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Genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
Année: 2008
durée: 1H30

L'histoire: Jenny et son petit ami quittent Londres pour passer un week-end romantique au bord d'un lac. La tranquillité du lieu est perturbée par une bande d'adolescents agressifs. Au bord des nerfs, le couple leur demande de se calmer. Très vite, la situation dérape...

La critique d'Alice In Oliver:

Eden Lake, réalisé par James Watkins en 2008, est loin d'être le premier film d'horreur à nous alerter sur nos moutards psychopathes.
L'un des premiers film de genre se nomme Le Village des Damnés, de Wolf Rilla, qui nous présentait quelques bambins psychopathes, tous nés le même jour, et investis de pouvoirs étranges.
Par la suite, c'est le superbe Les Révoltés de l'An 2000 qui marquera les esprits et toute une génération de réalisateurs.

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Indéniablement, pour Eden Lake, James Watkins s'est inspiré de ces deux péloches horrifiques. Mais James Watkins emprunte également au survival.
Par certains aspects, Eden Lake n'est pas sans rappeler Délivrance, de John Boorman. Voilà pour les inspirations du cinéaste, qui semble également nous avertir sur la violence d'une jeunesse en manque total de répères.

Eden Lake est un film anglais. Inutile de revenir sur le cas de l'Angleterre, le mouvement skinhead et sur la misère ambiante, Ken Loach étant passé par là, dénonçant un pays à la dérive.
Dans Eden Lake, James Watkins met un jeune couple à l'épreuve. Attention, SPOILERS ! Nos deux tourtereaux veulent passer un week-end tranquille au bord d'un lac. Mais leur petite excursion est bientôt gâchée par un groupe d'adolescents rebelles et particulièrement insolents.

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Le petit ami de Jenny demande au groupe de baisser un peu leur musique. A partir de là, la situation ne fera qu'empirer, tournant à la véritable boucherie. Cela se traduira par la mort accidentelle du rottweiler (écrasé par la voiture du couple), le chien appartenant au chef de la petite bande.
Commence alors un survival éprouvant, choc et violent.

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Le film délivre largement la marchandise en terme de séquences gores. Pour cela, James Watkins varie les plaisirs entre souffrance psychologique et douleur morale. La grande force du film réside dans sa capacité à nous faire prendre partie pour la cause de Jenny. Certes, la jeune femme doit affronter de jeunes adolescents, mais très vite, elle n'a pas d'autre choix que de les massacrer.
Ces adolescents ne sont guère attachants et ressemblent finalement assez peu à l'image que l'on se fait d'un enfant "normal".

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Pour James Watkins, c'est un moyen comme un autre de dénoncer un système éducatif incapable de comprendre sa progéniture et de répondre à ses problèmes. Encore une fois, le cinéma anglais montre de quoi il est capable avec ce nouveau choc cinématographique, que l'on recommandera à un public particulièrement averti.


EDEN LAKE : BANDE-ANNONCE VOST