné partout que ce soit dans la réalité ou le rêve et surtout sans tabou. La nudité est très présente que ce soit pour le sexe ou par simple envie de se montrer. L'ère libérée des 60's se reflète dans les 70's avec un desespoir contredisant la liberté héritée des aînés. Qui plus est à Seattle, futur fief à la fin 80's-début 90's du grunge, cette musique rock pessimiste qui plaira tant à des adolescents désenchantés. Autre temps, mêmes moeurs.

Une vision impitoyable de l'adolescence, parabole fracassante sur le sida et d'une tristesse certaine.


 

PS: Voici l'adaptation en court-métrage de Rupert Sanders évoquée dans l'article. Les maquillages sur les contaminés sont plutôt bien réalisé (surtout pour une adaptation non-officielle, donc une sorte de fan-film et que le rendu visuel de Burns était très particulier). Il est juste dommage de voir le costume couleur chair de l'actrice jouant Eliza, ce qui gâche un peu tout. Ce court-métrage mélange néanmoins certains éléments. Par exemple, Keith ne rencontre pas Eliza dans la maison qu'il doit garder mais chez des potes drogués. Sanders a modifié l'ensemble pour que les deux s'entrechoquent. La scène où Keith a une hallucination dans sa tasse de café renvoie aux objets particuliers qu'il voit parfois et dont certains auront une résonnance après. Le montage d'images vers la fin est assez saisissant, montrant des dessins horrifiques voire pornographiques s'entrechoquant avec Keith couchant avec Eliza (scène dans la BD quasiment identique) ou Chris s'enlevant la peau. Chris Marquette me paraît par ailleurs bien trop vieux pour jouer Keith, comme quoi le cinéma américain nous ferait croire que des presque-trentenaires peuvent incarner des gamins de quinze ans!

Pour le reste de la distribution, on retrouve Whitney Able (Monsters, All the boys love Mandy Lane) dans le rôle d'Eliza et Diane Gaeta dans celui de Chris. Ce bout d'essai prouve au moins qu'une adaptation de Black Hole est tout à fait possible et ce même avec de petits moyens.

Black Hole from Rupert Sanders on Vimeo.


* Propos issus des Plus grands films que vous ne verrez jamais de Simon Braund.

Posté par borat8 à 10:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 septembre 2014

Sommaire de T à chiffres

T

Le tableau
Tais-Toi !
Taken,  
Take Shelter
Tamara

Le Tambour
Tango et Cash
Taram et le chaudron magique
Tarantula !
Tarzan

Tarzan Korkusuz Adam
Tatie Danielle
Le Tatoué
Taxi, Taxi 2, Taxi 3, Taxi 4, New York Taxi

Taxidermie
Taxi Driver
TC 2000

Tchao Pantin
Team America

Ted
Tell Tale

Témoin Muet
T'Empêches Tout le Monde de Dormir !
Les temps modernes

Tendre Dracula
Le Terminal
Terminator, Terminator 2:Le jugement dernier, Terminator 3:Le soulèvement des machines, Terminator Renaissance
Terminator 2 Spectres A Venise
Terror Trap

Le Testament d'Orphée
Tetsuo The Iron Man Tetsuo The Bullet Man
Thank you for smoking
The Thaw

There Will Be Blood
The ThingThe Thing (2011)
Thirteen
This is it
Thor, Thor The Dark World
Thriller-A Cruel Picture
Tigerland
Le Tigre Sort Ses Griffes

Tin Toy
Titan AE
Titanic
Titanic 2
Titeuf le film
Toi et Moi... Et Duprée
Tokyo Godfathers
Tokyo Girl Cop
La Tombe
Le tombeau des lucioles
Le Tombeur de ces Demoiselles
Tombstone
Tom et Jerry Les Meilleures Courses Poursuites

Tonnerre de Feu
Tonnerre sous les tropiques
Les Tontons Flingueurs
Toolbox Murders
Tootsie
Top Gun
Les tortues ninjaLes tortues ninja 2Les tortues ninja 3TMNT
Torture
The Tortured
The Torturer
Total Recall,  Total Recall(2012)
Touchez pas au Grisbi
La tour infernale
Tout ce qui brille

Tout le monde il est beau Tout le monde est gentil
The town
The Toxic Avenger
Toy Story, Toy Story 2, Toy Story 3

Traffic
Train


Training day
Trainspotting
Traitement de Choc
Trance


Transformers, Transformers 2 la revanche, Transformers 3 la face cachée de la Lune
Le transperceneige (film)
Le transporteur, Le transporteur 2, Le transporteur 3
La Traque des Nazis
La Traversée de Paris

La traversée du temps
The Tree of Life
Tremors 2
Le trésor de la lampe perdue
Triangle
Le Triangle du Diable

Troie
Troll 2

The Troll Hunter
Tron Legacy
True Grit
True Lies
The Truman Show
Tucker


Les Tueurs de L'Espace
Tueurs nes
The Tunnel
Tu Peux Garder Un Secret

Turbo
Turistas
Turkish Bruce Lee
Turkish Jaws
Turkish Rambo
Turkish Rocky
Turkish Star Trek
Turkish Star Wars, Turkish Star Wars 2
Turkish Superman
Twilight chapitre 1 fascination
, Twilight chapitre 2 tentation, Twilight chapitre 3 Hésitation
Twin Peaks Fire walk with me

U

Ultra Vixens
Un Air de Famille
Un amour de coccinelleLe nouvel amour de coccinelle, La coccinelle à Monte Carlo, La Coccinelle Revient
Un Chien Andalou
Undead Or Alive
Un Drôle de Paroissien

Une Balle dans la Tête
Une Epoque Formidable
Une Femme Disparaît
Une histoire vraie
Une Vie Moins Ordinaire
Un fauteuil pour deux

Un Flic
Un Flic A La Maternelle
Un Homme et son Chien
Un Indien Dans La Ville
Universal Soldier
Un jour sans fin
Un Justicier Dans La Ville 2Le Justicier de New York Le Justicier Braque les Dealers
Un long dimanche de fiançailles
Un monde parfait

Un monstre à Paris
Un Nommé Cable Hogue

Un Papillon Sur L'Epaule
Un poisson nommé Wanda

Un Prince A New York
Un prophète
Un Seul Deviendra Invincible 2, Un Seul Deviendra Invincible 3
Un Taxi Pour Tobrouk

The Untold Story
Un Tramway Nommé Désir
The Underdog Knight


L'Univers et ses MystèresA la recherche d'amas cosmiques, L'Etoile de la Mort, Guerres SpatialesPulsars et QuasarsDix moyens de détruire la Terre, Tombés de L'Espace, Une Autre Terre, Stopper L'Armageddon, Sexe Dans L'Espace, Au Bord de l'espace, Phénomènes Cosmiques, Visages Extraterrestres, La Vitesse de la Lumière, La Fin de la Terre, Saturne et ses Anneaux, A la recherche de la vie extra-terrestre, Le Soleil L'Etoile Mystérieuse, Eclipse Totale, Sept Merveilles du Système SolaireEnergie ExtrêmeTempête MagnétiqueUnivers LiquideVivre dans l'espaceLe Jour Où La Lune MourutMars Nouveaux Indices, Science Fiction Fait Scientifique, Matière Noire et Energie Sombre, Le secret des sondes spatiales, Voyage dans le Temps      

Unstoppable
Unthinkable
Urban Legend
Urotsukidoji La Légende du Démon,  ,  

V

V pour vendetta
Vacances à Hawaï
La Vache et le Prisonnier
Vahsi Kan
Valentine's day

Valhalla Rising Le Guerrier Silencieux
La Vallée
La Vallée de Gwagi
Valse avec Bachir
La Valse des Pantins

Les valseuses
Vampires
Vampires (2010)
Vampire vous avez dit vampire?, Vampire vous avez dit vampire 2, Fright night
Van Helsing
Le Veilleur de Nuit
Vendredi 13, Vendredi 13 chapitre 8 L'Ultime Retour, Jason Va En Enfer,  Jason X
La Vengeance de l'Aigle


La verite si je mens, La verite si je mens 2, La vérité si je mens 3
Versus L'Ultime Guerrier
Very Bad TripVery Bad Trip 2


The Victim
Vidocq


La vie de Brian
La Vie des Autres
La Vie Est Belle (1948)La Vie Est Belle
La vie est un long fleuve tranquille

Vie et Légende d'Anne Frank
Viens Chez Moi J'Habite Chez Une Copine
La Vierge de Nuremberg
La Vie Secrète de Jeffrey Dahmer
Le Vieux Fusil

Vijayendra Varma-Power of an Indian
Le Village des Ombres
Vincent
The Vindicator

Violette Nozière
Vipère Au PoingVipère Au Poing (2004)
Virgin Suicides
Les Virtuoses
Virus Cannibale


Les Visiteurs
Visitor Q
Vol 93
Vol au dessus d'un nid de coucou
Volcano

Le Voleur d'Arc En Ciel
Volt
Volteface
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Voyage Au Bout de L'Enfer

Voyage au centre de la Terre
Le voyage de Chihiro
Le Voyage Fantastique
Les Voyages de Gulliver (1939)
Le Voyeur

W

Waking Sleeping Beauty
The Wall (album et film)
Wallace et Gromit Une grande excursion, Wallace et Gromit Un Mauvais Pantalon, Wallace et Gromit Rasé de près, Wallace et Gromit Le mystère du lapin-garou
Wall-e
Wall Street, Wall Street 2: L'argent ne dort jamais

Wanted choisis ton destin
The Ward
WarGames
Warrior
Wasabi
Watchmen

Waterworld
Wayne's World, Wayne's World 2
Welcome to the Jungle
Wendigo
When we were kings
Where The Dead Go To Die 

The White Zombie


Wilderness
Wild Wild West
Willow
W. L'Improbable Président
Wolf Creek
Wolfman
World Trade Center
World War Z
The Wrestler
Wyvern

X

X Men, X Men 2, X Men 3 l'affrontement final, X Men Origins Wolverine, X Men First Class The Wolverine,  
XXXXXX 2 The Next Level

Y

Yamakasi
Y A-T-Il Un Exorciste Pour Sauver Le Monde 
Y a t-il un pilote dans l'avion
Les Yeux de Julia
Les Yeux du Désir
You're next

Z

Z
Zero Dark Thirty
Zidane Un Portrait Du XXIème Siècle
La Zizanie
Zodiac
Zombi 3
Zombie Diaries 2


Zombie Holocaust
Zombie Honeymoon
Zombie Lover
Zombies Anonymous
Zombies Of Mass Destruction
Zookeeper


Zontar La Chose de Vénus

Chiffres

Deux heures moins le quart avant JC
Les Deux Visages de Christie
Two Lovers
3 Enfants Dans Le Désordre
3H10 Pour Yuma


Trois Jours A Vivre 2
3 Mighty Men
3 Zéros
Les 4 FantastiquesLes 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent

Quatre Garçons dans le Vent
Quatre mariages et un enterrement
La quatrième dimension le film
Five Across The Eyes
Le cinquième élément


La 7ème Cible
Les 7 Grands Maîtres de Shaolin
Les 7 Momies
Les sept samouraisLes sept mercenaires
7venty 5ive
8 mm
Le Huitième Jour

Neuf mois ferme
Les 10 Commandements
Les 12 Salopards

Twelve years a slave
Le 13eme guerrier
21 Jump Street 
La 25ème heure
28 jours plus tard, 28 semaines plus tard
30 Jours de Nuit 2
La 36ème Chambre de Shaolin
36 Quai des Orfèvres
40 ans toujours puceau
99 F
100 Feet

100 Tears
Les 101 dalmatiens
127 heures
187 Code Meurtre

300,  
Les Quatre Cents Coups

1001 pattes
1941
1984 (Anderson), 1984 (Radford)
2001 L'Odyssée de L'Espace

2001 Maniacs 2001 Maniacs Field Of Screams
2012
2012 Supernova
2019 Après la Chute de New-York
10000

Posté par borat8 à 20:51 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

Sommaire de P à S

P

Le Pacha
Pacific rim
Le pacte des loups
Le Pacte du Sang
Pain and gain
Pale Rider

Panic Room
Panic Sur Florida Beach
La Panthère Rose, Quand l'inspecteur s'emmêle, Le retour de la Panthère Rose, Quand la Panthère Rose s'emmêle, La malédiction de la Panthère Rose, A la recherche de la Panthère Rose
Paperman
Papillon
Paprika
Papy Fait de la Résistance
Paranoiak
Paranormal ActivityParanormal Activity 3

ParaNorman
Pardonnez-Moi
Le Parfum Histoire D'Un Meurtrier
Le Pari
Paris
Paris by Night of the Living Dead

Paris Je T'Aime
Le ParrainLe Parrain-2ème partie, Le Parrain 3
Partly Cloudy
The Party
Partysaurus Rex
Pas de printemps pour Marnie
La Passion de Jeanne d'Arc
La Passion du Christ
Patrick


Paul
Payback
Paycheck
Pearl Harbor
Pearl Jam Twenty
Peggy Sue s'est mariée
Pendez-Les Haut Et Court


People
Les Pépées font la loi
Percy Jackson le voleur de foudre

Perdus dans l'Espace
Le Père Noël Contre Les Martiens
Perfect blue
Le Péril Jeune
Persepolis

Persona
Peter et Elliott le dragon
Peter Pan
La Petite Boutique des Horreurs
La petite sirene
Petit Massacre Entre Amis
Les petits mouchoirs
Le Petit Vampire
Le petit dinosaure et la vallée des merveilles
Le Peuple de l'Enfer
Peur Bleue

Peur sur la Ville
Phantom Of The Paradise
Phantoms
Le Phare du Bout du Monde
Phenomena
Philadelphia
Philosophy of a Knife
Phone game
Pi
Piège à Hong Kong
Piege de cristal, 58 minutes pour vivre, Une journee en enfer, Die Hard 4 retour en enferDie Hard 5 

Piège Mortel à Hawaï, Return to the Savage Beach
Pinocchio
Le Pion
Piranha 2 Les Tueurs Volants, Piranha 3D
Les Pirates bons à rien mauvais en tout
Pirates des CaraÏbes: La malédiction du Black Pearl, Le secret du coffre maudit, Jusqu'au bout du monde, La fontaine de Jouvence
La Piscine
Pitch Black, Les chroniques de Riddick Riddick Dead Man Stalking
The Place beyond the pines
La plage


Plan 9 From Outer Space
La planete au tresor
La planète des singes (1968), Le secret de la Planète des singes, Les évadés de la Planète des singes, La Conquête de la Planète des Singes, La planète des singes(2001), La Planète des Singes Les Origines
La Planète Fantôme
Planète Interdite
Platoon


Le plus beau métier du monde
Pocahontas
Point Break
Pokémon le film
Le Pôle express
Police Academy

Police Fédérale Los Angeles
Polisse
Poltergeist
Pompoko

Le Pont (2008)
Le Pont de la Rivière Kwaï
Pontypool
Ponyo sur la falaise
Porcherie
Porco Rosso
Braddock Portés Disparus 3

Poséidon
Possession
Postal
Postman
The Poughkeepsie Tapes

Pouic-Pouic
Pour 100 Briques T'As Plus Rien !
Pour Qui Sonne Le Glas
Pour une poignee de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le bon la brute et le truand


Predator, Predator 2, Predators
Predictions
Prends Ta Rolls... Et Va Pointer !


Presque celebre
Le prestige

Presto
Présumé Coupable
Prête-Moi Ta Main
Pretty Woman
Primal
Primale
Le prince d'Egypte
Prince des Ténèbres

Prince of Persia les sables du temps
La princesse et la grenouille
Princesse Mononoké
Priscilla folle du désert
Prison (1988)
Prisoners
Prisonniers du temps

Le professeur FoldingueLa famille Foldingue
Le professionnel
P.R.O.F.S
Le Projet Blair Witch
Projet X
Les promesses de l'ombre

Promotion canapé
Le Proviseur
Psychose
Public Enemies
Le Pull-Over Rouge
Pulp Fiction
The Punisher (1989), The PunisherPunisher War Zone

Purana Mandir
Purple Rain
Push
Pusher, Pusher 2Pusher 3
Python

Q

Le Quai des Brumes
Quand l'Embryon Part Braconner
Quand les aigles attaquent
Quand les Dinosaures Dominaient le Monde
Quand les nazis filmaient les ghettos
Queen Kong
Que la Bête Meure
Qui veut la peau de Roger Rabbit?
Quizz Show

R

The Rage
La Rage du Tigre
Raging Bull
The Raid
Rain Man
Les Raisins de la Colère

Les Râleurs Font Leur Beurre
Rambo, Rambo II La mission, Rambo III, John Rambo
Rampage
Rango
Rashomon
Raspoutine Le Moine Fou
Ratatouille

Ratman
Razorback
Real Steel
Re-Animator
Rebecca
Rec, Rec 2
Red Red 2
Redline


Red's dream
Red Water
The Reef
Regain
La Règle du Jeu
La reine des neiges
La releve


Rencontres du Troisième Type
Renaissance
Le Repaire du Ver Blanc
Reportages de Guerre Diviser Pour Régner

Reptilicus
Les Reptiliens
Requiem for a dream
Requiem pour un massacre

Les Rescapés de Sobibor
Rescue Dawn
Resident Evil, Resident Evil Apocalypse, Resident Evil ExtinctionResident Evil Afterlife
Resurrection County

Retour à la fac
Le Retour des Morts-Vivants
Retour vers le futur, Retour vers le futur 2, Retour vers le futur 3
Retroactive

La Revanche de la Créature
La Revanche de Pinocchio
La Revanche des Mortes Vivantes
La Révolte des Triffides
Les Révoltés de l'An 2000

Ricky Bobby roi des circuits
Le rideau dechire
Les Ripoux
Risky Business
Le Rite
Les rivieres pourpres, Les rivières pourpres 2
road trip
Robin des Bois
Robin des Bois prince des voleurs
Robin Hood
Robocop, Robocop 2, Robocop 3


Le Robot des Glaces, L'histoire de Trunks
Robot Jox
Robot Monster
Robots 2000 Odyssée Sous-Marine
Robo Vampire
Robowar
Rock (1996)
Rock academy
Rock Aliens

Rock of ages
Rocky,  Rocky 2, Rocky 3 l'oeil du tigreRocky 4, Rocky 5Rocky Balboa
Le Roi des Cons

Le Roi Lion
Les rois du désert

Les Rois Mages
Rollerball (1975), Rollerball(2002)
Roméo et Juliette
Les Rongeurs de l'Apocalypse
Rosemary's Baby
R.O.T.O.R.


La Route
La route d'Eldorado


Rox et Rouky
Le royaume de Ga'Hoole-la legende des gardiens
Rubber
Rue Barbare
La Ruée Vers L'Or
Les Runaways
Running Man
Rush

S

Sacré Graal
Sacré Robin des Bois
Le Sadique à la Tronçonneuse
Sailor et Lula

Le Saint (1997)
Le Saint de Manhattan
Le salaire de la peur
Salo ou les 120 Journées de Sodome
Saludos Amigos, Les trois caballeros
Salvage
Samuraï Cop
Samourais
San Antonio
Sanctum


Santa Sangre
Sarkozy vampire des médias
Sars Wars Bangkok Zombie Crisis
Saute mouton
Sauvez Willy

Savages
Savulun Battal Gazi Geliyor
Saw
Saw 2Saw 3Saw 4Saw 5Saw 6 
Scanners, Scanners 2
Scarface
Scary Movie, Scary Movie 2, Scary Movie 3, Scary Movie 4 Scary Movie 5

 Le Schpountz
Les Schtroumpfs
La Science des Rêves

Scooby doo, Scooby doo 2
Scott Pilgrim vs the world
Scourge
Scrapbook
Scream, Scream 2, Scream 3, Scream 4
The secret

Le Secret de Kelly-Anne
Le secret de la pyramide
Le Secret du Lac Salé
The Secret life of Walter Mitty

La Secte Sans Nom
Sectes Enfants Sous Emprise
Le Seigneur des anneaux, Le Seigneur des anneaux (1978), The Hobbit: Un voyage inattenduLa désolation de Smaug
Le sens de la vie
Le Sens du Devoir
Les sentiers de la perdition
Le Septième Voyage de Sinbad
Serial Noceurs

Série Noire 
Le Serpent

Serpico
Se Souvenir des Belles Choses
Seul au monde


Seven
Sexcrimes, Sexcrimes 2
Shadow
Shakma
Shank
Shaolin Contre Mantis


Shark Attack-Alerte Aux Requins, Shark Attack 3
Shark In Venice
Sharktopus
Shark Zone
Shaun of the dead
She Creature
Sheitan

Shérif Fais-Moi Peur
Sherlock Holmes
Sherlock Holmes Attaque L'Orient-Express
Shine a light
Shining
Shoah

Shocking Asia
Shoot'Em Up
Showgirls
Shrek, Shrek 2, Shrek le troisième, Shrek 4 il était une fin 
Shutter Island
Sidekicks
Signes
Le Silence des Agneaux, Hannibal, Hannibal Lecter Les Origines du Mal
Le Silence Qui Tue
Silent Hill
Silent Running
Les Simpson Le Film
Sin City 


The Skeptic
Slaughtered Vomit Dolls
Sleepy Hollow
Slice
Slugs

Small Fry
Small Soldiers
Snake eyes
Snuff 102
The Social Network
La soif du mal

Soldier
Soleil Rouge
Soleil Vert
Solitaire

Someone's Knocking At The Door
Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama
SOS Fantomes, SOS Fantomes 2
La Soupe Aux Choux
Source Code
La souris
Les Sous-Doués passent le bac
Sous le Signe du Scorpion


Le sous sol de la peur
Southland Tales
South Park le film
Space Cowboys
Space Jam


Spanish Movie
Spartacus
Spartatouille
Spawn
Speed 2 Cap sur le Danger
Speed Racer
Spider Man, Spider Man 2, Spider Man 3, The Amazing Spider man 
Spiders
Spider Web
Spirit l'etalon des plaines
Spirit Trap
Splice

Spring Breakers
St Jacques La Mecques

Stag Night
Stake Land
Stalingrad


Stand By Me
Starcrash Le Choc des Etoiles

Stargate
Starko
Starman
Starship TroopersStarship Troopers 2
Starsky et Hutch
Star Runners Les Convoyeurs de L'Espace
Star Trek le filmStar Trek II La colère de Khan Star Trek III A la recherche de Spock, Star Trek IV Retour sur TerreStar Trek V L'ultime frontièreStar Trek VI Terre InconnueStar Trek Premier contactStar Trek Star Trek Into darkness
Star Wars-episode I la menace fantôme, Star Wars-episode II l'attaque des clones, Star Wars The Clone Wars, Star Wars-episode III la revanche des sith, Star Wars-episode IV la guerre des étoiles, Star Wars-episode V l'empire contre attaque, Star Wars-episode VI le retour du jedi Star Wars Holiday Special

 


Stauffenberg L'Attentat
Story of Ricky
La stratégie Ender

Street Dance 2
Street Fighter
Streetfighter La Rage de Vaincre
Strike Commando, Strike Commando 2
Striptease
Stuck Insitinct de Survie
Sucker Punch
Sueurs froides
Sugarland Express
Sulfures

Summer Wars
Sunshine
Super (2011)
Super 8

Supercroc

Superflic Se Déchaîne
Supergrave
Super Heros Movie
Superman (1978)Superman 2Superman 3, Superman 4, Superman ReturnsMan of steel

,
Super Mario Bros

Super Noël, Hyper Noël
Super Shark
Supervixens
Sur la piste du Marsupilami
Sur la route de Madison
Sur mes levres


Le survivant
Survivant(s)
Les Survivants

Les Survivants de L'Infini
Surviving Evil
Suspiria
Sweeney Todd le diabolique barbier de Fleet Street
Sweet Sixteen
Le Syndicat du Crime, Le Syndicat du Crime 2Le Syndicat du Crime 3

Posté par borat8 à 20:46 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags :

Sommaire de K à O

K

Kaboom
Karate Kid (1984), The Karate Kid (2010)
Karate Tiger Le Tigre Rouge,  Karate Tiger 2
Ken Le Survivant (1986), Ken Le Survivant, Hokuto No Ken La Légende de Toki,  Hokuto No Ken L'Ere de RahoShin Hokuto No Ken

Ken Park 
Kick Ass Kick Ass 2 Balls to the wall
Kickboxer
Le Kid
Kiki la petite sorcière
Kill Bill
The Killer
Killer CrocodileKiller Crocodile 2
Killer Joe
Killer Shark
Kill For Love
The Killing Of Satan
The Killing Room

Killing Them Softly
Kinatay
King Cobra
Kingdom of heaven
King Kong(1933), King Kong (1976), King Kong 2, King Kong(2005), King Kong contre Godzilla King Kong Revient
The King Of New York
Kiss Kiss Bang Bang
Klaus Barbie Sur les Traces d'Un Criminel
Knick Knack
Komodo
Kramer contre Kramer
Kronos Le Conquérant de L'Univers


Kung-Fu Kid
Kung Fu Panda 2
Kung Pow Enter The Fist
Kuzco l'empereur megalo

L

Le Labyrinthe de Pan
Lacombe Lucien
LA Confidential
Le Lagon Bleu
La haut

Lake Placid Final Chapter
Landru
Les Langoliers
Lara Croft Tomb Raider, Lara Croft Tomb Raider le berceau de la vie
Les Larmes du Soleil
Last Action Hero

Lastikman
The Last man on Earth
The Last Stand
Le Lauréat
Laurel et Hardy en Croisière
Lawless
Lawrence d'Arabie


La leçon de piano
Lectures Diaboliques
Legend
La legende de Beowulf


Léon
Le Libertin
Life of Pi
La ligne rouge
La ligne verte
Lilo et Stitch

Lincoln
La Liste de Schindler
Little Big Man
Little Miss Sunshine


Le livre de la jungle (1942)Le livre de la jungle (Disney)
Le livre d'Eli
Le Locataire


La loi et l'ordre
Les lois de l'attraction
Lolita

The Lone Ranger
Long Time Dead
Long Weekend
Looper
Lord of war
Lost Highway
Louise Michel
Le loup de Wall Street
Le loup garou de LondresLe loup garou de Paris

Lovely Bones
Lucky Luke Daisy Town, Lucky Luke (1991), Lucky Luke


Les Lumières de la Ville
La Luna
Luxo Jr

M

Mac et Moi
La Machine A Explorer Le Temps

The Machine Girl
Maciste contre les Hommes de Pierre 
Madagascar, Madagascar 2


Madame Irma
Mad Max, Mad Max 2, Mad Max au dela du dome du tonnerre
Mad Monkey Kung-Fu
Mad Mutilator
The Magdalene Sisters
Le magicien d'Oz,  
Magic Kid
Magic Mike

Le magnifique
Magnolia
La main au collet
La Main Rouge du Diable
La Maison de Cire

Mais Où Est Donc Passée La 7ème Compagnie, On A Retrouvé La 7ème Compagnie
Mais qui a tue Harry
Mais qui a tué Pamela Rose

La Maison du Docteur Edwardes
Le Maître d'Ecole
Le maitre de guerre
Les Maîtres de L'Univers
Les Maîtres du Temps

La MalédictionLa Malédiction Finale, 666 La Malédiction
La Malédiction des Hommes-Chats
La Malédiction des Whateley
Maléfiques
Malibu High
Mamà

La Maman et la Putain
Maman J'Ai Raté L'Avion, Maman J'Ai Encore Raté L'Avion
Mamma Mia !
The Man From Earth
The man from nowhere

Maniac (2013)
Maniac Cop
Maniac Trasher
Man on fire
Man on the moon
Manos The Hands Of Fate

The Manson Family


Marathon Man
La Mariée Etait En Noir
La Marque

Marquis de Sade-Justine
Mars Attacks
Mars Un Monde Aquatique

Martyrs

Mary et Max
Mary Poppins
The Mask

Ma sorcière bien aimée
Le masque de Zorro
La Légende de Zorro
Masques

Massacre A La Tronçonneuse (1974), Massacre A La Tronçonneuse 2, Massacre A La Tronçonneuse (2003), Massacre A La Tronçonneuse Le Commencement

The master
Ma Super Ex
Matrix, Matrix Reloaded, Matrix Revolutions
La Mauvaise Education
Mauvaises Fréquentations

Ma Vache et Moi
Ma vie avec Liberace
Ma Vie Est Un Enfer
Max et les Maximonstres

Maximum overdrive
Max Payne
Megan Is Missing
Mega Shark Vs Giant Octopus, Mega Shark Vs Crocosaurus, Mega Python Vs Gatoroid
Megasnake
La Meilleure Façon de Marcher
Mein Kampf

Melancholie Der Engel
Mélodie Cocktail
Mélodie du sud
Memento
La memoire dans la peau, La mort dans la peau, La vengeance dans la peau


Menace 2 Society

Men In Black, Men In Black II, Men In Black 3
Mensonges d'Etat
Menteur menteur
Le Mépris
Merlin l'enchanteur
Mes meilleures amies
Mes meilleurs copains

Le Messie du Mal
Le Météore de la Nuit
Metropolis
Meurtre à Hollywood

Meurtre au Soleil
La meute
Miami Vice
Michel Vaillant
Micmacs a tire larigot
Midnight Express
Midnight Meat Train
Millenium le film

Millennium actress
Miller's Crossing
Million Dollar Baby
Mimic 2
Minority Report


Miracle sur la 8ème rue

Le Miroir A Deux Faces
Les Misérables (1958)
Misery
Miss Daisy et son Chauffeur
Mission Evasion
Mission Impossible, Mission Impossible 2, Mission Impossible 3MI Ghost Protocol

Mission to Mars
Mississippi Burning
The Mist
Moi Christiane F. 13 ans droguée prostituée
Moi moche et mechant

Moi Tintin
La momie, Le retour de la momie, La Momie la tombe de l'empereur dragon
La Momie Aztèque contre le Robot

Mon Beau-Père Et Moi
Le monde de Narnia-Chapitre I le lion la sorcière blanche et l'armoire magique, Le monde de Narnia-Chapitre II Le prince Caspian,
Le monde de Narnia L'odyssée du passeur d'aurore

Le monde de Nemo
Le Monde Perdu (1925)
Les mondes de Ralph


Les Mondes Futurs

Les mondes perdus au cinéma
Mondo CaneMondo Cane 2
Mondwest
Mon Nom Est Tsotsi
The Monolith Monsters
Mon oncle

Monsieur Verdoux
Monsters
Monsterwolf
Le Monstre Vient de la Mer
Les Monstres de L'Espace
Monstres et cieMonstres Academy
La Montagne Sacrée
Mon voisin Totoro
Moon

Moontrap
Moonwalker
Morse, Let me in
Mortal KombatMortal Kombat Destruction Finale
La Mort au Large
La mort aux trousses
La Mort Etait Au Rendez-Vous
La Morte Vivante
Mort Ou Vif
Mort subite

Les Morts-Vivants
Mosquito
The Mother
Mother's Day


La Mouche NoireLe Retour de la Mouche, La Malédiction de la Mouche, La moucheLa Mouche 2
Moulin Rouge
Mr Brooks
Mulan
Mulberry Street

Mulholland Drive
Multiple Maniacs
Munich
The Muppets
Le Mur de l'Atlantique
The Murderer
Murders In The Zoo

Murder Loves Killers Too
Music Box
My Soul To Take
Le Mystère Andromède
Le Mystère de Vénus
Mystic River

N

Naissance d'une nation
Nathalie Dans L'Enfer Nazi
The Necro Files
Ne le dis à personne

Né Un 4 Juillet
Never Foget
Neverland
Never Let Me go
Never Say Never
New York 1997Los Angeles 2013
New York ne répond plus


Night and day
Night of the Demons
Niki Larson
Nikita
Nine
Nine Dead


Ninja Assassin
Le Ninja Blanc
No Country for old men
Les noces funebres
Les noces rebelles
Notorious Big

Notre ami le rat
N'Oublie Pas Ton Père Au Vestiaire
Nous Sommes La Nuit
Le Nouveau Jean-Claude
Le nouveau monde
Les Nouveaux Barbares
Nouvelle Cuisine
La nouvelle voiture de Bob
Nude Nuns With Big Guns
La Nuit de la Mort
La nuit des morts vivants, Zombie, Le jour des morts vivants, Land of the dead, Diary of the dead
La Nuit des Traquées

La Nuit des Vers Géants
La Nuit du Chasseur
Nuit et brouillard
La nuit nous appartient
Les Nuits Avec Mon Ennemi
Numero 9

O

Oblivion
Obsession
Ocean's eleven
Octaman
L'Oeil de Vichy

L'oeil du mal
Les oiseaux
Old boy
Oliver et compagnie
Omar M'A Tuer
On a volé la cuisse de Jupiter

Once Vatan
On L'Appelle Catastrophe
Only God Forgives
Open Range
Open Water En Eaux Profondes, Dérive Mortelle

Opération espadon
Orange mécanique

Orcs
L'ordre et la morale

L'Orphelinat
Oscar (film)
OSS 117 Le Caire nid d'espion, OSS 117 Rio ne répond plus


The Other Guys
Outland Loin de la Terre
Out of Africa

Out of the furnace
Outrage (2010)
Outreau-L'Autre Vérité
Ouvert 247

Posté par borat8 à 20:42 - - Commentaires [45] - Permalien [#]
Tags :



Sommaire de G à J

G

Gacy
Gainsbourg(vie heroique)

Galaxy Quest
The Game

Gandahar
Gandhi
Gangs of New York
Gangster Squad


Garou-Garou Le Passe Muraille
The Gate 2

Gatsby le magnifique (2013)
Gazon maudit
Le géant de fer
Le Gendarme de Saint-Tropez, Le Gendarme Se Marie, Le Gendarme et les ExtraterrestresLe Gendarme A New YorkLe Gendarme En BaladeLe Gendarme et les Gendarmettes

Génération Perdue
George de la jungle
Get Carter
Ghost
Ghost Dog
Ghost in the shellInnocence
Ghost RiderGhost Rider 2
Ghosts of Mars
The Ghost Writer
Ghoulies 2, Ghoulies 3
The Giant Claw
GI Joe
The Gingerdead Man

The Girl Next Door (2007)
The Girl with the dragon tattoo
Gladiator
Glen or Glenda

Goal 2 la consécration
Godspeed
Godzilla (1954)Le Retour de Godzilla, Godzilla Vs Megalon, Godzilla
Goemon The Freedom Fighter
Goldorak contre Great Mazinger
Gomorra
Good Morning England


Les Goonies
Gorgo

Goshu le Violoncelliste
Le Goût des Autres
Grace
Le Grand Bazar
Le Grand Blond Avec Une Chaussure Noire
Le Grand Chemin
La grande course autour du monde

Les Grandes Gueules
Les Grandes Vacances
La Grande Vadrouille
Le Grand Restaurant
Le Grand Sommeil
Le Grand Tournoi
Gran Torino

Gravity
The Green Elephant
Green Lantern
Green Zone
Gremlins, Gremlins 2 la nouvelle generation
The Grey
Greystoke La Légende de Tarzan

Les griffes de la nuit, La Revanche de Freddy, Les Griffes du Cauchemar, Freddy chapitre 5 L'Enfant du Cauchemar, Freddy 6 L'Ultime Cauchemar, Freddy 7 Freddy Sort de la Nuit
Le Grinch
Grindhouse
La Guerre des Boutons (1961), La Guerre des Boutons (2011)
La guerre des mondes(1954), La guerre des mondes(2005)


La guerre des Rose
Les Guerriers de la Nuit
Guinea Pig: Flowers of Flesh and Blood, Devil's Experiment


H

La Haine
Halloween, Halloween 2, Halloween 3, Halloween 4Halloween 5, Halloween 6Halloween 20 Ans Après, Halloween Resurrection, Halloween (2007), Halloween 2 (2008)
Hancock

Hanuman and the Five Kamen Riders

Happiness Therapy
Happy Feet
Hard Rock Zombies
Harpoon

Harry Potter A L'Ecole des Sorciers, Harry Potter et la Chambre des Secrets, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter et la coupe de feu; Harry Potter et l'ordre du phénixHarry Potter et le prince de sang mêlé, Harry Potter et les reliques de la mort


Hatchet 2
Haute Sécurité
Haute Tension
Heartless
Heartstopper
Heat
HellboyHellboy 2 les legions d'or maudites

Hell Comes To Frogtown
Hell Driver
Hellraiser 3
The Help


Hercule


Hercule A New York
Hercule et Sherlock
Hereafter
Les Héritiers du Docteur Mengele

Héroïnes
Héros
Hibernatus
Hidden, Hidden 2
Hierro

High Fidelity

Highlander, Highlander Le Retour, Highlander 3, Highlander EndgameHighlander The Source

High School Musical (saga)
Highwaymen La Poursuite Infernale
Histeria

Hitcher, 

Hitman

Hitman le Cobra
Hobo with a Shotgun
The Hole
Hollow man


L'Homme-Araignée, La Riposte de l'Homme-Araignée
L'Homme de l'Ouest

L'homme de Rio
L'homme des hautes plaines
L'Homme des Vallées Perdues
L'homme orchestre
L'Homme Puma
L'Homme Qui Murmurait A L'Oreille Des Chevaux
L'Homme Qui Rétrécit

La Honte de la Jungle
Hook
Hope and Glory
La horde
La Horde Sauvage
Horribilis


Horror Cannibal, Horror Cannibal 2
Hors de controle
Hors la loi
Horton
The host
HostelHostel Chapitre 2 
Hôtel du plaisir pour SS
Hôtel Rwanda
Hot Fuzz
Hot Shots !,  


House of Bones
Howard the duck
Hugo Cabret
HulkL'incroyable Hulk
Humains

Hunger games Hunger games L'embrasement
Hurlements, Hurlements 2
Hush en route vers l'enfer
Hyper Tension 2
Hypnose
Hysterical

I

I comme Icare
Il Etait Une Fois Le Bronx
Il Etait Une Fois Dans L'OuestIl était une fois en Amérique
Il Etait Une Fois En Chine, Il Etait Une Fois En Chine 3
Il Etait Une Fois Le Cosmos
Il Était Une Fois... Louis de Funès
Il faut sauver le soldat Ryan


L'Île de la Terreur
L'Île des Morts-Vivants
L'Île Inconnue
L'Île Mystérieuse

L'Illusionniste
I love you Phillip Morris
Ils
Ilsa la Tigresse du Goulag
Ils sont fous ces sorciers

 L'immortel
Les immortels
L'impasse
Impitoyable
The Impossible

 L'Impossible Monsieur Pipelet
Incassable
Inception
L'inconnu du Nord Express
Les incorruptibles
L'incroyable voyage 2 à San Francisco

Incubus (1966)
Independence Day
L'Indestructible

Les Indestructibles
Indigenes

L'Inévitable Catastrophe
Infection
Les Infidèles
Les infiltres
The Informant
Inglourious Basterds


Innocent Blood
Insane
Insanitarium
Inseminoid
Inside Man
Insidious


L'Inspecteur Harry, Magnum Force, L'Inspecteur ne Renonce Jamais, Le Retour de l'Inspecteur Harry, L'Inspecteur Harry Est La Dernière Cible 
Inspecteur La Bavure

International Guerillas
Intolérance
Into The Wild
Intouchables

L'invasion des profanateurs de sépultures, L'Invasion des Profanateurs, Body Snatchers, Invasion (2007)
Invasion Los Angeles
L'Invasion vient de Mars
Invictus
The Invisible Man

I Robot
Iron Man, Iron Man 2, The Invincible Iron Man Iron Man 3
Irréversible

The Island
I Spit On Your Grave (1978)I Spit On Your Grave 2
It Came From Hollywood
It Waits

J

J'ai Rencontré Le Diable
Jackass 3D
Jack Brooks Tueur de Monstres
The Jacket
Jack FrostJack Frost (1996)
Jackie Brown
Jack le chasseur de géants
Jack L'Eventreur Partie 1, Jack L'Eventreur Partie 2
Jackpot

Jack Reacher
James Bond:  James Bond contre Dr No, Bons baisers de RussieGoldfinger, Opération tonnerre, On ne vit que deux foisCasino Royale (1967), Au service secret de sa Majesté, Les diamants sont éternelsVivre et laisser mourirL'homme au pistolet d'orL'espion qui m'aimait, MoonrakerRien que pour vos yeux, OctopussyJamais plus jamais, Dangereusement Vôtre, Tuer n'est pas jouer, Permis de tuer, GoldenEyeDemain ne meurt jamaisLe monde ne suffit pas, Meurs un autre jour, Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall
James et la pêche géante
Le Jardin du Mal
Jarhead
Jason et les Argonautes
JCVD
Jean de Florette, Manon des Sources
Jean-Philippe
J Edgar
Jennifer's body

Jerry Maguire
Je Suis Moche et J'Emballe

Je suis timide mais je me soigne
Je suis une légende
La Jetée

Le Jeu de la Mort
Jeu D'Enfant
, Chucky 3 

Jeune et jolie
La Jeune Fille et la Mort
La Jeunesse Sous Hitler, La Jeunesse Sous Hitler Episode 3La Jeunesse Sous Hitler Episode 4, La Jeunesse Sous Hitler Episode 5
Jeux Interdits
je Vais Bien Ne T'En Fais Pas

J'irai Cracher Sur Vos Tombes
John Carter
Johnny S'En Va-T-En Guerre
John Wayne et les Cowboys


Le Joli Coeur
Josey Wales hors la loi
Josie et les pussycats
Le joueur d'échec
Le jour d'apres
Le Jour de la Bête

Jour et Nuit
Le Journal d'Anne Frank
Le Jour Où La Terre S'Arrêta
Le Jour Où La Terre S'Arrêta (2008)
Jours de tonnerre
Judge DreddDredd
Le Juge et l'Assassin
Jugement A Nuremberg


Jumeaux
Jurassic Park, Le monde perdu-Jurassic Park, Jurassic Park 3
Jurassic Shark
Jusqu'en enfer

Posté par borat8 à 20:36 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :

Sommaire de D à F

D

D4 Mortal Unit
La dame en noir
Damien La Malédiction 2
Danger Diabolik !

Danny the dog
Dans la brume electrique
Dans la ligne de mire
Dans La Peau De John Malkovich

Dans l'eau... Qui fait des bulles !
Dans les Griffes du Vampire
La Danza de la Realidad
Daredevil
Dark City
Dark Country

The darkest hour
DarkmanDarkman 2Darkman 3
Dark Shadows
Darling
D.A.R.Y.L.

Da Vinci Code
Daylight
Day Of The Animals
De battre mon coeur s'est arrêté
Dead Girl
The Deadly Spawn
Dead Man's Shoes
Dead Meat

Dead or Alive
The Dead Outside
Dead Silence
Dead Zone
Death Bell
Death Note
Death Sentence


Death Warrior
Décapité
La déchirure

Deep Evil Menace Extraterrestre
Deep Impact
Defendor
Déjà vu


De l'autre côté du périph
Délivrance
De L'Ombre A La Lumière
De Mein Kampf A L'Holocauste L'histoire du Nazisme
Dementia 13
Demineurs
Les Demoiselles de Rochefort
Demolition Man

Demons
Le Dentiste
Le Dentiste 2
Les dents de la mer, Les dents de la mer 3, Les dents de la mer 4 La Revanche,  Cruel Jaws (Les dents de la mer 5)
De Nuremberg à Nuremberg
Le dernier des mohicans
La Dernière Femme sur Terre
La Dernière Maison sur la Gauche (1972), La Dernière Maison sur la Gauche (2009)
Le dernier exorcisme
Le Dernier Pour La Route
Le Dernier Roi D'Ecosse

Le dernier samaritain
Le dernier tango de Paris
De rouille et d'os
The descendants
The Descent, The Descent Part 2

Desperate Living
Des Serpents Dans L'Avion
Destination Finale, Destination Finale 2, Destination Finale 5
Des Zombies dans l'avion

Détective Dee
Détour Mortel 3
Détour Mortel 4
Devil
The Devil Inside
Devil Seed
Le Diable S'Habille En Prada

La Dialectique Peut-Elle Casser Des Briques
Le Dictateur
The Dictator
Didier
Digby le plus grand chien du monde

Digimon le film
Digital Man
Le diner de cons
Dingo et Max

Dinocroc
Dinosaure
Dinosaur From The Deep
Dinoshark
Dirty Dancing
Disaster Movie

Disco
Le discours d'un roi
Disjoncte
District 9
Django Unchained
Djinns
Dobermann
Dr Jerry et Mister Love

Doghouse
Dogma
Dog Pound
Domino
Don Camillo MonseigneurDon Camillo En Russie
Donkey Punch
Dolly Dearest


Donnant Donnant
Donnie Darko
Don't Be Afraid of the Dark
Don't Look Up
Doom

Dorothy
Double Détente
Double Team
Dracula (1992)
Dracula mort et heureux de l'être
Dragon Ball The Magic Begins, Dragonball Evolution


Dragon L'Histoire de Bruce Lee
Dragons
Dragons Forever
Dread

Dreamcatcher
Dream Home
Drive
Driven
Le drole de noel de Scrooge
Duel
Dumb et Dumber
Dumbo
Dune
Dupont Lajoie
Dying Breed

E

Eaux Sauvages
Easy rider
Ebola Syndrome
Echec et Mort
L'échelle de Jacob
L'échine du diable
Eden Lake
Edward aux mains d'argent
Ed Wood


Eegah
L'effaceur
L'Effet Papillon

 
Elephant Man
L'elite de Brooklyn
Elle Est Trop Bien
Elmer Le Remue Méninges

El Topo

Elysium
Emmanuelle, La Revanche d'Emmanuelle
L'Emmerdeur (2008)
L'Emmurée Vivante
Empire du soleil
En cloque mode d'emploiThis is 40
L'Enfant Sauvage

Les enfants loups Ame et Yuki
L'Enfer des Zombies
L'enfer du dimanche
Ennemi d'Etat 
Ennemis Rapprochés

En QuarantaineEn Quarantaine 2
Entre les murs
L'epreuve de force
Eragon
Eraserhead
Erin Brockovich seule contre tous
Espace Détente
Esprits Rebelles

L'esquive
Essential Killing
Esther
L'Etalon Italien
L'Eté Meurtrier
Eternal sunshine and the spotless mind
ET l'extraterrestre
L'Etrange Créature du Lac Noir
L'etrange histoire de Benjamin Button
L'étrange noel de monsieur Jack
L'Etrangleur de Boston
L'Eventreur de New York
L'Evadé d'Alcatraz
Les Evades


Evil Bong
Evil Dead, Evil Dead 2, Evil Dead 3-L'armee des tenebres The Evil Dead 


Exam
Excalibur
Excalibur l'épée magique
Exorcismus
L'exorciste, L'Exorciste 2 L'Hérétique, L'Exorciste 3L'Exorciste Au Commencement
L'expansion de l'univers est-elle infinie
Expendables, Expendables 2


The Experiment
Exterminator
L'Extra Terrestre
Extra Terrien
Eyes Wide Shut

F

Le fabuleux destin d'Amelie Poulain
Face A La Mort, Face A La Mort 2, Face A La Mort 3


The Faculty
Fahrenheit 451
La Faille
Faites Sauter La Banque
La Famille AddamsLes Valeurs de la Famille Addams
Fanboys

Fanfan la tulipe (2003)


Fantasia, Fantasia 2000
The Fantastic Four
Fantastic Mr Fox
Le Fantastique Homme Colosse
Fantômas, Fantômas Se Déchaîne, Fantômas contre Scotland Yard

Le Fantôme de l'Opéra (1925)
Le Fantôme du Bengale
Fantomes contre fantomes
Fargo
Fast and Furious,  2 Fast 2 FuriousFast and Furious Tokyo DriftFast and Furious 4,  Fast and Furious 5Fast and Furious 6
Fatale
Faster Pussycat ! Kill ! Kill !
Les Faucheurs
Faust-Une Légende Allemande

FeastFeast 2
Les Feebles
Felon
la Femme Guêpe
La Femme du Boulanger
Les Femmes de ses Rêves
Fenetre sur cour

La Ferme de la Terreur
La ferme se rebelle
Festen
Fido
Fievel et le nouveau monde
Fight Club
Fighter
La Fille du Puisatier
Les fils de l'homme
Le Fils de Rambow
Final Fantasy Les créatures de l'esprit

La fin des temps
The First Men in the Moon
Fitzcarraldo
Flash Gordon

Le Fléau
Le flic de Beverly Hills, Le flic de Beverly Hills 2Le flic de Beverly Hills 3
Le flic de San Francisco

Flic Ou Zombie
Flight
Flight Plan
Flubber
The Flying Saucer

Fog
La Folie des Grandeurs
Folle d'Elle
La folle journée de Ferris Bueller
Forever Young
Forrest Gump
For the birds

Fortunat
Le Fou de Guerre
The Fountain
Fous d'Irene
Les Fous du Stade
Les Français L'Amour et le Sexe Les Préliminaires et les Positio

Frankenhooker

Frankenstein (1931)Frankenstein s'est échappéL'Empreinte de Frankenstein
Frankenweenie, Frankenweenie (2012)
Frayeurs
Freaks La Monstrueuse Parade
Freddy Contre Jason
Le Frelon vert (2010)
French Connection


Frères de Sang
Frissons D'Outre Tombe
Fritz The Cat
From Hell

From Paris with love
Frontière(s)
Fucking Kassovitz

Le fugitif
Les Fugitifs
Full Contact
Full Metal Jacket
The Full Monty
Funérailles D'Enfer
Funny Games, Funny Games U.S.
Funny People
La Fureur de Vaincre, Fist of Legend La Nouvelle Fureur de Vaincre
La Fureur de Vivre
La Fureur du Dragon 
Furyo

Posté par borat8 à 20:31 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

Sommaire de A à C

A

A Bout de Souffle
A bout portant
A la Recherche du Bonheur
A L'Est D'Eden
A L'Intérieur

A Louer
A Propos d'Henry
A Serbian Film
A toute epreuve
Abandonnée
L'Abime des Morts Vivants
Abominable
Abyss
Les Accusés
Ace Ventura detective chiens et chats, Ace Ventura en Afrique
Across the Universe


Adieu Poulet
L'Adversaire


L'Affaire Dominici
Affamés
Les affranchis

After.Life


L'agence tous risques
A.I.
Aigle de Fer
L'Aile Ou La Cuisse

Ainsi Va La Vie Hommage A Annie Girardot
Air Force One

Akira
Aladdin, Le retour de Jafar, Aladdin et le roi des voleurs
Alarme Fatale
Albator le film
Ali

Ali Baba et les 40 Voleurs
Alice au pays des merveilles(Disney), Alice au pays des merveilles(Burton)
Alien, Aliens, Alien 3, Alien la resurrectionPrometheus
Alien 2 Le Monstre Attaque
Alien Abduction Night Skies
Alienator

Alien Cargo
Alien Invaders
Alien VS Alien
Alien Versus Ninja
Alien VS Predator, Alien VS Predator Requiem
All the boys love Mandy Lane
Allumeuses !

Always
Amadeus
L'amant
Amen
Amer
Amer Béton
L'américain
The American
American Beauty
American Gangster
American History X


American Ninja 
American PieAmerican Pie 2American Pie 3
American Psycho, American Psycho 2
American Trip

 
Amistad
Amityville La Maison du DiableAmityville 2 Le Possédé, Amityville (2005)
L'Amour Extra Large
L'Amour Violé
Anaconda Le Prédateur
Anastasia


Les Anges Gardiens
Animal kingdom
Anna M.
Anonymous


Antarctic Journal
Antichrist
Apocalypse 2024
Apocalypse now(redux)

Apocalypto
Apollo 13
Appelez-Moi Dave
Apportez-Moi La Tête D'Alfredo Garcia
L'apprentie sorciere
Arac Attack
Argo
Les aristochats
Armageddon


L'arme fatale, L'arme fatale 2, L'arme fatale 3, L'arme fatale 4
L'armee des 12 singes
L'armee des morts
L'Armée des Ombres
L'arnacoeur
Arrete moi si tu peux
Arrête Ou Ma Mère Va Tirer !
The Arrival

Arthur et les minimoys
The Artist
L'As des As
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
Les associés
Astérix Le GauloisAsterix et Cleopatre, Les 12 travaux d'Asterix,  Astérix et le Coup du Menhir, Astérix et les Vikings, Astérix et Obélix contre César, Astérix et Obélix: Mission Cléopatre, Asterix aux jeux olympiquesAstérix et Obélix: Au service de sa majesté
Atlantide l'empire perdu
Atome La Clé du Cosmos
Atome Le Clash des Titans
Atome L'Illusion de la Réalité
Atomic College
Attack From Space
Attack of the Puppet People


L'attaque de la Moussaka Géante
L'Attaque des Sangsues Géantes
Au-Delà du Réel
L'auberge espagnole, Les poupees russesCasse tête chinois
L'Auberge Rouge (2007)

L'aube rouge, L'aube rouge (2009)
Au Coeur de la Voie Lactée
August Underground, August Underground Mordum, August Underground Penance
Au Nom de Tous les Miens
Au nom du père
Au Revoir Les Enfants

Auschwitz Premiers Témoignages
Austin PowersL'espion qui m'a tirée, Goldmember
Autant en emporte le vent
Les Autres
Aux Portes de l'Enfer
Avalon

L'Avare
Avatar
Avengers
L'Aventure C'Est L'Aventure
L'aventure intérieure

Les aventures de Bernard et Bianca, Bernard et Bianca au pays des kangourous
Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin
Les Aventures de Pinocchio
Les Aventures de Rabbi Jacob
Les aventures de Tintin-Le secret de la Licorne, 
Les aventures du Baron de Munchausen
Les Aventures D'Un Homme Invisible

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec
Les aventuriers de l'arche perdue, Indiana Jones et le temple maudit, Indiana Jones et la derniere croisade, Indiana Jones et le royaume du crane de cristal
Les Aventuriers du Système Solaire
L'Aveu
L'Avion de L'Apocalypse
Azur et Asmar

B

Babel
Babe le cochon devenu berger, Babe un cochon dans la ville
Lady Blood
Babylon AD
Baby Sitting Jack Jack

Bad BoysBad Boys 2
Bad Guys
Badi
Bad Lieutenant, Bad Lieutenant Escale à la Nouvelle-Orléans


Bad Taste
Bad Teacher
Le baiser mortel du dragon

Bait
Balada Triste De Trompeta
Bambi
Bangkok Adrenaline

Bangkok Haunted
Banglar King Kong
Bang Rajan 2
Banlieue 13 Les banlieusards
Barbie La Magie de la Mode
Barb Wire


Barry Lyndon

Basic Instinct, Basic Instinct 2
Basil detective prive
Basket Case
La Bataille d'Angleterre

La Bataille de Stalingrad
Batman, Batman le defi, Batman Forever, Batman et Robin, Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises, Batman contre le fantôme masqué, Subzero, Superman Batman Apocalypse, Batman Under The Red Hood
Bats 2 La Nuit des Chauves-Souris
Battle Los Angeles
Battle Royale, Battle Royale 2 Requiem
Battleship


Le Bazaar de L'Epouvante
Bear
Le Beau-Père
Les beaux gosses
Bedevilled


Beetlejuice
Begotten
Beignets de Tomates Vertes

La Belle Américaine
La belle au bois dormant
La Belle et la Bête (1946)La belle et la bete (1991),  
La belle et le clochard


Ben-Hur
Beowulf
Bernie (film)


La Bête de la Caverne Hantée
La Bête Humaine
Les Bidasses S'En Vont En Guerre, Le Retour des Bidasses en Folie
Bienvenue à Gattaca
Bienvenue à Zombieland
Bienvenue Chez Les Ch'tis
Big
Big Boss
Big Fish


Big Mamma 3
Birdy
Bitch Slap
Bitten
Black Book
Black Christmas (1974)
Black Death

Black Past
Black Rain
Black Swan
Black Water
Blade (1997)Blade 2Blade Trinity
Blade Runner
Blair Witch 2 Le Livre des Ombres
Blanche Neige et les 7 nains Blanche Neige le plus horrible des contesMirror mirror Blanche Neige et le chasseur
Blindness
Le Blob Danger Planétaire, Le Blob
Blood Creek
Blood Feast
Blood Freak
Bloodsport 2, Bloodsport 3 Bloodsport 4 The Dark Kumite
Blow out
Blue Holocaust
Blue Jasmine
Les Blues Brothers
Blue Valentine
Blue Velvet

Bodyguard
Boire et déboires
Le Bonheur Est Dans Le Pré
Le Bon La Brute et le Cinglé
Boogie Nights
Borat (le film, pas moi)

Borderland
Le Bossu de Notre Dame
Boudu
Bouge !


Le boulet
Bound
The Box


Braindead
The Brain Eaters
Le Bras de la Vengeance

Brave
Braveheart
Brazil
Brazilian Star Wars
Breakfast Club
Bronson
Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Les Bronzés 3
Brothers
Bruce Lee et ses Mains d'Acier


Bruce Lee L'Homme et sa Légende
Bruce Tout-puissant, Evan Tout-Puissant
Bruce Lee Vs Gay Power
Bruiser
BTK
Bubbles Galore
Le bûcher des vanités
Buried
Burn-e
The Butcher (2007)

C

C'est Arrivé Près de Chez Vous
La cabane dans les bois
Le Cabinet du Docteur Caligari


Ca-Il Est Revenu
Caligula
Calme Blanc

 
Camille redouble
The campaign
Camping


Le canardeur
Cannibal Ferox
Cannibal HolocaustCannibal Holocaust 2
Le Capitaine Cosmos
Capone
Captain America (1979), Captain America (1990), Captain America First Avenger Capitaine Fracasse


Captifs
Captivity
Cargo
Carnage
Carnage(2011)
Les Carnets Secrets de Nuremberg
Carnival of Souls

Carnosaur, Carnosaur 2, Carnosaur 3
Carrie au Bal du Diable
Cars, Cars 2
Casablanca
Casino
Casper

Catwoman
Le Caveau de la Terreur
Caved In
Le Cave Se Rebiffe
Cendrillon
Le Cercle Des Poètes Disparus
Le cercle-The RingLe cercle-The Ring 2

Certains l'aiment chaud
Le Cerveau
Le Cerveau de la Planète Arous
Le Cerveau Qui Ne Voulait Pas Mourir
Ces Garçons Qui Venaient du Brésil
La chair et le sang
The Challenge

Chambre 1408
La Chambre des Morts
Chantons Sous La Pluie
Charlie et la chocolaterie
Charlie mon héros
Les Charlots contre Dracula
Les Charlots en Folie A Nous Quatre Cardinal !
Les Charlots Font L'Espagne
The Chaser
Le château ambulant
Le chateau dans le ciel
Le chateau de Cagliostro

Le Château de la Terreur
Chatroom
Chérie j'ai rétréci les gosses, Chérie J'Ai Agrandi Le BébéChérie nous avons été rétrécis
Cherry 2000
Cheval de guerre
La Chèvre
Chicken Little
Chicken Run
Chien de flic
Le Chien des Baskerville
Les Chiens de Paille
Le Chinois, Le Chinois Se Déchaîne


Chloé

Le choc des titans(1981), Le choc des titans(2010)La colère des titans
Chopper
Les Choristes

La Chose à Deux Têtes
La Chose D'Un Autre Monde
Christine
Christmas Evil
Chromosome 3
Chronicle
C.H.U.D.
La chute de Berlin
La chute du faucon noir

Le cirque
La cite de la peur
Citizen Kane

Le Clandestin
Class 1984
Les clefs de bagnole
Le Clitoris ce cher inconnu
Clones

Cloud Atlas
Cloverfield
Les Clowns Tueurs Venus D'Ailleurs

Le Cobaye, Le Cobaye 2
Cobra le film

Cocktail

Coco
Cold Prey 2
, Cold Prey 3
Collateral
The Collector, The Collection

La Colline A Des Yeux, La Colline A Des Yeux 2
Colombiana

Le Colosse de Rhodes
The Colossus of New York
Coluche L'histoire d'un mec

Combats de Maître
Commando

Comment se faire virer de l'hosto
Les Compères
La Comtesse
Conan le barbare, Conan Le Destructeur, Kalidor La Légende du Tasliman, Conan (2011)
Confession d'une accro du shopping
The conjuring
La Conquête
Contagion


Les Contes de Terremer
Les Contes de la Nuit
Le Continent des Hommes-Poissons

Le Continent Oublié
Control

Le convoyeur
Copland

Coquin de printemps

Coraline

Le Corbeau
La corde

Le Corniaud

Cosmopolis
La couleur pourpre
The counselor
Coup de tete

Coup de Torchon
Coups Pour Coups

La Course A la Mort de l'An 2000
La course au jouet 
Cours Privé
Cowboys and Aliens
Cowboy Bebop le film
Le Crabe Tambour

Cradle Of Fear
Le crapaud et le maître d'école
Crash
The Crawling Eye

C.R.A.Z.Y
Crazy Heart
Crazy Kung-Fu
Crazy stupid love
Creance de sang
La Création
Créatures célestes
Creepozoids
Creepshow


Le Cri du Hibou
Le crime etait presque parfait
La Crise
Critters, Critters 2, Critters 3, Critters 4
Crocodile 2
Crocodile Dundee,  
The CrowThe Crow 3 Salvation
Cruising

Crying Freeman
Cube Zero
La Cuisine Au Beurre
Cujo
Cyborg
Cyborg Conquest
Cyclone (1978)
Cyrano de Bergerac

Posté par borat8 à 20:23 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

Sommaire des séries, livres et jeux

Série TV

La quatrième dimension saison 1

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

American Horror Story saison 1

AngelAngel saison 1 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Batman:  Batman Naissance D'Une Légende (la cave de Borat),  (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Boardwalk Empire:  Boardwalk empire saison 1Boardwalk empire saison 2 Boardwalk empire saison 3

 (intégrale)

Buffy contre les vampires: Buffy contre les vampires saison 1Buffy contre les vampires saison 2, Buffy contre les vampires saison 3,  Buffy contre les vampires saison 4, Buffy contre les vampires saison 5Buffy contre les vampires saison 6Buffy contre les vampires saison 7

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Code Quantum

 (la cave de Borat) 

 (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Cowboy Bebop

 (la cave de Borat) 

Dead Set

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les Envahisseurs

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Fringe: Fringe saison 1, Fringe saison 2, Fringe saison 3, Fringe saison 4 Fringe saison 5

 (la cave de Borat)

Game of thrones saison 1

La gifle

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Hannibal (série)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

,  (la cave de Borat)

Heroes saison 1

 (la cave de Borat)

House of cards: 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Métal Hurlant Chronicles

Mildred Pierce

 (la cave de Borat) 

Le Muppet Show

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

The Pacific

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Parade's end

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Les piliers de la terre

Pokemon

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

Rambo Le Dessin Animé (pilote)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

Robocop la série (pilote)

Rome (l'intégrale)

Sarah Connor's Chronicles (saison 1)

 (la cave de Borat)

Les Simpson: Les Simpson saison 1, Les Simpson saison 2, Les Simpson saison 3, Les Simpson saison 4,  Homer Like A Rolling Stone

 (la cave de Borat)

  (la cave de Borat)

Sons of anarchy:  Sons of anarchy saison 1Sons of anarchy saison 2 Sons of anarchy saison 3

 (la cave de Borat)

South Park:  Cartman a une sonde anale, Volcano (South Park), South Park Is Gay

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Star Wars Clone Wars

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Top of the lake

 (la cave de Borat)

Twin Peaks (série)

 (la cave de Borat)

Under the dome

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat) 

 (la cave de Borat)

The Walking Dead: The Walking Dead pilote, The Walking Dead saison 1

 (la cave de Borat)

Livres 

Batman Year one

Le bleu est une couleur chaude

The Crow (livre)

The Dark Knight Returns

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Dragon Ball (manga)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

GTO

Happy Rock

L'homme sans peur

Je suis une légende (roman)

The Killing Joke

 (la cave de Borat)

Moins que zéro

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

 (la cave de Borat)

Tintin: Tintin au pays des sovietsTintin au CongoTintin en Amerique, Les cigares du PharaonLe lotus bleu

 (la cave de Borat)

Le transperceneige (BD)

Ultimates: Ultimatum

Un long halloween

Wanted

Wolverine Origins

 (la cave de Borat)

20th Century Boys

Jeux-vidéo

007: Quitte ou double, Blood Stone 

Call of Duty: Call of Duty Modern Warfare 2 Call of Duty Black OpsCall of Duty Black Ops 2 

Dead Island

Dead Space

Donald Qui est PK

Duke Nukem Forever

Gears of war, Gears of war 2, Gears of war 3

GTA: GTA San AndreasGTA IVGTA Episodes from Liberty City, GTA V

Halo 4

Hitman Blood Money,  Hitman Absolution

Luigi's mansion 2

Magical Mirror starring Mickey Mouse

Mario Kart: Mario Kart Double Dash,

Max Payne 3

New Super Mario Bros

Rayman Origins

Red Dead Redemption

SOS Fantomes le jeu

Taxi 3 le jeu

Titeuf le jeu Titeuf Mega Compet

Tomb Raider (2013)

Uncharted 2

Yoshi's island

Dossiers cinéma et hommages

Marvel Cinematic Universe:

Hayao Miyazaki:

Dune: L'épice au commencement

La terreur surgit du désert (bonus du film Tarantula !)

La volupté du Shaw Bis (bonus du film Super Inframan)

Walt Disney: 

Robocop: la quête identitaire

Steven Spielberg:

L'Enfer: L'enfer et rien d'autre

Coup de gueule sur le cinéma américain et français:

Hommage à Jean Giraud: Blueberry est orphelin

Hommage à Marc Alfos: Russell Crowe laissé sans voix

Hommage à Tony Scott: The man on fire was died

Hommage à Michael Clarke Duncan: Vous ne le confondrez plus avec le café

Hommage à Francis Lax: Han Solo reste sans voix

Hommage à Ray Harryhausen, le génie des effets spéciaux

Hommage à James Gandolfini: Un Soprano a perdu sa voix

Hommage à Richard Matheson: La légende de Richard Matheson

Hommage à Georges Lautner: Un tonton s'est fait flinguer...

Hommage à Paul Walker: Parti trop vite...

Hommage à Edouard Molinaro: Une folle s'en est allée

Hommage à Peter O'Toole: Lawrence part vers des contrées lointaines dépassant les mille et une nuits...

Hommage à Phillip Seymour Hoffman: Le Comte a atteint son compte à rebours

Hommage à Harold Ramis: Les SOS Fantômes perd un de ses membres phares

Hommage à Alain Resnais: Le plus BDphile des cinéastes s'en est allé

Hommage à Micheline Dax: Kermit a perdu sa Miss Peggy

Hommage à Bob Hoskins: Eddie Valiant s'en est allé voir les toons

Hommage à HR Giger: Un xénomorphe en moins

Hommage à Anthony Goldschmidt:  Afficheur pour toujours

Hommage à Eli Wallach: Le plus grand des truands

Cannon (hommage à Menahem Golan): Le bis en manque de Cannon

Hommage à Robin Williams: O Capitaine mon capitaine s'en est allé vers d'autres contrées

Cuvée disparue

Ouf! Enfin finies les cuvées "Retour vers l'été passé!" et à peine l'automne pointe son nez que je suis déjà balade. Décidemment on ne peut pas dire que je pète le feu cher lecteur, mais pour toi je ferais tout! Dans la Cave de Borat, des séries ont déjà été abordé et parfois même une en particulier pour des cuvées particulières. Après Friends voici donc une cuvée spéciale sur une série qui vient de fêter ses dix ans...

Lost, les disparus : Photo

Alors je tiens à préciser que je n'évoquerais ici que les quatre premières saisons, n'ayant pas voulu me lancer dans le reste de la série. Dans un premier temps parce que TF1 a bien fait son travail comme d'habitude. Ainsi la série était passée le mercredi à 22h30... en septembre... alors que la série était habituellement diffusée en été ou tout du moins sur la période non-scolaire. A une époque où je ne connaissais pas le replay (d'ailleurs je ne sais même pas si TF1 utilisait déjà Wat TV pour faire cela), cela paraissait bien problématique. Et comme si cela ne suffisait pas la dernière saison a été diffusé in extremis en mai de l'année suivantee alors qu'elle n'était pas encore entièrement terminée aux USA, toujours à la même heure et dans une certaine indifférence (en dehors du statut critique). En sachant que la série est passée en France du prime time le samedi avant de finir en deuxième partie de soirée le lundi pour la troisième (la deuxième ayant subi une certaine chute d'audience), puis retour au samedi toujours après 23h. Un véritable foirage au niveau de la diffusion, du grand TF1 dans tous les cas. Dans un premier temps , il s'agit surtout d'un cas pratique. Mais il y a eu l'autre raison: celle de l'envie. Je n'ai jamais acheté les deux dernières saisons alors que j'aurais pu le faire et cela parce que Lost m'a plus donné des frustrations qu'autre chose. Il a beau y avoir eu six saisons, seul la première peut être dit comme un pur chef d'oeuvre.

Lost, les disparus : Photo

La première saison de Lost a eu un impact incroyable sur le paf. JJ Abrams s'était déjà fait connaître avec les séries Felicity et surtout Alias. Une réputation que Lost va faire exploser pour le scénariste, devenant par la suite celui qui a ressuscité Star Trek (et bientôt Star Wars) et produit quinze tonnes de séries, dont certaines se sont arrêtées nettes faute d'implication de sa part pour être gentil. Et puis il y a le fameux Damon Lindelof. Co-créateur de la série et largement plus impliqué qu'Abrams, Lindelof deviendra une vraie tête de turc pour les fans au point que quand il se lancera dans Prometheus, l'accueil fut pour le moins glacial. Et si The Leftovers a été mieux accueilli il se trouve que l'influence néfaste de Lost lui bousillera son CV encore longtemps. On peut aussi rajouter Carlton Cuse à l'échiquier, désormais showrunner sur la sympathique Bates Motel et The strain. Pour ce qui est des acteurs ce fut une autre paire de manche. Si Matthew Fox a eu sa chance au cinéma, il n'a pas réussi à y percer campant majoritairement des seconds-rôles (même s'il s'en sortait correctement dans Speed racer). Evangeline Lilly a bien tourné dans Real Steel et Démineurs mais c'est The Hobbit qui l'a remis sur le devant de la scène. Ian Somerhalder a beau n'être plus régulier depuis le milieu de la saison 1, il a retrouvé le succès avec Vampire diaries et sa soeur Maggie Grace écume les productions Besson (les Taken notamment). Quant à Daniel Dae Kim il a retrouvé du taf depuis cinq saisons avec Hawaï 5.0.

Lost, les disparus : Photo

Pour le reste de la distribution, beaucoup ont essayé mais se sont cassés les dents: Terry O'Quinn accumule les "saison 1", Josh Holloway a raté son retour à la télé la saison dernière, Emilie de Ravin a été frileuse sur La colline a des yeux mais pas sur la bluette Remember me (cherchez pas à comprendre!), Harold Perrineau a fait une petite apparition dans Sons of anarchy, Dominic Monaghan a raté son retour télé (Flashforward) comme cinéma (Wolverine), Naveen Andrews a joué dans Planète terreur puis plus grand chose... Comme je le disais la première saison s'avère marquante et est un vrai bijou télévisuel. J'avais découvert la série par hasard avec mes parents et on avait dû rater huit épisodes. Nous avons beau avoir suivi sur le tard, Lost est devenu rapidement une série attractive et un vrai feuilleton digne de ce nom. C'est d'ailleurs probablement une des premières séries où je me suis réellement impliqué au point d'acheter le coffret pour revoir la saison entière passée à la télé. Cela m'arrivera par la suite avant que je décroche... avant de reprendre de plus belle avec des séries comme Fringe ou Boardwalk Empire. La saison 1 commence avec fracas avec un pilote impérial. Le pilote commence avec le point de vue de Jack (Fox). L'avion vient de se crasher mais il se retrouve en pleine jungle tropicale. Il sort de la jungle pour voir l'avion désintégré avec les passagers éparpillés partout.

Lost, les disparus : Photo Evangeline Lilly, Jorge García, Matthew Fox, Terry O'Quinn

Une image de chaos par excellence où un réacteur tue plusieurs personnes devant lui, où des gens sont blessés, d'autres hurlent (à l'image de l'agaçante Shannon) mais en tous cas on est dans une vision de cauchemar pur et dur. Pour une série de network, Lost fait très fort avec son ouverture de pilote. Il faut dire qu'ABC avait déjà fait dans la série à mystère avec Twin Peaks (une des séries les plus novatrices de la télévision) et Lost se jouera souvent de l'influence de la série crée par Mark Frost et David Lynch. La saison 1 se révèle fascinante, alignant les mystères avec le fameux Ethan dont l'identité réelle apparaîtra dès la saison suivante; l'ours polaire qui n'a rien à foutre sur une île tropicale, un avion de tourisme écrasé dans un arbre et bourré de drogue, John Locke (O'Quinn) qui retrouve l'usage de ses jambes alors qu'il était paralysé depuis des années, la fumée noire... La première saison accumule donc les mystères tout en restant très divertissante et attractive, et surtout accumule les coups de théâtre en rafale. Tout d'abord la mort d'un personnage en l'occurence Boone (Somerhalder) dans des conditions dramatiques et violentes (quand Claire accouche, mort et vie se rencontrent) ou alors ce final fracassant alignant deux mystères de plus et pas des moindres. Question de mise en scène, on est dans l'air où les séries deviennent plus énergiques et vont commencer à devenir aussi spectaculaires qu'au cinéma.

Lost, les disparus : Photo Daniel Dae Kim, Harold Perrineau, Josh Holloway

HBO avait déjà commencer avec Les Soprano puis avec la série très chère Rome la même année que Lost, mais ABC frappe fort avec cette première saison et notamment son pilote. Il y a un sens cinématographique indéniable. Puis il y a le fameux cheminement par épisode avec un personnage suivi particulièrement et le flashback qui lui correspond parfaitement. Les flashback de la première saison servent notamment à montrer ce qui s'est passé juste avant le voyage, que ce soit les déboires de Charlie (Monaghan) avec la drogue, la traque de Kate (Lilly), la mort du père de Jack, le passé dramatique de Sawyer (Holloway) ou la relation incestueuse entre Sharron (Grace) et Boone. On en apprend sur les personnages en même temps que l'action se passe. On découvre aussi que les passagers n'ont rien de super-héros: Jack sait se battre mais se prend plus de branlées qu'autre chose, Kate est toujours rattrapée par son passé criminel, Sawyer se noie dans l'alcoolisme pour oublier la perte de sa mère, Saïd (Andrews) est un ancien agent de la garde irakienne (et tortionnaire par la même occasion)... Des personnages comme vous et moi avec des failles et se retrouvant sur l'île. Une île sans nom, trouvée par personne et énigmatique. La première saison se révèle encore un beau morceau de télévision mais malheureusement la suite n'a pas suivi. 

Lost, les disparus : Photo Elizabeth Mitchell, Matthew Fox

Dès sa seconde saison (à l'instar d'Heroes quelques années plus tard), Lost se fout une balle dans le pied. Tout d'abord, à force d'aligner les mystères il faut aussi donner des réponses. Sauf que la saison 2 accumule les questions supplémentaires en plus d'ouvrir la fameuse trappe amenant à l'amigo Desmond (Henry Ian Cusick) et son bunker Dharma. Le bunker est une bonne idée en soi car on ne sait pas pourquoi il est là et comment Desmond a pu opérer depuis sans entendre le crash. D'ailleurs, la saison 2 a la bonne idée de commencer par montrer le quotidien de Desmond jusqu'au moment où le bunker est ouvert. Sans compter le fait de voir enfin les Autres dans un final rocambolesque. Mais c'est malheureusement bien tout, car la seconde saison est d'une nullité affligeante. Il ne s'y passe rien (ou quand 24 épisodes apparaissent parfois comme beaucoup trop quand une saison ne vaut pas un clou) et mieux les scénaristes introduisent des personnages secondaires (dont celui de Michelle Rodriguez montrée en caméo aux côtés de Jack dans la saison 1) pour finalement les tuer à la fin de la saison 2 ou alors juste au début de la suivante! A quoi bon introduire des personnages si ce n'est pour les tuer dans l'oeuf sans les avoir développer? Joss Whedon l'avait fait sur Angel en tuant un personnage au bout du huitième épisode de la première saison mais en soi, cela renforçait la sympathie pour le personnage, alors que là les personnages sont plutôt inintéressants.

Lost, les disparus : Photo Michael Emerson, Mira Furlan

De plus, si dans la premère saison, les flashbacks étaient très intéressants car permettaient de découvrir les personnages, dès cette saison ils ne seront que gadget. Et par la suite ils ne serviront plus à rien non plus, sortant des sous-intrigues foireuses dont une mettant en scène Sawyer et Locke relevant du pur nawak. Ou comment une série à pur potentiel se viande avec une bouffonerie tonitruante. La saison 3 a eu au moins le mérite de sauver les meubles et de revenir sur un ton intéressant. En faisant enfin découvrir les Autres, les scénaristes permettent de montrer enfin l'arbre qui cache la forêt et de permettre à Linus (Michael Emerson) de devenir un pur personnage récurrent, du type que l'on adore détester. Un personnage fort entre le machiavélique et l'attachement improbable, d'autant qu'il détient la fille de Rousseau, cette femme survivante d'une expédition de Dharma qui apparaît depuis le début de la série. Le fait d'entrer dans le QG des Autres renforce l'intérêt et prépare une guerre fratricide qui prendra son sens dans un final meurtrier et violent, à la limite de la guerilla. Mais encore une fois, la saison est trop longue (et pourtant je ne regardais pas encore les séries du câble américain qui ne diffusent que 10 à 13 épisodes par saison, ce qui est parfois amplement suffisant), avec trop de longueurs et ses flashbacks à deux francs cinquante.

Lost, les disparus : Photo Elizabeth Mitchell, Jeremy Davies, Rebecca Mader

Mais surtout le final de la saison 3 a le mérite de taper fort. (attention là on fait vraiment dans le spoiler) Outre les morts chez les Autres, c'est surtout celle d'un personnage comme Charlie qui est choquante. Se retrouvant dans un sous-marin, le personnage finit noyé en voulant sauver Desmond. Une forme de rédemption pour l'ancien junkie en mission de la dernière chance pour se repentir. Le final désarçonne aussi le téléspectateur dans ses séquences "extérieures" (en gros pas dans la temporalité de l'île si je puis dire) car il ne sait pas où il est. Est-ce bien un flashback comme on a l'habitude d'en voir ou bien autre chose? C'est finalement la deuxième option à notre grande surprise et s'en est une bonne. Durant tout l'épisode on suit un Jack barbu désarçonné naviguant partout et nulle part jusqu'à la fin de l'épisode où il retrouve Kate et lui dit "il faut revenir sur l'île". On comprend alors qu'ils ont réussi à s'échapper mais comment? Ce sera la réponse de la saison 4 plus courte mais curieusement bien moins intéressante. Probablement la routine de l'entreprise qui serait temps d'arrêter. Manque de bol ça a duré deux saisons de plus. La saison 4 apparaît comme une course contre la montre entre les passages sur l'île qui deviennent des flashbacks et les flashforward présentant les personnages voulant revenir sur l'île.

Lost, les disparus : Photo Evangeline Lilly, Naveen Andrews, Yunjin Kim

Ainsi le flashforward est plus intéressant que le flashback et malheureusement c'est toujours la partie la moins intéressante qui est mise en avant. Tristesse. (fin des spoilers) Ironiquement, à partir de la saison 3, on remarque que Jack perd petit à petit en intérêt, comme si le personnage n'avait plus rien à dire. Alors un anti-héros comme Sawyer redouble d'intérêt. Par ailleurs, j'ai toujours préféré le hors-la-loi au docteur, un peu comme Han Solo par rapport à Luke (même si je l'adore) dans Star Wars. J'ai donc fini mon aventure avec Lost sur la saison 4, avec la frustration d'avoir vu une série qui s'est désintégrée au fil des années, ayant duré trop longtemps, accumulée trop de mystères au point d'en devenir une véritable caricature de la série qui n'a pas su exploité son sujet en voulant faire compliqué. Dommage car il y avait un potentiel énorme. Finalement, la série est devenue culte mais pas pour les bonnes raisons. Allez à la semaine prochaine!

24 septembre 2014

Ils ont tous tué pour elle

Dwight souhaite se venger d'Ava Lord l'amante qui l'a trahi. Pendant ce temps, deux personnes souhaitent se venger du sénateur Roark...

Sin City : j'ai tué pour elle : Affiche

Sin City 2 est une séquelle qui aurait dû être réalisée en 2005. Frank Miller et Robert Rodriguez en parlaient déjà durant une master class donnée lors du Festival de Cannes 2005 (présente sur le DVD) et savaient déjà qu'ils allaient adapté J'ai tué pour elle, le second tome de la saga littéraire. Mais on ne sait pour quelles raisons rien n'a avancé: Miller est reparti écrire quelques comics (dont Xerxès) et s'est essayé minablement au cinéma en solo (le désastreux The Spirit); et Robert Rodriguez est devenu une sorte de tâcheron hype qui n'a plus l'air de vouloir faire du cinéma. Le film est sans cesse annoncé, sans cesse repoussée et en 2012 l'annonce arrive: Sin City 2 va enfin se faire et en 3D. Mais est-ce que cela en valait la peine? Après tout, Sin City est devenu un objet aussi culte (à la fois pour les fans du comic-book et un grand nombre de fans de Rodriguez qui y voient souvent l'un de ses derniers grands crus avec Planète terreur) que détesté (certains détracteurs arguant que la fidélité pour la fidélité finit par peser). Mais surtout depuis le film de 2005, le nombre de films tournés entièrement sur fonds verts a augmenté, que ce soit avec les films usant de la performance capture (on citera aussi bien Avatar et Tintin) ou d'autres comme 300 et sa suite (ironiquement adaptés de Miller). Alors Sin City: J'ai tué pour elle innove t-il d'un point de vue visuel?

Sin City : j'ai tué pour elle : Photo Joseph Gordon-Levitt

Oui et non. Oui car les effets-spéciaux s'étant encore améliorés, cela permet encore plus de choses au duo de réalisateurs, quitte à aller dans l'excentricité. Non car certains effets laissent clairement à désirer. Que ce soit ces effets façon trois dimensions souvent d'un grotesque incroyable (comme Marv débarquant à moto tout en dégommant deux bonhommes, scène qui aurait été plus fracassante sans 3D et ralenti) ou certains décors en perspective d'une rare laideur et sonnant faux au possible. Sans compter ce passage à moto où la caméra semble aller à 360° sur un tourniquet avec Rourke et Alba sur leurs motos qui ne roulent pas! Au final, on dira que la 3D fait perdre en beauté les plans, mais en plus elle le dessert complètement. Sans compter certains effets comme la chirurgie de Dwight pour avoir le visage qu'il a dans Le grand carnage. Le grand carnage porte bien son nom tant le visuel est d'un ridicule sans nom. Si c'était pour cela, valait mieux garder les bandelettes. Pour ce qui est du traitement des histoires, cela dépendra en revanche des sensibilités. Beaucoup n'ont pas aimé le montage qui aligne différentes scénettes avec les différents personnages sans jamais trop se croiser. Néanmoins on ne s'étonne pas que les deux segments inédits mettant en scène Joseph Gordon Levitt et Nancy aka Jessica Alba soient liés par le personnage du sénateur Roark incarné par Powers Boothe. 

Sin City : j'ai tué pour elle : Photo Eva Green, Josh Brolin

Ni même que Marv soit dans chacun, après tout c'est un personnage passe-partout qui a beau être passé sur la chaise électrique dans le premier tome, il est présent au moins dans la plupart des tomes. Non ce qui gêne c'est plutôt le traitement des segments en ce qui me concerne. Sur J'ai tué pour elle, tout semble s'accélérait et les réalisateurs ne prennent pas leur temps. Donc parfois on a l'impression que c'est expédié. On passe à vitesse grand V du démontage de Dwight à son vol plané par la fenêtre. Sans compter l'importance des prostituées bien moindre que dans le livre. A force de vouloir tout raccourcir cette partie y perd en intensité. Clairement dommage car c'était la partie la plus attendue du film. Josh Brolin et Eva Green s'en sortent d'ailleurs plutôt bien le premier dans le bourrin incontrôlable, l'autre en femme fatale merveilleuse comme elle semble les affectionner. Quant à Dennis Haysbert, il porte bien la relève de Michael Clarke Duncan. Pour le segment de Gordon Levitt, c'est clairement le plus inutile des quatre segments. Il n'est qu'une manière de rajouter un peu de moelle à un film qui n'en a pas besoin. Reste que Christopher Lloyd en médecin ça fait plaisir, surtout que le Doc se fait discret depuis quelques années.

Sin City : j'ai tué pour elle : Photo Mickey Rourke

Le segment de Nancy permet à Jessica Alba de sortir des sentiers battus. Oubliez la gentillette blondasse des Fantastic Four, voici venir la sulfureuse Nancy, se déhanchant comme jamais et dans des tenues sexy au possible. On regrettera peut être le cliché de l'alcoolisme. Indéniablement, les mâles devraient être rassasier (mais quel cliché!). Enfin le dernier cru est l'ouverture du film. Marv qui déglingue des jeunes cons avouez que c'est merveilleux. Un segment complètement bourrin mais plutôt fun pour commencer le film. On regrettera tout de même le fait d'aller chercher des stars ou des acteurs de renom pour de tout petits rôles. Ray Liotta, Christopher Meloni et Jeremy Pivens n'apparaissent quasiment pas et ne parlons pas de Bruce Willis mis en avant dans les crédits alors qu'il est un banal fantôme (un caméo quoi). Néanmoins ceux bien en place assure. On pense dans un premier temps à Mickey Rourke qui s'éclate toujours autant dans le rôle de Marv, cabotinnant même un petit peu. Mais celui qui fait le plus plaisir c'est Powers Boothe. Le premier film avait permis de le voir déjà exceller dans le rôle de cette crapule de sénateur Roark mais là il apparaît plus et assure un maximum. Un véritable bad guy en puissance qui fait plaisir à voir.

Sin City : j'ai tué pour elle : Photo Jessica Alba

Une sequelle pas toujours plaisante à regarder mais néanmoins divertissante.

23 septembre 2014

Ils étaient partis trouver les créateurs, ils ont eu tort de venir...

2089. Elizabeth Shaw et son compagnon Charlie Holloway découvrent dans différents endroits un même géant avec sept points. Quatre ans plus tard, ils sont sur le Prometheus financé par Weyland Yutani et vont faire face à une découverte pour le moins sordide sur la planète LV-223...

Prometheus : affiche

Cela faisait depuis la sortie du film de Jean-Pierre Jeunet que la Fox cherchait à ressuciter justement la saga Alien. D'abord avec les erreurs d'Alien vs Predator mais surtout d'un Alien 5. On connait bien les méthodes de la Fox pour persuader quelqu'un. Ce fut évidemment le cas avec l'ami Ridley Scott. Initialement prévu pour être réalisé par son gendre Carl Erik Rinsch (remarqué par une pub pour Phillips), la Fox tapera du poing pour que Scott ne soit non pas uniquement producteur mais surtout réalisateur. A partir de ce moment, Scott commence à développer non pas une suite mais une préquelle au mythe qu'il a crée plus de trente ans auparavant. A partir de ce moment, des tonnes de rumeurs ont lieu à la fois au sujet du casting (on a longtemps parlé de Natalie Portman ou Gemma Arterton) mais surtout de l'histoire (Ripley sera dedans? Est-ce que l'on verra un xénomorphe?). Sans compter le tournage produit dans le plus grand secret (rien n'a filtré ou si peu), la promotion très surveillée (première photo l'été dernier, premier teaser en décembre puis images continues à partir de février) et un casting pour le moins prometteur. Naomi Rapace fait ses classes définitives à Hollywood (si c'est comme pour Sigourney Weaver, ça risque d'aller très vite) en incarnant le rôle principal.

Prometheus : photo

Michael Fassbender, Charlize Theron, Idris Elba, Logan Marshall-Green, Sean Harris, Rafe Spall, Benedict Wong, Emun Elliott, Kate Dickie, Guy Pearce et Patrick Wilson le temps d'un caméo complètent la distribution. Scott sait très bien que s'il rate son coup, les fans d'Alien vont lui faire très mal aux valseuses. La saga Alien est probablement l'une des plus appréciées des fans de science-fiction et d'horreur et Alien Resurrection et les AVP ont déjà fait beaucoup de mal. Evidemment, Prometheus ne vaut pas les trois premiers volets qui restent vraiment des incontournables et à vrai dire, on s'en doutait un peu. Franchement difficile de passer après des classiques pareils. Mais contrairement à son prédécesseur français, Scott réussi à faire un nouvel opus indispensable à sa saga. S'il ne répond pas à toutes les questions demandées (notamment ce que fout ce Space Jockey mort dans Alien) et qui pourrait être développé dans une possible suite (le réalisateur a toujours voulu faire un dyptique mais tout dépendra du succès de Prometheus), Scott donne plusieurs réponses. (Attention spoilers) Les Space Jockey sont des entités nous ayant créer mais par un malheureux hasard, ont décidé de nous exterminer. On ne saura pas pourquoi, c'est d'ailleurs ce qui motive notre héroïne. Ils apparaissent comme des génies technologiques mais aussi comme des exterminateurs. Un peu comme Dieu lorsqu'il a décidé de faire le déluge.

Prometheus : photo

Bref, des personnages loin d'être gentillets et qui ne laisseront aucun échapatoire à la plupart des personnages. Les humains contaminés ne deviennent pas des Aliens contrairement à ce que je pouvais croire, mais en Space Jokey justement et ce n'est pas beau à voir. Clairement ils ont un problème avec les hommes et se prouve par leurs excès de violence envers eux. L'attaque brutale d'Harris (probablement le moment le plus saignant du métrage) est pour le moins destructrice et d'une rare violence. Finalement, l'ami Alien ne fera son apparition qu'à la toute fin du métrage et cela dans une séquence purement iconoclaste. Nous savons également qui sont ses géniteurs et cela dans un combat fratricide. L'aspect de l'Alien est légèrement différent mais fidèle à l'original. Autant de réponses fascinantes sont dans ce film. (Fin du gros spoiler) Scott ajoute également une vraie ambiguité au niveau des personnages. David tout comme Ash se révèle assez fourbe et sera responsable de bons nombres d'erreurs qui se passeront durant l'excursion et notamment les événements concernant Charlie. Sa filiation avec Peter Weyland s'avère fort intéressante. En effet, Weyland semble parler de David comme un véritable fils, au point d'oublier qu'il a déjà un enfant. Comme la sinistre réputation qu'entretient son entreprise depuis le début de la saga (à savoir le profit à la place de la survie), son créateur ne déroge pas à la règle en voulant atteindre l'immortalité.

Prometheus : photo

Dans sa chute, il prendra tout le monde. Meredith Vickers est un personnage particulièrement froid et cachant bien son jeu. Elle est à l'image de son patron, profiteuse et terriblement personnelle. Il n'y a que elle qui compte. Cela se voit par sa partie privée où règne le luxe. Quant à notre héroïne, c'est probablement le personnage le plus sympathique avec ceux des pilotes. Une jeune femme auquel la plupart des malheurs arrivent mais dont la tenacité en fait une survivante de premier ordre. Si elle n'est pas Ellen Ripley (difficile de passer après un personnage aussi charismatique), elle reste une survivante face à un adversaire en apparence plus puissant. Scott n'hésite à y aller dans les moments de pure angoisse avec la rencontre avec les sortes de vipères (ce qui donnera un des plans graphiques les plus percutants de la saga) ou un accouchement pour le moins sauvage. Cela faisait longtemps que l'on avait pas vu une césarienne aussi troublante et surtout par ce qu'il en sort. Surtout que le réalisateur peut s'aider de la partition tantôt williamsienne (le début étonne aux premiers abords avec ces grands essorts de cuivre) tantôt troublante de Marc Streitenfeld, compositeur du réalisateur depuis plusieurs années. Le casting est très bon dans l'ensemble avec une préférence pour Fassbender, captivant en robot fan de Lawrence d'Arabie. Si Ridley Scott fait un aussi beau retour de Blade Runner qu'avec celui de la saga Alien, vivement!

Prometheus : photo

Une préquelle captivante et avec des réponses aussi percutantes que fascinantes.


La révision de Borat

Avouez que cela faisait longtemps que je n'avais pas fait une petite révision. Je l'avais déjà fait avec Miami Vice de Michael Mann, là on va faire plutôt le contraire en passant du positif au négatif avec Prometheus. Encore une fois la preuve que plusieurs mois ou années permettent de changer d'avis, aussi radicaux soient-ils. Imaginez un peu: Ridley Scott qui revient à la science-fiction qui plus est dans un univers qu'il a initié, un beau casting et un budget permettant toutes les excentricités. Prometheus partait la gueule grande ouverte pour plaire au public, et en particuliers les fans de la saga Alien ulcérés par les affronts du spin-off Alien VS Predator. Il fallait bien quelque chose pour faire renaître le xénomorphe de ses cendres. Au lieu d'une séquelle à la Resurrection, voici donc une préquelle ou tout du moins des événements se passant avant Alien. Malheureusement, l'oeil neuf (et joli au vue de son plutôt beau 47 Ronin) de Carl Erik Rinsh (gendre de Ridley et réalisateur initialement sur le projet) aurait probablement été plus intéressant que celui de l'ami Ridley qui semble beaucoup radter en compagnie de Damon Lindelof. Ce dernier n'est pas connu pour aller au plus simple. Les fans de Lost (ou plutôt ceux du début) le savent bel et bien: Lindelof aime se compliquer la vie et part parfois dans des directions hasardeuses.

Mais contrairement à ce qui a été dit à l'époque, il n'est pas seul et un premier jet avait été proposé par Jon Spailht. Alors oui on pourra toujours dire que c'est accusé l'un pour ne pas montrer sa faute, mais force est de constater que Lindelof n'est pas le seul maître du naufrage scénaristique. Prometheus devait initialement être un dyptique, la Fox a freiné les ambitions de Scott en revenant à un seul film. Deux ans après son semi-succès (le film n'a clairement pas emballé le box-office), la Fox a annoncé vouloir produire une sequelle pour 2016, tout en faisant produire un comic-book initialement pour faire rager un peu tout le monde. Soit alimenter le buzz sur une séquelle que plus personne n'attend (ou alors si peu) et qui aurait mieux fait d'être produite en même temps pour ne pas faire annonce inintéressante. Dans ce sens, Prometheus peut se voir clairement comme un certain gâchis: celui d'avoir voulu trop faire en peu de temps au point d'accumuler beaucoup d'éléments sans jamais y répondre. Ou allons-y franco, se prendre pour 2001 alors qu'on est moins bon qu'un Outland. Pas que le film n'a pas d'ambition mais rien que par son final et le manque clair de détails attendus sur la saga, on est en plein foutage de gueule. Nous n'avons aucune réponse ou quasiment pas sur le vaisseau sur la planète où attéri le Nostromo dans Alien, ni ce que foutait le Space Jokey dedans (même si on comprend sa signification), mais par contre merci pour la fin ouverte annonçant une séquelle. Heureusement que la Fox a lancé la production, parce que sinon voilà l'une des fins les plus ratées du cinéma.

Qu'arrivent-ils aux survivants? Dit comme cela et après avoir vu le film, on se demande quand même si Ridley n'avait pas sorti la vanne de trop. Lui qui avait fait sortir à Demi Moore le subtil "Suce moi la bite!" nous refait le coup avec une fin lamentable qui sans séquelle annoncée aurait bien du mal à passer (quoique d'ici qu'elle arrive). Le pire est peut être que certaines scènes additionnelles sont meilleures que celles dans le montage du film! Par exemple, le fait que le couple Noomi Rapace-Logan Marshall-Green s'engueule (dans la scène additionnelle) au lieu de s'amouracher (dans le montage du film) paraît déjà infiniment plus crédible, annonçant littéralement la gueule de bois à venir de l'homme. Pareil pour d'autres éléments renforçant la présence sympathique d'Idris Elaba certainement un des personnages les moins froids d'un film en étant bourrés à craquer. On en regrette presque la nature dure de Ripley. La palme à celui de Charlize Theron, froide comme un iceberg, qui accumule un beau lot de connerie (notamment dans le final). D'ailleurs, la présence de Guy Pearce arrive tellement tardivement que l'on se demande son utilité, si ce n'est de renforcer que l'Homme cherche toujours à s'emparer du don des dieux. Finalement on gardera surtout la beauté des plans (dire le contraire serait dégueulasse) et l'interprétation de Michael Fassbender en robot, digne héritier du perfide Ian Holm.

Comme je le disais Prometheus n'a pas des thèmes inintéressants (je renvoie à l'article initial même c'est une révision que vous lisais), mais il n'apparaît jamais comme une préquelle d'Alien, encore moins comme un film sur l'existence et où les éléments renvoyants à Alien sont du pur fan-service (la palme au xénomorphe en séquence post-générique), ce qui n'est en rien positif. Dans la science-fiction, on attendra davantage le réalisateur de Blade Runner sur l'ambitieux The Martian, déjà bien plus excitant qu'une préquelle 2.0 d'Alien ou une suite des aventures de Rick Deckard. 

22 septembre 2014

The Rock se prend pour Hercule et Brett Ratner pour John Milius

Hercule est devenu un mercenaire et se retrouve en mission de sauver le royaume de Thrace...

Hercule : Affiche

Merci encore à mes potes de m'avoir embarquer au cinéma voir un mauvais film après Lucy! Bon à leur décharge, je leur ai fait voir Turbo, le dernier Spider man et Transcendance (et pour le premier et le dernier je risque encore de me prendre des tomates dans la gueule!) et je m'en excuse encore. Me voilà donc allant voir Hercule de Brett Ratner, film concurrent de celui de Renny Harlin, et produit avec plus de moyens. Résultats: deux flops dans l'année avec le même sujet. En France, on a eu La guerre des boutons, aux USA ils ont eu Hercule. Et les deux en 3D par ailleurs (je l'ai évité par chance et de toutes manières on ne l'aurait pas vu s'il y avait eu la 3D). Ce ne sont pas non plus les déclarations d'Alan Moore sur cette adaptation d'un comic-book de Steve Moore (aucun lien seulement de l'amitié) qui ont arrangé les choses, le premier arguant que son camarade s'est fait dupé lors de la vente des droits et que son travail était très librement adapté. C'est même plus ou moins confirmé lors d'interview de l'équipe. A vrai dire, dès les premières minutes, on est plutôt fixé. Entre des créatures en CGI entre l'impensable et le délirant, des flashbacks montés avec une rapidité déconcertante (ce sera encore pire par la suite) et une shakycam parfois dégueulasse dès qu'Hercule bastonne, on sait que cela ne passera pas trop. On en a même mal à notre mythologie grecque en entendant qu'Hercule se faisait en fait aider et finalement c'était des petits travaux. Mais alors le spectaculaire du flashback il sert à quoi? A faire perdre du pognon au studio pour rien? Un peu de sérieux, Brett ça fait déjà quatre flops en dix ans!

Hercule : Photo

Puis on passe à un jeune con qui n'est autre que le neveu d'Hercule en passe d'avoir les roubignoles coupées et son arrière-train défoncé emmerdé par des pirates. Et là débarquent Hercule et sa clique défonçant tout sur son passage.Question: y-a t-il un réel intérêt à voir un surhomme défoncer des bonhommes à la pelle sans jamais être inquiété? Achille il a au moins le talon qui déconne, mais Hercule? Il débarque sur un champ de bataille et démonte au moins dix mecs à la chaîne et sans aucune difficulté. Si encore c'était drôle comme dans Commando, mais là même pas. Alors on se fit à ses potes, mais eux aussi son quasi-indestructible! Ian McShane radote tout le temps qu'il va mourir, attendant même parfois sa mort, mais n'a jamais d'égratignure. Pareil pour l'autre morveux qui ne fait que raconter des conneries ou geindre avant d'appeler son oncle à la rescousse. Alors on se dit que Ratner va s'aider du passé d'Hercule pour en faire une sorte d'âme meurtrie. En effet, Hercule se sent responsable de l'assassinat de sa femme et ses trois enfants. Il n'a pu les sauver à temps de la jalousie de certaines personnes. Dit comme cela, cela peut être intéressant. Mais comme souvent chez Ratner, une idée intéressante débarque mais le traitement est catastrophique. Déjà que les événements sont montrés à une vitesse folle mais surtout ils sont mieux racontés que montrer. Ainsi Joseph Fiennes apparaît quelques secondes avant une réapparition de moins de cinq minutes montre en main et Irina Shaik doit avoir tous ses plans dans la bande-annonce.

Hercule : Photo Dwayne Johnson

Quant à ce fameux plan sur son fessier, il apparaît moins de deux secondes à l'écran, excitant peut être deux adolescents dans le fond qui n'auront pas le temps de s'exciter davantage puisqu'elle meurt deux plans plus tard! Déjà au niveau des flashbacks, Hercule ne fonctionne pas mais alors sur le reste? Hé bien c'est de la grosse série B voire Z parfois (et même souvent) du très gros nanar où The Rock défonce du bonhomme en veux tu en voilà sans aucune difficulté avec sa massue qui, dans les mains de Peter Mullan, est en fait un objet en plastoque (ce moment merveilleux se situe vers la fin du film). Par ailleurs au niveau des répliques on est plutôt bien servi aussi. Voici donc un petit florilège magique de répliques débiles du film:

  • Quand Hercule est emprisonné et quand on évoque que sa famille a été tué à cause de lui, The Rock se met dans une pleurnichade digne d'un gamin de neuf ans: "Mais je voulais rien moi!" tout en pleurant comme une madeleine! 
  • Hercule en brève de comptoir qui joue sur l'euphémisme dans la grande tradition nanarde:  "La civilisation n'est plus si civilisée". Rendors-toi Dwayne!
  • Rufus Sewell vraisemblablement lui aussi très bourré avant l'entraînement: "Les plus grands iront en enfer il y a une super ambiance!" Ouais paye ta tournée!
  • Ian McShane qui continue de vouloir se suicider: "C'était mon heure, mon destin!" et là Hercule débarque et sort "De rien!"
  • John Hurt en plein cabotinnage avant de mourir et visant Hercule: "Que cette ordure soit mise à mort!"

Hercule : Photo Dwayne Johnson

Et puis évidemment comment ne pas évoquer ce Mont Asticus devenant avec liaison Tasticus ou en VO Mount Tasticus. Une pignolade involontaire qui a alimenté les vannes chez mes potes et moi avec aucune lassitude. A cela, rajoutez un énorme problème de figuration. En effet, l'armée de Thrace apparaît comme avec une quarantaine de soldats (je n'ai pas cherché à compter non plus, c'est une approximation). Sauf que malgré les morts et le fait qu'aucune personne ne soit rajoutée dans l'armée, elle apparaît comme une bonne centaine par la suite! Un problème de CGI indéniablement mais pour le moins hilarant surtout que c'est très facile à voir à l'oeil nu. On remarque également l'influence évidente de Conan le barbare avec au moins trois plans ou scènes y faisant allusion (Hercule devant un sommet avec les ennemis s'agenouillant, Hercule contre l'hydre renvoyant à Conan contre le serpent et enfin la scène du dîner, sans le sexe PG-13 oblige) et à 300 (ah ce générique de fin pompant complètement celui de Zack Snyder avec sept ans de retard!). A cela rajoutez des acteurs cabottins à mort et le pire chez des acteurs très bons (je pense à Hurt comme Mullan). Il n'en reste pas moins que la musique de Fernando Velazquez est assez intéressante et joue sur le côté épique de l'action. C'est probablement la seule chose à noter dans les qualités.

Un peplum ressemblant davantage à une mauvaise série B, virant sans cesse au grotesque avec une subtilité désopilante.

21 septembre 2014

Merci pour ce très mauvais moment

Agathe Cléry est raciste, elle va devenir noire...

Agathe Cléry : Affiche Étienne Chatiliez, Valérie Lemercier

Etienne Chatillez s'est fait une véritable réputation dans la comédie française depuis La vie est un long fleuve tranquille. Son fusil d'épaule: le dézingage d'une certaine classe bourgeoise. Dans La vie... il les confrontait à des beaufs dans un échange d'enfants malheureux. Dans Le bonheur est dans le pré, Michel Serault préférait la vie à la campagne plutôt que sa bourgeoise; et dans Tanguy, André Dussolier et Sabine Azéma étaient de beaux bourgeois voulant virer leur fils de presque trente ans. Mais voilà, sept ans après Tanguy, Chatillez ne crée plus l'événement. On dira bien que la comédie française a bien régressé depuis 2001 par la même occasion et Chatillez n'est plus réellement attendu. La confiance règne n'a attiré personne en salles et le film ne s'est pas fait une réputation depuis. Mais en 2008, Chatillez revient avec Agathe Cléry et rebelotte: personne ne suit mais le pire dans tout cela ne vient pas de là. Le marketing était d'un vide incroyable avec un banal teaser reprenant le synopsis ci-dessus (c'est pour cela aussi que j'ai été à l'essentiel) et l'affiche n'était pas mieux. Mais surtout il est l'un des premiers films, notamment avec TF1, Canal et Ciné + à la production, à n'avoir pas été volontairement proposé à la presse ou aux sites web avant sa sortie par le distributeur. Les raisons? Aucune n'est jamais évoquée, en revanche on peut très bien émettre des hypothèses:

  1. On ne prend pas le risque de mauvaises critiques, donc d'éviter que la presse vous dézingue avant la sortie (ce qui fut le cas des Trois frères le retour qui fut présenté à la presse en revanche).
  2. Le film est souvent très mauvais (ce fut le cas d'Astérix aux jeux olympiques ou Fiston) et on veut éviter la belle gamelle d'une grosse production pétaradante avec promo chez De Caunes et Arthur.

Agathe Cléry : photo Étienne Chatiliez Ridicule?

Malheureusement la tactique ici présente est rarement payante et le bouche à oreille du spectateur, "celui qui a toujours raison", sera toujours pire qu'une mauvaise presse, car c'est lui qui fait des entrées pas un papier. C'est ce qui est arrivé à Agathe Cléry et c'est ce qui arrivera à d'autres productions de ce genre si elles continuent à opérer ce genre de tactique hypocrite. Car si un film est mauvais, cela finit toujours par se savoir. Et avec Agathe Cléry ça a cassé au possible. A vrai dire, quand on commence le film, on se dit "bon ça va être un film chiant", mais passez cela, vous aurez droit à un premier, puis un deuxième passage musical. Alors vous savez bien que je déteste Glee. Sachez que Agathe Cléry est encore pire. On est entre le show dansé à côté de la plaque (la photo ci-dessus le confirme avec des chorégraphies où les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais n'ont pas de formation, donc ça donne un show synchro mais jamais enjoué) et les chansons nazebroques ressemblant à du mauvais Jacques Demy (comprenez de film aux dialogues chantés, à l'image des Parapluies de Cherbourg). Même le pauvre Jean Rochefort pousse la chansonnette dans un élan tellement improbable qu'on le croirait sous coke. Il vous parle de licenciement abusif, vous avez l'impression qu'il vous demande si vous voulez un café! Même dans les pubs Amaguiz il est plus naturel. Ainsi, le film est une sorte de comédie musicale où ça chante (énormément) au début et quasiment plus du tout à la fin. 

Agathe Cléry : photo Étienne Chatiliez, Jean Rochefort Punaise Jean, pourquoi toi? 

Quant au propos, il est tellement mal mis en avant que cela en devient d'un ridicule incroyable. Ainsi la pauvre Agathe raciste jusqu'au bout des cheveux devient noire par une maladie. On se dit alors que le propos paraît logique venant de Chatillez, aimant le quiproquos cocasse (après tout, le postulat de départ du Bonheur... tient dans Michel Serraut regardant la télé et voyant un sosie de lui dans une émission). Mais voilà un pitch c'est bien beau mais cela ne tient pas tout un film. Alors il part dans le délire de la comédie-musicale mais rien n'avance. On a l'impression d'avancer dans le film avec des couteaux dans le dos. On soupire, on s'ennuie et surtout c'est nul. Ce film est d'un ennui incroyable où rien ne fonctionne. Par exemple, le générique est superbe plastiquement (il faut bien le reconnaître c'est la grande réussite du film) mais on voit à peine pas la référence au Lac des cygnes, parasitant la richesse visuelle de ce générique. Les acteurs? Ils cachetonnent ou alors jouent terriblement mal. Preuve en est avec Valérie Lemercier. Elle est censée devenir sympathique au fil du film mais elle est agaçante du début à la fin. On n'arrive jamais à se faire à cette femme renvoyée à cause de sa couleur et atterissant dans une boîte avec... des gens typés qu'elle a ou aurait refusé dans son entreprise. Dit comme cela, c'est peut être intéressant mais le film amène cela de manière tellement mauvaise que cela devient sans cesse de la caricature. Agathe Cléry confirme que finalement le retour d'Etienne Chatillez était un non-événement dont on se serait franchement bien passer.

Agathe Cléry : photo Étienne Chatiliez, Valérie Lemercier

Une bouse impériale où absolument rien ne fonctionne mais tout est à jeter.

18 septembre 2014

Oz revient mais pas par la bonne porte

Un magicien découvre le monde d'Oz et devra affronter deux sorcières peu convaincues de ses talents ou vengeuses...

Le monde merveilleux d'Oz (affiche)

ll est des films où l'on s'attend parfois à des déceptions si bien que l'on évite de justesse de le voir au cinéma. Ce fut mon cas pour Le monde fantastique d'Oz de Sam Raimi. Tout d'abord j'avais privilégié Cloud Atlas et This is 40 prétextant avec raison qu'ils ne seraient plus là par rapport à Oz la semaine suivante. Puis après j'avais été voir The place beyond the pines et quand j'ai eu le temps de le voir, j'avais lu un grand nombre de critiques mitigées me disant que finalement ce n'était pas bien grave de passer mon chemin. Puis dans un bac à BR de la Fnac j'ai fini par le prendre avec Stoker et Spaceballs (que je n'ai toujours pas vu). Et finalement j'avais bien raison: le film est décevant. Mais pour cela il faut recontextualiser. En ce moment, Hollywood reprend la plupart des contes à sa sauce, certains même par les mêmes studios les ayant abordé. Ainsi Disney a repris Alice au pays des merveillles en en faisant une suite-remake désagréable, tout en faisant la paix avec Tim Burton que la firme de Mickey avait tant dézingué; La belle au bois dormant avec Maléfique et s'apprête à faire de même avec Cendrillon et Le livre de la jungle (alors que Warner essaye de leur faire la nique avec un projet moins avancé réalisé par Andy Serkis). Mais aussi la guerre des Blanche Neige en 2012, le flop de Jack le chasseur de géants et bientôt celle de Peter Pan (avec notamment un film de Joe Wright), La petite sirène par Sofia Coppola (que le site Funny or die a déjà brillament parodié)... En gros une vraie foire aux contes et pas de quoi se vanter malheureusement.

Le Monde fantastique d'Oz : Photo James Franco

Mais c'est comme tout, quand Hollywood trouve un filon elle l'exploite jusqu'à plus soif. On l'a vu au bout d'un moment avec les super-héros c'est bien parti avec les contes d'antan. Bientôt ils vont probablement nous sortir une version live de Raiponce... Oz apparaît au milieu de tout cela, balayant le projet de longue date de John Boorman (je me souviens d'un Studio Ciné Live évoquant ce projet avec concept-art à l'appui) d'adapter Le magicien d'Oz en animation. Sam Raimi n'est pas un bon commercial. Si sur les deux premiers Spider-man, le troisième lui avait échappé des mains. Quand il a voulu faire un quatrième volet, Sony l'a envoyé chier avec un reboot inutile; quand il a voulu James Franco en Jack Ryan on l'a envoyé chier. Quant à Warcraft il est parti de lui-même. Si Oz ne lui a pas échappé des mains, il n'en reste pas moins que ce ne sera pas un grand cru de l'ami Raimi. Et surtout échoue en plusieurs choses: non seulement il n'égale pas le film de Victor Fleming (bon c'était impossible mais bon qui ne tente rien n'a rien) mais surtout n'apporte rien à l'original. C'est censé être une préquelle sur le magicien d'Oz et finalement on n'apprend rien. La sorcière verte qui finit par fondre chez Fleming est ici une jeune femme meurtrie par l'amour devenant une carnassière à cause de sa soeur maléfique.

Le Monde fantastique d'Oz : Photo James Franco, Mila Kunis

Quant à la sorcière blanche elle s'interpose toujours pour sauver les meubles. On sait que le magicien est un tocard, un simple inventeur ou faiseur de tour de passe-passe et le film ne nous apprend rien sur lui si ce n'est qu'il était encore plus égocentrique avant. Soit l'image que certains peuvent se faire de James Franco habituellement (ce qui lui vaut de beaux moments d'autodérision sur ce thème dans This is the end ou sa courte séquence dans le film Veronica Mars). Outre cela le film n'est pas féérique, mais artificiel. En cause, trop d'effets-spéciaux, Raimi ayant fait pareil que Burton avec Alice: tournage sur fond vert, peu de risque. Alors certes c'est franchement joli à regarder mais clairement on ne sera pas aussi émerveiller qu'une seule seconde passée avec Judy Garland. Sinon le film se suit également sans déplaisir, en tous cas moins que la désagréable expérence d'Alice. Mais où est Sam Raimi là-dedans? Alors certes on pourra prendre l'expérimentation avec le bon passage du 4:3 noir et blanc (une rareté chez Disney!) au 2:35 flamboyant de couleurs. Certes il ne signe pas un affront dans sa carrière. Mais clairement on se demande où est le Sam Raimi fougueux qui faisait le fou sur les Spider-man en faisant du fluide d'araignée une métaphore de l'adolescence et où le Dr Octopus était le bourreau de toute une unité hospitalière. Ici, aucune fougue et c'est pas peu dire. Reste les costumes des mesdames absolument sublimissimes et portés sur les décolletés (notamment chez Rachel Weisz). Pour ce qui est des acteurs on ne retiendra pas grand chose malgré la sympathie pour certains (notamment Franco et Michelle Williams).

Le Monde fantastique d'Oz : Photo Michelle Williams

Une préquelle qui n'apporte rien au film original et quelque peu artificiel, qui sans être mauvaise donne surtout envie d'une chose: retrouver Dorothy pour repasser au delà de l'arc-en-ciel.

17 septembre 2014

Craignez l'homme qui n'a plus rien à perdre

Un homme prend sous son aile le frère de celui qui lui a volé sa voiture afin de la retrouver...

The rover (affiche)

La compétition du dernier Festival de Cannes n'a pas été réellement attirante, la faute à une généralité bien malheureuse: 99% des films ont été réalisé par des cinéastes déjà venus. Entre un réalisateur turc qui fait une palme de 3h, Bertrand Bonnelo qui fait redite, un Crocro toujours pas retrouvé et l'énième film des frères Dardenne, on est en terrain connu (même si certains crus sont bons comme The Homesman et Sils Maria). Comme souvent depuis quelques années, c'est dans les catégories annexes que les découvertes se font. C'est le cas de The Rover présenté hors compétition (plus particulièrement en séance de minuit, soit une visibilité minime par rapport aux critiques élogieuses et moi-même en voyant la gueule répétitive de la compet) et second film de David Michôd, responsable du brillant Animal Kingdom. Le réalisateur australien a alors été courtisé par Hollywood, toujours avide de prendre sous son aile (humour!) certains réalisateurs étrangers qu'ils peuvent souvent utiliser comme tâcheron de service (c'est arrivé par chez nous, c'est arrivé à HK, c'est arrivé ailleurs...), mais il a décidé de faire un film hors du commerce hollywoodien. Ecrit en compagnie de l'acteur Joel Edgerton (vu dans Warrior et prochainement Ramsès dans Exodus), le film s'est attiré deux poids lourds pouvant lui permettre une visibilité digne de ce nom: Guy Pearce qui est revenu en force ces dernières années après une décennie assez désastreuse; et Robert Pattinson parvenant enfin à se sortir de cette putain de saga Twillight.

The Rover : Photo Guy Pearce

Contrairement à ce que l'on pouvait croire en regardant la bande-annonce, The Rover n'a rien d'un film post-apocalyptique et n'a pas grand chose à voir avec Mad Max de George Miller, malgré l'outback australien comme décor. Il se situe dans un monde bien plus proche "après la chute". Le synopsis nous parlait que l'Australie serait désormais sous la coupe de la Chine. Chose tout à fait probable au vue de leur visibilité économique mondiale actuelle. Ainsi la première séquence renvoie à cela: Pearce rentre dans une maison avec deux asiatiques comme si cela était devenu une généralité. Mais surtout on voit que l'économie n'a plus de réelle valeur. Par plusieurs fois, on demande au personnage incarné par Pearce des dollars particuliers, en dehors du pays. Vraisemblablement, la monnaie locale n'a plus grand intérêt, un peu comme si le Dollar s'était fait avoir par l'Euro aux USA (je caricature hein?). Avec ce contexte, The Rover ne s'impose donc pas comme un post-apo mais comme un film assez actuel malgré qu'on puisse le ranger dans l'anticipation. Un monde où les biens sont plus chers qu'il n'y paraît. Arrive donc le personnage de Guy Pearce. Il n'a pas de nom, la seule chose qu'on sait c'est qu'il tient particulièrement à sa voiture et quand on lui la pique, il se met tout de suite rattrappe les ravisseurs et se fait tabasser. Telle une machine, il repart tout de suite à sa recherche en prenant sous son aile le frère d'un des ravisseurs laissé par le groupe.

The Rover (photo)

On passe donc d'une contextualisation de notre époque à une véritable chasse à l'homme se mélangeant à la quête existentielle. L'homme à la voiture fera un travail de rédemption, évoquant ses péchés sans vergogne et faisant de son jeune accolyte un associé légitime. Après tout, les deux sont paumés. L'un ne voit en une simple voiture son seul rapport à la réalité. L'autre un égaré de la vie découvrant une figure paternelle avec le premier capable de le mettre sur une voie plus adulte. Suivant principalement le duo, Michôd mise donc énormément sur Pearce et Pattinson et cela marche. Pearce est parfait en être méprisable et bestial, semblant systématiquement en rogne contre tout et d'une violence imprévisible (on pense à la scène de la caravane). Pour contrebalancer, Pattinson ne ressemble plus à un vampire (plus blanc comme un cachet donc) et trouve enfin grâce à mes yeux avec un rôle de naïf complètement éloigné de ses rôles précédents. Une révélation en soi. La réalisation de Michôd n'a pas besoin de beaucoup de musique sur ce film. Par exemple, il aurait pu mettre une musique pour la poursuite, mais il laisse faire parler les moteurs. Une séquence à suspense réussi en tout point. Le réalisateur se veut plus maîtrisé et y gagne peut être en efficacité. Une vraie révélation pour le cinéma australien confirmé par ce nouveau fait d'armes et permettant de voir qu'Animal Kingdom n'était pas qu'un coup de poker.

The Rover : Photo Guy Pearce, Robert Pattinson

On était parti sur du post-apo, on finit avec une oeuvre violente et percutante sur l'importance absurde que l'on donne aux objets et avec un duo d'acteurs savoureux.

16 septembre 2014

Cuvée pour ceux qui savent mourir au cinéma et boivent du pepsi

ça y est, nous sommes partis pour le dernier numéro de "Retour vers l'été passé", ce ressucé des mémoires de Borat dit "le jeune qui parle comme un vieux!" mais ne se passant que l'été! Nous voici donc partis pour les été 2012 et 2013 et évidemment nous ne parlerons pas de 2014 à moins que vous en voulez encore, mais le Borat est fatigué alors allez savoir. Doc on est prêt pour le dernier voyage!

"Allez Borat monte vite on a encore l'été 2012 et cela commence le 24/06/2012!"

L'été 2012 a commencé avec la Fête du cinéma comme bien souvent avec trois films. Commençons par 21 Jump Street. Je n'ai pas connu la série, mais je la connaissais de nom (aka la série qui a révélé Johnny Depp alors qu'on l'avait déjà vu chez Wes Craven et Oliver Stone). Le fait d'en faire un reboot cinématographique comique était assez casse-gueule et aurait du mal à être accepté. Si le film a marché, beaucoup de fans de la première heure ne semble pas avoir accepter cela. Ce qui renvoit au cas Miami Vice évoqué il y a peu. Le film n'a pas grand chose à voir avec les personnages de la série et ce malgré les mêmes noms. 21 Jump Street a au moins le mérite de ne pas reprendre les noms des personnages et de ne pas faire un copié-collé. Une version 2.0 en soi. Il n'en reste pas moins une bonne récréation misant beaucoup sur son duo, pastichant John Woo à tout va (les colombes oh purée!) et suffisamment divertissant pour se laisser regarder. Néanmoins sa séquelle est meilleure. Alors que les gros bras d'Expendables m'ennuient profondément, The Raid de Gareth Evans m'a époustouflé. Le scénar? Plutôt un pitch, mais on ne vient pas voir un film d'action pour son scénar, à moins d'avoir McT a la direction (je renvoie aux Die Hard ou Last Action Hero). On vient principalement pour voir du bourre-pif, de l'éclate, de la mitraille. The Raid le fait, là où les vieux cons de Stallone ne cessent de se faire reluire en évoquant leur carrière.

21 Jump Street : photo

Jonah Hill le petit gros qui emballe les jolies filles, il y a une justice quand même!

En comparaison d'Expendables 2 aux CGI d'une nullité affligeante (pas de doute pour voir une tête décapitée avec une balle, faut vraiment être chez Nu Image!), The Raid sent bon le film d'action bourrin sans prise de tête et ne prenant pas le spectateur pour un con quand il va acheter sa place. Faisant la part belle à l'athlètiquement impressionnant Iko Uwais, The Raid est un film d'action épique et bourrin où l'on en redemande encore. Et surtout où les scènes d'action sont filmées le plus longtemps possible avec un même plan, au lieu du montage cut pénible que peuvent avoir les productions ricaines en général (et ce même avec des acteurs chinois ou HK comme Jackie Chan ou Jet Li). Malheureusement je n'ai pas eu la chance de voir sa suite. A peine était-elle sorti, qu'une semaine après (date de mon retour parmi les vivants), il était seulement projeté à 22h. Ouais... Après on pleure dans les médias en évoquant le téléchargement... Et pour finir, en fidèle de Borat, je suis allé voir The Dictator et j'ai été encore déçu. Le film a beau s'imposer enfin comme une fiction, le film perd peu à peu de son intérêt. Finalement les meilleurs gags venaient des bandes-annonces. Vraiment dommage de gâcher tout ce potentiel et vraiment dommage qu'il faut désormais voir Sacha Baron Cohen dans de "vrais films" pour apprécier son talent.


 Petit intermède musical

The Raid : photo

"C'est un long roman d'amitié qui commence entre nous deux..."


J'avais finalement été voir The Amazing Spider-man le jour de sa sortie (et sans 3D faut pas déconner non plus) et j'avais été surpris. Autant le film ressemble parfois trop à un remake, que plusieurs techniques de réalisation et la partition de James Horner rappellent trop les films de Sam Raimi et que le Lézard est raté; autant il divertit et le duo Andrew Garfield-Emma Stone fonctionne à merveille. Malheureusement, le deuxième opus sorti en avril dernier est une vraie catastrophe industrielle réduisant tout à néant. J'avais enchaîné une semaine après avec Rock of Ages. Le glam-rock n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement mais j'aime bien certains titres. Mais cette comédie-musicale est non seulement ringarde (faut voir les CGI pour montrer la ville de Los Angeles ou un stade!) mais va chercher tout le temps dans le nanar. Que ce soit les situations amenant aux chansons renvoyant malheureusement à des catastrophes dignes de Glee, la romance pourrave au possible qui finit entre le boys-band foireux et le striptease poussiéreux et des acteurs qui cachetonnent quand ils ne chantent pas comme des casseroles. Heureusement il y a Tom Cruise qui assure pleinement son rôle de rock star!

Rock Forever : photo

"I am a rock'n roll star mother fucker!"

Mais ma grosse attente de 2012 c'était The Dark Knight Rises. J'en avais même fait quelques histoires éventuelles. La première avait été jusqu'à 10-12 pages, mais mon dessin était pourri (pour être gentil) et l'histoire partait vite dans le n'importe quoi même si j'avais déjà le personnage de Catwoman et particulièrement qu'elle se faisait tirer dessus avant de revenir à la vie. En revanche je pensais davantage au Sphinx comme grand méchant. Par contre j'avais fait une petite ébauche sympa et plutôt bien dessiné où cela commençait par un flash-info parlant d'un enfant kidnappé. Cela renvoyait à The Dark Knight Returns où un marmot avait été kidnappé par le Gang des mutants avant que Batman ne débarque mitraillette au poing. On était direct dans le QG des brigands et au détour d'une porte fermée, on voyait Batman dans l'ombre faisant péter le générateur d'électricité, les voyant de manière infrarouge et les dézinguant un par un avant de partir sous les feux de la police d'un immeuble à l'autre. Je n'ai jamais continué n'ayant jamais su quoi faire pour une possible poursuite dans les rues de Gotham. Je ne me sentais pas le courage. Alors en pleines vacances à Hossegor, j'ai fait l'entrave en allant le voir dans le cinéma du coin pour l'avant-première à 22h. 

The Dark Knight Rises : Photo Anne Hathaway, Christopher Nolan

"Coucou Borat, tu veux jouer une version particulière du Chat?! -Heu oui Anne mais on va s'éloigner il y a de jeunes lecteurs ici!"

Autant dire que j'ai été scotché du début à la fin. Par la suite je reconnais qu'il n'est pas aussi maîtrisé que The Dark Knight mais le film est selon moi purement brillant. Batman apparaît comme lessivé pensant vainement qu'il peut affronter un ennemi physiquement imposant sans avoir mal. La chute sera donc rude et même si sa croix paraît parfois exagérée, cela reste un très bon film selon moi et puissant sur la carte émotionnelle (c'est d'ailleurs là où il marque le plus de points). Bon par contre, il y a le cas Cotillard. J'ai déjà évoqué dans ces colonnes ma non-appréciation de cette actrice que je trouve aussi prétentieuse que mauvaise. Alors si durant tout le film, elle reste correcte, son dernier plan (qui ne m'avait pas plus choqué au cinéma) est entré rapidement dans les annales comme un des morts les plus ridicules du Septième art. Alors son mari pourra toujours dire que Nolan aurait pu prendre une autre prise, mais on lui dira bien que quand ça veut pas, ça veut pas. Franchement j'ai même été jusqu'à imaginer ce même genre de séquences dans des blockbusters comme X Men ou Godzilla. X Men: "Des sentinelles arri... (une sentinelle lui tire dessus) argh!" Godzilla: "Godzi... argh! (il l'écrase)". On peut continuer longtemps. Juste pour le plaisir, repassons nous cette séquence au magnétoscope Thierry!

Une vidéo qui dérange.

Après cela j'avais été voir Brave et en voilà une belle déception. Le seul film raté de Pixar. Alors oui c'est beau et bien fait. Oui on se croirait réellement dans les Highlands. Mais le reste n'est qu'un vulgaire ressucé de Frères des ours qui n'était déjà pas une référence. Bien dommage tant ce film faisait partie de mes grosses attentes. Triste. J'avais été voir Magic Mike pour essayer le système du Orange Cinéday. Je m'attendais à un truc complètement con et finalement Channing Tatum s'en sort vraiment bien en gogo danseur voulant sortir du système. Pas non plus du grand Steven Soderbergh mais intéressant. The Campaign se révèle assez décevant surtout avec le potentiel de Will Ferrell. Dommage car le coco est réellement en forme comme toujours. The secret confirme en revanche que Pascal Laugier n'a pas réalisé qu'un seul bon film. Avec ce film, il sort complètement du trash Martyrs pour un conte moral superbe où Jessica Biel rayonne. Film à twists certes mais bien amené et prend le spectateur à bras le corps. Lawless l'emporte aussi avec un Shia LaBeouf qui se découvre acteur et le duo Tom Hardy-Jason Clarke qui fait des merveilles. Du pur cinéma de gangsters où le réalisateur de La route s'éclate et le spectateur aussi. Encore un film ressorti bredouille de Cannes... Quant à Camille redouble, il s'apparente à un beau foutage de gueule, pompant sans vergogne Peggy Sue s'est mariée dans les grandes lignes tout en vantant qu'il est original. Sinistre.

"Hey Doc il serait temps que cela se finisse j'ai les chaussures qui commencent sérieusement à sentir le roussi! -T'inquiète Marty voici de nouvelles chaussures! Anti-gravité intégrées! Bon allez on part pour le 21/06/2013!"

Ah l'été 2013, saison de mon BAC L réussi en rattrapage pour 19 misérables points (j'en ai ramené 40 au final!)! Autant dire que j'avais vraiment envie de décompresser après avoir bossé beaucoup d'un coup. N'ayant pu le voir pour cause d'épreuves intensives la semaine où il est sorti, j'avais donc été voir Man of steel une fois tranquille. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant enfin un vrai film avec Superman! Enfin un film où il ne passe pas les trois quarts du temps à sourire comme un con en espérant se taper une Lois Lane qui n'arrive jamais à le reconnaître alors qu'il a de banales lunettes sur le nez! Enfin un film où Superman défonce des gueules avec des effets-spéciaux descents avec un visuel ne ressemblant pas à du carton (valable aussi pour Superman Returns). Enfin un film où la quête identitaire sert de fil conducteur et n'est pas résumé de sorte que ce soit bouclé en une heure. D'autant qu'Henry Cavill est vraiment bon en Superman et n'a pas l'air d'un bulldozer quand il est en costume de ville, là où Brandon Routh ou même Christopher Reeves étaient bouffis dans leur costard-cravate. Par la suite, j'avais encore une fois misé sur la Fête du cinéma. Le premier film fut Epic film sorti depuis fin mai mais pas eu le temps de le voir à l'époque.

Man of Steel : Photo Henry Cavill

"Allez tous en choeur mes frères humains, il faut que nous chantions notre amour pour que ces putains de kryptoniens se carapatent! Ce sera nous dès demain! Ce sera nous le chemin! -Sup on n'est pas dans Les dix commandements. -Tu crois que je ne suis pas capable de faire les douze plaies d'Egypte? -J'ai rien dit! -Merci!"

Autant dire qu'heureusement que le prix est fixe dorénavant lors de cette opération. Alors oui le dernier film original de Blue Sky (exit donc Rio 2 qui est une suite) est plutôt bien réalisé dire le contraire serait dégueulasse. Mais indéniablement, le fond a été rabaché plus d'une fois et ressemble beaucoup trop à un mix de Ferngully (première production du studio Fox Animation) et Avatar (toujurs produit par la Fox!). D'autant que les personnages sont clairement inexpressifs et inintéressants. Le lendemain soir, des copains m'ont emmené voir Very Bad Trip 3 que je n'avais absolument pas envie de voir, mais bon au moins on rigole entre potes! Le résultat est sans appel: Todd Phillips confirme qu'il n'a plus l'inspiration depuis le premier volet. Alors oui ce troisième volet a le mérite de ne pas reprendre une nouvelle fois le détail du black-out comme fil conducteur même si Doug est encore une fois dans la merde. Seul le gag de la girafe reste bon et encore la Warner l'a montré dès la première bande-annonce. J'avais fini la Fête du cinéma sur World War Z que j'avais vu en deuxième séance car la première était tellement blindée qu'on a décidé de prendre les tickets et d'aller boire un coup! Un film de zombies pour le moins sympa mais qui se tire deux balles dans le pied. La première est le PG-13 en salles uniquement pour toucher un plus grand public, perdant un épilogue glauque et très différente du traitement final.

World War Z : Photo Brad Pitt

"C'est la guerre, il y a des zombies, c'est ma chance, ma destinée, Channel numéro 5. -Brad arrête de nous faire chier avec ta pub, personne ne l'aime! -Désolé."

Par exemple, Matthew Fox avait un rôle de soldat violeur qui s'occupait personnellement de la femme de Brad Pitt! Ici il doit apparaît cinq secondes à l'écran alors qu'on parle quand même du Jack de Lost! Surtout le film devait se finir en Russie dans une grosse scène d'apocalypse. Alors certes cela aurait été cher en figuration (quoique une grande partie des zombies a été réalisé en CGI donc...), certes on aurait fini dans du Restricted... Mais merde c'est logique! Zombies mènent au gore et le gore au Restricted! Alors pourquoi sortir une version uncut en BR et une sortie PG-13? Réponse: Pognon! Si un film est PG-13 il rapportera plus car plus grand public alors qu'un Restricted aura moins bonne réputation et attirera moins de monde! Et paf dans ta gueule spectateurs amateurs de films d'horreur depuis ta plus tendre enfance et passant pour un vieux dégueulasse amateur de bidoche! La seconde balle est évidemment ce grand moment de solitude apparaissant à la fin. Et paf voici la deuxième scène ridicule de cette cuvée! Un moment émotion où Brad infecté d'un virus pour passer à côté des zombies tranquillou prend le temps de se faire plaisir. Il prend une canette Pepsi, s'asseoit et savoure ce bon breuvage concurrent de Coca Cola. Limite il ferrait un petit "aaah!" à chaque gorgée que ce ne serait pas de trop. Le pire c'est que la communication ne s'en cache même pas puisque dans mon Kinépolis des pubs étaient présentes: pour un Pepsi acheté un t-shirt offert! Va chier marketing! Et non je n'ai pas pris de pepsi pour avoir ce t-shirt!

Ce que l'on a remarqué l'an dernier, c'est que les studios se sont faits plaisir en terme de blockbuster quitte à se casser littéralement la gueule dès qu'il s'agissait de faire du chiffre. Trop de propositions tuent les propositions et malheureusement ce qui s'est passé en 2013 risque d'être aussi le cas l'an prochain. A voir si ma théorie sera bonne mais il y a des chances que ce soit typiquement ça. Pixar faisait son retour avec une préquelle attendue: celle de Monstres et cie. Un pari risqué d'autant qu'énormément de fans s'attendaient à une suite directe. Dommage diront certains mais clairement Monsters University réussi son coup en devenant un vrai film de campus avec son lot de saloperies. D'autant que l'animation est franchement magnifique sous tout rapport. Juste la voix française de Seth Rogen pour Sully (alors que Jacques Frantz avait fait toute la promotion) laisse à désirer. Vu juste avant mes vacances, Pacific rim m'a plu tout de suite. Guillermo del Toro signait son premier film depuis 2008, essuyant le flop d'Hellboy 2 au box-office et les échecs successifs sur The Hobbit et Les montagnes hallucinées (qui pourrait être relancé selon Del Toro s'il réussi à alléger suffisamment le film en un PG-13). Beaucoup ont reproché à Pacific rim sa ressemblance avec Transformers, certains préférant même la saga de Michael Bay (notamment mon camarade Titi avec qui je me chamaille systématiquement à ce sujet!).

Pacific Rim : Photo

Photo qui a longtemps immortalisé la bannière de ce blog. Immortalisons la définitivement!

Mais personnellement, je trouve que Pacific rim corrige la plupart des défauts de Transformers. Déjà ses personnages aussi caricaturaux soient-ils (en tous cas les trois quarts), ils servent au moins à quelque chose et ne restent pas à ne rien faire ou à subir l'action ou à faire des blagues vaseuses. D'ailleurs le personnage de Miko est sublime, sorte de poupée figée par la mort et arrivant difficilement à contrôler ses émotions. On comprend pourquoi Del Toro l'a associé à un homme également touché par la mort. Ensuite et c'est primordial, les combats de coq sont lisibles! Pas de shakycam! Mais des plans larges montrant l'action qui plus est avec style (éclairages faisant la part belle aux lumières de la ville, la flotte dedans ou qui tombent, la nuit). Au moins un peu de style dans des séquences d'action à grande échelle et émotionnellement fortes à la fois sur l'écran et chez le spectacle. Sans compter que la 3D était superbe. Pendant mes vacances et sur un coup de tête  je suis parti à l'avant-première de The Wolverine... en 3D. A elle seule elle m'a dézingué toutes les scènes d'action. Je l'ai d'autant plus apprécier en le revoyant en BR sans cette foutue conversion dégueulasse. Le film par contre fait complètement oublié le premier spin-off. Wolvy est abordé de manière plus simple, moins grandiloquente mais aussi plus intelligemment.


 

Petit intermède musical

Wolverine : le combat de l'immortel : Photo Hugh Jackman

"Eteins la lumière, montre moi ton côté sombre..."


 

En posant le contexte post-X Men 3, The Wolverine s'impose comme un savoureux sequel du lamentable film de Brett Ratner mais aussi comme une aventure personnelle légitime pour Wolvy. Surtout que le film s'inspire des récits de Frank Miller et Chris Claremont et s'en sort à merveille dans ce domaine. Si le final est un peu mégalo sur les bords, The Wolverine continue la résurrection de la saga X Men entamée avec First Class et continuant à merveille avec le maître des lieux Bryan Singer. Et me voilà désormais à prendre la défense d'un film détesté durant tout l'été 2013 au point que Disney a fait sauté des têtes, virer Pirates des Caraïbes aux calandes grecques (bah oui il y a Jerry Bruckeimer aussi à la production) et qui s'est fait dézingué partout. Je ne veux pas faire l'avocat du diable mais voir un blockbuster comme The Lone Ranger qui plus est dans le genre western est au contraire une aubaine. Parvenant à signer un film foufou continuant la réussite du néo-western Rango, Gore Verbinski se fait plaisir en reprenant une série culte ayant donné à un spin-off plus célèbre dans nos contrées (en l'occurrence Le Frelon Vert). Un blockbuster qui ose, faisant même dériver sérieusement le PG-13 (beaucoup de morts bien visibles, photo sombre, allusions à La horde sauvage) et permettant à Hans Zimmer une fantastique reprise de Guillaume Tell. Et surtout permet à Johnny Depp d'incarner un personnage moins pénible que d'habitude dans le genre "excentrique".

Lone Ranger, Naissance d'un héros : Photo Armie Hammer, Johnny Depp

"Allez mon joli faut rejoindre Borat dit le huitième!"

 

Certainement l'un des bashings les plus détestables à mon goût de ces dernières années au même titre que John Carter avec moins de réussite (ironiquement deux productions Disney ambitieuses), d'autant plus que le Razzie Award de la pire préquelle-remake-plagiat ou suite est plus qu'exagéré quand on voit les concurrents (le dernier Adam Sandler, Very Bad Trip 3 précité, Les schtroumpfs 2 et Scary Movie 5). Elysium m'a bien plu également de par son contexte social, sa violence hard boiled (enfin un film Restricted depuis le début de cette partie 2013) et surtout sa sorte de réinvention intéressante de Robocop. Et puis Matt Damon en total contre-emploi ce n'est pas tous les jours sans compter les superbes plans de l'Espace. The conjuring signe le bon retour de James Wan après un Insidious un peu trop porté sur Poltergeist à mon goût. Probablement le fait que le film s'inspire des vrais Warren a joué en sa faveur, sans compter la grosse allusion à La maison du diable. Néanmoins son spin-off Annabelle basé sur la poupée vue au début du film semble bien parti pour être un beau foutage de gueule. Non seulement Wan n'est plus que producteur (comme sur Saw ce qui n'augure rien de bon) mais surtout car les Warren ne seront pas présents alors que c'est censé être un spin off de Conjuring! ça sent la belle casserole.

Elysium : Photo Alice Braga, Matt Damon

"Vas y ma chérie je te couvre. -J'adore quand tu me dis des mots doux Matt. -Je sais ma chérie!"

Vu le même jour, Kick Ass 2 m'a bien fait rire malgré quelques excès pipi caca et surtout parvient à s'en sortir malgé la merde qui lui sert de support initial. Alors Mark Millar et John Buscema Jr pourront toujours sortir des noms d'oiseaux à Jim Carrey en disant qu'il a pourri la promo avec son reniement envers les armes à feu, il en vient quand même de leur dire que leur second volet BD était d'une nullité abyssale et surtout jamais drôle. Le seul truc à garder fut la fin différente du film. Pour donner un exemple, le coup de la panne de Red Mist pardon The Motherfucker ne vient en aucun cas de la BD puisque ce dernier faisait bel et bien goûter son poireau à une fille dans la BD. Un passage grossier et vulgairement trash pour rien alors que le film réussi à en faire un running-gag jubilatoire (j'avais éclaté de rire dans la salle, mes potes n'avaient pas compris tout de suite et je leur avais alors sorti "vous voyez pas qu'il n'arrive pas à bander?!!" et là la salle a commencé à s'esclaffer!). Je n'ai pas commencé à lire Kick Ass 3 mais vu mon arrière-goût désagréable pour le second opus et les propos désobligeants de Buscema Jr (on ne traite pas un mec de "con" dans la presse surtout quand il n'est pas là pour se défendre), je passerais mon tour.

Kick-Ass 2 : Photo Jim Carrey

"Ah mon bon Borat cela faisait longtemps que tu ne m'avais pas mis dans tes colonnes! -Oui je sais mais j'attendais la bonne occasion! -T'es un amour!"

Red 2 m'a plus détendu que le premier malgré quelques CGI foireux, pendant que je boycottais la sortie du remake pitoyable de L'aube rouge en salles alors que dans la soirée je me le faisais sur Youtube! Une aberration digne de ce nom qui a permis que je ne vois pas The World's end au cinéma. Merci donc aux exploitants d'avoir accepter dans vos salles un film non seulement raté, qui n'a pas marché, sortant plus de huit mois après sa première exploitation (!!) et en plus disponible sur le plus gros site de vidéos dans le monde gratuitement! Je me suis bien amusé avec You're next, petit film d'horreur croisement horrifique entre Piège de cristal et Rambo où la jolie Sharnie Winson sort les armes de manière fendarde. La mise à mort au mixeur m'a particulièrement marqué! Pain and gain est le meilleur film de l'ami Michael Bay depuis au moins Rock (bon Armageddon si je compte les nanars). Mais il contient tous les ingrédients soulants qui ont fait sa carrière (filles à moitié à poil, grosses cylindrées, explosions, musiques qui tapent, plan-circulaire allant dans les moindres trous) et il doit beaucoup à un fait réel entre l'absurde et le cruel fabuleux à adapter. Néanmoins, on s'amuse plutôt bien.

No Pain No Gain : Photo Mark Wahlberg

"Aaaaaaaaaaaa... -Vas y Mark continue de gueuler! -Mais Michael je viens de me péter la guibole! -Pas grave j'aime la souffrance que tu développe dans mon combo! Continue comme ça!" 

Quant à Riddick, il doit beaucoup à un Vin Diesel inspiré et à sa première partie intimiste et irréprochable. Après, le film part dans un remake basique de Pitch Black faute d'avoir pu pouvoir faire dans le magnifique space-opera suite au malheureux flop des Chroniques de Riddick. Et le semi-succès ne risque pas forcément d'aider à un quatrième volet. Alors je vous vois venir chers lecteurs vous disant (ou pas!) "tiens il s'arrête à 2013 et pourquoi pas 2014!". Alors faisons un petit tour rapide. L'été 2014 fut plutôt calme en comparaison de 2013 et je m'y attendais. En fait beaucoup de gros blockbusters sont sortis avant le 21 juin que ce soit Captain America 2, 300 Rise of an empire ou Godzilla. Ce qui a donné un été très calme. J'ai cotoyé mon cinéma d'art et d'essai Le scala qui a rouvert depuis novembre mais dont je n'avais plus foutu les pieds depuis sa version originale avec la projection de Norteado vu avec ma classe d'espagnol! Donc depuis environ mars 2013! J'ai donc rattrapé (ce cinéma ne diffuse pas tous les films à leur date de sortie) le très beau The Homesman de Tommy Lee Jones, le percutant The rover de David Michôd, le sympatique Sils Maria d'Olivier Assayas, l'excellent mais boudé Jersey Boys de Clint Eastwood (avec une seule personne dans la salle: moi!), le controversé Maps to the stars de Crocro et le très ambitieux et superbe Boyhood de Richard Linklater.

Riddick : Photo Vin Diesel

"Baboulinet on le voit, on le voit plus, on le voit, on le voit plus, on le voit plus, on le voit!"

Mais j'ai aussi cotoyé mon multiplexe chéri. Avec la Fête du cinéma je me suis fait le mauvais Transcendance (on peut être un bon chef opérateur et un mauvais réalisateur on a déjà vu ça avec Jan de Bont), le très très bon Conte de la princesse Kaguya (ou quand Isao Takahata prouve aussi qu'il en a encore à montrer) et le superbe Dragons 2 (pour une fois qu'un film Dreamworks me paraît bon, il faut y aller). J'ai ensuite vu le bien sympathique Sous les jupes des filles choisi à la dernière minute (on devait au départ voir A million ways to die in the west mais un pote l'avait déjà vu et détesté) avant mes vacances. Une fois revenu j'ai savouré la superbe suite au reboot de La planète des singes, certainement un des blockbusters les plus inspirés de cette année de par ses thématiques très adultes et violentes. Puis avec le très jouissif Les gardiens de la galaxie permettant enfin à la Marvel de se décoincer et de prendre des risques avec un space-opera n'ayant à voir avec les Avengers que par de vulgaires bribes. Visuellement sublime, BO fendarde et héros amusants, voilà les ingrédients du plus gros film au box office US (et oui même Transformers 4 n'a pas fait le poids, juste aidé par l'internationnal pour atteindre le milliard de $ de recettes). Il y a eu aussi Lucy de Luc Besson coincé entre le débile profond de son action décomplexée et l'intelligence pompeuse et délirante; et 22 Jump Street qui m'a valu de grands moments de rigolade et beauferie entre potes (les gags entre Jonah Hill et Ice Cube mon dieu quelle rigolade!). Sur ce, "Retour vers l'été passé" c'est terminé, la mini-série est bouclée, j'espère que ça vous a plu, permis de repenser à certains films que vous avez vu en même temps que moi lors des différentes années. Si je suis assez fou, j'oserais d'autres saisons mais là ça risque d'être plus bordélique! Allez à la semaine prochaine!

"Allez bon vent mon cher Borat! -Repasse nous voir un de ces quatre! -Waf!"

Posté par borat8 à 10:00 - - Commentaires [39] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 septembre 2014

Oubliez le 21, appelez le 22

Jenko et Schmidt partent désormais pour l'université afin de dénicher un trafic de drogue...

22 Jump Street : Affiche

Personne ne croyait en un reboot humoristique (ce qui n'a pas convaincu des masses les fans de la série adaptée) et cinématographique (encore moins) de 21 Jump Street. Et pourtant ce fut un des succès surprise (et fracassant) de l'été 2012. Channing Tatum est devenu un amuseur de galerie, Jonah Hill le petit gros qui emballe et le duo Phil Lord-Chris Miller les rois du pétrôle (je rigole bien sûr)! Enchaînant en même temps que la post-production colossale du jouissif The Lego Movie, le duo s'est retrouvé sur une suite sobrement baptisée... 22 Jump Street. On évite le numéro derrière le titre et on garde les joyeux larrons Tatum, Hill et Ice Cube (ainsi que Nick Offerman, Dave Franco et Rob Riggle pour des caméos). Vraisemblablement, le duo a décidé de faire encore plus con que le premier film. Ce qui ne veut pas dire que c'est moins drôle (bien au contraire) mais les réalisateurs jouant sur le contexte de la suite bigger and louder. Si dans 21, Channing se retrouvait chez les geeks et Jonah s'éclate; là c'est plus ou moins le contraire avec Tatum qui fait la teuf et fait du sport (alors vive la musculation et le football américain!) et Hill emballe toujours mais pas forcément au bon endroit mais s'ennuie un peu. On échange donc les rôles tout en accentuant le côté homosexuel refoulé de leur relation.

22 Jump Street : Photo Channing Tatum, Jonah Hill

Il y a un très grand nombre d'allusions à cela que ce soit dans le fait d'habiller l'autre, de s'occuper de l'autre ou même dans leur relation. Ils s'ennuient l'un sans l'autre! Cela en fait un ressort comique totalement délirant au point de vraiment croire que les deux cocos sont faits l'un pour l'autre. A cela vous pouvez rajouter une tendance aux excentricités comme cette séquence sous drogue où les deux cocos sont super concentrés pour une séance d'infiltration improbable ou une explosion de poteau de football américain. Mais indéniablement le gros du film dans ce domaine reste la poursuite survenant avant filmé de très haut à l'image des premiers GTA (hé oui au début les GTA avaient une vue totalement extérieure et se situer au dessus de l'action), donnant lieu à un lot de passages surréalistes, où les deux larrons font tout pour ne pas se prendre de dégâts et où leurs assaillants font le concours de celui qui défoncera le plus de monuments! Même la baston qui frôle l'idylle improbable entre Jonah Hill et la méchante avant un affrontement en hélico sentant le fond vert foireux renforcent le côté délirant et bigger and louder de cette suite. Le film joue également sur l'excuse bidon du numéro, faisant changer de côté de rue le QG en le rendant complètement spatieux et informatisé de partout. Bigger and louder encore une fois.

22 Jump Street : Photo Amber Stevens, Jonah Hill

Mais là où 22 Jump Street réussi son coup c'est dans les situations comiques. Finalement les dealers n'ont pas grand intérêt, mais ils sont mis en ridicule. Il n'y a qu'à voir Peter Stormare qui radote "c'était tellement plus simple dans les années 80!" pour s'en rendre compte, il est à la limite du pitoyable. Le mec se croît encore dans un épisode de Miami Vice! Mais les meilleures scènes sont bien évidemment entre Ice Cube et Jonah Hill. (attention légers spoilers) Hill drague une fille à l'université, couche avec puis ils se revoient. Puis il cause qu'il a emballé devant son supérieur, ce dernier le félicite même (alors que l'enquête n'avance pas!), ce qui donne déjà une séquence d'une beauferie tonitruante. Puis dès qu'elle annonce que ses parents sont là, on sent le coup fourré, qu'Ice Cube a largement l'âge d'être le père d'une jolie fille de dix-neuf ans! Et paf, on fonce en plein dedans. Ne pouvant dire qu'Hill est infiltré, ni qu'il est son supérieur il part dans une colère hilarante à se pisser dessus. Et Tatum qui en fera des tonnes par la suite pour notre plus grand plaisir, continuera d'alimenter un délire à en pleurer. (fin des légers spoilers) Et puis il y a aussi ce générique complètement meta où les réalisateurs se font plaisir, transformant leurs deux films en une franchise pouvant aller jusqu'au 40 ou 50 Jump Street avec des missions allant des cuistots infiltrés à des médecins foireux en passant par des danseurs et autres pilotes d'avion! On a même droit à une sorte de jeu-vidéo ressemblant à de la PS One! Du grand n'importe quoi mais clairement amusant.

22 Jump Street : Photo Channing Tatum, Ice Cube, Jonah Hill

Une suite qui continue à être ambigue avec son duo débile et délivrant son lot de gags délirants et inspirés.

14 septembre 2014

Même Jason Statham a ses limites

Un ancien agent des stupéfiants se retrouve dans une bourgade paumé où les habitants s'avèrent plutôt hostiles...

Homefront : Affiche

A l'heure où l'amigo fait le pitre dans le dernier Expendables, revenons sur un des meilleurs films de Jason Statham ce qui est tout de même rare. L'ami Jason est un acteur sympathique, savant taper au bon endroit mais se retrouvant toujours dans de mauvais films. Dommage car le coco a un certain potentiel en homme d'action et dans tous ses films, il a toujours fait ses cascades lui-même. En soi, Statham a toujours été sympathique à mes yeux et cela ne risque pas de changer. Néanmoins, il est vrai que ses choix de carrière sont parfois malheureux car Luc Besson en a fait une star avec Le transporteur, il n'en est pas moins devenu un cliché ambulant. Ainsi, plus d'une fois on l'a vu dans des séries B que ne renierait pas Nu Image ou même Europacorp. Combien de The one? De Safe? Mais avec Homefront curieusement il y avait une attente. Pas forcément à cause du fait que ce soit un ancien projet de Sylvester Stallone (qui peut donner lieu à de grands films comme Rambo et Rocky mais aussi ses suites...), mais parce que la bande-annonce montrait un film déjà bien moins con que d'habitude, un peu moins nanar aussi. C'est peut être cela qui a attiré un peu plus certains amateurs de film d'action et en sachant que les critiques ont été plutôt correctes.

Homefront : Photo James Franco, Winona Ryder

Pour une fois ce n'est pas lui qui se met dans les emmerdes, mais plutôt les habitants qui le font chier. Alors certes on est clairement dans le cliché de l'étranger au pays des bouseux, si possible camés; mais le script ne fait pas non plus des bouseux des chômeurs de la crise. En fait tout commence par une engueulade entre un petit gros et la fille de Statham. Le premier l'a fait chier, elle lui donne une bonne branlée déculottée. La mère débarque hystérique (et droguée mais on ne le saura qu'après) et Statham défonce la gueule du paternel cherchant à lui en mettre une. Tel père, telle fille. C'est cet élément déclencheur absolument banal qui va tout faire péter, car la mère est la soeur d'un dealer de methanphétamine et elle compte bien s'en venger. Le postulat de Homefront est tout ce qu'il y a de plus simple et Gary Fleder le sait très bien. Alors il mitonne une série B sérieuse certes mais incroyablement sympathique à regarder. Déjà parce que Statham joue malgré un très grand nombre de bastons. Il ne fait pas que serrer des dents et mettre des pains. Cela faisait probablement depuis The Bank Job qu'on ne l'avait pas vu dans un vrai rôle et ce malgré le prétexte de départ.

Homefront : Photo Jason Statham

En effet, Statham est un ancien agent des stups et veuf de surcroît. Mais attention, on n'a pas le droit aux clichés attendrissants comme on a pu le voir dans des daubes comme Baby Sittor. Peut être la patte Stallone, allez savoir mais en tous cas cela fonctionne. En revanche, on peut dire que la sous-intrigue du dealer voulant se venger est peut être de trop, mais Homefront se pose comme un film d'action franchement sympathique, changeant clairement des gros bourrins débilos d'Expendables et partant sur des bases au minimum solide pour que l'on s'attende à passer un bon moment. Mais si Statham est plus qu'impeccable, on pourra rester pantoi devant le reste du casting. On se demande à quoi sert Winona Ryder (en dehors de se faire tringler par des connards ou James Franco) même si sa prestation n'a rien d'honteuse. Mais surtout on est tout de même déçu de voir James Franco en méchant de pacotille, avec barbe de trois jours et humour cynique pour montrer qu'il est méchant. Dommage car il y avait un vrai potentiel à voir un vrai bourrin comme Statham face à un acteur pouvant lui rendre la pareille niveau répliques. Quant à Frank Grillo il cabotinne à mort en bouffant des fruits de mer et Clancy Brown vient passer un petit coucou. 

Homefront : Photo Izabela Vidovic

Un film d'action très efficace où Jason Statham trouve un rôle de qualité. Trop rare pour ne pas être souligné. 

13 septembre 2014

Le monde selon Mason

L'existence d'un jeune garçon et de sa famille de ses jeunes années à son passage à l'âge adulte...

Boyhood : Affiche

S'il y a des projets qui mettent des années à passer par la case tournage (on l'a vu récemment avec le flop de Sin City: J'ai tué pour elle, attendu depuis 2005), Richard Linklater a fait le chemin inverse. Alors que les studios sont dorénavant dans une optique de date de sortie annoncée des années à l'avance (quitte à réaliser un blockbuster en un temps record comme ce fut le cas de X Men: First Class tourné en octobre 2010 pour une sortie en juin 2011!), Linklater a réalisé Boyhood durant douze ans. Non vous ne rêvez pas. Le réalisateur n'en est pas à son premier projet ambigu et loin des conventions: en 2005, il réalisait A scanner darkly avec des acteurs réduits en cell-shading afin de contrebalancer avec la drogue (sujet de prédilection du film); comme sur plusieurs années, il a fait tourné le duo Ethan Hawke-Julie Delpy dans la trilogie Before (Sunrise, Sunset, Midnight). Mais avec Boyhood, il fait plus fort avec les Before et signe certainement un des films les plus ambitieux de ces dernières années de par sa gestation ingénieuse et anti-hollywoodienne (l'expression "tout tout de suite" pourrait résumer cela). Montrer l'évolution d'un enfant voire d'un personnage tout court au fil des années a déjà été fait au cinéma: changez l'acteur à chaque âge (enfant, adulte, vieillard), acteurs jouant les parents grimés pour faire plus vieux... Mais montrer les mêmes acteurs sur un tournage de plusieurs années, jamais.

Boyhood : Photo Ellar Coltrane, Ethan Hawke, Lorelei Linklater

C'est là tout le principe. En dehors des acteurs allant et venant au cours de l'intrigue, le casting est identique sur plusieurs années: Ellar Coltrane est le jeune Mason, Lorelei Linklater (fille de) sa grande soeur, Ethan Hawke est le père et Patricia Arquette la mère. Et c'est là que le film atteint son point: en voyant ces personnages vieillir sous nos yeux, on en deviendrait presque nostalgique. On revoit les années 2000 à travers les yeux de ce jeune garçon. L'un des premiers éléments significatifs est la musique. Le film débute sur Yellow de Coldplay. Le groupe se faisait alors connaître avec ce titre en 2000 mais son influence s'est fait après 2000. Logique donc de passer par là. On voit aussi à quelle point les modes musicales partent en fumée. Au début du film, la soeur chante (pour ne pas dire massacrer) Oops i did it again de Britney Spears; quelques années plus tard on l'entendra écouter Poker Face de Lady Gaga. On voit aussi cela avec la littérature où au début, la mère lit La chambre des secrets à ses enfants, puis des années après, ces derniers vont chercher Le prince de sang mélé. Et puis il y a indéniablement la politique que l'on peut observer avec le point de vue du père. Ce dernier se révèle anti-républicain et vote démocrate, tout du moins c'est ce qu'il dit en conseillant ses enfants en leur disant "Votez tout sauf Bush"! Plus tard, ce contexte sera encore plus visible quand les enfants et lui mettront des pancartes pro-Obama tout en enlevant celles pour McCain! On voit également l'évolution des
acteurs au fil des années.

Boyhood (photo)

Si pour les enfants, cela paraît logique, c'est surtout sur Patricia Arquette et Ethan Hawke que la transformation physique se remarque le plus. De sex-symbol (pour ceux qui se souviennent de True Romance ou de Lost Highway par exemple), Arquette est devenue plutôt ronde (ce qui n'est pas une critique, juste un constat) quand Hawke arbore désormais traces blanches dans ses cheveux et une moustache alors qu'il était plus coutumier de la barbe de trois jours. C'est aussi ça le plus fascinant dans Boyhood: voir l'évolution de personnages au fil des années avec un naturel sans borne. On s'étonne même que personne n'en a eu réellement l'idée avant (je renvoie à ce qui a été dit plus haut) tant cela fonctionne. D'autant que Boyhood n'est pas financé par de grands studios mais par le studio indépendant IFC Films, déjà responsable de Byzantium de Neil Jordan. Un risque qui a payé au vue des critiques élogieuses et de l'Ours d'argent remis à Linklater à Berlin. Au final la vie de Mason pourrait être la nôtre: le divorce des parents, le beau-père crapricieux (ceux de ce film en tiennent une belle couche comme pour compenser avec le père absent et jovial), la mère rattrapant le temps perdu, les premiers émois, les chamailleries avec la grande soeur... Le tout filmé avec un naturel rare et avec des acteurs qui assurent (même Patricia Arquette auquel on ne s'attendait pas à la revoir aussi bien depuis bien longtemps). On pourra néanmoins soupçonné quelques longueurs vers la fin, mais après tout, on ne résume pas une vie sur 1h30.

Boyhood : Photo Ellar Coltrane, Ethan Hawke, Patricia Arquette

Une fresque sur la vie impressionnante de par son réalisme et une belle promesse de cinéma.

Posté par borat8 à 10:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , ,



Fin »