29 novembre 2011

Inspiré d'un fait réel !

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Genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
Année: 2008
durée: 1H30

L'histoire: Jenny et son petit ami quittent Londres pour passer un week-end romantique au bord d'un lac. La tranquillité du lieu est perturbée par une bande d'adolescents agressifs. Au bord des nerfs, le couple leur demande de se calmer. Très vite, la situation dérape...

La critique d'Alice In Oliver:

Eden Lake, réalisé par James Watkins en 2008, est loin d'être le premier film d'horreur à nous alerter sur nos moutards psychopathes.
L'un des premiers film de genre se nomme Le Village des Damnés, de Wolf Rilla, qui nous présentait quelques bambins psychopathes, tous nés le même jour, et investis de pouvoirs étranges.
Par la suite, c'est le superbe Les Révoltés de l'An 2000 qui marquera les esprits et toute une génération de réalisateurs.

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Indéniablement, pour Eden Lake, James Watkins s'est inspiré de ces deux péloches horrifiques. Mais James Watkins emprunte également au survival.
Par certains aspects, Eden Lake n'est pas sans rappeler Délivrance, de John Boorman. Voilà pour les inspirations du cinéaste, qui semble également nous avertir sur la violence d'une jeunesse en manque total de répères.

Eden Lake est un film anglais. Inutile de revenir sur le cas de l'Angleterre, le mouvement skinhead et sur la misère ambiante, Ken Loach étant passé par là, dénonçant un pays à la dérive.
Dans Eden Lake, James Watkins met un jeune couple à l'épreuve. Attention, SPOILERS ! Nos deux tourtereaux veulent passer un week-end tranquille au bord d'un lac. Mais leur petite excursion est bientôt gâchée par un groupe d'adolescents rebelles et particulièrement insolents.

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Le petit ami de Jenny demande au groupe de baisser un peu leur musique. A partir de là, la situation ne fera qu'empirer, tournant à la véritable boucherie. Cela se traduira par la mort accidentelle du rottweiler (écrasé par la voiture du couple), le chien appartenant au chef de la petite bande.
Commence alors un survival éprouvant, choc et violent.

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Le film délivre largement la marchandise en terme de séquences gores. Pour cela, James Watkins varie les plaisirs entre souffrance psychologique et douleur morale. La grande force du film réside dans sa capacité à nous faire prendre partie pour la cause de Jenny. Certes, la jeune femme doit affronter de jeunes adolescents, mais très vite, elle n'a pas d'autre choix que de les massacrer.
Ces adolescents ne sont guère attachants et ressemblent finalement assez peu à l'image que l'on se fait d'un enfant "normal".

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Pour James Watkins, c'est un moyen comme un autre de dénoncer un système éducatif incapable de comprendre sa progéniture et de répondre à ses problèmes. Encore une fois, le cinéma anglais montre de quoi il est capable avec ce nouveau choc cinématographique, que l'on recommandera à un public particulièrement averti.


EDEN LAKE : BANDE-ANNONCE VOST


Commentaires sur Inspiré d'un fait réel !

    Un cauchemar réel et digne de ce nom avec des ados aux parents aussi irresponsables. Un vrai choc. Voudrais bien voir ce qu'il va faire du Harry Potter le Watkins.

    Posté par borat8, 29 novembre 2011 à 15:36 | | Répondre
  • à borat

    ah bon, un autre harry Potter est prévu ?

    Posté par alice in oliver, 29 novembre 2011 à 17:04 | | Répondre
  • Non je parlais de Daniel Radcliffe son interprète qui jouera dans le prochain film de ce réalisateur, La dame en noir. La bande annonce est sur le net et je crois que Mad en a parlé précedemment.

    Posté par borat8, 29 novembre 2011 à 17:19 | | Répondre
  • c'est pour ça: je ne comprenais pas...

    Posté par alice in oliver, 30 novembre 2011 à 08:22 | | Répondre
  • Tout commence par une sorte de mésentente générationnelle qui va aller crescendo avec un élément déclencheur vers la boucherie. D'ailleurs jusqu'à cet élément le film instille une montée en puissance toute discrète mais bien présente. La fin est un poil trop poussif mais tellement efficace qu'on excuse... Le couple formé par Kelly Reilly et Michael Fassbinder est crédible avec un bon, point pour la psychologie (lui veut être fort pour elle mais... Et elle plus forte qu'on pourrait le croire). 16/20

    Posté par selenie, 01 décembre 2011 à 12:20 | | Répondre
  • à selenie

    l'un des meilleurs d'horreur USA de ces dernières années. Excellente surprise !

    Posté par alice in oliver, 01 décembre 2011 à 14:29 | | Répondre
  • Britannique Olivier!

    Posté par borat8, 01 décembre 2011 à 17:07 | | Répondre
  • autant pour moi

    Posté par alice in oliver, 01 décembre 2011 à 17:30 | | Répondre
  • Ce film m'a scotchée, je l'ai revu plusieurs fois, je le trouve excellent et effrayant.

    Posté par Tangokoni, 03 décembre 2011 à 21:15 | | Répondre
  • à tango

    oui, un très bon film de genre même si je préfère les révoltés de l'an 2000

    Posté par alice in oliver, 03 décembre 2011 à 22:06 | | Répondre
  • Et oui, je sais, et perso je n'ai pas trop aimé Les révoltés de l'an 2000.

    Posté par Tangokoni, 03 décembre 2011 à 22:16 | | Répondre
  • à tango

    c'est pourtant et de loin le meilleur film du genre. Sans lui, Eden Lake n'aurait jamais été réalisé

    Posté par alice in oliver, 04 décembre 2011 à 14:20 | | Répondre
  • Un survival de haute volée, impressionnant, d'une grande violence et d'une belle maitrise technique, dominé par l'interprétation sans faille de Kelly Reilly (mais tous les acteurs sont parfaits).
    Une absence totale d'humour et de second dégré qui fait bien plaisir et renvoit aux survival racés des 70s, tels "Week end sauvage" ou "Les chiens de paille".
    A voir !

    Posté par DOGS, 04 juin 2012 à 21:02 | | Répondre
  • à dogs

    oui tout à fait, l'un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années. Je te recommande vivement the descent

    Posté par alice in oliver, 05 juin 2012 à 08:31 | | Répondre
  • J'ai vu "The descent", j'ai adoré ! Desespéré, sans issue, d'une noircuer sans équivoque... L'un des meilleurs films d'horreur de ces 10 dernières années. Et ce final !! (par contre je garderai un silence poli sur le n°2, qui d'ailleurs n'aurait jamais dû voir le jour si l'on tient compte de la VRAIE fin européenne du 1er).

    Posté par DOGS, 05 juin 2012 à 14:35 | | Répondre
  • à dogs

    d'ailleurs, le 2 a été chroniqué ici et chez moi ! Je tiens à te dire que tu es le bienvenu sur mon blog: il suffit de cliquer sur mon pseudo !

    Posté par alice in oliver, 05 juin 2012 à 15:52 | | Répondre
  • Merci c'est trés gentil à toi. Je vais voir ta critique de ce second opus.

    Posté par DOGS, 05 juin 2012 à 16:08 | | Répondre
  • Et puis il y a aussi le dernier retranchement. A force d'être délaissés, les ados en pleine émancipation finissent par atteindre un point de non-retour.

    Posté par borat8, 10 février 2013 à 11:57 | | Répondre
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