La Cave de Borat fête cette semaine ses deux ans ! Deux ans de fourmillements, de recherches intensives dans les vieux dossiers, les vieux dvd, les bonnes VHS (en l'occurrence celles qui marchent toujours et il y en a), les livres, les jeux et leurs consoles prenant la poussière. Les hommages, les séries qui auraient mieux fait de disparaître de votre esprit, les chansons aussi, les sketchs à foison venant par ci, par là... L'air de rien, la rubrique hebdomadaire de ce blog a pris une place importante au point de (je l'espère) devenir un rendez-vous attendu par vous chers lecteurs. Surtout que vous ne savez jamais sur quoi vous allez tombé chaque semaine et parfois même moi non plus avant l'écriture de la chose. Bon aujourd'hui en ce jour fatidique pour les amoureux (ou pas pour ceux qui sont plus simples et ils auront peut-être raison), jour de pèlerinage avec restaurant à la clé (ouille la carte bancaire), le cinéma (ouille les nuances de Grey) ou plus simplement le dîner aux chandelles (ouille la bougie). Jour où l'on sort le porte-feuille pour un bouquet de roses et un homard (c'est bon le homard, ça croque sous la dent).

Jour où l'on s'embrasse et plus si affinités et où le célibataire se prête à rêver de relations amoureuses en se gavant de popcorn devant la dernière comédie-romantique qu'il a trouvé, voire pire en se focalisant sur Scarlett dans le dernier Avengers ! Comme vous le savez votre cher Borat a beau être un grand romantique, il n'est par contre pas fan des bluettes romantiques en pagaille que le paf et autres lui ont fait mangé jusqu'à l'overdose pour enfin vous dévoiler tous ses secrets. La romcom répond à un schéma si classique qu'il en est devenu un cliché type que beaucoup ont essayé de déstabiliser (notamment par l'usage abusif du sexe, le film sorti mercredi ayant un peu trop ce problème), avant de revenir à la case départ. L'an dernier votre cher Borat s'est mis lors d'un exercice de théâtre où il avait carte blanche à aborder ce genre si particulier. Je pouvais prendre n'importe quoi mais c'est ça qui m'est venu à l'esprit en premier. Peut être parce que la veille je venais d'en parler autour d'un verre avec des potes de fac. En tous cas, ça avait plutôt bien marché et me voilà donc à en faire une adaptation avec plus de détails et finitions pour votre plus grand plaisir.

Vous êtes prêts pour un show über-romantique ? Alors on est parti ! La romcom commence ainsi : un homme / une femme rencontre un homme / une femme que ce soit au collège, au lycée, à l'université, au boulot ou dans la vie du quotidien. Dans la romcom il est amusant de voir que les trois quarts du temps on prend le point de vue de l'homme (vision fantasmée du réalisateur ?), ce bellâtre voguant vers l'inconnu et se risquant à la baffe ; ou le mec au physique pas forcément ingrat, mais un brin quelconque. Souvent cela amène à des discussions pour se connaître.  

Alors au début ça se chamaille, ils ne s'aiment pas forcément (on peut même dire qu'ils se détestent, à l'image de Hugh Grant et Sandra Bullock dans L'amour sans préavis), puis il suffit d'une soirée ou d'un instant particulier pour qu'arrive l'étincelle. Cela vient d'un coup et le cinéma n'a pas montré le premier baiser sous toutes ses formes pour rien. Au pire cela donne ça : 

 

Pour le meilleur, voici une compilation. Dans un ascenseur...

Sous la pluie...

Dare

La tête à l'envers...

kirstendunstarticle

Au bal masqué (ohé, ohé)...

Sur la piste de danse...

Dans la neige...

Sur la plage...

Ou sur un bateau...

A partir de là c'est le grand amour.

Un peu trop ici mais tout de même. Puis vient l'heure du grand déballage et pour respecter la parité (oui car il n'y a pas que des hommes qui vont lire cette cuvée, il y a une justice quand même), nous aurons à la fois une femme et des hommes. Qui plus est sur la même chanson interprétée par deux personnes différentes (feu Joe Cocker et Tom Jones).


scène du strip tease de Full Monty par MiloTindle

Il arrive ensuite un petit pépin dans la relation. Le temps passe, l'amour ne dure plus, le mariage bat de l'aile et on en vient parfois au démon de midi. Le vilain qui revient avec une maîtresse ou vice versa en prétextant qu'il / elle était en voyage. N'est-ce pas Jim ? 

Oui tu es vilain Jim ! Tromper Jennie alors qu'elle allait perdre Brad ! Alala triste réalité...

Alors pendant un moment c'est la traversée du désert et cela les romcoms nous ont fait le coup plus d'une fois. A l'image de ce pauvre Jim qui en vient à jubiler devant son chien qui pisse alors que sa femme n'est plus au foyer.

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On s'amuse des petits plaisirs en pleine rupture...

En fait, le réalisateur et le monteur prennent souvent une musique bien pop pour contrebalancer le fait que les héros se sont séparés, avec si possible montage alterné sur le couple. Elle voit un mec qui ressemble à son ancien petit-ami, lui la voit dans une fenêtre, il tourne autour de l'appartement de la soeur de sa future ex-copine, elle prend un café en pensant à leur première rencontre... Un vrai festival délirant qui fait plus rire qu'autre chose et ils font tous la même chose hein ? Genre le mec marche dans la rue. Dans le pire des cas, les hommes se verront en mode sex machine bien macho et débile comme ce bon vieux Tobey Maguire. Le ridicule ne tue pas, il rend plus con pour le coup...

Sinon vous avez le cas Bridget Jones qui pleure en chantant sa chanson d'amour préférée (si possible interprétée par Céline Dion, ça fait encore mieux passer la pilule). Manque plus que les kleenex et le pyjama très voyant. Ah zut elle l'a fait... 

Et enfin alors que tout semble perdu, que la mort risque de les séparer par une voiture, que la foudre s'abat sur elle, que la fumette s'impose, que le couscous n'a plus de merguez et encore moins de poids chiches, que la moquette est trouée, que l'on se met à son premier BHL ou à 50 nuances de Grey, que l'on passe du Coca au Pepsi, le miracle arrive ! La poursuite infernale s'opère vers l'amour, le vrai, le sacré, le merveilleux, le jubilatoire, le beau, l'incroyable ! Celui qui vous fait gravir des montagnes. Celui qui permet à Tom Cruise de courir comme très souvent, de faire des discours foireux dans les waters et d'embrasser fougueusement Renée Zellweger (et oui encore elle) après s'être pris la pluie en pleine figure. Mais je dois avouer que Steve Carell pourchassant en vélo Catherine Keener alors qu'elle est en voiture est peut-être une des plus délirantes versions.

Et c'est parti pour le baiser final tant attendu par le spectateur qui ne demandait que ça depuis quelques minutes. Au mieux votre fiancé (e) vous demandera la même chose. Au pire vous passerez pour un bon ringard bien content de faire comme au cinéma ! Il y a des jours comme ça... Et voilà cette cuvée est presque finie et voici venir l'inévitable:


Générique de fin !!!


Chanson en conséquence comme si vous n'en avez pas entendu assez durant tout le film (n'est-ce pas Twilight ?!). Et non puisque celle-là est celle du générique de fin, donc celle que vous allez retenir jeunes amoureux, celle qui restera dans vos mémoires de BO-phile (ou beaucoup trop). Si en plus c'est un slow, faut vous faire plaisir les gars / les filles pour aller inviter un / e joli / e garçon / demoiselle sur la piste de danse, même si vous dansez comme un pied (et elle peut-être aussi). Allez hop faites monter la sono avec du bon pioneer qui dépote, la boule à facettes bien en place, les lumières bien placées et le dance-floor bien senti pour le bon gros slow des familles qui achèvera les derniers spectateurs réceptifs. Comme on dit ce n'est que de l'amour ! Allez à la semaine prochaine !