Joyeux noël mes lecteurs chéris, que dis-je d'amour ! A l'heure qu'il est (normalement 10 heures comme tous mes articles habituels, ce qui vous permez de vous préparer à cette cuvée fatidique), vous serez encore sous le choc de la dinde aux marrons de maman (ou tata Suzanne pour les plus gourmands et croquants) ou en train de contempler vos cadeaux si précieux dorénavant ou en train de ronfler dans votre lit (comme votre cher Borat, et oui vous ne croyez quand même pas que j'écris en direct ?) . Puis quand vous vous lèverez, le tic nerveux de la télécommande (certains diront la manette de la première console venue) reviendra comme toujours et vous tomberez sur un film, un téléfilm ou un bêtisier de noël comme nos chaînes savent si bien en trouver. Votre cher Borat, en plus de délivrer sa dernière cuvée made in 2014 (je vous annonce d'ores et déjà que la prochaine cuvée sera normalement publiée le 1er janvier 2015), s'est alors énuméré le nombre de films (voire épisodes de séries) se déroulant durant, en prévision ou ayant pour thème noël qu'il a vu. Autant dire que vous en aurez pour votre argent entre bons films et chefs d'oeuvres, entre bouseries et navets. Voici donc une sélection pour bien fêter noël (ou pas) devant sa télé !

  • Le noël de Mickey (Mattinson, 1983) / Noël chez les Muppets (Henson, 1992) / Le drôle de noël de Scrooge (Zemeckis, 2009)

Commençons directement par une oeuvre majeure de noël, j'ai bien noé A Christmas Carol (Charles Dickens, 1843). Un standard de la littérature devenu rapidement un standard du cinéma, allant jusqu'à plus de vingt-cinq adaptations toutes plus fidèles ou inspirés les unes que les autres, suivant les différentes technologies. Richard Donner avait été jusqu'à prendre Bill Murray pour le rôle de Scrooge dans une version comico-moderne (Fantômes en fête, 1988). Votre cher Borat s'est penché sur trois cas bien symptomatiques et ironiquement tous emprunts la patte Disney. Le premier est certainement la meilleure version que j'ai vu. Le noël de Mickey a été réalisé en 1983 par Burny Mattinson et met en scène tous les personnages phares des cartoons Disney. Malgré que ce soit un court-métrage, c'est probablement un des meilleurs crus des 80's venant des studios Disney, alors mal en point question finance. Imaginez un peu ce radin de Picsou à la place de Scrooge, avec Mickey comme assistant et évidemment son neveu Donald dans le rôle évident du... neveu, Daisy en premier amour de Scrooge et Dingo, le géant de Coquin de printemps et Jiminy Cricket en fantômes des noëls passés. On n'aurait pas pu faire plus logique et on s'étonne même que les scénaristes n'y aient pas pensé plus tôt. 

Noël chez les Muppets : Photo

Même dans ses moments tragiques, le film atteint des sommets et tire les larmes du spectateur petit comme grand. Il n'y a qu'à voir la dernière partie avec le fantôme des noëls futurs, d'un dramatique incroyable à en faire pleurer Mickey. Un crève-coeur total qui se joue devant nos yeux, comme rarement Disney réussira à en retrouver par la suite (peut être Le Roi Lion ou Le Bossu de Notre Dame). D'autant que le film peut compter sur une animation impeccable et digne de ce nom. Noël chez les Muppets est le premier film réalisé après la mort de leur créateur Jim Henson. C'est donc son fils Brian qui prend la relève sous l'égide de Disney qui a racheté les droits des Muppets (et ne s'en sert pas très bien). Le film se suit plutôt bien, même si l'histoire est évidemment rabattu une fois que vous avez vu une des différentes versions et que certaines chansons s'avèrent assez ridicules par moments. Il n'en reste pas moins que Michael Caine semble s'amuser et évidemment on prend plaisir voir toutes les marionnettes Muppets (et notamment Kermit et Peggy formant un vrai couple) dans cette aventure enneigée. Enfin, voici l'adaptation réalisée par Robert Zemeckis en performance capture. Le procédé marche mieux que pour certains de ses films, mais le film manque cruellement de folie.

Le Drôle de Noël de Scrooge : Photo Robert Zemeckis

Quand on vient voir un film avec Jim Carrey, on s'attend à le voir enchaîner les mimiques les plus folles ou à réellement émouvoir. Pourtant rien n'y fait. S'il s'en sort plutôt bien en Scrooge, il n'explose pas non plus et le rendu de la performance capture ne l'aide pas non plus. Alors que c'est un des acteurs les plus expressifs qui soit, le rendu est trop fade pour distinguer une quelconque folie. Pour le reste, c'est aussi une des dernières apparitions de Bob Hoskins au cinéma même pour un petit rôle.

  • Mickey il était une fois noël (1999)

Encore un film Disney, mais en l'occurrence on ne sait pas trop comment le considérer. Un direct to video ? Un téléfilm ? Un film de cinéma ? Un classique non-officiel ? Un peu de tout certainement. Le film est réalisé en trois sketchs. Dans le premier et selon moi peut être le meilleur, nos chers Riri, Fifi et Loulou, un peu plus âgés que d'habitude (mais pas autant que dans la série Couac en vrac), revivent sans cesse la même journée de noël et souvent en la foirant. Une partie où les jeunes comprennent vite que noël ne se fête qu'une fois dans l'année et surtout de la meilleure version possible, même si cela ne se passe pas très bien. Comme dans Un jour sans fin (Harold Ramis, 1993) avec les petits canards à la place de Bill Murray. La suivante tout aussi savoureuse montre Max (encore plus jeune que dans La bande à Dingo) ne croyant plus en noël. Son père Dingo fera tout pour l'en dissuader jusqu'à l'heure fatidique. Le moins bon passage reste tout de même celui où Mickey doit chercher un cadeau à Minnie. Un peu guimauve sur les bords surtout que Mickey n'en est pas à une romance prêt avec la miss.

Mickey

Le film est de facture classique et divertit amplement. On n'en demande pas plus et le film se savoure comme un film réalisé pour attendre noël au chaud avec sa famille. Ce que j'avais fait une fois avant le coup d'envoi. A noter qu'il existe une séquelle nommée Il était deux fois noël (Matthew O'Callaghan, 2004), où nos héros apparaissent en cgi. Ça pique un peu sur les photos.

  • Le Grinch (Ron Howard, 2000)

Le Grinch : Photo

"Bordel Jim, qu'est-ce que tu es allé faire dans cette galère ? -J'en sais rien, j'ai jamais regardé..."

J'aurais bien aimé vous parler de la version cultissime de Chuck Jones (dont on peut voir un extrait dans Home alone), mais je n'ai pas réussi à la trouver à temps ou correctement. Il faudra donc en rester à la croûte de Ron Howard. Le Grinch ou How the Grinch stole christmas est l'oeuvre du Dr Seuss, auteur pour enfants ultra connu aux USA mais peinant sérieusement à s'imposer dans nos contrées. Pourtant ce ne sont pas les adaptations qui manquent que ce soit Le chat chapeauté (Bo Welch, 2003), Horton (Martino, Hayward, 2008) ou le dernier en date Lorax (Chris Renaud, 2012). Pourtant aucun réalisateur (à part peut être Chuck Jones, le mec étant quand même le créateur d'une flopée de Looney Tunes) n'a su retranscrire son univers et ce n'est pas Ron Howard qui dira le contraire. Film foutraque jamais drôle ; maquillages bien faits certes, mais terriblement à côté de la plaque (la gueule des Choux est un bonheur nanardeux) ; Jim Carrey en fait des tonnes et s'avère vite agaçant ; une ambiance guimauve à vomir... Le Grinch s'impose comme une sorte de ratage que l'on préfère oublier et notamment de sa vidéothèque (je confirme).

  • La trilogie hivernale de Tim Burton :  Edward aux mains d'argent (1990) / Batman returns (1992) / L'étrange noël de Mr Jack (1993)

L'ami Burton a largement creusé son sillon dans celui de Noël. Trois des films qu'il a réalisé ou dont il a été impliqué ont ce thème en commun et le plus drôle c'est qu'ils se chevauchent : 90, 92, 93 et en sachant que Mr Jack s'est fait quasiment en même temps que Batman Returns (la stop-motion et son temps de réalisation long, très long, très très long...). La thématique de noël est un cas à part dans Edward aux mains d'argent. Le film est en soi un conte et le final prend place peu de temps avant la fête de noël. C'est aussi à ce moment-là que le film atteint le point de non-retour, là où tout s'enchaîne, là où le drame arrive. Noël apparaît ici sous un jour horrible (Edward est plus ou moins chassé ou laissé de côté par les habitants qui se voulaient si gentils au début) et pourtant il y a une grâce qui opère dans ces passages et particulièrement dans deux scènes. Elles mettent toutes les deux en avant la sublime Winona Ryder (elle n'a jamais été aussi belle qu'ici). La première semble sortie d'un conte de fée, ce qui s'avère normal pour un conte si ce n'était pas celui de Tim Burton. Un réalisateur alors considéré comme farfelu voire complètement étrange. Il est alors connu pour ses croquis rejetés à Disney, ses courts-métrages mis au placard par le même studio. 

Batman, le défi : Photo Michelle Pfeiffer, Tim Burton

Pee Wee Big Adventure (1985) a beau être un succès, il n'en reste pas moins un ofni tout ce qu'il y a de plus pénible. Beetlejuice (1988) assied la notion d'auteur chez lui et son Batman (1989) a divisé notamment par sa vision freak de l'Homme Chauve-souris. Avec Edward, il va mettre tout le monde d'accord avec un conte terriblement sombre et mélancolique, où il revient sur son propre parcours. Un réalisateur rejeté par les Grands, dont la coiffure ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de son personnage et qui a habité les suburbs, lieux d'action du film. On pourrait alors croire que son film serait totalement sombre et pourtant ce n'est pas le cas le temps d'au moins deux séquences. Winona Ryder voit Edward en train de faire une statue de glace et elle danse sous les flocons qui lui tombent dessus. Un moment d'autant plus sublime qu'elle est habillée en blanc, blonde et que tombe la neige. Dans la nuit noire, elle est un ange qui passe. Burton touche au sublime et Danny Elfman de ramener sa fraise avec une composition magnifique. Les deux remettent le coup pour le final (attention spoilers). Winona Ryder revient à la réalité: elle est enlaidie par le poids des années et évoque alors à ce qui semble sa petite-fille que l'homme qu'elle a aimé autrefois est non seulement toujours vivant, mais surtout c'est grâce à lui que la neige tombe toujours.

L'Etrange Noël de M. Jack : Photo Henry Selick, Tim Burton

Le film renvoie alors une nouvelle fois au merveilleux et se finit sur une note magnifique, mais malgré tout triste. Deux êtres seuls se contemplant depuis deux endroits. (fin des spoilers) Burton enchaîne ensuite avec l'une des meilleures sequelles de l'histoire. Cette fois-ci, l'intrigue se déroule sur toute la préparation de la fête de noël et se termine le jour j. Des fêtes en apparence merveilleuses, mais tombant dès les premières minutes dans le cauchemar : le Pingouin (Danny De Vito) envoyé dans les égoûts avant une vengeance explosive, pin up exécutée, une employée balancée par la fenêtre avant de renaître toute de cuir, un super-héros affrontant différentes menaces dans la neige et la fournaise... Clairement, Batman Returns ne fait pas dans la dentelle et donne lieu à des fêtes au combien cauchemardesques, à la limite de la folie furieuse. Un autre visage de noël indéniablement. Burton a conclu de plus belle avec un de ses scénarios qu'il a refilé à son pote Henry Selick. Ou quand Halloween rencontre Noël avec pertes et fracas et une imagerie absolument redoutable. Jack Skelleton rencontre le Père Noël et décide de le devenir à sa manière, voilà un sujet complètement frappadingue et amenant à la tolérance.

JACK

C'est certainement un de mes crus sur noël préférés, à la fois fin et terriblement intéressant dans ses thématiques, ne prenant pas son spectateur (et notamment jeune) pour un imbécile. En prenant deux fêtes ultra-populaires, Burton et Selick ont réussi à faire un mix gargantuesque où les monstres ne sont pas forcément cruels et où ils cherchent parfois un autre moyen de s'exprimer. En mal parfois, mais jamais en voulant le mal. C'est juste que les deux cultures sont différentes, les mentalités aussi. Sans compter que le Père Noël en prend également pour son grade, passant limite pour un personnage arrogant (il n'y a qu'à voir sa dernière réplique, certes sous le choc, mais au combien méprisante) et l'imagerie d'Epinal et proprette de Christmastown. On préférait presque foncer dans le monde d'Halloween avec son épouvantail mal en point et sa copine rafistolée.

  • Piège de cristal (John McTiernan, 1988) / 58 minutes pour vivre (Renny Harlin, 1990)

Comment parler d'un film de noël sans évoquer le mythique Die Hard de McT ? Film de noël improbable, mais indéniablement l'un des meilleurs. "On passera noël en famille, on fera la fête" dit John McClane (Bruce Willis) dans une bouche d'aération alors qu'il essaye tant bien que mal de se sauver de terroristes, qui par un retournement de situation improbable mais voulue (selon McT, cela rendait les méchants plus nobles et ainsi plus acceptables) s'avèrent moins importants que prévu. Un film de noël involontaire, comme la soirée de ce bon vieux John qui voulait juste retrouver sa femme (Bonnie Bedelia), qui l'invite dans la tour où elle bosse pour réveillonner ; alors qu'il voulait juste se retrouver avec ses gosses chez lui. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu avec ces mecs débarquant armes au poing. Sauf que John est plus qu'un élément extérieur : il est flic et armé de son beretta. Piège de cristal est un pur moment de cinéma, sortant complètement des standards d'action de l'époque. McClane est un gars banal comme on en voit plein, loin des gros bourrins de Predator, le précédent film de McT (19). Il souffre durant tout le film (ses pieds en saignent encore).

58 minutes pour vivre : Photo Bruce Willis, Renny Harlin

Le film accumule les moments d'anthologie, que ce soit l'explosion du toit (que j'avais reproduit avec un gi joe pour un projet d'arts-plastique), l'explosion de l'ordinateur balancé d'un étage à l'autre ou le premier dézingage de John McClane. Tout s'enchaîne dans une course contre la montre pour sauver noël de manière jouissive et fun, tout en gardant un minimum de sérieux requis. Au final, Die Hard reste un sommet du film d'action, bourrin sans être idiot. McT sait comment divertir, un des rares encore vivants dans le milieu. Sa sequelle reprend le même principe : noël, John face à des terroristes, Holly en danger. Cette fois, le pauvre John va se cailler les miches, car au contraire de Piège de cristal, il neige sec dehors et il va devoir faire plus d'un aller-retour pour sauver sa femme d'un aéroport piraté par des anciens militaires. Noël neigeux, noël glacé. Le pauvre John va donc se faufiler durant tout le film dans la neige avec une banale doudoune. Ce cru est assez similaire au premier film, mais reste tout de même un divertissement continuant de forger un personnage aussi jubilatoire que John McClane. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment.

  • Les Simpson Noël d'enfer (saison 1, épisode 1)

Au fil des saisons, la série de Matt Groening a très souvent évoqué les fêtes de noël. Certains sont même des épisodes incontournables à l'image de celui où Bart fait griller le sapin (et les cadeaux par la même occasion) ; ou celui où il vole un jeu-vidéo à l'approche de noël, au point de décevoir sa mère. Mais indéniablement, celui que l'on retient et que l'on retiendra encore très longtemps, c'est le tout premier épisode officiel de la série (des petites scénettes avaient été diffusé dans une émission avant son passage définitif au format de vingt et une minutes sur la Fox) nommé Noël d'enfer. Le grand public découvre la famille Simpson avec fracas lors des fêtes de noël. On rencontre donc Homer Simpson alcoolique notoire, amateur de donuts et en manque de fric, marié à Marge une femme avec une coiffure ahurissante et ayant pour enfants le turbulent Bart, l'intelligente Lisa et la mutique Maggie. A cela rajoutez des personnages qui deviendront emblématiques, à l'image du principal Skinner (souffre-douleur de Bart et qui le lui rend bien) ou les soeurs de Marge, Patty et Selma fumeuses de première amatrices de MacGyver. Ce pilote apparaît comme un pur bonheur, introduisant certains des personnages animés les plus mémorables du paf ricain.

D'ailleurs c'est dès le premier épisode que Flocon de neige, lévrier acheté sur un champ de course (!), fait son apparition et tout est bien qui finit bien, Soulignons aussi l'introduction que l'on croirait sorti de La vie est un long fleuve tranquille (Etienne Chatillez, 1988) avec les parents voyant leurs enfants chanter. Mais évidemment Bart ne fera rien comme tout le monde. "J'en ai ras le bol de faire l'andouille devant cette bande de nouilles! Ouille!" On ne s'en lasse pas.

  • Gremlins (Joe Dante, 1984)

Gremlins : Photo Joe Dante

Ah le voilà le film de noël par excellence ! Pourtant le film a bien failli s'appeler People tellement les exécutifs de la Warner étaient stupides (vanne de Steven Spielberg en référence au fait qu'ils ne voulaient pas trop montrer les gremlins). Joe Dante y va franco pour sa première production hollywoodienne en solo (il avait déjà collaboré avec Spielby sur La quatrième dimension le film) et signe un film à la fois terriblement jouissif et horrifique. L'air de rien, Gremlins montre des petites créatures dézinguant tout sur leur passage. Pourquoi ? Parce que ce cher Bill (Zach Galligan) a jeté de l'eau sur le petit Gizmo, véritable peluche que l'on aimerait avoir dans ses bras. Il donne naissance à quatre saloperies qui vont le maltraiter. Mais Dante fait encore mieux, puisqu'il fait carrément un film d'horreur pour enfants où la vieille rombière vole par la fenêtre (on ne peut pas faire plus littéral), où les flics se retrouvent sans frein. Mais également où la jeune tenancière dont est amoureux le héros (Phoebe Cates) se retrouve à servir quinze tonnes de créatures verdâtres qui feraient bien des choses avec.

Même la mère de Billy manque de se faire tuer dans un moment angoissant où après avoir dézingué quelques gremlins dans la cuisine, elle se fait agressée par un gremlin présent dans le sapin. A cela rajoutez une anecdote sur le père de la fille pour le moins glauque et vous obtiendrez un film de noël à la Joe Dante. 

  • Le père noël est une ordure (Jean-Marie Poiré, 1982)

On se demande qui fait le cochon...

J'aurais pu vous évoquer Joyeux noël (film de guerre pénible et larmoyant, typique d'un certain cinéma français à grand spectacle), La bûche (encore un film bien chiant où ça papotte sans réel intérêt) ou Un conte de noël (moins chiant). Mais aucun n'a l'aura, ni l'importance du Père Noël est une ordure. La pièce initiale (1979) est déjà un bonheur de première avec un beau suicide que l'on essaye de maquiller et d'autres conneries faisant le bonheur d'SOS Amitié. Son adaptation par Jean-Marie Poiré se révèle être un aussi grand bonheur, réunissant la plupart du Splendid (Michel Blanc ne fait que du doublage au téléphone, mais quelle apparition). La fin est différente, peut être moins trash que ne peut l'être la pièce, mais particulièrement jouissive. D'autant que le réalisateur multiplie les effets dérangeants, à l'image de Félix découpant le voisin avec seulement la porte entrouverte et un travelling-avant. Un bel effet angoissant par excellence. A cela rajoutez le slow sur Destiné (Guy Marchand, 1982) et la scène de baise sous la douche (qui change totalement de la pièce). Le genre white trash savoureux. Voir la tête de Thierry Lhermitte en voyant sa serpillè... pardon son gilet est juste indémodable. Comme de Christian Clavier en travesti à la fois touchant et terriblement génial. Une époque où il était drôle.

  • Maman j'ai raté l'avion (Chris Columbus, 1990) / Maman j'ai encore raté l'avion (1992)

HA

On en a encore parlé la semaine dernière donc je vais être assez bref. La saga Home alone (1990-2012) ne vaut que pour son tout premier film, sa sequelle étant un total copier-coller. Que ce soit le début (Kevin s'engueule avec ses parents), l'avion (cette fois il ne le rate pas, mais se trompe d'avion), le milieu (il doit se débrouiller seul et ce malgré des adultes casse-pieds), les méchants (les casseurs-flotteurs deux branquignols essayant de voler les maisons du voisinage ou un magasin de jouets) et le final (happy-end avec toute la famille qui se réconcilie avec le gosse). A force d'être vu, le premier film perd un peu de sa force et même les plus nostalgiques reconnaîtront que le film n'est plus aussi bon que dans leurs souvenirs. Il n'en reste pas moins que Chris Columbus et John Hughes réussissent à divertir, que ce soit avec les pièges sur les pauvres Joe Pesci et Daniel Stern ou ce merveilleux faux-film qui sert de running-gag merveilleux. A ne pas revoir tout le temps.

  • La course au jouet (Brian Levant, 1996)

"Bon je crois que c'est l'heure de vous faire défoncer la gueule les Papas Noël. Vous pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu."

Autre temps, autres moeurs. En 1996, Schwarzy essaye d'arrondir les fins de mois avec de gros films familiaux. La preuve l'année suivante avec Batman et Robin (Joel Schumacher) qu'il a avoué avoir tourner pour son fils. Mais aussi La course aux jouets. Production familiale ne veut pas dire production débile et nous l'avons vu au fil de cette cuvée au combien longue (mais nécessaire en ce jour fatidique). Pourtant avec ce film, on sent que plus on s'enfonce, plus on se mord la queue. Dire que ce film est une horreur est un euphémisme. Certains y trouveront un plaisir-coupable (j'ai un ami qui le considère comme tel, tout comme ce bon vieux 2flics), pas moi. Le pitch est con (Schwarzy se réveille à la dernière minute pour acheter le cadeau de son fils évidemment en rupture de stock et se bagarre avec le comique Sinbad), les péripéties sont débiles (Schwarzy se retrouve dans une fabrique de jouets avec John Belushi et des nains en pères noël; le voisin gênant qui cherche à baiser sa femme) et même les SFX sont hideux (punaise le final avec Schwarzy dans son costume de super-héros...).

"J'ai été Terminator, Jack Slater, John Matrix, Conan le barbare et maintenant je suis Turboman. Fuck!"

Il y a même un foutu élan en CGI qui essaye de lui foutre sur la gueule. Un élan ! En CGI ! Qui veut casser la gueule à Schwarzy ! La course au jouet est un traumatisme dont on se remet difficilement.

  • Frère noël (David Dobkin, 2007)

Frère Noël : photo David Dobkin, Paul Giamatti, Vince Vaughn

"Vince tu peux m'expliquer qu'est-ce qu'on fout dans cette galère ? -En trois mots Paulo : noël, famille, film."

L'an dernier, votre cher Borat se retrouve à zapper sur les chaînes en pleine période de noël et paf, il tombe sur un film avec Vince Vaughn. Adorant ce comique si sous-estimé du cinéma américain (en dehors de quelques uns, on ne peut pas dire que sa filmographie soit de grande qualité et c'est bien dommage car il a un potentiel énorme), je me suis donc mis Frère noël. Oui je suis capable de tout, même de voir ce genre de films insignifiants qui ne racontent rien ou plutôt n'ont rien à raconter. C'est juste un film qui sert à des chaînes comme bouche-trou entre le journal de 13h et le dernier blockbuster qui s'est crashé au box-office (je caricature mais on n'en est pas trèsloin) et qui ne passera au grand jamais en prime-time, sous peine de grosse taule d'audience. Mais le pire dans cette production où Vince Vaughn incarne le frère grincheux du Père Noël est de voir un nombre ahurissant de têtes connues : Paul Giamatti, Rachel Weisz, Kevin Spacey (oui, oui, il n'a pas accepté que Call of Duty comme cachet alimentaire ces dernières années), Elizabeth Banks, John Michael Higgins, Kathy Bates, Ludacris ou Miranda Richardson. Inutile de vous dire que le film est pétri de bons sentiments, que tout ira bien à la fin et que Fred Noël va arrêter d'être un gros con profiteur..Voilà, vous pouvez retourner à vos occupations!

  • Super noël (John Pasquin, 1994) / Hyper noël (Michael Lembeck, 2002)

Hyper Noël : photo

"Hmm je sens que tu vas goûter mes boules de noël... -J'espère que ça ne sentira pas trop le sapin."

Pour être honnête, je dois avouer que je ne me souviens pas trop du premier film. Je me souviens l'avoir vu, de quelques moments (comme Tim Allen essayant par tous les moyens de se couper la barbe, mais n'y arrivant pas), mais je ne m'en souviens pas autant que sa séquelle. Cette dernière, que j'ai vu au cinéma, fut assez tardive mais le public est revenu en masse, au point d'entraîner une nouvelle séquelle (Lembeck, 2006). Dans le premier, Tim Allen incarnait un homme prenant le costume du Père Noël assommé malencontreusement et devenait son successeur légitime. Dans le second, il est donc le Père Noël, ce qui signifie pas grand chose de nouveau. Hé bien non! Tim Allen doit raisonner son fils (Eric Lloyd) qui ne croit plus en noël en l'absence de son paternel (qui évidemment est coincé depuis tout ce temps au Pôle Nord ou en Laponie, c'est selon) et se prend pour une vraie racaille. Alors Papa Tim doit revenir à la vie normale, tout en se trouvant une Mère Noël de son choix, soit la directrice du collège (cliché !). Evidemment tout sera résolu et tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. A cela rajoutez des cgi pas très beaux et vous aurez une production Disney bien foireuse et foirée. En plus les rennes sont en CGI et causent comme dans la pub de Canalsat !

  • Jack Frost (Troy Miller, 1998)

JF

Alors attention il existe trois films Jack Frost. Il y a le film d'horreur et sa suite (Michael Cooney, 1997-2000) qui sont de purs séries z (imaginez un bonhomme de neige sur une île tropicale... ne riez pas c'est le pitch du second film) et la production Warner. Evidemment c'est du troisième film dont nous allons parler. Je me souviens qu'à l'époque, j'avais vu la bande-annonce sur une VHS des Pierrafeu, puis sur d'autres VHS Warner et j'avais eu une de ces frousses. Pourquoi donc ? Parce qu'un plan circulaire montrait un bonhomme de neige pris dans une tempête, avant que la caméra ne soit complètement face à lui en train de bouger au niveau du visage. Sans compter que le bonhomme de neige est fait en cgi et pas de la manière la plus jolie. C'est même assez désastreux quand on y repense, tant l'ensemble s'avère malaisant. Le film accumule les poncifs : le bonhomme de neige n'est autre que la réincarnation du père décédé du gamin qui l'a fait. Le bonhomme est donc incarné, puis doublé par Michael Keaton. Michael Keaton. Le Batman. Le Beetlejuice. Punaise Michael, je veux bien que les fins de mois soient difficiles, mais au point d'accepter une production familiale au ras de la guimauve, berk quoi. J'aurais presque envie de voir sa version horrifique ! Au passage, le film est scénarisé par Mark Steven Johnson, le réalisateur de Daredevil et Ghost Rider. Cela vend du rêve.

  • Tokyo godfathers (Satoshi Kon, 2003)

Tokyo Godfathers : Photo

Pour les fans d'animation japonaise voire animation tout court, Satoshi Kon reste un réalisateur terriblement sous-estimé qui n'aura pas eu la reconnaissance qu'il méritait de son vivant. Sa mort d'un cancer aussi violente soit-elle a ranimé l'engouement autour de lui, tout du moins un peu plus qu'avant. J'ai connu Satoshi Kon avec Tokyo Godfathers. Encore un beau film se situant à noël et aussi le plus accessible de son réalisateur. Toujours la thématique du rêve, mais ici il devient réalité. Comprenez qu'il n'y a rien de surnaturel, tout est linéaire, mais ses personnages ont tous un rêve : sortir de leur misérabilité. En effet, nos héros sont trois SDF et chacun est particulier. Le premier s'est ruiné dans les paris foireux au point de quitter sa famille. Le second est un travesti, ancien chanteur de music-hall. La dernière est une adolescente qui a poignardé son père et pris la fuite suite à une engueulade de trop. Trois personnages immédiatement attachants et essayant de survivre lors de fête où ils sont ignorés, voire insultés (ce passage du train où ils se font injurié parce qu'ils ne sont pas propres) voire pires (le savatage d'un SDF jusqu'à la mort par des adolescents).

Le film oscille donc entre moments d'humour (il faut voir ce moment où notre travesti se fait insulter par un ivrogne alors qu'elle chantait dans un music-hall) et moments de tristesse. Mais Kon décide de donner à son final ce que ses personnages redoutaient au début du film : devenir des héros de film d'action. Le final s'apparente à une course-poursuite totalement dantesque et farfelue où nos héros essayent de sauver le bébé qu'ils ont sous le coude depuis le début. Un automobiliste connu ? Allez hop en voiture  ! Et quand on rate le coche ? On enfourche le premier vélo venu ! Kon signe ici et de loin son film le plus lumineux, celui qui servira probablement pour découvrir son talent. Si vous ne l'avez toujours pas fait, vous savez quoi faire.

  • Love actually (Richard Curtis, 2004)

Love Actually : Photo Bill Nighy

Ah tiens une petite romcom de noël ! Voici donc Love actually, film que j'aimais énormément pendant de longues années et puis ça s'est un peu évanoui, mes goûts ayant quelque peu changés (je préfère Quatre mariages et un enterrement ou même Notting Hill également scénarisés par Curtis). Même s'il est toujours sympa, j'en suis moins foufou. Love actually est un film choral où justement il y a trop de choral, donc le film accumule toutes les intrigues en pagaille au point de devenir un peu fourre-tout et longuet (2h15 quand même). On a donc : 
-le premier-ministre britannique (Hugh Grant) irréprochable, qui dégomme de l'amerloque au petit dej et drague sa secrétaire (qui le trouve également à son goût)
-Liam Neeson vient de perdre sa femme (malheureuse coïncidence car c'est ce qui lui arrivera des années plus tard...) et il essaye de
redonner de l'espoir à son fils (Thomas Sangster) qui est tombé amoureux d'une de ses camarades de classe
-Colin Firth tombe amoureux de sa femme de ménage portugaise (dont la famille habite Marseille, allez savoir)
-le jeune british (Kris Marshall) qui veut conclure et y arrive sur du mauvais Santana
-Andrew Lincoln amoureux de la femme de son meilleur ami (Keira Knightley) 
-Martin Freeman rencontre sa copine sur le tournage d'un film porno 
-Alan Rickman essaye de tromper sa femme (Emma Thompson)  de femme avec une de ses employées (Heike Makatsch)
-Laura Linney bloquée par sa famille


Christmas.Is.All.Around par Anthony-54

Mais rien ne vaut un bon Bill Nighy qui sauve la mise à lui tout seul. On pourrait presque espérer voir un film uniquement sur son personnage de rock-star sur le retour (Bon Jovi peut aller se rhabiller). Le personnage reprend la chanson de Wet Wet Wet Love is all around (1994) en changeant par Love par Christmas. Exactement la même chanson, mais comme ça passe à noël, autant se faire plaisir sur un titre facile. Sans compter ce clip montré par bribes dans le film mais disponible ailleurs. Le clip d'Addicted to love (Terence Donovan, 1985) n'a pas fini de faire des émules.

  • Le pole express (Zemeckis, 2004)

Le Pôle Express : Photo Robert Zemeckis

Encore du Zemeckis et pas très frais pour tout dire. Premier film du réalisateur à exploiter la Performance capture, il adapte un conte pour enfants (Chris Van Allsburg, 1985) mettant en scène des enfants prenant un train pour aller voir le Père Noël. La fable est sympathique certes, mais un peu trop pétrie de bons sentiments. Evidemment, le héros ne croit plus au Père Noël et ce voyage va lui permettre de voir le contraire. Il est accompagné de deux autres dont une fille afro-américaine et d'un petit gros. Evidemment, le chemin est semé d'embûches toutes plus improbables, allant du lac verglacé au vieux pecno sur le trai. Le tout permet à Tom Hanks de s'éclater comme un petit fou, même pour simplement annoncer un chocolat chaud. Pourtant et c'est un petit peu normal, le film a quelques ratés techniques au niveau des expressions de ses personnages. Si ceux d'Hanks restent encore très expressifs, cela n'est pas le cas des mômes. Au final, Le pole express est surtout un film joli à regarder, mais quelque peu fade.

  • Rise of the guardians (Peter Ramsey, 2012)

Les Cinq légendes : Photo

Il est rare que j'aime des films venant de l'usine Dreamworks. Ils doivent se compter sur un peu plus d'une main. Pourtant je n'étais pas très chaud à l'idée de voir Rise of the guardians aka Les cinq légendes par chez nous. Il y a quelques mois, je me suis décidé à le voir en BR et ce fut une bonne surprise. Ce film prend place en hiver ou tout du moins le laisse penser et fait de différentes légendes du folklore (le lapin de Pâques, le Père Noël, Jack Frost, la Fée des dents et le Marchand de sable) les gardiens des enfants face au croque-mitaine. Un truc en apparence très gamin, mais curieusement ce n'est pas le cas. Aidé d'une animation un peu moins cartoonesque que d'habitude, le film met en scène avec une certaine noirceur le personnage de Jack Frost face à ses démons et notamment le fait d'être ignoré des enfants comme d'avoir acquis son don à cause d'un drame familial. Une dramaturgie plutôt intéressante, renvoyant à la maturité d'un Dragon (DeBlois, Sanders, 2010). Mais Dreamworks a beau avoir eu de bonnes critiques, le public n'a pas suivi. Pas assez pour faire de Rise of the guardians un film culte. Les années aidant, le film s'est tout de même forgé une réputation, lui permettant de sauver les meubles.

  • Star Wars Holiday Special (Binder, Acomba, 1978)

"Viens boire un tout petit coup à la maison!"

Evidemment le meilleur pour la fin ! Je suppose que vous en avez rêvé chers lecteurs : Borat (qui s'est forcé pour le voir) va enfin vous parler de Star Wars Holiday Special, le téléfilm tellement lamentable que même George Lucas cherche à le cacher aux yeux du monde entier. Pas de bol pour lui, c'est l'un des films les plus connus du web et tout le film est sur Youtube et Dailymotion (http://www.dailymotion.com/video/xx4yo6). SWHS est le téléfilm qui tourne mal par excellence. Tonton George a laissé ses amis le faire à sa place, les acteurs de la trilogie (enfin à l'époque uniquement de La guerre des étoiles) l'ont tourné par pure sympathie, le tout va être diffusé sur CBS en novembre, gros carton d'audience potentiel. Si le téléfilm a bien marché, il fait partie de ces films indéfendables devant l'éternel, véritable bouserie en puissance qui vous fait saigner des yeux et des oreilles. Imaginez un peu rencontrer la famille de Chewbacca et devoir les subir durant 1h30. 1h30 de Wookie, de "hhhuuuuuuuul", de boules de poil, enfin tout ce que vous voulez. Une torture où les scénaristes se sont donnés le mot pour toujours s'enfoncer dans le pire. Le fils aîné de Chewie joue avec une machine à rêve, où une chanteuse lui fait des réflexions qui feraient la joie des films érotiques et des répliques aussi fumeuses que "Je vois des secrets" ou "I am your fantasy, i am your experience, i am your pleasure". 

Madame Chewbacca fait la cuisine en regardant une émission où une créature à quatre bras n'a que le mot "Remuez" sur les lèvres, au point de vouloir balancer votre ordinateur ou votre télévision. Puis comme Chewie et Han Solo font des conneries par ci, par là, la famille se fait réquisitioner par des stormtroopers et des officiers de l'Empire qui, parmi les distractions, regardent... des hologrammes d'un groupe de rock. Pendant au moins six minutes, le spectateur se retrouve à regarder un concert des Jefferson Starship. Au fur et à mesure que le téléfilm avance, le spectateur se demande sans cesse sur quoi il va tomber, sachant pertinemment qu'il ne risque pas d'oublier un spectacle pareil. De quoi se demander aussi à quoi tournaient les scénaristes et le réalisateur Steve Binder. Quand il y en a plus, il y en a encore, Boba Fett fait sa première apparition... dans une partie animée dégueulasse où il trompe Luke et tue un dinosaure gélatineux. Vous en voulez encore? Hé bien Leia (Carrie Fisher) chante à la fin comme pour un dernier chant du cygne, pendant que la tenancière de la Cantina chante pour ses ivrognes préférés.

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Une horreur de ce type mériterait presque les purges staliniennes. Dans un épisode de South Park, Matt Stone et Trey Parker disait que Lucas avait violé Indiana Jones avec l'épisode qui n'existe pas. On aurait bien envie de dire qu'avec ce téléfilm, il a violé Chewbacca.

  • Bonus : Le trésor de la lampe perdue (1990)

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Bonus car ce film culte des fêtes n'est pas un film de noël. Néanmoins au fil des années, le final de La Bande à Picsou est devenu un film récurrent de nos chères chaînes de télé durant cette période de l'année. Bon vraisemblablement pas trop cette année, mais en général c'est bel et bien le cas. Ce film a d'ailleurs un sens aigu de la curiosité : une fois devant, le spectateur ne décroche pas et curieusement parle à tout le monde. Plus qu'un Mickey, Picsou est l'un des héros les plus aimés des plus de trente ans, tout du moins les gens ayant connu la série dans les 80's et 90's (ce qui fut mon cas), une des plus populaires encore aujourd'hui venant du studio aux grandes oreilles. Comme dit plus haut, ce film est une conclusion à la série, donc on retrouve tous les personnages phares de la série allant des trois neveux à Mamie Baba en passant par Zaza et Flagada Jones. Le méchant s'avère suffisament charismatique pour qu'on s'en souvienne et l'aventure est de mise du début à la fin. Pourtant considéré comme un cru mineur en raison de son statut (c'est l'adaptation d'une série), c'est pourtant un des derniers grands crus du studio. Tant mieux!


Evidemment pour finir cette cuvée, il fallait bien le coup de grâce et en chanson s'il vous plaît. Alors quoi de mieux que la chanson phare deS Wham! trustant parmi les chansons de noël les plus rabachées de l'histoire. Qui plus est avec son clip sentant bon l'image d'Epinal à 20 kilomètres avec George au coin du feu. Manque plus que Richard Clederman et on y serait presque. A la semaine prochaine!