Joyeux noël mes lecteurs chéris, que dis-je d'amour! A l'heure qu'il est (normalement 10h comme tous mes articles habituels, ce qui vous permez de vous préparer à cette cuvée fatidique), vous serez encore sous le choc de la dinde aux marrons de maman (ou tata Suzanne pour les plus gourmands et croquants) ou en train de contempler vos cadeaux si précieux dorénavant ou en train de ronfler dans votre lit (comme votre cher Borat, et oui vous ne croyez quand même que j'écris en direct live bande de grands fous...). Et puis quand vous vous léverez, le tic nerveux de la télécommande (certains diront la manette de la première console venue mais là n'est pas la foutue question!) reviendra comme toujours et vous tomberez sur un film, un téléfilm ou un bêtisier de noël comme nos chaînes savent si bien en trouver. Votre cher Borat, en plus de délivrer sa dernière cuvée made in 2014 (je vous annonce d'ores et déjà que la prochaine cuvée sera normalement publiée le 1er janvier 2015), s'est alors énuméré le nombre de films (voire épisodes de séries) se déroulant durant, en prévision ou ayant pour thème noël qu'il a vu. Autant dire que vous en aurez pour votre argent entre bons films et chefs d'oeuvres, entre bouseries et navets. Voici donc une sélection gourmande et croquante pour bien fêter noël (ou pas) devant sa télé!

  • Le noël de Mickey (1983) /Noël chez les Muppets (1992) / Le drôle de noël de Scrooge (2009)

Commençons directement par une oeuvre majeure de noël, j'ai bien noé A Christmas Carol de Charles Dickens. Un standard de la littérature devenu rapidement un standard du cinéma allant jusqu'à plus de vingt-cinq adaptations toutes plus fidèles ou inspirés les unes que les autres, suivant les différentes technologies. Richard Donner avait été jusqu'à prendre Bill Murray pour le rôle de Scrooge dans une version comico-moderne de Scrooge. Votre cher Borat s'est penché sur trois cas bien symptomatiques et ironiquement tous avec la patte Disney. Le premier est certainement la meilleure version que j'ai vu. Le noël de Mickey a été réalisé en 1983 et met en scène tous les personnages phares des cartoons Disney dans une adaptation de Dickens et autant dire que malgré que ce soit un court-métrage, c'est probablement un des meilleurs crus des 80's venant des studios Disney, alors mal en point question finance (on ne va pas ressortir les casseroles commerciales chaque année hein?). Imaginez un peu ce radin de Picsou à la place de Scrooge avec Mickey comme assistant et évidemment son neveu Donald dans le rôle évident du... neveu, Daisy en premier amour de Scrooge et Dingo, le géant de Coquin de printemps et Jiminy Cricket en fantômes des noël passés. On n'aurait pas pu faire plus logique et on s'étonne même que les scénaristes n'y aient pas pensé plus tôt. Mais surtout et c'est là que le court gagne des points, c'est qu'il est parfaitement adapté de l'histoire.

Noël chez les Muppets : Photo

Même dans ses moments tragiques, le film atteint des sommets et tire les larmes du spectateur petit comme grand. Il n'y a qu'à voir la dernière partie avec le fantôme des noëls futurs, d'un dramatique incroyable à en faire pleurer Mickey. Un crêve coeur total qui se joue devant nos yeux, comme rarement Disney réussira à en retrouver par la suite (peut être Le roi lion ou Le Bossu de Notre Dame). D'autant que le film peut compter sur une animation impeccable et digne de ce nom. Une beauté incroyable. Noël chez les Muppets est le premier film réalisé après la mort de leur créateur Jim Henson. C'est donc son fils Brian qui prend la relève sous l'égide de Disney qui a racheté les droits des Muppets (et ne s'en sert pas très bien, mais passons...). Le film se suit plutôt bien, même si l'histoire est évidemment rabattu une fois que vous avez vu une des différentes versions (plus de 25 ne l'oublions pas!) et que certaines chansons s'avèrent assez ridicules par moments (et pourtant certaines sont cultes dans l'univers Muppets). Il n'en reste que Michael Caine semble s'amuser et évidemment on prend plaisir voir toutes les marionnettes Muppets (et notamment Kermit et Peggy faisant un vrai couple) dans cette aventure enneigée. Enfin, voici la dernière version à ce jour (enfin je crois) réalisée par Robert Zemeckis en performance capture. Le procédé marche mieux que pour certains de ses films dans ce procédé, mais le film manque cruellement de folie.

Le Drôle de Noël de Scrooge : Photo Robert Zemeckis

Quand on vient voir un film avec Jim Carrey on s'attend à le voir faire le con ou à enchaîner les mimiques les plus folles. Et pourtant rien n'y fait. S'il s'en sort plutôt bien en Scrooge, il n'explose pas non plus. Pour le reste, c'est aussi une des dernières apparitions de Bob Hoskins au cinéma même pour un petit rôle.

  • Mickey il était une fois noël (1999)

Encore un film Disney mais en l'occurrence on ne sait pas trop comment le considérer. Un DTV? Un téléfilm? Un film d'animation? Un classique non-officielle? Un peu de tout certainement. Le film est réalisé en trois sketchs. Dans le premier et selon moi peut être le meilleur nos chers Riri, Fifi et Loulou, un peu plus âgés que d'habitude (mais pas autant que dans la série Couac en vrac), revivent sans cesse la même journée de noël et souvent en la foirant. Une partie où les jeunes comprennent vite que noël ne se fête qu'une fois dans l'année et surtout de la meilleure version possible, même si cela nous soule. Comme dans Un jour sans fin, les petits canards étant à la place de Bill Murray. La suivante tout aussi savoureuse montre Max (encore plus jeune que dans La bande à Dingo) ne croyant plus en noël. Son père Dingo fera donc tout pour l'en disuader jusqu'à l'heure fatidique. Le moins bon passage reste tout de même celui où Mickey doit chercher un cadeau à Minnie. Un peu guimauve sur les bords surtout que Mickey n'en est pas à une romance prêt avec la miss. Le film est de facture classique et divertie amplement. On n'en demande pas plus et le film se savoure comme un film réalisé pour attendre noël au chaud avec sa famille. Ce que j'avais fait une fois avant le coup d'envoi.

  • Le grinch (2000)

Le Grinch : Photo

"Bordel Jim, qu'est-ce que tu es allé foutre dans cette galère? -J'en sais rien, j'ai jamais regardé..."

J'aurais bien aimé vous parler de la version cultissime de Chuck Jones (dont on peut voir un extrait dans Home alone), mais je n'ai pas réussi à la trouver à temps ou correctement. Il faudra donc en rester à la croûte de Ron Howard (encore désolé). Le Grinch ou How the Grinch stole christmas est l'oeuvre du Dr Seuss, auteur pour enfants ultra connu aux USA mais peinant sérieusement à s'imposer dans nos contrées. Pourtant ce ne sont pas les adaptations qui manquent que ce soit Le chat chapeauté, Horton ou le dernier en date Lorax. Pourtant aucun réalisateur (à part peut être Chuck Jones, le mec étant quand même le créateur d'une flopée de Looney Tunes) n'a su retranscrire son univers et ce n'est pas Ron Howard qui dira le contraire. Film foutraque jamais drôle; maquillages bien faits certes mais terriblement à côté de la plaque (si le Grinch n'est déjà pas une paire de manche, la gueule des Choux est un bonheur nanardeux); Jim Carrey qui en fait des tonnes mais s'avèrant rapidement d'un agacement total (et vous savez que j'adore l'ami Jim, vous voyez quand même à quel niveau on est) et surtout une ambiance guimauve à vomir... Le Grinch s'impose comme une sorte de ratage que l'on préfère oublier et notamment de sa vidéothèque (je confirme).

  • La trilogie hivernale de Tim Burton: Edward aux mains d'argent (1990)/ Batman returns (1992)/ L'étrange noël de Mr Jack (1993)

L'air de rien l'ami Burton a largement creusé son sillon dans celui de Noël. Trois des films qu'il a réalisé ou était impliqué ont ce thème en commun et le plus drôle c'est qu'ils se chevauchent: 90, 92, 93 et en sachant que Mr Jack s'est fait quasiment en même temps que Batman Returns (ah la stop-motion et son temps de réalisation long, très long, très très long...). La thématique de noël est un cas à part dans Edward aux mains d'argent. Le film est en soi un conte et le final prend place peu de temps avant la fête de noël. C'est aussi à ce moment que le film atteint le point de non-retour, là où tout s'enchaîne, là où le drame arrive. Noël apparaît ici sous un jour horrible (Edward est plus ou moins chassé ou laissé de côté par les habitants qui se voulaient si gentils au début) et pourtant il y a une grâce qui opère dans ces passages et particulièrement dans deux scènes et elles mettent toutes les deux en scène la sublime Winona Ryder (elle n'a jamais été aussi belle qu'ici). La première semble sorti d'un conte de fée, ce qui s'avèrait normal pour un conte si ce n'était pas celui de Tim Burton. Un réalisateur alors considéré comme farfelu voire complètement étrange. Il est alors connu pour ses croquis rejetés à Disney, ses courts rejetés par Disney car pas raccord avec leur image, Pee Wee a beau être un succès il n'en reste pas moins un ofni tout ce qu'il y a de plus pénible, Beetlejuice asseoit la notion d'auteur chez lui et son Batman a divisé notamment dans sa vision freak de l'Homme Chauve-souris.

Batman, le défi : Photo Michelle Pfeiffer, Tim Burton

On aurait bien envie de se mettre sous les draps avec Michelle pour noël!

Avec Edward, il va mettre tout le monde d'accord avec un conte terriblement sombre et mélancolique où il revient sur son propre parcours (un réalisateur rejeté par les Grands, lui le fan de Vincent Price qui lui donne son dernier rôle marquant, lui dont la coiffure ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de son personnage, lui qui fut aussi un enfant de Burbank la ville avec son lot de pavillons tousplus proprets les uns que les autres et ville des studios... Disney). On pourrait alors croire que son film serait totalement sombre et pourtant ce n'est pas le cas le temps d'au moins deux séquences. Winona Ryder voit Edward en train de faire une statue de glace et elle danse sur les flocons qui lui tombent dessus. Un moment d'autant plus sublime qu'elle est habillée en blanc, blonde et que la neige lui tombe dessus. Dans la nuit noire, elle est un ange qui passe. Burton touche au sublime et Danny Elfman de ramener sa fraise avec une composition magnifique. Les deux remettent le coup pour le final (attention spoilers). Winona Ryder revient à la réalité: elle est enlaidie par le poids des années et évoque alors à ce qui semble sa petite-fille que l'homme qu'elle a aimé autrefois est non seulement toujours vivant, mais surtout c'est grâce à lui que la neige tombe toujours. Le film renvoie alors une nouvelle fois au merveilleux et se finit sur une note magnifique mais malgré tout triste. Deux êtres seuls se contemplant depuis deux endroits. Terrible mais magnifique et en plein noël. (fin des spoilers)

L'Etrange Noël de M. Jack : Photo Henry Selick, Tim Burton

Burton enchaîne ensuite avec l'une des meilleures sequelles de l'histoire. Cette fois-ci, l'intrigue se déroule sur toute la préparation de la fête de noël et se termine sur le jour j (je ne vous spoile pas, on s'en fout un peu de l'unité de temps). Des fêtes en apparence merveilleuses mais tombant dès les premières minutes dans le cauchemar: Pingouin envoyé dans les égoûts avant une vengeance explosive, pin up exécutée, une employée balancée par la fenêtre avant de renaître dans du cuir, un super-héros affrontant différentes menaces dans la neige et la fournaise (les fans comprendront)... Clairement, Batman Returns ne fait pas dans la dentelle et donne lieu à des fêtes aucombien cauchemardesques à la limite de la folie furieuse. Un autre visage de noël indéniablement! Burton a conclue de plus belle avec un de ses scénarios qu'il a refilé à son pote Henry Sellick. Ou quand Halloween rencontre Noël avec pertes et fracas et une imagerie absolument redoutable. Jack Skelleton qui rencontre le Père Noël et décide de le devenir à sa manière, voilà un sujet complètement frappadingue et amenant à la tolérance. C'est certainement un de mes crus sur noël préférés, à la fois fin et terriblement intéressant dans ses thématiques, ne prenant pas son spectateur (et notamment jeune même si il conviendra de leur montrer le film un peu plus vieux pour que cela passe mieux) pour un imbécile.

En prenant deux fêtes ultra-populaires aux USA notamment, Burton et Sellick ont réussi à faire un mix gargantuesque où les monstres ne sont pas forcément cruels et où ils cherchent parfois un autre moyen de s'exprimer. En mal parfois mais jamais en voulant le mal. C'est juste que les deux cultures sont différentes, la mentalité aussi. Sans compter que le père noël en prend aussi pour son grade en passant limite pour un personnage arrogant (il n'y a qu'à voir sa dernière réplique, certes sous le choc, mais au combien méprisante) et l'imagerie d'Epinal et proprette de Christmastown. On préférait presque foncer dans le monde d'Halloween avec son épouvantail mal en point et sa copine rafistolée.

  • Piège de cristal (1988) / 58 minutes pour vivre (1990)

Evidemment comment parler d'un film de noël sans évoquer le mythique Die Hard de McT? Film de noël improbable mais indéniablement l'un des meilleurs. "On passera noël en famille, on fera la fête" dit John McClane dans une bouche d'aération alors qu'il essaye tant bien que mal de se sauver de terroristes, qui par un retournement de situation improbable mais voulue (selon McT cela rendait les méchants plus nobles et ainsi plus acceptables) s'avèrent moins importants que prévu. Un film de noël involontaire, comme la soirée de ce bon vieux John qui voulait juste retrouver sa femme, qui a le chic de se faire appeler par son nom de naissance (ça passe mieux paraît-il) et de l'inviter dans la tour où elle bosse pour réveillonner; alors qu'il voulait juste se retrouver avec ses gosses chez lui. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu avec ces mecs débarquant armes au poing. Bah merde alors! On ne peut même plus fêter tranquille, il faut que des cons viennent vous faire chier. Sauf que John est plus qu'un élément extérieur: il est flic et armé de son beretta. Piège de cristal est un pur moment de cinéma avouons-le, sortant complètement des standards d'action de l'époque. McClane est un gars banal comme on en voit plein, loin des gros bourrins de Predator, le précédent film de McT; et il souffre durant tout le film (ses pieds en saignent encore).

58 minutes pour vivre : Photo Bruce Willis, Renny Harlin

Et le film accumule les moments d'anthologie que ce soit l'explosion du toit (que j'avais reproduit avec un gi joe pour un projet d'arts-plastique!), l'explosion de l'ordinateur balancé d'un étage à l'autre ou le premier dézingage de John McClane. Tout s'enchaîne dans une course contre la montre pour sauver noël des salopards de manière jouissive et fun, tout en gardant un minimum de sérieux requis. Au final, Die Hard reste un sommet du film d'action, à la fois bourrin mais en ne prenant pas son spectateur pour un con. McT sait comment divertir, un des rares encore vivants dans le milieu. Sa sequelle reprend le même principe: noël, John emmerdé, Holly dans la merde. Et pourtant là le pauvre John va se cailler les miches, car au contraire de Piège de cristal, ça neige sec dehors et il va devoir faire plus d'un aller-retour pour sauver sa femme d'un aéroport piraté par des anciens militaires. Noël neigeux, noël glacé. Le pauvre John va donc se faufiler durant tout le film dans la neige avec une banale doudoune. Ce cru est assez similaire du premier avouons-le, mais reste tout de même un plus que sympathique divertissement, continuant de forger un personnage aussi jubilatoire que John McClane. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment celui-là!

  • Les Simpson Noël d'enfer (saison 1, épisode 1)

Au fil des saisons, la série de Matt Groening a très souvent évoqué les fêtes de noël. Certains sont même des épisodes incontournables à l'image de celui où Bart fait griller le sapin (et les cadeaux par la même occasion) ou celui où il vole un jeu-vidéo à l'approche de noël au point de décevoir totalement sa mère. Mais indéniablement, celui que l'on retient et que l'on retiendra encore très longtemps c'est le tout premier épisode officiel (des petites scénettes avaient été diffusé dans une émission avant son passage définitif au format de vingt et une minutes sur la Fox) nommé Noël d'enfer. Le grand public découvre la famille Simpson avec fracas lors des fêtes de noël. On rencontre donc Homer Simpson alcoolique notoire amateur de donuts et en manque de fric (tout du moins dans cet épisode), marié à Marge une femme avec une coiffure ahurissante et ayant pour enfants le turbulent Bart, l'intelligente Lisa et la mutique Maggie. A cela rajoutez des personnages qui deviendront emblématiques à l'image du principal Skinner (souffre-douleur de Bart et qui lui rend bien) ou les soeurs de Marge, Patty et Selma fumeuses de première amatrices de MacGyver! Ce pilote apparaît comme un pur bonheur, introduisant certains des personnages animés les plus mémorables du paf ricain.

D'ailleurs c'est dès le premier épisode que Flocon de neige, lévrier acheté sur un champ de course (!), fait son apparition et tout est bien qui finit bien! Soulignons aussi l'introduction que l'on croirait sorti de La vie est un long fleuve tranquille avec les parents voyant leurs enfants chantaient. Mais évidemment Bart ne fera rien comme tout le monde. "J'en ai ras le bol de faire l'andouille devant cette bande de nouilles! Ouille!" On ne s'en lasse pas.

  • Gremlins (1984)

Gremlins : Photo Joe Dante

Ah le voilà! Le film de noël par excellence! Et pourtant le film a bien failli s'appeler People tellement les gens de la Warner étaient stupide (vanne de Steven Spielberg en référence au fait qu'ils ne voulaient pas trop montrer les gremlins). Joe Dante y va franco pour sa première production hollywoodienne en solo (il avait déjà collaboré avec Spielby sur La quatrième dimension le film) et signe un film à la fois terriblement jouissif et horrifique. L'air de rien, Gremlins montre des petites créatures dézinguant tout sur leur passage. Pourquoi? Parce que ce cher Billy, adolescent, comme tant d'autres, a jeté de l'eau sur le petit Gizmo véritable peluche que l'on aimerait avoir dans ses bras. Il donne naissance à quatre saloperies qui vont le maltraiter. Mais Dante fait encore mieux puisqu'il fait carrément un film d'horreur pour enfants où la vieille rombière vole par la fenêtre (on ne peut faire plus littéral), où les flics se retrouvent sans frein et où la jeune tenancière dont est amoureux le héros se retrouve à servir quinze tonnes de créatures verdâtres qui feraient bien des choses avec (dans des positions inconfortables for example).

Même la mère de Billy manque de se faire buter dans un moment ultra-angoissant où après en avoir dézingué dans la cuisine, se fait agressée par un gremlins présent dans le sapin de noël! Sinon tout va bien hein? A cela rajoutez une anecdote sur le père de la tenancière que kiffe le héros pour le moins glauque, et vous obtiendrez un film de noël à la Joe Dante. On te remercie pour encore longtemps Joe!

  • Le père noël est une ordure (1982)

On se demande qui fait le cochon...

J'aurais pu vous évoquer Joyeux noël (film de guerre pénible et larmoyant, typique d'un certain cinéma français à grand spectacle), La bûche (encore un film bien chiant où ça papotte sans réel intérêt) ou Un conte de noël (là ce n'est pas chiant et puis Matthieu Amalric est comme toujours parfait, ici en emmerdeur total au sein d'une famille qui n'a rien demandé), mais évidemment aucun n'a l'aura ni l'importance du Père Noël est une ordure. La pièce initiale est déjà un bonheur de première avec un beau suicide que l'on essaye de maquiller et autres conneries faisant le bonheur d'SOS Amitié. Son adaptation par Jean-Marie Poiré se révèle être un aussi grand bonheur, réunissant la plupart du Splendid (bon Michel Blanc ne fait que du doublage au téléphone, mais quelle apparition!). La fin est différente, peut être moins trash que ne peut l'être la pièce mais sévèrement jouissive. D'autant que le réalisateur multiplie les effets dérangeants à l'image de Félix découpant le voisin avec seulement la porte entrouverte et avec un travelling avant.

Un bel effet angoissant par excellence. A cela rajoutez le slow sur Destiné (déjà pas la chanson la plus ringarde du moment!) sans comptez la scène de baise sous la douche (qui change totalement de la pièce) et vous aurez un film de noël délirant mais génial. Le genre white trash savoureux. Et puis il n'y a qu'à voir la gueule de con que se paye Thierry Lhermitte en voyant sa serpillè... pardon son gilet, c'est juste indémodable. Comme la gueule de Christian Clavier en travesti à la fois touchant et terriblement génial. Une époque où il était drôle.

  • Maman j'ai raté l'avion (1990) / Maman j'ai encore raté l'avion (1992)

On en a encore parlé la semaine dernière donc je vais être assez bref. La saga Home alone ne vaut que pour son tout premier film, sa sequelle étant un total copier-coller que ce soit le début (Kevin s'engueule avec ses parents), l'avion (bon cette fois il ne le rate pas mais se trompe d'avion), le milieu (il doit se débrouiller seul et ce malgré des adultes casse-couille), les méchants (les casseurs-flotteurs deux branquignols essayant de voler les maisons du voisinage ou un magasin de jouets que Kevin dézingue via des pièges) et le final (happy-end avec toute la famille qui se réconcilie avec le gosse). A force d'être vu, le premier film perd un peu de sa force et même les plus nostalgiques reconnaîtront que le film n'est plus aussi bon que dans leurs souvenirs. Il n'en reste pas moins que Chris Colombus et John Hughes réussisse à divertir à plus d'un moment. Que ce soit avec les pièges sur les pauvres Joe Pesci et Daniel Stern ou ce merveilleux faux-film qui sert de running-gag merveilleux. A ne pas revoir tout le temps.

  • La course au jouet (1996)

"Bon je crois que c'est l'heure de vous faire défoncer la gueule les Papas Noël. Vous pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu."

Autre temps, autres moeurs. A cette époque, Schwarzy essaye d'arrondir les fins de mois, ses derniers n'ayant pas été de francs succès et ce n'est pas Batman et Robin qui va changer grand chose. Il n'en reste pas moins que l'acteur part dans une optique commerciale peu ragoutante avec des productions familiales. Preuve en est avec La course aux jouets. Pourtant il en avait fait des chiures pour gosses avant comme Un flic à la maternelle et Junior. Avec La course au jouet il continue le massacre. Production familiale ne veut pas dire production débile et nous l'avons vu au fil de cette cuvée au combien longue (mais nécessaire en ce jour fatidique, et puis il fallait bien faire quelque chose hein pour cette semaine, hein?!). Pourtant avec ce film, on sent que plus on s'enfonce, plus on se mord la queue. Dire que ce film est une horreur est un euphémisme. Certains y trouveront un plaisir-coupable (j'ai un ami qui le considère comme tel tout comme ce bon vieux 2flics, oui oui, celui qui est habillé en gucci!), pas moi. Le pitch est con (Schwarzy se réveille à la dernière minute pour acheter le cadeau de son fils évidemment en rupture de stock et se foutant sur la gueule avec Sinbad!), les péripéties sont débiles (Schwarzy se retrouve dans une fabrique de jouets avec John Belushi et des nains en pères noël; Schwarzy qui défonce la gueule de ménagère; le voisin qui cherche à tringler sa femme) et même les SFX sont hideux (punaise le final avec Schwarzy dans son costume de super-héros quelle horreur!).

"J'ai été Terminator, Jack Slater, John Matrix, Conan le barbare et maintenant je suis Turboman. Fuck!"

Il y a même un foutu élan en CGI qui essaye de lui foutre sur la gueule! Un élan! En CGI! Qui veut casser la gueule à Schwarzy! La course au jouet c'est un traumatisme du genre dont on s'en remet difficilement.

  • Frère noël (2007)

Frère Noël : photo David Dobkin, Paul Giamatti, Vince Vaughn

"Vince tu peux m'expliquer qu'est-ce qu'on fout dans cette galère? -En trois mots Paulo: noël, famille, film."

L'an dernier votre cher Borat se retrouve à zapper sur les chaînes en pleine période de noël et paf, il tombe sur un film avec Vince Vaughn. Adorant ce comique si sous-estimé du cinéma américain (en dehors de quelques uns, on ne peut pas dire que sa filmographie soit de grande qualité et c'est bien dommage car il a un potentiel énorme), je me suis donc mis Frère noël. Oui ce cher Borat est capable de tout. Même de voir ce genre de films insignifiants qui ne racontent rien ou plutôt n'ont rien à raconter. C'est juste un film qui sert à des chaînes comme TF1 comme bouche-trou entre le journal de 13h et le dernier blockbuster qui s'est crashé au box-office (je caricature mais on en est pas loin) et qui ne passera au grand jamais en prime-time, sous peine de grosse taule d'audience. Mais le pire dans cette production où Vince Vaughn incarne le frère grincheux du Père Noël est de voir un nombre ahurissant de têtes connues: Paul Giamatti, Rachel Weisz, Kevin Spacey (oui, oui, il n'a pas accepté que Call of Duty comme cachet alimentaire ces dernières années), Elizabeth Banks, John Michael Higgins, Kathy Bates, Ludacris ou Miranda Richardson. Bah merde alors! Inutile de vous dire que le film est pétri de bons sentiments que tout ira bien à la fin et que Fred Noël va arrêter d'être un gros con profiteur! Voilà! Retournez donc à vos occupations!

  • Super noël (1994)/ Hyper noël (2002)

Hyper Noël : photo

"Hmm je sens que tu vas goûter mes boules de noël... -J'espère que ça ne sentira pas trop le sapin." Borat graveleux le jour de noël on ne le refera pas...

Pour être honnête, je dois avouer que je ne me souviens pas trop du premier. Je me souviens l'avoir vu, de quelques moments (comme Tim Allen essayant par tous les moyens de se couper la barbe mais n'y arrivant pas) mais je ne m'en souviens pas autant de sa séquelle. Cette dernière, que j'ai eu la connerie de voir au cinéma, fut assez tardive et évidemment a fait son petit flop au point que la dernière est sorti en DTV il me semble. Dans le premier, Tim Allen incarnait un homme prenant le costume du Père Noël assomé malencontreusement et devenait le successeur légitime. Dans le second, il est donc le Père Noël, pas grand chose donc à faire. Hé bien non! Tim Allen doit raisonner son fils qui ne croit plus en noël en l'absence de son paternel (qui évidemment est coincé depuis tout ce temps au Pôle Nord ou en Laponie, enfin vous prenez l'option qui vous plaît) et se prend pour une vraie racaille. Alors Papa Tim doit revenir à la vie normale, tout en se tapant la directrice du collège, car il doit aussi se trouver une Mère Noël (cliché!). Ah ben il est beau le Père Noël. Evidemment tout sera résolu et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. A cela rajoutez des cgi pas très beaux et vous aurez une production Disney bien foireuse et foirée. Et en plus les reines sont en CGI et causent!

  • Jack Frost (1998)

"Allez fiston viens faire une papouille à Papa! -Haaaaaaaaaaaaaa! -Mais non pas Haaaaa! Papa!"

Alors attention il existe trois films Jack Frost. Il y a le film d'horreur et sa suite qui sont de purs séries z voire de gros navets
(imaginez un bonhomme de neige sur une île tropicale... ne riez pas c'est le pitch du second film) et la production Warner. Evidemment c'est du troisième film dont nous allons parler. Je me souviens qu'à l'époque j'avais vu la bande-annonce sur une VHS des Pierrafeu puis sur d'autres VHS Warner et j'avais eu une de ces frousses (aujourd'hui cela me paraîtrait délirant mais bon, j'étais jeune). Pourquoi donc? Parce qu'un plan circulaire montrait un bonhomme de neige pris dans une tempête avant que la caméra ne soit complètement face à lui en train de bouger au niveau du visage. Sans compter que le bonhomme de neige est fait en cgi et pas de la manière la plus jolie. C'est même assez désastreux quand on y repense. Alors le film accumule les poncifs: le bonhomme de neige n'est autre que la réincarnation du père décédé du gamin qui l'a fait. Le bonhomme est donc incarné puis doublé par Michael Keaton. Michael Keaton. Le Batman. Le Beetlejuice. Celui que les médias se rappelent à cause de Julien Lepers (qui lui ressemblerait comme deux gouttes d'eau selon certains). Bah merde alors. Punaise Michael, je veux bien que les fins de mois sont difficiles, mais au point d'accepter une production familiale au ras de la guimauve, berk quoi. J'aurais presque envie de voir sa version nanarde!

  • Tokyo godfathers (2003)

Tokyo Godfathers : Photo

Ah un peu d'animation ça ne fait pas de mal surtout avec un chef d'oeuvre. Pour les fans d'animation japonaise voire animation tout court, Satoshi Kon reste un réalisateur terriblement sous-estimé et qui n'aura pas eu la reconnaissance réelle qu'il méritait tant de son vivant. Sa mort d'un cancer aussi violente soit-elle a ranimé l'engouement autour de lui, tout du moins un peu plus qu'avant. Pourtant votre cher Borat le connaissait bien avant avec Tokyo Godfathers. Encore un beau film se situant à noël et aussi le plus accessible de son réalisateur. Toujours la thématique du rêve, mais ici il devient réalité. Comprenez qu'il n'y a rien de surnaturel, tout est linéaire mais ses personnages ont tous un rêve: sortir de leur misérabilité. En effet, nos héros sont trois SDF et chacun est particulier: le premier s'est ruiné dans les paris foireux au point de quitter sa famille; le second est un travesti ancien chanteur de music-hall; la dernière est une adolescente qui a poignardé son père et pris la fuite suite à une engueulade de trop. Trois personnages immédiatement attachants et essayant de survivre lors de fête où ils sont ignorés, voire insultés (ah ce passage du train où ils se font traîtés de tous les noms parce qu'ils ne sont pas propres) voire pires (le savatage d'un SDF jusqu'à la mort par des gosses bon sang!).

Le film oscille donc entre moments d'humour (il faut voir ce moment où notre travesti se fait insulter par un ivrogne alors qu'elle chantait dans un music-hall, engendrant un grand moment de rigolade total) et moments de tristesse (ce dont je parlais plus haut), mais Kon décide de donner à son final ce que ses personnages redoutaient au début du film: devenir des héros de film d'action. Le final s'apparente à une course-poursuite totalement dantesque et farfelue où nos héros essayent de sauver le bébé qu'ils ont sous le coude depuis le début avec une ferveur rare. Un automobiliste connu? Allez hop en voiture! Et quand on rate le coche? On enfourche le premier vélo venu! Et quand il n'y en a plus ,il y en a encore! Kon signe ici et de loin son film le plus lumineux, celui qui servira probablement pour découvrir son talent. Et si vous ne l'avez toujours pas fait alors que je vous en cause depuis des années, bougez-vous l'arrière-train!

  • Love actually (2004)

Love Actually : Photo Bill Nighy

Ah tiens une petite romcom de noël pour ce bon vieux Borat! C'est vrai, ce n'est pas comme si il avait fait un sketch totalement improvisé devant ses camarades étudiants parlant des codes à la limite du périmé de la romcom! Non! Voici donc Love actually, film que j'aimais énormément pendant de longues années et puis ça s'est un peu évanoui, mes goûts ayant quelque peu changés (je préfère Quatre mariages et un enterrement ou même Notting Hill que j'essaye de ne pas trop voir chaque année, cela m'évite de me tuer le plaisir). Love actually est un film choral où justement il y a trop de choral, donc le film accumule toutes les intrigues en pagaille au point de devenir fourre-tout et surtout très long! Au moins deux bonnes heures l'air de rien! Et le film n'y va pas de mains mortes:
-le premier ministre britannique sorte de Bill Clinton à l'anglaise incarné par Hugh Grant qui voudrait bien se taper sa secrétaire, et elle aussi
-Liam Neeson qui vient de perdre sa femme (malheureuse coïncidence car c'est ce qui lui arrivera des années plus tard...) et essaye de
redonner de l'espoir à son fils (Thomas Sangster) qui est tombé amoureux d'une de ses camarades de classe (c'est beau!)
-Colin Firth qui tombe amoureux de sa femme de ménage portugaise (ou je ne sais plus trop quoi, on va dire type Amérique du sud!)
-le jeune british qui veut conclure et se tape trois meufs à la fois sous du mauvais Santana (oui ça existe!)
-Andrew Lincoln qui veut se taper Keira Knightley mais le mec préfère son pote Chiwetel Ejiofor se marrier avec (et en plus il la trompe! Connard va!)
-Martin Freeman (et oui le Hobbit!) qui rencontre sa copine sur le tournage d'un film porno (les anglais n'ont peur de rien quand même)
-Alan Rickman essayant de tromper sa Emma Thompson de femme (passage franchement pas terrible il est vrai)
-Laura Linney bloquée par son père en plein acte (partie totalement anecdotique)


Christmas.Is.All.Around par Anthony-54

Mais bon dans ce microcosme anglais, on s'y perd clairement et évidemment comme on accumule les points de vue, le film devient chiant surtout que tout n'est pas bien. En gros, les trois quarts du temps il s'agit de gens cotoyant l'amour avec difficulté parfois avec truculence (le cas de l'english exilé est un pur bonheur de rigolade, surtout que le mec se tape quand même Elisha Cuthbert, January Jones et Ivana Milicevic!), parfois dans le désespoir le plus chiant. En gros, rien ne vaut un bon Bill Nighy qui sauve la mise à lui tout seul. L'amigo incarne une rock-star sur le retour, véritable hymne provoc à la Mick Jagger qui reprend la chanson de Wet Wet Wet Love is all around en changeant par Christmas qui était sur la bande-originale de... Quatre mariages et un enterrement! Richard Curtis est revenu aux fondamentaux. Sans compter ce clip montré par bribes dans le film mais dispo sur le net (voir ci-dessus) et le DVD où il s'amuse avec des instruments entouré de pin-up en très petite tenue. En tous cas, Bill Nighy sauve plus d'une fois de l'ennui pour une bonne rigolade de comptoir.

  • Le pole express (2004)

Le Pôle Express : Photo Robert Zemeckis

Encore du Zemeckis et pas très frais pour tout dire. Premier film du réalisateur à exploiter la Performance capture, il adapte un conte pour enfants assez connu mettant en scène des gosses prenant un train pour aller voir le Père Noël. La fable est sympathique certes, mais un peu trop pétri de bons sentiments. Evidemment le héros ne croît plus au Père Noël et ce voyage va lui permettre de voir le contraire. Evidemment il est accompagné de deux autres dont une fille afro-américaine (on reste dans le social) et un petit gros. Evidemment le chemin est semé d'embuches toutes plus improbables allant du lac verglacé au vieux pecno sur le train (oui vous avez bien lu). Le tout permet à Tom Hanks de s'éclater comme un petit fou, même pour simplement annoncer un chocolat chaud (What?!)! Pourtant et c'est un petit peu normal, le film a quelques ratés techniques au niveau des expressions de ses personnages. Si ceux d'Hanks restent encore très expressifs, cela n'est pas le cas des mômes. Au final, Le pole express est surtout un film joli à regarder mais quelque peu fade.

  • Rise of the guardians (2012)

Les Cinq légendes : Photo

Il est rare que j'aime des films venant de l'usine Dreamworks. Ils doivent se compter sur une main et demie. Pourtant je n'étais pas très chaud à l'idée de voir Rise of the guardians aka Les cinq légendes par chez nous; j'étais même très mal parti. Pourtant il y a quelques mois, je me suis décidé à le voir en BR et j'y ai pris plaisir. Oui je sais c'est d'une rareté encore une fois vis à vis de Dreamworks. Ce film prend place en hiver ou tout du moins le laisse penser et fait de différentes légendes du folklore (le lapin de Pâques, le Père Noël, Jack Frost, la Fée des dent, le Marchand de sable) les gardiens des enfants face au croque-mitaine. Un truc en apparence très gamin, mais curieusement ce n'est pas le cas. Aidé d'une animation un peu moins cartoonesque que d'habitude, le film met en scène avec une certaine noirceur le personnage de Jack Frost face à ses démons et notamment le fait d'être ignorer des enfants comme d'avoir acquis son don à cause d'un drame familial. Une dramaturgie plutôt intéressante et curieusement mature, renvoyant à la maturité d'un Dragon. Mais Dreamworks a beau avoir de bonnes critiques, pour le coup le public ne suit pas. Bien étrange et pas assez pour faire de Rise of the guardians un film culte. Pour une fois, on dirait bien dommage.

  • Star Wars Holiday Special (1978)

"Viens boire un tout petit coup à la maison!"

Evidemment le meilleur pour la fin! Je suppose que vous en avez rêvé chers lecteurs: Borat (qui s'est forcé pour le voir) va enfin vous parler de Star Wars Holiday Special, le téléfilm tellement lamentable que même George Lucas cherche à le cacher aux yeux du monde entier. Pas de bol pour lui, c'est l'un des films les plus connus du web et quasiment tout le film (il faut chercher les parties en revanche) est sur Youtube. SWHS c'est le téléfilm qui tourne mal. Tonton George a laissé ses amis le faire à sa place, les acteurs de la trilogie (enfin à l'époque uniquement de La guerre des étoiles) sont allés par bonne sympathie, le tout va être diffusé sur CBS en novembre, gros carton d'audience potentiel. Si le téléfilm a encore bien marché, il fait partie de ces films indéfendables devant l'éternel, véritable bouserie en puissance qui vous fait saigner des yeux et des oreilles. Imaginez un peu rencontrer la famille de Chewbacca et devoir les subir durant 1h30! 1h30 de Wookie, de "hhhuuuuuuuul", de boules de poil, enfin tout ce que vous voulez. Une torture où les scénaristes se sont donnés le mot pour toujours continuer dans le pire. Le fils aîné de Chewie joue avec une machine à rêve, où une chanteuse lui fait des réflexions qui feraient la joie des films érotiques, avec des répliques aussi fumeuses que "Je vois des secrets" ou "I am your fantasy, i am your experience, i am your pleasure". 

Même une animation décente ils n'ont pas trouvé! Vraiment des branleurs à Lucasfilms!

Madame Chewbacca fait la cuisine en regardant une émission où une créature à quatre bras n'a que le mot "Remuez" sur les lèvres, au point de vouloir balancer votre ordinateur ou votre télévision. Puis comme Chewie et Han Solo font des conneries par ci, par là, la famille se fait réquisitioner par des stormtroopers et des officiers de l'Empire qui, parmi les distractions, regardent... des hologrammes jouant du rock'n roll! Pendant au moins six minutes, le spectateur se retrouve à regarder un concert des Jefferson Starship! Au fur et à mesure que le téléfilm continue, le spectateur se demande sans cesse sur quoi il va tomber, sachant pertinemment qu'il ne risque pas d'oublier un spectacle pareil. De quoi se demander aussi à quoi tourner les scénaristes et le réalisateur Steve Blinder lorsqu'ils ont eu des idées pareilles en tête. Vu que quand il y en a plus, il y en a encore, Boba Fett fait sa première apparition... dans une partie animée dégueulasse au possible où il trompe Luke et tue un dinosaure gélatineux! Vous en voulez encore? Hé bien Leia (Carrie Fisher) chante à la fin comme pour un dernier chant du cygne, pendant que la tenancière de la Cantina chante pour ses ivrognes préférés.

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Une horreur de ce type mériterait presque les purges staliniennes! Dans un épisode de South Park, Matt Stone et Trey Parker disait que Lucas avait violé Indiana Jones avec l'épisode qui n'existe pas. On aurait bien envie de dire qu'avec ce téléfilm, il a violé Chewbacca!

  • Bonus: Le trésor de la lampe perdue (1990)

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Bonus car ce film culte des fêtes n'est pas un film de noël. Néanmoins au fil des années, le final de La Bande à Picsou est devenu un film récurrent de nos chères chaînes de télé. Bon vraisemblablement pas trop cette année, mais en général c'est bel et bien le cas. Ce film a d'ailleurs un sens aigue de la curiosité: une fois devant, le spectateur ne décroche pas et curieusement parle à tout le monde. Plus qu'un Mickey, Picsou est l'un des héros les plus aîmés des plus de trente ans, tout du moins les gens ayant connu la série dans les 80's et 90's (ce qui fut mon cas), une des plus populaires encore aujourd'hui venant du studio aux grandes oreilles. Comme dit plus haut, ce film est une conclusion à la série donc on retrouve tous les personnages phares de la série allant des trois neveux à Mamie Baba en passant par Zaza et Flagada Jones. Le méchant s'avère suffisament charismatique pour qu'on s'en souvienne et l'aventure est de mise du début à la fin. Pourtant considéré comme un cru mineur en raison de son statut (c'est l'adaptation d'une série), c'est pourtant un des derniers grands crus du studio. Tant mieux!


Evidemment pour finir cette cuvée, il fallait bien le coup de grâce et en chanson s'il vous plaît! Alors quoi de mieux que la chanson phare de Wham! trustant parmi les chansons de noël les plus rabachées de l'histoire. Qui plus est avec son clip sentant bon l'image d'Epinal à 20km avec George au coin du feu. Manque plus que Richard Clederman et on y serait presque! Et vous aurez même droit au petit dessin de noël! A la semaine prochaine!

Tex Avery