TROLL

genre: fantastique
année: 1986
durée: 1h35

L'histoire: Un méchant roi troll à la recherche d'un anneau mystique, envahit un appartement de San Francisco où une puissante sorcière vit.  

la critique d'Alice In Oliver:

Au milieu des années 1980, le film Gremlins de Joe Dante devient la nouvelle référence du cinéma fantastique, en sachant que le long-métrage mélange également la comédie et le genre horrifique. L'énorme succès de Gremlins au cinéma influence de nombreux avatars avec des bestioles venues de nulle part. C'est par exemple le cas de Critters ou encore de Ghoulies.
Vient également s'ajouter Troll, réalisé par John Carl Buechler en 1986. Tout comme Gremlins, Critters et Ghoulies, Troll connaîtra plusieurs épisodes.

Néanmoins, les deux nouveaux chapitres n'entretiennent aucun rapport avec ce premier opus. Il semblerait même que Troll 2 et Troll 3 ne soient pas véritablement des suites. En tout cas, les fans du premier opus renient en bloc les deux suites réalisées. Oui, Troll premier du nom est bien une série B fantastique. Contre toute attente, le film rencontrera un joli succès en vidéo.
Toutefois, aujourd'hui, Troll fait partie de ces nanars sympathiques confinés dans l'oubli. En l'occurrence, la suite, donc Troll 2, est classée parmi les 100 plus mauvais films jamais réalisés. C'est surtout ce second chapitre que l'on retient (surtout pour sa médiocrité).

 

troll-troll

 

Que les choses soient claires: ce premier épisode ne lui est guère supérieur. Toujours est-il que les producteurs américains parleront d'un remake vers la fin des années 2000. Heureusement, le projet finira dans la case "poubelle". Ouf, on l'a échappé belle ! Pour le reste, le scénario est de facture classique et se résume en deux petites lignes, en écrivant au marqueur sur un timbre-poste. 
Attention, SPOILERS ! La petite Windy Potter qui vient d’emménager avec sa famille dans un nouvel immeuble se trouve nez a nez avec Torok un Troll. 

Celui-ci utilise la petite pour prendre son apparence et transformer les habitants de l’immeuble en créatures. Tout comme Gremlins, Troll mélange plusieurs genres: le fantastique, l'épouvante et le film familial. Rien de bien méchant ici. Seule petite différence: le long-métrage a un petit air d'heroic fantasy, la faute revenant à son lutin monstrueux de service, donc Torok.
C'est lui l'attraction principale du film. Il s'agit en réalité d'un sorcier aux pouvoirs maléfiques qui s'emparent de l'esprit des humains. Très vite, Torok devient de plus en plus dangereux et incontrôlable.

 

Troll

 

Bref, le scénario a un sérieux air de déjà-vu. Toujours est-il que le manque de moyens se fait furieusement sentir. Si le maquillage de Torok est plutôt réussi, les effets spéciaux sont au mieux ringards et complètement dépassés. Au mieux, cette petite série B fantastique provoque quelques rictus imbéciles. Toutefois, dans l'ensemble, les séquences de magie (noire) sont assez répétitives.
Troll n'est donc pas le gros nanar annoncé. Pour les "nanardeurs" avertis, on leur conseillera davantage la suite (donc je le répète, Troll 2), beaucoup plus fun et drôle que son prédécesseur. Enfin, l'interprétation est franchement lamentable. Ne parlons même pas des dialogues ! 
Bref, pas étonnant que cette série B soit aujourd'hui reléguée dans les oubliettes...